« Ces médicaments psy dont les ventes explosent en France »

 Date de publication : 11 février 2026 Temps de lecture: 3 min


Nicolas Berrod note en effet dans Le Parisien : « Antidépresseurs, anxiolytiques, antipsychotiques… Pour chaque gamme de psychotropes, ces médicaments qui agissent sur le cerveau, les prescriptions ont «explosé» ces dernières années en France ».
Le journaliste observe qu’« en 5 ans, les ventes annuelles de boîtes de sertraline (…) ont été multipliées par plus de deux. (…) Cette molécule fait même partie de celles, tous médicaments confondus, dont les délivrances ont le plus grimpé. La hausse sur 5 ans dépasse 50% pour la quétiapine (…) et la fluoxétine (…), elle est un peu moindre pour l’escitalopram (…) et le diazepam ».
Nicolas Berrod indique que « ces tendances s’expliquent en premier lieu par la dégradation de la santé mentale des Français, en particulier des moins de 40 ans, et surtout des jeunes filles et jeunes femmes, ces dernières années. Tous les indicateurs en attestent : hausse des troubles anxieux, dépressifs, des tentatives de suicide, etc. ».
Antoine Pelissolo, chef du service de psychiatrie à l’hôpital Henri-Mondor (Créteil), remarque qu’« il y a non seulement plus de personnes touchées par des symptômes anxieux et des troubles dépressifs, mais aussi plus de personnes qui consultent ».
Le journaliste relève en effet que « 936.000 jeunes de 12 à 25 ans ont été remboursés d’au moins un psychotrope en 2023, soit 18% de plus qu’en 2019. (…) Sur cette même période, la population de cette tranche d’âge n’a augmenté que de 3% ».
La Cnam observe pour sa part que « les prescriptions de psychotropes chez les jeunes ont significativement changé depuis la pandémie avec une accélération des tendances à la hausse ».
Nicolas Berrod s’interroge : « Certains médecins auraient-ils aussi la main un peu lourde ? Jeanne, qui vient d’accoucher, est allée voir une praticienne en fin d’année dernière car elle se sentait «dépressive» après la naissance de son premier enfant. Au bout d’une petite heure d’échange, elle est ressortie du rendez-vous avec une ordonnance de sertraline. (…) Après quelques semaines de prise quotidienne «sans aucun effet», elle a finalement arrêté ».
Maurice Bensoussan, président du syndicat des psychiatres français, précise que « la majorité des prescriptions de psychotropes sont faites par des médecins généralistes ». Le Pr Pelissolo note ainsi que ces derniers « ont souvent moins de temps à consacrer à leurs patients et ils sont moins spécialistes ».
Nicolas Berrod relève enfin que « la France se démarque notamment, par rapport à ses pays voisins, par des délivrances d’anxiolytiques (…) très importantes ». Maurice Bensoussan réagit : « On dit beaucoup que les antibiotiques, ce n’est pas automatique. Cela vaut aussi pour les psychotropes ».

« La renaissance de Chloé, au bord du suicide à cause d’un médicament antimigraineux : “J’ai réussi à le surmonter” »

 Date de publication : 13 février 2026 Temps de lecture: 4 min


C’est ce que titre Le Parisien, qui explique que « l’étudiante en médecine de 28 ans a développé des idées suicidaires après avoir pris du topiramate contre ses céphalées. Hospitalisée 12 semaines en psychiatrie, elle s’est reconstruite et envisage désormais de se spécialiser dans cette discipline ».
Gaël Lombart indique ainsi qu’« en novembre 2024, [elle] a tenté le tout pour le tout pour venir à bout de migraines qui la handicapent alors quotidiennement depuis près de 3 ans, au point de lui avoir coûté sa deuxième année ».
« Après plusieurs traitements infructueux, elle explique à son psychiatre vouloir essayer le topiramate, médicament qu’elle avait refusé jusqu’ici en raison de ses effets indésirables, y compris sur la santé mentale. Or, la jeune femme se bat depuis quelques années contre des épisodes dépressifs récurrents. Le spécialiste donne son feu vert, qu’il conditionne à une surveillance rapprochée », précise le journaliste.
Chloé souligne : « Dès que j’ai commencé à le prendre, les migraines ont disparu. Je n’avais plus d’appétit parce que c’est un médicament qui coupe aussi la faim, ce qui, dans mon cas, n’était pas trop gênant parce que je suis en surpoids. Par contre, très rapidement, j’ai sombré dans une dépression très profonde avec des idées suicidaires avancées et scénarisées ».
Gaël Lombart note qu’« au cours d’une visite en centre médico-psychologique (CMP), son psychiatre lui intime de se rendre aux urgences psychiatriques de Nancy où elle reste 4 jours. Le 10 janvier, Chloé est transférée dans une clinique. Elle y restera un peu moins de 12 semaines ».
Le journaliste relève que « le compte rendu de l’examen d’entrée montre l’extrême précision du projet qui l’obsède : «La patiente rapporte avoir prévu une phlébotomie de l’artère fémorale, planifiée pour le 18 janvier.» Chloé a choisi de mourir le jour de son anniversaire, pour que ses «proches souffrent moins qu’avec deux dates». Elle a déjà rédigé une lettre d’adieu à sa famille ».
« Devant la gravité de l’état de Chloé et pour prévenir un passage à l’acte, la clinique décide un séjour sous contrainte. […] Le personnel n’aura jamais besoin de recourir à la contention. La jeune femme se voit, en revanche, administrer de nombreux sédatifs, ce qu’elle réclame », continue Gaël Lombart.
Elle déclare que « l’objectif, c’était vraiment de casser toutes mes pensées pour que je ne sois pas dans cette rumination d’idées suicidaires qui me faisait beaucoup de mal. J’en étais arrivé à un stade où je ne ressentais plus du tout d’émotion et j’étais très calme, sereine même à l’idée du suicide. Cela s’appelle le syndrome de Ringel, typique d’un passage à l’acte imminent ».
Le journaliste note que « les soupçons se portent sur cet antiépileptique, également prescrit pour prévenir les migraines. Le dosage est progressivement diminué, décision confirmée par le neurologue de Chloé. Dans la lettre de liaison rédigée avant sa sortie, la clinique conclut à un «amendement total des idées suicidaires après arrêt du topiramate». Après une déclaration d’effets secondaires par la patiente, le Centre régional de pharmacovigilance de Nancy observe une «résolution des symptômes» une fois stoppé ce traitement ».
Gaël Lombart continue : « La rémission en vue, Chloé se reprend en main. Elle met en place un planning concret pour les années à venir dans lesquelles elle projette désormais son existence. […] Depuis sa convalescence, Chloé prend de l’Anafranil, un médicament qui soulage à la fois les principaux symptômes de la dépression et des migraines ».
Le journaliste indique que « Chloé pense souvent à cette hospitalisation qui a changé sa vie, mais elle n’en veut ni à l’industrie pharmaceutique, ni aux spécialistes qui la suivent ». Elle déclare : « J’ai toujours confiance en la médecine telle qu’elle est aujourd’hui. Je pense juste qu’il faut davantage prendre en compte les effets indésirables graves, même s’ils sont peu fréquents, quand on prescrit un médicament ».

« Autisme : la psychanalyse enterrée par la HAS »

 Date de publication : 13 février 2026 Temps de lecture: 4 min


Delphine Chayet constate dans Le Figaro qu’« avec des années de retard sur la plupart des autres pays, les autorités sanitaires françaises reconnaissent que la psychanalyse n’a pas fait ses preuves dans la prise en charge de l’autisme ».
La journaliste relève ainsi que « c’est l’aboutissement d’une lente évolution. En 2012, la Haute Autorité de santé avait rangé cette approche dans les interventions «non consensuelles». Dans de nouvelles recommandations publiées jeudi, l’Agence fait un pas de plus, en annonçant que le recours à la psychanalyse n’est «pas recommandé» ».
La HAS observe que « la revue actualisée de la littérature scientifique n’apporte pas de preuve permettant de conclure à son efficacité ».
Delphine Chayet retient que « les interventions recommandées dans la prise en charge du trouble du spectre de l’autisme (TSA) sont développementales et comportementales. Pluridisciplinaires, elles visent à travailler les domaines de la communication et du langage, de l’autonomie, des habiletés sociales, de la motricité ou encore de la sensorialité ».
Claire Compagnon, membre du collège de la HAS, précise qu’« il s’agit de travailler sur le développement de l’enfant par des séances de kinésithérapie et d’orthophonie notamment, mais aussi par l’imitation avec des systèmes de récompense ».
La journaliste ajoute qu’« a contrario, le neurofeedback (une technique permettant aux individus de changer leur activité cérébrale à l’aide d’un instrument qui fournit des informations sur l’activité du cerveau), le packing (qui consiste à emmailloter un enfant dans du linge froid et humide), la thérapie des 3I et une dizaine d’autres méthodes n’ayant pas fait leurs preuves ne sont pas recommandées ».
Delphine Chayet note que « la HAS met en garde les parents contre des interventions qui prétendent «supprimer complètement les manifestations du TSA» ou exigent l’abandon d’autres traitements. Concernant les médicaments, elle rappelle qu’il n’existe pas de traitement spécifique à l’autisme et que toute prescription, en particulier de psychotropes, doit être strictement encadrée ».
La journaliste indique entre autres que la HAS « préconise une intervention la plus précoce possible, «dès l’apparition des premiers signes d’alerte, y compris lorsqu’il s’agit d’un nourrisson». En cas de risque avéré ou de diagnostic d’autisme, «au moins 10 heures d’interventions hebdomadaires» menées par des professionnels formés, complétées par des activités conduites par les parents à la maison, sont recommandées ».
Libération titre pour sa part : « Autisme : la Haute autorité de santé durcit le ton contre la psychanalyse, soulignant un «niveau de preuve insuffisant» ».
Le journal explique aussi que « la psychanalyse n’est pas recommandée face à l’autisme. La HAS l’affirme désormais clairement, tranchant un débat de longue date qui oppose notamment les associations de familles à nombre de psychiatres et psychologues ».
« Les nouvelles recommandations vont bien au-delà du seul volet thérapeutique, appelant à une prise en compte à l’échelle de toute la société. La HAS insiste ainsi sur la nécessité d’impliquer activement et immédiatement les familles, ou de donner un rôle central à l’école », relève Libération.
Le Parisien titre quant à lui : « «On a assez souffert» : haro sur la psychanalyse dans la prise en charge des enfants autistes ».
Véronique Hunsinger relève ainsi : « «Avez-vous désiré cet enfant ?», «La maman lui a-t-elle donné le sein quand il était bébé ?» : voici deux genres de questions culpabilisantes rapportées autrefois par des parents d’enfants et d’adolescents autistes, et qu’ils ne voudraient plus jamais entendre. Ce jeudi, pour la première fois, la HAS s’oppose formellement à la psychanalyse dans la prise en charge des troubles du spectre de l’autisme ».
La journaliste indique que « dans ses nouvelles recommandations, la HAS insiste beaucoup […] sur les «interventions développementales et comportementales, précoces et adaptées aux besoins de l’enfant», ainsi que sur l’adaptation de la scolarité ».
Olivia Cattan, présidente de SOS Autisme, déclare toutefois que « l’urgence est aujourd’hui ailleurs, on a des recommandations formidables mais on manque de thérapeutes. Pour avoir un rendez-vous à l’hôpital, c’est entre 1 et 3 ans d’attente. Même à Paris, je galère pour trouver un psychologue pour mon fils ».

« “Il fait partie de la famille” : le CHU de Clermont-Ferrand teste la présence de chiens au chevet des patients en réanimation »

 Date de publication : 18 février 2026 Temps de lecture: 2 min


Geneviève Colonna d’Istria relate en effet dans Le Parisien « une scène inhabituelle dans un service de réanimation : un chien s’apprête à entrer dans la chambre d’un patient, qui est aussi son maître ».
La journaliste explique que ce n’est « pas une animation symbolique mais le cœur d’une véritable étude clinique très sérieuse lancée par le CHU de Clermont-Ferrand. Baptisé PET in Intensive Care Unit, ce protocole inédit teste la faisabilité (et la sécurité) de l’introduction des chiens de compagnie auprès des patients hospitalisés en réanimation ».
Adèle Gauthier, interne en anesthésie-réanimation à l’origine du projet, précise que « l’idée, c’est de voir si on peut faire entrer le propre chien du patient sans compromettre la sécurité. On sait déjà que la présence des proches améliore le moral et la récupération. Le chien fait partie de la famille. On espère qu’il peut apporter le même soutien émotionnel ».
Geneviève Colonna d’Istria indique que « l’étude se déroule dans trois unités de soins critiques du CHU. […] Rien n’est laissé à l’improvisation. Autour du projet, une équipe pluridisciplinaire : vétérinaire, éducateur canin, équipes d’hygiène hospitalière et soignants volontaires. Tous les patients ne sont pas éligibles ».
Adèle Gauthier souligne qu’« il faut être adulte, non immunodéprimé, sans infection à bactéries multirésistantes et sans plaies à risque ».
La journaliste continue : « Même rigueur côté animal : vaccinations à jour, vermifugation, lavage la veille, comportement calme et absence de classification en chien dangereux. Le jour J, le chien entre par un accès extérieur, accompagné d’un proche et d’un soignant. La visite dure 15 minutes maximum. Les dispositifs médicaux sont protégés, puis la chambre est entièrement désinfectée après son départ ».
Elle note que « 3 visites ont déjà eu lieu ». Adèle Gauthier indique qu’« elles se sont très bien passées. Aucun événement indésirable, des chiens calmes et des retours très positifs des équipes et des familles ».
Geneviève Colonna d’Istria conclut que « l’étude ne mesure pour l’instant que la faisabilité. […] L’objectif à long terme est plus ambitieux : ouvrir la voie à une étude randomisée pour évaluer l’impact sur la douleur, la confusion, l’anxiété ou la motivation à la rééducation ».
Adèle Gauthier remarque ainsi que « la réanimation n’est pas seulement un lieu technique. Beaucoup de patients sont conscients. Retrouver un repère familier peut être extrêmement fort ».

« IRM du cerveau : l’intelligence artificielle franchit un cap dans la détection des anomalies »

 Date de publication : 19 février 2026 Temps de lecture: 3 min


Nicolas Gutierrez C. évoque dans Sciences et Avenir « deux révolutions qui fusionnent. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) a été une avancée gigantesque pour la santé. […] Une nouvelle révolution bouleverse la santé : l’intelligence artificielle ».
« Ce n’était qu’une question de temps pour que ces deux percées technologiques se rejoignent. C’est désormais le cas, grâce à une IA spécialisée conçue par des chercheurs de l’Université du Michigan aux États-Unis. Leur approche, qui automatise la détection de problèmes neurologiques lors des IRM, a été présentée […] dans la revue Nature Biomedical Engineering », fait savoir le journaliste.
Nicolas Gutierrez C. précise que « l’IA en question s’appelle Prima. Il ne s’agit pas vraiment de la première intelligence artificielle pour des IRM, mais c’est la première entièrement autonome, […] qui fonctionne davantage comme les modèles de langage (LLM) tels que ChatGPT, qui nécessitent d’être alimentés par un grand nombre de données mais qui font elles-mêmes le travail de « comprendre » ces données ».
Le journaliste note que « Prima peut aussi analyser du texte, afin de faire le lien entre les clichés du cerveau d’un patient et son histoire médicale pour affiner le diagnostic ».
Samir Harake, auteur de l’étude, indique que « Prima fonctionne comme un radiologiste, dans le sens qu’elle intègre l’information médicale du patient et les données issues des images pour avoir une meilleure compréhension de sa santé. Cela lui permet d’obtenir une meilleure performance à travers un large éventail de tâches prédictives ».
Nicolas Gutierrez C. précise que « les chercheurs ont entraîné Prima avec des données issues de plus de 170.000 patients ayant fait une IRM de la tête dans l’hôpital de leur université avant 2023 (…). Chaque IRM était liée à une synthèse du rapport radiologique correspondant, permettant à l’IA d’apprendre à interpréter les images toute seule ».
« Prima est parvenue à décrire correctement les images avec un taux de succès de 94%, étant capable ainsi de diagnostiquer 52 anomalies neurologiques, tels que les troubles vasculaires, des inflammations ou encore des infections au niveau du cerveau », relève le journaliste.
Il ajoute que « les scientifiques ont testé Prima avec tous les nouveaux patients admis à l’hôpital entre juin 2023 et juin 2024 (…). L’IA est parvenue à diagnostiquer correctement chaque cas médical avec un taux de succès de 90% en ayant accès uniquement aux images cérébrales, et à 92% avec les images et l’histoire médicale du patient ».
Nicolas Gutierrez C. note que « pour certains cas, ce taux de diagnostic était particulièrement élevé : par exemple pour les tumeurs gliales (…), le taux de réussite a atteint 99,7% ! ».
Le journaliste observe que « cette capacité de diagnostic rapide pourrait être très utile pour trier les patients et optimiser leur parcours médical. Les chercheurs ont mis en évidence que Prima permettait en effet d’identifier rapidement les cas les plus graves, afin de prioriser leur prise en charge. Et qu’en plus, elle proposait correctement vers quel service chaque patient devait être dirigé ».
« Cependant, le but de cette IA n’est pas de remplacer le médecin, seulement de l’épauler », souligne Nicolas Gutierrez C., qui note que l’équipe « ambitionne désormais de renforcer son modèle en intégrant des données supplémentaires, telles que la génétique du patient ou d’autres informations de santé, afin d’enrichir sa capacité de diagnostic et améliorer la prise en charge ».

« IA : après les réseaux sociaux, la France veut protéger les enfants des chatbots »

 Date de publication : 19 février 2026 Temps de lecture: 2 min


Alexandre Piquard indique en effet dans Le Monde qu’« en marge du sommet de l’intelligence artificielle, à New Delhi, Emmanuel Macron et la délégation française ont mis en avant la thématique de la protection de l’enfance ».
Le président français a ainsi déclaré que « dans le système actuel, quelque chose est pourri quand on regarde la situation de notre jeunesse. Pour les enfants et les adolescents, quand on parle de réseaux sociaux et quand on y ajoute des chatbots d’intelligence artificielle, cela peut mener à une situation terrible ».
Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’IA et du numérique, a ajouté que« l’adoption massive de l’IA, à une vitesse sans précédent, amène de nouveaux dangers. Nous devons protéger nos enfants dans leurs vies numériques. […] Nous allons utiliser la même approche [que pour la proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans] : nous appuyer sur un consensus scientifique ».
Alexandre Piquard observe qu’« il n’est pas question de limite d’âge. […] L’exécutif français a annoncé, le 5 février, une mission sur les risques de l’IA (et des jeux vidéo) pour la santé mentale des jeunes confiée à des experts et au Conseil national de l’IA et du numérique. Les conclusions seront rendues « fin mai » au G7 présidé par la France, a annoncé Mme Le Hénanff. Cette dernière a lancé […] un appel international à contributions d’articles scientifiques sur l’effet de l’IA sur les enfants et adolescents ».
Le journaliste observe que « la France pense pouvoir trouver sur cette thématique un écho au niveau mondial. […] La mort de l’adolescent [américain] Adam Raine, dont les parents accusent ChatGPT de l’avoir accompagné dans son suicide, a suscité de vives réactions aux Etats-Unis. Ce décès a poussé OpenAI à mettre en place notamment un contrôle parental de son assistant ».
« Si l’entreprise assure ne pas rechercher à maximiser le temps passé par les utilisateurs sur son service, certains estiment que les assistants ont tendance à créer des addictions, une tendance que pourrait renforcer l’introduction de publicités », remarque Alexandre Piquard.

« Fondation Vallée : une suspension d’activité décidée pour quatre unités de l’hôpital pédopsychiatrique francilien »

 Date de publication : 20 février 2026 Temps de lecture: 3 min


Mattea Battaglia et Camille Stromboni relaient dans Le Monde « une décision rare que vient d’annoncer l’agence régionale de santé d’Ile-de-France […] : la Fondation Vallée, l’un des grands centres hospitaliers pédopsychiatriques franciliens, récemment mise en cause pour des pratiques d’enfermement de jeunes patients, verra l’activité de ses 4 unités d’hospitalisation complète, à Gentilly (Val-de-Marne), suspendue à compter du 27 février. Une procédure «en urgence», précise l’agence ».
Les journalistes relèvent que « 20 patients mineurs sont concernés – les nouvelles admissions ayant été stoppées depuis octobre 2025, après un premier rappel à l’ordre de l’ARS. Celle-ci assure que la continuité des soins, pour eux, sera assurée. Les activités d’hôpital de jour et en ambulatoire continueront, elles, d’accueillir des patients ».
Mattea Battaglia et Camille Stromboni rappellent que « voilà plusieurs mois que cet établissement pédopsychiatrique est dans la tourmente : après plusieurs signalements de pratiques d’enfermement «non conformes» de mineurs, l’ARS a enclenché une inspection à l’automne, toujours en cours. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a, elle, saisi, le 2 février, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté ».
« Pourquoi l’ARS décide-t-elle, aujourd’hui, de franchir cette étape supplémentaire, avant même que les conclusions de son inspection ne soient rendues publiques ? », poursuivent les journalistes.
L’ARS fait savoir que « la Fondation Vallée n’a pas été en capacité d’apporter la garantie de l’arrêt définitif de ces pratiques ».
Les journalistes ajoutent que « dans l’entourage de la ministre de la Santé, on confirme attendre encore le «rapport finalisé» de l’ARS. Mais la connaissance de «manquements conséquents sur le sujet de l’isolement et de la contention ne permet pas, en conscience, de prendre le moindre risque» ».
Mattea Battaglia et Camille Stromboni observent que « dans les rangs de la CGT Santé, qui conteste depuis plusieurs semaines l’ensemble des accusations de mauvaises pratiques et de contention, l’émotion est vive ».
David François, responsable départemental du syndicat, réagit : « On supprime une partie de l’offre de soins de façon abrupte sur le territoire, alors que les conclusions de l’enquête de l’ARS n’ont pas été transmises aux représentants des personnels ».
Etienne Pot, délégué interministériel à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement, indique quant à lui que « c’est une mise en sécurité nécessaire, pour pouvoir repartir du bon pied ».
Libération indique également que « l’hôpital pédopsychiatrique public Fondation Vallée dans le Val-de-Marne va devoir mettre à l’arrêt plusieurs services le 27 février, annonce l’ARS. […] Les agents de l’hôpital «contestent formellement les accusations de mauvaises pratiques» ».
Le journal note que « la CGT Santé du Val-de-Marne s’est déclarée «très inquiète de cette décision brutale de supprimer une partie importante de l’offre de soins pédopsychiatriques dans le département et dans la région» ».
Théo Uhart observe aussi dans Le Parisien que « les autorités ont décidé de dire stop. À compter du 27 février prochain, les 4 unités de pédopsychiatrie en hospitalisation complète de La Fondation Vallée à Gentilly n’auront plus le droit d’accueillir de patients, ce afin «d’assurer la sécurité et le respect des droits» des mineurs, a annoncé l’ARS. […] Un coup de tonnerre pour cet hôpital qui figure parmi les premiers centres de pédopsychiatrie en Île-de-France ».
Le journaliste relève que « l’Agence régionale de santé promet de trouver une solution «sans discontinuité de soins» pour la vingtaine de patients concernés. Les vacances scolaires débutant ce vendredi, cela laisse 2 semaines aux autorités médicales pour leur trouver un point de chute ».

« “On la surnomme la drogue du pauvre” : l’inquiétant trafic autour des gélules de prégabaline »

 Date de publication : 20 février 2026 Temps de lecture: 3 min


Vincent Vérier remarque dans Le Parisien : « Dans un bus, un train, le coffre d’une voiture ou dans les colis qui transitent par le centre de tri de la Poste de l’aéroport de Roissy, les douaniers en trouvent partout. Les saisies de prégabaline, un médicament utilisé dans le traitement de l’épilepsie et détourné en stupéfiant pour ses vertus apaisantes, ont explosé en 2025 selon le bilan de l’activité douanière ».
Olivier, un agent de l’observatoire des médicaments de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), observe ainsi : « C’est simple, elles ont presque triplé. […] Nous sommes passés d’environ 109.000 gélules saisies en 2024 à plus de 290.000 gélules l’année dernière ».
Vincent Vérier relève que cette « tendance inquiète alors qu’en 2022 les douaniers avaient récupéré moins de 4000 gélules. Un chiffre multiplié par presque dix dès l’année suivante (plus de 33.000 unités). Entre 2022 et 2025, les douanes françaises sont ainsi passées de 19 affaires traitées à 147 ».
Le journaliste souligne que « la consommation de ce médicament est tout sauf anodine pour la santé. Comme le rappellent les douanes, sans prescription médicale, il peut conduire à une désorientation, au coma et même au décès ».
L’agent de la DNRED précise : « On a vu apparaître la prégabaline au début des années 2020. On la surnomme la drogue du migrant parce que cet antiépileptique qui calme les crises d’angoisse est notamment consommé par ce public qui a eu à affronter un parcours migratoire difficile en traversant parfois la mer. Arrivés en Europe, ils développent une certaine accoutumance ».
Élodie, autre agent de DNRED, ajoute qu’« il y a certains médicaments notamment le Rivotril ― un antiépileptique très prisé en raison de ses effets psychotropes ― qui ont été très détournés et qui ont fini par être beaucoup plus contrôlés. S’en procurer est devenu plus difficile et les trafiquants se sont reportés sur d’autres médicaments ».
Vincent Vérier indique que « le produit emprunte souvent le même circuit de distribution que la vente de cigarettes, c’est-à-dire à la sauvette, dans la rue ou via les réseaux sociaux ».
Élodie précise que « l’Inde est un pays de provenance majeur. On y trouve des médicaments qui sont légaux dans ce pays mais pas en Europe parce qu’ils ne répondent pas à notre réglementation. Les gélules arrivent par voie postale. On en intercepte quelques centaines voire quelques milliers chaque semaine à Roissy ».
Vincent Vérier ajoute que « l’autre filière est qualifiée de «nomadisme européen». Avec des ordonnances trafiquées, ou la complaisance de certains professionnels de santé, la prégabaline est récupérée en nombre dans des pharmacies installées dans des pays aux conditions moins restrictives ».

« “Ce n’est pas dans votre tête” : une étude avance pourquoi les femmes sont plus sujettes aux douleurs chroniques »

 Date de publication : 23 février 2026 Temps de lecture: 3 min


Libération remarque en effet : « «Ce n’est pas dans votre tête, et vous n’êtes pas faible. C’est votre système immunitaire.» Dans un monde de la recherche dont les femmes sont les grandes oubliées, la phrase a son importance. Elle émane du Dr Geoffroy Laumet, chercheur à l’université d’Etat du Michigan, aux Etats-Unis, et auteur principal d’une étude publiée […] dans Science Immunology ».
Le journal retient que « ses résultats mettent en lumière le rôle de certaines cellules du système immunitaire dans la résolution de la douleur, mais aussi et surtout, le fait que ce mécanisme fonctionne bien mieux chez les hommes que les femmes ».
Le Dr Laumet indique qu’« il existe des raisons biologiques réelles pour lesquelles les femmes souffrent de douleurs prolongées ».
Libération note que « si ces raisons sont probablement diverses, l’une des pistes dévoilées par son équipe réside dans l’action d’un type de globule blanc. Les chercheurs ont en effet découvert, chez des souris, qu’une sous-catégorie de cellules immunitaires quittait le sang pour se rendre dans les tissus blessés et y libérait «une molécule faisant taire les neurones sensibles à la douleur», explique Geoffroy Laumet ».
Le quotidien relève que « cette action était plus prononcée chez les souris mâles en raison d’une hormone sexuelle bien connue, la testostérone. Celle-ci est apparue comme «favorisant la production par ces globules blancs de la molécule qui calme les neurones» ».
Le journal poursuit : « Ce mécanisme biologique a ensuite été observé chez des patients humains ayant subi un traumatisme physique, comme un accident de la route : les chercheurs ont mesuré dans leur sang les niveaux de ces globules blancs spécifiques et de la molécule soupçonnée d’alléger la douleur. Ils ont alors découvert qu’ils étaient bien plus élevés chez les hommes que chez les femmes ».
« Et si tous les blessés rapportaient des niveaux de douleur initiale comparables après leur traumatisme, celle-ci diminuait ensuite nettement plus rapidement chez les hommes que chez les femmes », relève Libération.
Le quotidien observe qu’« en éclairant ce rouage, les chercheurs pourraient donc ouvrir la voie à de nouveaux traitements. Cette piste suscite de l’espoir car si de nombreux antidouleurs sont aujourd’hui sur le marché, aucun traitement idéal n’existe pour les douleurs chroniques, et encore moins spécifiquement pour les femmes ».
Libération précise qu’« il faudra toutefois sûrement des années pour aboutir à une solution thérapeutique adaptée, mais Geoffroy Laumet espère que ces travaux pourront entre-temps «contribuer à effacer cette idée répandue que la douleur des femmes est exagérée» ».

« La rhétorique du “cancer backlash” présente de nombreuses analogies avec le climatoscepticisme »

 Date de publication : 23 février 2026 Temps de lecture: 4 min


Stéphane Foucart constate dans Le Monde que « depuis plusieurs mois, des médecins et des scientifiques s’exprimant hors de leur champ d’expertise dénigrent leurs collègues et cautionnent la démolition des normes de protection de l’environnement et de la santé ».
Stéphane Foucart relève ainsi qu’« en janvier, dans une tribune au Monde, Marc Billaud et Pierre Sujobert forgeaient l’expression «cancer backlash» («retour de bâton sur le cancer») pour qualifier l’offensive idéologique qui accompagne, ces derniers mois, l’entreprise de démolition des normes de protection de l’environnement et de la santé publique ».
« Comme l’expliquent ce chercheur en cancérologie (CNRS, Centre de recherche en cancérologie de Lyon) et ce professeur de médecine (université Lyon-I, Hospices civils de Lyon), le cancer backlash réduit la maladie aux comportements individuels, et la naturalise en la dépolitisant », explique le journaliste.
Il note que « l’augmentation de son incidence serait principalement liée à la consommation de tabac et d’alcool et à l’allongement de l’espérance de vie. Sans oublier ce satané hasard. Tout le reste – les déterminants socio-économiques, la dégradation de l’environnement, les réglementations laxistes ou absentes – ne serait que distraction ».
« Le cancer backlash est le compagnon rêvé des responsables politiques et des industriels à la recherche de cautions scientifiques déculpabilisantes, et ces jours-ci la demande est forte », continue Stéphane Foucart.
Le journaliste souligne que « ce discours n’a pourtant de la science que l’apparat. A bien des égards, il présente de nombreuses analogies avec la campagne climatosceptique qui s’est déployée après la remise du quatrième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, en 2007. Dans les deux cas, l’accroissement des connaissances déclenche le même genre de contre-discours, souvent porté par des scientifiques ou médecins s’exprimant hors de leur champ d’expertise ».
Stéphane Foucart explique ainsi qu’« à chaque fois est répercuté dans l’espace public un mélange de contrevérités, d’omissions et de sophismes, le tout accompagné de vibrants plaidoyers pour la rigueur, la science, etc. C’est l’une des singularités de l’époque : le mensonge est commis au nom de la lutte contre le mensonge ».
« Il est incontestable que le tabac et l’alcool forment un fardeau monstrueux – nul ne le conteste. Mais la rhétorique du cancer backlash omet généralement de préciser qu’ils sont en fort déclin. La consommation moyenne d’alcool des Français a été réduite de plus de moitié depuis les années 1960, et la part des buveurs quotidiens a été divisée par trois depuis 1990. Quant à la part de fumeurs quotidiens, elle est passée de 28,7% en 2015 à 18,4% en 2024 – son plancher historique. C’est encore trop, mais agiter systématiquement ces deux fléaux pour faire oublier tout le reste devient de moins en moins justifiable », continue le journaliste.
Il relève que « selon le dernier calcul d’attribution mené par Santé publique France (sur des données de 2015), 60% des cancers ne sont pas attribuables à des facteurs de risque suffisamment connus. Pour les artisans du cancer backlash, ce serait la part naturelle et irréductible de la maladie. Le fruit vénéneux du hasard, qu’il faudrait déplorer silencieusement. En réalité, une part sans doute substantielle de ces cancers est liée à des facteurs de risque environnementaux non consentis, et trop mal documentés pour être évalués ».
Stéphane Foucart évoque « un autre sophisme du cancer backlash. Selon ses promoteurs, alerter sur les risques environnementaux subis serait, en fait, dangereux : cela relativiserait en creux les effets du tabac et de l’alcool, favorisant les conduites à risque. Un peu comme prétendre qu’il serait dangereux de recommander le port de la ceinture de sécurité, au motif que cela inciterait les automobilistes à rouler trop vite ».
Le journaliste conclut que « le cancer backlash réduit la santé environnementale à une lubie, en ignorant toute l’histoire d’un champ de recherche. Des décennies sont parfois nécessaires pour objectiver et chiffrer les risques d’une exposition à bas bruit de la population ».

« Êtes-vous lève-tôt ou oiseau de nuit ? La réponse n’est pas aussi simple… »

 Date de publication : 23 février 2026 Temps de lecture: 3 min


Anne Prigent observe dans Le Figaro qu’« une nouvelle étude canadienne [parue dans Nature Communication] vient bousculer cette vision simplifiée qui voudrait classer les dormeurs en deux catégories, d’un côté les «lève-tôt», de l’autre les «couche-tard» ».
La journaliste explique qu’« en analysant les données de plus de 27.000 adultes de la UK Biobank, des chercheurs montrent que derrière ce classement familier, se cachent en réalité cinq profils biologiques distincts, chacun avec sa signature cérébrale, ses comportements et ses vulnérabilités ».
Le Dr Philippe Beaulieu, spécialiste du sommeil à l’hôpital Henri-Mondor (Créteil), remarque que « les étiquettes classiques sont trop simplistes. À chronotypes identiques, il existe une véritable hétérogénéité biologique ».
Anne Prigent indique que « côté oiseaux de nuit, la première variante est ce que l’on pourrait appeler le «couche-tard performant». Il se caractérise par des temps de réaction rapides, une aisance dans les tâches cognitives, mais aussi une irritabilité marquée et une consommation accrue de substances ».
La journaliste ajoute : « Le deuxième sous-type est le profil le plus à risque : il cumule dépression, tabagisme, sédentarité et pathologies métaboliques (diabète, hypertension). Enfin, un troisième groupe du soir, plus masculin, présente également un terrain cardio­vasculaire défavorable lié à l’alcool et au tabac ».
Le Pr Pierre-Alexis Geoffroy, psychiatre, remarque ainsi qu’« on savait les couche-tard plus exposés aux dépressions ou aux cancers, mais cette étude prouve que ce phénotype n’est pas homogène. Ces sous-profils sont visibles dès l’enfance ».
Anne Prigent précise qu’« il ne faut pas confondre rythme tardif et manque de sommeil ». Le Dr Beaulieu indique qu’« un chronotype du soir peut-être physiologiquement équilibré ; une grande partie du risque vient sans doute du désalignement entre l’horloge interne et les contraintes sociales ».
La journaliste relève que « ce n’est pas tant le fait d’être « du soir » qui pose problème, que l’obligation de vivre dans un monde réglé sur les horaires du matin. La diversité existe d’ailleurs aussi chez les lève-tôt : si un groupe présente une santé robuste, l’autre, majoritairement féminin, montre un lien étroit avec la dépression ».
Danilo Bzdok, professeur à l’université McGill et principal auteur, souligne que « ce n’est pas uniquement l’heure du coucher ou du réveil qui définit ces sous-types. Ils résultent d’une interaction complexe entre des facteurs liés à la génétique ainsi qu’au milieu et au mode de vie ».
Anne Prigent retient que « pour les médecins, l’intérêt est d’abord conceptuel. Il s’agit de penser en «profils» plutôt qu’en catégories rigides pour préparer une médecine du sommeil personnalisée. En attendant, les solutions pour les couche-tard en difficulté demeurent les mêmes ».

« “Chaque enfant a des envies particulières” : quand les rêves des jeunes malades deviennent réalité »

 Date de publication : 23 février 2026 Temps de lecture: 3 min


Marine Brugeron observe en effet dans Le Parisien : « Rencontrer une danseuse étoile, partager une pizza avec Donald à Disneyland… Depuis 1987, l’association Petits Princes exauce les vœux de jeunes patients. Maxime, lui, aspire à sauver des vies en haute montagne. Nous l’avons suivi au sein d’une unité spécialisée, dans les Alpes ».
La journaliste explique ainsi : « Maxime, 12 ans, gamin discret au regard vif derrière ses lunettes rondes, prend la place d’honneur, au premier rang, à côté du pilote [de l’hélicoptère]. En ce jour de janvier, il est venu de Paris à Chamonix, en Haute-Savoie, avec ses parents et son frère, Stanislas, 15 ans, grâce à l’Association Petits Princes, qui réalise des rêves d’enfants malades ».
Marine Brugeron précise que « le jeune garçon [qui « se bat contre une leucémie »] ambitionne d’intégrer, plus tard, le peloton de gendarmerie de haute montagne, une unité spécialisée dans le secours aux victimes en milieu périlleux. Celui de Chamonix, qui intervient sur le massif du Mont-Blanc et alentour, en est le fleuron, et fait rêver petits et grands. Il comprend des pilotes, des mécaniciens, des médecins… ».
La journaliste relève notamment : « Virée sur la Mer de glace en montant par le célèbre train du Montenvers, expédition en téléphérique à l’aiguille du Midi, culminant à 3800 m… Intéressé, et jamais impressionné, Maxime révèle son esprit montagnard à chaque étape ».
Elle indique que « plus de 10.000 souhaits ont ainsi été réalisés depuis la création de l’Association Petits Princes, fin 1987, par les bénévoles – ils sont une centaine actuellement –, qui s’emploient à faire vivre des moments magiques à des enfants atteints de cancers ou de certaines maladies génétiques, nécessitant des hospitalisations fréquentes et des traitements intensifs ».
Marine Brugeron explique que « remplis par les parents, tous les dossiers des jeunes candidats au rêve sont présentés lors de réunions auxquelles assistent les membres de l’association. Chaque semaine, ils se retrouvent pour raconter les expériences tout juste vécues et découvrir les nouveaux arrivants. Un moment où le cœur parle en premier ».
La journaliste observe : « En première place des demandes : Disneyland Paris, un «classique» qui fait briller les yeux des moins de 10 ans. Grâce à un partenariat avec le parc à thème, les Petits Princes sont accueillis pour une expérience féerique, avec nuits à l’hôtel et coupe-file pour les manèges. Les héros de Disney sont particulièrement attentifs à ces enfants, reconnaissables à leur badge autour du cou, qu’ils saluent et chouchoutent quand ils les croisent dans les allées ».
« Pour l’Association Petits Princes, il est important d’inclure l’entourage de l’enfant, que la maladie impacte également », continue Marine Brugeron.

« Santé mentale des jeunes : un rapport préconise dix mesures d’urgence »

 Date de publication : 26 février 2026 Temps de lecture: 2 min


La Croix indique en effet qu’« un rapport publié [hier] par le ministère de la Santé préconise dix mesures d’urgence pour améliorer le repérage précoce des troubles psychiques chez les jeunes. Plusieurs psychiatres alertent sur des délais d’accès aux soins et recommandent la création d’un centre national ressource ».
Le journal retient ainsi : « Création d’un centre national ressource, maillage du territoire, formation accrue des professionnels… ».
Les psychiatres Rachel Bocher et Marie-Odile Krebs et Angèle Malâtre-Lansac, déléguée générale pour l’Alliance de la santé mentale, autrices du rapport, soulignent qu’« agir tôt c’est soigner mieux ».
La Croix explique qu’« elles rappellent que les troubles psychiques constituent la première cause de morbidité et de handicap chez les 15-25 ans. Cette tranche d’âge est particulièrement vulnérable : entre 63 et 75% des troubles psychiatriques apparaissent avant 25 ans ».
« Or, à l’heure actuelle en France, les délais d’accès aux soins pour des troubles psychotiques débutants peuvent atteindre entre 2 et 5 ans, loin des 3 mois recommandés, et jusqu’à 10 ans pour les troubles bipolaires », continue le journal.
Le quotidien poursuit : « Face à un état des lieux jugé préoccupant, […] les autrices appellent à une réorganisation profonde du parcours de repérage et d’accompagnement des jeunes ».
« S’appuyant sur 30 ans d’expériences internationales, notamment en Australie, au Royaume-Uni ou au Canada, où les modèles d’intervention précoce ont démontré leur efficacité à réduire les hospitalisations, les rechutes et les coûts de soins, elles plaident pour l’implantation à l’échelle nationale de programmes de détection et d’intervention précoce (DIP) », note La Croix.
Le quotidien ajoute que « le rapport propose ainsi la création d’un centre national ressource, chargé de définir un cadre commun, d’harmoniser les pratiques, de coordonner la formation et de suivre des indicateurs de qualité. Il recommande ensuite un maillage territorial structuré. […] Les autrices appellent également à la formation massive de tous les professionnels au contact des jeunes, au développement d’outils numériques de dépistage et de téléconsultation ».


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