« “Une priorité absolue” : à peine élu, le nouveau maire de Paris veut mettre “les moyens” sur la santé mentale »

 Date de publication : 2 avril 2026 Temps de lecture: 2 min


Juliette Duclos indique en effet dans Le Parisien que « ce mercredi 1er avril, à l’occasion de l’ouverture de la 2e édition du mois de la santé mentale, un forum était organisé à l’Agora de la santé à Paris, réunissant de nombreux professionnels, des bénévoles, des usagers… Ainsi qu’Emmanuel Grégoire, venu y réaliser sa première visite officielle, depuis son élection ».
La journaliste rappelle qu’« en France aujourd’hui, une personne sur trois est concernée par un trouble neurologique, neurodégénératif ou psychiatrique. En Île-de-France, 27% des 15-29 ans se disent atteints de dépression ».
Elle note que « pour Emmanuel Grégoire, il y a «urgence» à agir ». Le nouveau maire a ainsi déclaré : « Que ce soit l’isolement des aînés ou de la jeunesse, nous avons besoin de mettre le paquet sur le sujet. Nous l’avons dit pendant la campagne, cela sera une priorité absolue ».
Juliette Duclos observe que « dans son programme, le candidat de l’union de la gauche et des écologistes avait ainsi évoqué de nombreuses mesures, comme la création d’une consultation de santé mentale dès le collège sur le temps scolaire, en lien avec l’Éducation nationale. Ou encore le renforcement du dispositif Eliahs (Équipe de liaison intersectorielle d’accompagnement entre habitat et soins), dont les équipes mobiles peuvent intervenir en cas d’urgence ».
Emmanuel Grégoire a souligné que « dans une ville aussi magnifique que Paris, si nous ne donnons pas l’exemple en montrant de nouvelles voies, en imaginant de nouvelles choses, nous manquerions à notre devoir. On va devoir y mettre les moyens et on va le faire ».
La journaliste livre la réaction de Maeva, travailleuse sociale, qui remarque pour sa part : « Il ne faut pas juste parler de prévention et il y a déjà plein de bonnes choses en place. C’est juste qu’on manque de moyens. Il n’y a pas suffisamment de professionnels dans les centres médico-psychologiques parisiens, il y a de moins en moins de psychiatres, donc les listes d’attente s’allongent ».

« Avez-vous le cerveau « cuit par l’IA » ? Quand l’intelligence artificielle submerge l’humain »

 Date de publication : 9 avril 2026 Temps de lecture: 2 min


Sciences et Avenir relève en effet : « Trop de lignes de code à analyser, des armées d’assistants d’intelligence artificielle à recadrer, de longs prompts à rédiger, de nombreux utilisateurs intensifs de l’IA font état de saturation ou de fatigue malgré les promesses de l’outil ».
Le magazine explique que « les consultants du cabinet Boston Consulting Group (BCG) ont donné un nom au phénomène, le « AI brain fry », le cerveau cuit par l’IA, ou « la fatigue mentale liée à l’utilisation ou la supervision excessives d’outils d’intelligence artificielle, au-delà de nos capacités cognitives » ».
L’article précise que « beaucoup, dont le BCG, se refusent néanmoins à utiliser le terme burn-out, qui correspond souvent à un état de détresse associé à une perte de motivation. Leur étude auprès de 1.488 professionnels aux Etats-Unis a ainsi montré une baisse du taux de burn-out quand l’IA prend en charge des tâches répétitives ».
Ben Wigler, cofondateur de la start-up LoveMind AI, déclare que « c’est un nouveau type de charge mentale ».
Sciences et Avenir remarque que « pour l’instant, le « brain fry » se manifeste surtout chez les développeurs informatiques, la programmation étant l’application la plus évidente pour l’IA et ses agents. […] Selon l’étude de BCG, les salariés victimes de « brain fry » font 39% d’erreurs majeures supplémentaires ».
Ben Wigler observe en outre que « beaucoup de créateurs d’entreprises travaillent tard le soir, quand vous avez de la productivité à cette échelle (grâce à l’IA), cela incite à rester encore plus tard ».
Le magazine conclut que « le BCG recommande à l’encadrement d’une entreprise de fixer des limites claires à l’utilisation et à la supervision pour un employé donné ».

« Aux États-Unis, une IA peut désormais prescrire des médicaments à la place des psychiatres »

 Date de publication : 10 avril 2026 Temps de lecture: 3 min


Quentin Benoist note en effet dans Le Figaro : « Des cocktails de psychotropes expérimentaux prescrits et supervisés non pas par un médecin, mais par une intelligence artificielle. […] Dans l’État de l’Utah, aux États-Unis, la startup Legion Health vient d’obtenir le feu vert pour renouveler des prescriptions de médicaments psychiatriques, sans consultation de médecin, via le chatbot dopé à l’Intelligence artificielle de son application ».
Le journaliste explique que « l’expérience doit durer un an, et le chatbot ne peut que renouveler des ordonnances de 15 médicaments utilisés à long terme contre l’anxiété et la dépression ».
« Ces médicaments doivent avoir été préalablement prescrits par un psychiatre, et les patients doivent être stabilisés et ne pas avoir été hospitalisés pour un trouble psychiatrique au cours de l’année écoulée. Le programme veut ainsi faciliter l’accès aux soins de santé mentale en réduisant les coûts et les délais, parfois longs à cause du manque de psychiatre disponible », continue Quentin Benoist.
Il observe que « malgré ces garde-fous, ce projet pionnier inquiète les psychiatres ». Le Pr Ludovic Samalin, psychiatre au CHU de Clermont-Ferrand, réagit ainsi : « Aucune étude n’a été réalisée au préalable pour valider un tel dispositif. La balance bénéfice-risque est périlleuse. En outre, cette expérimentation est encadrée par l’État de l’Utah, mais n’est pas considérée comme un dispositif médical donc elle échappe à l’avis de la FDA ».
Quentin Benoist note qu’« au-delà des questions sur la sécurité des patients, l’approche est pointée du doigt pour son approche trop réductrice de l’offre thérapeutique ».
Le Pr Samalin souligne que « 90% du temps passé avec un patient, on ne parle pas de médicament, on évalue le niveau de fonctionnement, on accompagne les projets sociaux, professionnels. On est dans une prise en charge très globale ».
Quentin Benoist relève qu’« un dernier point pourrait s’avérer particulièrement problématique : celui de la responsabilité. […] Dans la situation où un chatbot pose un mauvais diagnostic, qui est responsable ? ».
Le journaliste remarque que « dans l’accord passé avec l’Utah, l’entreprise s’engage à «indemniser et à tenir indemne l’État de toute réclamation ou dommage». Il est aussi stipulé que des médecins ont le statut de «prescripteur nommé» pour les renouvellements autorisés par l’IA sans interagir directement avec les patients ».
Quentin Benoist relève néanmoins que « dans un contexte de pénurie de psychiatres, les chatbots conversationnels ont un rôle à jouer. […] Une IA peut aider à vérifier les interactions médicamenteuses, synthétiser automatiquement le compte rendu d’une consultation, ou encore orienter les patients vers le bon niveau de prise en charge ».
Le Pr Samalin indique ainsi : « Il faut plutôt miser sur un modèle d’hybridation. On ne remplace pas le professionnel dans sa relation avec le patient, mais on améliore potentiellement ses compétences ou la vie de l’usager ».

« Le mariage protège-t-il du cancer ? »

 Date de publication : 13 avril 2026 Temps de lecture: 3 min


Anne Prigent remarque dans Le Figaro : « Et si vivre seul augmentait le risque de cancer ? C’est ce que suggère une étude américaine [parue dans Cancer Research Communications] : en épluchant des données épidémiologiques sur 7 ans, les auteurs montrent que les adultes n’ayant jamais été mariés développent des tumeurs bien plus souvent que ceux qui sont ou ont été mariés, et ce pour la quasi-totalité des types de cancers étudiés ».
La journaliste explique ainsi que « les épidémiologistes du Sylvester Comprehensive Cancer Center de l’université de Miami ont exploité les données de 12 États américains, recensant plus de 4 millions de cancers diagnostiqués entre 2015 et 2022 au sein d’une population dépassant les 100 millions d’adultes ».
« Près d’un participant sur cinq n’avait jamais été marié. Les chercheurs ont ensuite comparé les taux d’incidence selon le statut matrimonial, en tenant compte du sexe, de l’âge et de l’origine ethnique », note Anne Prigent.
Elle retient que « les hommes jamais mariés présentent environ 70% de risques supplémentaires de développer un cancer par rapport aux hommes mariés ou ayant été mariés ; chez les femmes, l’excès de risque atteint 85% ».
La journaliste souligne que « les écarts sont particulièrement marqués pour les cancers dits «évitables», liés au tabac, à l’alcool ou aux infections. Les hommes célibataires ont ainsi près de cinq fois plus de risque de cancer de l’anus, et les femmes près de trois fois plus de risque de cancer du col de l’utérus, deux cancers étroitement associés au papillomavirus humain (HPV) ».
« En revanche, les différences s’estompent pour les cancers bénéficiant de programmes de dépistage structurés, comme ceux du sein, de la prostate ou de la thyroïde », précise Anne Prigent.
Le Pr Paulo Pinheiro, principal auteur, estime ainsi que « des facteurs sociaux, comme le statut marital, peuvent constituer d’importants indicateurs du risque de cancer à l’échelle de la population ».
Gwenn Menvielle, épidémiologiste à l’Institut Gustave Roussy (Villejuif), réagit : «Ce n’est évidemment pas le mariage en lui-même qui agit mécaniquement contre la maladie. Il s’agit avant tout d’un marqueur de comportements et de conditions de vie ».
Le Pr Cyrille Delpierre, directeur du Centre d’épidémiologie et de recherche en santé des populations (CERPOP) à l’Inserm, indique ainsi qu’« il existe bien un lien causal, mais indirect. Le fait d’être en couple donne accès à des ressources et à des comportements qui favorisent un meilleur état de santé. […] On sait par exemple que les hommes en couple boivent moins et fument moins ».
La Dr Menvielle ajoute : « Le conjoint peut encourager à prendre un symptôme au sérieux, à ne pas remettre un rendez-vous médical. Il y a une vigilance réciproque qui joue ».
Anne Prigent relève que « chez les femmes, certains résultats méritent un éclairage particulier. Les femmes jamais mariées ont en moyenne moins d’enfants, or la maternité est associée à un effet protecteur pour plusieurs cancers gynécologiques. Pour le cancer du sein, en revanche, l’écart selon le statut matrimonial est plus faible ».
La journaliste retient en outre « la place encore marginale accordée aux données sociales dans la recherche comme dans la pratique médicale. […] Intégrer plus systématiquement ces informations dans les dossiers médicaux et les registres du cancer permettrait de mieux identifier les populations les plus vulnérables et d’adapter les stratégies de prévention ».

« “150.000 à 200.000 tentatives par an” : en France, le risque suicidaire se maintient malgré un dispositif public de prévention « suffisant » »

 Date de publication : 15 avril 2026 Temps de lecture: 3 min


Emilia Spada constate dans Libération que « malgré une diminution de près de 40% du nombre de morts par suicide depuis les années 90, la France compte encore chaque année quelque 80.000 personnes hospitalisées après un passage à l’acte ».
La journaliste souligne qu’« alors que les dispositifs de prévention tendent à se renforcer et se moderniser (formations, applications mobiles, chatbots…), les récentes études de l’Observatoire national du suicide présentent pourtant un taux de mortalité par suicide en légère hausse (13,4 pour 100.000 en 2022 contre 13 pour 100.000 en 2020) ».
Elle livre un entretien avec Marie Tournier, professeure en psychiatrie de l’adulte au centre hospitalier Charles-Perrens de Bordeaux et responsable du diplôme de suicidologie de la faculté Paris-Saclay, qui « dresse […] un état des lieux des risques en France ».
Marie Tournier déclare notamment que « dans les années 90, le taux de suicide était très élevé, ce qui a conduit à la mise en place d’une politique de prévention nationale : c’est cette stratégie qui a permis le recul de ces 30 dernières années. La légère hausse observée par l’étude est un effet plancher, avec un taux qui ne diminue plus depuis 2022 ».
Emilia Spada observe : « Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans. Quelles stratégies adopter face aux plus jeunes et notamment à leur usage des réseaux sociaux ? ».
Marie Tournier souligne que « sur les réseaux sociaux, les 15-24 ans peuvent faire face à un risque de contagion suicidaire ou à un phénomène d’imitation suicidaire. Ces outils peuvent aussi dupliquer et amplifier les facteurs de risque que l’on connaît : isolement, sédentarité, harcèlement… ».
La psychiatre indique : « Il y a deux jours, j’ai reçu en hôpital de jour une jeune fille de 17 ans qui m’a montré son téléphone, comme ceux qu’on avait dans les années 2000. Au début, elle était très énervée que sa mère lui ait acheté, puis elle m’a dit «Maintenant, je vois mes amis, alors qu’avant, on s’envoyait juste des messages. Et je fais attention au paysage.» Ça l’énervait, mais ça lui a apporté des facteurs protecteurs pour sa santé mentale ».
La journaliste interroge en outre : « Les dispositifs actuels de prévention du suicide en France sont-ils suffisants ? ».
Le Pr Tournier répond : « Oui, on est passé de 16.000 suicides par an dans les années 90 à 9000 aujourd’hui, soit une diminution de 40%. Même si ça reste beaucoup trop, on constate que la stratégie a fonctionné. En France, la prévention s’appuie sur un plan multimodal. […] L’idée, c’est d’être présent, de se faire suivre, et de pouvoir faire un lien avec les systèmes de soins ».
La psychiatre ajoute qu’« un des gros aspects de cette stratégie de prévention est aussi la formation, avec un premier niveau appelé «la formation sentinelle», où l’on va former des infirmiers scolaires, des scientifiques, des agents d’accueil au dépistage de la crise suicidaire. En entreprise, il y a aussi les formations Premiers secours en santé mentale (PSSM) qui se développent beaucoup ».
Marie Tournier indique enfin que « la crise suicidaire est maintenant considérée comme une cible thérapeutique à part entière, et plus seulement comme étant liée à d’autres maladies psychologiques comme la dépression. On traite donc cette pathologie de manière spécialisée, que ce soit par des médicaments ou des dispositifs médicaux ».
« Comme l’accès suicidaire peut survenir très brutalement, et que ça peut être un geste très simplifié, l’idée c’est d’être présent au moment où l’impulsion arrive. C’est ce qu’on appelle «le psychiatre dans la poche», avec des applications mobiles ou des chatbots qui sont en expérimentation », explique-t-elle.

« Santé mentale : la Fédération hospitalière de France déplore des difficultés d’accès aux soins « massives » pour les jeunes »

 Date de publication : 16 avril 2026 Temps de lecture: 3 min


Libération observe : « Délais d’attente excessifs, rendez-vous ou médicaments introuvables : la santé mentale a beau figurer dans les priorités affichées du gouvernement en tant que «grande cause nationale», les difficultés d’accès aux soins restent «massives», alerte la Fédération hospitalière de France. […] Particulièrement pour les 18-24 ans ».
Le journal remarque ainsi que « l’organisation, qui représente le millier d’hôpitaux publics français, plaide pour des «engagements concrets, durables et financés», à prendre d’urgence ».
Le quotidien explique que « la FHF s’appuie sur les résultats d’un sondage qu’Ipsos a réalisé pour elle en février, sur Internet, auprès d’un échantillon représentatif de 2500 personnes. 64% des 18-24 ans interrogés disent avoir été confrontés à des «délais d’attente trop longs» pour accéder à un psychiatre ; 52% déclarent même qu’il leur a été «impossible» de décrocher un rendez-vous, une proportion similaire rapporte une interruption de leur suivi médical «pendant un certain temps» ».
Libération ajoute que « les chiffres sont tout aussi alarmants concernant leurs traitements. Près de 4 jeunes sur 10 en souffrance psychique rapportent une rupture de stock d’un médicament. Ce sondage est d’autant plus préoccupant que cette tranche d’âge est particulièrement vulnérable selon les différentes enquêtes relayées par Santé publique France ».
Le journal souligne que « les difficultés touchent bien sûr toutes les tranches d’âge : les délais d’attente trop longs ont concerné 45% des Français qui estimaient avoir besoin de soins. […] Reflet de cette souffrance non prise en charge : les hospitalisations pour tentative de suicide ne cessent d’augmenter. De 16,6% au niveau national entre 2019 et 2024 », indique Libération.
La FHF remarque que « chez les adolescentes et jeunes femmes, les chiffres atteignent des niveaux particulièrement élevés : +76% pour les 20-24 ans en 5 ans ; +118% pour les 10-14 ans ».
La fédération souhaite ainsi la mise en place d’« une délégation interministérielle à la santé mentale et à la psychiatrie, dotée d’un plan pluriannuel dédié [pour] soutenir les centres médico-psychologiques [et] lutter contre la crise des vocations en psychiatrie, notamment en pédopsychiatrie ».
Le Figaro explique également que « la FHF, qui représente le millier d’hôpitaux publics en France, réclame «une délégation interministérielle à la santé mentale et à la psychiatrie». […] Elle appelle aussi à «développer des unités et équipes pluridisciplinaires pour les 16-25 ans» et «multiplier les maisons des adolescents» ».
Le quotidien note que « ces dernières vont être «renforcées» a affirmé la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, […] promettant aussi la nomination «prochaine» d’un délégué interministériel à la santé mentale ».

« Le lithium a des effets de perturbateurs endocriniens en plus d’être toxique pour la reproduction, avertit l’Anses »

 Date de publication : 17 avril 2026 Temps de lecture: 2 min


Apolline Le Romanser constate dans Libération que « le lithium, le plus léger de tous les métaux, est de plus en plus prisé, et dans de nombreux secteurs. Cet essor des usages et l’émergence de projets d’exploitation minière en Europe, dont en France, rend d’autant plus nécessaire l’examen des risques pour la santé et l’environnement ».
La journaliste relaie un travail de l’Agence de sécurité sanitaire (Anses), « qui avait déjà mis en évidence, dès 2020, une toxicité pour la reproduction aux doses présentes dans les médicaments. Elle identifie désormais d’autres risques et pointe un manque de connaissance sur le sujet ».
Apolline Le Romanser explique ainsi que « les travaux […] ont porté sur la substance elle-même mais aussi sur trois sels de lithium : le carbonate, le chlorure et l’hydroxyde de lithium. Il s’agit des trois mêmes dérivés qu’elle avait déjà épinglés il y a quelques années, pour leurs dangers sur la fertilité (identifiés dans des études animales) et le développement du fœtus (une association a été observée entre l’exposition au lithium chez des femmes enceintes bipolaires et des malformations chez leurs bébés) ».
« En actualisant son analyse, forte de nouvelles données chez l’humain et chez l’animal, les experts de l’Anses réaffirment cette toxicité pour la reproduction. Ils vont plus loin, en alertant sur des effets compatibles avec une perturbation endocrinienne », continue la journaliste.
L’Anses souligne en effet que « les données humaines et animales montrent que le lithium a aussi [une action] sur la thyroïde ».
Apolline Le Romanser précise que « les données analysées par les scientifiques sont principalement issues d’études menées sur le lithium utilisé comme médicament, c’est-à-dire à des concentrations plus élevées que celles rencontrées dans l’environnement. Des recherches complémentaires doivent donc être menées, insiste l’Anses, pour collecter plus d’informations et mieux caractériser les effets de ces substances ».
La journaliste note enfin que « l’Agence recommande […] d’examiner une procédure qui pourrait qualifier le lithium de «substance extrêmement préoccupante». Objectif : «Inciter les industriels à fournir des données précises sur les usages et les expositions au lithium» et «renforcer les mesures de protection des travailleurs exposés» ».

« Aux origines du frisson : comment le menthol trompe nos sens et laisse entrer la sensation de frais dans notre cerveau »

 Date de publication : 17 avril 2026 Temps de lecture: 3 min


Soline Roy observe dans Le Figaro : « On sait qui est à la manœuvre lorsqu’une sensation de froid, ou plutôt de frais, chemine jusqu’à notre système nerveux : une protéine située dans les neurones sensoriels (dont les terminaisons sont nichées dans notre peau et nos muqueuses). Nom de code : « TRPM8 ». Elle laisse passer des ions qui permettent au neurone de détecter le froid et d’envoyer le signal au système nerveux central. Mais comment ouvre-t-elle la porte ? ».
La journaliste fait savoir que « l’un des découvreurs de cette protéine, David Julius (université de Californie à San Francisco), récompensé du prix Nobel de physiologie et médecine en 2021, vient de publier une étude décortiquant la façon dont elle modifie sa structure pour laisser « entrer » la sensation de frais ».
« Des travaux pionniers, qui pourraient aboutir à la création de médicaments contre l’hypersensibilité au froid », note Soline Roy.
La journaliste indique que « l’équipe a eu recours à […] la spectrométrie de masse par échange hydrogène/deutérium, qui consiste à observer «en direct» comment une protéine plongée dans un solvant échange différents protons avec celui-ci. On peut alors en déduire «quel domaine bouge selon quel stimulus», résume Patrick Delmas », neurobiologiste et directeur de Recherche CNRS au Centre de recherche en cardiovasculaire et nutrition (Aix Marseille Université-Inserm-Inrae).
Soline Roy retient que « le froid déclenche le mouvement de l’un des « bras » de la protéine TRPM8. Une molécule lipidique se glisse alors dans le canal pour le bloquer en position ouverte, et ainsi maintenir le signal de froid. Là se cache peut-être une part de ce qui vous rend plus frileux que votre voisin ».
Patrick Delmas remarque que « le gène qui exprime la protéine est le même pour tout le monde. Ce qui change, c’est l’environnement moléculaire au sein des thermorécepteurs. Votre canal va être plus ou moins sensible, plus ou moins modulé, et va réagir de façon différente ».
La journaliste relève que « l’exploit technique réalisé par les chercheurs est, en théorie, applicable à n’importe quelle protéine pour peu qu’elle soit située dans une membrane, permettant de l’observer en mouvement. L’équipe cherche ainsi désormais à comprendre comment fonctionne TRPV1, une autre protéine responsable de la sensation de chaleur associée à la consommation de piment ».
Soline Roy ajoute que « l’équipe […] espère aussi […] contribuer à la mise au point de médicament contre des pathologies d’hypersensibilité au froid, dans lesquelles une simple fraîcheur peut entraîner la sensation mordante liée à un froid intense. C’est le cas avec certaines chimiothérapies anticancer, ou dans la polyarthrite rhumatoïde ».

« Ibogaïne : qu’est-ce que cette drogue promue par Trump pour soigner les vétérans américains ? »

 Date de publication : 21 avril 2026 Temps de lecture: 4 min


Zoé Fraslin note en effet dans La Croix : « Une drogue psychédélique pour traiter les syndromes post-traumatiques des vétérans de l’armée américaine ? Le président américain Donald Trump a signé dimanche 19 avril, un décret visant à accélérer le développement de traitements pour les troubles mentaux graves, en facilitant l’accès à certaines substances psychédéliques pour les patients éligibles ».
La journaliste précise que « parmi ces drogues figure notamment l’ibogaïne, étudiée pour son potentiel dans le traitement des dépendances aux opiacés, à la cocaïne et à l’alcool. Elle suscite également un intérêt croissant dans la prise en charge du syndrome de stress post-traumatique chez les vétérans de guerre, notamment pour l’anxiété et la dépression »
Zoé Fraslin explique que « l’ibogaïne était classée depuis 1967 parmi les substances contrôlées aux États-Unis et ne pouvait pas être utilisée à des fins médicales. Elle avait toutefois été brièvement autorisée dans les années 1990 dans le cadre de protocoles expérimentaux avant que l’absence de consensus scientifique ne conduise à revenir sur cette décision ».
La journaliste observe que « la substance présente un fort risque d’addiction. En France, pour des raisons similaires, un arrêté de 2007 l’inscrit également sur la liste des stupéfiants ».
Zoé Fraslin indique note que « l’ibogaïne est extraite de l’iboga (Tabernanthe iboga), un arbuste endémique de l’Afrique centrale équatoriale. L’écorce de sa racine concentre une douzaine d’alcaloïdes très actifs utilisés dans la médecine traditionnelle et les cérémonies initiatiques bwiti, principalement au Gabon ».
« À la fin du XXe siècle, certains Occidentaux ayant consommé de l’ibogaïne ont rapporté une forte diminution de leurs envies d’opioïdes ou de cocaïne, ainsi qu’un soulagement notable – parfois temporaire – des symptômes de sevrage. Cela a marqué le début de plusieurs décennies d’usage clandestin et de programmes de recherche visant à étudier l’ibogaïne en tant que potentiel médicament «anti-addiction» », relève la journaliste.
Elle précise que « sa consommation entraîne généralement deux phases. À faible dose, elle agit comme un psychostimulant et provoque d’abord des hallucinations et des sensations dites «oniriques», avec des images très nettes et une perception altérée de la réalité. Viennent ensuite des effets secondaires pouvant persister plusieurs jours, tels que des nausées ou des troubles de l’humeur. À plus long terme, l’ibogaïne peut aussi entraîner de graves complications cardiaques et causer des interactions potentiellement mortelles avec d’autres médicaments ».
Zoé Fraslin indique que « ces dernières années, des vétérans américains ont eu recours à des traitements à base d’ibogaïne dans des cliniques à l’étranger, notamment au Mexique, et ont rapporté une amélioration de leurs symptômes de stress post-traumatique, de dépression et d’anxiété. La molécule aurait des effets stimulants sur le métabolisme, aiderait les voies nerveuses à se régénérer et le cerveau à se réorganiser ».
La journaliste note que « ces observations ont été en partie corroborées par des études menées en collaboration avec l’université de Stanford auprès de vétérans des forces spéciales ayant reçu de l’ibogaïne au Mexique, sous surveillance médicale. Pour autant, la substance n’est pas une molécule miracle et son efficacité varie d’un individu à l’autre ».
Zoé Fraslin précise qu’« en juin dernier, le gouverneur du Texas Greg Abbott a octroyé 50 millions de dollars de fonds publics (environ 47 millions d’euros) pour soutenir la recherche sur l’ibogaïne. L’objectif est de financer des essais cliniques de grande ampleur afin de mieux déterminer les populations susceptibles d’en bénéficier, d’évaluer les risques associés et d’étudier la possibilité d’une utilisation médicale de l’ibogaïne ou de ses dérivés ».
« Donald Trump étend ce type de financement à d’autres États, en leur accordant une enveloppe comparable. L’initiative s’inscrit aussi dans la lutte contre la crise des opioïdes qui touche les États-Unis depuis 15 ans, déclenchée par la prescription excessive d’analgésiques puissants », relève la journaliste.

« Le café a un effet positif sur l’humeur et sur la bonne santé intestinale, selon une étude »

 Date de publication : 24 avril 2026 Temps de lecture: 2 min


Lino Prestimonaco observe dans Le Parisien qu’« on connaissait les bienfaits du café contre le risque de maladies cardiovasculaires et le diabète, mais une nouvelle étude révèle d’autres pouvoirs magiques attribués à la boisson ».
Le journaliste indique en effet que « des chercheurs ont étudié l’impact du café sur la connexion entre l’intestin et le cerveau. L’étude publiée dans la revue Nature ce 21 avril révèle que la consommation régulière de café, y compris décaféiné, améliore le microbiote intestinal. De ce dernier découle un effet direct sur l’humeur et le niveau de stress ».
Il explique que « les chercheurs ont étudié 31 consommateurs de café et 31 non-consommateurs à travers une série de tests psychologiques, un suivi accru de leur alimentation ainsi que l’analyse de leurs selles et de leur urine. Les consommateurs sont définis comme consommant entre 3 et 5 tasses de café en moyenne par jour, une consommation considérée comme modérée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ».
Les chercheurs de l’Université de Cork (Irlande) écrivent ainsi que « des différences significatives entre les groupes sont apparues dans la composition du microbiome fécal ». Lino Prestimonaco précise que « certaines bactéries pouvant jouer un rôle dans l’élimination d’autres bactéries pathogènes étaient plus nombreuses chez les habitués du café ».
Le journaliste ajoute que « l’expérimentation a révélé une action significative de la boisson sur le moral, indépendamment de sa teneur en caféine. Après avoir été privé de café pendant 2 semaines, le groupe de consommateurs a pu reprendre sa consommation de café sans savoir s’il était caféiné ou pas. Résultat, les chercheurs ont noté une diminution de leur stress, et de leurs scores de dépression et d’impulsivité, chez tous les consommateurs ».
Lino Prestimonaco remarque en outre que « les amateurs de café dépourvu de caféine ont connu une amélioration notable de leur capacité d’apprentissage et de mémoire. Cela suggère que les bienfaits du café sur le cerveau résident dans d’autres composants que la caféine. En revanche, cette dernière peut permettre de réduire l’anxiété, d’améliorer l’attention et de diminuer le risque d’inflammation intestinale, ajoute l’étude ».
John Cryan, auteur principal, indique cependant que « les mécanismes expliquant les effets du café sur l’axe intestin-cerveau restent encore flous ».

« Plus de 840.000 personnes meurent chaque année dans le monde des conséquences des risques psychosociaux liés au travail »

 Date de publication : 28 avril 2026 Temps de lecture: 3 min


Jules Thomas remarque dans Le Monde : « «Agissons pour un environnement de travail psychosocial sain» : tel est le thème de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail 2026, qui se tient » ce mardi.
Le journaliste fait savoir que « l’Organisation internationale du travail (OIT) publie un rapport éclairant les conséquences des risques psychosociaux (RPS), responsables de 840.000 décès annuels dans le monde, principalement liés à des maladies cardiovasculaires (784.000) et des troubles mentaux (56.000) ».
Jules Thomas cite l’Institut national de recherche et sécurité, qui précise que « les RPS regroupent le stress, les violences externes (insultes, incivilités, agressions…) et les violences internes (harcèlement moral ou sexuel, conflits exacerbés…). Ils se traduisent par un mal-être au travail, un sentiment d’épuisement professionnel (burnout) ou une souffrance mentale et/ou physique ».
Manal Azzi, responsable de la santé et de la sécurité au travail à l’OIT, indique pour sa part que ce rapport « s’appuie sur des données concernant la fréquence de certains RPS sur le lieu de travail, notamment le stress au travail, le déséquilibre entre efforts et récompenses, la précarité de l’emploi, la durée excessive de travail et le harcèlement au travail ».
Le responsable évoque des « données scientifiques concernant le degré d’association entre ces risques et des conséquences graves pour la santé, en particulier les cardiopathies ischémiques, les accidents vasculaires cérébraux et les troubles mentaux, y compris les conséquences liées au suicide ».
Jules Thomas souligne que « les années de vie corrigées du facteur invalidité – qui mesurent les années de vie en bonne santé perdues en raison d’une maladie, d’un handicap ou d’un décès prématuré – attribuables à des facteurs de RPS ont augmenté de près de 14% entre 2019 et 2021. Une augmentation qui s’explique certes par une meilleure qualité des données sur le sujet d’année en année, mais aussi par un alourdissement de la «charge mentale digitale» subie par les travailleurs du monde entier ».
Le journaliste continue : « Travail hybride, intelligence artificielle, surveillance… Les transformations numériques jouent à plein dans cette dégradation des conditions de travail ».
Jules Thomas observe que « la réponse des entreprises est déterminante, et peut se faire sur plusieurs points, tels que le poste de travail, les procédures en cas de harcèlement, ou la qualité du management (meilleure répartition des tâches, communication…). En résumé, il ne faut pas laisser les travailleurs faire face seuls à ces difficultés, et introduire de vraies mesures de prévention ».
Le journaliste relève ainsi qu’« en France, face à la hausse des accidents du travail et maladies professionnelles psychiques, l’Assurance-maladie Risques professionnels déploie par exemple un parcours de prévention des RPS auprès d’entreprises ciblées, et propose une aide financière pouvant aller jusqu’à 25.000 euros pour aider les structures de moins de 50 salariés à formaliser leurs pratiques de prévention ».

« La psychiatrie publique ne peut plus être le parent pauvre de notre système de santé »

 Date de publication : 28 avril 2026 Temps de lecture: 2 min


Libération publie la tribune d’un collectif de présidentes et de présidents du conseil de surveillance de centres hospitaliers, relevant : « Délais trop longs, manques de structures de proximité et d’effectifs : face aux parcours d’obstacles que rencontrent les patients, [les signataires] appellent à agir sans attendre ».
Ils écrivent ainsi qu’« en France, la santé mentale est devenue un enjeu crucial, avec une forte augmentation des troubles psychiques, notamment chez les jeunes. Les besoins explosent, tandis que l’offre de soins peine à suivre. En 2024, aux côtés d’une douzaine d’élus locaux présidents de conseils de surveillance d’établissements publics de santé mentale, nous avons lancé une alerte collective sur la situation critique de la psychiatrie publique ».
Les signataires indiquent que « les difficultés que traverse aujourd’hui la psychiatrie publique ébranlent l’ensemble de l’édifice de la santé mentale. […] Le 24 février 2025, nous avons ainsi remis un plan structuré de 16 mesures pour répondre aux difficultés de fond du secteur : attractivité des métiers, organisation territoriale des soins, renforcement des moyens… Depuis, les tensions persistent ».
Ils expliquent que « l’accès aux soins psychiatriques est devenu profondément inégal. Dans de nombreuses zones rurales ou périurbaines, les délais s’allongent, les structures de proximité manquent, et les équipes peinent à répondre à la demande. […] Le nombre de psychiatres, en particulier en pédopsychiatrie, est insuffisant et mal réparti sur le territoire. De nombreux postes restent vacants à l’hôpital, ce qui fragilise encore davantage le système. Cette situation constitue une rupture d’égalité devant le service public ».
Les signataires poursuivent : « Nous portons une méthode et une volonté : agir collectivement, dans un esprit transpartisan, à partir des réalités locales. Elus de terrain, nous mesurons chaque jour les conséquences des fragilités du système, mais aussi les leviers d’action possibles ».
« Nous appelons à relancer et à amplifier cette dynamique collective, en rassemblant élus, professionnels et acteurs concernés. Il est encore temps de transformer l’ambition affichée en réponses concrètes », ajoutent-ils.

« “Le plus grand danger, c’est de croire à une pilule magique” : le tabou du dopage chez les étudiants »

 Date de publication : 29 avril 2026 Temps de lecture: 3 min


C’est ce que titre Le Monde, qui indique que « sous la pression des examens, certains jeunes détournent des psychostimulants destinés aux personnes atteintes d’un trouble déficitaire de l’attention. D’autres, qui bénéficient d’une prescription, en augmentent les doses pour rester concentrés, au prix de leur santé ».
Nadia Hebbar se penche sur le méthylphénidate, pour le trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) : « Cette substance entre dans la catégorie des smart drugs, littéralement «médicaments qui rendent intelligents». […] Le terme désigne un arsenal hétéroclite, des compléments caféinés aux psychostimulants puissants comme la Ritaline, parfois détournés de leur usage médical ».
Sébastien Weibel, psychiatre à Strasbourg et président du groupe de travail de la Haute Autorité de santé sur le TDAH adulte, souligne que « le traitement peut aider ceux qui ont un trouble, mais pour les autres il ne crée qu’une illusion d’efficacité. [Des études] ont montré qu’il y a une impression d’être plus performant, alors que les résultats réels ne s’améliorent pas ».
Nadia Hebbar observe que « les comprimés continuent néanmoins de séduire certains étudiants, qui se les passent ou se les revendent entre deux cours d’amphi. Selon une enquête académique menée en 2017 et 2018 auprès de plus de 46.000 jeunes de 18 à 25 ans, près d’un quart de cette population a déjà pris des psychoactifs, principalement prescrits pour gérer le stress ».
« L’usage non médical de psychostimulants reste très rare, inférieur à 1%, mais certaines populations sont davantage concernées. Ainsi des étudiants inscrits dans des filières exigeantes, comme la «santé» et «droit-économie» », continue la journaliste.
Elle note qu’« une autre étude, publiée en 2016, révélait qu’en France un tiers des étudiants en médecine et des jeunes praticiens avaient déjà consommé ces substances, qu’il s’agisse de produits en vente libre, de traitements sur ordonnance ou de drogues illicites ».
Nadia Hebbar ajoute qu’« un rapport de 2023 estime que près de 7% des étudiants en pharmacie consomment des substances dopantes ou stimulantes, allant des boissons énergisantes aux médications détournées ».
Elle indique que « pour Syrine Ayed [porte-parole de l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France], ce recours traduit un mal‑être : 85% des étudiants de cette filière jugent que leurs études nuisent à leur santé mentale, provoquant stress et anxiété, et près d’un tiers augmentent leur consommation de ces substances pour «tenir le rythme, surtout pendant les examens» ».
Nadia Hebbar explique que selon François Dubet, sociologue, « le stress commence tôt. Dès le collège, […] les élèves doivent faire des choix d’orientation précoces – filières, options – qui «conditionnent l’avenir professionnel et rendent l’échec particulièrement lourd à porter». La compétition s’est étendue avec la massification scolaire, mais elle demeure particulièrement vive dans les filières dites «élitistes» ».
La journaliste rappelle en outre que « si aucune dépendance n’est établie, l’usage détourné du méthylphénidate comporte des risques : tension accrue, anxiété, palpitations. Quand l’effet s’estompe apparaît souvent une sensation de manque. Il s’agit en réalité d’un «crash de fatigue révélant surtout un déficit de sommeil masqué par le produit», analyse le psychiatre Sébastien Weibel ».


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