« Séquelles neurologiques, décès… l’inquiétante mode du gaz hilarant chez les jeunes »

Le Parisien constate que « depuis le déconfinement, l’usage récréatif du protoxyde d’azote, récupéré à partir des siphons de chantilly, est en hausse chez les jeunes. Or son usage est très dangereux, et parfois mortel », rappelle le journal.
Il note ainsi : « A Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à Périgny (Val-de-Marne) et, depuis quelques jours, à Brunoy (Essonne), à Elbeuf, (Seine-Maritime) ou à Valenciennes (Nord) et Arras (Pas-de-Calais)… Les arrêtés municipaux visant à interdire la vente de protoxyde d’azote aux mineurs ne cessent de se multiplier. […] Face à l’ampleur du phénomène, la ville de Paris travaille actuellement sur une vaste campagne de prévention auprès des ados ».
Le Parisien explique que « d’abord observée dans les « free parties » ou les soirées médecine, cette mode s’est au fil du temps démocratisée chez les collégiens, lycéens et étudiants. En 2017, de nombreuses cartouches sont repérées dans les rues de Lille. Sur la période 2018-2019, 47 cas ont été signalés aux centres d’addictovigilance en France, dont 37 cas « graves », selon la direction générale de santé. Parmi eux, 60% ont eu des complications neurologiques ».
L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) souligne ainsi que « des signalements sont récurrents depuis le début du déconfinement ». Son directeur, Julien Morel d’Arleux, précise qu’« une investigation est prévue dans les Hauts-de-France où ces consommations sont souvent observées ».
Le Parisien rappelle qu’« en décembre 2019, le Sénat avait, pourtant, voté à l’unanimité l’interdiction de la vente du protoxyde d’azote aux mineurs. Mais depuis, le texte n’a toujours pas été examiné par l’Assemblée nationale. […] La cause de ce retard ? Le peu de journées réservées à [son] examen et un calendrier bousculé par le coronavirus ».
La sénatrice centriste Valérie Létard déclare ainsi : « Je me bagarre pour que ce soit une priorité. […] On attend de connaître l’agenda de rentrée, la proposition de loi sera présentée entre novembre et janvier ».

Date de publication : 6 juillet 2020

 

 

« Coronavirus : des problèmes cérébraux sont à craindre, même dans des formes bénignes »

Le Point indique en effet : « Accident vasculaire cérébral, délire, hallucinations, lésions nerveuses… Des complications du Covid-19 touchant le cerveau, potentiellement mortelles, pourraient être plus courantes qu’on ne le pensait initialement, a averti […] une équipe de médecins britanniques ».
Le magazine note ainsi que « les infections sévères au nouveau coronavirus sont connues pour comporter des risques de complications neurologiques, mais les recherches menées par l’University College London (UCL) suggèrent que de graves problèmes peuvent survenir même chez ceux présentant des formes bénignes ».
Il explique que « l’équipe s’est penchée sur les symptômes neurologiques de 43 patients hospitalisés pour une maladie Covid-19 confirmée ou suspectée. Parmi eux, 10 cas de dysfonctionnement cérébral temporaire, 12 cas d’inflammation cérébrale, 8 accidents vasculaires cérébraux (AVC) et 8 cas de lésions nerveuses ».
« La plupart de ces patients atteints d’inflammation ont reçu un diagnostic d’encéphalomyélite aiguë disséminée (ADEM, également appelée encéphalite post-infectieuse), une maladie rare généralement observée chez les enfants après des infections virales », observe Le Point.
Michael Zandi, du Queen Square Institute of Neurology de l’UCL, précise : « Nous avons identifié un nombre plus élevé que prévu de personnes atteintes de troubles neurologiques […], qui n’étaient pas toujours en corrélation avec la gravité des symptômes respiratoires ».
Le magazine ajoute que « l’étude, parue dans la revue spécialisée Brain, montre qu’aucun des patients diagnostiqués avec des problèmes neurologiques n’avait de virus Covid-19 dans le liquide céphalorachidien, ce qui suggère que le virus n’a pas attaqué directement leur cerveau ».
Ross Paterson, du Queen Square Institute of Neurology de l’UCL, remarque pour sa part qu’« étant donné que la maladie n’existe que depuis quelques mois, nous ne savons pas encore quels dommages à long terme le Covid-19 peut causer. Les médecins doivent être conscients des effets neurologiques possibles, car un diagnostic précoce peut améliorer les résultats sur la santé des patients ».
Le Point note toutefois que « même si ces nouveaux travaux suggèrent que les complications cérébrales pourraient être plus courantes qu’on ne le pensait, les experts soulignent que cela ne signifie pas pour autant que cela soit très répandu ».
Anthony David, directeur de l’Institut de santé mentale de l’UCL, déclare ainsi que « la très grande attention portée à cette pandémie fait qu’il est très peu probable qu’il y ait une grande pandémie parallèle de lésions cérébrales inhabituelles liées au Covid-19 ».

Date de publication : 9 juillet 2020

 

« AVC, confusion, anosmie… cinq questions sur les troubles neurologiques liés au Covid-19 »

Le Parisien note qu’« après plus de 6 mois d’existence, le coronavirus commence tout juste à livrer certains de ses secrets, faisant parfois évoluer les certitudes acquises au début de l’épidémie. Alors que les médecins pensaient en premier lieu que le Covid-19 affectait quasi exclusivement les poumons, ils ont bien vite compris que la liste des symptômes variait bien davantage, touchant aussi le cerveau ».
« Plusieurs études, dont l’une britannique, publiée mercredi dans la revue Brain, pointent des problèmes neurologiques parfois graves, chez des patients présentant pourtant une forme jugée bénigne de Covid-19 », indique à son tour le journal, qui « fait le point sur ces atteintes parfois inquiétantes ».
Il explique notamment que « les troubles neurologiques peuvent être extrêmement variés. Les plus courants et les moins alarmants sont l’anosmie (la perte de l’odorat), la dysgueusie (perte du goût), les douleurs musculaires et les maux de tête. Dès le mois d’avril, des médecins New-yorkais disaient aussi constater chez certains malades du Covid-19 une perte de repère, ou une confusion générale. Des observations confirmées par des spécialistes de Strasbourg, qui décrivaient dans le New England Journal of Medicine des cas de patients confus ou agités en réanimation ».
Le Dr Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré (Garches), évoque quant à lui « «quelques cas, assez exceptionnels», de patients qui étaient en état de «délire», avec «des troubles du comportement», qui se sont avérés être atteints du coronavirus ». Le spécialiste remarque qu’« ils sont souvent passés par la case psychiatrie, avant que notre diagnostic ne soit rectifié ».
Le Parisien rappelle qu’« en juin, des médecins espagnols, qui ont étudié les profils de 841 malades du Covid-19, ont pu déterminer que 57,4% d’entre eux «ont développé des symptômes neurologiques» ».Les auteurs notaient que « les complications neurologiques ont été la principale cause de décès chez 4,1% des sujets décédés ».
Le quotidien ajoute que « les chercheurs de l’University College London évoquent dans leur étude publiée mercredi le cas de 43 patients hospitalisés à l’hôpital Queen Square et infectés par le coronavirus (ou soupçonnés de l’être), qui souffraient de dysfonctionnement cérébral temporaire, d’inflammation cérébrale, d’AVC, voire de lésions nerveuses ».
Le Parisien s’interroge : « Comment agit le virus ? C’est un mystère. Ce qui étonne les spécialistes, c’est que ces atteintes parfois graves, peuvent toucher des personnes présentant une forme bénigne de Covid-19 ».
Le journal relève que « les chercheurs britanniques, qui ont cherché à comprendre comment le virus pouvait affecter le cerveau, ont également constaté qu’aucun des patients étudiés ne présentait de trace de virus dans le liquide céphalorachidien ».
Il poursuit : « Comment expliquer ce retard de connaissances ? ». Le Dr Davido remarque qu’« au début de l’épidémie, on n’avait pas tous les outils pour tester, notamment PCR, alors on ne diagnostiquait pas tous les patients, seulement ceux qui présentaient des atteintes respiratoires et des formes sévères de Covid-10 ».
Le Parisien note ainsi que « dans son hôpital, certains malades se présentant aux urgences avec des troubles neurologiques ou en état de confusion, ont d’abord été orientés en psychiatrie ou en neurologie, avant que les médecins ne réalisent qu’ils étaient infectés par le coronavirus. […] L’hypothèse que des contaminations aient eu lieu dans ces services de psychiatrie n’est pas négligeable, conçoit d’ailleurs l’infectiologue ».
Le journal remarque en outre qu’« il s’avère compliqué, encore aujourd’hui, de déterminer si ces troubles neurologiques qui ont émergé avec le coronavirus auront des conséquences durables sur la santé des patients ».
Ross Paterson, co-auteur de l’étude de l’UCL, souligne que « nous ne savons pas encore quels dommages à long terme le Covid-19 peut causer. […] Les médecins doivent être conscients des effets neurologiques possibles, car un diagnostic précoce peut améliorer les résultats sur la santé des patients ».

Date de publication : 10 juillet 2020

 

 

« Le « village Alzheimer », la thérapie du bonheur »

Pascale Krémer indique dans Le Monde que « le 11 juin, le premier «village Alzheimer» ouvrait en France, à Dax, dans les Landes, sur un terrain sécurisé de 5 hectares » : « Seize «maisonnées» calmes et lumineuses, une supérette, un salon de coiffure, une médiathèque, un terrain de pétanque… Calqué sur un modèle néerlandais, le premier «village Alzheimer» de France détonne par son approche apaisée ».
La journaliste rappelle qu’« en 2013, le concept paraissait si novateur que Le Monde avait filé aux Pays-Bas. Dans la banlieue d’Amsterdam, à Weesp, un village était sorti de terre pour les malades d’Alzheimer qui, en son sein, pouvaient aller et venir librement, menant «une vie presque ordinaire» ».
« Sept années plus tard, [...] le Village landais Alzheimer, première transposition française de ce modèle pionnier, vient d’être inauguré à Dax. Pour qui a déjà visité l’unité Alzheimer d’une maison de retraite, fermée par digicode, l’étonnement est le même qu’à Weesp, une fois franchie l’enceinte bardée de bois du bâtiment, en découvrant l’espace, le calme, la banalité préservée, ou plutôt recréée, du quotidien », observe Pascale Krémer.
Elle indique que « 60 personnes atteintes de la maladie neurodégénérative, tout juste octogénaires en moyenne, ont déjà intégré l’immense résidence close dont le Covid-19 a retardé l’ouverture ; elles seront 120 en septembre ».
La journaliste observe notamment : « Liste de courses en main, guidées par leur accompagnatrice, elles font leur choix à la supérette où l’argent n’a pas cours, pour compléter les menus de leur «maisonnée». Sur les côtés de la bastide landaise s’ouvrent encore une salle de spectacle et de cinéma, une autre de sport, une brasserie, un centre de santé. Et une médiathèque : deux dames toutes frêles, nichées au creux de fauteuils géants, y feuillettent des livres sans les regarder, tout en devisant sans se comprendre. L’air affairé et ravi ».
Pascale Krémer poursuit : « Derrière un gros bouquet d’hortensias, un peu plus loin, se cache le salon de coiffure où Nathalie Lagaüzère dispense son art du brushing et du bonheur à chaque résident. La boutique semble figée dans les «30 glorieuses». Paris Match pleure la mort de Françoise Dorléac et Bourvil chante «Nous vieillirons ensemble/Tout au long des années» sur le tourne-disque. La quinquagénaire chic en lin blanc masse les crânes, bichonne le cheveu trop rare, manucure ». Cette dernière précise : « Plus important, les clients, je les regarde ! ».
La journaliste évoque en outre « les 5 hectares de terrain arboré que traversent en tous sens de larges allées propices à la promenade. Elles mènent jusqu’à la miniferme, ses poules, ses ânes, son potager, ramènent vers les grosses maisons landaises (familières aux personnes hébergées, toutes issues de la région) pour pouvoir se reposer sur une chaise de jardin, à l’ombre de la coursive ».
« Ni blouses blanches, ni cris, ni télé braillant dans cette bulle qui reproduit une réalité ralentie, facilitée, adoucie par les références vintage, derrière des palissades de bois fondues dans le décor », continue Pascale Krémer.
La journaliste précise en outre que « bâtir le village a coûté 29 millions d’euros, contre 20 millions environ pour un Ehpad, du fait des nombreux équipements. Le budget de fonctionnement aussi est un peu plus élevé (6,6 millions d’euros l’an) puisqu’il inclut les soins du médecin généraliste salarié et du kinésithérapeute. Pour les familles, néanmoins, la somme à débourser demeure comparable, et couverte par les mêmes aides sociales – 1962 € mensuels, ramenés à 223 € pour les moins aisées ».
Elle ajoute : « Les 300 m2 de chacune des seize bâtisses du domaine ont été méticuleusement pensés avec la psychologue de France-Alzheimer Landes, Nathalie Bonnet. Luminosité, circulation jamais bloquée, centralité des toilettes, buffets chinés, puisque le passé lointain demeure seul en mémoire, avec vaisselle apparente, pour pousser à l’autonomie… Plutôt qu’un nom sur la porte de la chambre, des niches murales abritant un objet fétiche parfois surprenant, chouette empaillée ou bouteille de ketchup ».
La psychologue souligne que « les personnes qui n’ont plus de capacité de raisonner ont encore une énergie à dépenser. Dans une unité fermée, elles cassent, frappent, ou se replient sur elles-mêmes. Ici, elles sont incitées à sortir et à agir ».
Le Dr Daniel Falcinelli, gériatre, ajoute : « La déambulation soulage, diminue l’agitation et l’agressivité chez les patients atteints de troubles neurocognitifs ».
Pascale Krémer indique enfin que « l’impact du village sur les malades (chutes, dénutrition, consommation de médicaments…), leurs proches, les personnels, sera jaugé par des équipes de recherche (Inserm), sous la houlette d’Hélène Amieva, professeur de psycho-gérontologie à l’université de Bordeaux ».
Cette dernière explique que « mettre au centre de l’accompagnement la personne, son bien-être, sa qualité de vie, le maintien de sa participation sociale, tout cela semble de bon sens mais, en sciences, cela ne peut suffire, il faut évaluer ».

Date de publication : 17 juillet 2020

 

 

« Des chercheurs auraient découvert comment l’anxiété naît de la peur »

Antoine Duval indique en effet dans Sciences et Avenir que « dans une étude publiée dans […] NeuroImage, une équipe du Département de Pathologie de l’Université du Nouveau-Mexique (Etats-Unis) et de l’Institut Californien de Technologie (ou Caltech) atteste avoir découvert un lien entre peur et anxiété dans le cerveau des souris ».
« Les expériences menées sont basées sur des analyses comportementales et IRM des rongeurs. Les résultats mettent en avant plusieurs régions du cerveau, déjà stimulées lorsque les souris sont apeurées, toujours dans un état d’activité importante jusqu’à 23 jours après le stimulus originel », explique le journaliste.
Antoine Duval précise que « les chercheurs, menés par la Pr Elaine Bearer, ont manipulé des récepteurs en sérotonine (ou « l’hormone du bonheur », il s’agit d’un neurotransmetteur impliqué dans de nombreuses fonctions) du cerveau d’une partie des souris. En effet, une fois le gène SERT “débranché”, les souris [...], plus vulnérables à l’anxiété et aux expériences effrayantes, ont permis une meilleure analyse IRM et comportementale ».
Le journaliste poursuit : « Pour mettre en avant leurs activités neuronales, les souris se sont vu injecter du manganèse qui, sous sa forme ionique, permet d’ »illuminer » les neurones à l’IRM. Suite à cela, et après quelques jours de rétablissement pour éviter tout stress parasite à l’expérience, les souris ont été exposées à un parfum déclenchant la peur. La molécule TMT (2,3,5-trimethyl-3-thiazoline), sécrétée par les glandes anales du renard, a été utilisée comme facteur d’épouvante pour cette expérience ».
« Des scans IRM ont été effectués avant, pendant et après les expériences. Sur les clichés IRM, l’accumulation de manganèse, et donc les zones de forte activités cérébrales, sont nombreuses. Les chercheurs en dénombrent 45 au total, dont certaines qui sont apparues plusieurs jours après l’expérience traumatisante », relève Antoine Duval.
Il ajoute que « les clichés IRM révèlent également que l’activité de ces zones chez une souris “normale” (non SERT-KO) peut durer jusqu’à neuf jours après l’exposition à l’odeur. Pour une souris prédisposée à l’anxiété, les signaux, bien plus importants, peuvent ne disparaître qu’après… 23 jours ».
La Pr Bearer remarque ainsi : « Nous savons désormais que l’activité cérébrale durant l’anxiété n’est pas la même que lors d’une réponse précise à la peur. Avec l’anxiété, l’activité neurologique est élevée sur plusieurs régions spécifiques du cerveau, et la coordination naturelle entre ces régions est perdue ».
Antoine Duval indique que « parmi ces régions, celles du striatum (structure nerveuse située entre le cerveau et la moelle épinière, impliquée dans les fonctions de motivation et de survie) et du pallidum (structure relais connectée notamment au striatum, et participant au système des ganglions de la base) sont les plus touchées ».
« Le circuit de la récompense du cerveau, constitué notamment des récepteurs en sérotonine, est également atteint lors d’une expérience anxieuse, ce qui était totalement ignoré des spécialistes jusque-là »,relève le journaliste.
Il conclut que « ces découvertes permettront à l’avenir de mieux dépister les syndromes post-traumatiques et épisodes d’anxiété chez l’humain, et pourquoi pas aboutir à des traitements plus ciblés et donc plus efficaces ».

Date de publication : 20 juillet 2020

 

 

« Violences faites aux femmes : que va changer la levée du secret médical ? »

Le Parisien note qu’« il existe désormais une nouvelle exception au secret médical. Définitivement adoptée mardi par le Sénat, après son approbation la semaine dernière par l’Assemblée nationale, la proposition de loi pour «protéger les victimes de violences conjugales» prévoit notamment la possibilité de lever le secret médical en cas de «danger immédiat» ».
Le journal se penche sur ce « texte qui a fait l’objet d’âpres débats au Parlement, parce qu’il touche à un pilier de la relation entre le médecin et son patient. Que dit exactement le texte ? Que va-t-il changer ? Qu’en pensent les professionnels de santé et les associations de défense des victimes ? ».
Le quotidien évoque « la mesure la plus controversée de la proposition de loi. […] Dans son article 8, ce texte autorise un médecin – ou tout autre professionnel de santé – à déroger au secret professionnel à deux conditions : s’il «estime en conscience» que les violences constatées sur son ou sa patient(e) constituent un «danger vital imminent» et s’il juge qu’il y a situation d’emprise ».
« Le praticien pourra alors signaler les faits au procureur. Car sur cette question, l’Ordre des médecins a été entendu : il n’y aura aucune obligation. En outre, le praticien devra, à chaque fois, «s’efforcer d’obtenir l’accord de la victime». S’il n’y parvient pas, il devra alors «l’informer» du signalement fait au procureur », explique Le Parisien.
Le journal rappelle que « dans les faits, les médecins doivent déjà lever le secret médical en cas de violence sur enfant et sur personne vulnérable, en vertu de l’article 226-14 du Code pénal. En outre, le code de la déontologie médicale «précise déjà que si le médecin considère que la femme est dans un état d’emprise, et qu’elle est en danger imminent, alors il peut prendre son téléphone et alerter le procureur», souligne le député LR du Lot, Aurélien Pradié ».
L’élu estime que ce texte n’« apporte donc strictement rien à la situation actuelle, si ce sont des complications. Car désormais, le médecin sera tenu de recueillir l’accord de la victime, ou à défaut, l’informer du signalement au procureur ».
Ernestine Ronai, coprésidente de la commission violences du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE), déclare pour sa part : « Quand on veut protéger une femme victime de violences, l’un des objectifs est de lui permettre de reprendre sa vie en main. Sûrement pas de décider à sa place. En l’informant, où en demandant son accord, le médecin ne l’infantilise plus ».
Le Parisien remarque que « tous s’accordent sur ce point : dès que les faits ont été signalés par le professionnel de santé, la réponse du procureur doit être rapide ».
Le journal note enfin : « Qu’en pensent les professionnels de santé ? Après des semaines de débats houleux, le Conseil national de l’Ordre des médecins avait fini par approuver le texte, en décembre, à condition notamment que la levée du secret médical ne soit pas une obligation. Doléances qui ont donc été entendues par le législateur ».
« De son côté, le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes s’est opposé au texte, qui «rajoute de la confusion à un cadre juridique complexe et risque d’être contre-productive», plaidait encore mardi dernier sa présidente Anne-Marie Curat », observe le quotidien.

Date de publication : 23 juillet 2020

 


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