Revue de presse – Février 2008


Source Mediscoop

01 02 08
« Le plan Alzheimer coûtera 1,5 milliard sur cinq ans »
Les Echos, La Tribune
Les Echos observent qu’« avec un mois de retard, Nicolas Sarkozy présente aujourd’hui à Nice le plan Alzheimer, très attendu par les associations et les professionnels ».
Le journal relève qu’« il s’agit du troisième plan en 6 ans. […] Celui-ci se veut nettement plus ambitieux. Il a été élaboré sur la base des travaux de la commission présidée par le Pr Joël Ménard, qui avait remis à l’automne au chef de l’Etat un vaste éventail de remèdes concrets à tous les niveaux – recherche, soins, accompagnement – sans se prononcer sur le coût et le financement de ces actions ».
Les Echos indiquent que « le plan, qui comprend une dizaine de mesures phares (une quarantaine en tout), représentera un investissement d’un peu plus de 1,5 milliard d’euros».
« A l’horizon 2012, le coût annuel sera supérieur à 400 millions d’euros par an, soit la moitié des 850 millions d’euros d’économies devant être générées par les franchises non remboursées sur les soins », poursuit le quotidien. Le journal précise que « parmi les décisions phares (et les plus coûteuses) au niveau de la prise en charge des malades, figure la création de 30 000 places Alzheimer en maison de retraite dans des unités de soins spécialisées qui font aujourd’hui cruellement défaut. Les solutions d’accueil temporaire vont aussi être renforcées, à hauteur de plus de 15 000 places ».
Le quotidien ajoute qu’« un lieu unique d’information et de coordination sera créé dans chaque département. Les personnes les plus malades s’y verront proposer un référent pour assurer l’ensemble du suivi. Ce qui nécessitera des efforts de formation importants ».

La Tribune indique également que « Sarkozy présente à Nice le plan Alzheimer ». Le journal relève que « le chef de l’Etat devrait annoncer notamment le renforcement des consultations mémoire et la création d’un «forfait Alzheimer» à l’intention des médecins traitants ».
04 02 08
« Mise en garde de la FDA sur le Champix ® »
La Tribune
La Tribune indique que « selon la FDA, il apparaît de plus en plus probable que le traitement de sevrage tabagique Champix ® de l’américain Pfizer entraîne des manifestations 1/20 psychiatriques graves, et notamment des suicides ».
Le journal rappelle que « Pfizer a déjà adapté l’étiquetage des boîtes, en mentionnant ces risques ».

Maladie d’Alzheimer : « Le temps, de l’action est venu »
La Croix, La Tribune, L’Humanité
La Croix consacre à son tour un article au plan 2008-2012 contre Alzheimer, présenté par Nicolas Sarkozy, qui « vise à améliorer la qualité de vie des malades et des aidants, tout en stimulant la recherche ». Le journal retient que ce plan, « financé par les franchises médicales, bénéficiera sur 5 ans de 1,6 milliard d’euros, dont 300 millions dès 2008 ».
Le quotidien cite le chef de l’Etat, qui a notamment déclaré : « Je veux que la France soit exemplaire dans la recherche sur cette maladie et dans le traitement des malades. Le temps de l’action est venu ».
La Croix observe que « la première ambition du plan est d’améliorer la qualité de vie des malades et de ceux qui les aident au quotidien », ou encore relève que « comme cela était attendu, un effort particulier devra être mené pour améliorer l’annonce de la maladie ».
Le journal ajoute que « comme prévu, chaque malade pourra disposer d’une «carte de soins et d’information» mentionnant les coordonnées de ses proches et de ses médecins et expliquant la maladie et les traitements en cours ».
« Soumise au secret médical, elle pourra être utilisée par les professionnels de santé amenés à prendre en charge un malade en urgence », poursuit le quotidien. La Croix relève que « l’association France Alzheimer estime que ce plan comporte des «avancées significatives», mais reste «prudente» en attendant sa mise en oeuvre effective ».
« De son côté, le Synerpa, la première fédération de maisons de retraite privées, souligne qu’en termes de création de places et de renforcement de personnel, les annonces faites Nicolas Sarkozy correspondent «exactement» au plan solidarité grand âge annoncé en 2006 par le gouvernement Villepin », continue le journal.
La Tribune aborde également ce plan Alzheimer. Le journal relève entre autres que le président de la République « a annoncé la création d’une «fondation de coopération scientifique» chargée de fédérer la recherche. Une enveloppe de 200 millions d’euros supplémentaire sur 5 ans, directement financés par le budget de l’Etat, y sera consacrée ».
L’Humanité retient pour sa part qu’« alors que le chef de l’Etat affirme financer son plan Alzheimer avec les franchises, les opposants dénoncent «une logique purement financière».

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05 02 08
« Un ronfleur qui ressasse sa colère est en mauvaise santé »Le Monde
Sandrine Blanchard observe dans Le Monde que « dans le domaine de la santé, certains travaux scientifiques ne laissent pas d’étonner ». La journaliste revient ainsi sur cette étude sur « l’impact de la colère enfouie et du
ressentiment sur la mortalité au sein des couples », parue dans le Journal of Family Communication.
Sandrine Blanchard note que « des chercheurs américains ont, de 1971 à 1988, étudié les relations intimes de 192 couples issus de la classe moyenne d’une petite ville du Michigan.
Leurs conclusions ? « Les ménages qui ne parviennent pas à exprimer leur colère ont un taux de mortalité deux fois plus important que ceux où au moins un partenaire extériorise » ». La journaliste se penche en outre sur une étude publiée dans les Archives of Internal Medicine.
« Réalisée en Corée du Sud sur 4 270 personnes de 2001 à 2003, elle affirme que les ronfleurs ont plus de risque de développer une bronchite chronique », indique Sandrine Blanchard.
La journaliste précise : « Au moins 25 % de risques supplémentaires pour ceux qui ronflent six fois par semaine et 68 % pour ceux qui ronflent tous les jours ! Le pire : être ronfleur, non-fumeur et en surpoids ». Sandrine Blanchard remarque que « les chercheurs sud-coréens ont des chiffres mais pas d’explication : « Le mécanisme liant ronflement et bronchique chronique reste largement inconnu… » ».

06 02 08
L’Afssaps met en garde contre la prescription à des enfants ou des adolescents d’antidépresseurs Le Parisien, Le Monde
Le Parisien fait savoir que « l’Afssaps a lancé hier une mise en garde contre la prescription à des enfants ou des adolescents d’antidépresseurs comme le Prozac ® sans surveillance médicale stricte et sans association avec une psychothérapie ». Le journal observe que « pas moins de 10 000 enfants et 30 000 adolescents, soit un cinquième de ceux souffrant de dépression, sont traités chaque année par antidépresseur ». Le Monde remarque également que « l’Afssaps durcit ses recommandations dans la prise en charge de la dépression ».
Le quotidien indique qu’« outre le risque de comportement suicidaire et agressif déjà mis en évidence, l’Afssaps s’inquiète « des effets délétères de la fluoxétine sur la croissance et la maturation sexuelle, en particulier des atteintes testiculaires irréversibles », apparus lors d’une étude préclinique chez le rat juvénile ».
Le journal précise que « deux nouvelles recommandations sont faites aux professionnels de santé. Ainsi, il est préférable que la prescription de fluoxétine chez l’enfant « pendant les périodes pré- et péripubère » soit effectuée « par un psychiatre ou pédopsychiatre » et accompagnée d’ »un suivi de la croissance et du développement pubertaire » ».
« Chez l’adolescent, « pendant la période postpubère », la prescription peut être effectuée par un généraliste avec un suivi « similaire à celui recommandé pour l’adulte » », poursuit Le Monde.

« L’assurance maladie rechigne à admettre la réalité des suicides au travail » Libération
Libération aborde le cas d’un homme qui « s’est pendu dans les toilettes de [son] entreprise », l’été dernier.
Le journal observe que sa compagne « a du mal à contenir ses larmes. […] La CPAM refuse de reconnaître le suicide de son compagnon en accident du travail, et donc de prendre en charge son décès ».
« Des médecins qui avaient suivi son conjoint et différents rapports d’enquêtes avaient pourtant établi des liens entre le suicide et le travail », ajoute le quotidien. Libération note que « la scène n’a rien d’unique : les familles de salariés qui se sont donné la mort au travail doivent souvent batailler pour contester la première décision des CPAM qui, régulièrement, en rejettent la prise en charge ». Le journal relève que « pourtant, une circulaire de la CNAMTS adressée en novembre 2007 aux directions de son réseau rappelle sans équivoque le principe de présomption d’imputabilité, constamment réaffirmé par la jurisprudence ».
Libération indique ainsi que « lorsque le suicide intervient durant le temps et sur le lieu du travail, il doit être reconnu comme accident du travail, sauf si la CPAM peut «établir que les conditions de travail n’ont joué strictement aucun rôle dans la survenue du décès, autrement dit que le décès est dû à une cause totalement étrangère au travail» ». Le quotidien remarque que « fortement symbolique pour les proches des victimes, la reconnaissance d’un suicide en accident du travail a aussi d’importantes conséquences financières : le conjoint a alors droit à une rente viagère égale à 40 % du salaire annuel du compagnon décédé ».
Le journal cite Pierre Chiaradia, secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés, qui indique qu’« il y a un souci de formation des agents et une insuffisante collaboration entre les services administratifs et médicaux des CPAM ».

« Un embryon créé in vitro avec trois parents »
Le Figaro
Le Figaro indique que « des chercheurs de l’université de Newcastle (Angleterre) ont créé un embryon humain comprenant l’ADN d’une femme et d’un homme ainsi que les mitochondries d’une autre femme ».
Le journal note que ces chercheurs « seraient ainsi parvenus à remplacer les mitochondries endommagées de la mère par celles en bonne santé de l’autre femme. Les embryons se sont développés pendant 5 jours, et ont ensuite été détruits ». Le quotidien précise que « les chercheurs ont utilisé 10 embryons qui n’étaient pas utilisables pour la FIV », et relève que « cette avancée […] n’a pas encore fait l’objet d’une publication scientifique ».
Le Figaro observe que « cette première scientifique pourrait, selon les chercheurs, permettre de lutter contre la transmission de maladies génétiques à l’enfant ». Le journal livre les propos du neurogénéticien Patrick Chinnery, qui « souligne que le bébé issu d’un tel embryon n’héritera que des caractéristiques de son père et de sa mère ».
Le Figaro cite en outre un membre du groupe de pression Comment on Reproductive Ethics, Josephine Quintavelle, qui estime pour sa part qu’« il s’agit d’une avancée très risquée et dangereuse et que les chercheurs se sont lancés dans de l’expérimentation sur l’homme ».

« La Cour de cassation reconnaît une existence à tout foetus » Le Parisien, Le Figaro, La Croix
Le Parisien consacre un article à « une décision qui pourrait aller bien plus loin qu’elle en a l’air ».
Le journal observe en effet qu’« hier, dans trois arrêts rendus par la première chambre civile, la Cour de cassation a jugé que, désormais, un foetus né sans vie pouvait être déclaré à l’état civil, quel que soit son poids ou la durée de la grossesse ». Le quotidien note que « jusque-là, l’enfant mort-né devait avoir atteint 4 mois et demi ou
peser plus de 500 g pour pouvoir être considéré comme une personne juridique et bénéficier d’obsèques ».
Le Parisien observe que « cette décision fait bouillir Chantal Birman, vice-présidente de l’Ancic (Association des centres d’interruption de grossesse et de contraception), qui la juge extrêmement dangereuse ». La responsable déclare ainsi : « C’est nier l’histoire de la grossesse qui se construit dans le temps. Les femmes ne peuvent pas vivre avec de tels cimetières dans la tête ! ». Le Figaro relève également qu’« un foetus né sans vie peut être déclaré à l’état civil ». Le journal retient que cet arrêt de la Cour de cassation « permet une meilleure définition du statut du foetus. Les parents pourront désormais lui donner un nom et organiser ses obsèques ».
« Les parents obtiennent aussi la possibilité de bénéficier de certains droits sociaux comme le droit au congé maternité », poursuit le quotidien.

Le Figaro note que « certaines associations comme celles des infirmières, médecins et professionnels de santé catholiques se réjouissent de cet arrêt ». La Croix remarque de son côté que « cette décision fera jurisprudence ».

08 02 2008
« Etat civil pour le foetus : la polémique s’installe » Le Figaro, Libération, La Croix, L’Humanité Le Figaro constate que la décision rendue par la Cour de cassation, qui « a permis à 3 familles plaignantes de donner un état civil à leurs bébés «mort-nés» alors que leur âge et leur poids étaient inférieurs aux 22 semaines et 500 g que l’OMS prévoit dans sa réglementation, […] repose la question du statut juridique du foetus ». Le quotidien remarque qu’il s’agit là d’une « façon d’interpeller le législateur et de le presser de donner un statut juridique au foetus ». Le journal relève cependant que cette décision « rouvre la controverse entre pro et antiavortement ».
Le Figaro observe que « le Mouvement français pour la planning familial se dit «scandalisé», sa secrétaire générale, Maïté Albagly, ayant déclaré qu’« on ouvre une brève [qui] peut, à la longue, mettre en cause l’avortement ».
« A l’inverse, pour Jean Goyard, le président de Droit de naître, qui milite pour le statut juridique de l’embryon au sein de sa mère, cet arrêt est «un bon pas, dans la bonne direction» », note le journal. Le Figaro revient sur « la notion floue d’être vivant », puis livre les propos du Pr Jean- François Mattei, pour qui « cet arrêt ne modifie pas la loi sur l’IVG ». Libération relève également que « la Cour de cassation relance le débat sur le statut du
foetus ». Le journal estime que cet arrêt « ouvre une brèche en faveur des anti-IVG ». Le quotidien note ainsi : « D’un côté, les catholiques à tendance traditionaliste applaudissent des deux mains, tout comme les associations anti-avortement. […] De l’autre bord, les défenseurs du droit à l’avortement, ou plus généralement du droit des femmes, crient au scandale ».
Libération remarque que « si cet arrêt de la Cour pose un tel problème de fond, c’est parce qu’il ignore le seuil des 22 semaines d’aménorrhée autour duquel le deuil périnatal s’organisait jusqu’à maintenant. […] Ce seuil n’existe pas par hasard. Il renvoie à la définition que l’OMS donne à l’enfant viable ».
« En faisant de la sorte fi d’un quelconque délai de gestation, la Cour de cassation ouvre le champ à tous ceux qui rêvent d’une consécration de l’embryon. Et son arrêt est évidemment sujet à récupération », poursuit le quotidien.
La Croix note aussi que « la Cour de cassation relance le débat sur le foetus ». Le quotidien observe que « se trouve reconnue la souffrance qu’entraîne la perte d’un enfant mort-né », ajoutant que « les juges ne créent pas pour autant un «statut de l’embryon», qui remettrait par exemple en cause le droit à l’avortement ».
De son côté, L’Humanité s’interroge : « L’embryon est-il une personne ? ». Le journal livre aussi les propos de Maïté Albagly, qui déclare : « Nous sommes consternés par cette décision. C’est une usine à gaz et on s’interroge sur le bruit de fond qu’il y a derrière ».
L’Humanité livre par ailleurs le point de vue de Martin Winckler, qui note qu’« on ne peut nier l’aspiration des parents à faire le deuil ».

« Un numéro d’écoute pour les jeunes parents » Le Parisien
Le Parisien indique sur près d’une page que « l’association Enfance et Partage lancera, lundi, un numéro vert afin d‘aider les mamans mais aussi les papas à faire face au grand bouleversement qu’est la naissance d’un enfant ».
Le journal observe en effet : « Perdre pied devant son bébé qui pleure, hurle ou fond en larmes parce que rien ni personne ne vous a préparé à un tel désarroi… Quel jeune parent n’est pas, un jour, passé par là ».
« C’est parce qu’il n’existe quasi aucun accompagnement pour faire face au chaos bouleversant de la sortie de la maternité » que l’association lance son service Allo Parents Bébé, note le quotidien. Le Parisien remarque en effet que « selon un sondage TNS Sofres, une femme sur deux est inquiète à l’idée de ne pas savoir pourquoi son bébé pleure et 36 % de celles qui sont mères pour la première fois redoutent de perdre leur calme ». (Numéro vert : 0800 00 34 56, et alloparentsbebe.org)

09 02 08
La fatigue, « la plainte la plus fréquemment exprimée dans une consultation de médecine générale » La Tribune
La Tribune observe sur sa page « bien-être » que « la fatigue est, avec la douleur, la plainte la plus fréquemment exprimée dans une consultation de médecine générale ». « Derrière se cachent de multiples situations, de la plus bénigne à la plus sérieuse », remarque le journal.
Le quotidien revient sur la fatigue « phénomène strictement normal quand elle sanctionne des erreurs comportementales », puis note que « la fatigue devient un vrai symptôme quand le patient s’en plaint, parce qu’elle persiste malgré le sommeil ». « Cela ne signifie pas pour autant qu’elle soit l’expression d’une pathologie grave », précise La Tribune.
Le journal aborde ainsi différentes causes de fatigue, comme la prise de médicaments, un état dépressif ou « les causes organiques, c’est-à-dire toutes les maladies au cours desquelles une fatigue peut se manifester ».
La Tribune rappelle toutefois que la fatigue est « un symptôme qui peut accompagner la plupart des pathologies. […] L’examen clinique et les examens biologiques permettent généralement d’orienter rapidement le diagnostic ».
Le quotidien se penche en outre sur la fatigue chronique, dont la cause est « inconnue à ce jour » et contre laquelle « aucun traitement n’existe à ce jour ».

« Le jeûne est à la mode » Le Parisien, Libération
Le Parisien remarque en effet que « cette méthode pratiquée depuis la nuit des temps fait son grand retour chez les stressés de la vie urbaine ». « Partout en France, des milliers d’adeptes participent à des stages de jeûne pour soigner leur bien-être physique et mental », ajoute le journal. Dans le cadre du Salon du bien-être, à Paris, le quotidien cite « le pape du jeûne », Gisbert Bölling, créateur de l’association Jeûne et randonnée, qui estime que « c’est une question de bon sens ! Combien de médecins de famille disent encore à leurs patients «restez au chaud avec une bonne diète et vous irez mieux» ! » « Notre nature nous permet de faire des réserves pour l’hiver pour pallier les temps de disette. Mais maintenant que nous vivons dans l’abondance permanente, notre corps continue à stocker ces calories en trop », poursuit le responsable. Le Parisien précise toutefois à ses lecteurs : « Ne vous lancez pas sans surveillance médicale.
Le journal rappelle ainsi que « les contre-indications sont nombreuses : les femmes enceintes et allaitantes, les personnes sous traitement médical ou de plus de 65 ans, les patients atteints de maladies cardiovasculaires, de diabète… ».
De son côté, Libération note que « l’hiver, l’homme est un animal qui grossit. D’un à trois kilos en moyenne ».
Le quotidien cite Dominique-Adèle Cassuto, endocrinologue et nutritionniste, qui indique que « pour se protéger du froid, on a tendance à augmenter les quantités et privilégier les lipides ».
« Nos habitudes alimentaires sont le fruit de plusieurs siècles d’histoire collective. Le problème, c’est que notre mode de vie a changé. Entre le bureau, le métro et la maison, on a rarement froid pour la plupart d’entre nous. C’est donc par réflexe, par habitude, et pas parce qu’on en a besoin, qu’on mange plus l’hiver », continue la spécialiste.
Libération relève en outre qu’en hiver, « on se fatigue » et « on déprime », le journal relevant que « l’énergie semble avoir disparu avec la chaleur et la lumière du jour ».

12 02 08
Plan Alzheimer : « L’Académie de médecine s’inquiète »
La Croix
La Croix observe que l’Académie de médecine « déplore » le fait que « le plan Alzheimer du gouvernement n’ait prévu ni création d’une banque nationale de tissus humains ni mesures pour inciter au don de cerveaux ».
Le journal note que « la recherche sur le tissu cérébral pathologique est pourtant primordiale dans l’étude de la maladie ».
« Mais pour l’instant, les collections de cerveaux sont insuffisantes, tout spécialement de cerveaux sains servant de témoins », poursuit La Croix. Le quotidien observe ainsi que « sur les 130 cerveaux prélevés grâce aux associations, il n’y a que 3 cerveaux témoins quand il en faudrait 10 fois plus, estime l’Académie ».

Un film documentaire « a suscité une kyrielle de réactions dans la psychiatrie »
Libération
Libération revient sur la « sortie du très beau documentaire de Sandrine Bonnaire sur sa soeur autiste ».
Le quotidien constate que depuis 2 semaines, « une kyrielle de réactions a agité le monde de la psychiatrie publique. Des réactions de soutien, de colère, d’agacement, mais toutes sonnent comme des signaux d’alarme ». « Non pas une onde de choc, mais un vrai courant d’air, salutaire et un rien réconfortant », ajoute le journal.
Libération relève notamment que « Roselyne Bachelot a appelé la réalisatrice pour la rencontrer », la ministre déclarant : « Ce film de Sandrine Bonnaire est important, et je partage son combat. Mais je voudrais insister que ce n’est pas seulement un problème d’argent, ni de moyens. Aujourd’hui, des efforts sont faits, et le plan santé mental avance ».
Le journal cite le Pr Claude Got, « un des sages de la santé publique en France, [qui] se montre plus circonspect ».
Le spécialiste déclare ainsi : « J’ai lu dans Libération : « La psychiatrie publique est laissée à l’abandon ». Ce qui est inexact, si l’on n’explique pas pourquoi on a laissé la grande majorité des psychiatres se diriger vers un secteur privé plus rémunérateur, alors que nous avons le plus grand nombre de psychiatres par habitant en Europe ».
Libération relaie également la réaction du Dr Claude Jeangirard, fondateur de la clinique Le Chesnaie, « haut lieu de la psychothérapie institutionnelle », qui observe : « C’est le manque d’effectifs qui est directement la cause [de la situation de la psychiatrie publique]. Il y a autre chose qui nous atteint tous. La psychose, c’est indicible. La psychose est une impossibilité à dire… Et pourtant le psychotique est un être humain, il nous parle. […] Mais voilà, c’est toute la société qui n’entend rien ».

14 02 08
« Le plan Alzheimer ne fait pas l’unanimité »
La Croix, L’Humanité
La Croix indique en effet que « les professionnels de la prise en charge des personnes âgées jugent insuffisants les moyens alloués », qui sont de 1,6 milliard d’euros sur 5 ans. Le quotidien cite notamment Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées, qui remarque : « On ne peut que se féliciter que ce plan soit porté par le président de la République. [Mais] pour se mettre au niveau de nos voisins
européens, il faudrait doubler le nombre de professionnels au service des personnes âgées à domicile ou en établissements. Ce qui supposerait d’engager 5 à 6 milliards d’euros ». La Croix aborde un « autre sujet d’inquiétude : le reste à charge pour les malades et leurs familles », ou encore note : « Un point «positif», en revanche, est la volonté de «professionnaliser» tous les acteurs de la prise en charge, en particulier les soignants ». L’Humanité note aussi que « le compte n’y est pas », observant que « si le gouvernement prend en compte les demandes des familles et des personnels, les financements demeurent insuffisants ».

15 02 08
« Le téléphone portable stresse les tomates » Le Point numéro 1848
Le Point rend compte d’une « expérience inquiétante ». Le magazine indique en effet qu’« à l’université de Clermont-Ferrand, des chercheurs ont aspergé des plants de tomates avec des ondes électromagnétiques semblables à celles émises par le téléphone portable ».
« Après dix minutes de ce traitement, les «cobayes» se sont mis à produire des molécules de stress », observe l’hebdomadaire. Le Point cite Gérard Ledoigt, responsable de l’Equipe de recherche sur la transduction et l’autosurveillance cellulaire, qui a mené l’étude, qui note que « les plantes se sont défendues comme si elles avaient été blessées ou abîmées par du gel ou par une forte canicule ».
Le chercheur en biologie cellulaire relève que « jusqu’à présent, on n’imaginait pas que les ondes électromagnétiques pouvaient induire des modifications sur les cellules vivantes », et ajoute que « cellules végétales et humaines sont proches ». Le Point indique qu’« il y a quelques mois, l’Ertac a lancé une nouvelle étude, cette fois sur les cellules souches de la peau. Sauf que l’Agence d’évaluation de la recherche et de
l’enseignement a annoncé la dissolution du laboratoire… ».

18 02 08
« Les bars à oxygène débarquent » Le Parisien
Le Parisien indique en effet que ce « nouveau concept vient de débarquer à Paris après avoir déjà fait tourner la tête de tout le reste de la planète ». « Antifatigue, antistress, antidéprime, euphorisant et décontractant », le journal observe que « vendu comme un «remède» destiné aux citadins en manque de tonus, et de vitalité qui subissent au quotidien la pollution et le bouillonnement de la ville, le bar à oxygène promet un effet coup de fouet en 10 minutes d’inhalation ». Le quotidien explique que « pour inhaler l’oxygène, on utilise un humoir, petit embout de
plastique qu’on fixe sous le nez ». Le Parisien précise qu’on peut ainsi humer « de grandes rasades d’oxygène concentré à 95 %, là où dans l’air ambiant le taux normal ne dépasse jamais les 20 % », imprégnées de
diverses huiles essentielles.
Le journal livre « l’avis des médecins ». Le quotidien relève que « les spécialistes restent perplexes », remarquant : « Tout juste sait-on qu’à partir de certaines concentrations (au-delà de 99,5 %), où l’oxygène est réservé à l’usage médical, et sur de longues durées d’exposition (à partir de 6 heures), l’oxygène peut présenter des risques pour les poumons et le système nerveux central ». Le Parisien cite le Pr Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpêtrière, qui « estime que «cela ne peut pas faire de mal» si les règles d’hygiène sont respectées ».
« Le danger viendrait plutôt des huiles essentielles à utiliser avec précaution », poursuit le journal.
Le quotidien note par ailleurs que « l’Afssaps recommande la vigilance sur les allégations santé de ces bars, certains cocktails se vantant de lutter contre les maux de tête ou le rhume… ».

« Comportements suicidaires en baisse durant la canicule de 2003 » Le Figaro
Le Figaro rend compte sur quelques lignes d’une « étude comparative des dossiers des patients reçus au service psychiatrique de l’hôpital Tenon (Paris) », menée par Delphine Morali et publiée dans La Presse médicale.
Le journal cite ce travail, qui fait savoir que « pendant la canicule [de l’été 2003], le nombre de comportements suicidaires a été significativement réduit : il représentait 12,3 % des consultations d’urgence psychiatrique, contre 25 % en 2002 sur la même période (août) ». Le Figaro précise qu’« à l’inverse, dans le même temps, le nombre d’hospitalisations en psychiatrie avait pourtant augmenté », ajoutant qu’« une fois passé les 3 semaines de
canicule, le nombre de comportements suicidaires est revenu à sa moyenne habituelle ». Le quotidien observe que « le même phénomène a été observé à New York, lors des attentats du 11 septembre ».
« Il confirme, selon les auteurs, «qu’une plus forte cohérence sociale réduit certaines formes de détresse psychique» », indique le journal.

« Comprendre et vaincre la dépression » Sciences et Avenir numéro 732
C’est ce que titre Sciences et Avenir sur sa Une. Le magazine observe en effet dans un dossier que « le fonctionnement d’un cerveau déprimé est aujourd’hui mieux compris grâce aux neurosciences. Et la panoplie des traitements – médicaments et psychothérapies – s’élargit ». Le mensuel relève notamment que « des études américaines ont précisé les zones cérébrales activées dans les moments de bien-être mental ».
« Une piste pour soigner les périodes plus sombres ? », s’interroge Sciences et Avenir. Le magazine explique en outre « comment reconnaître une dépression », rappelant qu’« il n’y a pas une dépression, mais plusieurs, très différentes les unes des autres », ou encore remarque que « les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes, et tous les âges sont concernés ».
Sciences et Avenir consacre 4 pages à la « panoplie de nouveaux traitements », relevant notamment qu’« une molécule, l’agomélatine, encore à l’étude, agit en régulant l’horloge interne du malade. Et sans les effets secondaires des précédentes classes d’antidépresseurs»

19 02 08
Cannabis : « Fumette junior, risque majeur » Libération
Libération revient sur les derniers chiffres de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, observant que « la France, si répressive, se trouve parmi les plus gros consommateurs de cannabis en Europe, avec 1,2 million d’usagers réguliers (plus de 10 fois par mois) et 550 000 usagers quotidiens ».
Le journal indique qu’une analyse portant sur les usagers les plus jeunes de « diverses substances psychoactives en Europe et en France », publiée dans Médecine Sciences, « démontre les liens entre précocité des premières expériences et risque d’addiction, notamment au cannabis ».
Libération livre un entretien avec le coauteur de cette étude, François Beck, sociologue et statisticien au Cesames (Centre de recherche psychotropes, santé mentale, société, CNRSInserm- Université Paris-V).
Le spécialiste de l’épidémiologie des drogues déclare notamment : « Nous avons essayé de comprendre l’évolution des consommations entre 11 et 18 ans. […] La précocité est un très mauvais signe. 58 % des jeunes de 17 ans qui déclarent avoir fumé leur premier joint avant 12 ans fument quotidiennement du cannabis, alors que seuls 3 % de ceux qui ont commencé à 16 ans en fument tous les jours ».
« Certes, rares sont les jeunes qui goûtent au cannabis avant 12 ans. […] Mais il n’en demeure pas moins que la précocité est un indicateur fort de situation à risque », poursuit François Beck.

20 02 08
« La conscience professionnelle jusqu’au suicide »
Libération
Libération note à son tour que « près de Boulogne-sur-Mer, un médecin s’est donné la mort, estimant avoir commis une erreur de diagnostic ». Le journal indique que le Dr Jean-Jacques Fougeron, généraliste au Portel, « s’est suicidé le mardi 5 février, dans sa salle de bains, après une nuit blanche passée à tourner et à retourner le problème avec sa femme. La veille, un de ses nouveaux patients, un homme d’une quarantaine d’années, avait été victime d’un infarctus, juste après une consultation chez lui. Un cas indétectable, ses confrères en mettraient la main au feu ».
« Analyse confirmée par le procureur de la République, Gérald Lesigne : les troubles n’étaient pas «immédiatement décelables» », poursuit Libération. Le quotidien cite notamment Laurent Feutry, maire du Portel et également médecin
généraliste, qui remarque : « Voilà un médecin près de la retraite, qui regarde son passé avec sérénité. Puis il reçoit un coup de téléphone d’un proche de ce patient, qui lui aurait

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tenu des propos lui faisant craindre une judiciarisation du dossier ». De son côté, le président de l’Ordre des médecins du Pas-de-Calais, Marc Biencourt, déclare : « Il y a un mal de vivre de la profession. Certes, notre confrère s’est culpabilisé à outrance, et je pense que son degré de surmenage a été mal évalué par son entourage. […] Mais 12 heures de consultation non-stop provoque un stress, qui est de plus en plus difficile
à supporter quand on vieillit et que les capacités de travail diminuent ». Libération indique que le praticien « pointe le taux de suicides dans la profession : 14% au lieu de 4 % dans la population globale », et « demande un suivi médical des médecins libéraux, dans un environnement spécifique qui leur garantit l’anonymat ».

21 02 08
« Les hommes consomment plus d’alcool, les femmes plus de psychotropes » La Croix
La Croix indique que « l’Insee publie une vaste enquête sur les différences hommesfemmes, […] dans des domaines aussi divers que la santé, l’emploi, les salaires ou l’éducation ».
Le journal se penche sur le volet santé de l’enquête, notant que « l’organisme présente un éclairage particulier et riche d’enseignements de la consommation des substances psychoactives, alcool, tabac, cannabis et psychotropes, en s’appuyant sur le baromètre santé 2005 de l’Inpes ».
La Croix cite ainsi cette étude de l’Insee, qui remarque que « l’usage régulier de substances psychoactives est davantage un comportement masculin. Seule exception à cette règle, la consommation de médicaments psychotropes, majoritairement féminine ».
Le quotidien précise que « l’âge, le milieu social et l’exercice d’une activité professionnelle ont également une forte influence » sur les comportements. Le journal observe ainsi que « si les hommes sont de plus grands buveurs, l’écart avec les femmes se réduit avec l’âge. De même, pratique jeune et masculine, l’usage du cannabis
s’effondre avec l’âge ». La Croix ajoute que « chez les hommes, plus on monte dans l’échelle sociale, moins on
consomme de substance psychoactives. […] Les femmes font le chemin inverse : l’usage de ces produits augmente avec la position sociale ». Le quotidien cite Stéphane Legleye, de l’Observatoire des drogues et des toxicomanies, qui
note : « On peut supposer que plus les femmes montent dans l’échelle sociale, plus elles ont les moyens de transgresser les stéréotypes et de masculiniser leur consommation ».(Etude consultable sur le site de l’Insee)

25 02 08
De plus en plus de médecins « victimes de «burn out» » Le Figaro
Le Figaro observe que les médecins généralistes « expriment un malaise persistant face à des conditions de travail dégradées, qui acculent certains d’entre eux au burn out, l’épuisement professionnel ».
Le journal note que « le récent suicide d’un généraliste du Nord-Pas-de-Calais […] illustre tragiquement la pression à laquelle la profession est soumise ». Le quotidien cite Thierry Le Brun, vice-président de MG-France, qui remarque : « On note de plus en plus de cas de burn out, et les taux de suicide sont deux fois plus élevés que
dans le reste de la population ». Le Figaro relève que le responsable « constate aussi «les divorces plus fréquents» et, chez les femmes médecins, un taux de bébés prématurés «plus élevé que dans le reste de la
population» ».
« Les rasions selon lui : «toujours plus de travail, mais sans aide des pouvoirs publics et sans reconnaissance» », poursuit le journal. Le quotidien cite en outre la socioanthropologue Anne Vega, qui précise que « selon la
clientèle que l’on a, le lieu où l’on exerce, le capital dont on dispose pour s’installer, tout change. Les cas d’épuisement professionnel touchent plutôt des médecins ne triant pas leurs patients, exerçant dans des zones isolées ou des banlieues défavorisées ».

« L’interdiction de fumer dans les lieux publics produit déjà des effets sur la santé »
La Croix
C’est ce que remarque La Croix, qui note que « depuis janvier, les admissions aux urgences pour infarctus du myocarde ont baissé de 15 % » par rapport à janvier 2007. Le journal ajoute qu’« une baisse du même ordre est relevée concernant les admissions pour accident vasculaire cérébral ».
La Croix indique que ces données « spectaculaires » ont été communiquées par le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpêtrière, « missionné par le ministère de la Santé pour conduire cette surveillance ».
Le praticien précise cependant qu’« il n’y a pas encore de certitude absolue et nous devrons encore attendre quelques mois pour confirmer la tendance ». (Etude disponible sur le site de La Croix)

26 02 08
« En Argentine, la téléréalité lutte contre l’obésité » La Croix
La Croix consacre un article à une émission de téléréalité argentine, intitulée « Question de poids » [sic], dans laquelle « les participants [tous obèses] doivent perdre des kilos pour rester en course ».
Le journal précise que « le gagnant, élu par les téléspectateurs à la fin de l’année, se verra offrir de l’argent ou un appartement ». Le quotidien explique que « le programme, durant lequel des reportages sont présentés, est diffusé du lundi au vendredi pendant une heure et demie. […] Tous les jours, les participants […] se rendent à la clinique d’Alberto Cormillot, un célèbre nutritionniste. Pas de chirurgie au programme : le traitement repose sur la diète et l’exercice physique, sous contrôle médical et psychologique ».
La Croix observe que « pour ceux qui réussissent, l’adaptation à la nouvelle silhouette est parfois difficile », et se penche sur « ceux qui quittent le programme ». Le journal cite le nutritionniste, qui déclare que « tous ont accès à vie à ma clinique, gratuitement ».
La Croix note ainsi qu’« un des buts de l’émission [est de] changer les mentalités dans un pays où 49,5% de la population est concernée par l’obésité ».

27 02 08
« Et si le Prozac n’avait aucune efficacité ? » Le Parisien, Le Figaro
C’est ce que se demande Le Parisien. Le journal rend compte d’une étude britannique publiée hier dans Plos Medicine, relevant que « le Prozac et ses semblables ne seraient pas plus efficaces contre la dépression que…
le sucre ! ».
Le Parisien explique que « les chercheurs de l’université de Hull (Yorkshire) ont réuni, afin de les comparer, diverses enquêtes publiées ces dernières années concernant plusieurs antidépresseurs de la même famille comme Prozac, Effexor ou encore Deroxat ».
« Mais les scientifiques anglais ne se sont pas arrêtés là puisqu’ils ont réussi à mettre la main sur des études non divulguées jusque-là par les laboratoires fabriquant ces médicaments », poursuit le quotidien.
Le Parisien note ainsi que « sur les personnes légèrement dépressives, les effets de ces antidépresseurs sont similaires à ceux de molécules placebo remplies de sucre. Les «pilules du bonheur» sont significativement plus efficaces que les gélules sucrées uniquement lorsqu’elles sont administrées à des dépressifs sévères ».
Le journal cite le Pr Maurice Ferreri, chef du service de psychiatrie de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, qui remarque que ces résultats « ne sont pas si éloignés de ce que recommande en France la Haute Autorité de santé. Les médicaments ne doivent être administrés que lorsqu’il y a une dépression caractérisée ».
Le praticien observe toutefois que « trop d’antidépresseurs sont donnés sans raison à des non dépressifs. Et trop de dépressifs sévères n’ont pas de traitements ». Le Figaro note également sur sa Une que « l’efficacité du Prozac [est] remise en question ». Le quotidien relève que les résultats de cette étude « n’étonnent pas le psychiatre Michel Patris qui préconise aux médecins de «moins prescrire» ».
Le journal publie ainsi un entretien avec le chef de service de psychiatrie au CHU de Strasbourg, qui déclare notamment que ces résultats « ne m’étonnent pas » et indique qu’« il faut avant tout accompagner les patients et ne pas leur faire croire qu’une simple petite pilule résoudra leurs difficultés ».
Le Figaro retient en outre que « les laboratoires ne publient que les études donnant des résultats positifs. L’efficacité des médicaments est donc largement exagérée ».

28 02 08
« Roselyne Bachelot dévoile son plan pour les jeunes » Libération, Le Figaro, Le Parisien, La Croix
Libération note en effet que « la ministre de la Santé a présenté, hier, les grandes lignes du plan «santé jeunes», qui vise d’abord à prévenir les conduites à risques, par la lutte contre l’anorexie, la promotion des bonnes habitudes alimentaires et la lutte contre les pratiques addictives comme l’alcool ».
Le journal remarque notamment que « la vente d’alcool devrait être purement et simplement interdite aux mineurs. […] Le plan reprend aussi les annonces de la ministre, visant à supprimer la publicité pour certains produits alimentaires en marge des émissions destinées aux enfants ».
« Il reprend aussi des annonces visant à faire appliquer réglementairement, pour la prochaine rentrée, des recommandations nutritionnelles dans les cantines », ajoute le quotidien.
Libération note en outre que « pour les jeunes mannequins, Roselyne Bachelot envisage d’imposer des seuils pour le poids et l’indice de masse corporelle, vérifiés lors des visites médicales obligatoires ».
Le journal relève que « des mesures seront prises pour aider les étudiants et les jeunes les plus vulnérables grâce à la généralisation des «maisons des adolescents» dans tous les départements d’ici à 2010 ».
Libération indique par ailleurs qu’« à partir du 1er janvier 2009, le plan prévoit d’ouvrir à tous les jeunes de 16 à 25 ans une consultation annuelle de prévention gratuite, chez le médecin généraliste de leur choix ».

La Croix aborde aussi ce plan « santé jeunes », qui « vise à prévenir les conduites à risque ».
Le journal retient la « consultation médicale annuelle et gratuite pour les 16-25 ans », ou encore note qu’au sein des « maisons des adolescents », « il sera créé une équipe mobile pluridisciplinaire pour aller au-devant des jeunes qui sont mal dans leur peau, mais ne franchissent pas spontanément les portes de l’institution ». La Croix aborde toutefois « un gros manque : le plan n’évoque ni l’engorgement des centres médico-psychologiques, ni le besoin de lits d’hospitalisation pour les jeunes en mal-être ». Le quotidien indique que « le gouvernement promet de s’y atteler dans une deuxième étape».
Le Figaro titre quant à lui un article : « Un plan antialcool et cannabis pour les jeunes ». Le journal retient en effet que « les mesures présentées par la ministre de la Santé prévoient un test de repérage de l’usage régulier de cannabis ». Le quotidien rappelle que « la consommation de cannabis a fortement augmenté entre 1993 et 2003. […] La consommation d’alcool est, elle aussi, devenue problématique chez les jeunes ».
Le Figaro observe par ailleurs que « même si la France est plus épargnée que ses voisins en ce qui concerne l’obésité, nous sommes sur une pente ascendante », ou encore note que « le ministère de la Santé propose de créer un délit pour les supports médiatiques faisant l’apologie de l’anorexie ».

« Stress au travail – L’état d’urgence » L’Express numéro 2956
L’Express constate en effet dans un dossier que « la souffrance des salariés devient un enjeu majeur ».
« Pour le gouvernement, d’abord : Xavier Bertrand veut ouvrir le dossier et attend un rapport. Pour les entreprises, ensuite: elles commencent à peine à prendre le mal à la racine », poursuit le magazine. L’Express indique ainsi que « les deux experts qui s’apprêtent à remettre un rapport sur le stress au travail proposent plusieurs pistes en avant-première ». L’hebdomadaire relève notamment que Philippe Nasse, statisticien et vice-président du Conseil de la concurrence, et Patrick Légeron, psychiatre et patron du cabinet de conseil Stimulus, « proposent de «construire un indicateur national neutre, transversal et scientifique pour mesurer l’ampleur du problème en combinant approche ergonomique et regard médical» ».
Le magazine ajoute que « le rapport propose le lancement d’une campagne nationale d’information consacrée au stress, relayée dans les branches professionnelles et dans les entreprises ».
L’Express note en outre que « les rapporteurs prônent la méthode douce. Pas question de légiférer sur le stress. «En revanche, les pouvoirs publics doivent pousser les entreprises à s’intéresser davantage aux risques psychosociaux, souligne Patrick Légeron. A eux de revaloriser le rôle des acteurs de l’entreprise qui se trouvent en première ligne: les médecins du travail, les DRH, les CHSCT, etc.» ».
L’hebdomadaire rappelle que « des travaux scientifiques le démontrent: le stress peut provoquer certaines pathologies. Les facteurs de risque sont repérables ».

« Un nouveau drame relance le débat sur l’euthanasie »
Le Figaro, La Croix
Le Figaro consacre un article à Chantal Sébire, 52 ans, « en sursis depuis qu’elle souffre d’un esthésioneuroblastome, une tumeur évolutive des sinus et de la cavité nasale ». Le journal indique que « cette maladie orpheline (seuls 200 cas ont été recensés dans le monde en 20 ans) et incurable la défigure et lui cause d’insupportables douleurs. Après le goût, puis l’odorat, elle vient de perdre la vue ». Le quotidien remarque que « refusant de «devenir un légume»et demandant «à partir sereinement», Chantal a lancé un appel au secours auprès des médias et du président de la République pour qu’une loi sur l’euthanasie soit votée ».
Le Figaro note que cette « démarche relance le débat sur «le droit de mourir dans la dignité» ».
Le journal observe que « libre de ses gestes, […] Chantal refuse catégoriquement le suicide. Pour «cette battante qui veut terminer la tête haute, ce serait une capitulation face à la maladie», explique [son médecin traitant] le Dr Emmanuel Debost. […] «Elle veut rester lucide jusqu’au bout et demande, pour ce faire, que le corps médical l’accompagne dans sa volonté» ».
Le Figaro relève cependant que « Chantal se dit aujourd’hui dépassée par l’impact médiatique naissant de son témoignage ». Le journal en profite pour noter que « depuis le cas Vincent Humbert, la fin de vie crée la polémique », observant que « les opposants à l’euthanasie demandent le développement des unités de soins palliatifs, alors que ses partisans réclament une «aide active à mourir»

29 02 08
Prozac ou Seroxat : « Des résultats certains pour les cas sévères »
Libération, L’Humanité
Libération revient sur « l’étude qui a fait grand bruit, indiquant que les antidépresseurs de nouvelle génération,  comme le Prozac, seraient sans effet ». Le journal note qu’« hier, l’Afssaps a indiqué qu’elle «avait pris  connaissance de cette métaanalyse qui n’apporte pas d’informations fondamentalement nouvelles sur l’efficacité des
antidépresseurs, et ne remet pas en cause leur balance bénéfices-risques» ». Le quotidien livre un entretien avec Bruno Falissard, psychiatre et directeur de recherche à l’Inserm, qui s’interroge : « Pourquoi tout ce tintamarre sur quelque chose que tout le monde sait ? ».
Le professeur de santé publique remarque que cette étude « montre que les antidépresseurs de nouvelle génération donnent des résultats certains pour les dépressions sévères, ce que tous les cliniciens savaient. […] Quant aux personnes souffrant d’une dépression légère, il n’y a pas ou peu de résultats, pas plus en tout cas que le placebo. Mais les psychiatres le savent aussi ».
Bruno Falissard déclare qu’« il faut sortir du manichéisme, et ne pas occulter la très grande difficulté de tirer des conclusions claires. Car dans ces essais, peut-être plus que dans d’autres, il y a une infinité de biais ».
Le psychiatre ajoute que si le bruit généré par cette étude « pouvait faire en sorte que les psychothérapies aient un peu plus de place, et les antidépresseurs un peu moins, tout cela n’aura pas été inutile ».

L’Humanité aborde également ces « pâles antidépresseurs ». Le journal rappelle que la France en est « le premier consommateur au monde ». Le quotidien relaie lui aussi la réaction de l’Afssaps, qui observe que « l’effet placebo peut avoir une certaine efficacité dans le traitement de la dépression d’intensité légère ». L’Humanité continue de citer l’Afssaps, qui note que « l’efficacité des antidépresseurs dans la prise en charge de la dépression d’intensité modérée à sévère est réelle, bien que modérée en moyenne sur l’ensemble des patients ».
« Comprenne qui pourra », remarque L’Humanité.


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