Revue de presse Mai 2008


Source Mediscoop

05 05 08

« Le stress du début de semaine, un «fléau mondial» »
Libération, Le Monde
Libération se penche sur les « 50 % de salariés français qui souffrent de troubles du sommeil dans la fameuse nuit [du dimanche au lundi], selon une étude menée sur 24 224 salariés par le groupe Monster ».
Le journal ajoute que « la France se situe en deçà de la moyenne mondiale avec ses 61 % de stressés du dimanche soir. Gagnants, les Etats-Unis et l’Angleterre, où 70 % des salariés avouent être frappés par le stress du travail dans la nuit de dimanche ».
Le quotidien s’intéresse ainsi à ce ««trouble dysphorique du lundi matin», pathologie méconnue dont les caractéristiques cliniques observées sur les sujets (au moins deux lundis d’affilée) sont : 1. manque d’énergie ; 2. sentiment de lourdeur ; 3. irritabilité ; 4. difficulté à se concentrer ; 5. repli social ; 6. anxiété ou tension ; 7. bâillements répétés ; 8. ptosis (chute de la paupière) bilatéral, etc. ».
Le Monde relève aussi que « le stress du lundi empêche un salarié sur deux de dormir ».
Le quotidien rappelle que « le manque de sommeil est source d’anxiété et de différents troubles ».

« Nous sommes entrés dans l’ère d’une psychiatrie postmoderne »
Le Monde
Le Monde publie un entretien avec Roland Gori, psychanalyste et professeur de psychopathologie, qui « décrypte l’évolution probable de la santé mentale ».
Le psychanalyste remarque ainsi que « nous sommes entrés dans l’ère d’une psychiatrie postmoderne, qui veut allouer, sous le terme de « santé mentale », une dimension médicale et scientifique à la psychiatrie ».
« Jusqu’à présent, cette discipline s’intéressait à la souffrance psychique des individus, avec le souci d’une description fine de leurs symptômes, au cas par cas. Depuis l’avènement du concept de santé mentale, émerge une conception épidémiologique de la psychiatrie, centrée sur le dépistage le plus étendu possible des anomalies de comportement », continue Roland Gori.
Le psychanalyste ajoute que « depuis l’effacement des grandes idéologies, l’individu se concocte son propre guide normatif des conduites, qu’il va souvent chercher dans les sciences du vivant. Résultat, ce sont les « prophètes de laboratoires » qui nous disent comment se comporter pour bien se porter ».
Roland Gori déclare en outre : « Je ne suis pas certain que les dispositifs de santé mentale aient le souci de soigner, et encore moins de guérir. Ils sont plutôt du côté d’un dépistage précoce et féroce des comportements anormaux, que l’on suit à la trace tout au long de la vie. […] La « nouvelle » psychiatrie se moque éperdument de ce qu’est le sujet et de ce qu’il éprouve. Seul importe de savoir s’il est suffisamment capable de s’autogouverner, et d’intérioriser les normes sécuritaires qu’on exige de lui ».

07 05 08

« Comment naître autrement »
Le Point numéro 1860
Le Point explique sur 4 pages « comment naître autrement ».
Le magazine remarque en effet que « la naissance n’est pas seulement une affaire médicale. […] La preuve aux Pays-Bas, [où] 30 % des femmes accouchent à la maison ».
L’hebdomadaire publie ainsi un reportage réalisé à Amsterdam, où existe un « système qui représente le cauchemar des obstétriciens français, l’idée qu’une naissance «réussie», c’est un enfant et une mère en bonne santé, certes, mais c’est aussi un événement vécu en conscience, si possible dans l’intimité, et surtout pas délégué au corps médical ».
« Un événement dont la douleur, quand elle est supportable, et aussi archaïque que cela puisse sembler à nos oreilles françaises, a sa fonction psychique et physiologique », poursuit Le Point.
Le magazine livre par ailleurs un entretien avec René Frydman, « père scientifique du premier bébé éprouvette », qui « met en garde contre la déshumanisation de nos maternités françaises ».
René Frydman déclare notamment : « Je me bats depuis 10 ans pour l’ouverture de maisons de naissance gérées par des sages-femmes mais adossées à des hôpitaux en cas d’urgence ».
Le Point livre enfin l’avis de Jacques Lansac, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, qui rappelle qu’« un accouchement sans risque, ça n’existe pas. Or les Françaises demandent la sécurité avant tout. Au moindre pépin, les médecins sont d’ailleurs traînés au tribunal ».

13 05 08

« Quand l’hôpital répare l’âme des salariés »
L’Humanité, Les Echos
L’Humanité consacre à nouveau 2 pages à la « souffrance au travail », une « épidémie invisible ».
Le journal remarque ainsi que « le nombre de personnes épuisées par leurs journées de travail ne cesse de s’alourdir », et publie un reportage réalisé au sein de la consultation « souffrance et travail » du centre hospitalier de Créteil (Val-de-Marne).
Le quotidien observe : « Hommes, femmes. Cadres, ouvriers. Jeunes, seniors. Tout le monde est touché ».
L’Humanité s’interroge : « Faut-il soigner l’organisation du travail ? », et livre l’avis de Philippe Davezies, enseignant-chercheur à l’Institut universitaire de médecine et santé au travail de Lyon.
Le spécialiste revient sur le burn-out, qui « se caractérise par l’épuisement des capacités émotionnelles, la perte de l’intérêt et de la sympathie pour celui que l’on est censé aider ainsi que la perte de l’estime de soi », ou encore déclare : « Il faut que les gens redécouvrent leur capacité à communiquer. Cela passe par le rôle des syndicats, garants d’un espace de discussion ».
Les Echos relèvent quant à eux, sous leur rubrique « management », que les maladies professionnelles ont « un impact encore largement sous–estimé ».
Le journal note ainsi dans un dossier que « le nombre de maladies professionnelles reconnues comme telles ne cesse d’augmenter en France. Et, pourtant, il reste bien en deçà de la réalité, du fait d’une sous-déclaration importante ».
Le quotidien aborde « l’obsolescence des critères de reconnaissance, la difficulté à faire la preuve du lien avec l’activité professionnelle… Et un système de tarification qui n’incite pas suffisamment les entreprises à se soucier de prévention, alors que l’environnement de travail se révèle souvent pathogène ».

« Empêcher «l’exil» des enfants autistes »
La Croix
La Croix publie un dossier avec ce titre.
Le journal note en effet que « faute de moyens, entre 3 500 et 5 000 enfants et adultes, autistes ou handicapés mentaux, sont aujourd’hui pris en charge en Belgique ».
Le quotidien observe que « ces enfants et adultes handicapés sont accueillis dans deux types de structures : des établissements médico-sociaux et des écoles spécialisées ».
« Selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales de septembre 2005, environ 3 600 enfants et adultes sont pris en charge dans des établissements médico-sociaux. Actuellement, 25 structures de ce type ont passé une convention avec l’assurance-maladie pour accueillir des enfants venant de France », continue La Croix.
Le journal ajoute que « selon l’Igas, 1 400 enfants français sont pris en charge dans des écoles spécialisées belges ».
Le quotidien se penche ainsi sur « l’insuffisance du nombre de places d’accueil en France », mais précise que « le problème n’est pas uniquement quantitatif. Nombre de parents font en effet preuve d’une grande défiance vis-à-vis des méthodes d’inspiration psychanalytique, encore largement utilisées en France. Ils préfèrent se tourner vers des approches «éducatives» largement développées en Belgique ».
La Croix ajoute que « si les méthodes belges séduisent les familles, les associations restent prudentes ».
Agnès Woimant, vice-présidente d’Autisme France, déclare ainsi : « En Belgique, on trouve le meilleur, mais aussi le pire. La solution ne passe pas par un encouragement à cet exode, mais par la création d’un nombre suffisant de places adaptées en France ».

14 05 08

« Un embryon humain génétiquement modifié a été créé aux Etats-Unis »
Le Monde
Jean-Yves Nau remarque dans Le Monde que selon le Sunday Times, « des scientifiques américains sont récemment parvenus à créer un embryon humain génétiquement modifié ».
« Cet embryon transgénique n’a toutefois pas été transplanté dans un utérus et a été détruit après 5 jours de développement in vitro », précise le journaliste.
Jean-Yves Nau indique que « dirigés par Nikica Zaninovic, les chercheurs, qui travaillent au sein de l’université Cornell de New York, ont eu recours aux techniques de la thérapie génique ».
Le journaliste explique que « l’équipe américaine a mis au point sa méthode chez la souris avant de l’appliquer à l’homme, en dehors de tout objectif thérapeutique direct. Cette expérience a été menée sur un embryon humain conçu initialement dans le cadre d’un programme de procréation médicalement assistée », et relatée dans la revue Fertility and Sterility.
« Les chercheurs annoncent être parvenus à intégrer au sein du génome de cet embryon humain, au moyen d’un vecteur viral, un gène dirigeant la synthèse d’une protéine aux propriétés fluorescentes », continue le journaliste.
Jean-Yves Nau relève que « les chercheurs américains soutiennent que seuls de tels protocoles expérimentaux sont de nature à faire progresser la biologie humaine fondamentale et la compréhension des affections d’origine génétique ».
Le journaliste remarque toutefois que « certains observateurs soulignent les dangers potentiels qu’il y aurait à autoriser ce type de travaux sur des embryons humains. Ils font valoir que les techniques développées permettront bientôt non seulement de corriger des anomalies génétiques mais aussi de modifier, à des fins non thérapeutiques, les performances d’un organisme humain ».
Jean-Yves Nau ajoute que « des expériences similaires pourraient bientôt être menées au Royaume-Uni ».

16 05 08

« Un test génétique pour choisir les embryons humains les plus viables »
Le Monde, La Croix
Le Monde annonce en effet qu’« une équipe australo-grecque a mis au point une méthode qui pourrait permettre d’améliorer considérablement les taux de succès des fécondations in vitro », selon un article paru dans Human Reproduction.
Le journal explique que « dirigée par les Drs Alan O. Trounson (université Monash, Clayton, Australie) et Kostas Pantos (Genesis Hospital, Athènes), cette équipe a mené son étude sur un groupe de 48 femmes prises en charge pour des problèmes d’infertilité. […] Les chercheurs ont, par fécondation in vitro, obtenu 153 embryons qu’ils ont cultivés durant 5 jours, jusqu’au stade de blastocystes ».
Le quotidien poursuit : « Vingt-cinq grossesses ont été obtenues, permettant au total 37 naissances. […] Une série d’analyses des caractéristiques génétiques a été pratiquée chez les nouveau-nés. La comparaison de ces données avec les résultats obtenus avant l’implantation a permis aux chercheurs de définir une série de critères génétiques permettant de savoir quels embryons sont les plus aptes à se développer après leur transfert intra-utérin. Il s’agit, pour l’essentiel, de gènes impliqués dans de multiples processus de communication intercellulaire chez l’embryon ».
Le Monde indique que « les auteurs de ce travail estiment que des recherches complémentaires sont nécessaires pour établir les bases objectives de la viabilité des embryons humains et proposer des tests de routine ».
« Ils expliquent que le développement de leur procédé devrait permettre rapidement d’en finir avec les critères subjectifs, le plus souvent morphologiques, qui sont aujourd’hui retenus par les biologistes de la reproduction pour juger de la viabilité embryonnaire », ajoute le journal.
La Croix consacre quelques lignes au sujet, et retient que « cette méthode, qui pose un grave problème éthique, pourrait améliorer les résultats des FIV

« Les enfants autistes ne seront plus oubliés »
Le Parisien, La Croix, Libération
Le Parisien indique en effet sur près d’une page que Roselyne Bachelot et Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité, « annoncent de concert [aujourd’hui] les mesures du plan Autisme 2008-2010. Un programme d’action très attendu, qui devrait donner un coup de balai dans ce secteur en complète déshérence ».
Le quotidien retient que « le plan Autisme met pour la première fois en avant les méthodes «comportementales» et prend ses distances avec l’approche psychiatrique et psychanalytique de la maladie ».
Le Parisien note ainsi que « ce plan va permettre aux familles de disposer d’un choix plus large, en diversifiant les modes de prise en charge, en expérimentant des types de structure nouveaux ».
Le journal ajoute que « le plan prévoit de combler le retard en matière d’accueil et doit créer au moins 2 800 places supplémentaires spécifiquement dédiées ».
Le quotidien observe enfin que « le plan doit améliorer le diagnostic, en faisant en sorte qu’il soit rendu moins tardivement (actuellement, il n’est guère donné avant l’âge de 3-4 ans) ».
Le Parisien brosse en outre le portrait de Tom, 9 ans, qui il y a 5 ans a été diagnostiqué « autiste sévère et attardé mental » et qui, « après 2 ans de traitement spécial à la maison avec un psychologue formé, est [maintenant] premier de sa classe de CE2 ».
De son côté, La Croix dresse le portrait de Jonathan, 23 ans, « stagiaire dans une entreprise informatique », qui « malgré l’autisme, essaie de vivre comme les jeunes de son âge ».

Grèce : une fillette de 9 ans opérée d’un « fœtus parasite »
Le Parisien
Le Parisien fait savoir qu’« une fillette de 9 ans a été opérée hier à Larissa, en Grèce, d’un «fœtus parasite» présent dans son corps depuis sa naissance ».
Le quotidien relève que « les médecins grecs ont indiqué avoir retiré du corps de l’enfant un embryon de corps de 6 cm où l’on pouvait «distinguer des cheveux et des yeux» ».
Le journal précise que « le «fœtus in fœtus» constitue une anomalie rare, pouvant se produire lors de grossesses gémellaires où le bébé se développe en portant le fœtus parasite de son jumeau ».

19 05 08

Gestation pour autrui : vers une « légalisation de cette pratique » ?
La Croix
La Croix observe en effet que « le groupe de travail du Sénat sur la gestation pour autrui pourrait s’orienter vers la légalisation de cette pratique ».
Le journal livre un entretien avec la sénatrice Michèle André, qui « rendra fin juin un rapport sur les mères porteuses ».
La sénatrice indique notamment que « le groupe s’oriente vers l’idée qu’il faut légiférer pour autoriser les mères porteuses et encadrer cette pratique ».
« Notre conviction, c’est qu’il faut aider les couples qui, en raison d’un problème médical comme l’absence d’utérus chez la femme, ne peuvent pas avoir d‘enfant et sont dans une grande souffrance », poursuit Michèle André.
La sénatrice remarque en outre qu’« il y a actuellement en France des enfants qui vivent dans un flou juridique, leurs parents ayant eu recours à une mère porteuse à l’étranger. […] Nous ne pouvons pas les laisser ainsi ».
Michèle André déclare par ailleurs que ce groupe de travail du Sénat « préfère que l’enfant soit issu des gamètes des parents intentionnels », ou encore note qu’« il faudra préciser les indications médicales ouvrant droit à la gestation pour autrui ».
La Croix indique enfin que « l’Académie nationale de médecine et le Comité consultatif national d’éthique rendront prochainement leurs conclusions sur le sujet », le journal relevant que « la légalisation de la gestation pour autrui […] est loin d’être consensuelle ».

Chirurgie esthétique pour adolescents : l’Allemagne « veut restreindre les opérations »
Libération
Libération observe qu’« en Allemagne, où une bonne partie de l’opinion voue un véritable culte au corps parfait, 40 % des filles de 9 à 14 ans aimeraient pouvoir s’offrir une liposuccion, et 10 % rêvent de se faire grossir les seins ! ».
« L’association des chirurgiens plasticiens estime que 100 000 mineurs subissent chaque année une opération de chirurgie esthétique. Soit 10 % du nombre total des interventions annuelles à but non médical outre-Rhin », poursuit le journal, qui précise qu’« en 2 ans, le nombre total des opérations à des fins esthétiques est passé dans le pays de 400 000 à 1 million d’interventions ».
Le quotidien indique donc que « le gouvernement d’Angela Merkel envisage de considérablement limiter le recours à la chirurgie esthétique pour les mineurs ».
Libération explique que « le parti chrétien-démocrate de la chancelière plaide pour un modèle rendant obligatoire la consultation de deux avis médicaux avant toute opération sur un mineur ».
Le journal relève que « les pédiatres allemands réclament en outre l’interdiction des piercings et tatouages pour les mineurs, et s’inquiètent de voir qu’une petite fille d’un an sur cinq a les oreilles percées ».
Le quotidien en profite pour noter qu’« en France, les médecins [sont] plutôt dissuasifs » face aux demandes d’intervention émanant d’adolescents.

21 05 08

L’acquisition tardive du langage entraîne des perturbations qui perdurent des années plus tard
Quel est le statut du langage chez les enfants de 7 ans selon qu’ils ont ou non été victimes d’une acquisition tardive du langage à 24 mois ? Telle a été la question que se sont posés des investigateurs américains et australiens et dont la réponse vient d’être publiée dans la dernière livraison du Journal of Speech, Language and Hearing Reserch.

Pour ce faire, 128 enfants avec un antécédent d’émergence tardive du langage (ETL) à l’âge de 24 mois et 109 enfants qui avaient acquis normalement le langage à cet âge (non-ETL), ont participé à une évaluation comportementale des diverses dimensions du langage mais cette fois à l’âge de 7 ans.
Ces enfants ont été recrutés à partir d’une étude prospective de cohorte effectuée de manière épidémiologique contrôlée chez des enfants uniques de 24 mois.
Les résultats furent mitigés. Le groupe moyen des enfants avec ETL se situait dans le niveau typique pour l’usage multiple de capacité générale du langage et pour les mesures des dimensions spécifiques du langage. Cependant, par rapport aux enfants non-ETL, les enfants avec ETL réalisèrent des performances normatives inférieures pour la capacité générale de langage (20% contre 11%), le discours (7% contre 2%), la syntaxe (18% contre 8%), et la morphosyntaxe (9-23% contre 2-14%). Par contre, pas de différence significative pour le vocabulaire ou la sémantique.
Pour autant, les conclusions des investigateurs furent – légèrement – plus tranchées. Pour eux, les résultats font bien état d’un impact négatif ultérieur (à 7 ans, pour cette étude) d’une acquisition tardive du langage (vers 24 mois) chez un certain nombre d’enfants par rapport à ceux avec acquisition normale. Et ce, particulièrement pour la syntaxe et la morpho-syntaxe.

Dr Gérard Mégret

Références

Journal of Speech, Language, and Hearing Research Vol.51 394-407 April 2008.
Language Outcomes of 7-Year-Old Children With or Without a History of Late Language Emergence at 24 Months
Mabel L. Rice et al.

22 05 08

« Les jeunes se remettent à fumer »
Le Parisien, Le Figaro
Le Parisien observe en effet que « pour la première fois depuis 4 ans, le tabagisme augmente chez les ados de 13 à 18 ans ».
Le journal relaie ainsi une étude de l’association Paris sans tabac, menée auprès de 1 045 collégiens et lycées parisiens, publiée hier par l’Office français de prévention du tabagisme.
Le Pr Bertrand Dautzenberg, président de l’OFT, a déclaré à cette occasion : « En 2003, le taux de fumeurs à la sortie du lycée était de 39 %. Entre 2004 et 2007, le plan Cancer a permis de faire baisser ce chiffre à 24 %. Or, en mars dernier, la proportion de jeunes fumeurs est repartie à la hausse avec 25 % d’accros à la cigarette ».
Le Parisien précise que « c’est chez les 13-15 ans que l’augmentation est la plus forte : + 66 % contre + 16 % pour les 16-18 ans ».
Le quotidien note que le pneumologue « accuse », ce dernier notant que « cela fait 3 ans que l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé n’a pas mené une campagne contre le tabagisme qui cible directement les jeunes ».
Le journal constate en outre que « les cigarettes parfumées ciblent les moins de 15 ans », et relève que « le narguilé, très en vogue depuis quelque temps, aurait lui aussi contribué à cette hausse ».
Le Parisien remarque enfin que « le Comité national contre le tabagisme a lancé une opération test chez des marchands de tabac. Rares sont ceux qui refusent de vendre des cigarettes aux moins de 16 ans, comme la loi les y oblige… ».
Le Figaro relève également que « les cigarettes bonbons attirent les adolescents ».
Le journal indique que « les médecins dénoncent les effets pervers de ce tabac aromatisé », et note que « selon l’enquête de Paris sans tabac, plus de la moitié des sondés croient que les cigarettes parfumées sont «moins dangereuses que les autres» ».

« Sevrage tabagique : rapport accablant pour le Champix »
Le Figaro
Le Figaro fait savoir que selon une étude de l’Observatoire américain des pratiques médicales, relayée par le Wall Street Journal, le médicament de Pfizer « présente des effets secondaires sérieux, comme des risques d’accidents cardiaques et de diabète ».
Le journal relève que le médicament « est déjà soupçonné de donner des idées suicidaires. Quelque 988 «incidents sérieux» auraient ainsi été répertoriés aux États-Unis au cours du 4e trimestre 2007, soit le nombre le plus élevé jamais rapporté sur une période aussi courte, selon le quotidien » américain.
Le Figaro ajoute que, toujours selon le Wall Street Journal, « les autorités américaines de régulation de l’aviation ont interdit l’usage du médicament aux pilotes et aux contrôleurs du ciel en exercice ».

« Les téléphones portables favoriseraient l’hyperactivité »
Le Parisien
Le Parisien note en effet brièvement que « les champs électromagnétiques des téléphones portables augmenteraient de 80 % les risques pour les enfants de souffrir de problèmes comportementaux et d’hyperactivité », selon une étude américano-danoise publiée dans Epidemiology, relayée par les associations Agir pour l’environnement et Priartem.
Le journal relève que ces associations « dénoncent les positions de la France qui, d’après elles, «a décidé de ne pas aborder sérieusement le thème de la téléphonie mobile dans le cadre du projet de la loi post-Grenelle» ».

23 05 08

« Chercheurs et médecins s’intéressent de plus en plus aux secrets de la sexualité des femmes »
L’Express numéro 2968
L’Express consacre un dossier aux « nouvelles libertés des femmes » en matière de sexualité, et constate notamment que « chercheurs et médecins [ces « docteurs du plaisir »] s’intéressent de plus en plus aux secrets de la sexualité des femmes ».
Le magazine observe en effet que « les femmes ne disent plus : «J’ai la libido en berne» ; elles disent : «Je souffre du trouble de sexualité « hypo-active »».
L’hebdomadaire remarque que « cette nouvelle «maladie», identifiée par des médecins américains sous le nom de «hypoactive sexual desire disorder», se traduit par une déficience persistante ou par l’absence de fantasmes, de désir ou de réceptivité sexuelle ».
« Une sorte d’équivalent de l’impuissance masculine dont les patientes évoquent de plus en plus souvent les ravages dans les cabinets médicaux », continue L’Express.
Le magazine remarque qu’« après des siècles d’ignorance et d’indifférence envers le désir féminin la médecine et la science commencent à s’intéresser à ces questions et à y apporter des réponses. […] Les recherches sur les ressorts secrets de la sexualité féminine n’ont jamais été si nombreuses. Le succès du Viagra, la pilule miracle des messieurs, a poussé les laboratoires pharmaceutiques à se lancer, avec plus ou moins de bonheur, à la poursuite de son équivalent pour les dames ».

La gestation pour autrui « désormais soutenue par des parlementaires »
Libération
Charlotte Rotman remarque dans Libération que nous sommes dans « une période charnière. Taboue, voire refoulée il y a peu, la question des mères porteuses revient dans le débat français. Mais pas pour faire mouliner les fantasmes, ni pour alimenter les anathèmes ».
La journaliste constate en effet sur une page que « les instances médicales et législatives réfléchissent très sérieusement à encadrer légalement le recours à une gestatrice pour abriter, le temps d’une grossesse, l’embryon d’un couple infertile qui seront les parents de l’enfant ».
Charlotte Rotman note que « le Sénat s’apprête à rendre un rapport favorable à l’encadrement de cette pratique », puis se penche sur le combat de Sylvie et Dominique Mennesson, « un couple qui, en 2000, avait eu des jumelles grâce à une mère porteuse de Californie ».
La journaliste rappelle qu’« en 2007, ils ont été reconnus parents de leurs filles », et publient un livre, « «pas un mode d’emploi» mais un témoignage pour «sensibiliser» ». (« Interdits d’enfants », éditions Michalon)
Charlotte Rotman livre en outre les propos de Michèle André, la sénatrice qui préside le groupe de travail sur ce sujet, qui estime qu’« on ne peut pas laisser des femmes françaises en difficulté pour porter des enfants, par exemple celles qui n’ont pas d’utérus, partir à l’étranger pour un tourisme procréatif ».
La sénatrice « pense qu’il faut «aider ces femmes» infertiles et clarifier l’état civil des enfants. Sa position n’est «pas unanime», mais elle est partagée par d’autres parlementaires », poursuit la journaliste, qui note que Michèle André « souhaite déboucher sur une proposition de loi ».

28 05 08

« Personnes âgées : des oméga 3 contre la dépression » ?
Le Figaro
Le Figaro indique que des chercheurs de l’Inserm, coordonnés par Pascale Barberger-Gateau, qui dirige l’unité d’épidémiologie de la nutrition et des comportements alimentaires, à Bordeaux, « viennent de montrer [dans l'American Journal of Clinical Nutrition], à partir d’une étude d’observation sur près de 1 400 seniors, qu’un taux sanguin élevé en acide gras oméga 3 à longue chaîne appelé EPA (pour acide eicosapentaénoique) est associé à une moins grande fréquence de symptômes dépressifs chez ces individus ».
« Alors qu’à l’inverse, les déprimés ont des taux inférieurs », poursuit le journal.
Le quotidien remarque qu’il « reste à savoir si c’est parce qu’ils sont déprimés qu’ils ont un faible taux d’EPA ou si c’est parce que leur taux de cet acide gras essentiel est bas (du fait d’une alimentation pauvre en oméga 3) qu’ils souffrent de symptômes dépressifs ».
Le Figaro cite l’un des auteurs de l’étude, Catherine Féart, qui remarque qu’« on peut poser comme hypothèse que cet oméga 3 joue un rôle dans le métabolisme de la sérotonine impliqué dans la dépression ».
« Autre explication plausible, il existerait en cas de dépression une neuro-inflammation susceptible d’être régulée par ces oméga 3 », relève le journal.

« Les Français se sont approprié la loi antitabac »
Le Parisien
Le Parisien consacre à nouveau près d’une page à la loi antitabac, et remarque que « 5 mois après son entrée en vigueur, les Français se [la] sont appropriée ».
Le journal note en tout cas que « c’est le bilan que dressera demain le ministère de la Santé ».
Le quotidien observe que « si les blondes et les brunes n’ont plus guère droit de cité au bureau, dans les restaurants et les discothèques, la bataille est toutefois loin d’être définitivement gagnée ».
Le Parisien relève ainsi qu’« ici et là, […] les fumeurs commencent à se relâcher. Et cela va de la cigarette grillée en douce à la barbe du patron jusqu’à la résistance organisée de certains cafés dont les accros à la nicotine se refilent l’adresse sous le manteau ».
Le journal note que « du côté du ministère de la Santé, […] on minimise ces poches de résistance », Roselyne Bachelot déclarant que « c’est un phénomène marginal, on ne peut pas parler de relâchement ».

« Le brassage des générations favoriserait la longévité »
Le Figaro
Martine Perez note dans Le Figaro que « des expériences menées sur des mouches drosophiles montrent que les individus vivant avec des congénères plus jeunes ont une espérance de vie accrue ».
La journaliste remarque que cette expérience publiée dans les PNAS, « si elle n’a pas l’ambition de tirer des conclusions formelles sur la vie sociale des êtres humains, fournit néanmoins quelques pistes pour mieux comprendre comment les interactions entre générations accroissent la longévité ».
Martine Perez cite les auteurs de l’étude, des chercheurs en biologie de l’université de l’Iowa et du Wisconsin (États-Unis), qui écrivent que « cette étude souligne que l’espérance de vie de ces mouches est malléable et qu’elle peut être conditionnée par des interactions sociales, ce qui corrobore l’idée que l’environnement social peut avoir un impact bénéfique pour les personnes âgées et aussi sans doute pour celles qui souffrent de maladies neurologiques liées à l’âge ».

« De nouvelles molécules contre l’alcoolisme »
Courrier International numéro 916
Courrier International publie un article de la revue Science, expliquant que « des médicaments adaptés au profil génétique des malades pourraient être efficaces pour lutter contre la dépendance à l’alcool ».
L’hebdomadaire américain se penche ainsi sur « une série d’initiatives récentes, qui font espérer le développement de traitements plus efficaces pour vaincre l’alcoolisme ».
Science explique que « ces médicaments d’un nouveau genre visent à rétablir les équilibres biochimiques du cerveau, totalement perturbés par la consommation excessive et prolongée d’alcool ».
« Des travaux qui reflètent une prise de conscience croissante qu’il pourrait exister différents types d’alcoolisme et d’alcooliques », poursuit la revue.
Science relève que « pourtant, dans l’opinion publique comme chez certains médecins généralistes, on continue à penser que c’est la volonté – et non les médicaments – qui permet de sortir de la dépendance ».
La revue se penche sur diverses molécules, déjà autorisées ou qui « suscitent l’intérêt des chercheurs », telles que la naltrexone ou le topiramate.
Science relève en outre que « des études ont identifié deux grandes catégorise de patients. Ceux atteints d’«alcoolisme de récompense», chez qui l’alcool provoque des sensations fortes… Ces personnes ont en général des antécédents familiaux d’alcoolisme et ont eu des problèmes liés à l’alcool au cours de leur adolescence ou au début de la vingtaine ».
L’hebdomadaire ajoute que « l’«alcoolisme d’anxiété» touche généralement des buveurs modérés qui, vers 30 ou 40 ans, développent des problèmes de dépendance plus sérieux ».

29 05 08

« Dépendance aux jeux, l’inquiétude grandit »
La Croix
C’est ce que remarque La Croix sur sa Une, qui note que « les témoignages des médecins concordent ».
Le journal observe en effet sur une double page que « les consultations à l’adresse des joueurs pathologiques se multiplient », relevant qu’« alors qu’un colloque sur les addictions aux jeux d’argent s’ouvre à Dijon, on estime à 600 000 le nombre de joueurs pathologiques en France ».
Le quotidien cite plusieurs spécialistes des addictions, se penche sur la psychothérapie, ajoutant que « parallèlement, les médecins traitent les «co-morbidités» souvent très fortes : addiction à l’alcool, anxiété, dépression, tentatives de suicide… ».
« L’efficacité de ces thérapies est variable », remarque La Croix, qui constate que « face à la diversification croissante de l’offre de jeux, ces médecins ne cachent pas leur préoccupation. Surtout avec l’arrivée des jeux d’argent sur Internet ».

Une boisson énergétique « surveillée de près par les autorités sanitaires »
Le Parisien
Le Parisien consacre près de 2 pages à la boisson énergétique Red Bull, « interdite dans l’Hexagone depuis 12 ans, [mais qui] a obtenu droit de cité en France le 16 mai dernier ».
Le journal relève que « plus qu’un simple soda – il est composé de caféine, mais aussi de taurine -, le Red Bull n’est ni une drogue ni une «potion magique» qui permettrait de démultiplier ses performances physiques et intellectuelles. Toutefois, un marketing efficace en a fait une boisson culte à travers le monde ».
« Notamment dans les soirées où le Red Bull est consommé avec de l’alcool. C’est d’ailleurs cet aspect qui pose le plus de problèmes », poursuit le quotidien.
Le Parisien cite le psychiatre Philippe Batel, chef du service alcoologie de l’hôpital Beaujon à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), qui note ainsi : « Ces produits favorisent la consommation d’alcool chez les jeunes et leur donnent le sentiment d’une plus grosse tolérance aux boissons alcoolisées ».
Le journal indique que le médecin « estime que l’arrivée sur le marché de ces boissons énergétiques est le reflet d’une tendance lourde de la société : «Il faut être en forme à tout prix, aller plus loin…» ».Le Parisien publie en outre un entretien avec Roselyne Bachelot, qui déclare que cette boisson « reste un produit sur lequel il y a une suspicion », bien que l’Afssa n’ait « jamais réussi à prouver sa nocivité ».
« Elle contient de la taurine et de la caféine. Or on sait que lorsqu’elles sont associées et ingurgitées à haute dose, ces deux molécules peuvent être dangereuses pour la santé. Il y a par exemple des risques quand on l’associe avec de l’alcool ou pour les femmes enceintes », continue le ministre de la Santé.

Le lent épuisement des proches de malades d’Alzheimer »
Le Monde
Le Monde brosse le portrait d’un homme « retourné vivre chez sa mère, 84 ans, [atteinte d’Alzheimer], pour s’en occuper », car « les frais de séjour des établissements d’accueil sont trop élevés ».
Le journal se penche ainsi sur « le lent épuisement des proches de malades d’Alzheimer », notant que « depuis qu’il s’occupe de sa mère, Frédéric Bimont a perdu 8 kilos ».
Le Monde aborde « le plan du gouvernement pour mieux prendre en charge la dépendance », qui « devrait proposer la création d’un droit universel à un plan de compensation ».
Le quotidien explique que « ce droit permettrait de puiser dans un panier de biens et services afin de définir un plan personnalisé comprenant, par exemple, une aide ménagère, un déambulateur ou un aménagement de salle de bains ».
Le journal ajoute que « le gouvernement devrait également accélérer le programme de création de places dans les maisons de retraite […] avec deux priorités : réduire les délais d’ouverture et limiter le « reste à charge » assumé par les familles ».

« La santé des ados sous la loupe des psys »
Les Echos
Alain Perez rend compte dans Les Echos du « Forum Adolescences », organisé la semaine dernière par la Fondation Wyeth et qui réunissait « sociologues, psychologues, neuropsychiatres, assistantes sociales, infirmières, proviseurs, professeurs, thérapeutes familiaux ».
Le journaliste note que ces spécialistes « tentent de comprendre le comportement des adolescents. Une tribu beaucoup moins fragile qu’il n’y paraît ».
Alain Perez relève notamment que « la santé est au coeur de toutes les interrogations », et cite le Dr Dinah Vernant, responsable de l’espace santé jeunes de l’Hôtel-Dieu à Paris, qui remarque que « les adolescents d’aujourd’hui sont assaillis par des informations anxiogènes : sida, pollution, cancer, méfaits de l’alimentation. La sexualité est surmédiatisée et sous-expliquée. Le corps des adolescents, moteur de leurs changements relationnels, n’a jamais été aussi peu examiné ».
Le journaliste relaie ainsi une enquête Ipsos selon laquelle « la bonne santé est clairement une donnée prioritaire chez les jeunes. Ce critère obtient une note de 9,4 sur 10, devant l’argent, l’épanouissement personnel et le temps libre ».
« Résultat de cette «prise de conscience sanitaire», près de 73 % des jeunes réclament une éducation à la santé et la quasi-totalité attache de l’importance à l’hygiène personnelle et à la propreté », poursuit Alain Perez.

Un lien entre intoxication au plomb à l’enfance et un comportement violent à l’âge adulte ?
Le Parisien
Le Parisien indique en bref qu’« une étude américaine établit, pour la première fois, un lien direct entre l’intoxication au plomb chez les enfants et un comportement criminel ou violent à l’âge adulte ».
Le journal explique que « des chercheurs de l’université de Cincinnati ont suivi, pendant près de 30 ans, 250 enfants de quartiers où les logements contiennent un fort taux de plomb. Les plus contaminés ont plus été arrêtés pour des crimes violents que le reste de la population ».

30 05 08

« Mort sur facture » en Suisse
Le Nouvel Observateur, numéro 2273
Le Nouvel Observateur livre sur 2 pages un reportage sur « l’aide au suicide » en Suisse.
Un reportage réalisé à Zurich, où « l’association Dignitas promet une fin «digne», mais aussi expéditive. Une demi-heure pour passer de vie à trépas. Une activité légale et hautement lucrative », note le magazine.
Le Nouvel Observateur remarque que « la Suisse est l’unique pays au monde qui autorise l’aide au suicide. Quatre associations en ont fait leur mission. Mais Dignitas est la seule qui accepte massivement les étrangers », et « réclame la coquette somme de 6 000 euros à tous ceux qui veulent quitter ce monde ».
L’hebdomadaire s’interroge : « La Suisse, paradis du suicide ? Ou enfer ? ».
Le magazine note ainsi que « là-bas, le tourisme de la mort atteint le rythme d’un nouvel arrivant tous les deux, trois jours et commence à faire grincer des dents. Politiques, magistrats, ils sont de plus en plus nombreux à réclamer «une vraie loi» sur l’aide au suicide ».
Le Nouvel Observateur indique en effet que « les textes helvétiques sont plutôt sommaires. Juste trois ou quatre lignes dans le Code pénal. […] Même si une sorte de «jurisprudence» s’est mise en place (les postulants doivent être lucides, atteints d’un mal incurable et suffisamment valides pour boire eux-mêmes le barbiturique), la voie est ouverte aux apprentis sorciers ».
L’hebdomadaire relève que faute de local depuis l’été dernier, les deux dernières personnes « aidées » par Dignitas ont rendu l’âme « sur un parking ».
Le magazine constate par ailleurs qu’« aussi incroyable que cela puisse paraître, Ludwig A. Minelli [le fondateur de l’association] a décidé de remplacer le pentobarbital par le suicide au gaz. Ou plus exactement, par l’étouffement avec un sac en plastique rempli d’hélium. «L’intérêt» ? Pas besoin de prescription médicale ».
Le Nouvel Observateur note que « plus de la moitié des Suisses sont désormais opposés à ce tourisme de mort ».

« Les cigarettes sucrées sur la sellette »
Le Parisien, Le Figaro, L’Humanité
Le Parisien indique brièvement que selon Roselyne Bachelot, « l’interdiction à la vente de cigarettes au goût sucré est à l’étude ».
Le journal note que « qualifiant ces produits de «cigarettes pernicieuses et de cigarettes pièges», qui représentent une menace pour la santé des plus jeunes, [la ministre de la Santé] a exprimé sa volonté d’«élargir les corps de contrôle pour mieux faire appliquer la loi» prohibant la vente de tabac aux mineurs de moins de 16 ans ».
Roselyne Bachelot a toutefois remarqué que ce texte a été « scrupuleusement suivi dans la majorité des établissements concernés ».
De son côté, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai, Le Figaro constate que « les fumeurs sont satisfaits de la loi antitabac ».
Le quotidien note que « selon une étude de l’Inpes que Roselyne Bachelot a rendue publique [hier], 83 % d’entre eux déclarent que le bannissement de la fumée dans les restaurants est une «bonne chose» ».
« Ils sont 61 % à faire cette réponse pour les bars », poursuit le journal.
Le Figaro ajoute que « le respect de l’interdiction semble total : 97 % des fumeurs assurent ne jamais l’enfreindre ».
Le journal note que Roselyne Bachelot « a salué «l’esprit de civisme, le respect de soi et des autres» qui a permis ce résultat ».
Le quotidien relève cependant qu’« avec près de 5 mois de recul [depuis l'interdiction du tabac dans les cafés et restaurants], Roselyne Bachelot a reconnu que le tabagisme ne recule plus. La France compte environ 30 % de fumeurs réguliers ou occasionnels ».
Le Figaro remarque que « si elle a considérablement réduit l’exposition passive à la fumée, l’interdiction de fumer n’a entraîné qu’une faible baisse de la consommation. Sondés par l’Inpes, seuls 9 % des fumeurs y voient d’ailleurs une raison d’arrêter ».
Le journal indique lui aussi qu’« afin de mieux protéger les mineurs, plus sensibles au marketing des industries du tabac, le ministère envisage une interdiction pure et simple des «cigarettes bonbons», si possible dans le cadre d’une loi ».
Le Figaro note par ailleurs que selon une étude américaine parue dans le New England Journal of Medicine, menée par le Dr Nicolas Christakis (Harvard Medical School), « les fumeurs ont tendance à s’arrêter en groupe », entre amis, entre collègues ou en famille.


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