Revue de presse – Juillet Août 2008


Source Mediscoop

04 07 08

« Alzheimer : une priorité pour la présidence de l’Europe »
Le Figaro
Martine Perez note dans Le Figaro que « Roselyne Bachelot et Bernard Laporte ont présenté hier les grandes lignes des priorités en matière de santé qui prévaudront lors de la présidence française de l’Union européenne ».
La ministre de la Santé a pour l’occasion déclaré : « Nous voulons avant tout montrer que l’Europe peut apporter des choses positives aux Européens ».
Martine Perez observe en effet qu’« en matière de santé, l’Europe est confrontée à de véritables différences d’un pays à l’autre, tant sur les priorités que sur l’exigence en matière de qualité des soins ou encore sur la prévention du tabagisme ou de l’alcoolisme ».
La journaliste ajoute qu’« en matière de santé, le milieu associatif a longtemps protesté contre le fait que l’Europe de la santé était avant tout celle de l’industrie pharmaceutique, au détriment de la protection des malades ».
« Les temps ont changé et la présidence française veut être résolument tournée vers les patients et leurs familles », poursuit Martine Perez.
Roselyne Bachelot a précisé qu’« une grande conférence ministérielle européenne sera organisée autour de la maladie d’Alzheimer à la fin du mois d’octobre 2008. Nous souhaitons notamment faire un échange d’informations sur les bonnes pratiques, examiner les réalisations très performantes de nos voisins, comme par exemple celle de l’hôpital de la Charité à Berlin et aussi développer un réseau de pôles d’excellence en Europe ».
Martine Perez explique que « l’objectif d’une telle réunion, qui réunira politiques, médecins, neurologues, économistes, sera d’établir les modalités d’une action européenne en termes de financement de la recherche et de fixer des lignes directrices dans le domaine des soins et de l’accompagnement social ».

« Après 90 ans, le risque de démence est moindre chez les hommes »
Le Figaro
Le Figaro remarque en effet que selon une étude parue dans Neurology, « au-delà de 90 ans, les femmes sont plus sujettes à la démence que les hommes ».
Le journal explique que « des chercheurs de l’université Irvine de Californie ont analysé les résultats d’une recherche sur 911 personnes âgées de plus de 90 ans. Ils ont constaté que 45 % des femmes souffraient de démence comme la maladie d’Alzheimer, contre seulement 28 % des hommes ».
Le quotidien ajoute que cette étude « révèle que la probabilité de souffrir de démence double tous les 5 ans chez les femmes après 90 ans mais pas chez les hommes ».
« Ces travaux montrent aussi que les femmes dans cette catégorie d’âge ayant un niveau d’études supérieures ont 45 % moins de risques de subir un déclin mental que celles n’ayant pas fait des études poussées », poursuit Le Figaro.

07 07 08

« Les psys vent debout contre un projet de décret »
Le Figaro
Le Figaro note en effet que « les professionnels ont critiqué, ce week-end [lors des Entretiens francophones de la psychologie, à Paris], le nouveau texte destiné à réguler l’exercice de la profession de psychothérapeute. Ils redoutent l’instauration d’une formation sous-qualifiée ».
Le journal note ainsi qu’« aux dernières nouvelles, la publication d’un arrêté concocté par la commission nationale de l’enseignement supérieur et le ministère de la Santé serait imminente ».
Le quotidien cite le psychologue Philippe Grosbois, chargé de mission « psychothérapie » à la Fédération française des psychologues et de psychologie, qui déclare : « Ces deux instances nous proposent une protection de très bas niveau, à savoir un niveau bac + 3 assorti de 400 heures de formation clinique et théorique en psychopathologie et 5 mois de stage en tout et pour tout ».
Le Figaro rappelle qu’« actuellement, un psychologue doit au minimum suivre un cursus de 5 ans à l’université assorti de nombreux stages, et les psychiatres, après leurs 8 années de cursus médical, doivent se former durant 4 ans et bientôt 5 entre l’hôpital et les cours théoriques ».
Le Dr François Kammerer, président de l’Association française de psychiatrie, déclare quant à lui que « ce texte est un véritable camouflet pour nous psychiatres ».
« Ce qui manque à ce projet, c’est l’obligation d’une formation clinique et théorique suffisamment solide. Plus grave, les futurs psychothérapeutes risquent de faire preuve d’une absence totale de regard critique vis-à-vis de l’ensemble de la connaissance et des savoirs et d’être dépendants de l’institution qui les aura formés », poursuit le praticien.
Le Dr Thierry Jean, psychiatre et psychanalyste, de l’Association lacanienne internationale, voit ainsi derrière ce projet « l’influence grandissante d’instituts de formation privés qui se sont lancés dans ce juteux créneau tout en soulageant la trésorerie de l’Etat ».
Le Dr Kammerer déclare à ce propos : « Je crains que de tels thérapeutes, qui n’auront pas acquis un niveau de réflexion personnelle suffisant, soient des appliquants ou de simples techniciens ».

08 07 08

« Un jeune amnésique en quête de son passé »
La Croix
La Croix indique que « l’hôpital de Thuir (Pyrénées-Orientales), où vit depuis plusieurs mois un jeune homme amnésique, vient de lancer un appel à témoins ».
Le journal relève ainsi : « On l’a découvert un jour de mai 2007, errant sur une voie ferrée. […] Sans bagages ni papiers d’identité. Depuis, Damien Dauré, comme il dit s’appeler, cherche des traces de son passé ».
Le quotidien relève que le jeune homme, « amnésique, n’a donné aux médecins qu’un nom et une date de naissance – le 11 janvier 1988 – dont on n’a trouvé aucune trace à l’état civil ».
La Croix remarque que Damien, yeux marron, cheveux clairs, « sait lire et écrire. On sait aussi qu’après sa découverte par la police de l’air et des frontières, il avait le comportement de quelqu’un ayant vécu dans la rue, se couchant recroquevillé à même le sol ».
« Mais pas de quoi encore percer le mystère de ce jeune homme décrit comme «fragile» par le procureur adjoint » de Perpignan, ajoute le journal, qui donne un numéro de téléphone où contacter l’hôpital : 04 68 84 66 10.

« Les souvenirs illusoires de l’enfant réanimé »
Sciences et Avenir, juillet 2008
Sciences et Avenir constate que selon une étude parue dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine et sur Reuters Health Information, « un tiers des enfants traités en unité de soins intensifs ont des illusions mnésiques ».
Le magazine précise que « c’est le résultat de données recueillies chez une centaine de sujets âgés de 7 à 17 ans présentant des signes de stress post-traumatique ».
Le mensuel explique que « dans la plupart des cas, ces constructions de souvenirs prennent la forme d’hallucinations visuelles, auditives ou tactiles et mettent en scène des araignées géantes, des bandes de rats ou des scènes de meurtre. Elles sont très anxiogènes et s’apparentent à celles observées chez l’héroïnomane en état de sevrage ».
Sciences et Avenir observe ainsi que « le risque d’hallucinations est particulièrement important en cas de sédation prolongée par des opiacés avec ou sans benzodiazépines ».

09 07 08

« A 70 ans, une Indienne devient la plus vieille mère du monde »
Libération
Libération fait savoir que « grâce à une fertilisation in vitro, Omkari Panwar [une Indienne de 70 ans] a donné naissance par césarienne à des jumeaux, un garçon et une fille, devenant ainsi la plus vieille femme à accoucher au monde », le 24 juin dernier.
Le journal explique que la femme et son mari, « âgés respectivement de 70 et 75 ans, avaient déjà 2 filles adultes et 6 petits-enfants. Mais ce couple de paysans de l’Uttar Pradesh, dans le nord de l’Inde, voulait un garçon, susceptible d’hériter des terres ».
Le quotidien note qu’« Amrish, une des filles, a expliqué qu’elle souhaitait au départ offrir à ses parents un de ses propres fils, mais que ses beaux-parents s’y étaient fermement opposés ».
Le mari « a donc dépensé tout ce que le couple possédait, allant jusqu’à hypothéquer des terres et vendre des buffles pour payer la FIV », indique Libération.
Le journal précise que « nés avec un mois d’avance, les jumeaux sont maintenus en observation en raison de leur faible poids (1,1 kg et 1,25 kg), mais ils sont en bonne santé et devraient survivre ».

10 07 08

« Le médecin plus efficace que sa médecine ? »
Que Choisir Santé, juillet/août 2008
Que Choisir Santé rend compte d’une étude américaine sur « l’effet placebo », parue dans le British Medical Journal.
La revue note ainsi que « des individus atteints du syndrome de l’intestin irritable ont été répartis en 3 groupes : les uns ont été inscrits sur une liste d’attente, les autres ont eu droit à une fausse séance d’acupuncture, les derniers ont bénéficié d’une fausse acupuncture et d’une relation particulière (chaleureuse, empathique, rassurante) avec l’acupuncteur ».
Que Choisir Santé indique qu’« après 3 semaines, un soulagement significatif a été obtenu chez 28 % des «en attente», 44 % des «faussement traités» et 62 % du groupe «la totale» ».
La revue retient ainsi que les chercheurs « ont validé l’existence de ces composantes de l’effet placebo qui s’ajoutent les unes aux autres ».
Que Choisir Santé précise que « d’après les autres critères de mesure (échelles de sévérité des symptômes et de la qualité de vie), seules les différences entre les groupes «en attente» et «la totale» étaient pertinentes ».
La revue conclut que « pour les personnes dont les symptômes n’ont pas de cause clairement identifiée, une bonne relation patient/praticien vaut sûrement mieux qu’un mauvais médicament ». (Components of placebo effect: randomised controlled trial in patients with irritable bowel syndrome, Kaptchuk TJ et al., BMJ;336(7651):999-1003)

« Lutte contre les drogues : le gouvernement mise sur la sensibilisation des parents »
Libération, La Croix, Le Monde, L’Humanité
C’est ce que remarque Cécile Prieur, qui indique dans Le Monde que le nouveau « plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies (2008-2011) met l’accent sur les moyens d’éviter l’entrée des jeunes dans la consommation d’alcool et de stupéfiants ».
La journaliste résume ainsi : « Beaucoup de prévention, un peu de répression, et somme toute pas mal de pragmatisme ».
Cécile Prieur constate que ce plan, présenté hier par Etienne Apaire, président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, « affirme qu’ »il n’y a pas de fatalité de l’échec et qu’on peut prévenir l’usage de drogues si l’on s’en donne tous les moyens » ».
« Il affiche un objectif ambitieux (mais non chiffré) de « baisse du nombre d’usagers de produits illicites et de personnes ayant une consommation problématique d’alcool d’ici à 2011″ », poursuit la journaliste.
Cécile Prieur observe que « tout en reconnaissant que « les politiques publiques menées jusqu’à ce jour ont contribué à une meilleure prise en charge sanitaire des usagers et des personnes dépendantes », la MILDT estime qu’elles ne sont pas « parvenues à faire diminuer l’usage de drogues illicites et l’abus d’alcool ni à limiter la polyconsommation de ces produits » ».
La journaliste relève que « cet échec relatif s’expliquerait par une focalisation sur « les usages problématiques de drogues au détriment de la prévention des usages simples » ».
Cécile Prieur ajoute que le président de la MILDT « propose une politique très classique de prévention, qui s’articule autour de campagnes d’information sur les dangers des drogues et des actions en milieu scolaire et étudiant. Il prévoit par ailleurs une campagne spécifique en direction des parents, qui seraient « désorientés » face aux drogues, afin de les « aider à se réapproprier une parole porteuse de la règle » ».
La Croix constate pour sa part que « le plan de lutte contre la drogue vise les jeunes », retenant que « le gouvernement entend prévenir, réprimer et améliorer l’offre de soins ».
Le journal note en effet que ce plan « intervient dans un contexte d’augmentation de l’usage de drogues dans les 15 dernières années, en particulier chez les jeunes ».
L’Humanité observe de son côté qu’en matière de drogues, les jeunes sont « accros de plus en plus tôt ».
Le quotidien indique que la « priorité » du plan 2008-2011 est de « prévenir l’entrée précoce des adolescents dans l’engrenage de l’alcool et des stupéfiants ».

« Alzheimer : baisse trop timide du prix des médicaments »
Prescrire, juillet 2008
Prescrire rappelle dans son dernier numéro que « les prix des médicaments destinés au traitement de la maladie d’Alzheimer ont baissé », précisant que « quatre médicaments sont concernés : le donépézil, la galantamine, la rivastigmine et la mémantine ».
La revue indique que cette « première baisse de 5 % survenue en avril 2008 devrait être suivie d’une baisse équivalente en décembre 2008 ».
Prescrire note ainsi que « ces mesures font suite à la réévaluation de l’ »amélioration du service médical rendu » par ces médicaments par la Commission de la transparence en 2007. La Commission avait alors conclu que ces médicaments n’entraînaient qu’une amélioration mineure du service médical ».
Le mensuel estime toutefois que « ces baisses de prix sont bien trop modestes compte tenu de l’intérêt marginal de ces médicaments pour les patients, de leurs nombreux effets indésirables (troubles digestifs, neurologiques, urinaires et cardiaques) et de leur prix très élevé ».
La revue remarque qu’à l’heure actuelle, « la prise en charge des patients atteints de la maladie d’Alzheimer repose avant tout sur un accompagnement psychosocial persévérant, plutôt que sur une médicamentation excessive et souvent inutile ».

17 07 08

« Des états généraux de la bioéthique en 2009 »
La Croix
La Croix observe que selon le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, « le gouvernement organisera au «premier semestre 2009» des états généraux de la bioéthique destinés à nourrir le débat public avant la révision de la loi ».
Le journal remarque qu’« un comité de coordination se réunira à partir d’octobre pour préparer l’événement », et note que « la révision n’aurait pas lieu avant 2010 ».
Le quotidien aborde sur la même page les travaux de la commission Léonetti sur la fin de vie, qui est revenue cette semaine sur « le cas de Chantal Sébire ».
La Croix retient notamment les « progrès parcourus dans la prise en compte des patients et des familles », mais note que « les médecins interrogés [par la commission parlementaire] ont reconnu que la loi sur la fin de vie reste très peu connue dans le monde hospitalier ».

« Les comas éthyliques explosent chez les moins de 15 ans »
Le Parisien, La Croix, Le Figaro
Le Parisien fait savoir qu’« une campagne de lutte contre l’alcoolisme des jeunes sera lancée demain, à l’initiative de la ministre de la Santé ».
Le journal note qu’« avec cette nouvelle campagne de sensibilisation, Roselyne Bachelot a voulu un ton décalé pour freiner le phénomène de binge drinking, qui consiste à être saoul le plus rapidement possible en ingurgitant le maximum d’alcool ».
Le quotidien rappelle ainsi qu’« il y a une semaine, un bachelier de l’Ain âgé de 18 ans, rentré ivre chez lui, a été retrouvé mort par son père au petit matin ».
Le Parisien relaie une étude du Programme de médicalisation des systèmes d’information en soins de suite, réalisée dans les hôpitaux de l’Hexagone, selon laquelle « le nombre de comas éthyliques a connu une augmentation de 50 % entre 2002 et 2007 chez les moins de 15 ans ».
Le journal cite le Pr Michel Raynaud, psychiatre et addictologue à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne), qui déclare que « ces hospitalisations massives sont directement liées à l’arrivée en 2002 de boissons alcoolisées visant les jeunes, comme les premix ou les bières aromatisées, mais aussi à la mode des open bars ou encore des soirées sponsorisées par les fabricants ».
Le Parisien ajoute que « parallèlement, les hospitalisations pour des hépatites alcooliques et pancréatites aiguës directement liées à l’alcool chez les moins de 30 ans ont elles aussi doublé ».
Le Figaro constate également que « la consommation des jeunes Français est devenue préoccupante ».
Le journal relève qu’en 2005, « près de 6 jeunes sur 10 [ont déclaré] avoir déjà été ivres, une fréquence en hausse très nette ces dernières années ».
Et La Croix constate sur près d’une page qu’Abbeville, dans la Somme, « a lancé auprès des professionnels une charte pour interdire la vente d’alcool aux mineurs ».
Le quotidien rappelle qu’en janvier dernier, « deux jeunes filles de 16 ans ont été retrouvées dans les toilettes de leur lycée, en état de coma éthylique ».

18 07 08

Le Dimebon « efficace dans le traitement des cas légers ou modérés de maladie d’Alzheimer »
Le Parisien
Le Parisien note sans plus de détails que selon une étude effectuée en Russie et parue dans le Lancet, « le Dimebon, un antihistaminique utilisé jadis en Russie en cas d’allergie, s’est révélé efficace dans le traitement des cas légers ou modérés de maladie d’Alzheimer, augmentant les capacités cognitives ».

Jean Leonetti : « L’exception d’euthanasie me semble une fausse bonne idée »
La Croix
La Croix publie un entretien avec le député Jean Leonetti, qui « dresse un premier bilan des auditions de la mission de fin de vie dont il a été chargé ».
Jean Leonetti remarque notamment que « la loi est non seulement mal connue, mais mal appliquée. Les intervenants ont été unanimes à nous le dire. Certaines enquêtes montrent que seuls 20 % des médecins connaissent ce texte. Pire : certains pensent avoir fait des actes euthanasiques, alors qu’ils étaient dans la légalité, et vice versa ! ».
Le député ajoute que « la plupart des problèmes non résolus tournent autour d’une même problématique : celle de malades maintenus artificiellement en vie », des patients « en état végétatif chronique, par exemple, pour lesquels se pose la question d’arrêter des traitements devenus inutiles ou disproportionnés ».
Jean Leonetti déclare en outre qu’« il ne doit plus être possible de débrancher et d’abandonner le malade à lui-même », puis note que l’idée d’« exception d’euthanasie » « a été très fragilisée par les auditions. […] Les juristes sont réticents à ce que l’on crée une catégorie d’exception pour un mobile ou une profession spécifique ».
« Ce serait un montage [juridique] compliqué ! J’ai tendance à penser aujourd’hui que «l’exception d’euthanasie» est une fausse bonne idée », poursuit le député.

23 07 08

« Le jeu peut être aussi dangereux qu’une drogue »
L’Humanité, La Croix, Le Parisien
La Croix fait savoir que « l’Inserm a présenté hier son expertise «Jeux de hasard et d’argent. Contexte et addictions». Le groupe d’experts, qui a analysé près de 1 250 articles, ne propose pas de description novatrice des joueurs », note le quotidien.
La Croix cite cependant Michel Lejoyeux, psychiatre responsable du pôle d’addictologie de l’hôpital Bichat à Paris, qui déclare qu’« un immense pas a été franchi, car on reconnaît officiellement que certains d’entre eux ont besoin d’aide ».
Le journal retient que « les chercheurs appellent à mener de nouvelles études. Elles permettront notamment de connaître avec exactitude la part des joueurs excessifs sur la population totale ».
Le quotidien observe en effet que « les joueurs pathologiques restent encore méconnus. Les soignants ont un sentiment d’aggravation de la situation, alors qu’aucune donnée scientifique ne peut confirmer cette impression ».
La Croix ajoute qu’« en amont, les experts souhaitent qu’un effort sur la prévention soit lancé », précisant qu’« il y aurait de 400 000 à 800 000 joueurs pathologiques en France ».
Le journal remarque que l’Inserm « demande la création, pour les professionnels, d’un «programme de formation national» ainsi que l’installation de structures spécialisées dans les missions de soins, d’enseignement, de recherche et de formation au sein de certains centres hospitaliers ».
Le Parisien retient brièvement que selon l’organisme, « l’addiction aux jeux de hasard et d’argent évolue de manière inquiétante ».
Le quotidien note que l’Inserm « estime entre 1 et 3 % la proportion des joueurs qui «présentent une façon excessive de jouer» ».
L’Humanité publie de son côté un entretien avec Jean-Luc Vénisse, spécialiste d’addictologie qui a participé à l’expertise de l’Inserm.
Le psychiatre se penche sur le « peu de prise en compte que suscite cette problématique » et « pense que le jeu pathologique […] fait partie du même cadre » que celui de l’alcool ou du tabac.
Jean-Luc Vénisse remarque qu’« il n’existe pas plus de 10 centres de soins actuellement en France, quand au Canada il y en a près de 200, qui sont souvent intégrés dans des structures d’addictologie plus vastes. C’est vers cela qu’il faut tendre ».

24 07 08

L’« intolérance des migraineux au bruit » expliquée
Sciences et Avenir, juillet 2008
Sciences et Avenir note que « les migraineux supportent généralement mal le bruit ».
Le magazine indique que « cette «phonophobie» est probablement liée à un défaut de contrôle des influx sensoriels vers l’organe de l’audition, le limaçon ou cochlée ».
Le mensuel relève en effet qu’une étude parue dans Cephalalgia d’avril « le confirme par des tests audiologiques des deux oreilles chez une centaine de sujets dont 50% de migraineux ».
Sciences et Avenir explique qu’« à l’état normal, on constate une baisse d’amplitude des émissions otoacoustiques évoquées transitoires pour une oreille à la suite de la stimulation de l’oreille controlatérale. Ce n’est pas le cas chez les migraineux ».
Le magazine conclut que ce « dysfonctionnement du système olivo-cochléaire cérébral serait à l’origine de cette intolérance des migraineux au bruit ».

« Le triomphe des médecines du bien-être »
L’Express, numéro 2977
C’est ce que titre L’Express sur sa Une, le magazine observant dans un dossier que « 4 Français sur 10 ont recours aux thérapies dites «alternatives» pour prendre soin de leur santé et même les hôpitaux ouvrent leurs portes à ces disciplines ».
L’hebdomadaire parle de « reconnaissance » et livre ses « conseils et recommandations ».
L’Express revient notamment sur cette enquête de l’URML d’Ile-de-France publiée en juin, selon laquelle « 42 % des généralistes de la région parisienne déclarent recourir régulièrement à ces thérapies, les plus citées étant l’homéopathie, l’acupuncture et l’ostéopathie ».
Le magazine observe que « les raisons de ce succès sont connues. La science est jugée trop arrogante, imposant ses certitudes et sa technicité. Du coup, les thérapeutes qui bannissent la chimie sont perçus comme plus attentifs aux personnes et gratifiés d’une meilleure qualité d’écoute ».
L’hebdomadaire ajoute que « les adeptes de ce type de soins se recrutent davantage parmi les jeunes et les catégories sociales aisées. Et les femmes sont majoritaires ».
L’Express observe toutefois que « si plusieurs [de ces disciplines] ont trouvé leur place dans l’arsenal thérapeutique, certaines doivent encore faire leurs preuves et quelques autres suscitent toujours le doute ».
Le magazine se penche ainsi sur les « valeurs sûres » (ostéopathie, hypnose, yoga, homéopathie, acupuncture, sophrologie), aborde les « valeurs montantes, plus tendance mais pas encore reconnues » (phytothérapie, jeûne, ozonothérapie…), puis s’intéresse à ces disciplines qui « n’ont pas fait leurs preuves » (iridologie, hydrothérapie du côlon, thérapie bioacoustique).
Enfin, L’Express conclut son dossier en relevant que « ces dernières années, les affaires impliquant des praticiens aux méthodes douteuses se sont multipliées ».

30 07 08

« Le stress fait grossir »
Pour la Science, août 2008
Pour la Science indique que « Michael Lutter, de l’Université du Texas à Dallas (Etats-Unis), et ses collègues viennent de montrer [dans Nature Neuroscience] que, chez la souris, une hormone, la ghréline, diminue l’anxiété et les symptômes dépressifs dus à un stress. Mais, revers de la médaille, cette hormone stimule l’appétit ».
Le magazine note que « la ghréline est fabriquée par des cellules de l’estomac et de l’intestin et elle est libérée périodiquement avant les repas. Elle se fixe sur ses récepteurs spécifiques dans le cerveau et déclenche un comportement de prise alimentaire. Mais son rôle dans le contrôle de l’humeur demeurait inconnu ».
Le mensuel observe que « soumises à un stress, les souris ayant plus de ghréline semblent moins anxieuses et ont moins de symptômes dépressifs. […] Toutefois, l’augmentation de la quantité de ghréline a un inconvénient : on mange davantage ! ».

31 07 08

« Alzheimer : un médicament prometteur à l’essai »
Le Figaro, Le Parisien, Les Echos, L’Humanité
Martine Perez indique en effet dans Le Figaro que « lors de la conférence internationale sur la maladie d’Alzheimer qui se tient à Chicago, des médecins anglais ont présenté les résultats prometteurs d’un essai clinique sur 321 patients avec un médicament doté d’un mécanisme d’action innovant ».
La journaliste note que l’approche choisie est celle de « la fameuse protéine TAU, pour inhiber son accumulation dans les neurones […] avec un médicament baptisé Rember (ou methylthiominium) ».
Martine Perez explique que les « 321 patients atteints d’une forme légère ou modérée ont été divisés en quatre groupes, les uns prenant 30, 60 ou 10 mg de Rember et les autres un placebo ».
« Les résultats révèlent qu’au bout de 19 mois, les patients ayant pris le médicament dosé à 60 mg ne présentaient pas de dégradation neurologique et que leurs symptômes restaient stables, contrairement à ceux sous placebo dont les fonctions cognitives continuaient à décliner », observe la journaliste.
Martine Perez livre notamment la réaction du Pr Bruno Dubois (hôpital Pitié-Salpêtrière), qui note que « si ces résultats intéressants sont validés, ce sera la première fois que l’on démontre qu’un médicament peut ralentir le développement de cette maladie ».
« Mais d’une façon générale, il vaut mieux être prudent. Nous avons déjà vu des médicaments apparemment prometteurs lors d’essais de phase 2 et qui ne montraient aucune efficacité lors d’études à plus large échelle », remarque le spécialiste.
Le Parisien consacre quelques lignes à ce médicament qui « cible les amas de protéines qui se forment à l’intérieur des cellules du cerveau des patients ».
Le journal relève que « des essais à plus grande échelle doivent maintenant être menés ».
Les Echos se penchent également brièvement sur cette « découverte prometteuse » faite par TauRX, un « petit laboratoire de biotechnologies basé à Singapour, […] en collaboration avec l’université écossaise d’Aberdeen ».
Le quotidien constate que « les malades qui ont pris ce traitement ont vu le déclin de leurs capacités mentales se réduire de 81 % par rapport au groupe témoin ».
Le journal cite le cofondateur de l’entreprise, le Pr Claude Wischik, qui a déclaré que « ces résultats sont «l’avancée la plus significative dans le traitement» de la maladie depuis sa découverte en 1907 ».

« Des nouveaux gènes en cause dans la schizophrénie »
Le Figaro
Le Figaro remarque que « Nature publie [aujourd’hui] pas moins de trois articles originaux confirmant l’importance des facteurs génétiques dans le déterminisme » de la schizophrénie, maladie « longtemps considérée comme une véritable énigme ».
Le journal note que « ces travaux ne représentent que le début de la construction du puzzle génétique de la schizophrénie, maladie qui mettrait en jeu plus d’une centaine de gènes différents ».
Le quotidien relève que « les trois études, réalisées chacune par des équipes internationales, ont le mérite de porter sur de très larges populations de malades. Les deux premières portent respectivement sur 1 433 et 3 391 malades comparés à un nombre similaire de témoins en bonne santé. Les chercheurs mettent en évidence le fait que certaines perturbations du génome dites NCV (nombre de copies variant) caractérisées par des petits morceaux du génome manquants ou cassés sont retrouvées bien plus souvent chez les malades que chez les témoins ».
Le Figaro ajoute que « la troisième étude qui paraît elle dans Nature Genetics, a comparé l’«orthographe» du génome de 479 malades à celles de 2 997 témoins et met en évidence le fait que certaines anomalies dans l’alignement des bases (les lettres des gènes) sont associées à un risque accru de schizophrénie ».
Le journal cite le généticien Daniel Cohen, qui observe que « plus on identifie les gènes en cause et plus on élargit les pistes pour trouver les réseaux de protéines perturbées chez les malades. C’est sans doute à partir de là que l’on pourra mettre au point des nouveaux traitements ».


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