Revue de presse – Septembre 2008


Source Mediscoop

1 09 08

« Stress majeur in utero, facteur de risque de schizophrénie »
Le Figaro
Le Figaro indique que selon une étude parue dans BioMed Central Psychiatry, « les femmes soumises à un stress particulièrement violent durant les premiers mois de leur grossesse auraient plus de risques de donner naissance à des enfants qui deviendront plus tard schizophrènes ».
Le journal cite l’auteur principal de l’étude, Dolores Malaspina, du département de psychiatrie de l’Université de médecine de New York, qui précise que « le type de stress en question est du genre de ceux qui que l’on subit lors d’un désastre naturel, une attaque terroriste, un ouragan ou un deuil soudain ».
Le Figaro explique que la chercheure « s’est penchée sur des observations concernant la population israélienne durant la guerre éclair des Six-Jours, en juin 1967 »,  et « a examiné les données médicales de 89 000 personnes nées à Jérusalem entre 1964 et 1976 ».
Le quotidien aborde la « fenêtre relativement étroite de vulnérabilité au deuxième mois de grossesse », et précise que « le risque de développer une telle psychose était de 4,3 pour les fœtus féminins qui étaient dans le deuxième mois de vie intra-utérine contre 1,2 pour les fœtus masculins ».

« L’UE veut allonger le congé de maternité »
Le Figaro économie, Le Parisien
Le Figaro économie indique en effet que selon le magazine allemand Wirtschaftswoche, « la Commission européenne veut augmenter la durée du congé de maternité de 14 à 18 semaines ».
Le journal note que « le commissaire à l’Emploi et aux Affaires sociales, Vladimir Spidla, doit présenter un projet de directive en ce sens le 8 octobre ».
Le quotidien cite le texte, selon lequel « une pause plus longue aurait un effet positif sur la relation à l’enfant et pourrait aider les femmes à rester actives [sur le marché de l’emploi] ».
Le Figaro économie rappelle qu’« en France, la durée du congé maternité est de 16 semaines. […] La durée de 18 semaines est déjà pratiquée au Portugal, au Royaume-Uni, [etc.]. Les Italiennes ont droit à 20 semaines et les Danoises à 28 […] ».
Le Parisien note de son côté que le projet de directive « prévoit le paiement du salaire plein pendant toute la période de congé ».

02 09 08

« L’effet placebo marche davantage chez les enfants »
Le Parisien
Le Parisien indique en effet, sur quelques lignes, qu’« une équipe de chercheurs lyonnais vient, pour la première fois, de démonter que les jeunes patients réagissaient 2 fois plus que leurs aînés à ces «médicaments sans substance active» ».
Le journal note ainsi que selon cette étude, « 20 % des enfants voient leur affection diminuer de moitié, contre 10 % des adultes ».

« Le cancer, une inégalité sociale supplémentaire »
Libération, Le Figaro, La Croix
Eric Favereau observe dans Libération que « nous ne sommes pas égaux devant le cancer ».
Le journaliste explique que « pour la première fois, c’est amplement démontré dans une étude qui paraît aujourd’hui sous le titre «Inégalités sociales de mortalité par cancer en France», dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire ».
Eric Favereau indique que cette étude de l’Inserm « met en évidence «l’importance des inégalités sociales de mortalité par cancer et leur accroissement au cours du temps, – entre 1968 et 1996 -, à la fois chez les hommes et les femmes» ».
Le journaliste remarque que « le phénomène est surtout frappant chez l’homme : le facteur social multiplie ainsi par deux le risque de mort par cancer, «passant d’un peu plus de 20 % à presque 40 %» ».
Eric Favereau précise que « ces inégalités sociales sont observées pour l’ensemble des localisations à l’exception du côlon, du pancréas, de la vessie, du rein, des tissus lymphatiques et hématopoïétiques. Et elles sont particulièrement marquées pour les cancers des «VADS» (voies aériennes et digestives) ».
Les auteurs de l’étude notent ainsi « le rôle important des consommations de tabac et d’alcool ».
Eric Favereau ajoute que « chez les femmes, il y a un cas très particulier, celui du cancer du sein. Les femmes ayant une situation sociale élevée ont à la fois les taux d’incidence les plus élevés et en même temps… la meilleure survie ».
Les chercheurs indiquent que ces résultats « s’expliquent principalement par la distribution sociale de l’âge à la première grossesse et du nombre de grossesses. Les femmes ayant une situation sociale défavorisée ont eu en moyenne leurs grossesses plus tôt et ont eu plus d’enfants, deux facteurs protecteurs pour le cancer du sein ».
Jean-Michel Bader retient lui dans Le Figaro que « le risque de mourir d’un cancer est plus grand chez les hommes non diplômés ».
Le journaliste ajoute que « les inégalités sociales de mortalité sont certes moins marquées chez les femmes, mais en hausse constante ».
Jean-Michel Bader observe par ailleurs que « cette étude de très grande envergure, baptisée Edisc, est originale. Pour la première fois, on a couplé directement les données du recensement et les causes médicales de décès ».

03 09 08

Lien entre âge du père et risque de psychose maniaco-dépressive chez l’enfant
Le Parisien, L’Humanité
Le Parisien note en bref que « les enfants dont le père a 55 ans ou plus (à leur conception) développent environ 37 % de chances supplémentaires de souffrir de psychose maniaco-dépressive que des bambins de pères âgés d’une vingtaine d’années », selon une étude suédoise.
Le journal indique que « le mécanisme qui fait qu’un âge avancé chez le père entraîne des troubles psychologiques chez l’enfant serait génétique ».
L’Humanité aborde également cette étude menée par Emma Frans, du centre de recherche Karolinska Institutet de Stockholm.
Le quotidien cite cette dernière, qui précise qu’« à la différence des femmes, la division des cellules sexuelles chez les hommes se poursuit tout au long de sa vie, ce qui accroît le risque de changement génétique avec les années ».

04 09 08

« De plus en plus de grossesses hors norme »
Le Parisien
C’est ce que constate Le Parisien sur sa Une et une double page, remarquant que « de plus en plus de femmes veulent repousser les limites de la science et cherchent à avoir un enfant sur le tard ».
Le journal se penche sur deux « affaires [qui] relancent le débat sur les grossesses très tardives ».
Le quotidien fait ainsi savoir qu’« à Paris, une femme de 59 ans attend des triplés. Suivie de près à la maternité de l’hôpital Cochin, elle pourrait accoucher dans les prochains jours ».
« Du jamais-vu en France, peut-être même inédit dans le monde », remarque Le Parisien.
Le journal indique que « la patiente aurait bénéficié d’un don d’ovocytes au Viêt Nam », et note que « l’âge avancé de la future maman a exigé de nombreux examens, de consultations, d’échographies ».
Le Parisien cite cependant Charles Brami, responsable du centre de fécondation in vitro à l’Hôpital américain à Neuilly, qui remarque qu’« un accouchement à plus de 50 ans est rarissime. Avoir des triplés pour une femme de 25 ans n’est pas facile, alors accoucher de trois enfants à cet âge-là… Les risques pour la mère ne sont pas négligeables ».
Le quotidien indique par ailleurs qu’« à Angers (Maine-et-Loire), une maman de 46 ans, qui a accouché en juin de triplés, est dans un coma profond et laisse un père seul avec trois enfants ».
Le journal observe que les enfants sont « nés à 27 semaines d’aménorrhées dans des conditions dramatiques. Des complications cardio-vasculaires sont survenues sur la mère. Elle est dans un état critique, mais ses trois bébés sont sains et saufs ».
Le Parisien estime que « cette terrible affaire illustre les dérives possibles du don d’ovocyte lorsqu’il est pratiqué dans des conditions limites ».
Le quotidien précise que « le couple avait décidé de pratiquer cet acte en Grèce, après que des refus successifs eurent été formulés en France ».

« La fidélité conjugale serait aussi une affaire de gène »
Le Figaro, L’Humanité
Pierre Kaldy indique dans Le Figaro que des chercheurs suédois, menés par Hasse Walum et Lars Westberg, « estiment dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences américaine que la piste génétique [de la fidélité amoureuse] mérite d’être suivie ».
Le journaliste rappelle que « chez le campagnol des prairies, la réponse est connue depuis 1993 : des scientifiques américains ont montré que la fidélité conjugale dépend chez le mâle de la vasopressine, une hormone capable d’agir notamment au niveau du cerveau ».
Pierre Kaldy explique que « les chercheurs ont comparé le gène du récepteur à la vasopressine chez 900 hommes qui vivaient de façon maritale depuis au moins 5 ans et étaient parents d’un enfant adolescent. Ces volontaires ont de surcroît accepté de répondre à un questionnaire détaillé sur leur vie de couple ».
« Ils ont ainsi pu établir une corrélation entre certaines formes du gène de la vasopressine et le comportement conjugal », observe le journaliste.
Pierre Kaldy relève que « la forme du gène dite 334 est deux fois plus fréquente chez ceux ayant traversé de sérieuses difficultés conjugales. Elle est aussi deux fois plus fréquente parmi ceux qui ne s’étaient pas mariés ».
Le journaliste ajoute que « les réponses des compagnes sur la qualité de la relation de couple […] révèlent que les plus mauvais scores sont associés aux hommes présentant la forme 334 du gène du récepteur à la vasopressine ».
« Par souci du respect de l’intimité, ils n’ont pas interrogé les hommes sur leurs éventuelles relations extraconjugales… », précise Pierre Kaldy.
Le journaliste cite Lars Westberg, qui indique que « notre objectif maintenant est de reproduire ces résultats et de tester chez l’homme l’effet d’injections intranasales de vasopressine ».
L’Humanité consacre quelques lignes à cette étude, observant que « les chercheurs notent que l’effet de cette variante du gène est trop modeste pour prédire le comportement d’un homme ».

« Education thérapeutique : faire du patient l’acteur de sa santé »
Le Figaro
Le Figaro se penche sur « l’éducation thérapeutique » dont bénéficient certains patients atteints de maladies chroniques.
Le journal relève ainsi que « nombre de diabétiques peuvent bénéficier d’une «semaine d’éducation» animée par une équipe de médecins, diététiciennes, podologues, infirmières. Objectif : apprendre aux patients à mieux gérer leur maladie […] ».
Le quotidien note que « l’éducation thérapeutique a des effets très positifs sur la qualité de vie des patients. […] Elle devrait faire son entrée officielle dans le paysage sanitaire français dans le cadre de la loi «Patients, santé et territoires» ».
Le Figaro se penche sur le rapport sur le sujet remis mardi à Roselyne Bachelot, coordonné par le président du Comité interassociatif sur la santé, Christian Saout, et les professeurs Bernard Charbonnel et Dominique Bertrand.
Le journal relève notamment que les rapporteurs « proposent que les maladies prioritaires soient le diabète, les pathologies cardio-vasculaires, l’asthme et le VIH. [Ils] ne considèrent pas l’éducation thérapeutique comme un nouveau métier, mais souhaitent l’acquisition de compétences spécifiques (qui) devront être exercées au sein d’une équipe soignante» ».

« L’homme peut-il supporter un voyage vers Mars ? »
Le Figaro
Le Figaro remarque en effet que « pour se rendre sur Mars, il faut compter près de 3 ans de voyage aller-retour et être capable de vivre en vase clos pendant tout ce temps, dans des conditions extrêmes ».
Le journal s’interroge : « Comment les hommes réagiront-ils lorsque notre planète ne sera plus qu’un minuscule point lumineux dans le ciel, quand les communications avec «le sol» mettront un quart d’heure avant de leur parvenir et qu’ils ne devront plus compter que sur eux pour gérer les imprévus et les situations de crise (accident, maladie, problèmes relationnels ou psychologiques…) ? ».
Le quotidien indique que « lors des entretiens de médecine aérospatiale qui se sont tenus cet été à Megève (Haute-Savoie), l’astronaute Jean-François Clervoy et son frère Patrick, psychiatre au service de santé des armées, ont abordé ces questions ».
Le Figaro relève que « le retour d’expérience repose, pour l’instant, sur les missions spatiales passées mais aussi sur les patrouilles des sous-marins nucléaires stratégiques qui durent en moyenne 3 mois ainsi que sur les expéditions de scientifiques dans les lointaines Terres australes et antarctiques françaises ».
Le quotidien note que « selon les frères Clervoy, l’équipage idéal se compose de 4 à 9 personnes afin de reproduire une «microsociété». Trois couples leur paraît être le bon équilibre numérique afin d’instaurer une harmonie de groupe. […] La configuration «sous-marin nucléaire», avec sa forte hiérarchie militaire où un recours à la force permet de résoudre un conflit majeur entre individus, ne peut être reproduite dans l’espace ».
Le journal relève par ailleurs que « la fréquence des attitudes obsessionnelles ou paranoïaques lors des séjours dans les Taaf amène l’hivernant, comme le futur spationaute au long cours, à se demander : «Qu’est ce que je suis venu faire ici ?» ».
Le Figaro indique que « parmi les possibilités de réponses à ces comportements, la créativité reste tributaire du contexte très technique de la mission. Celle-ci demande aux spationautes d’appliquer des procédures préétablies et longuement répétées au simulateur. Pas d’improvisation possible, ni d’épanouissement ».
« Or, cette faculté de créer apparaît essentielle à Jean-François Clervoy », remarque le journal.
Le quotidien aborde une « autre contrainte », rappelant que « tout rapatriement d’urgence est exclu ».

05 09 08

Absence de lien confirmée entre autisme et vaccination ROR
Le Parisien
Le Parisien fait savoir sur quelques lignes qu’« une étude américaine vient de confirmer l’absence de lien entre l’autisme et le vaccin combiné contre la rougeole, la rubéole et les oreillons ».
Le journal estime que ces « résultats pourraient permettre de revenir à un taux normal de vaccination ».

10 09 08

« Le mal-être surmédicalisé »
Le Monde
Le Monde indique qu’« une enquête lancée par le département universitaire de médecine générale de la faculté de Rouen, présentée [aujourd’hui] à Paris lors du Congrès international d’épidémiologie, apporte un éclairage instructif sur les « obstacles perçus par les médecins généralistes dans la prise en charge des patients dépressifs » ».
Le journal note ainsi : « Réalisée par questionnaire auprès de 2 000 médecins dans 4 régions du Nord-Ouest (Basse-Normandie, Haute-Normandie, Picardie, Nord-Pas-de-Calais), l’enquête révèle que seulement 28 % des généralistes connaissent l’existence des guides de pratique clinique de la dépression, et qu’à peine un praticien sur cinq a effectué un stage de psychiatrie au cours de sa formation initiale ».
Le quotidien ajoute que « pour soigner leurs patients, 47 % des médecins disent se heurter à « l’insuffisance et aux difficultés d’accès des services spécialisés » ».
« Pas étonnant, dans ces conditions, que le médicament soit la principale approche thérapeutique (94,8 % des médecins interrogés déclarent y avoir recours « souvent » ou « toujours »), suivie, loin derrière, par les thérapies comportementales et cognitives (44,3 %), les psychothérapies conventionnelles (35,7 %) ou les groupes d’entraide (12,6 %) », continue Le Monde.
Le journal cite cette étude, qui indique notamment que « la qualité de la prise en charge du patient dépressif passe par une formation adaptée et par l’amélioration des circuits de soins ».
Le quotidien constate cependant qu’« entre des généralistes qui n’ont ni le temps ni la formation suffisante pour proposer autre chose que du Lexomil ou du Prozac, des patients pour lesquels le médicament s’avère la solution la plus économique financièrement et moralement, une industrie pharmaceutique qui ne relâche pas sa pression marketing, des psychiatres très mal répartis géographiquement et des pouvoirs publics qui n’entendent pas ouvrir le dossier du remboursement des thérapies non médicamenteuses, la consommation de psychotropes a encore de beaux jours devant elle ».

« Souffrir au travail », ou « le cri d’alarme d’un médecin du travail »
Le Parisien
Le Parisien publie un entretien avec le médecin du travail Dominique Huez, qui, dans son ouvrage « Souffrir au travail » (Editions Privé), « dresse un état des lieux plus qu’inquiétant de la santé en milieu professionnel ».
Le journal note en effet que « selon ce médecin en poste depuis 25 ans à la centrale nucléaire de Chinon, le nombre de suicides liés au travail en France est bien supérieur aux données officielles ».
Dominique Huez déclare ainsi : « Je pense que dans 25 à 50 % des suicides, le travail est un élément explicatif direct et essentiel. Cela signifie que 3 000 suicides par an sont liés au travail. […] Or, depuis 4 ou 5 ans, seuls 5 cas de suicides, peut-être 10, ont été reconnus comme des accidents du travail et aucun en maladie professionnelle ».
Le praticien ajoute que « devant la question d’un suicide, les médecins du travail doivent retourner à leurs dossiers et essayer de comprendre », ou encore note que « les numéros verts fonctionnent comme un confessionnal et n’ont aucune utilité d’un point de vue médical ».
Dominique Huez estime que « la médecine du travail est au bout d’un cycle. On ne peut pas rester avec un système géré et dirigé majoritairement par les employeurs. Un nouveau cadre doit être défini et il y a urgence ».

11 09 08

La ritaline pour « prévenir les chutes des seniors »
Sciences et Avenir, septembre 2008
Sciences et Avenir remarque que « la ritaline, habituellement prescrite pour limiter l’hyperactivité des enfants, pourrait curieusement aussi prévenir les chutes des seniors ».
Le mensuel indique en effet que « selon une étude parue dans The Journal of American Geriatrics Society, des médecins de l’université de Tel Aviv ont démontré qu’une seule dose de ce médicament a permis de mieux assurer la marche de personnes âgées et donc de réduire le risque de chutes ».

16 09 08

Une médecin « au chevet du travail »
Le Monde
Le Monde brosse le portrait de Marie Pezé, observant : « Soigner la souffrance des salariés, et d’abord la comprendre : une mission que ce médecin s’est assignée, en pionnière, depuis 11 ans ».
« Elle en a tiré un livre terrible », indique le journal (« Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés », Village mondial).
Le quotidien décrit ainsi le bureau de la psychanalyste et docteur en psychologie, « bourré de dynamite » avec « des dizaines de dossiers sur des femmes et des hommes essorés par le boulot : secrétaires harcelées, ouvrières soumises à des cadences infernales, cadres rongés par des pulsions suicidaires… Déballés sur la place publique, ces récits feraient voler en éclats la réputation de nombreux groupes ».
Le Monde explique qu’à partir des années 1990, « Marie Pezé réalise que l’organisation du travail peut être « pathogène ». Au-delà de quelques hiérarques retors sévissant ici et là, le fond du problème, selon elle, se situe dans « l’idéologie managériale » qui se propage dans le monde de l’entreprise. Les salariés sont de plus en plus seuls et assujettis à des objectifs qu’ils ne peuvent pas atteindre ».
Le journal note que « dans sa pratique quotidienne, Marie Pezé a tricoté un réseau avec toutes sortes de partenaires : inspecteur du travail, médecin traitant, caisse primaire d’assurance-maladie… […] Pour enrichir sa réflexion sur la prise en charge des patients, elle s’implique dans un petit groupe informel qui réunit divers spécialistes : avocat, médecin du travail, etc. ».
« Aujourd’hui, une vingtaine de consultations existent en France, calquées, peu ou prou, sur le modèle de la structure fondée à Nanterre. Marie Pezé a ouvert une voie », observe le quotidien.

17 09 08

« L’état de conscience se lit dans le cerveau »
Science et Vie, septembre 2008
Science et Vie indique en effet que « selon des chercheurs de l’université de Liège, en Belgique, on pourrait déterminer l’état de conscience d’un patient en observant sa carte cérébrale ».
Le magazine explique qu’« il suffirait d’observer le niveau d’activité d’un réseau neuronal bien connu des chercheurs : celui qui est actif lorsque nous sommes perdus dans nos pensées, lors des rêves éveillés ».
Le mensuel relève ainsi que « Steven Laureys, Mélanie Boly et leurs collègues, qui ont présenté leurs travaux à la dernière conférence de la Société européenne de neurologie, à Nice, ont mesuré l’activité cérébrale de 13 patients ayant différents niveaux de conscience : conscience minimale, coma, état végétatif et mort cérébrale ».
Science et Vie observe que « chez les patients ayant un minimum de conscience, le réseau présente 90 % de son activité normale, tandis que chez les patients dans le coma et en état végétatif, il ne fonctionne qu’à 65 %. Et il ne fonctionne plus en cas de mort cérébrale ».
« Un outil précieux pour les médecins lorsqu’ils doivent décider s’il faut ou non le maintenir en vie », remarque le magazine.

18 09 08

« Votre santé dépend de celle de vos parents »
Le Parisien, La Croix
Le Parisien indique en effet que « pour la première fois, une étude publiée par l’Insee établit un lien très net entre l’état de santé des seniors et la vie de leurs propres parents, en fonction de leur longévité et de leur statut économique ».
Le quotidien relève que « si l’impact du statut économique et social ne surprend pas a priori (plus on est aisé, plus on se soigne, plus nos enfants sont soignés…), les détails de l’étude révèlent une différence d’influence surprenante de la mère ou du père ».
Le journal explique que « c’est le statut socio-économique maternel qui joue sur notre état de santé à l’âge mûr : les seniors dont les mamans étaient ouvrières sont en moins bonne forme que ceux dont la mère a fait des études ».
« A l’inverse, c’est la longévité du père qui influe, bien davantage que le métier qu’il exerçait. Les sexagénaires dont les pères sont d’heureux nonagénaires sont généralement en meilleure santé que ceux dont le père est déjà décédé », poursuit Le Parisien.
Le quotidien cite l’un des auteurs de l’étude, Alain Trannoy, chercheur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, qui indique que « les prédispositions génétiques jouent mais pas tant que ça. […] D’autres transmissions majeures entrent en jeu. Les conditions de vie communes dans l’enfance : une bonne alimentation familiale ou, au contraire, une exposition au saturnisme impactent durablement l’enfant qui va vieillir ».
Le chercheur ajoute que « les parents – surtout les mères – qui se soignent, se surveillent ont souvent transmis ces habitudes à leur descendance ».

19 09 08

La mission « fin de vie » en visite au Royaume-Uni, « pays des soins palliatifs »
La Croix
La Croix remarque en effet, sur près d’une page, que « les députés français, chargés d’évaluer la loi de 2005 sur la fin de vie, se sont rendus au Royaume-Uni, où l’euthanasie est proscrite et les soins palliatifs développés ».
Le journal explique que les députés « ont voulu aller voir de plus près de quelle manière l’Angleterre, qui en a fait une de ses priorités de santé publique, organise, finance et développe son système de soins palliatifs ».
Le quotidien relève qu’« alors qu’environ 500.000 personnes meurent chaque année en Angleterre et au pays de Galles, ce nombre devrait s’accroître pour atteindre les 590.000 personnes par an en 2030. Or, contrairement à ce que souhaite la majorité des citoyens anglais (entre 56% et 74%, selon les études citées par le ministère), désireux de mourir chez eux, 58% des décès ont lieu à l’hôpital ».
La Croix note en outre que « l’accès aux soins palliatifs est très inégal sur le territoire britannique », et explique que le gouvernement « s’est fixé 3 objectifs : permettre à ceux qui le souhaitent de mourir à domicile dans de bonnes conditions, mieux respecter les croyances personnelles et garantir, partout dans le pays, l’accès à un accompagnement de qualité ».
Le journal relève que les députés, « convaincus, qu’il n’est pas opportun de légaliser l’euthanasie en France, […] savent que le développement des soins palliatifs est crucial et qu’il faut des moyens ».

« L’IVG reste un «droit fragile» »
Le Parisien
Le Parisien observe que « sur les 27 nations de l’Union européenne, la France fait partie des 16 pays où une femme peut se faire avorter si elle le demande ».
« Pour autant, ce n’est pas un hasard si le Mouvement français pour le planning familial organise, aujourd’hui et demain, un grand colloque à la Mutualité sur le droit à l’avortement en Europe », remarque le journal.
« Ici comme ailleurs, les militantes savent que ce droit est fragile », continue Le Parisien.
Le quotidien relève ainsi que « les centres où se pratique l’IVG disparaissent les uns après les autres, à la faveur de la réforme hospitalière et des regroupements de services ».
« Mais surtout, […] c’est le discours ambiant sur «la souffrance» des femmes qui apparaît dangereuse aux militantes. […] L’idée qu’avorter est forcément traumatisant est d’ailleurs intégrée par un nombre croissant de médecins, lesquels, trop souvent, inventent des freins que n’impose pas la loi », ajoute le journal.

Une machine reliée au cerveau pour faire « reparler les patients devenus muets »
Science et Vie, septembre 2008
Science et Vie s’intéresse au « pari que Franck Guenther (Boston, Etats-Unis) pense gagner d’ici à 5 ans », à savoir faire « reparler les patients devenus muets » après un accident vasculaire cérébral ou de voiture.
Le magazine explique ainsi dans un court article que le chercheur entend « transformer les pensées en paroles, grâce à un système sophistiqué d’électrode couplée à un ordinateur, lui-même relié à un synthétiseur ! ».
Le mensuel note qu’« après quelques mois d’entraînement, un de ses patients émet déjà plusieurs voyelles ».
Science et Vie précise que « l’électrode, implantée dans le cortex moteur de la parole, capte une cinquantaine de signaux émis lorsque le malade essaye de parler. Un logiciel capte ces signaux nerveux qui contrôlent la contraction des muscles de la bouche et les convertit en sons, ensuite restitués par un synthétiseur ».
Le magazine cite Franck Guenther, qui estime qu’« à terme, ce dispositif devrait permettre de refaire parler les patients avec des mots complets ».

22 09 08

Cancer : « Faut-il dire la vérité à la famille d’un malade ? »
La Croix
Pierre Bienvault note dans La Croix que « pour sa première saisine, le nouveau comité d’éthique de la Ligue contre le cancer s’est penché sur un cas concret : celui d’un patient en échec thérapeutique qui demande aux médecins de ne rien dire à son épouse désireuse pourtant de connaître la vérité ».
Le journaliste indique qu’un « premier débat a eu lieu [vendredi] autour de ce cas difficile », relevant que « deux positions ont émergé : l’une favorable à une information de l’épouse, l’autre à un respect de la volonté de son mari ».
« La majorité des orateurs est toutefois parvenue à s’accorder sur un point : la nécessité de ne pas agir dans l’urgence », ajoute Pierre Bienvault.
Le journaliste cite notamment le psychologue et psychanalyste Alain Bouregba, qui a déclaré : « On se rend compte que les familles ont souvent elles-mêmes la réponse mais que celle-ci leur est douloureuse. Elles n’osent pas formuler cette réponse et préfèrent que le soignant le fasse à leur place ».

« Schizophrénie précoce : des anomalies vues en imagerie »
Le Figaro
Le Figaro fait savoir que « les chercheurs du CEA et de l’Inserm, en partenariat avec l’Institut de psychiatrie de Londres, viennent de montrer que le cortex du lobe temporal du cerveau d’adolescents atteints de schizophrénie présente des anomalies anatomiques ».
Le journal explique que les chercheurs « ont analysé les bases de données contenant les IRM anatomiques d’une cinquantaine d’adolescents schizophrènes, ainsi que d’une cinquantaine d’adolescents sains ».
« Ils ont pu mettre en évidence une diminution de la surface du sillon collatéral au niveau du lobe temporal », relève le quotidien.
Le Figaro précise que « cette particularité semble présente depuis le début de la maladie, puisque aucune relation avec la durée de l’affection ou les traitements n’a été mise en évidence ».

23 09 08

« La dépression touche de plus en plus de Français »
Le Parisien, Libération, Le Figaro
Le Parisien note en effet : « Tristesse, manque d’intérêt pour tout, problèmes de sommeil, fatigue, perte de poids… Ces symptômes, de nombreux Français les connaissent ».
Le journal fait savoir que « dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire, l’InVS révèle que ces épisodes dépressifs majeurs touchent de 5 à 8 % des adultes, dont 2 à 3 % dans des formes très sévères ».
Le quotidien ajoute que « les EDM sont bien plus importants en région parisienne, où le taux de prévalence est de 11,7 % et sont deux fois plus fréquents chez les femmes ».
Libération consacre pour sa part une page à la « spirale de la dépression », observant que « 5,5 millions de Français ont connu un «épisode dépressif majeur» dans l’année ».
Le journal relève que selon l’InVS, « plus d’une personne sur 12 a connu dans l’année écoulée un «épisode dépressif majeur». Un taux impressionnant, mais à prendre avec un certain recul ».
Libération remarque que « sans avoir les trois caractéristiques de l’EDM [signe de tristesse, avec un critère de durée et d’intensité], on peut présenter une ou deux des caractéristiques. Et là, cela fait encore plus de personnes : ces états, baptisés «subsyndromiques», touchent près de 19 % de la population ».
Le quotidien constate en outre qu’« il y a des habitués […] : 48 % des personnes qui ont présenté un épisode dépressif ont déjà eu au moins deux épisodes dépressifs tandis que 37 % n’ont souffert que d’un seul épisode ».
« Ils sont chroniques chez 15 % des personnes interrogées. […] Ce qui fait près de 4 millions de déprimés chroniques en France », continue le journal.
Libération livre un entretien avec Franck Chaumont, psychiatre des hôpitaux en Ile-de-France, qui remarque que « l’on crée de grandes catégories sanitaires : cette fois, c’est la dépression. Si on me demande si je vois dans ma pratique beaucoup plus de gens déprimés, je réponds que non. Mais je vois beaucoup plus de gens qui disent qu’ils sont déprimés ».
« Cette catégorie me paraît confuse. [...] Ce qui est sûr, c’est que cela va servir de support à de grandes campagnes sur la dépression. Des budgets sont dégagés, et au final… beaucoup de médicaments sont prescrits », poursuit le psychiatre, qui note qu’« on observe la société sous l’angle de la santé mentale. […] C’est une manière limitée de regarder l’homme ».
De son côté, Le Figaro s’interroge : « A quel moment faut-il se soigner ? ».
Le journal cite Christine Chan Chee, de l’InVS, qui a coordonné ce BEH, et qui note que « l’épidémiologie psychiatrique est encore nouvelle en France ».
« On peut s’en étonner quand on sait […] qu’en 2020, [la dépression] devrait être la deuxième maladie la plus fréquente dans notre pays », observe Le Figaro.
Le quotidien explique que « le profane doit apprendre à faire la part des choses entre une vague tristesse et un EDM ».
Le journal se penche en outre sur ces « nouveaux médicaments contre la dépression », relevant que « des dérivés de la mélatonine, une hormone à la réputation jadis sulfureuse, arrivent prochainement sur le marché ».  (BEH disponible sur le site de l’InVS)

En Allemagne, « les médecins veulent que les fumeurs soient traités comme les drogués »
Libération
Libération constate en effet que la « Chambre allemande des médecins demande à ce que les caisses de maladie reconnaissent [les fumeurs] officiellement comme [malades] afin de pouvoir mieux les «soigner» ».
Le quotidien cite ainsi le corps médical allemand, selon lequel « entre la moitié et les deux tiers des fumeurs sont des malades confrontés à un problème de dépendance. Considérer le tabac comme un fait de société, dont on peut se sortir avec la seule volonté, est totalement inadapté ».
Ces médecins « souhaitent que se développe en Allemagne une aide spécifique aux personnes dépendantes du tabac ».
Le journal observe qu’« un tiers des adultes et 20 % des adolescents fument outre-Rhin. 140 000 fumeurs meurent chaque année de tabagisme. Sur les 2 100 cliniques et hôpitaux du pays, une poignée seulement propose des programmes permettant aux fumeurs de décrocher ».
Libération remarque cependant que « la Chambre des médecins a touché là un nerf à vif de la société allemande qui rechigne particulièrement à s’arrêter de fumer. Les lois antitabac adoptées en début d’année par la plupart des Länder pour répondre aux exigences de la Commission européenne ont dressé des centaines de cafetiers et nombre de fumeurs sur les barricades ».

26 09 08

Bizutage : ouverture d’une enquête interne à la faculté de médecine d’Amiens
Le Parisien, L’Humanité
Le Parisien indique en bref qu’« une enquête interne a été lancée hier à la faculté de médecine d’Amiens sur une affaire de bizutage ».
Le journal explique qu’« après la diffusion hier matin sur RTL d’un reportage faisant état d’humiliations pratiquées par des redoublants sur des étudiants en première année dans l’amphithéâtre de la fac, la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse avait aussitôt souhaité qu’une enquête soit diligentée ».
Le quotidien relève que « selon le recteur de l’académie d’Amiens, Ahmed Charaï, «des manifestations de mauvais goût auraient eu lieu», ce que l’on appelle «le folklore carabin», mais les faits de bizutage «ne seraient pas avérés» ».
L’Humanité consacre également quelques lignes à cette enquête interne, précisant que « les policiers ont, de leur côté, commencé leurs investigations ».
Le journal note que le reportage de RTL « fait état d’humiliations, notamment à caractère sexuel, pratiquées par des redoublants sur des étudiants en première année dans l’amphithéâtre de la faculté de médecine, sans réaction des professeurs ».
L’Humanité cite également Valérie Pécresse, qui a rappelé que « les pratiques de bizutage sont désormais interdites par la loi ».
Le quotidien indique que « le doyen de la faculté a déclaré ne pas être au courant de telles pratiques, estimant qu’il n’y avait «rien de tel» dans l’établissement ».

29 0908

« Les nouveaux remèdes antifatigue »
Le Parisien
Le Parisien s’intéresse aux « nouveaux remèdes antifatigue ».
Le journal observe en effet : « Un mois à peine après la rentrée, vous vous sentez déjà fatigué ? Vos enfants aussi ont du mal le matin ? Pas de souci : il existe aujourd’hui de nouvelles armes pour se requinquer… avant d’affronter les infections de l’hiver ».
Le quotidien conseille notamment de « faire germer des graines ».
Le Parisien explique ainsi que « les graines germées sont bourrées de vitamines et d’acides aminés. Car la germination a pour effet de transformer et de multiplier par 100 ou 200 le taux en vitamines, minéraux et oligo-éléments des graines sèches. […] En quatre jours, vous faites votre récolte et en parsemez vos salades et potages ».
Le journal aborde en outre le lait de jument, « la nouvelle cure de jouvence à la mode ».
Le quotidien indique que ce lait, « très proche de celui de la femme, est conseillé pour lutter contre le stress et la fatigue ou lors d’une convalescence. Une très forte concentration en vitamine C et la présence d’un puissant antimicrobien en font un bon stimulant des défenses immunitaires ».
Le Parisien conseille également le quinoa, « une des plantes les plus nutritives du monde », et invite ses lecteurs à « respirer par le ventre ».
« Une fonction vitale à laquelle on ne pense guère. Et pourtant, bien respirer est essentiel à notre forme », note le journal.

Les personnes impulsives « risquent plus de tomber dans l’addiction à la cocaïne »
La Recherche, septembre 2008
La Recherche indique en effet que « les personnalités impulsives – qui réagissent sans réfléchir – risquent plus de tomber dans l’addiction à la cocaïne que celles réagissant seulement à des sensations nouvelles ».
Le mensuel note que selon une étude chez le rat, publiée dans Science (D. Belin et al., Science, 320, 1352, 2008), « 15 % à 20 % de rats deviennent dépendants lorsqu’ils peuvent consommer de la cocaïne, un taux comparable à celui trouvé chez l’homme ».
Le magazine explique que « l’expérience a été réalisée chez 23 rats répartis en quatre groupes selon leur comportement face aux drogues, très impulsif, peu impulsif, très réactif, peu réactif ».
« Seul le groupe des très impulsifs présentait les caractéristiques d’une dépendance avérée après 40 jours de consommation », observe La Recherche.

30 09 08

Des médecins étudient les expériences de « sortie du corps »
Courrier International, numéro 934
Courrier International retranscrit un article de la BBC, qui indique que « des médecins de 25 hôpitaux britanniques et américains vont étudier 1 500 cas de patients ayant échappé de peu à la mort afin de vérifier si des personnes dont le coeur a cessé de battre ou qui ne présentent aucune activité cérébrale sont susceptibles d’avoir des expériences de «sortie du corps» ».
La chaîne britannique précise que « cette étude durera 3 ans et sera coordonnée par l’université de Southampton ».
La BBC rappelle ainsi que « certains patients ayant frôlé la mort affirment avoir vu un tunnel ou une vive lumière, d’autres se souviennent avoir observé le personnel chirurgical depuis le plafond de la salle d’opération ».
L’article note que « c’est pourquoi il a été prévu, entre autres, d’installer spécialement des étagères dans les salles de réanimation et d’y placer des images qui ne pourront être vues que depuis le plafond ».
La responsable de l’étude, le Dr Sam Parnia, déclare : « Si l’on peut démontrer que la conscience perdure après la cessation de l’activité cérébrale, cela pourrait éventuellement signifier que la conscience est une entité distincte ».
« Et si personne ne voit ces images, cela prouvera qu’il ne s’agit que d’illusions et de faux souvenirs », poursuit le médecin réanimateur.
Ce dernier ajoute que « ce que ressentent les gens pendant une période d’arrêt cardiaque offre une fenêtre de compréhension unique sur ce que chacun d’entre nous pourrait éprouver durant le processus de sa propre mort ».



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