Revue de presse santé psy février 2010

Source Mediscoop


01 02 2010

« Les entreprises se mobilisent contre le stress au travail »
La Tribune

La Tribune observe que « le 1er février, les entreprises de plus de 1 000 salariés devront avoir engagé «significativement» des discussions sur le stress. Faute de quoi, le ministre du Travail, Xavier Darcos, écornera leur image auprès de l’opinion publique ».
Le journal relève que selon le ministre, « les risques psychosociaux sont «extrêmement présents dans l’actualité et ont été saisis par l’opinion publique. C’est devenu un débat de société» ».
La Tribune précise : « Pas de sanctions dans un premier temps, mais la publication du nom des entreprises fautives sur le site Internet des Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi ».
Le quotidien constate que « selon la Direction générale du travail, plus de 700 entreprises sur les 1 500 concernées ont pris des mesures. […] Un bilan national sera établi autour de la mi-février. Les entreprises seront alors classées selon 3 couleurs : vert pour celles ayant conclu un accord, orange lorsqu’un accord est seulement en cours de négociation et rouge pour les entreprises récalcitrantes ».
La Tribune ajoute que « la Direction générale du travail fera d’ici la mi-février une analyse qualitative des dossiers avant de s’engager dans un travail de fond sur ce sujet pour le futur plan Santé au travail ».


« Les vertus controversées de la musique de Mozart sur les prématurés »
Le Monde

Le Monde remarque dans un court article que la musique de Mozart « favoriserait la croissance des prématurés ».
Le journal relate des travaux parus en décembre dernier dans Pediatrics, expliquant que des chercheurs de l’université de Tel-Aviv (Israël) « ont choisi 20 bébés nés avant terme (entre 30 et 37 semaines de grossesse), mais bien portants. Ils ont mesuré, deux jours de suite, pendant 30 minutes, leur consommation d’oxygène et leur production de dioxyde de carbone ».
Le quotidien précise que « le premier jour, ils leur passaient un CD : Baby Mozart, qui contient notamment La Flûte enchantée. […] Le deuxième jour, ils ne leur faisaient rien écouter ».
Le Monde relève que « les chercheurs ont constaté qu’avec Mozart la dépense énergétique des prématurés diminuait au bout de dix minutes de 10% à 13% ».
Le Pr Dror Mandel écrit ainsi : « Nous pensons que Mozart pourrait accélérer la croissance des prématurés, dans la mesure où une moindre dépense énergétique conduit à un gain de poids. Mais nous ne l’avons pas vérifié. Une telle expérience demande plus de temps ». 
Le chercheur précise que « cette plus faible dépense énergétique semble due au fait que la musique en général déstresse et calme les prématurés. [L'effet Mozart pourrait être lié à la] répétition de la ligne mélodique, plus fréquente que chez d’autres compositeurs ». 
Le Monde livre toutefois la réaction du Pr Charlotte Casper, chef du service de néonatalogie à l’hôpital des enfants de Toulouse, qui note que « le prématuré n’est pas capable de discerner les sons : pour qu’il entende Mozart, il faudrait le jouer très fort, au moins deux fois au-dessus du bruit ambiant. Or on essaie de protéger son cerveau en plein développement des bruits trop élevés ».
Le journal relève que la praticienne « préfère s’en tenir à la méthode, qui a porté ses fruits, du « peau à peau », permettant au bébé de percevoir le bruit du coeur et la voix de sa mère ».


02 02 2010

Cancer : « Face à la maladie, trouver les mots justes »
Le Monde

Le Monde consacre un court article aux « trois tomes de L’Alphabet des mots du cancer, réalisé par le laboratoire Merck Serono et piloté par Jean Pruvost, lexicologue et professeur de linguistique à l’université de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) ».
Le journal note que « ces livres, disponibles gratuitement dans les associations et hôpitaux spécialisés, visent « à rapprocher médecins et patients grâce à un vocabulaire commun et partagé » », selon le Dr Monique Morali, à la tête du département oncologie de Merck Serono.
Le Monde explique que ces ouvrages proposent de « changer le regard sur la maladie. Le dialogue entre médecins et patients est parfois difficile, les spécialistes pensant maladie et thérapie, tandis que les patients évoluent dans un registre plus émotionnel ».
« Le but de ces ouvrages : trouver les mots justes ; et que le médecin ne considère pas le patient comme un malade, mais comme une personne »,
poursuit le quotidien.


« Le syndrome post-traumatique guette les humanitaires de retour d’Haïti »
La Croix

La Croix note en effet dans un reportage : « Sur l’aéroport de Saint-Domingue, Tatiana Moreno n’est pas tranquille. Responsable des volontaires du secrétariat d’État de gestion des risques naturels, en Équateur, elle s’inquiète pour la santé mentale des sauveteurs sur le point de revenir au pays après 10 jours éprouvants dans les ruines de Port-au-Prince ».
Le journal explique que « de retour de mission, les conséquences d’un choc traumatique peuvent provoquer des troubles du comportement, dépression, insomnies, abus d’alcool ou de médicaments, consommation de drogue, ainsi que «des problèmes de santé allant jusqu’au suicide» », selon le médecin équatorien Alex Camacho.
La Croix observe que les autorités équatoriennes « sont aux petits soins pour les sauveteurs qui attendent d’embarquer ». Le journal relève ainsi : « Alors que, sur le terrain, la quantité de travail est telle que les traumatismes restent souvent enfouis, les choses changent au retour, d’autant que les expériences sont difficiles à décrire et à partager ».
« Loin des caméras, pendant les prochaines semaines, les psychologues vont donc inciter les membres de l’équipe à trouver les mots pour exprimer l’horreur »,
indique le quotidien.


03 02 2010

« Il n’existe pas de lien entre vaccin et autisme »
La Croix

C’est ce que note La Croix. Le journal indique en effet que le Lancet « s’est formellement rétracté hier sur une étude anglaise datant de 1998 qui établissait un lien entre le vaccin ROR et l’autisme ».
Le journal relève que « cette démonstration reposait sur une cascade d’hypothèses qui n’a pas été vérifiée ».


« Un test génétique dans la salive pour les futurs parents »
Le Figaro

Sandrine Cabut note dans Le Figaro qu’une société américaine, Counsyl, commercialise un « test salivaire des futurs parents [qui] permettrait de détecter […] des variants génétiques correspondant à plus de 100 maladies héréditaires dont la mucoviscidose, la drépanocytose ou encore la maladie de Tay-Sachs ».
La journaliste explique que « moyennant 349 dollars, ou même gratuitement dans le cadre de certaines assurances de santé, la firme se propose d’analyser l’ADN salivaire des deux futurs parents dans le but de prédire le risque de certaines maladies génétiques dans leur descendance ».
« Déjà pratiqué dans une centaine de maternités américaines, le test peut aussi être commandé sur Internet »,
relève la journaliste.
Sandrine Cabut cite un article de Technology Review, qui notait récemment qu’« environ 35 à 40% des personnes qui ont passé le test étaient porteuses d’au moins une anomalie génétique. Et les deux parents étaient concernés dans 0,6 à 0,8% ».
La journaliste relève qu’« avec ce nouvel outil, de nombreux spécialistes américains voient carrément un moyen de «prévenir», voire de faire disparaître de nombreuses maladies mortelles, avec au passage de substantielles économies de santé. Quant au mythe de l’enfant parfait, il n’est pas clairement exprimé mais il ne semble pas bien loin ».
Le Pr François Thépot, de l’Agence de biomédecine, observe pour sa part que « c’est une démarche commerciale mais sans intérêt médical. Nous sommes tous porteurs de traits récessifs qui ne s’expriment pas, je ne vois pas à quoi peut servir cette prétendue prévention ».
Sandrine Cabut parle de « business lucratif de la médecine prédictive », et constate que « ces tests semblent avoir déjà beaucoup de succès aux Etats-Unis ».


« Un réseau pour guérir de l’anorexie et de la boulimie »
Le Monde

Le Monde note que « face à l’anorexie ou à la boulimie, les parents ne savent pas à qui s’adresser. Pour répondre à leur attente, un réseau sur les troubles du comportement alimentaire a été lancé au niveau de l’Ile-de-France ».
Le président du réseau, le Pr Jean-Claude Melchior, nutritionniste à l’hôpital Raymond-Poincaré, à Garches (Hauts-de-Seine), précise : « Nous voulons coordonner les structures de soin des patients souffrant de TCA ».
Le Monde indique que selon cette structure, « les TCA frappent davantage la gent féminine : on compte 8 à 9 filles malades pour un garçon. En Ile-de-France, on dénombre 180 000 cas d’anorexie mentale chez les femmes et 19 000 cas chez les hommes. Les formes intermédiaires affectent 600 000 personnes ».
Le Pr Jean-Claude Melchior relève notamment que « la moitié des patients souffrant de TCA n’accèdent jamais à des soins ».
« Surtout les personnes atteintes de boulimie, puisque c’est le plus souvent une maladie non visible »,
remarque Le Monde.


04 02 2010

« La mort subite du nourrisson est liée à la sérotonine »
La Croix

La Croix fait savoir que selon une étude parue dans le Jama, « le syndrome de la mort subite du nourrisson serait dû à une production insuffisante de sérotonine, une molécule clé pour réguler le système nerveux central ».
Le journal explique que des chercheurs américains du NIH (Institut national de la santé) « ont autopsié des nourrissons décédés, dont 35 de mort subite. Le cerveau de ces derniers sécrétait en trop faible quantité ce neurotransmetteur ».
« Ce niveau insuffisant diminuerait la capacité des nouveau-nés à réagir normalement en cas de diminution de l’oxygène ou de taux élevés de dioxyde de carbone accumulés en dormant sur le ventre »,
note le quotidien.
La Croix livre la réaction de Yehezkel Ben Ari, neurobiologiste à l’Inserm, qui remarque que « c’est une étude intéressante, […] mais qui nécessite d’être poursuivie pour pouvoir affirmer une parfaite relation de cause à effet ».
« En attendant, elle confirme l’intérêt de coucher les nouveau-nés sur le dos »,
retient le journal.


« Un patient en état végétatif a pu communiquer par la pensée »
Le Parisien

C’est ce que relève Le Parisien en bref. Le journal explique que selon le New England Journal of Medicine, « l’homme de 29 ans était capable de répondre à des questions simples, en modulant ses pensées, décryptées par une technique de scanner récente ».
Le quotidien précise que « l’étude portait sur 23 patients diagnostiqués comme en état végétatif, dont 4 présentaient des «signes de conscience» ».


08 02 2010

« Autisme : la piste génétique »
Le Figaro

Le Figaro inaugure son nouveau supplément « Le Figaro santé » en se penchant notamment sur la « piste génétique » en matière d’autisme.
Le journal observe en effet que « l’approche de cette maladie aux formes multiples s’est radicalement transformée en 10 ans ».
Le quotidien note que « l’origine de l’autisme reste un mystère. Chez 10 à 20% des enfants, l’autisme est dit «syndromique», car associé à une maladie génétique ou métabolique favorisante. Mais dans 80% des cas, il n’y a pas de cause connue ».
Le Figaro relève que « depuis 2003, des études ont identifié, chez l’animal ou dans des familles comptant plusieurs malades, des mutations sur des gènes impliqués dans les communications entre cellules nerveuses. Il ne fait plus guère de doute que l’autisme a au moins une composante génétique ».
Le journal poursuit : « Les progrès de l’imagerie cérébrale suggèrent qu’une région particulière du cerveau est associée à l’autisme. Ce glissement d’une conception psychanalytique à une vision plus neurobiologique de l’autisme ne se fait pas toujours sans frictions entre professionnels, mais conduit peu à peu à une collaboration renforcée des psychiatres, des généticiens et des neurologues ».
Le Figaro en profite pour constater que la France est « toujours en retard pour la prise en charge des patients », mais note que, toujours dans l’Hexagone, « des médicaments prometteurs [sont] en cours d’essai.


« Les salariés arrivent de plus en plus épuisés au travail »
Le Parisien

Le Parisien consacre un dossier « au stress du trajet domicile-travail », notant que « le transport est devenu la première cause de stress », conséquence des « grèves, embouteillages, du bruit et de l’agressivité ».
Le journal relaie ainsi les « résultats accablants » d’une étude du cabinet Technologia, qui « recommande aux entreprises d’intégrer les transports dans la catégorie «stress au travail» et conseille aux pouvoirs publics d’aménager, enfin, leurs territoires ».
Le Parisien publie un entretien avec Jean-Claude Delgènes, directeur général du cabinet, « spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux ».
Le responsable remarque : « Lors de nos dernières missions, il nous est apparu que la dégradation des conditions de transport, en Ile-de-France notamment, est devenue un enjeu de santé pour les salariés. […] Si [les sociétés] se soucient de la santé physique (travail à la chaîne) ou psychique (harcèlement), elles n’intègrent pas le fait que des trajets longs et chaotiques pèsent sur leur travail ».
Jean-Claude Delgènes estime que « chaque société doit intégrer ce sujet dans sa politique de prévention des risques », et indique que « les pouvoirs publics doivent réagir d’urgence. […] Pour en finir avec l’anarchie actuelle, les élus régionaux doivent organiser de vastes états généraux de la mobilité »


09 02 2010

« Des faux comas révélés par l’imagerie du cerveau »
Le Figaro

Yves Miserey revient dans Le Figaro sur cette étude réalisée sur 54 personnes dans le coma, publiée récemment dans le New England Journal of Medicine, qui « a permis de découvrir des signes de conscience chez 5 d’entre elles ».
Le journaliste explique qu’« en demandant à ces patients en état végétatif de s’imaginer en train de jouer au tennis ou de se promener dans leur maison, deux équipes de chercheurs de l’université de Cambridge (Angleterre) et de l’université de Liège (Belgique) ont découvert que les mêmes zones cérébrales étaient activées chez des personnes ne souffrant d’aucune déficience neurologique ».
« Plus troublant encore, le seul des 5 patients à avoir été soumis à un autre test de communication l’a passé avec succès. Quand les chercheurs lui ont demandé de répondre à plusieurs questions le concernant, […] il a toujours apporté des réponses justes », alors que « ce patient était considéré comme végétatif depuis 5 ans »,
poursuit Yves Miserey.
Le journaliste note que « les 5 personnes ayant réagi positivement aux tests ont subi un grave traumatisme crânien à la suite d’un accident. On n’en trouve aucune dont le cerveau avait été privé d’oxygène ».
L’un des chercheurs, Steven Laureys (université de Liège), précise toutefois qu’« il faut être très prudent et ne pas donner de faux espoirs. Tous ces travaux vont prendre encore beaucoup de temps ».
Yves Miserey aborde en effet plusieurs « bémols », indiquant que « l’IRM fonctionnelle n’est pas un outil de communication pour patient en état végétatif ».
Le journaliste souligne en outre que ces résultats « ne signifient pas que tous les patients en état végétatif ont les mêmes capacités que celles enregistrées par les chercheurs. L’état de conscience auquel ils peuvent avoir accès n’a sans doute rien à voir avec celles d’un individu «normal» ».
Yves Miserey retient que « ces découvertes vont avoir assurément des répercussions cliniques et éthiques », puis fait savoir que « Steven Laureys devrait bientôt publier une autre étude utilisant l’IRM et montrant que ce qu’on appelle la communication facilitée – une personne tient les mains d’un patient en état végétatif et interprète ses messages – n’est pas toujours réellement fondée ».

« La chirurgie esthétique, usine à frustration »
Le Monde

Pascale Santi note dans Le Monde que « de plus en plus de Français sont tentés par la chirurgie esthétique et les pratiques qui rendent «beau sans bistouri» ».
« Environ 300 000 actes de chirurgie esthétique ont été réalisés en 2009. Cette branche de la médecine progresse, et avec elle le nombre de patients insatisfaits »,
observe la journaliste.
Pascale Santi relève en effet que « selon l’Association pour l’information médicale en esthétique, le taux d’insatisfaction atteindrait 25 à 30%. Près de 5% des interventions se solderaient par un ratage ».
La journaliste indique que l’association « pointe trois sortes de «ratages» : les personnes psychologiquement faibles, qui n’auraient jamais dû être opérées mais dont les résultats de l’opération sont bons ; les interventions qui nécessitent de petites retouches ; et les «vrais ratages», qui trouvent parfois leur issue devant les tribunaux ».
Pascale Santi cite la psychiatre Françoise Millet-Bartoli, qui précise que « l’insatisfaction peut venir d’une attente beaucoup trop grande ou révéler un malaise psychologique ».
De son côté, Jean-Luc Roffé, président d’honneur du Syndicat national de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, déclare qu’« il n’y a pas plus de 10% d’insatisfaits, dont 4 à 5% de complications. […] Tout est affaire de dialogue entre le praticien et le patient ».
Nicolas Gombault, directeur de la société d’assurance le Sou médical, relève pour sa part que « le nombre de dossiers liés à la chirurgie esthétique est en recul. En revanche, les affaires concernant les actes de médecine esthétique se multiplient ».
Pascale Santi remarque que « le désordre qui prévaut dans le secteur de la chirurgie esthétique n’est sans doute pas étranger à ces «ratés» si douloureux à affronter. Depuis des années, les pouvoirs publics tentent de mettre de l’ordre dans cette profession. […] Un décret devrait, dans les prochaines semaines, fixer les conditions techniques de réalisation de ces actes et de formation ».


10 02 2010

« Prendre ses repas en famille réduit l’obésité de l’enfant »
Le Figaro

C’est ce que constate Martine Perez dans Le Figaro. La journaliste rend compte des travaux parus dans Pediatrics de deux médecins américains, Robert Whitaker et Sarah Anderson, qui « ont examiné des données concernant 8 550 enfants ».
Martine Perez indique que « l’enquête, qui porte sur des petits en âge préscolaire (moins de 6 ans), révèle que les enfants qui prennent régulièrement leur dîner en famille ou qui ont une durée de sommeil adaptée à leur âge (au moins 10 heures et demie par nuit), ou encore qui ne regardent la télévision que pendant une durée limitée (moins de 2 heures par jour), soufrent moins d’obésité que les autres ».
La journaliste précise que « lorsque ces 3 critères sont réunis, le risque d’obésité est inférieur à 40% par rapport aux petits ne répondant à aucun de ces 3 critères ». Martine Perez ajoute que « parmi les enfants dont le mode de vie respecte les 3 critères édictés, seuls 14,3% souffrent d’obésité, alors que 24,5% n’en respectant aucun le sont ».
La journaliste remarque notamment que « le fait de prendre des repas en famille augmente la consommation de fruits et légumes et offre une alimentation plus diversifiée ».
Martine Perez conclut que « ces données méritent d’être diffusées pour aider les parents à limiter l’épidémie d’obésité qui nous menace ».


11 02 2010

« Pourquoi y a-t-il autant de bébés prématurés ? »
Le Parisien

C’est ce que se demande Le Parisien, qui note que « plus de 8% des nouveau-nés voient le jour plus tôt que prévu », alors qu’ils n’étaient que 5,4% en 1995.
Le journal indique que « l’association SOS Préma organise aujourd’hui à Paris un colloque parlementaire pour tenter d’expliquer » ce phénomène. Sa présidente, Charlotte Bouvard, remarque ainsi : « Depuis une quinzaine d’années, le nombre de prématurés a considérablement augmenté. Les progrès de la médecine permettent aujourd’hui de faire naître et de sauver des bébés à partir de 24 semaines ».
Le Parisien note que « les fécondations in vitro, favorisant les grossesses multiples, expliquent en partie cette hausse. […] De même, plus on fait un bébé tard, ce qui concerne de plus en plus de femmes, plus les risques de donner naissance en avance sont grands ».
Le quotidien ajoute que « le mode de vie des futures mamans peut être à l’origine d’un accouchement prématuré. La consommation de tabac, d’alcool, mais aussi le stress et la fatigue liés au travail favorisent les naissances en avance ».


12 02 2010
« Selon une étude, le bégaiement pourrait être génétique »
Libération

Libération indique sur son site Internet que « des mutations génétiques joueraient un rôle dans le bégaiement, selon des travaux d’une équipe de généticiens américains », publiés par le New England Journal of Medicine.
Le Dr James Battey, directeur de l’Institut national américain de la surdité et des autres troubles de la communication (NIDCD), à l’origine de ces travaux, remarque que « cette avancée pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements ».
Le journal explique que Dennis Drayna, un généticien du NIDCD, et son équipe, ont « identifié des mutations dans un gène appelé GNPTAB affectant les membres bègues de familles pakistanaises [qui] comptaient un grand nombre de bègues ».
« Ils ont analysé les gènes de 123 Pakistanais bègues dont 46 issus du premier groupe de familles étudié et 77 sans lien familial avec elles ainsi que 96 autres sujets, également pakistanais, mais ne bégayant pas »,
poursuit Libération.
Le quotidien note que « les auteurs de cette étude estiment qu’environ 9% des bègues ont des mutations dans un des trois gènes […] identifiés dans le bégaiement et d’autres troubles métaboliques rares portant sur le recyclage cellulaire ».
Le journal ajoute que ces chercheurs « mènent actuellement une étude épidémiologique mondiale pour déterminer le pourcentage de personnes porteuses de l’une de ces mutations ».


15 02 2010

« L’hormone de l’attachement maternel peut aider les autistes »
Le Parisien

Le Parisien indique que dans la revue PNAS, « des chercheurs du CNRS montrent que l’administration intranasale d’ocytocine, l’hormone naturelle qui déclenche l’accouchement et favorise la lactation, améliore significativement les capacités des personnes autistes à interagir avec les autres individus ».
Le journal explique que ces chercheurs du Centre de neuroscience cognitive « ont administré à 13 patients autistes de l’ocytocine, puis ils ont observé le comportement social des patients pendant des jeux de balle et des tests visuels de reconnaissance de visages exprimant plusieurs sentiments ».
Le Parisien note que « la différence d’aptitude était significative selon que ces patients étaient sous ocytocine ou sous placebo ».
Le quotidien précise que « les 13 personnes incluses dans cette étude souffrent d’autisme de haut niveau ou du syndrome d’Asperger, deux formes dans lesquelles les sujets ont des aptitudes intellectuelles et linguistiques normales ».


« Le transsexualisme n’est plus une maladie mentale »
La Croix, L’Humanité, Le Monde

La Croix relève en effet que « par un décret publié au Journal officiel, le ministère de la Santé a supprimé «les troubles précoces de l’identité de genre» d’un article du code de la Sécurité sociale relatif aux «affections psychiatriques de longue durée» ».
Le quotidien remarque qu’« avec cet arrêté, «la France est le premier pays au monde à ne plus considérer le transsexualisme comme pathologie mentale», s’est félicité le Comité français de lutte contre l’homophobie et la transphobie ».
L’Humanité observe également que « les trans ne sont plus des malades ». Le journal rappelle que « Roselyne Bachelot avait annoncé [en mai dernier] sa volonté de ne plus considérer les transsexuels comme des malades psychiatriques ».
Le quotidien souligne par ailleurs que « l’association Outrans a rappelé que ce changement n’empêche pas pour autant le transsexualisme de rester psychiatrisé. En effet, les trans restent notamment soumis à un suivi psychiatrique ».


« L’accompagnement de la fin de vie se met en place »
La Croix

La Croix rappelle que « le Parlement devrait adopter définitivement aujourd’hui la proposition de loi visant à créer une «allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie» ».
« Elle vise à compenser la perte de revenus d’une personne qui arrête provisoirement de travailler pour rester auprès d’un proche en phase avancée ou terminale d’une affection incurable »,
poursuit le quotidien.
Le journal précise que « l’allocation, d’un montant de 49 € par jour, sera versée pour une durée maximale de 21 jours. Sont concernés «les ascendants, descendants, frères, sœurs ou personnes partageant le domicile» du malade, ainsi que la «personne de confiance», celle désignée par le patient pour le représenter au cas où il ne pourrait plus exprimer sa volonté ».
La Croix rappelle en outre qu’en matière de traitement de la douleur, « dorénavant, les médecins pourront administrer des sédatifs aux personnes en état végétatif, au cerveau gravement lésé, aux grands prématurés, etc., dont le traitement ou la réanimation, devenus inutiles, ont été interrompus ».
« Un Observatoire de la fin de vie doit également être créé cette semaine par décret »,
ajoute le quotidien, qui note enfin qu’« il a été décidé de créer une spécialité de soins palliatifs. Dans 5 ans, cinq premiers PU-PH (praticiens hospitaliers et universitaires) devraient ainsi être titulaires d’un diplôme spécialisé en «soins palliatifs et douleur». À terme, une quinzaine de spécialistes seront formés ».


Dépenser sans compter : la faute à un dysfonctionnement de l’amygdale ?
Le Figaro

Le Figaro observe sous sa rubrique « histoire du jour » que « peu de gens échappent à une forme plus ou moins aiguë de «radinerie». [Mais] quelques personnes sont particulièrement dispendieuses, pouvant vraiment jeter leur argent par la fenêtre ».
Le journal indique que « des chercheurs californiens ont découvert que des patients souffrant de lésions sur [leur amygdale cérébrale] n’ont aucune inhibition quand il s’agit de parier. L’amygdale jouerait un rôle fondamental dans la peur de perdre de l’argent », poursuit le quotidien, qui relaie ainsi une étude parue dans les PNAS.
Le Figaro explique que « ces chercheurs ont travaillé avec deux patientes ayant des lésions de l’amygdale et les ont soumises à une série de questions de type «paris» monétaires. Leurs réponses ont été comparées à celles d’individus non malades ».
Le quotidien relève que « ces derniers jouent uniquement quand le montant du gain potentiel dépasse celui de la perte potentielle. Les malades, elles, acceptent de jouer beaucoup plus souvent. […] Des deux patientes, la plus prudente est celle dont l’amygdale était la moins atteinte ».


17 02 2010

« Conditions de travail : quand le salaire prime sur la santé »
Santé & Travail numéro 69

Santé & Travail observe dans un dossier que « depuis longtemps, les acteurs de prévention défendent l’idée qu’il vaut mieux supprimer les nuisances professionnelles plutôt que de les monnayer. […] Ont-ils été entendus ? ».
Le magazine remarque qu’« il semble que les salariés aient perdu sur les deux tableaux. Les conditions de travail ne se sont pas vraiment améliorées ces dernières années. Si l’industrie lourde et les nuisances qui l’accompagnent se sont éclipsées, les pénibilités se sont déplacées, via l’intensification du travail ».
Santé & Travail ajoute qu’« il existe encore des primes de risque, versées en compensation de nuisances. Et ces primes demeurent un obstacle à la réduction des nuisances, l’entreprise et le salarié ayant trouvé un compromis financier conditionné par leur persistance. Elles représentent également à terme un véritable piège pour le salarié, qui devra choisir entre son niveau de salaire et sa santé si celle-ci se dégrade ».
Le magazine estime qu’« il devient urgent de sortir de ce non-choix entre santé et rémunération. […] Il faudrait aussi garantir un vrai salaire à ceux qui travaillent. Car si la santé n’a pas de prix, le travail, lui, en a un ».


La santé au travail, « un problème de management »
Libération, Le Figaro économie, Le Parisien, La Croix, Le Monde, L’Humanité, La Tribune, Les Echos

Libération rend compte du rapport « Bien-être et efficacité au travail », remis hier au Premier ministre.
Le journal se penche sur « l’une des propositions les plus audacieuses » de ce texte, à savoir « inclure «le facteur humain et la santé au travail» de leurs subordonnés […] comme critère de calcul de la part variable de la rémunération des managers ».
L’un des auteurs du rapport, Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider Electric, a ainsi déclaré que « le problème de santé n’est pas un problème de la médecine du travail, c’est un problème de management ».
Libération note que « l’accueil du rapport par les organisations patronales a été jugé «consternant» par Christian Larose [du Conseil économique et social, autre coauteur du rapport], qui regrette que les chefs d’entreprise ravalent la question de la santé au travail à une affaire de «mode» ».
La Croix aborde aussi ce rapport sur le stress au travail, qui « propose d’impliquer les dirigeants ».
Le journal retient que « les propositions les plus originales sont sans doute celles qui insistent sur la responsabilité des dirigeants, qu’il s’agisse des managers de proximité, de la direction générale ou du conseil d’administration ».
« Par ailleurs, […] les rapporteurs demandent que les sociétés de plus de 50 salariés aient à prévoir «un bilan et un plan d’action annuels» sur les risques psychosociaux »,
ajoute le quotidien.
La Croix de conclure : « Quant aux suites du rapport, Christian Larose assure que lui et ses deux collègues «assureront le service après-vente» pour qu’il ne reste pas lettre morte ».
Les Echos note également que « la responsabilité des entreprises [est] pointée du doigt »
« Sévère avec les partenaires sociaux en général, et les organisations patronales en particulier «qui devraient notamment investir davantage ces questions», le rapport met en exergue les initiatives du secteur agricole pour souligner qu’on peut aussi travailler à la prévention des risques psychosociaux dans les PME », relève le journal.
Le Figaro économie retient pour sa part que le rapport « suggère de faire une étude d’impact social avant toute restructuration ». (Rapport à télécharger sur le site de La Croix)

19 02 2010

« Psychiatrie : une réforme pour améliorer l’accès aux soins »
Le Figaro

Le Figaro note que « le projet de loi sur la réforme de la psychiatrie devrait être présenté dans les semaines qui viennent au Conseil des ministres ».
« Ce texte vise à améliorer l’accès aux soins des personnes souffrant de maladie psychique. Il devrait également limiter le risque que certains drames se reproduisent »,
souligne le quotidien.
Le journal indique que le document « prévoit de modifier la loi de 1990 sur l’hospitalisation sans consentement et d’encadrer le suivi thérapeutique des malades hors les murs ».
Le Figaro précise que « l’idée centrale consiste à ne plus se polariser sur la phase d’hospitalisation, devenue marginale, mais d’envisager la prise en charge dans la durée, en instituant une procédure de «soins ambulatoires sans consentement» ».
Le quotidien explique ainsi que « le placement d’une personne dans un service d’accueil psychiatrique d’urgence ne pourra excéder 72 heures. Au terme de cette «période d’examen», l’équipe soignante dressera un bilan sanitaire à partir duquel il sera décidé d’orienter le patient dans une unité de soins ou de le «libérer», si son état le justifie ».
Le journal ajoute qu’« en l’absence de consentement du malade, une obligation de soins sera notifiée à la demande du préfet ou d’un tiers, comme c’est le cas actuellement ». En ambulatoire, « le patient sera tenu de suivre son traitement et d’en rendre compte à son équipe soignante, dans le cadre, par exemple, d’une consultation en hôpital de jour », continue Le Figaro.
Le ministère de la Santé précise qu’« en cas de non-respect de la prescription, ce sera le retour à la “case hôpital” ».
Le quotidien relève que « le concours [des proches des patients] pourrait s’avérer précieux pour s’assurer de la bonne exécution du traitement. […] Plus de 1.000 postes de psychiatres hospitaliers sont non pourvus, faute de candidat », rappelle en outre Le Figaro.


Stress au travail : un « premier bilan »
Libération, Le Parisien, L’Humanité, La Tribune, Les Echos

Les Echos rappelle que « le ministre du Travail, Xavier Darcos, avait demandé aux grandes entreprises d’ouvrir le dossier du stress avant le 1er février. Sur les 1.459 recensées par le gouvernement, seules 293 ont conclu un accord ou un plan d’action et 514 autres sont en cours », observe le journal.
Le quotidien constate que « la menace d’un opprobre médiatique n’a manifestement pas assez effrayé les entreprises de plus de 1.000 salariés ».
Les Echos explique que selon ce palmarès publié sur le site www.travailler-mieux.gouv.fr« seuls 293 des 1.459 employeurs concernés ont été au bout de la démarche et sont «listés en vert». 514 autres sont classés orange, pour avoir engagé la négociation d’un accord ou des «discussions avec les représentants du personnel sur le projet de diagnostic et/ou de plan d’action». 652 employeurs, soit 44,7%, ont reçu un carton rouge ».
« S’inspirant de la méthode «name and shame», le ministre du Travail juge les résultats «encourageants» en espérant que le mouvement va s’accélérer »,
poursuit le quotidien.
Le journal note qu’« on peut s’interroger sur la valeur à attribuer au palmarès. […] La deuxième édition sera riche d’enseignements sur son impact sur le comportement des entreprises, mais il restera à démontrer que les dispositions prises relèvent d’autre chose que d’un simple affichage ».
Le Parisien s’intéresse aussi à ce « premier bilan », et retient que « pour «forcer» les entreprises à se saisir de la question, le gouvernement applique la méthode anglo-saxonne du bonnet d’âne et des satisfecit ».
Libération aborde également le sujet, notant entre autres que « la liste rouge recèle nombre d’entreprises publiques ». 
Et La Tribune retient que « la prévention du stress s’invite peu à peu dans les entreprises. La méthode du «name and shame» commence à porter ses fruits ».


Un rapport de la Haute autorité de santé « pointe le flou médical et juridique qui entoure le transsexualisme »
Libération

C’est ce qu’annonce Libération, qui consacre sa Une et trois pages au sujet.
Le journal observe que « jamais en France un rapport officiel n’avait été rédigé sur cette question. Saisie par le ministère de la Santé et les associations », la HAS livre un « diagnostic sévère mais précieux : situation «confuse», «inégalitaire», avec de vrais «risques d’arbitraire», le tout «manquant d’un cadre juridique minimum» ».
Libération relève notamment que « seule une petite poignée d’équipes médicales et chirurgicales prend en charge les transsexuels en France ». La HAS constate que « les protocoles de soins sont incertains, variables. Pour les associations, les procédures sont trop lourdes et les conditions de prises en charge ne sont pas claires ».
Le quotidien indique que la HAS « propose un parcours de soins mieux balisé. Avec la création formalisée d’équipes de référence multidisciplinaires. Sur la question hautement polémique du diagnostic, la HAS propose le diagnostic différentiel », l’organisme précisant que « le psychiatre est indispensable pour essayer d’éviter autant que faire se peut des transformations irréversibles injustifiées ».


« Viagra féminin, le sexe malade de la médecine »
Libération

Libération publie un long texte de Jacques Waynberg, psychothérapeute et directeur de l’Institut de sexologie, qui écrit : « Succès mondial mais ambigu, le Viagra pourrait prochainement trouver son équivalent féminin : sous le nom provisoire de Sildénafil ou Flibansérine, une molécule nouvelle est annoncée, qui devrait, aux dires de ses promoteurs, venir au secours de la libido féminine déficiente ».
Le médecin observe que « de telles promesses de traitement ne vont pas laisser les femmes indifférentes mais ne faut-il pas en nuancer les présages et les mettre en garde contre les risques de banalisation de leur identité érotique ? ».
« La psychiatrisation des désordres générés par une «hypoactivité du désir sexuel» est en marche. S’il ne vient encore à l’idée de personne de considérer la frigidité comme une maladie mentale, c’est sans nul doute parce que c’est encore trop tôt, que les médicaments font défaut »,
poursuit Jacques Waynberg.


22 02 2010

« Les hommes se sentent en meilleure santé que les femmes »
La Croix 
La Croix observe que « les statisticiens qui se penchent sur l’état de santé des populations s’intéressent de plus en plus au ressenti des personnes enquêtées ». Le journal aborde ainsi une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques sur « la manière dont les hommes et les femmes appréhendent la question ».
Le quotidien indique que « les Français se considèrent largement en bonne ou très bonne santé. Ceci est un point important car, expliquant les auteurs, «la santé perçue est bon indicateur de la mortalité et de la consommation de soins» ».
La Croix note cependant que « les deux sexes n’ont pas la même représentation de leur état : 73% des hommes se considèrent en bonne santé, contre seulement 67% des femmes ».
Le journal ajoute que « celles-ci sont nettement plus attentives que leurs homologues masculins à leur santé : entre 25 et 34 ans, deux femmes sur trois ont déjà fait doser leur cholestérol ; 91% d’entre elles ont consulté un généraliste au cours de l’année précédente (84% des hommes), 71% ont vu un spécialiste (47% des hommes) ».


« Le gouvernement recule sur le dossier du stress au travail »
La Croix, L’Humanité, La Tribune 
La Croix constate que « le ministère du Travail a fait machine arrière, vendredi, en retirant de son site Internet les listes des entreprises mal notées en matière de prévention du stress au travail, après que plusieurs sociétés ainsi que des syndicats ont critiqué le classement ».
Le journal relève que « les listes ont été visibles seulement 24 heures […] mais 1,2 million de pages ont été vues en une demi-journée ».
La Tribune parle de « reculade du gouvernement », notant que « le Medef était monté au créneau pour critiquer une méthode «plus que contestable» ».
L’Humanité revient pour sa part sur les transports, « un facteur aggravant de stress au travail ».
Le quotidien observe que « la dégradation des conditions de transport en Ile-de-France pèse fortement sur le quotidien des salariés générant des difficultés pleinement liées au travail ».


« Muets, ils peuvent pourtant chanter »
Le Parisien 
Le Parisien fait savoir que « grâce à la musique », des patients victimes d’une attaque cérébrale, qui « ne pouvaient plus prononcer un mot », « ont pu recouvrer l’usage de la parole ».
Le journal indique que « Gottfried Schlaug, professeur de neurologie à la faculté de médecine de Harvard (Etats-Unis), a découvert que des personnes devenues muettes après une attaque dans l’hémisphère gauche du cerveau, siège de la parole, peuvent prononcer clairement des mots… s’ils les chantent ».
Le quotidien indique que le spécialiste « a présenté une vidéo qui a fait sensation lors de la conférence annuelle de l’Association américaine pour la promotion de la science, à San Diego ».
Le Parisien explique que « des images du cerveau des personnes atteintes de lésions sur l’hémisphère gauche montrent «des modifications fonctionnelles et structurelles» sur l’hémisphère droit après une thérapie par la musique appelée «Music Intonation Therapy» ».
Le journal précise que « le fonctionnement de ce mécanisme reste à éclaircir. Ce qui est sûr, c’est que la musique stimule des zones du cerveau qui normalement n’interagissent pas quand une personne parle ».


23 02 10


« La campagne antitabac qui choque »
Le Parisien
C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une. Le journal observe en effet que « la nouvelle campagne de Droits des non-fumeurs joue la provocation en comparant le tabagisme passif à un acte sexuel contraint ».
« Une publicité qui crée déjà la polémique auprès de nombreuses associations », note le quotidien.
Le Parisien indique que « l’étrange campagne s’étalera dans la presse et dans des milliers de lieux publics jusqu’au 31 mai. Le but avoué des publicitaires ? «Choquer». Mission accomplie : les clichés suscitent un déluge de réactions hostiles ».
Le journal relève que « même certains vétérans du combat anticlope n’applaudissent pas ». Bertrand Dautzenberg, président de l’Office français de prévention du tabagisme, remarque ainsi : « Ça va choquer les adultes sans faire peur aux ados ».
Le quotidien cite Gérard Audureau, le président de Droits des non-fumeurs, qui déclare quant à lui que « le message c’est : Le tabac est une soumission. Or dans l’imaginaire collectif, la fellation est le symbole parfait de la soumission. […] La cigarette ne fait plus peur aux jeunes. Utiliser le sexe, c’est une manière d’attirer leur attention. Et s’il faut choquer, choquons ! ».
Le Parisien en profite pour noter que « la consommation de tabac en France repart à la hausse. En 2009, 54,9 milliards de cigarettes ont été grillées, soit une augmentation de 2,6% par rapport à 2008 ».



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