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01 12 14

« Le pouvoir de la méditation sur les blessures du corps »

Anne Jeanblanc se penche dans Le Point sur le livre « La méditation m’a sauvé » (éditions du Cherche-midi), qui « raconte l’histoire d’un moine tibétain qui a trouvé en lui les moyens de guérir une gangrène détruisant sa cheville droite ».
La journaliste note que «
 c’est un ouvrage qui amène à se poser beaucoup de questions sur les pouvoirs de l’esprit sur le corps, de la méditation sur la conservation de la santé, voire la guérison ».
«
 L’ouvrage raconte l’histoire de Phakyab Rinpoché, un moine tibétain d’une quarantaine d’années qui s’est confié à Sofia Stril-Rever, présentée comme indianiste, écrivain et biographe du dalaï-lama, qui enseigne la méditation et le mantra yoga », explique Anne Jeanblanc.
La journaliste relève qu’en novembre 2003,
 « alors qu’il est pris en charge gratuitement à New York, à l’hôpital Bellevue, dans le cadre du programme des survivants de la torture géré par le ministère américain de la Santé, il décide d’arrêter les soins. Et pourtant, il souffre d’une « nécrose destructrice » à la cheville droite liée à des brutalités policières ».
« Selon le diagnostic, le processus de décomposition du cartilage, des os et des tissus est irréversible, trop avancé pour envisager une chirurgie conservatrice. Tous les médecins consultés insistent sur l’urgence de l’amputer, pour éviter une infection généralisée fatale. De plus, une tuberculose osseuse ronge ses vertèbres », 
note Anne Jeanblanc.
Le moine déclare : «
 Couper n’est pas soigner. […] Je préfère rester un lama à patte d’éléphant (en raison de l’œdème monstrueux de sa jambe, NDLR), plutôt qu’à patte de souris (la taille de la prothèse, NDLR). […] Couper une partie de ma jambe, c’est également détruire le support physique du système nerveux qui lui correspond. Plus tard ce sera un obstacle dans mes pratiques de yoga de l’énergie interne ».
Anne Jeanblanc note qu’«
 il faudra 3 années de méditation très intense à cet homme initié dès l’âge de 16 ans pour que sa cheville se régénère et qu’il puisse à nouveau marcher sans béquille et sans souffrir. Les comptes rendus médicaux sont éloquents. Les médecins qui l’ont suivi parlent de « guérison inexpliquée », voire « miraculeuse » ».
« Lui regrette que ces hommes de science restent aussi hermétiques aux possibilités de la méditation, de la puissance de l’esprit sur le corps. Mais une chose est certaine : bien peu de personnes dans le monde peuvent atteindre le niveau de spiritualité de Phakyab Rinpoché », 
conclut la journaliste.

03 12 14

« Le taux de suicide en France est plus élevé que la moyenne européenne »

Les Echos note en bref qu’« en Europe, la France est l’un des pays où l’on se suicide le plus, avec la Finlande, la Belgique et plusieurs pays de l’Est : 18 cas pour 100.000 habitants, alors que la moyenne de l’Union est à 12 cas ».
Le journal relate ainsi les conclusions de la 
« première édition de l’Observatoire national du suicide, créé l’année dernière à l’initiative de Marisol Touraine ».
Le quotidien précise qu’« 
en 2011, il y a eu dans l’Hexagone 11.400 décès par suicide, avec une mortalité 3 fois plus élevée chez les hommes : 27,7 cas sur 100.000 habitants, contre 8,1 cas chez les femmes ».
Les Echos relève par ailleurs qu’
« il y a plus de suicides dans certaines régions, Bretagne ou Nord, et les agriculteurs ou les ouvriers sont plus touchés. Toutefois, les taux de décès par suicide ont diminué de 25% entre 1990 et 2010 et de 14% entre 2000 et 2010 », ajoute le quotidien.

04 12 14

« Ces métiers qui protègent le cerveau »

L’Express remarque qu’« occuper une profession « complexe » en termes de relations humaines ou de traitement des données protègerait la mémoire, entre autres fonctions cognitives, une fois arrivé à 70 ans ».
Le magazine relaie ainsi la publication dans 
Neurology d’une étude de chercheurs de l’université écossaise Heriot-Watt, qui « s’intéresse au lien entre le métier exercé au cours de la vie active et les capacités cognitives une fois âgé, comme la mémoire ou la vitesse de réaction. Les trois scientifiques s’appuient sur une cohorte de 1091 personnes nées en 1936 et soumises au même test à l’âge de 11 ans, puis de 70 ans : savoir se repérer, former des phrases, résoudre des exercices de maths, déchiffrer des codes, etc. ».
L’hebdomadaire indique que les auteurs « 
ont étudié les résultats, puis les ont croisés avec les différents degrés de complexité attribués aux métiers dans trois domaines : le travail sur les données, avec d’autres personnes ou avec des objets ».
« Synthétiser ou coordonner des données est par exemple considéré comme plus complexe que de les comparer ou de les recopier. Même principe pour les relations humaines : conseiller, négocier et enseigner est jugé plus stimulant pour le cerveau que recevoir des instructions ou de servir 
», note L’Express.
Le magazine relève qu’« 
une fois neutralisé l’effet de certaines prédispositions – les personnes avec les meilleures fonctions cognitives dans l’enfance ont eu plus de chances d’occuper des métiers « complexes » -, les chercheurs observent bien un effet positif de certains métiers sur le cerveau ».
L’hebdomadaire précise que « 
parmi les professions les plus bénéfiques, on trouve « avocat, travailleur social, chirurgien, officier de probation », mais aussi « architecte, ingénieur, graphiste et musicien », indique Alan J. Gow, co-auteur de l’étude ».
« A l’inverse, « ouvrier, relieur, peintre, poseur de tapis, maçon, chauffeur de bus, opérateur de téléphone ou serveur dans des cantines » sont considérés comme moins complexes selon les deux critères, et moins protecteurs 
», ajoute L’Express.
Le magazine relève enfin que «
 les chercheurs n’ont pas fini de plancher sur le sujet », ces derniers précisant que « les mécanismes sous-jacents [de la corrélation] ne sont pas complètement compris, même s’il est suggéré que des environnements stimulants accroissent la ‘réserve cognitive’, qui protège de façon significative contre les effets du vieillissement – normaux ou pathologiques – sur le cerveau ».
« D’autant que leur travail est encore limité, reconnaissent-ils. La classification des métiers par complexité ne rend pas compte de la façon dont chaque salarié l’a exercé, du degré d’engagement ou des conditions d’exercice », 
conclut L’Express.

« Le diabète accélère le vieillissement cérébral »

Le Parisien indique que « les personnes diagnostiquées avec le diabète à un âge moyen courent un risque beaucoup plus grand de souffrir de problèmes cognitifs au cours des vingt prochaines années comparativement à celles dont la glycémie est normale », selon une étude de chercheurs de la faculté de santé publique de l’université Johns Hopkins (Etats-Unis), parue dans les Annals of Internal Medicine.
Le journal explique que les auteurs
 « ont utilisé des données provenant d’une étude sur « les risques d’athérosclérose dans des différents groupes de populations » (ARIC), qui a commencé en 1987 à suivre 15.792 personnes d’âge moyen dans le Maryland, la Caroline du Nord, le Minnesota et le Mississippi ».
Le quotidien observe que les chercheurs «
 ont déterminé que le diabète adulte accélérait le vieillissement cérébral d’environ 5 ans. Ainsi en moyenne, une personne de 60 ans qui est diabétique connaît un déclin cognitif de quelqu’un en bonne santé de 65 ans ».
Le Parisien note que selon ce travail, 
« la diminution de la mémoire et des autres fonctions cognitives est très fortement liée à la progression de la démence, une perte des capacités mentales suffisamment importante pour interférer avec le fonctionnement quotidien de la personne ».
Le Pr Elizabeth Selvin, professeur adjoint d’épidémiologie à l’université Johns Hopkins, écrit ainsi que «
 la leçon que nous pouvons en tirer c’est que, pour avoir un cerveau en bonne santé à 70 ans, il faut manger sainement et faire de l’exercice à 50 ans. […] Il y a un déclin cognitif substantiel lié au diabète, pré-diabète et à un contrôle insuffisant de la glycémie chez les diabétiques. Et nous savons comment prévenir ou retarder le diabète ».
Le Parisien remarque que selon la spécialiste, 
« le fait de perdre seulement 5 à 10% de son poids peut empêcher l’apparition du diabète. […] Un taux trop élevé de sucre dans le sang peut endommager les tissus et le système vasculaire dans tout l’organisme, rappelle-t-elle, notant que le diabète est lié à la cécité, affecte les reins et les extrémités nerveuses ».
Le Pr Selvin observe que «
 si nous pouvons faire mieux dans la prévention et le contrôle du diabète, on pourra prévenir la démence chez un grand nombre de personnes. […] Même si on peut retarder l’apparition de la démence de quelques années, cela aura un énorme impact sur la population, la qualité de vie et les coûts des soins ».

05 12 14

« Un Anglais atteint de maux de crâne découvre un ver dans son cerveau »

L’Express indique en effet qu’« il y a 4 ans, un homme se présente chez son médecin. Il se plaint de maux de tête et dit sentir d’étranges odeurs. Pendant plusieurs années, au fil des scanners, les médecins découvrent avec surprise une étrange forme circulaire qui se déplace, à chaque nouvelle image prise, de 5 centimètres à travers le cerveau du patient ».
Le magazine remarque que 
« ce n’est qu’après une biopsie que les chirurgiens de l’hôpital d’Addenbrook à Cambridge découvrent un petit parasite d’un centimètre de long. Immédiatement, ils le transfèrent à l’Institut voisin Wellcome Trust Sanger où des généticiens l’identifient comme étant un Spirometra erinaceieurpaei, une espèce très rare de ténia ».
L’Express précise que 
« cette sorte de ver ne se retrouve habituellement que chez certains amphibiens et crustacés en Chine. Seulement deux cas de transmission à l’humain ont été recensés en Europe depuis 1953 et 1000 sur le territoire chinois depuis 1882. C’est le premier cas connu de ce genre en Grande-Bretagne ».
Le magazine relève ainsi que «
 le parasite aurait absorbé des nutriments du cerveau de sa « victime » pendant plus de 4 ans. On ne sait toujours pas, à ce jour, comment le ver a pu s’infiltrer jusque dans le cerveau du patient. La seule cause plausible serait le recours à un remède chinois, composé de viande de grenouille crue, utilisé pour soulager l’irritation des yeux ».

08 12 14

« Des élus veulent faire reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle »

Le Journal du Dimanche

La Croix note en effet qu’« une trentaine de parlementaires de gauche ont lancé dans le Journal du Dimanche un appel pour faire reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle ».
Le journal explique qu’«
 emmené par la députée chevènementiste de l’Aisne Marie-Françoise Bechtel, cet appel a été signé par les socialistes Christophe Sirugue, député de Saône-et-Loire, Pouria Amirshahi, député des Français de l’étranger, Pascal Cherki, député de Paris, Barbara Romagnan, députée du Doubs ou encore Régis Juanico, député de la Loire ».
La Croix relève que 
« les parlementaires affirment que 3,2 millions d’actifs «seraient en situation de risque élevé d’épuisement nerveux», selon une étude du cabinet Technologia. «Cadres, médecins, ouvriers, agriculteurs isolés, enseignants, petits patrons, le même symptôme» se manifeste dans de très nombreuses professions, rappellent-ils ».
Le journal observe que 
« faisant l’analyse que cette «souffrance généralisée dans le monde du travail» peut s’expliquer par le fait que «le salariat est devenu une variable d’ajustement des politiques de gain de productivité et de rentabilité financière auxquelles s’astreignent les entreprises sous l’étreinte de la concurrence», les parlementaires estiment que le phénomène est «malheureusement destiné à s’accroître» ».
« Ils appellent donc «le gouvernement à une action énergique sur ce sujet central», souhaitant la «reconnaissance de l’épuisement comme maladie professionnelle» »,
 indique La Croix.
Le quotidien rappelle qu’actuellement, 
« les risques psychosociaux ne font pas partie des pathologies classées comme maladies professionnelles. Pour voir sa pathologie reconnue par la branche maladie professionnelle-accidents du travail, une personne victime d’un épuisement professionnel doit passer devant une commission composée d’experts et faire état d’éléments établissant une causalité directe entre son travail et son état de santé. Il faut aussi que soit reconnue une incapacité permanente partielle (IPP) d’au moins 25%. Ce qui rend cette reconnaissance extrêmement rare ».
« À défaut, le burn-out est soigné comme une vulgaire déprime par le médecin de ville. Les parlementaires demandent donc «que le tableau des maladies professionnelles intègre deux éléments supplémentaires, la dépression suite à un épuisement profond et le stress post-traumatique au travail» », 
poursuit le journal.
La Croix souligne que cela «
 aurait l’avantage de faire «basculer le financement des effets du burn-out sur la branche accidents du travail et maladies professionnelles, financée par les cotisations patronales à 97%». Autrement dit, de faire payer «ceux qui en sont responsables», à savoir les employeurs ».
Le quotidien note enfin que 
« d’autres voix s’élèvent pour faire reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle », mais remarque que « le débat n’est pas tranché. Il bute toujours sur la difficulté de définir avec précision la causalité professionnelle d’une maladie de nature psychosociale. Et aussi bien sûr sur le coût qu’induirait une telle reconnaissance ».

09 12 14

« L’intestin, ‘deuxième cerveau’ »

Denis Sergent se penche dans La Croix sur cet « organe aux fonctions beaucoup plus élaborées qu’on ne le pensait grâce à son étroite alliance avec les milliards de bactéries qu’il renferme ».
Le journaliste observe en effet que «
 depuis les grands anatomistes du XIXe  siècle, on pensait connaître tous les organes du corps humain. Pourtant, il n’en est rien. Grande en effet a été la surprise de s’apercevoir que l’homme était doté d’un «deuxième cerveau» ! ».
« La majorité des microbiologistes, gastro-entérologues et autres neurobiologistes s’accordent aujourd’hui pour affirmer que l’intestin et ses résidents bactériens sont bien plus qu’une simple machine à digérer. Ils constituent un véritable organe, complexe, vital même, capable de nous fournir des vitamines, de participer à notre système de défense immunitaire, de sécréter des substances actives, d’exprimer des sensations, […] voire de jouer sur notre humeur et nos sentiments », explique Denis Sergent.
Le journaliste souligne en outre que 
« les bactéries que nous hébergeons font partie de notre identité biologique », revient sur les études sur le sujet, ou encore relève que « ce système nerveux entérique est appelé à être étudié de plus près par les neurobiologistes, qui voient en lui un organe susceptible d’exprimer très précocement des pathologies graves du cerveau ». Denis Sergent remarque ainsi que « certaines bactéries permettent de prévoir l’avènement d’une maladie, peuvent en être le déclencheur ou en constituer le remède ».

10 12 14

« La prématurité, même légère, a des conséquences sur la santé »

Le Point constate que « la plupart des études portent sur les « grands » prématurés. […] Mais un nouveau travail vient de s’intéresser aux « petits » prématurés, ces bébés nés au bout de 35 à 38 semaines d’absence des règles, que l’on appelle semaines d’aménorrhée (SA) ».
Le magazine indique que 
« ces résultats, publiés dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, montrent que « la prématurité tardive » (de 35 SA à 36 SA + 6 jours) ainsi que le « terme précoce » (37 SA à 38 SA + 6 jours), […] entraînent une fragilité des enfants ».
Le Point explique ainsi qu’
« Évelyne Combier (de l’université de Bourgogne, à Dijon) et ses collègues se sont penchés sur ces enfants nés un peu trop tôt, ainsi que sur les accouchements déclenchés et les césariennes programmées à 37 ou 38 semaines d’aménorrhée. Leur étude, réalisée à partir des données de la base nationale du PMSI (Programme de médicalisation des systèmes d’information), a porté sur 682.000 enfants ».
L’hebdomadaire note que 
« dans la période néonatale (de 0 à 27 jours), le taux d’hospitalisation est de 71,5% pour les nourrissons nés à 35 SA, de près de 37% pour ceux nés à 36 SA, 15% pour ceux nés à 37 SA, près de 9% pour ceux nés à 38 SA, contre à peine plus de 6% pour ceux nés entre 39 et 41 SA ».
« Le risque est donc à chaque fois significativement plus élevé par rapport au vrai terme de 39-41 SA, après ajustement en fonction du sexe et des pathologies de la grossesse. Et la durée du séjour en maternité est d’autant plus longue que le terme est faible 
», relève le magazine.
Le Point ajoute que «
 dans la période postnatale (quand les enfants ont 1 mois et plus), le taux d’hospitalisation est de plus de 21% à 35 SA, plus de 17% à 36 SA, près de 15% à 37 SA, 13% à 38 SA, contre 11% entre 39 et 41 SA. Là encore, les différences sont significatives par rapport aux enfants nés à terme ».
Le magazine souligne que 
« les bébés déjà hospitalisés en période néonatale risquent davantage que les autres de retourner dans un établissement de soins, avec un risque particulier de problèmes infectieux. Le taux de décès au cours de la première année de vie montre également une diminution significative en fonction de l’augmentation de l’âge gestationnel, et reste légèrement plus élevé même à 38 SA par rapport à 39-41 SA ».
Les auteurs de ce travail écrivent notamment que 
« contrairement à l’idée couramment admise, les enfants nés à 37-38 SA sont plus à risque que ceux nés à 39-41 SA. Ces constatations devraient conduire à la redéfinition de ce qu’est une naissance à terme et à une modification des indications de déclenchement et de césarienne programmée à 37-38 SA ».
Le Point retient quant à lui que «
 les enfants qui naissent, chaque année, peu de temps avant le terme normal ont des besoins spécifiques que les médecins devraient mieux prendre en compte ».

11 12 14

« La pollution met en danger le cerveau »

Stéphane Foucart indique dans Le Monde que « des enfants exposés in utero à des niveaux élevés de deux phtalates présentent en moyenne un quotient intellectuel (QI) inférieur de plus de 6 points à celui d’enfants moins exposés. Cette conclusion préoccupante est le fruit d’une étude au long cours, conduite par des chercheurs de l’université Columbia (New York), et publiée dans PLoS One ».
Le journaliste explique que «
 l’étude a porté sur 328 New Yorkaises, dont l’urine a été analysée au cours du troisième trimestre de grossesse pour y mesurer la concentration en quatre phtalates. Les tests de QI ont été réalisés auprès de leurs enfants à l’âge de 7 ans ».
« Pour les 25% de ceux nés de mères dont les taux de DnBP et DiBP étaient les plus élevés, le QI était respectivement de 6,6 et 7,6 points inférieur à celui du quart des enfants dont la mère montrait la concentration la plus basse de ces deux phtalates. L’étendue des concentrations n’avait rien d’inhabituel et se situait dans l’échelle de celles mesurées au niveau national par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) 
», ajoute Stéphane Foucart.
Robin Whyatt, qui a mené ce travail, remarque que 
« l’ampleur de ces différences de QI est troublante. Une baisse de 6 ou 7 points pourrait avoir des conséquences substantielles sur la réussite scolaire et le potentiel professionnel de ces enfants ».
Stéphane Foucart en profite pour relever que «
 cette étude n’est que la dernière en date d’un corpus toujours plus vaste de travaux qui pointent l’impact sur le développement cérébral de différents polluants, au premier titre desquels figurent les perturbateurs endocriniens. La montée de l’incidence de l’autisme pourrait être l’un des symptômes de l’imprégnation de la population – notamment de l’enfant à naître – par ces produits chimiques ».
Le journaliste souligne ainsi que «
 de toutes les maladies non transmissibles, l’autisme est l’une de celles dont la fréquence augmente le plus rapidement. Si vite qu’il est même difficile d’y croire. En mars, les CDC américains rendaient publiques les dernières estimations de la prévalence des troubles du spectre autistique chez les garçons et les filles de 8 ans aux Etats-Unis. […] Un enfant sur 68 est désormais touché par cet ensemble de maladies du développement, regroupant l’autisme profond, les syndromes de Rett et d’Asperger, etc. ».
« Le plus impressionnant n’est pas tant le chiffre lui-même, que la rapidité de son évolution : il est supérieur de 30% à celui publié seulement 2 ans auparavant (un enfant sur 88) par le même réseau de surveillance mis en place par les CDC, et a plus que doublé en moins d’une décennie 
», note Stéphane Foucart.
Le journaliste ajoute que «
 d’autres troubles neuro-comportementaux sont également en forte croissance ces dernières années. Outre-Atlantique, l’hyperactivité et les troubles de l’attention touchaient, selon les chiffres des CDC, 7,8% des enfants entre 4 et 17 ans en 2003. Ce taux est passé à 9,5% en 2007, puis à 11% en 2011. Par comparaison, en France, leur fréquence est estimée entre 3,5 et 6% pour les 6-12 ans ».

« Les nouvelles prouesses de l’hypnose »

C’est ce que titre Le Point, qui publie une longue enquête sur cette « pratique ancestrale [qui] collectionne les succès à l’hôpital ».
Le magazine constate ainsi que «
 les personnels soignants multiplient les demandes de formation à cette thérapie » tandis que « les patients veulent en savoir plus », et explique « comment elle soigne dépression, addiction au tabac et à l’alcool, douleur chronique, grands brulés, boulimie, anorexie, stress… ».
Le Point évoque donc 
« ses succès en chirurgie, maternité, pédiatrie », et relève qu’« après des décennies de développement d’une médecine de plus en plus technique – et efficace -, [les soignants] s’adaptent à un besoin : humaniser les soins ».
L’hebdomadaire observe entre autres que 
« début novembre, pour la première fois, des soignants de la majorité des centres régionaux de lutte contre le cancer se sont réunis pour une journée d’échanges autour de l’hypnose des soins en oncologie ».
Le magazine souligne en outre que 
« les applications de cet outil sont multiples, mais il faut rester mesuré. Sauf exception, c’est une thérapeutique complémentaire, elle ne remplace pas un traitement confirmé. Les formations ne sont pas homogènes. Il n’y a pas d’hôpitaux spécialisés, plutôt une série de micro-initiatives ».

12 12 14

« La prééclampsie fortement liée à la naissance d’enfants autistes »

Le Parisien fait savoir que « la prééclampsie, une pathologie de la grossesse caractérisée par de l’hypertension artérielle, est fortement liée à la naissance d’enfants autistes, selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association, Pediatrics ».
Le quotidien indique que «
 les enfants dont la mère souffrait de cette maladie quand elle les portait ont 2 fois plus de risques que les autres de souffrir de ce syndrome, voire davantage si les symptômes sont plus sévères », selon ce travail de chercheurs de l’Université de Californie, mené sur plus de 1000 enfants âgés de 2 à 3 ans.
Cheryl Walker, professeur adjoint de gynécologie à la division de médecine maternelle et du fœtus de l’Université de Californie Davis MIND Institute, souligne ainsi : «
 Nous avons constaté un lien significatif entre la pré-éclampsie et le syndrome de l’autisme ainsi qu’avec des retards de développement qui augmentent avec le degré de sévérité de la pathologie ».
Le Parisien relève que «
 cette étude fournit une base de population solide pour examiner le lien entre l’autisme et la pré-éclampsie et déterminer si le risque est lié à la gravité de cette maladie. La recherche a été menée auprès de plus de 500 garçons et filles autistes, 200 atteints de retard de développement sans autisme et 350 enfants sans pathologie ».
« Toutes les mères ont souffert de pré-éclampsie. Les mères d’enfants autistes et d’enfants avec un retard de développement avaient aussi souvent des insuffisances placentaires par rapport à celles dont les enfants se développaient normalement 
», continue le journal.
Le quotidien ajoute que selon le Pr Walker, «
 il existe plusieurs mécanismes par lesquels la pré-éclampsie peut affecter le développement du cerveau. Pour le fœtus, les limitations de nutriments et d’oxygène résultant de cette pathologie maternelle entraînent un stress oxydatif, qui provoque la libération de protéines dans le sang de la mère pour améliorer la circulation ».

15 12 14

« Dépression : la piste de l’origine infectieuse »

Paul Molga indique dans Les Echos que « de nouveaux travaux suggèrent que la dépression est peut-être due à un germe latent. Un espoir pour les 20 millions de malades dans le monde ».
Le journaliste note ainsi que «
 c’est le pavé dans la mare que vient de lancer le Dr Turhan Canli, de la Stony Brook University de New York avec un article paru au début du mois dans la revue spécialisée « Biology of Mood and Anxiety Disorders » ».
« Se fondant sur plusieurs dizaines d’études scientifiques, le chercheur suggère que la dépression montre, par certains aspects, des signes cliniques semblables aux agressions microbiennes responsables de diverses infections, et notamment des infections intestinales : fatigue, perte d’appétit, manque de volonté, troubles du sommeil, humeur triste
… », explique Paul Molga.
Le journaliste poursuit : 
« Dans le pire des épisodes dépressifs, comme dans les infections les plus sévères, les patients peinent à prendre la plus insignifiante décision, se renferment et nourrissent des idées sombres.«L’apparition de ces signes précurseurs peut vouloir dire que le système immunitaire s’active», avance le chercheur sans préjuger de l’impact des facteurs exogènes, à commencer par ceux qui sont relatifs à la situation personnelle du malade ».
Paul Molga relève qu’« 
une étude, parmi les 28 citées à l’appui de son hypothèse, était passée relativement inaperçue lors de sa publication en 2012 dans le « Journal of Clinical Psychiatry », sans doute parce qu’elle contredisait la théorie chimique généralement admise. Elle constate que la contamination par un certain parasite présent sous une forme latente chez 20% de la population - le protozoaire Toxoplasma gondii, agent de la toxoplasmose -, est corrélée à une augmentation très significative (jusqu’à 7 fois plus) du risque de tentative de suicide chez les personnes infectées. Et, plus étonnant encore, que les propriétaires de chats, porteurs naturels du germe, sont surreprésentés au sein des dépressifs sévères ».
Le journaliste observe que «
 ces résultats abondent dans le sens d’autres expériences similaires », puis note que « l’approche thérapeutique traditionnelle de la dépression est en grande partie fondée sur la certitude d’une relation de cause à effet : comme les antidépresseurs améliorent l’humeur en augmentant le niveau de sérotonine dans le cerveau, on en déduit que la dépression est le résultat d’un déficit de cette hormone qu’on sait indispensable à la maîtrise de soi et à la régulation de fonctions comme la température, le sommeil, l’appétit ou la douleur ».
« Avec d’autres neurotransmetteurs comme la dopamine, la sérotonine joue, en effet, un rôle central dans l’équilibre de la machine corporelle en évaluant le niveau d’alerte des stimuli sensoriels pour enclencher en conséquence les mécanismes de réaction chimique adéquats », 
poursuit Paul Molga.
Le journaliste observe toutefois qu’
« en 2010, la découverte de plusieurs types de neurones libérant de la sérotonine a fait vaciller cette certitude, suggérant que des niveaux de sécrétion élevés pouvaient aussi bien accroître le stress qu’améliorer l’humeur, selon les régions du cerveau où la sérotonine s’accumulait. Dans une étude sur les rongeurs, l’équipe du Pr Gina Forster, de l’université du Dakota, a ainsi montré qu’un apport de sérotonine pouvait générer deux types de réactions antinomiques : une sensation d’apaisement ou un comportement réflexe comme la peur ». Le Pr Foster estime que « cela explique sans doute pourquoi des patients sous antidépresseurs se plaignent d’anxiété et de pensées suicidaires ».
Paul Molga ajoute que
 « la sérotonine n’est pas le seul messager impliqué dans le circuit neurologique qui gouverne nos émotions. L’Inserm, associé à six laboratoires dans le projet européen Devanx centré sur l’étude de l’anxiété, a également révélé le rôle d’autres agents clefs comme l’acide gamma-aminobutyrique (ou Gaba). (…) Certains chercheurs pensent qu’il servirait, entre autres, à nous calmer en contrôlant la peur ou l’anxiété qui se manifeste par une hyperactivité cérébrale. Leur hypothèse est renforcée par le fait que les anxiolytiques de la famille des benzodiazépines (…) se fixent précisément sur les mêmes récepteurs que le Gaba. S’ils parviennent à comprendre ces mécanismes de liaison, ils espèrent pouvoir stimuler naturellement la production de neurotransmetteur ».
Le journaliste indique enfin qu’
« au Canada, les premières expérimentations de «psycho-neurothérapies» ont démarré. La méthode doit permettre aux patients dépressifs, avec un entraînement adapté, de rééquilibrer seuls leur juste niveau de neurotransmetteurs »

16 12 14

« Entre 4 et 8% des adolescents souffriraient de dépression »

La Croix fait savoir que « dans une recommandation publiée ce matin, la Haute autorité de santé insiste sur la différence entre la dépression caractérisée et la simple crise d’adolescence. En cas de dépression, le premier traitement est une psychothérapie, bien avant la délivrance éventuelle d’un antidépresseur », souligne le quotidien.
La HAS souligne que 
« les symptômes de la dépression ne s’expriment pas aussi clairement que chez l’adulte, et un épisode dépressif caractérisé (EDC) passe souvent inaperçu à l’adolescence ».
La Croix observe ainsi que la HAS 
« souhaite aider les médecins de premier recours, en particulier les généralistes et les praticiens scolaires ».
Le quotidien explique en effet qu’«
 il existe différentes formes de manifestations dépressives «réparties sur un large spectre» à l’adolescence. […] Mais chez à 4 à 8% des 12-18 ans, cette souffrance peut prendre la forme d’un EDC. Ce qui fait la différence, c’est à la fois l’intensité des symptômes et leur durabilité ».
Le journal relève entre autres qu’«
 en cas de dépression, la prise en charge va d’abord reposer sur une psychothérapie dont l’objectif, à court terme, sera de protéger l’adolescent, notamment face à un risque suicidaire. […] La délivrance d’un antidépresseur ne doit jamais avoir lieu dès la première consultation ».

18 12 14

« Le chocolat n’offre pas de réconfort »

Le Figaro constate qu’« un mythe s’effondre pour les adeptes du carré de chocolat anti-déprime. La «comfort food» («aliments-réconfort» en français), ces douceurs riches en calories que l’on consomme pour se sentir mieux avant un examen ou après une rupture amoureuse ne joueraient, en réalité, aucun rôle dans notre regain de moral, d’après une enquête publiée dans Health Psychology ».

Le journal explique que cette étude américaine, menée par des chercheurs de l’Université du Minnesota,« a mobilisé 100 volontaires invités à choisir trois aliments qui «les aident à se sentir mieux lorsqu’ils n’ont pas le moral». Le chocolat est arrivé en tête (26%), suivi de la glace (18%) et des cookies (16%) ».

« Les participants ont ensuite visionné des séquences de films considérés comme «effrayants, tristes ou anxiogènes», parmi lesquels Le choix de Sophie, Armageddon, ou encore Démineurs. A l’issue de la séance, tous ont déclaré se sentir «déprimés» ou «angoissés» », indique le quotidien.

Le Figaro note qu’« un premier groupe a reçu une triple ration de chocolat pendant qu’un autre s’est vu distribuer les produits désignés comme «bons mais pas spécialement réconfortants». Les participants restants ont dégusté une simple barre de muesli et certains d’entre eux n’ont rien eu. Tous ont ensuite rempli un questionnaire faisant état de leur humeur ».

Le journal observe que « le moral des participants s’est amélioré dans tous les cas de figure. […] Aucun aliment ne serait donc plus réconfortant qu’un autre, pas même le chocolat ».
Traci Mann, professeur de psychologie à l’Université du Minnesota, qui a mené cette étude, observe que «
 les émotions négatives se dissipent naturellement au fil du temps qui passe mais une majorité de personnes attribuent à tort ce processus spontané à la nourriture. Les résultats de l’étude permettent de démystifier une croyance commune et irrationnelle qui consiste à penser que seule une plaquette de chocolat vous réconfortera lors d’une déprime. Les gens cherchent simplement à justifier leur envie de manger des aliments souvent mauvais pour la santé ».

19 12 14

« Un élixir de jouvence se cache dans notre tête »

Le Figaro fait savoir que « les seniors qui se sentent plus jeunes que leur âge réel ont un risque diminué de mourir dans les années qui suivent ».
Le journal relève ainsi que 
« les travaux de deux chercheurs de l’University College de Londres, qui viennent d’être publiés dans Jama Internal Medicine, semblent confirmer le proverbe qui prétend que «l’âge, c’est dans la tête» ».
« Isla Rippon et Andrew Steptoe ont observé la longévité de 6489 personnes âgées en moyenne de près de 66 ans. Premier constat, la majorité d’entre elles (70%) se sentait au moins 3 ans plus jeune que son âge, 25% avaient un âge perçu correspondant à leur âge réel et 5% s’estimaient plus vieilles d’au moins un an qu’elles ne l’étaient en réalité », 
explique le quotidien.
Le Figaro note que ces 
« différences de perception ne sont pas surprenantes, car de nombreux paramètres peuvent modifier l’âge perçu. Les jeunes ont ainsi souvent l’impression d’être plus vieux que leur âge, et certaines situations, comme les problèmes de santé grave ou un deuil, allongent l’âge perçu ».
Le journal souligne que 
« le plus intéressant dans cette étude anglaise est la mortalité des différents groupes, avec un recul moyen de plus de huit années. Elle varie en fonction de l’âge perçu au début de l’étude ».
Le quotidien explique qu’«
 alors que la mortalité est de 18% dans le groupe ayant l’impression d’avoir son âge, elle est à 14% (différence non significative statistiquement, notent les auteurs) pour les plus «jeunes dans leur tête», mais, surtout, atteint 24% dans le petit groupe de ceux pour qui l’âge pèse d’avantage qu’il ne le devrait ».
Les auteurs ajoutent que 
« l’analyse séparée des causes de décès montre une forte corrélation entre l’âge perçu et les morts de cause cardiovasculaire, mais pas d’association avec les décès par cancer ».
Le Figaro observe que cela «
 conforte la théorie de la prédiction autoréalisatrice selon laquelle ce sont précisément ceux pour qui le poids de l’âge pèse le plus qui ont les comportements de santé les moins vertueux. Alors que les autres ont tendance à davantage prendre soin de leur santé et à suivre les conseils de leur médecin. Or les facteurs de risque modifiables sont plus nombreux sur le plan cardiovasculaire qu’en ce qui concerne le cancer ».
Le journal précise que «
 l’état de santé initial des participants à l’étude ne joue qu’un rôle mineur, car Rippon et Steptoe montrent que la mortalité est tout de même accrue de 41% pour ceux qui se sentent plus vieux que leur âge, lorsque l’on tient compte de leur santé dans les comparaisons statistiques des groupes ».

23 12 14

« Noël : choisir les bons jouets pour les jeunes enfants »

Le Point note qu’à l’approche de Noël, « les spécialistes mettent en garde contre [les jouets] qui pourraient être dangereux ».
Le magazine explique que 
« comme chaque année, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) pointe un nombre significatif de jouets non conformes aux normes en vigueur, et donc potentiellement dangereux ».
« Selon les chiffres de sa dernière campagne, le taux de non-conformité est de 11,7% avant les fêtes de fin d’année. Pour éviter des lendemains de Noël tragiques, elle rappelle les grands principes de la réglementation applicable aux jouets »,
 indique l’hebdomadaire.
Le Point note ainsi qu’«
 il faut d’abord que la mention CE soit présente, bien visible, lisible et indélébile, tout comme le pictogramme concernant la classe d’âge à laquelle le jouet est destiné. Enfin, la notice doit être écrite en français… et respectée ! ».
De son côté, Bénédicte Thiriez, infirmière puéricultrice et membre actif de l’ANPDE (l’Association nationale des puéricultrices(teurs) diplômé(e)s et des étudiants), déclare : 
« Nous préconisons aux parents d’offrir à leur progéniture des jeux pouvant développer leur dextérité. L’ergonomie du jouet doit être adaptée à l’âge de l’enfant. Il est aussi primordial de respecter systématiquement les normes de sécurité CE ».
Le magazine remarque que 
« bien choisis, les jeux de société favorisent les échanges entre les adultes et l’enfant et sont particulièrement stimulants. […] Les instruments de musique ainsi que les CD de comptines ou de musique peuvent constituer un parfait moyen de stimulation des sens et de la dextérité au plus jeune âge ».
Le Point relève que «
 les livres sont évidemment utiles pour stimuler l’imagination de l’enfant, enrichir son vocabulaire et le familiariser avec la lecture. Quant aux tablettes et aux écrans, ils ne doivent pas être utilisés passivement, en l’absence d’un adulte ».


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