02 03 2017

« La cocaïne aide les sportifs à restreindre le champ de leur pensée »

Libération

 

Libération observe que « l’arrestation le week-end dernier de deux rugbymen évoluant dans le Top 14 pour détention et achat de cocaïne rappelle l’importance de la consommation de drogues dans le sport pro », et livre un entretien avec le Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions, qui « explique les tenants de ces pratiques et la manière d’y répondre ».
Le Dr Lowenstein souligne ainsi que 
« contrairement à un mythe, les sportifs ne sont pas protégés et ils sont peut-être même plus vulnérables que d’autres populations. […] Les adolescents consomment du cannabis parce que cette substance répond à leur cerveau d’adolescent, par exemple en atténuant certains troubles du sommeil. De même, en tant que neuro-excitant, la cocaïne répond à un cerveau de sportif, car elle lui donne l’illusion qu’il est champion du monde, voire de la galaxie. Il est le meilleur, il bouffe les autres et son règne n’a pas de fin… ».
Le médecin précise que 
« l’effet est dopant, mais ce n’est pas l’usage recherché. […] C’est plutôt une question de mode de vie… La molécule de la cocaïne présente une durée de vie trop courte. Imagine-t-on un tennisman s’absenter tous les quarts d’heure pour se recharger en cocaïne ? Pas vraiment… Par ailleurs, la molécule est trop facilement détectable au contrôle antidopage ».
Le Dr Lowenstein ajoute qu’
« en rendant le cerveau hyper instinctif et hyper réactif, la cocaïne aide les sportifs à restreindre le champ de leur pensée. Ce qui accompagne leurs nombreuses obsessions : la répétition du geste, le nombre parfait de calories dans l’alimentation, les dates de compétition, les secondes et millisecondes… La cocaïne soutient le mythe du «toujours plus» ».
Il indique en outre que 
« la proportion de sportifs malades d’addictions est assez élevée, si on s’en réfère à une étude que nous avons menée en 1999, commanditée par le ministère de la Jeunesse et des Sports, qui visait à connaître les conduites à risques des jeunes en milieu sportif. Nous avions recueilli 1111 réponses chez des sujets dépendants à l’alcool, à l’héroïne, à la cocaïne et traités par des centres spécialisés. 13,9% des sujets interrogés pratiquaient du sport au moins 2 heures par semaine et 7,4% ont été inscrits dans des sections sport-études ».

03 03 2017

 

« Humiliation, exploitation… le calvaire des étudiants à l’hôpital »

Le Monde

 

Le Monde note à son tour qu’« une centaine d’élèves infirmiers, aides-soignants ou internes en médecine dénoncent dans un livre les «violences gratuites» infligées par leur hiérarchie ».
Le journal relève ainsi 
: « Humiliation, déshumanisation, exploitation… La formation des soignants à l’hôpital peut parfois ressembler à une «descente aux enfers». C’est cette maltraitance au cœur d’un lieu pourtant consacré aux soins qu’ont accepté de raconter une centaine d’élèves infirmiers, aides-soignants ou internes en médecine dans Omerta à l’hôpital (éd. Michalon), de Valérie Auslender, médecin généraliste attachée à Sciences Po », indique Le Monde.
Le quotidien explique que 
« de façon anonyme, tous exposent la façon dont ils ont pu se voir interdire d’aller aux toilettes, de s’asseoir ou de déjeuner, comment ils ont été victimes de harcèlement moral, d’abus de pouvoir, de violences verbales ou physiques, ou encore de sexisme ».
Le Monde cite ainsi cet ouvrage :
 « «Les violences en stage, on n’en parle même plus après quelques années, ça fait partie du tout, du pack “études de médecine” et de toutes les épreuves que ça comprend», témoigne une interne en médecine, qui dénonce les «violences gratuites» exercées par la hiérarchie. […] Un médecin généraliste se souvient de l’un de ses stages d’internat comme d’un «milieu de travail hostile», où il avait «peur et dégoût» à se rendre le matin ».
Le quotidien précise que 
« tous les étudiants en santé n’ont pas été confrontés à de telles situations de souffrance, aiguës et destructrices. […] Mais dans le secteur, l’existence de telles situations – même minoritaires – ne semble étonner personne ».
Valérie Auslender souligne ainsi que 
« ces témoignages ne peuvent avoir de valeur généralisatrice, car ces violences n’ont pour l’instant jamais fait l’objet de véritables enquêtes chiffrées d’envergure mais ils sont symptomatiques de la souffrance des soignants due à la dégradation de leurs conditions de travail ».
Le Monde relève néanmoins qu’
« en 2015, plus de 85% des étudiants infirmiers qualifiaient de «violentes» les relations avec les équipes encadrantes, rappelle Clément Gautier, président de la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers, syndicat qui avait mené ce sondage auprès de 3500 étudiants infirmiers. En cause, selon lui, un «manque de formation des tuteurs de stage dans les hôpitaux», qui est venu s’ajouter à des conditions de travail déjà dégradées ».
Le journal note que 
« la parole est plus retenue du côté des directeurs d’institut de formation en soins infirmiers et pour les aides-soignants dont sont issus ces étudiants ». Florence Girard, directrice de l’établissement d’Ussel (Corrèze) et présidente de l’Association nationale des directeurs d’école paramédicale, déclare que « ces situations n’arrivent pas si souvent que cela ».
« Reste qu’il n’est pas toujours facile pour l’étudiant de témoigner quand les équipes encadrantes doivent valider, à la fin du stage, les compétences acquises… », 
observe Le Monde, qui remarque que « la situation des étudiants en médecine n’est pas plus enviable ».
Olivier Le Pennetier, président de l’Intersyndicat national des internes, indique ainsi que 
« l’internat repose beaucoup sur le compagnonnage et le donnant-donnant. Ceux qui peuvent exercer ces pressions psychologiques sont aussi ceux qui vont leur apprendre leur métier ».
Le Monde observe qu’
« ayant eux-mêmes connu ces très fortes charges de travail lorsqu’ils étaient internes, certains chefs de service reconnaissent parfois sous-évaluer le phénomène ». Didier Samuel, chef du service d’hépatologie à l’hôpital Paul-Brousse et doyen de la faculté de médecine de Paris-Sud, remarque que « nous avons connu des services avec des patrons tout-puissants qui se comportaient comme Dieu sur Terre, une charge de travail monumentale et des horaires déments ».
Le journal rappelle en outre qu’
« une enquête sur l’état de santé des étudiants et jeunes médecins publiée par le Conseil national de l’Ordre des médecins, en juin 2016, a en partie permis de révéler l’ampleur du problème côté internes. Alors que leur temps de travail à l’hôpital est désormais théoriquement plafonné à 48 heures par semaine, plus de la moitié (56%) des 4000 internes ayant répondu au questionnaire disait dépasser ce plafond hebdomadaire. Près d’un quart (23,5%) d’entre eux jugeait […] leur état de santé mauvais ou moyen, et 14% reconnaissaient avoir déjà eu des pensées suicidaires ».
Le Dr Rémi Salomon, de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, souligne toutefois : 
« La bonne nouvelle, c’est que l’on parle plus qu’avant de la qualité de vie au travail ». Le Monde ajoute que « parmi les pistes d’amélioration envisagées, il estime qu’«il faudrait que les chefs de service aient une formation au management au moment de leur nomination» ».
« Une formation qui figure au programme de la «stratégie nationale d’amélioration de la qualité de vie au travail» à l’hôpital annoncée par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, en décembre 2016. Un plan qui pourrait vite montrer ses limites au regard de l’impact des économies demandées chaque année au secteur », 
conclut le journal.

 

 

09 03 2017

« Le manque de sommeil pourrait modifier le cerveau des adolescents »

Le Figaro

 

C’est ce qu’indique Le Figaro, qui relève que « mesuré par IRM, le volume du cerveau de 177 élèves de 14 ans semble réduit dans certaines zones ».
Le journal observe en effet :
 « Anaïs et Annette ont 14 ans, mais pas le même profil de sommeil. En semaine, elles se couchent toutes les deux aux alentours de 22 heures et se lèvent vers 7h30, mais le week-end, si Annette garde ce rythme de couchage en s’accordant 2 heures de plus de sommeil, Anaïs, elle, s’endort plus tard, vers 23h30, et se lève autour de 10h30 ».
« À lire les résultats du «Scientific reports» de Nature […], Anaïs risque d’avoir un cerveau plus petit que celui d’Annette. Même si, contrairement à ce qu’ont observé les chercheurs de l’unité Neuro-imagerie et psychiatrie de l’Inserm à l’origine de ce travail, ses résultats scolaires n’en pâtissent pas », 
note Le Figaro.
Le journal explique ainsi qu’«
 en étudiant par imagerie le cerveau d’adolescents de 14 ans, Jean-Luc Martinot et ses collègues se sont aperçus qu’il existait une relation entre les habitudes de sommeil, la structure du cerveau et les résultats scolaires ».
Le chercheur précise :
 « Nous avons utilisé la morphométrie par IRM pour mesurer la volumétrie de différentes zones du cerveau de 177 adolescents, d’une même classe d’âge, à qui nous avons également fait remplir des questionnaires portant notamment sur les habitudes de sommeil ».
Il indique que 
« tout d’abord, on observe un décalage entre les heures de coucher et de lever dans la semaine (22h30-7h06 en moyenne) et le week-end (23h30- 9h45). […] Nous avons été surpris de voir que ce décalage dans les heures de lever s’accompagnait d’une diminution du volume de plusieurs régions du cerveau, notamment frontales et cingulaires, qui jouent un rôle important pour l’attention, la concentration et la régulation des émotions ».
Le Figaro ajoute que «
 près de la moitié de l’impact sur les performances scolaires est liée aux variations de volume cérébral dues aux heures de coucher tardives du week-end. Ajouté aux rythmes scolaires qui obligent les ados à se lever tôt en semaine alors que leur rythme biologique les inclinerait à se lever plus tard, voilà qui pèse sur les performances ».
Le journal s’interroge : 
« Est-ce une simple association ou existe-t-il un lien de causalité ? ». Le Pr Clifford Saper, professeur de neurologie et de neurosciences à la Harvard Medical School (États-Unis), remarque qu’« il est impossible de trancher à partir d’un échantillon comme celui-ci. Par exemple, les enfants qui ont eu moins de sommeil et des réductions de certaines régions cérébrales prennent-ils des drogues ou boivent-ils plus d’alcool que les autres (l’alcool en particulier peut temporairement réduire le tissu cérébral) ? ».
Le spécialiste ajoute :
 « Est-ce le manque de sommeil qui a causé la perte du volume cérébral dans ces régions ? Ou le manque de développement de ces zones conduit-il à des choix de vie moins sains, y compris moins de sommeil (et peut-être prendre des drogues ou de l’alcool) ? ».
Le Figaro note qu’
« en attendant, Jean-Luc Martinot conseille aux parents de veiller sur le sommeil de leurs ados : «À 14 ans, le cerveau est clairement encore en train de se développer et il est très sensible aux influences extérieures» ».
Le Pr Saper remarque en outre que
 « ce travail nécessitera un suivi attentif car des études utilisant la morphométrie basée sur le voxel (petit volume cubique, NDLR) n’ont pas toujours été reproduites avec succès. […] On voudrait voir un deuxième échantillon indépendant de cas qui montrent les mêmes caractéristiques pour être sûrs que les résultats étaient valides ».

09 03 2017

 

Que conseille la littérature comme conduites à tenir pour l’évaluation et le traitement de la dépression et de l’anxiété dans la maladie de Parkinson ?

 

Harold MourasPar le Dr Harold Mouras (EA 7273 – Centre de Recherche en Psychologie, Université de Picardie Jules-Verne – Amiens) [Déclaration de liens d’intérêts]
Article commenté :
Guidelines for dementia or Parkinson’s disease with depression or anxiety: a systematic review
Goodarzi Z, Mele B, Guo S et al.
BMC Neurol. 2016 ; 16(1):244.

► Retrouvez l’abstract en ligne

La dépression et l’anxiété demeurent sous-diagnostiquées et sous-traitées dans les maladies neurologiques et notamment dans la maladie de Parkinson.
Le but de cette revue exhaustive de la littérature était de fournir une synthèse de la plus grande qualité des conduites à tenir pour l’identification et le traitement de l’anxiété et de la dépression. Le but était aussi d’essayer d’identifier en quoi il était possible d’améliorer ces conduites à tenir.
 
Grâce à une vaste recherche de la littérature scientifique associée, les auteurs ont identifié un certain nombre d’études, qui ont été ensuite soumises à 4 experts indépendants et dont les consignes concernant les conduites à tenir ont été extraites.
Sur 8121 publications identifiées, 31 articles passèrent les stricts critères de cette revue mais seuls 17 furent de qualité suffisante pour être finalement incluses. 
 
Les principaux aspects mis en évidence furent les suivants : 
- un certain manque de recommandations concernant le diagnostic ou le traitement de la dépression dans la maladie de Parkinson avec notamment des remarques concernant les effets inverses que pourraient avoir les médicaments utilisés dans le traitement de l’anxiété pour les patients atteints de maladie de Parkinson. Il s’agit pour les auteurs d’une question de recherche majeure à combler dans les prochaines années ;
- une plus grande mention des recommandations concernant la dépression avec cependant une certaine variabilité dans celles-ci. Il apparait clairement que le dépistage de la dépression avec un outil validé dans la maladie de Parkinson est recommandé. Les recommandations concernant les approches thérapeutiques non-médicamenteuses sont peu nombreuses, expliquant notamment l’insuffisance de démonstration de l’efficacité des approches psychothérapeutiques ou par TMS par exemple. Certaines études peu nombreuses encore soulignent un effet potentiel des thérapies cognitives. La prise en charge pharmacologique est recommandée mais il y a cependant peu d’évidence quant au choix de la substance.
 
Finalement, les auteurs soulignent la faiblesse des recommandations émises dans la littérature pour la maladie de Parkinson en comparaison de celles qu’il est possible de trouver pour les démences.

 

10 03 2017

« Une enzyme contenue dans la caféine agit contre la démence »

Le Parisien

 

Le Parisien note en effet que « la caféine stimule une enzyme qui protège le cerveau du déclin cognitif, indique une étude publiée dans Scientific Reports, ayant identifié 24 composés capables de réduire le développement des maladies neurodégénératives ».
Le journal précise que 
« cette enzyme, baptisée NMNAT2, joue à la fois un rôle de protectrice des neurones contre le stress et combat les protéines tau, impliquées dans l’accumulation des plaques dans le cerveau, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer et d’autres pathologies neurodégénératives ».
Le quotidien rappelle que 
« 2 tasses par jour auraient un effet neuroprotecteur, selon de précédentes études », et explique que « pour confirmer cet effet « caféine », les chercheurs [de l'Université de l'Indiana] ont administré le breuvage à des souris génétiquement modifiées pour produire des niveaux inférieurs de NMNAT2. Ils ont constaté que ces souris se mettaient à produire les mêmes niveaux de cette enzyme que les souris normales ».
« Parmi les autres composés stimulant l’enzyme, on trouve le Rolipram, un médicament antidépresseur des années 1990, qui pourrait constituer une piste intéressante de traitement selon les chercheurs. La ziprasidone, la cantharidine, la wortmannine et l’acide rétinoïque (dérivé de la vitamine A) semblent également faire leurs preuves, mais de manière moins efficace », 
note Le Parisien.
Il ajoute que «
 ces travaux pourraient donner lieu au développement de médicaments permettant d’augmenter les niveaux de NMNAT2 dans le cerveau, créant « un blocus chimique contre les troubles neurodégénératifs », conclut Lu Hui-Chen, auteur de l’étude ».

13 03 2017

 

« Alzheimer : à l’avant-garde de la recherche »

Les Echos

 

Yann Verdo remarque dans Les Echos : « Et si la recherche en neurobiologie accouchait enfin d’une molécule capable de ralentir voire bloquer l’évolution de ce fléau qu’est la maladie d’Alzheimer ? Alors que démarre ce lundi l’édition 2017 de la Semaine du cerveau, cette perspective, si elle relève encore de la spéculation, n’est peut-être plus si lointaine ».
Le journaliste observe ainsi que 
« comme souvent en science biomédicale, les pistes suivies semblent prometteuses, les progrès récents significatifs, mais le chemin restant à parcourir encore semé d’embûches ».
Yann Verdo rappelle que la maladie 
« se caractérise, biologiquement parlant, par la présence dans le cerveau de deux types d’agrégats de protéines, les protéines bêta-amyloïdes et les protéines tau ».
Le journaliste explique que 
« les travaux de l’anatomiste allemand Heiko Braak dans les décennies 1980 et 1990 ont montré que ces agrégats se forment d’abord dans une structure du cerveau jouant un rôle essentiel dans la mémoire, l’hippocampe. Puis, de là, ils se propagent de proche en proche et finissent par coloniser tout le cerveau ».
« Directeur de recherche CNRS à l’Institut des neurosciences de Paris Saclay, Ronald Melki et son équipe étudient de près ce mécanisme de propagation. Un rouage essentiel en est un processus appelé «l’amplification» », 
continue Yann Verdo.
Il précise que «
 quand un neurone finit par mourir, il relâche son contenu d’agrégats de protéines tau ; ceux-ci vont se fragmenter en agrégats plus petits qui pourront à leur tour cristalliser les protéines solubles en suspension autour d’eux avant de partir « infecter » un maximum de neurones situés dans le voisinage. On retrouve ce phénomène de contamination de proche en proche pour les protéines bêta-amyloïdes, même s’il se déroule de manière plus linéaire ».
Yann Verdo note qu’
« un merveilleux moyen de lutter contre la maladie serait d’entraver, voire de rendre impossible ce processus d’amplification. […] Ces « chaperons moléculaires », sur lesquels travaille l’équipe de Ronald Melki, ont la propriété de changer les propriétés de surface des agrégats protéiques, de telle sorte qu’ils ne peuvent plus continuer d’agréger les protéines solubles présentes autour d’eux : le processus d’amplification s’arrête ».
Le journaliste observe que 
« les chercheurs de l’Institut des neuro­sciences de Paris Saclay n’en sont encore qu’au stade des cultures cellulaires, mais ils espèrent pouvoir tester d’ici un an leurs candidats chaperons sur des souris dont le cerveau présente les mêmes agrégats et lésions que les malades d’Alzheimer ».
Yann Verdo relève que 
« cette étape a déjà été franchie par une autre classe de molécules, les anticorps dits « conformationnels », dont le fonctionnement est un peu différent – et encore imparfaitement compris – mais l’effet, similaire ».
Il indique que 
« de tels anticorps ont été injectés dans des souris « alzheimerisées ». Les chercheurs ont pu constater que, sur ces animaux, ils ralentissaient voire bloquaient la progression de la maladie. Mais quand les mêmes molécules ont été administrées à des hommes et des femmes malades, le traitement est resté sans effet sur leurs symptômes ».
Bruno Dubois, professeur à l’UPMC, de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, remarque :
 « Si ces molécules n’ont pas eu l’effet escompté, c’est peut-être parce qu’elles ont été données à des stades trop avancés de la maladie, quand le cerveau est déjà irréversiblement désorganisé ».
Yann Verdo constate par ailleurs que 
« la piste des agrégats protéiques n’est pas la seule suivie. Mécanicienne des fluides à Toulouse, Sylvie Lorthois s’intéresse, elle, à la circulation sanguine, qui joue à l’intérieur de notre cerveau un rôle essentiel puisqu’elle apporte aux neurones nutriments et oxygène, et élimine les déchets. Les biologistes ont depuis longtemps remarqué que, dans la maladie d’Alzheimer, le réseau se modifie ».

15 03 2017

 

« On dort mal à trop contrôler son sommeil »

Le Figaro

 

C’est ce que titre Le Figaro, qui note que « les objets connectés évaluant le sommeil manquent de fiabilité et risquent de pousser vers une quête excessive du «bien dormir» ».
Le journal remarque ainsi : 
« À 27 ans, Sabine dort mal. Son «capteur» de sommeil, autrement dit l’objet connecté qui analyse ses mouvements nocturnes, un bracelet Fitbit, confirme son impression en montrant de nombreux épisodes d’agitation et une efficacité globale du sommeil qui atteint péniblement 60% ».
« Une consultation spécialisée et un enregistrement en laboratoire du sommeil confirment un syndrome des jambes sans repos (agitation et besoin irrépressible de remuer les jambes), bien connu pour perturber le sommeil, mais rien d’anormal sur le plan respiratoire ou sur les phases de sommeil », 
indique le quotidien.
Le Figaro relève qu’
« après 2 mois de traitements médicamenteux, le syndrome des jambes sans repos s’est amélioré mais Sabine continue de se plaindre d’un sommeil agité et non récupérateur. Un «mauvais sommeil » confirmé par son petit appareil. Mais cette fois encore le nouvel enregistrement nocturne de la qualité du sommeil, effectué en laboratoire au 5e mois, confirme une bonne qualité de sommeil. Insuffisant toutefois pour rassurer la patiente : «Alors pourquoi mon Fitbit me dit-il le contraire?», répond-elle à son médecin ».
Le journal explique que 
« le Pr Kelly Glazer Baron et ses collègues de l’université Northwestern de Chicago (États-Unis), qui viennent de publier ce cas et deux autres dans le Journal of Clinical Sleep Medicine, proposent le terme nouveau d’orthosomnie pour qualifier cette quête d’un sommeil tellement parfait qu’elle en devient obsessionnelle ».
Le Dr Nicolas Postel-Vinay, fondateur du site www.automesure.com, remarque que 
« la plupart du temps, lorsque les gens utilisent ce type d’appareil, c’est en réalité pour être rassurés. […] Le problème, c’est que pour le sommeil ces appareils sont imparfaits et lorsque les résultats ne sont pas bons, ils sont impossibles à interpréter pour les consommateurs ».
Le Figaro souligne en outre que 
« ces appareils échappent à toute validation médicale », le Dr Postel-Vinay relevant que « contrairement aux appareils de mesure de la glycémie ou de la pression artérielle qui sont des dispositifs médicaux et pour lesquels des normes existent, il n’y a rien de tel pour le sommeil ».
Le journal rappelle ainsi que 
« le sommeil est un phénomène complexe, plus difficile à quantifier qu’on ne le croit ».
Le Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue et auteur d’un mémoire de Sciences Po sur l’apport de la télémédecine dans l’apnée du sommeil, observe que 
« plus de 50% des objets connectés n’ont pas de mentions légales et parmi ceux qui revendiquent un bénéfice sanitaire à peine un quart ont été développés avec au moins un professionnel de santé dans l’équipe. Tous ces objets ou applications n’ont d’intérêt que s’ils sont intégrés à des organisations de soins structurés ».
Le Pr Pierre Philip, qui dirige l’unité Sanpsy (sommeil, attention et neuropsychiatrie) du CNRS, relève pour sa part que 
« le problème, ce n’est pas tant l’appareil que l’usage qu’on en fait », ajoutant que « l’intelligence artificielle des capteurs de sommeil n’est pas si intelligente que ça !, en tout cas loin encore de celle d’un professionnel de santé ».
Le chercheur souligne néanmoins que 
« les gens qui s’engagent dans la quantification de soi sont des gens qui sont soucieux de leur santé ».

« Quand la parentalité augmente l’espérance de vie »

 

La Croix Le Parisien

 

La Croix fait savoir que « le fait d’avoir des enfants est susceptible d’allonger l’espérance de vie, affirme […] le Journal of Epidemiology and Community Health. Cette revue médicale britannique publie l’étude d’une équipe de chercheurs suédois, conduite par le Dr Karen Modig de l’Institut Karolinska de Stockholm, et réalisée à grande échelle en Suède, sur plus de 1,4 million de personnes nées entre 1911 et 1925 ».
Le journal note que selon cette étude
, « l’espérance de vie à 60 ans était supérieure de près de 2 ans, parmi les individus étudiés, chez les parents ayant eu au moins un enfant par rapport à celle des adultes restés sans enfant. Ces travaux mettent les hommes à l’honneur avec un gain d’espérance de vie de 1,8 année, contre 1,5 année pour les femmes ».
La Croix précise en effet qu’
« à l’âge de 80 ans, les pères d’au moins un enfant disposaient d’une espérance de vie de 7,7 années contre 7 années pour les hommes sans enfant. Parallèlement, les mères octogénaires obtiennent un gain de vie de 9,5 années contre 8,9 pour les femmes de 80 ans sans enfant. Le sexe de l’enfant, précisent les scientifiques, n’a aucun impact sur l’espérance de vie de leurs parents ».
La Croix relève ainsi que 
« les parents adopteraient des comportements plus sains à cause de leurs enfants, ce qui augmente considérablement leur espérance de vie, estiment les auteurs de l’étude. Ils mettent aussi en avant le fait que les adultes âgés ayant des enfants bénéficient du soutien que leur apporte leur progéniture, particulièrement les filles qui jouent un rôle important ».
Les auteurs soulignent que 
« le besoin de soutien social des membres de la famille peut, en revanche, augmenter lorsque les parents vieillissent car la maladie devient plus fréquente avec l’âge, et la capacité à s’autogérer peut diminuer ».
Le quotidien ajoute que selon cette étude, 
« les femmes gardent une espérance de vie supérieure aux hommes, qu’elles aient eu des enfants ou non. Ainsi, l’espérance des mères de famille, à 60 ans, est de 24,6 années contre 23,1 années pour les femmes sans enfant. Elle n’est que de 20,2 années pour les hommes avec enfants, et 18,4 années pour les hommes sans enfant ».
Le Parisien relève également que selon cette étude suédoise,
 « même si on les accuse souvent de nous donner des cheveux blancs, avoir des enfants augmente l’espérance de vie. C’est particulièrement vrai pour les pères ».

17 03 2017

 

« Alzheimer : se servir des odeurs pour tenter de réactiver la mémoire »

Le Figaro

 

C’est ce qu’indique Le Figaro, qui relève que « bien qu’ils ne soient que préliminaires, les résultats présentés au 3e congrès Olfaction&Perspectives (Isipca, Paris) sont très encourageants : «Les odeurs sont particulièrement efficaces pour raviver des souvenirs et de plus il s’agit d’affects positifs», note [Désirée Lopis, doctorante en psychologie à l’université Paris-X]. De quoi stimuler dans les établissements le développement des ateliers de stimulation sensoriels, pour entretenir ou réveiller la mémoire assoupie ».
La chercheure explique que 
« dans la maladie d’Alzheimer il y a une plus grande difficulté à identifier les odeurs et à les discriminer, mais nous avons voulu vérifier si pour ces malades le recours aux odeurs pouvait effectivement aider à la réminiscence des souvenirs ».
Le Figaro rappelle ainsi que 
« même sans Alzheimer, le vieillissement est la première cause de diminution des performances de l’odorat. […] Mais nous ne sommes pas tous égaux devant les odeurs car il y a d’énormes variations individuelles, et nous ne sentons pas forcément la même odeur que notre voisin ! ».
Christian Margot, chimiste, directeur du groupe de perception humaine de la division de recherche de Firmenich, à Genève, souligne en effet que 
« pour certains composés chimiques dont on fait varier la concentration, on s’aperçoit que les seuils de détection peuvent varier de 1 à 100 selon les personnes ».
« Il existe même des déficiences olfactives partielles, dont le porteur n’est pas forcément conscient : «C’est le cas de l’isobutanal caractéristique de l’odeur de malt. Un individu sur trois ne peut pas le sentir», expliquent Hanns Hatt et Regine Dee [dans « La Chimie de l’amour » (CNRS édition, 2008)]. Ce qui est trompeur c’est que ces individus peuvent reconnaître «leur» odeur de malt «car celui-ci est composé d’un ensemble d’arômes» », 
indique le journal.
Les deux auteurs précisent que
 « près d’un cinquième des êtres humains ne peuvent pas sentir la pyrroline, une odeur typique du sperme, et presque la moitié sont insensibles à l’androstérone, présente dans la sueur et l’urine ». Le quotidien évoque en outre la molécule de salicylate de benzyle, « l’un des ingrédients utilisé dans les ambres solaires pour évoquer l’odeur de la plage ». Christian Margot fait savoir que « 30% de la population est “aveugle” à cette molécule ».
Par ailleurs, Le Figaro se penche sur 
« la perte d’odorat, un handicap rare et méconnu », rappelant que « de nombreux facteurs, maladies ou traumatismes, peuvent rendre incapable de percevoir les odeurs et les goûts ». « C’est sans aucun doute le sens le plus injustement négligé. […] L’isolement social, le repli sur soi, la dépression ne sont pas loin dans un monde devenu fantomatique, gris, factice », remarque le journal.
Le quotidien précise que 
« les agressions sur les voies olfactives ne sont pas que mécaniques. Des pertes d’odorat persistantes ont été décrites après des infections virales, des chimiothérapies ou même des traumatismes affectifs. Avec peu de solutions proposées ». Le Dr Arnaud Aubert, du département de psychologie et neurosciences de l’université de Tours (Emospin), a ainsi observé lors du congrès Olfaction&Perspectives que « la recherche sur l’olfaction, c’est le parent pauvre de la recherche sensorielle ».
Le Figaro souligne que 
« l’anosmie représente pourtant un handicap majeur dans la vie quotidienne », et cite Bernard Perroud, 55 ans, « devenu anosmique il y a dix ans, à la suite d’un traumatisme crânien » : « On ne perd pas que l’odorat, on perd aussi le goût. Aujourd’hui, je considère que manger, c’est un soin et, une fois que c’est passé, je me dis, c’est fini, c’est bien. […] Les médecins me disaient d’essayer de me souvenir des odeurs, mais c’était trop douloureux, depuis que j’ai décidé d’oublier les odeurs, je vais mieux ».

17 03 2017

 

« Alcoolisme : des études prouvent l’efficacité du baclofène »

Le Parisien

 

Le Parisien indique en effet que « de nouvelles études démontrent les effets positifs de ce médicament pour traiter l’alcoolo-dépendance chez les gros buveurs ». Le journal observe que « ces conclusions […] contrastent avec une étude de la revue European Neuropsychopharmacology, qui estimait qu’il n’y avait «pas de preuves» de son efficacité ».
Le quotidien explique que 
« les derniers résultats de ces études, Alpadir et Bacloville, ont été dévoilés à l’occasion des journées annuelles de la Société Française d’Alcoologie organisées à Paris. Ils confirment les premiers résultats présentés en 2016 lors du congrès mondial d’alcoologie à Berlin ».
Le Parisien note ainsi que 
« les résultats définitifs de l’étude Bacloville, promue par l’Assistance Publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), confirment «un effet positif» du baclofène à fortes doses sur la réduction de la consommation d’alcool au bout d’un an de traitement ».
Il précise que 
« l’essai, réalisé sans sélection, ni sevrage préalables, a inclus de mai 2012 à juin 2013, 320 patients âgés de 18 à 65 ans, suivis par des médecins généralistes. Il s’agissait de malades «tout venant, comme en vie réelle, parmi lesquels des dépressifs, des usagers de drogues ou des patients atteints de cirrhose», rappelle le Pr Philippe Jaury, coordonnateur de cet essai ».
« Les résultats […] confirment le succès du traitement – abstinence ou réduction de la consommation jusqu’à un niveau médicalement correct (chez 56,8% des patients traités contre 36,5% chez ceux recevant un placebo) », 
relève le quotidien. Le Pr Jaury souligne qu’« il s’agit de résultats très intéressants, voire exceptionnels, quand on sait qu’un Français meurt toutes les 12 minutes à cause de l’alcool ».
Le Parisien ajoute que 
« d’une durée de 7 mois, l’étude Alpadir, a également inclus 320 patients répartis par tirage au sort en deux groupes (158 sous baclofène à la dose de 180 mg/jour et 162 sous placebo). Aucun problème grave n’a été relevé, mais les participants avaient été sélectionnés pour écarter les plus atteints (cirrhose avancée…) ou ceux ayant des antécédents suicidaires ou prenant des drogues ».
Le journal constate que 
« pour l’abstinence, l’objectif principal de l’étude, l’efficacité du baclofène n’était pas supérieure à celle du placebo, confirme [le Pr Michel Reynaud, président du Fonds Actions Addictions], vraisemblablement parce que les attentes des patients étaient plus tournées vers une diminution de la consommation ».
Le quotidien note que 
« la baisse de consommation observée était plus importante dans le groupe traité par baclofène et encore plus marquée chez les buveurs à haut risque (plus de 4 verres/jour pour les femmes, plus de 6 pour les hommes) ». Le Pr Reynaud indique ainsi que « des buveurs de 12 verres/jour sont passés à 3 verres avec le baclofène contre 4,5 avec le placebo. […] Ce médicament apporte un plus dans l’arsenal thérapeutique » contre l’alcoolo-dépendance.
Le Parisien ajoute que 
« des analyses ont porté notamment sur la tolérance et l’innocuité du traitement. On retrouve dans les deux études, des effets indésirables, connus, plus fréquents avec le baclofène (insomnie, somnolence et dépression), soit 44% avec le baclofène comparés à 31% sous placebo dans l’étude Bacloville ».

21 03 2017

 

« Peut-on vraiment soigner avec le cannabis ? »

La Croix

 

C’est ce que se demande La Croix, qui évoque le sujet dans son cahier « sciences et éthique ». Le journal aborde la « prudence française » : « En 2014, les autorités ont autorisé le Sativex, un médicament destiné à certains patients atteints de sclérose en plaques. Mais faute d’un accord sur le prix, ce médicament n’est toujours pas commercialisé ».
Le quotidien s’interroge 
: « Le Sativex pourra-il un jour arriver dans les pharmacies françaises ? ». « A ce stade, tout semble bloqué », répond Christophe Vandeputte, directeur général de la branche française du laboratoire pharmaceutique espagnol Almirall, « qui fabrique ce médicament à base de cannabis, le tout premier autorisé en France ».
Le journal précise que « 
si la commercialisation [du Sativex] est aujourd’hui bloquée, c’est qu’aucun accord n’a encore été trouvé entre la firme et les autorités sur son prix et son remboursement. La Haute Autorité de santé (HAS) a jugé «faible» le service médical rendu (SMR) du médicament. En conséquence, le ministère ne veut pas payer le prix fort ».
La Croix explique que 
« quand on parle de cannabis thérapeutique, on fait souvent la confusion entre deux situations. La première concerne des personnes atteintes de certaines maladies (cancer, sida, myopathie…) qui revendiquent le droit de pouvoir fumer du cannabis, en affirmant que cela soulage certains de leurs symptômes. Une revendication à laquelle s’opposent toujours les pouvoirs publics en France. La deuxième situation concerne les médicaments fabriqués à partir de dérivés de cannabis ».
Le journal livre donc les propos du Pr François Chast, chef du service pharmacologie-toxicologie de l’hôpital Necker (Paris) : «
 Il faudrait bannir cette expression de «cannabis thérapeutique». Il en va du cannabis comme de l’opium. Aujourd’hui, contre certaines douleurs aiguës ou chroniques, on utilise des médicaments contenant des dérivés de l’opium, comme la morphine. Mais on ne va pas ouvrir des fumeries d’opium pour soigner ces douleurs. C’est la même chose pour le cannabis. Je ne pense qu’on puisse soigner en faisant fumer des joints. Parce que le cannabis, consommé de cette manière, peut être toxique et dangereux pour la santé ».
Le spécialiste souligne que « 
ce qui prime en médecine, c’est l’évaluation scientifique. Et il n’y a pas d’évaluation solide démontrant l’intérêt thérapeutique du cannabis fumé. En revanche, je ne suis pas opposé aux médicaments contenant des substances dérivées du cannabis. S’ils ont prouvé leur efficacité, il n’y a aucune raison de s’en priver ».
Le Pr Chast indique qu’«
 il y a deux domaines où ces médicaments semblent avoir un intérêt : le traitement de certaines douleurs chez les patients atteints de sclérose en plaques ou de certaines épilepsies rares de l’enfant. En général, les médicaments à base de cannabis sont utiles dans des niches thérapeutiques où il existe aussi d’autres traitements possibles ».
De son côté, le Pr Amine Benyamina, président de la Fédération française d’addictologie, chef du département de psychiatrie-addictologie à l’hôpital Paul-Brousse (Villejuif), remarque qu’«
 il existe une importante littérature scientifique internationale concernant l’intérêt, démontré ou possible, des médicaments à base de dérivés de cannabis. […] Des études montrent aussi l’intérêt de dérivés du cannabis pour redonner de l’appétit à des malades du sida ou du cancer ou pour limiter les nausées ou les vomissements ».
« Les détracteurs de ces médicaments affirment souvent qu’ils ne sont pas plus efficaces que des produits déjà existants. Ce qui est faux. Chez certains patients cachectiques ou polymédiqués, on voit un effet avec le cannabis qu’on n’observe pas avec les autres médicaments 
», indique le praticien.
Il estime qu’« 
il faudrait pouvoir explorer davantage les pistes thérapeutiques ouvertes par ces dérivés du cannabis en faisant des essais cliniques sur des patients bien ciblés. Le problème est qu’il existe encore des résistances en France, car dès qu’on parle de cannabis, tout devient très passionnel. Un certain courant de la médecine continue à agiter des peurs injustifiées. Alors qu’il est absurde de s’opposer à des médicaments pour des raisons idéologiques ».
Dans un reportage, La Croix constate en outre qu’« 
Israël mise sur le cannabis médicinal. Convaincu des vertus médicales de la plante, le pays est à la pointe de la recherche dans ce domaine. Espérant des retombées financières à l’exportation ».

 

 

24 03 2017

« L’ADN d’un embryon humain a été corrigé »

Le Figaro

 

Pierre Kaldy annonce dans Le Figaro que « des embryons humains issus d’une cellule porteuse d’une mutation génétique ont, pour la première fois, pu être génétiquement corrigés, [selon] une étude menée par des chercheurs chinois à l’université de médecine de Canton ».
Le journaliste explique que selon ce travail paru dans 
Molecular Genetics and Genomics, « les mutations ciblées, à l’origine de deux types d’anémie, la thalassémie bêta et le favisme, ont pu être réparées grâce à la technique de chirurgie du génome CRISPR-Cas9 au stade zygote (tout premier stade de développement de l’embryon, avec une seule cellule issue de la fusion de l’ovule et du spermatozoïde) ».
« La technique s’est avérée assez précise et efficace pour ne modifier que respectivement quatre ou une «lettre» sur les 3,2 milliards que compte notre ADN. Les embryons, détruits au bout de 2 jours, avaient été produits pour la circonstance avec le consentement éclairé de candidats à une FIV et l’accord du comité d’éthique local », 
indique Pierre Kaldy
Ignacio Anegon, directeur de recherche au Centre de recherche en transplantation et en immunologie de l’Inserm à Nantes, réagit :
 « Ce travail est bien fait et montre le potentiel extraordinaire que pourrait avoir cette technique pour étudier le développement précoce de l’embryon humain ».
Pierre Kaldy ajoute que l’étude 
« montre aussi qu’une nouvelle étape vient d’être franchie pour que l’homme puisse un jour modifier précisément son propre génome ».
Le journaliste rappelle qu’
« en 2015, puis en 2016, des tentatives de réécriture de l’ADN avec l’enzyme Cas9 avaient été publiées par deux autres équipes chinoises. Dans les deux cas, elles portaient sur des embryons humains non viables et leurs résultats avaient été médiocres. […] Les résultats obtenus par [cette] troisième équipe chinoise montrent que les obstacles sont en partie levés avec une réparation très efficace d’une mutation sur les gènes de l’hémoglobine bêta et de l’enzyme G6PD ».
Pierre Kaldy précise ainsi que 
« dans le premier cas, un embryon sur quatre testés a eu certaines de ses cellules corrigées, alors que dans le second un embryon sur les deux testés a d’emblée été corrigé. Mieux, dans ce dernier embryon, la séquence complète du génome de ses cellules n’a pas permis de trouver de modifications génétiques par l’enzyme Cas9 de cibles comparables ».
Le journaliste observe enfin qu’
« actuellement, les pays autorisant des modifications génétiques d’embryons humains à des fins de recherche se limitent à la Chine, au Royaume-Uni, à la Suède, au Japon et aux États-Unis ».
Ignacio Anegon souligne toutefois qu’
« une application clinique est encore loin d’être envisageable, car même si une mutation est supprimée avec la Cas9, rien ne peut garantir à l’heure actuelle que le reste de l’ADN sera vraiment resté intact et que la modification sera bien héritée par toutes les cellules de l’organisme ».

27 03 2017

 

« La reconnaissance faciale pour détecter des maladies »

Le Point

 

Le Point fait savoir que « des généticiens ont utilisé un système de reconnaissance faciale pour repérer une maladie génétique rare. Une avancée qui pourrait améliorer le dépistage ».
Le magazine explique ainsi qu’
« une équipe de généticiens du National Human Genome Research Institute (NHGRI) a testé cette technologie pour détecter une maladie génétique rare, sur des patients afro-américains, latinos, et sino-américains ».
L’article précise que 
« cette pathologie, connue sous le nom de syndrome DiGeorge, peut être responsable de nombreuses complications comme des malformations cardiaques, des anomalies de la partie supérieure de la bouche, ou des problèmes d’apprentissage. La maladie est particulièrement difficile à diagnostiquer ».
Le Point note que 
« les médecins du NHGRI ont fait subir un test de reconnaissance faciale à 156 patients atteints du syndrome et à des sujets non atteints. En se basant sur 126 caractéristiques faciales différentes, la technologie a su distinguer 96,6% des cas ».
Le magazine relève que 
« ce n’est pas la première fois que l’équipe de chercheurs utilise la reconnaissance faciale. Cet outil avait déjà été testé en 2016 sur la trisomie 21 et le sera prochainement sur les syndromes de Williams et de Noonan ».
« L’objectif des médecins est en fait de récolter des données sur les caractéristiques physiques des maladies pour enrichir l’atlas des malformations humaines au sein des populations diverses, créé en 2016, pour aider les médecins dans leur diagnostic », 
souligne Le Point.

28 03 2017

 

« Faut-il élargir l’accès à la PMA ? »

La Croix

 

C’est ce que se demande La Croix, qui note dans son cahier « sciences & éthique » que « des voix s’élèvent pour demander l’accès à la procréation médicalement assistée des couples de femmes et des célibataires. Avec quelles implications ? ».
Marine Lamoureux remarque qu’
« à l’approche de la présidentielle, la question est relancée. Plusieurs candidats promettent ainsi d’aller au bout de la logique mise en œuvre par la loi Taubira, en permettant aux couples de lesbiennes et aux célibataires de solliciter un don de sperme ».
« Parallèlement, 200 médecins et biologistes ont signé un manifeste dans lequel ils reconnaissent avoir aidé des couples «dans leur projet d’enfant dont la réalisation n’est pas possible en France». Dans ce texte, lancé par le gynécologue-obstétricien René Frydman, ils estiment que «le don de sperme pour une femme célibataire (sans préjuger de son mode relationnel actuel ou futur, homo ou hétéro) est une (…) interdiction qui (…) paraît devoir être levée» », 
explique la journaliste.
Marine Lamoureux relève en outre qu’
« attendu au printemps, un avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) – promis de longue date mais sans cesse repoussé – doit venir éclairer la réflexion. S’il n’est que consultatif, et ne devrait pas trancher totalement, il pèsera sans conteste dans le débat très tendu qui traverse la société française sur ces questions de bioéthique, dont les répercussions profondes sont loin d’être anodines ».
La journaliste évoque notamment 
« les arguments avancés pour une évolution de la loi », relevant que « dans un livre paru en janvier, René Frydman détaille les grands axes préalablement posés dans le manifeste. [...] Le médecin considère que l’ouverture de la PMA doit s’inscrire dans un vaste «plan de lutte contre l’infertilité», incluant d’autres évolutions législatives (comme la possibilité pour les femmes de faire congeler leurs ovocytes ou, pour les couples, de recourir plus facilement au diagnostic préimplantatoire) ».
Marine Lamoureux note que 
« la demande, émanant de médecins, peut sembler paradoxale : car élargir l’accès de la PMA à toutes les femmes revient, de fait, à abandonner le critère de l’infertilité médicale ».
« À l’heure actuelle, la loi de bioéthique est très claire : «L’assistance médicale à la procréation a pour objet de remédier à l’infertilité d’un couple. (…) Le caractère pathologique de l’infertilité doit être médicalement diagnostiqué», disent les textes. Or, René Frydman et ses confrères veulent aussi pouvoir répondre à «l’infertilité sociétale», autrement dit, l’incapacité d’enfanter non pas en raison d’une pathologie mais bien d’un mode de vie, célibat, homosexualité, etc. », 
relève la journaliste.
Le député LR Jean Leonetti, 
« médecin et inspirateur des dernières lois de bioéthique », déclare que « le médecin est dans l’action, il aspire à mettre en œuvre une technique lorsque celle-ci existe et lui permet de venir en aide à la personne qui souffre en face de lui ».
Il remarque toutefois que 
« d’une part, le médecin ne peut être le régulateur de ses propres pratiques ; d’autre part, il répond à une demande individuelle mais sa réponse engage les valeurs collectives d’une société ».
Marine Lamoureux souligne par ailleurs que 
« ces aspirations font peu de cas d’une question centrale : peut-on priver de manière délibérée un enfant d’une partie de son ascendance et de sa généalogie ? En donnant ses gamètes pour permettre une PMA, le donneur de sperme, qui ne prétend aucunement être un père, ne donne pas un simple matériau biologique pour autant… ».

« Le syndrome qui empêche de dormir »

 

Le Parisien

 

Le Parisien se penche sur « une pathologie qui rend fous les patients. Une fois dans leur lit, impossible de dormir. Seule solution, rester debout. Le syndrome des jambes sans repos, mal connu des médecins et ignoré du grand public, touche 8% des Français ; 2% des patients souffrent d’une forme sévère », note le journal.
Le quotidien fait savoir que 
« des neurologues alertent » sur ce syndrome, indiquant que « la Société française de recherche et médecine du sommeil (SFRMS) veut sensibiliser sur cette affection «fréquente» ».
Le Parisien rappelle qu’
« également nommé maladie de Willis et Ekbom, ce syndrome correspond à un «besoin impérieux de bouger les jambes», généralement associé à des fourmillements, des brûlures dans les mollets, parfois les cuisses et même les avant-bras, dès qu’ils sont immobiles ».
Le Dr Laurène Leclair-Visonneau, neurologue au CHU de Nantes, souligne qu’
« il existe aussi chez les enfants, ils décrivent alors une impression de soda dans les jambes ».
Le journal remarque que 
« les signes apparaissent exclusivement la nuit ou s’aggravent le soir avec un pic vers minuit. Les malades ne dorment en moyenne que 4 heures et demie à 6 heures ».
Le Parisien précise que 
« deux facteurs seraient à l’origine de ces symptômes : une insuffisance en fer dans l’organisme et un manque de dopamine, une des molécules qui transmet les informations entre les neurones dans certaines régions du cerveau ».
Le quotidien relève en outre qu’
« il existe deux formes de ce syndrome : l’une intervient avant 35-45 ans et l’autre, plus tardive, est souvent associée à d’autres maladies comme Parkinson ou une insuffisance rénale. Dans tous les cas, les conséquences sur la vie des patients sont innombrables. Augmentation des risques cardiovasculaires, troubles de la concentration, dépression, hyperactivité chez l’enfant… ».
Le Parisien constate toutefois que 
« les médecins ont encore du mal à diagnostiquer ce trouble ». Le Dr Leclair-Visonneau observe que « ce n’est pourtant pas une pathologie nouvelle. La première description remonte à 1685 ».
Le journal précise en effet que 
« cette pathologie peut s’atténuer et réapparaître en fonction des périodes, sans raison apparente. Les médicaments ne fonctionnent pas toujours et doivent être bien dosés sinon ils peuvent aggraver les symptômes. En attendant, la recherche n’avance pas ».
Le Pr Yves Dauvilliers, spécialiste des troubles du sommeil au CHRU de Montpellier, déclare que «
 c’est un scandale ! Il n’y a aucun développement médical innovant aujourd’hui, cela pose problème. Et les médicaments ne sont pas remboursés ».
Le Dr Leclair-Visonneau ajoute que 
« la Haute Autorité de santé sous-entend que ce syndrome n’est pas une vraie maladie ».
« Du coup, cette année, les neurologues de la SFRMS s’apprêtent à publier une note pour tenter de mieux sensibiliser leurs confrères sur la prise en charge de ce syndrome », 
continue Le Parisien.
Le quotidien livre en outre les propos de Robert Parisot, 66 ans, président de l’Association France Ekbom (AFE),
 « atteint depuis 15 ans » mais pour qui « il faudra presque 5 ans pour poser un diagnostic ». L’homme évoque « des décharges électriques toutes les 20 secondes. […] Les premiers temps, je faisais les cent pas autour de ma résidence. […] Il m’est arrivé de passer 41 heures sans m’asseoir ni m’allonger. […] Le syndrome des jambes sans repos est un mot qui fait rire. Mais ne pas dormir rend fou ».
Le Parisien précise que 
« les bénévoles [de l’AFE] lui recommandent un neurologue de l’Hôtel-Dieu, à Paris. Après plusieurs années d’errance médicale, ce professeur lui donne enfin des médicaments efficaces ».

29 03 2017

 

« Totalement paralysé, il réussit à se servir de son bras grâce à des implants cérébraux »

Le Parisien Le Figaro

 

Le Parisien indique en effet que « près de dix ans après un accident de vélo, un Américain paralysé à partir des épaules peut à nouveau utiliser son bras et sa main droite pour boire ou manger, grâce à une nouvelle neuroprothèse saluée comme une « première » médicale par des chercheurs » dans The Lancet.
Le journal explique que 
« cette avancée remarquable […] dépend d’un dispositif qui contourne la lésion de la colonne vertébrale en utilisant des fils, des électrodes et des logiciels informatiques pour reconnecter son cerveau et les muscles de son bras paralysé ».
Le quotidien précise que 
« le patient âgé de 56 ans, Bill Kochevar, tétraplégique, blessé au niveau de la 4e vertèbre cervicale, a deux boîtiers sur la tête et 192 micro-électrodes implantées chirurgicalement dans son cerveau, qui enregistrent les signaux que sa matière grise envoie lorsqu’il imagine bouger le bras et la main ».
« Avec ce dispositif expérimental, ses muscles reçoivent des instructions par le biais de 36 électrodes implantées dans son bras et son avant-bras : il peut ainsi l’utiliser pour boire une gorgée de café, se gratter le nez et manger de la purée de pommes de terre », 
poursuit Le Parisien.
Il ajoute que le patient,
 « qui a reçu ses implants intracérébraux fin 2014, est en outre équipé d’un bras mobile de support, également sous le contrôle de son cerveau, qui l’aide à surmonter la gravité qui l’empêcherait de lever le bras pour que sa main puisse saisir la fourchette et la tasse ».
Le Parisien relève que 
« cette étude est « innovante », c’est la première fois que l’on fait état d’une personne exécutant des mouvements fonctionnels, multi-articulations (main, coude, épaule, ndlr) avec un membre paralysé grâce à une neuroprothèse motrice, souligne Steve Perlmutter (Université de Washington) dans un commentaire publié avec l’article ».
Le spécialiste note toutefois que 
« ce traitement n’est pas prêt d’être utilisé en dehors du laboratoire. […] Sans l’interface cerveau-machine, il était incapable d’effectuer des mouvements utiles ». Le Parisien indique en outre que « les mouvements sont encore lents et approximatifs, écrit [Steve Perlmutter] en pointant les nombreux obstacles qu’il reste à surmonter en matière de neuroprothèses dont la miniaturisation de dispositifs qui devront être aussi suffisamment bon marché et robustes pour être largement accessibles ».
Le Figaro relève également qu’
« une équipe américaine a permis à un patient totalement paralysé de réaliser des gestes complexes, par le truchement d’un réseau d’électrodes et d’un ordinateur décryptant les messages cérébraux ».
Le journal explique notamment que 
« le patient a dû réaliser «en vrai» des tâches fonctionnelles : attraper une tasse de café puis en boire le contenu avec une paille (réussi 463 jours après l’implantation) ; et prendre, avec une fourchette, de la purée dans une assiette avant de la porter à sa bouche (717 jours après) ».
Les chercheurs américains évoquent ainsi des actions 
« représentatives des mouvements nécessaires pour réaliser une large gamme de tâches, ce qui suggère que davantage d’activités fonctionnelles sont réalisables avec ce système ».
Le Figaro note que 
« les gestes, bien sûr, manquent de fluidité. Ils exigent aussi que le patient ne perde pas son bras de vue : la paralysie l’a privé de sensations au niveau des membres, il n’a donc plus la possibilité de savoir à quel point du mouvement est son bras, sauf à le regarder ».
Le quotidien souligne lui aussi que cette technologie 
« est encore trop imposante et complexe à mettre en œuvre pour être utilisée ailleurs qu’en laboratoire. Mais c’est une «preuve de concept» que le système fonctionne ».

30 03 2017

 

« Troubles bipolaires : l’hérédité en cause »

Le Figaro

 

Dans le cadre de la Journée mondiale des troubles bipolaires, le 29 mars, Le Figaro rappelle que « les troubles bipolaires, qui touchent près de 1% de la population française, sont fortement héréditaires. Si les deux parents sont atteints, l’enfant a un risque sur deux de développer la maladie ».
Le Dr Stéphane Jamain, de l’Institut Mondor de recherche biomédicale de Créteil (Inserm), déclare ainsi : 
« On estime que les facteurs génétiques contribuent pour 60% à l’apparition des troubles bipolaires. Plusieurs études ont montré que les mêmes gènes peuvent être impliqués dans plusieurs pathologies psychiatriques ».
Le Figaro indique que le chercheur et son équipe 
« sont actuellement en train de décrypter l’ADN de personnes avec un trouble bipolaire et celui de personnes avec une schizophrénie ». Le Dr Jamain précise que « le but est de redéfinir la cartographie des maladies psychiatriques à partir de marqueurs génétiques, et non plus seulement sur la base d’un entretien clinique ».
Le journal s’interroge : 
« A quoi servent les gènes identifiés ? », ce à quoi le chercheur répond : « Il s’agit notamment de gènes qui codent des molécules ayant un rôle essentiel dans la fonction des neurones ».
« D’autres sont responsables du bon fonctionnement des circuits de neurotransmetteurs tels que la dopamine, la sérotonine ou encore le glutamate », 
ajoute le quotidien.
Le Dr Daniel Souery, psychiatre au centre Psypluriel à Bruxelles, relève quant à lui qu’
« il est communément admis que l’origine des troubles bipolaires réside dans des anomalies de structure et de fonctionnement de circuits cérébraux impliqués dans le contrôle et la gestion des émotions ».
Le Figaro souligne toutefois que 
« les gènes ne sont pas les seuls responsables. Des événements survenant très tôt dans la vie de l’individu ont également un poids important dans le déclenchement de troubles bipolaires ».
Le Dr Bruno Etain, médecin psychiatre responsable du centre expert trouble bipolaire Fernand-Widal (AP-HP), indique ainsi que 
« des études montrent que les personnes qui ont été exposées à des traumatismes dans l’enfance sont plus vulnérables. Attention, nous ne concluons pas que les parents de personnes souffrant de bipolarité ont été maltraitants ! ».
Le quotidien relève que 
« la période entre la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte est également déterminante. Le trouble bipolaire apparaît pratiquement toujours avant 30 ans, aux alentours de 25 ans ».
Le Dr Etain ajoute qu’
« entre un tiers et la moitié des jeunes patients qui entrent dans la maladie sont des consommateurs réguliers de cannabis ou d’alcool ».
Le Figaro remarque que 
« d’autres études ont montré que les personnes ayant un sommeil irrégulier pendant l’adolescence ont un risque plus important de développer des troubles bipolaires. Enfin, il est clairement établi que le stress et l’anxiété, même mineurs, participent au déclenchement de la maladie ».

 


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