Psychologue Marseille 7ème - Vanessa Hartmann Escojido -Infopsycho

Revue de presse – Juillet 2009

Revue de presse – Juillet 2009


Source Mediscoop

02 07 09

« Schizophrénie : la piste de la génétique »
Le Figaro

Le Figaro fait savoir que « 3 enquêtes publiées dans Nature ont permis de découvrir plusieurs centaines de mutations génétiques en cause dans au moins un tiers des cas de schizophrénie ».
Le journal indique que « la première étude, comparant les gènes de 3 000 malades à ceux d’autant de témoins en bonne santé, a permis d’identifier 30 000 variations génétiques bien plus fréquentes chez les malades que chez les témoins ». (Common polygenic variation contributes to risk of schizophrenia and bipolar disorder, The International Schizophrenia Consortium, Nature, 2009, doi:10.1038/nature08185)
Le quotidien note que la « seconde enquête, exploitant des données concernant 8 014 cas et 19 090 personnes non atteintes, pointe en particulier une zone du chromosome 6 plus particulièrement mise en cause dans cette maladie et connue pour porter des gènes liés à l’immunité et aux infections ».
Le Figaro remarque que « cette association pourrait expliquer comment des facteurs environnementaux (comme des infections) affectent le risque de développer une schizophrénie ». (Common variants on chromosome 6p22.1 are associated with schizophrenia, J Shi et al., Nature, 2009, doi:10.1038/nature08192)
Le journal ajoute que « le consortium SGENE, dédié à la recherche génétique sur la schizophrénie, a également mis en lumière une association significative entre des variations sur les chromosomes 11 et 18 qui pourrait contribuer à expliquer les déficits de concentration et de mémoire de la maladie ». (Common variants conferring risk of schizophrenia, H Stefansson et al., Nature, 2009, doi:10.1038/nature08186)
Le Figaro livre la réaction du Pr Daniel Cohen, qui note que « ce travail est très intéressant. Seule une partie des gènes impliqués sont mis évidence. Ils assurent des fonctions assez variées, comme le développement cérébral, les fonctions cognitives et… ceux du système immunologique à travers une association avec les gènes HLA, qui jouent un rôle important dans la réponse aux infections ».

06 07 09

« Un psychiatre de Bergerac condamné pour viols »
La Croix, L’Humanité

La Croix note en bref que « le Dr Bernard Cosculluela, psychiatre à Bergerac, a été condamné par la cour d’assises de la Dordogne à une peine de 12 ans de réclusion criminelle assortie d’une interdiction définitive d’exercer ».
Le journal rappelle que « 4 de ses anciennes patientes avaient porté plainte pour viol, des faits commis entre 1989 et 1996 ».
La Croix relève que « le procès a montré que le médecin utilisait l’hypnose et l’ascendant que lui donnait son statut pour avoir des rapports sexuels avec certaines de ses patientes ».
Ses avocats « ont annoncé qu’ils feraient appel de la décision », ajoute le quotidien.

07 07 09

« La caféine, nouvelle arme contre Alzheimer »
Le Figaro

Le Figaro aborde la publication, sur le site Internet du Journal of Alzheimer Disease, d’une étude « montrant les effets très favorables du café sur des souris », dans le cadre de la maladie d’Alzheimer.
Le journal note que cette étude « suscite de réels espoirs, même si, bien sûr, les résultats ne sont pas toujours extrapolables de ce rongeur à l’être humain ».
Le Figaro explique que le Pr Gary Arendash, de l’Université de Floride (États-Unis), « s’est procuré 55 petits rongeurs génétiquement programmés pour développer des troubles de la mémoire mimant la maladie d’Alzheimer avec l’âge et les a divisés en deux groupes ».
« Après que des tests ont confirmé que ces cobayes présentaient bien des déficits de mémorisation vers l’âge de 18-19 mois (équivalent de 70 ans chez l’homme), la moitié d’entre eux ont reçu de la caféine dans leur ration d’eau quotidienne (l’équivalent de 8 tasses de café par jour et 14 de thé) tandis que l’autre moitié n’a consommé que de l’eau pure », indique le quotidien.
Le journal observe qu’« au bout de 2 mois, les souris traitées par la caféine ont fait preuve de performances nettement meilleures que les autres lors de différents tests de mémoire. Selon les auteurs, leurs compétences étaient devenues identiques à celles de souris âgées mais sans démence ».
Le Figaro ajoute que « l’autopsie du cerveau des souris a permis d’observer que celles traitées par la caféine avaient moitié moins de protéine béta-amyloïde dans leur cerveau que les autres ».
Le quotidien rappelle que « l’accumulation de cette protéine sous forme de plaques est une des principales lésions histologiques caractéristiques de la maladie d’Alzheimer ».
Le journal indique que « selon certains chercheurs, la caféine restaurerait la mémoire en réduisant certains enzymes indispensables à la production de protéine béta-amyloïde. D’autres estiment que la caféine aurait un effet anti-inflammatoire par le biais duquel ces plaques de protéines diminueraient ».
Le Figaro conclut que « les chercheurs, très enthousiastes, planifient déjà des essais cliniques chez l’homme ».

10 07 09

« Le traitement de la maladie d’Alzheimer bute sur la fracture Nord-Sud »
La Croix

La Croix rend compte du 19ème Congrès international de gériatrie, qui vient d’avoir lieu à Paris.
Le journal note que celui-ci « s’est achevé sur un espoir modéré » concernant le traitement de la maladie d’Alzheimer.
Le Pr Bruno Vellas, du Gérontopôle de Toulouse et président du conseil scientifique du congrès, a ainsi déclaré : « D’ici 4 ou 5 ans, on pourrait voir arriver de nouvelles molécules plus efficaces pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. Mais pour cela, il faut impérativement développer la recherche clinique ».
La Croix rappelle qu’« aujourd’hui, les médicaments anti-Alzheimer restent d’une efficacité modérée », et indique que« 91 essais thérapeutiques sont actuellement conduits dans le monde ».
Le Pr Vellas remarque que « le problème est que nous avons du mal à recruter des volontaires. Trop souvent, on hésite à proposer l’entrée dans un essai à des patients âgés avec des troubles de la mémoire. Pourtant, quand on les interroge, les malades sont en général partants, mais c’est souvent l’entourage, dont l’accord est indispensable, qui se montre réticent ».
Le quotidien constate par ailleurs que « ce congrès a aussi permis de mesurer l’écart toujours important entre les pays riches, submergés par ces pathologies du vieillissement, et les pays en voie de développement, confrontés à d’autres réalités ».
Le journal cite notamment Georges Rouamba, du ministère de la Santé du Burkina Faso, qui note que « dans notre pays, nous n’avons aucun gériatre. C’est une spécialité médicale qui n’existe pas. […] Les gens ne vivent pas suffisamment longtemps pour qu’on voie émerger ces pathologies neurodégénératives ».

« Ce médicament antipaludique qui rend fou »
Courrier International, numéro 975

En cette période de vacances, Courrier International publie un article du Daily Telegraph, qui relève que le chlorhydrate de méfloquine, traitement antipaludique « couramment prescrit aux touristes qui se rendent dans des zones infestées, peut avoir des effets secondaires très graves, qui affectent la santé mentale ».
Le quotidien britannique remarque qu’« utilisé tant pour la prévention que pour le traitement de la maladie, ce médicament a permis de sauver des millions de personnes. Des milliers d’autres sont toutefois convaincues qu’il a ruiné leur existence ».
Le Daily Telegraph se penche sur les « témoignages sur les dangers du Lariam, [qui] ne manquent pas et vont du volontaire des Corps de la paix se mettant à voir des araignées géantes à la rédactrice en chef d’un magazine qui souffre de terribles vertiges, en passant par le jeune homme, en parfaite santé, soudainement pris de l’envie de tuer sa femme ».
Le journal note que selon Roche, le fabricant du médicament, « des millions de personnes ont pris ce médicament sans souffrir du moindre effet secondaire. […] Il a également établi une liste de contre-indications parmi lesquelles les états dépressifs, les troubles hépatiques et l’épilepsie ».
Le Daily Telegraph relève que « les révélations sur les effets nocifs du Lariam se poursuivent et ne font qu’empirer »,puis indique que « les scientifiques sont aujourd’hui convaincus que la méfloquine provoque des dommages cérébraux ».

17 07 09

« Attention, se croire malade peut rendre malade »
Courrier International, numéro 976

Courrier International publie un article de New Scientist, relevant que « l’effet «nocebo», moins étudié que son jumeau bénéfique, le placebo, est un phénomène psychosomatique souvent ravageur ».
L’hebdomadaire britannique se penche en effet sur ce « phénomène assez répandu », notant qu’« il est possible qu’un grand nombre de patients subissent des effets secondaires uniquement parce qu’on les a avertis qu’ils risquaient d’en subir ».
« En outre, les personnes qui pensent être sujettes à certaines maladies ont plus de chances d’en être atteintes que celles qui sont convaincues du contraire », poursuit la revue.
New Scientist aborde le cas « extrême » d’un homme qui, dans les années 1970, « apprend qu’il souffre d’un cancer du foie en phase terminale et qu’il ne lui reste plus que quelques mois à vivre ».
L’homme « meurt effectivement quelques semaines plus tard et pourtant les résultats de l’autopsie révèlent que les médecins s’étaient trompés : la tumeur était en réalité minuscule et il n’y avait aucune trace de métastases », relève l’hebdomadaire.
La revue note que « l’effet nocebo s’observe couramment dans la pratique médicale. Près de 60% des patients suivant une chimiothérapie commencent à se sentir mal avant même de commencer le traitement. […] Plus inquiétant encore, l’effet nocebo peut être contagieux. Cela fait des siècles que les médecins ont observé des cas de propagation de symptômes inexpliqués au sein d’un groupe ».
New Scientist indique que « la cause première de l’effet nocebo ne relève pas du domaine de la neurochimie mais bien de la croyance », relevant que « les chirurgiens se montrent généralement hésitants quand il s’agit d’opérer des patients qui sont convaincus qu’ils vont mourir, car c’est souvent ce qui se produit ».
La revue observe toutefois que « les preuves ont beau s’accumuler, il est difficile d’accepter, à l’ère de la raison, que des croyances puissent tuer ».

22 07 09

« L’épaisseur du cortex prédirait Alzheimer »
Sciences et Avenir, numéro 749

Sciences et Avenir aborde les travaux d’une équipe Inserm de Toulouse publiés dans Brain, expliquant qu’« un tout nouvel indicateur, calculé à partir de l’épaisseur du cortex cérébral, pourrait prédire la survenue de la maladie d’Alzheimer, chez un patient présentant des troubles légers de mémoire ».
Le magazine explique qu’« en comparant des IRM cérébrales de trois groupes de sujets de 75 ans, soit sains, soit atteints de TLM ou de MA déclarée, un logiciel a calculé l’épaisseur du cortex cérébral dans les régions du cerveau connues pour être sensibles à la maladie et en a déduit un «index d’épaisseur normalisé» ».
Le mensuel cite Pierre Celsis, directeur de recherche et coauteur de l’étude, qui précise que « chez les individus TLM, qui ont évolué vers la MA, l’IEN avait prédit la neurodégénérescence dans 76% des cas ! Or, on sait que chez les sujets menant une vie intellectuellement stimulante, les mécanismes cognitifs compensent l’atrophie et retardent le diagnostic ».
« L’IEN éviterait donc, pour ces sujets, un retard dans la prise en charge. C’est primordial, même si on n’a pas encore trouvé de médicament vraiment efficace », poursuit le chercheur.

23 07 09

« Bilan positif pour les consultations «cannabis» »
Le Figaro

Martine Perez remarque en effet dans Le Figaro que « l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies vient de publier, dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, les résultats d’une enquête réalisée par Ivana Obradovic montrant que 50% des jeunes gens assidus à ces consultations ont réussi à réduire leur consommation ».
La journaliste indique que selon ce travail, les « «addicts» au cannabis » sont des garçons « dans 81% des cas, âgés en moyenne de 23 ans (26% ont plus de 25 ans, 17% sont mineurs) ».
Martine Perez ajoute que « la très grande majorité consomment régulièrement du cannabis, 2 sur 5 en prenant tous les jours, et la moitié de ceux-là fument plus de 5 joints par jour ».
« Surtout, il apparaît que l’usage quotidien est souvent associé à des motivations d’ordre thérapeutique («pour lutter contre l’angoisse») ou encore à des usages de routine («par habitude, avec un sentiment de dépendance»), mais assez peu à un usage festif ou hédoniste », observe la journaliste.
Martine Perez précise qu’« il apparaît cependant que 30% des consultants renoncent au sevrage après la première séance : il s’agit en général de garçons, demandeurs de renseignements plus que d’aide au sevrage. Pour ceux qui ont persévéré, 50% déclarent au bout de 6 mois avoir réduit leur consommation de cannabis, 47% affirment l’avoir stabilisée et 3% l’avoir augmentée ».
« Les taux de succès les plus importants sont observés parmi ceux venus spontanément ou encore adressés par l’Éducation nationale ou un professionnel de santé », note la journaliste, qui souligne en effet que « la moitié des jeunes ont été adressés par la justice ».
Martine Perez en profite pour rappeler que « les jeunes Français restent les champions européens de la consommation de cannabis », et que « l’usage fréquent de cette drogue a des effets sanitaires non négligeables, notamment psychiatriques, en particulier chez les sujets les plus fragiles ». (Numéro 30 du BEH à télécharger sur le site de l’InVS)

« Le cancer favorise biologiquement la dépression »
Science et Vie, numéro 1102

Science et Vie rend compte d’une étude américaine menée par Leah Pyter et ses collègues de l’université de Chicago, sur une centaine de rats, selon laquelle « des facteurs sécrétés par certaines tumeurs favoriseraient la dépression ».
Le magazine explique que les rats chez qui les chercheurs « avaient induit une tumeur mammaire présentaient davantage de symptômes dépressifs que leurs congénères sains. […] L’expérience a permis aux chercheurs d’attribuer à la tumeur la sécrétion de cytokines retrouvées en grande concentration dans le sang et dans le cerveau des rats malades ».
« Or ces petites molécules produites par le système immunitaire sont connues pour provoquer des symptômes dépressifs », rappelle Science et Vie.

27 07 09

« Explosion des tests de recherche en paternité »
Le Figaro

Le Figaro constate en effet que « près de 4 500 actions visant la filiation sont parvenues devant les tribunaux en 2006. Mais la grande majorité des tests se font de façon clandestine, hors des frontières françaises ».
Le journal explique que « les dernières statistiques disponibles montrent que les «actions en recherche de paternité» (effectuées le plus souvent par les mères) ont augmenté de 25% dans les cours d’appel entre 2004 et 2006, tandis que les «actions en contestation de paternité» (qui peuvent être conduites par les pères désignés d’office, ou par les mères) ont triplé pendant la même période ».
« De plus en plus fréquemment, les parents – supposés ou désignés – cherchent à interroger la science sur la réalité de leur filiation. Les avocats spécialistes de la famille le constatent, notamment dans les grandes villes », continue le quotidien.
Hélène Poivez-Leclerq, avocate parisienne, déclare ainsi être « frappée par le nombre de femmes qui se tournent aujourd’hui vers les tribunaux pour leur demander l’identification du père de leur enfant ».
Le journal relève, entre autres, que « les séparations sont aussi parfois l’occasion de contestations de toutes sortes, des deux parents – par exemple, parce qu’une liaison antérieure est apparue au grand jour ».
« Malgré tout, la quinzaine de laboratoires français ne traitent que la partie émergée de l’iceberg : la grande majorité des tests de filiation se font de façon clandestine, notamment en Espagne, en Angleterre ou en Belgique, où leur usage n’est pas soumis à l’aval d’un juge », observe Le Figaro.
Dans un autre article, le quotidien s’intéresse à ces « secrets de famille traqués en laboratoire », et livre un reportage effectué à l’Institut national de la transfusion sanguine, à Paris, où « techniciens et ingénieurs stockent des milliers d’ADN extraits de traces salivaires et les «font parler» ».

« Une psy bobardée de diplômes »
Libération

Libération note sur une page que « sans avoir aucune qualification, une psychologue de Périgueux (Dordogne) a exercé durant 4 ans, réalisant plus de 400 expertises auprès des tribunaux ».
Le journal indique qu’en mai, Régine L. « a été mise en examen pour «usage de faux documents» et «usurpation du titre de psychologue et de la qualité d’expert judiciaire» ».
Le quotidien observe que « selon ses dires, elle aurait suivi des cours par correspondance. D’après une de ses connaissances, elle aurait arrêté l’école à 14 ans, avant d’exercer la profession de psy, puis de travailler dans une entreprise de taxi ».
Libération relève qu’« un magistrat du département, qui a commandé 2 ou 3 rapports d’expertise à Régine L., parle d’une femme aux «connaissances solides», dont les rapports n’étaient pas «catastrophiques» ».
Le journal remarque que « certains font pourtant part de leur circonspection. Un magistrat explique qu’elle ne travaillait plus pour aucun des juges des affaires familiales depuis 3 ans, mais continuait à exercer au pénal. Un an avant que l’affaire n’éclate, «on avait émis le souhait qu’elle ne soit plus désignée», confirme ce magistrat ».
Concernant les expertises de Régine L, le quotidien cite une « source judiciaire », qui indique qu’« on ne reviendra pas sur les affaires jugées ».
Libération conclut que la femme « encourt une peine de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende ».

31 07 09

La lecture stimule les capacités intellectuelles des enfants

Une étude brésilienne parue dans Pro Fono montre que les enfants qui ne savent pas lire ont des capacités intellectuelles et linguistiques plus limitées que les enfants qui apprennent à lire.
Afin de déterminer l’impact de la lecture sur le développement intellectuel et linguistique des enfants, une équipe brésilienne a soumis plusieurs enfants, sachant lire ou non, à différents tests et exercices.
Les auteurs ont sélectionné pour cela 35 enfants en cours d’alphabétisation qu’ils ont répartis en deux groupes : d’un côté, vingt enfants incapables de lire un seul des 24 mots qui leur étaient présentés et de l’autre, 15 enfants qui pouvaient lire la quasi totalité des mots.
Les résultats montrent que les enfants qui savent lire ont de plus grandes capacités notamment en termes de développement du langage, dénomination rapide, mémoire et conscience phonologique. Ils considèrent comme faciles ou très faciles les exercices de jugement syllabique et de segmentation. La transposition syllabique et la soustraction phonémique sont pour eux des exercices de difficulté moyenne et l’identification phonémique est en revanche considérée comme difficile.
Pour les enfants qui ne savent pas lire, la transposition syllabique, la soustraction phonémique et l’identification phonémique sont tous des exercices difficiles. Seule la segmentation syllabique est considérée comme facile.
Pour les auteurs, cette étude prouve que l’apprentissage de la lecture a un impact direct sur les compétences intellectuelles et linguistiques des enfants et doit donc servir de point d’appui dans l’éducation.

Revue de presse – Juin 2009

Revue de presse – Juin 2009


Source Mediscoop

02 06 09

« Sentir la douleur physique de l’autre, ça tient à quoi ? »
Libération

Libération se penche sur les travaux du neurologue Nicolas Danziger, à la Pitié-Salpêtrière, sur la douleur et sa perception par l’autre.
Nicolas Danziger remarque ainsi : « La fonction de l’empathie n’est jamais évoquée pendant les études de médecine alors qu’elle est au coeur de la relation médecin-malade. Au fil de mes consultations, j’ai réalisé combien elle est cruciale pour qui prétend traiter la douleur ».
Libération s’interroge ainsi : « Sentir la douleur physique de l’autre, avoir de l’empathie pour lui, ça tient à quoi ? A l’éducation, à l’instinct, à l’expérience ? ».
Le Dr Danziger « lance des pistes en étudiant des patients insensibles à la douleur », indique le journal, qui ajoute que« grâce à l’IRM, les circuits de transmission sont mieux connus ».

« Des médecins menacés d’être poursuivis par des parents d’autistes »
Libération

C’est ce qu’indique Eric Favereau dans Libération.
Le journaliste aborde « la menace d’une plainte que veut déposer l’association Léa pour Samy contre les médecins qui pratiquent le «packing» ».
Eric Favereau rappelle que le « packing » « fait partie des techniques dites d’enveloppement ».
« Devant des enfants présentant des symptômes graves, comme l’automutilation, cela «consiste à envelopper un enfant dans des serviettes trempées, puis dans un drap sec, puis dans un tissu imperméable qui permet un réchauffement rapide et dans deux couvertures chaudes. L’enveloppement dure environ une minute, et en quelques minutes le corps de l’enfant se réchauffe produisant chez lui une détente musculaire importante», selon les guides de psychiatrie », poursuit le journaliste.
Eric Favereau note que la technique « peut être grandement bénéfique à l’enfant. Mais voilà, l’association Léa pour Samy considère que c’est une atteinte aux droits de l’enfant autiste ».
Le journaliste indique que « l’association vise en premier lieu le Pr Pierre Delion, pédopsychiatre au CHU de Lille ».
Le praticien déclare : « Je suis implicitement traité de barbare. Comme si moi, professeur de pédopsychiatrie, je voulais faire chef d’une secte. On est en pleine régression ».
Eric Favereau relève que « tous les syndicats de psychiatres soutiennent » le Pr Delion.

03 06 09

« Addictions : s’en sortir tout seul »
Libération

Libération observe en effet que « près d’une personne dépendante sur deux arrive à décrocher sans soutien médical ».
Le journal explique que « ce phénomène porte un nom, le self change ou la rémission naturelle sans traitement. C’est une telle énigme pour tous les professionnels qui réfléchissent aux moyens d’aider des toxicomanes que désormais tout colloque d’addictologie se penche sur la question ».
Le quotidien note que « beaucoup [de médecins] le vivent comme une remise en question et se vexent, quand d’autres se réjouissent tout simplement ».
Libération relève que « pour les sceptiques, […] la compilation récente de 39 études scientifiques internationales, menée par un médecin suisse, Harald Klingermann, est sans appel : les rémissions naturelles sont les plus fréquentes ».
« Mieux, certaines personnes parviendraient même, au bout de plusieurs années, à consommer avec modération la substance qui leur posait problème. De quoi écorner le dogme de l’abstinence totale comme seule issue », poursuit le journal.
Le quotidien cite en outre Jean-Pierre Couteron, président de l’Association des intervenants en toxicomanie, qui précise qu’« il n’existe pas une seule façon de s’en sortir, mais presque autant qu’il y a d’individus ».
Libération précise que « certains facteurs se croisent souvent. Ainsi, on a plus de chances de parvenir à vivre sans la béquille d’une substance en prenant de l’âge. Ou quand se produit un événement intime comme une naissance, une rupture ou au contraire un nouvel amour ».
Le journal conclut sur un « dénominateur commun à tous les ex-accros qui sont parvenus à mobiliser leur ressort personnel : la force des liens familiaux ou amicaux qui ont perduré malgré la dépendance ».

08 06 09

Conditions de travail : « Un rapport accable l’hôpital psychiatrique de Villejuif »
L’Humanité

L’Humanité remarque que « mandaté par le CHSCT, un cabinet d’expertise […] a rendu jeudi un rapport d’une sévérité exceptionnelle sur le service informatique de l’hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif » (Val-de-Marne).
« Il préconise notamment la «mise en en retrait des responsables qui (…) ont contribué à la dégradation des conditions de travail des salariés (…), ce qui a eu pour conséquence, dans certains cas, une atteinte grave de la santé mentale », indique le journal.
Le quotidien relève ainsi : « «Organisation pathogène», «management par la peur», brimades, violences verbales à caractère raciste ».
L’Humanité ajoute que selon ce rapport, « des salariés ont été la cible de «propos vexatoires», d’agissements visant à les déconsidérer, à discréditer leur travail, à les isoler. […] Contraint à plusieurs arrêts de travail pour «troubles anxio-dépressifs sévères», l’un d’eux souffre d’un «syndrome de stress post-traumatique» ».
Le journal indique que « la direction de l’hôpital a déploré «un document partial et d’une faible valeur méthodologique», sans toutefois «nier la pertinence de certaines propositions du rapport (cellule de veille au travail, clarification des lignes hiérarchiques)» ».

« Plus de 10% des arrêts maladie sont abusifs »
La Tribune

La Tribune dévoile les « chiffres de contrôles de l’assurance-maladie » en matière d’arrêts de travail en 2008.
Le journal retient qu’« 1,5 million de contrôles ont été réalisés l’an dernier. Près de 170 000 de ces arrêts ont reçu un avis défavorable des médecins de la Sécu ».
Le quotidien remarque en outre qu’« au premier trimestre 2009, les versements d’indemnités journalières ont bondi de 6,4%. […] La progression rapide des arrêts de travail, inhabituelle en période de chômage et de chute de la masse salariale, ne s’explique que par un relâchement de la politique de contrôle des médecins-conseils de la Sécurité sociale ».
La Tribune explique que « pour contenir l’évolution des arrêts de longue durée, l’assurance-maladie cherche à prévenir les risques de désinsertion professionnelle. Elle recommande au médecin-conseil d’indiquer la possibilité d’une reprise d’un travail léger ou à temps partiel lorsque cela est possible, si besoin au médecin qui suit le patient ; ou de prévenir en amont l’entreprise, avec l’accord de l’assuré, si ce dernier n’est plus en mesure de reprendre le poste occupé précédemment ».
Le journal conclut que « l’assurance-maladie devrait proposer rapidement de nouvelles mesures pour freiner les dépenses d’indemnités journalières ».

« La mère des bébés congelés aux assises »
Le Parisien, Libération, Le Figaro, La Croix, Le Monde, L’Humanité

Le Parisien note sur une double page qu’« accusée d’avoir tué trois de ses enfants, dont deux qu’elle avait placés dans son congélateur en Corée du Sud, Véronique Courjault est jugée à partir d’aujourd’hui ».
Le journal relève notamment que « les psychiatres qui ont examiné cette femme réservée ne croient pas au déni de grossesse, soulignant son «pouvoir de dissimulation extrêmement fort» ».
Le quotidien livre les propos du Pr Israël Nisand, gynécologue-obstétricien au CHU de Strasbourg, qui « sera cité comme témoin au procès ».
Le spécialiste revient sur le déni de grossesse : « Le déni est un symptôme. Il y a toujours quelque chose derrière. Souvent une pathologie psychique, mais de très nombreuses autres causes sont possibles ».
A propos de l’avis des experts judiciaires, qui « ne croient pas au déni dans cette affaire », le Pr Nisand déclare : « Qu’est-ce qu’ils y connaissent ? Nous, gynécologues, nous en voyons 40 par semaine ! Cela représente une grossesse sur 500. C’est fréquent mais très peu connu. Beaucoup le confondent avec une grossesse cachée ».
Libération consacre également 2 pages à « l’affaire des bébés congelés », et note que « les experts parlent de «déni de réalité» chez Véronique Courjault ».
De son côté, L’Humanité publie un entretien avec le psychanalyste Jean-Marie Delassus, qui « analyse les difficultés de la maternité : déni de grossesse, dénégation, infanticide… ».
La Croix remarque pour sa part qu’en France, « le nombre des homicides de nourrissons serait largement sous-estimé ».
Le journal indique qu’« une étude de l’Inserm révèle que les homicides de nourrissons ne font l’objet que d’un recensement très partiel ».
« Les statistiques officielles comptabiliseraient entre 3 et 15 fois moins qu’il n’y en a réellement », observe le journal.
La Croix cite Anne Tursz, qui a dirigé l’étude et qui explique que « cette sous-estimation s’explique notamment par des confusions avec d’autres causes de décès : un tiers des «morts accidentelles» et un quart des «morts de cause inconnue», selon la classification de l’Inserm, sont, pour les parquets, des «morts suspectes d’origine intentionnelle» ».
Elisabeth Briand-Huchet, pédiatre à l’hôpital Antoine-Béclère à Clamart (Hauts-de-Seine), observe que « certains médecins ont des réticences à soupçonner et à déclarer des morts violentes de nourrissons. Ils se trouvent parfois face à des parents tellement bouleversés qu’ils ont du mal à imaginer qu’il ait réellement pu y avoir maltraitance ».

10 0609

« Neuf mois sans savoir »
Libération

Libération revient sur ces « bébés ignorés pendant des mois par leur mère, parfois jusqu’à l’accouchement ».
Le journal relève ainsi sur une double page que « la pathologie du déni de grossesse toucherait 1 600 à 2 000 femmes par an [en France]. Un phénomène méconnu, abyssal ».
Libération livre les propos de différents experts, et remarque, entre autres, que « les fœtus se comportent comme des passagers clandestins. Ils restent tranquilles, ils s’étirent, se cachent derrière un organe. L’utérus se développe vers le haut, sans basculer vers l’avant ».

11 06 09

« Les jeunes consomment de plus en plus de substances illicites »
La Croix

La Croix note en bref que « selon l’enquête annuelle sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense (Escapad), réalisée en 2008 auprès de 40.000 jeunes de 17 ans, la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis est en baisse ».
« En revanche, les autres substances illicites (amphétamines, héroïne, crack) voient leur diffusion se développer »,indique le quotidien.
La Croix relève ainsi que « le taux d’expérimentation de la cocaïne est passé de 2,5% en 2005 à 3,3% l’an dernier ».
Le journal ajoute que « la consommation de produits inhalants tels que les poppers a aussi très fortement augmenté. Leur usage au cours de la vie passe à 13,7% contre 5,5% en 2005 ».

16 06 09

« Un bébé et une dépression, ça peut arriver »

Le Parisien

Le Parisien rappelle dans un article qu’« une femme enceinte sur dix et une femme qui vient d’accoucher sur cinq traversent une dépression maternelle ».
Pourtant, « à peine 2% consultent un psy », note le journal.
Le quotidien cite le Dr Linda Morisseau, pédopsychiatre à l’Institut de puériculture et de périnatalité de Paris, qui indique que « contrairement au baby blues, la dépression s’installe dans le temps. Et se manifeste plus souvent dans le retrait, l’indifférence, une immense fatigue dès le matin ».
« Quand la mère amène constamment son bébé aux urgences, c’est souvent elle qui va mal et n’arrive pas à le dire », observe pour sa part le Dr Micheline Blazi, gynécologue à l’hôpital du Vésinet (Yvelines).

17 06 09

« Anorexie-dépression, la spirale »
Libération

Libération indique qu’à l’initiative de l’Institut français pour la nutrition, « un débat s’est tenu hier sur le lien entre santé mentale et variations de poids ».
Le journal se penche sur l’anorexie mentale, « une énigme pour bon nombre de médecins, car aucun psychotrope ni traitement médicamenteux n’ont d’effet sur elle ».
« On guérit malgré tout de cette maladie à la fois psychiatrique et somatique, si la prise en charge soigne et l’assiette et l’esprit », ajoute le quotidien.
Libération souligne que « pour les spécialistes, l’anorexie mentale est une «toxicomanie sans drogue», une addiction qui n’est pas liée à une substance mais à un comportement ».
Le journal s’interroge : « L’anorexie est-elle une conséquence de la dépression ou l’inverse ? ».
Le quotidien note que « le risque de dépression sévère se manifeste lors du basculement vers la boulimie, l’autre pôle extrême. […] Reprendre du poids de manière incontrôlée précipite dans la dépression et conduit 10% des anorexiques au suicide ».

19 06 09

« Un salarié sur deux est stressé au boulot »
L’Humanité

L’Humanité consacre un article à la « qualité de vie au travail ».
Le journal relève que « le projet Samotrace du ministère du Travail, qui a pour objectif de décrire l’état de santé mentale au travail, révèle par exemple que 61% des salariés se déclarent concernés par «une forte charge psychologique au travail». L’enquête Sumer (Surveillance médicale des risques) de 2003 menée par la médecine du travail soulignait déjà que «plus d’un travailleur sur deux travaille dans l’urgence» et que «plus d’un sur trois vit dans une situation de tension avec sa hiérarchie» ».
Le quotidien indique en outre que selon un sondage CSA que « vient de réaliser le réseau ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail), il apparaît que «41% des salariés se disent stressés au travail et 13% très stressés» ».
L’Humanité ajoute que selon cette enquête, « il y a davantage de stress dans le secteur public. […] Les cadres supérieurs sont «plus stressés que la moyenne» (57% contre 41%) tandis que les ouvriers sont plus affectés par les «TMS», tendinites et autres douleurs dorsales ».
Le journal note que « les suicides de salariés se multiplient et le coût économique du stress au travail est estimé, pour l’Europe, à 20 milliards d’euros ».

« Le médecin abusait les toxicomanes »
Le Parisien

Le Parisien indique sous sa rubrique « faits divers » qu’un praticien de 59 ans « comparaît ce matin devant le tribunal correctionnel de Toulon (Var) pour des «agressions sexuelles» présumées sur 5 ex-patientes, en 2003 et 2004 ».
Le journal explique que « selon la juge d’instruction, les faits, niés catégoriquement par le prévenu, ont été commis dans des circonstances particulières. Le Dr R. aurait abusé de l’autorité conférée par ses fonctions de médecin responsable du centre spécialisé de soins pour toxicomanes de Toulon ».
Le Parisien ajoute qu’« entre 2002 et 2004, plusieurs toxicomanes suivies au CSST demandent à ne plus voir le Dr R. en raison de ses gestes déplacés. Baisers sur la bouche, caresses sur la poitrine, massages et exercices de respiration équivoques : ces femmes dénoncent le comportement plus qu’ambigu du médecin. […] Mais ces dernières souhaitent que rien ne soit ébruité. Elles ne veulent pas faire de scandale ou redoutent de perdre leur accès aux soins ».
Le journal indique que le médecin « a évoqué des gestes mal interprétés, mais aussi la vengeance de patientes dont il n’avait pas pu satisfaire la demande de médicaments, ou encore une cabale des autres employés du CSST ».
Le Parisien précise que le praticien « risque en théorie jusqu’à 5 ans de prison ».

22 06 09

« Alzheimer : l’urgence de la recherche thérapeutique »
Le Figaro

Le Figaro publie un entretien avec le président de l’Ifrad (International Foundation for Research on Alzheimer Disease), Olivier de Ladoucette, à l’occasion du 5ème gala de la fondation, aujourd’hui à Paris.
Le gériatre et psychiatre observe ainsi : « Nous avons fait le constat, il y a 5 ans, que la recherche en France contre cette dégénérescence cérébrale était sous-dimensionnée, et notamment qu’il y avait 4 à 5 fois moins de chercheurs et de publications concernant cette pathologie que pour les affections cardio-vasculaires ou le cancer ».
« Notre objectif est de recueillir des fonds, mais aussi de fédérer les énergies et les centres de recherche contre la maladie d’Alzheimer », poursuit le responsable.
Olivier de Ladoucette explique notamment : « Nous avons mis en place un réseau de 6 centres français, qui se sont lancés dans le suivi d’une cohorte très particulière de malades. Il s’agit de recruter 500 personnes consultant pour des troubles de la mémoire et qui ont accepté, non seulement de se plier à une batterie d’examens réguliers, mais aussi à une autopsie cérébrale après leur décès ».
« Cela permettra de faire des corrélations très précises entre des symptômes cliniques, des troubles de la mémoire et des lésions cérébrales », continue le président de la fondation, qui ajoute : « Nous allons aussi contribuer à la création d’un Institut de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, qui représentera un centre de référence de recherche clinique et de prise en charge des malades ».
Olivier de Ladoucette aborde en outre les traitements actuels et à venir, concluant que « nous allons probablement vers une plurithérapie qui devrait permettre de freiner plus nettement le processus évolutif de cette maladie ».

23 06 09

« Bioéthique, les Français donnent leur avis »
La Croix, Libération, Le Figaro  La Croix observe sur une double page qu’« après 6 mois de débats, les états généraux de la bioéthique s’achèvent [aujourd’hui] à Paris. Les avis des jurys citoyens, censés exprimer la position des Français, seront dévoilés ».
Le journal rappelle que « ces questions sont d’importance : faut-il sortir du régime dérogatoire actuel et autoriser la recherche sur l’embryon ? L’assistance à la procréation doit-elle rester une réponse médicale à l’infertilité ou devenir un mode alternatif de procréation et être proposée aux mères célibataires ou aux couples homosexuels ? Faut-il autoriser la gestation pour autrui ? […] ».
Le quotidien observe qu’« en 6 mois, le site des états généraux aura recueilli 1 643 contributions. Un chiffre «très satisfaisant» pour les organisateurs, mais que d’autres jugeront peu élevé pour un débat qui engage «l’avenir des générations futures» ».
« Par ailleurs, 226 réunions ont aussi été organisées dans toute la France. Mais elles ont surtout attiré un public d’initiés, en général des professionnels de santé, des responsables religieux ou des citoyens déjà très avertis des questions de bioéthique », relève La Croix.
Le journal note ainsi qu’« il semble qu’une très grande partie de la population soit restée dans l’ignorance de ce grand débat national ».
Le quotidien revient sur les débats, et s’interroge : « A quoi vont servir ces avis citoyens ? Seront-ils véritablement pris en compte ? ».
Le député Jean Leonetti, président du comité de pilotage des états généraux, déclare : « Nous tiendrons compte de ces avis, c’est une certitude. Et pour moi, le pari est gagné. Avant ces états généraux, on me disait qu’en donnant la parole à monsieur-tout-le-monde, on allait entendre n’importe quoi, que les positions les plus extrêmes allaient prévaloir. Cela n’a pas été le cas. Les jurés ont posé des questions pertinentes, pointues, nuancées ».
Libération consacre également 2 pages à ces « Etats généraux stables ».
Le journal retient qu’« à l’issue des travaux des dernières semaines, la révision des lois, prévue début 2010, devrait rester marginale ».
Le quotidien note que « nul ne prévoit des bouleversements dans l’architecture législative actuelle. […] Juste peut-on attendre quelques aménagements sur le dispositif de l’aide médicale à la procréation ou sur les greffes, et peut-être sur la recherche sur l’embryon ».
Libération observe par ailleurs que « les personnes à la recherche de leurs origines veulent se faire entendre », et s’interroge : « Vers la fin de l’anonymat du don de sperme ? ».
Le Figaro parle pour sa part du « regard «frais et décapant» des jurés citoyens », relevant qu’« ils seraient guidés par un certain pragmatisme, notamment sur les sujets de l’assistance à la procréation et des tests génétiques »

24 06 09

« La dépression postnatale touche de 15 % à 20 % des mères »
Le Monde

Le Monde constate à son tour que « la dépression du post-partum touche 15% à 20% des mères et peut affecter toutes les femmes ; mais moins de 2% consultent un psychologue ».
Le journal se penche sur le travail de l’équipe d’Allo Parents Bébé, un « numéro vert, anonyme et gratuit, qui aide à la relation parents-bébés » et qui « a reçu 9 000 appels depuis sa création », en février 2008, par l’association Enfance et Partage.
Le Monde indique que « dans 50% des cas, l’appelant est une jeune mère de moins de 30 ans, dont le bébé est son premier enfant. De 20% à 25% des appels sont de véritables appels de détresse de parents dépassés par l’arrivée de leur bébé dans leur vie ».
Le quotidien observe que « lors d’une dépression, la mère ne fait, en général, pas attention au bébé. Il est donc doublement important de la déceler. Troubles du sommeil, très grande fatigue, impression de ne pas être capable, pas ou peu d’attachement au bébé… sont autant de signes qui doivent alerter ».
« Elles n’en parlent ni au père, ni à leurs parents, ni à leurs proches, ni même à la maternité, où la dépression se déclare rarement, d’autant plus que les séjours après l’accouchement sont de plus en plus courts », poursuit Le Monde.

Revue de presse santé psy juin 2009
Source Mediscoop

02 06 09

« Sentir la douleur physique de l’autre, ça tient à quoi ? »
Libération

Libération se penche sur les travaux du neurologue Nicolas Danziger, à la Pitié-Salpêtrière, sur la douleur et sa perception par l’autre.
Nicolas Danziger remarque ainsi :
« La fonction de l’empathie n’est jamais évoquée pendant les études de médecine alors qu’elle est au coeur de la relation médecin-malade. Au fil de mes consultations, j’ai réalisé combien elle est cruciale pour qui prétend traiter la douleur ».
Libération s’interroge ainsi : « Sentir la douleur physique de l’autre, avoir de l’empathie pour lui, ça tient à quoi ? A l’éducation, à l’instinct, à l’expérience ? ».
Le Dr Danziger « lance des pistes en étudiant des patients insensibles à la douleur », indique le journal, qui ajoute que« grâce à l’IRM, les circuits de transmission sont mieux connus ».

 

« Des médecins menacés d’être poursuivis par des parents d’autistes »
Libération

C’est ce qu’indique Eric Favereau dans Libération.
Le journaliste aborde
« la menace d’une plainte que veut déposer l’association Léa pour Samy contre les médecins qui pratiquent le «packing» ».
Eric Favereau rappelle que le « packing » « fait partie des techniques dites d’enveloppement ».
« Devant des enfants présentant des symptômes graves, comme l’automutilation, cela «consiste à envelopper un enfant dans des serviettes trempées, puis dans un drap sec, puis dans un tissu imperméable qui permet un réchauffement rapide et dans deux couvertures chaudes. L’enveloppement dure environ une minute, et en quelques minutes le corps de l’enfant se réchauffe produisant chez lui une détente musculaire importante», selon les guides de psychiatrie »,
poursuit le journaliste.
Eric Favereau note que la technique
« peut être grandement bénéfique à l’enfant. Mais voilà, l’association Léa pour Samy considère que c’est une atteinte aux droits de l’enfant autiste ».
Le journaliste indique que « l’association vise en premier lieu le Pr Pierre Delion, pédopsychiatre au CHU de Lille ».
Le praticien déclare : « Je suis implicitement traité de barbare. Comme si moi, professeur de pédopsychiatrie, je voulais faire chef d’une secte. On est en pleine régression ».
Eric Favereau relève que « tous les syndicats de psychiatres soutiennent » le Pr Delion.


03 06 09

« Addictions : s’en sortir tout seul »
Libération

Libération observe en effet que « près d’une personne dépendante sur deux arrive à décrocher sans soutien médical ».
Le journal explique que « ce phénomène porte un nom, le self change ou la rémission naturelle sans traitement. C’est une telle énigme pour tous les professionnels qui réfléchissent aux moyens d’aider des toxicomanes que désormais tout colloque d’addictologie se penche sur la question ».
Le quotidien note que « beaucoup [de médecins] le vivent comme une remise en question et se vexent, quand d’autres se réjouissent tout simplement ».
Libération relève que « pour les sceptiques, […] la compilation récente de 39 études scientifiques internationales, menée par un médecin suisse, Harald Klingermann, est sans appel : les rémissions naturelles sont les plus fréquentes ».
« Mieux, certaines personnes parviendraient même, au bout de plusieurs années, à consommer avec modération la substance qui leur posait problème. De quoi écorner le dogme de l’abstinence totale comme seule issue »,
poursuit le journal.
Le quotidien cite en outre Jean-Pierre Couteron, président de l’Association des intervenants en toxicomanie, qui précise qu’
« il n’existe pas une seule façon de s’en sortir, mais presque autant qu’il y a d’individus ».
Libération précise que « certains facteurs se croisent souvent. Ainsi, on a plus de chances de parvenir à vivre sans la béquille d’une substance en prenant de l’âge. Ou quand se produit un événement intime comme une naissance, une rupture ou au contraire un nouvel amour ».
Le journal conclut sur un « dénominateur commun à tous les ex-accros qui sont parvenus à mobiliser leur ressort personnel : la force des liens familiaux ou amicaux qui ont perduré malgré la dépendance ».


08 06 09

Conditions de travail : « Un rapport accable l’hôpital psychiatrique de Villejuif »
L’Humanité

L’Humanité remarque que « mandaté par le CHSCT, un cabinet d’expertise […] a rendu jeudi un rapport d’une sévérité exceptionnelle sur le service informatique de l’hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif » (Val-de-Marne).
« Il préconise notamment la «mise en en retrait des responsables qui (…) ont contribué à la dégradation des conditions de travail des salariés (…), ce qui a eu pour conséquence, dans certains cas, une atteinte grave de la santé mentale »,
indique le journal.
Le quotidien relève ainsi :
« «Organisation pathogène», «management par la peur», brimades, violences verbales à caractère raciste ».
L’Humanité ajoute que selon ce rapport, « des salariés ont été la cible de «propos vexatoires», d’agissements visant à les déconsidérer, à discréditer leur travail, à les isoler. […] Contraint à plusieurs arrêts de travail pour «troubles anxio-dépressifs sévères», l’un d’eux souffre d’un «syndrome de stress post-traumatique» ».
Le journal indique que « la direction de l’hôpital a déploré «un document partial et d’une faible valeur méthodologique», sans toutefois «nier la pertinence de certaines propositions du rapport (cellule de veille au travail, clarification des lignes hiérarchiques)» ».


« Plus de 10% des arrêts maladie sont abusifs »
La Tribune

La Tribune dévoile les « chiffres de contrôles de l’assurance-maladie » en matière d’arrêts de travail en 2008.
Le journal retient qu’
« 1,5 million de contrôles ont été réalisés l’an dernier. Près de 170 000 de ces arrêts ont reçu un avis défavorable des médecins de la Sécu ».
Le quotidien remarque en outre qu’« au premier trimestre 2009, les versements d’indemnités journalières ont bondi de 6,4%. […] La progression rapide des arrêts de travail, inhabituelle en période de chômage et de chute de la masse salariale, ne s’explique que par un relâchement de la politique de contrôle des médecins-conseils de la Sécurité sociale ».
La Tribune explique que « pour contenir l’évolution des arrêts de longue durée, l’assurance-maladie cherche à prévenir les risques de désinsertion professionnelle. Elle recommande au médecin-conseil d’indiquer la possibilité d’une reprise d’un travail léger ou à temps partiel lorsque cela est possible, si besoin au médecin qui suit le patient ; ou de prévenir en amont l’entreprise, avec l’accord de l’assuré, si ce dernier n’est plus en mesure de reprendre le poste occupé précédemment ».
Le journal conclut que « l’assurance-maladie devrait proposer rapidement de nouvelles mesures pour freiner les dépenses d’indemnités journalières ».

« La mère des bébés congelés aux assises »
Le Parisien, Libération, Le Figaro, La Croix, Le Monde, L’Humanité

Le Parisien note sur une double page qu’« accusée d’avoir tué trois de ses enfants, dont deux qu’elle avait placés dans son congélateur en Corée du Sud, Véronique Courjault est jugée à partir d’aujourd’hui ».
Le journal relève notamment que « les psychiatres qui ont examiné cette femme réservée ne croient pas au déni de grossesse, soulignant son «pouvoir de dissimulation extrêmement fort» ».
Le quotidien livre les propos du Pr Israël Nisand, gynécologue-obstétricien au CHU de Strasbourg, qui « sera cité comme témoin au procès ».
Le spécialiste revient sur le déni de grossesse : « Le déni est un symptôme. Il y a toujours quelque chose derrière. Souvent une pathologie psychique, mais de très nombreuses autres causes sont possibles ».
A propos de l’avis des experts judiciaires, qui « ne croient pas au déni dans cette affaire », le Pr Nisand déclare : « Qu’est-ce qu’ils y connaissent ? Nous, gynécologues, nous en voyons 40 par semaine ! Cela représente une grossesse sur 500. C’est fréquent mais très peu connu. Beaucoup le confondent avec une grossesse cachée ».
Libération consacre également 2 pages à « l’affaire des bébés congelés », et note que « les experts parlent de «déni de réalité» chez Véronique Courjault ».
De son côté, L’Humanité publie un entretien avec le psychanalyste Jean-Marie Delassus, qui « analyse les difficultés de la maternité : déni de grossesse, dénégation, infanticide… ».
La Croix remarque pour sa part qu’en France, « le nombre des homicides de nourrissons serait largement sous-estimé ».
Le journal indique qu’« une étude de l’Inserm révèle que les homicides de nourrissons ne font l’objet que d’un recensement très partiel ».
« Les statistiques officielles comptabiliseraient entre 3 et 15 fois moins qu’il n’y en a réellement »,
observe le journal.
La Croix cite Anne Tursz, qui a dirigé l’étude et qui explique que
« cette sous-estimation s’explique notamment par des confusions avec d’autres causes de décès : un tiers des «morts accidentelles» et un quart des «morts de cause inconnue», selon la classification de l’Inserm, sont, pour les parquets, des «morts suspectes d’origine intentionnelle» ».
Elisabeth Briand-Huchet, pédiatre à l’hôpital Antoine-Béclère à Clamart (Hauts-de-Seine), observe que « certains médecins ont des réticences à soupçonner et à déclarer des morts violentes de nourrissons. Ils se trouvent parfois face à des parents tellement bouleversés qu’ils ont du mal à imaginer qu’il ait réellement pu y avoir maltraitance ».

10 0609

« Neuf mois sans savoir »
Libération

Libération revient sur ces « bébés ignorés pendant des mois par leur mère, parfois jusqu’à l’accouchement ».
Le journal relève ainsi sur une double page que « la pathologie du déni de grossesse toucherait 1 600 à 2 000 femmes par an [en France]. Un phénomène méconnu, abyssal ».
Libération livre les propos de différents experts, et remarque, entre autres, que « les fœtus se comportent comme des passagers clandestins. Ils restent tranquilles, ils s’étirent, se cachent derrière un organe. L’utérus se développe vers le haut, sans basculer vers l’avant ».

11 06 09

« Les jeunes consomment de plus en plus de substances illicites »
La Croix

La Croix note en bref que « selon l’enquête annuelle sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense (Escapad), réalisée en 2008 auprès de 40.000 jeunes de 17 ans, la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis est en baisse ».
« En revanche, les autres substances illicites (amphétamines, héroïne, crack) voient leur diffusion se développer »,
indique le quotidien.
La Croix relève ainsi que
« le taux d’expérimentation de la cocaïne est passé de 2,5% en 2005 à 3,3% l’an dernier ».
Le journal ajoute que « la consommation de produits inhalants tels que les poppers a aussi très fortement augmenté. Leur usage au cours de la vie passe à 13,7% contre 5,5% en 2005 ».

16 06 09

« Un bébé et une dépression, ça peut arriver »

Le Parisien

Le Parisien rappelle dans un article qu’« une femme enceinte sur dix et une femme qui vient d’accoucher sur cinq traversent une dépression maternelle ».
Pourtant,
« à peine 2% consultent un psy », note le journal.
Le quotidien cite le Dr Linda Morisseau, pédopsychiatre à l’Institut de puériculture et de périnatalité de Paris, qui indique que
« contrairement au baby blues, la dépression s’installe dans le temps. Et se manifeste plus souvent dans le retrait, l’indifférence, une immense fatigue dès le matin ».
« Quand la mère amène constamment son bébé aux urgences, c’est souvent elle qui va mal et n’arrive pas à le dire », observe pour sa part le Dr Micheline Blazi, gynécologue à l’hôpital du Vésinet (Yvelines).


17 06 09

« Anorexie-dépression, la spirale »
Libération

Libération indique qu’à l’initiative de l’Institut français pour la nutrition, « un débat s’est tenu hier sur le lien entre santé mentale et variations de poids ».
Le journal se penche sur l’anorexie mentale, « une énigme pour bon nombre de médecins, car aucun psychotrope ni traitement médicamenteux n’ont d’effet sur elle ».
« On guérit malgré tout de cette maladie à la fois psychiatrique et somatique, si la prise en charge soigne et l’assiette et l’esprit »,
ajoute le quotidien.
Libération souligne que
« pour les spécialistes, l’anorexie mentale est une «toxicomanie sans drogue», une addiction qui n’est pas liée à une substance mais à un comportement ».
Le journal s’interroge : « L’anorexie est-elle une conséquence de la dépression ou l’inverse ? ».
Le quotidien note que « le risque de dépression sévère se manifeste lors du basculement vers la boulimie, l’autre pôle extrême. […] Reprendre du poids de manière incontrôlée précipite dans la dépression et conduit 10% des anorexiques au suicide ».


19 06 09

« Un salarié sur deux est stressé au boulot »
L’Humanité

L’Humanité consacre un article à la « qualité de vie au travail ».
Le journal relève que « le projet Samotrace du ministère du Travail, qui a pour objectif de décrire l’état de santé mentale au travail, révèle par exemple que 61% des salariés se déclarent concernés par «une forte charge psychologique au travail». L’enquête Sumer (Surveillance médicale des risques) de 2003 menée par la médecine du travail soulignait déjà que «plus d’un travailleur sur deux travaille dans l’urgence» et que «plus d’un sur trois vit dans une situation de tension avec sa hiérarchie» ».
Le quotidien indique en outre que selon un sondage CSA que « vient de réaliser le réseau ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail), il apparaît que «41% des salariés se disent stressés au travail et 13% très stressés» ».
L’Humanité ajoute que selon cette enquête, « il y a davantage de stress dans le secteur public. […] Les cadres supérieurs sont «plus stressés que la moyenne» (57% contre 41%) tandis que les ouvriers sont plus affectés par les «TMS», tendinites et autres douleurs dorsales ».
Le journal note que « les suicides de salariés se multiplient et le coût économique du stress au travail est estimé, pour l’Europe, à 20 milliards d’euros ».

« Le médecin abusait les toxicomanes »
Le Parisien

Le Parisien indique sous sa rubrique « faits divers » qu’un praticien de 59 ans « comparaît ce matin devant le tribunal correctionnel de Toulon (Var) pour des «agressions sexuelles» présumées sur 5 ex-patientes, en 2003 et 2004 ».
Le journal explique que « selon la juge d’instruction, les faits, niés catégoriquement par le prévenu, ont été commis dans des circonstances particulières. Le Dr R. aurait abusé de l’autorité conférée par ses fonctions de médecin responsable du centre spécialisé de soins pour toxicomanes de Toulon ».
Le Parisien ajoute qu’« entre 2002 et 2004, plusieurs toxicomanes suivies au CSST demandent à ne plus voir le Dr R. en raison de ses gestes déplacés. Baisers sur la bouche, caresses sur la poitrine, massages et exercices de respiration équivoques : ces femmes dénoncent le comportement plus qu’ambigu du médecin. […] Mais ces dernières souhaitent que rien ne soit ébruité. Elles ne veulent pas faire de scandale ou redoutent de perdre leur accès aux soins ».
Le journal indique que le médecin « a évoqué des gestes mal interprétés, mais aussi la vengeance de patientes dont il n’avait pas pu satisfaire la demande de médicaments, ou encore une cabale des autres employés du CSST ».
Le Parisien précise que le praticien « risque en théorie jusqu’à 5 ans de prison ».


22 06 09

« Alzheimer : l’urgence de la recherche thérapeutique »
Le Figaro

Le Figaro publie un entretien avec le président de l’Ifrad (International Foundation for Research on Alzheimer Disease), Olivier de Ladoucette, à l’occasion du 5ème gala de la fondation, aujourd’hui à Paris.
Le gériatre et psychiatre observe ainsi : « Nous avons fait le constat, il y a 5 ans, que la recherche en France contre cette dégénérescence cérébrale était sous-dimensionnée, et notamment qu’il y avait 4 à 5 fois moins de chercheurs et de publications concernant cette pathologie que pour les affections cardio-vasculaires ou le cancer ».
« Notre objectif est de recueillir des fonds, mais aussi de fédérer les énergies et les centres de recherche contre la maladie d’Alzheimer », poursuit le responsable.
Olivier de Ladoucette explique notamment : « Nous avons mis en place un réseau de 6 centres français, qui se sont lancés dans le suivi d’une cohorte très particulière de malades. Il s’agit de recruter 500 personnes consultant pour des troubles de la mémoire et qui ont accepté, non seulement de se plier à une batterie d’examens réguliers, mais aussi à une autopsie cérébrale après leur décès ».
« Cela permettra de faire des corrélations très précises entre des symptômes cliniques, des troubles de la mémoire et des lésions cérébrales », continue le président de la fondation, qui ajoute : « Nous allons aussi contribuer à la création d’un Institut de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, qui représentera un centre de référence de recherche clinique et de prise en charge des malades ».
Olivier de Ladoucette aborde en outre les traitements actuels et à venir, concluant que « nous allons probablement vers une plurithérapie qui devrait permettre de freiner plus nettement le processus évolutif de cette maladie ».

23 06 09

« Bioéthique, les Français donnent leur avis »
La Croix, Libération, Le Figaro
La Croix observe sur une double page qu’« après 6 mois de débats, les états généraux de la bioéthique s’achèvent [aujourd’hui] à Paris. Les avis des jurys citoyens, censés exprimer la position des Français, seront dévoilés ».
Le journal rappelle que « ces questions sont d’importance : faut-il sortir du régime dérogatoire actuel et autoriser la recherche sur l’embryon ? L’assistance à la procréation doit-elle rester une réponse médicale à l’infertilité ou devenir un mode alternatif de procréation et être proposée aux mères célibataires ou aux couples homosexuels ? Faut-il autoriser la gestation pour autrui ? […] ».
Le quotidien observe qu’« en 6 mois, le site des états généraux aura recueilli 1 643 contributions. Un chiffre «très satisfaisant» pour les organisateurs, mais que d’autres jugeront peu élevé pour un débat qui engage «l’avenir des générations futures» ».
« Par ailleurs, 226 réunions ont aussi été organisées dans toute la France. Mais elles ont surtout attiré un public d’initiés, en général des professionnels de santé, des responsables religieux ou des citoyens déjà très avertis des questions de bioéthique »,
relève La Croix.
Le journal note ainsi qu’
« il semble qu’une très grande partie de la population soit restée dans l’ignorance de ce grand débat national ».
Le quotidien revient sur les débats, et s’interroge : « A quoi vont servir ces avis citoyens ? Seront-ils véritablement pris en compte ? ».
Le député Jean Leonetti, président du comité de pilotage des états généraux, déclare : « Nous tiendrons compte de ces avis, c’est une certitude. Et pour moi, le pari est gagné. Avant ces états généraux, on me disait qu’en donnant la parole à monsieur-tout-le-monde, on allait entendre n’importe quoi, que les positions les plus extrêmes allaient prévaloir. Cela n’a pas été le cas. Les jurés ont posé des questions pertinentes, pointues, nuancées ».
Libération consacre également 2 pages à ces « Etats généraux stables ».
Le journal retient qu’« à l’issue des travaux des dernières semaines, la révision des lois, prévue début 2010, devrait rester marginale ».
Le quotidien note que « nul ne prévoit des bouleversements dans l’architecture législative actuelle. […] Juste peut-on attendre quelques aménagements sur le dispositif de l’aide médicale à la procréation ou sur les greffes, et peut-être sur la recherche sur l’embryon ».
Libération observe par ailleurs que « les personnes à la recherche de leurs origines veulent se faire entendre », et s’interroge : « Vers la fin de l’anonymat du don de sperme ? ».
Le Figaro parle pour sa part du « regard «frais et décapant» des jurés citoyens », relevant qu’« ils seraient guidés par un certain pragmatisme, notamment sur les sujets de l’assistance à la procréation et des tests génétiques »

24 06 09

« La dépression postnatale touche de 15 % à 20 % des mères »
Le Monde

Le Monde constate à son tour que « la dépression du post-partum touche 15% à 20% des mères et peut affecter toutes les femmes ; mais moins de 2% consultent un psychologue ».
Le journal se penche sur le travail de l’équipe d’Allo Parents Bébé, un « numéro vert, anonyme et gratuit, qui aide à la relation parents-bébés » et qui « a reçu 9 000 appels depuis sa création », en février 2008, par l’association Enfance et Partage.
Le Monde indique que
« dans 50% des cas, l’appelant est une jeune mère de moins de 30 ans, dont le bébé est son premier enfant. De 20% à 25% des appels sont de véritables appels de détresse de parents dépassés par l’arrivée de leur bébé dans leur vie ».
Le quotidien observe que « lors d’une dépression, la mère ne fait, en général, pas attention au bébé. Il est donc doublement important de la déceler. Troubles du sommeil, très grande fatigue, impression de ne pas être capable, pas ou peu d’attachement au bébé… sont autant de signes qui doivent alerter ».
« Elles n’en parlent ni au père, ni à leurs parents, ni à leurs proches, ni même à la maternité, où la dépression se déclare rarement, d’autant plus que les séjours après l’accouchement sont de plus en plus courts »
, poursuit Le Monde.

 

Revue de presse – Mai 2009

Revue de presse – Mai 2009


Source Mediscoop

04 05 09

« Le chômage et la santé en tête des inquiétudes des Français »
La Croix
D’après un sondage de réalisé par TNS Sofres pour La Croix et Covéa finances, il s’avère que Si pour les Français, «l’emploi s’enracine comme la crainte principale », « la plus forte hausse, ce mois-ci, concerne la santé et la qualité des soins, qui gagne huit points et atteint 58%, soit un niveau record, jamais enregistré par l’étude sur ce thème. La santé devient ainsi le second sujet de préoccupation des Français » indique La Croix.
Le quotidien précise que « Alors que l’étude a été réalisée avant la montée de l’inquiétude d’une éventuelle pandémie de grippe A, la forte poussée des questions de santé s’explique par l’irruption dans le débat de la protestation contre la réforme de l’hôpital ».

05 05 09
« Manger et dormir, c’est très français »
Libération
Libération note que « Comparés à dix-sept pays de l’OCDE » les français, « consacrent deux heures par jour aux repas» et dorment en moyenne « neuf heures par nuit (..)Même les Espagnols, accros à la sieste ne font pas mieux » ! De quoi confirmer leur réputation de « champions de l’art de vivre » .

06 05 09
« A qui s’adresse le nouveau médicament contre l’obésité ? »
La Croix, Libération, Le Monde
C’est la question que pose La Croix à Fabienne Bartoli, adjointe au directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé qui déclare « Ce médicament a un mode d’action mécanique : il inhibe l’absorption des graisses au niveau de l’intestin. Il doit être réservé aux personnes obèses ou en situation de surcharge pondérale importante. Dans ce cas, son efficacité reste modeste, permettant une petite perte de poids ». « De notre point de vue », poursuit-elle, « il est préférable que les personnes obèses ou réellement en surpoids aillent consulter un médecin pour bénéficier d’une prise en charge individuelle et , permettant notamment de traiter certaines pathologies associées assez fréquentes dans ce genre de situation, comme l’hypertension ou le diabète ». Libération qui titre «Régime sans ordonnance pour la pilule antiobésité » note que « depuis son lancement aux Etats-Unis, près de 5 millions de personnes l’ont essayé. A priori sans problème. Hormis quelques flatulences et envies irrésistibles de se soulager » le quotidien indique que l’Afssaps annonce « un plan de pharmacovigilance renforcé est lancé à Rouen, afin de repérer tout effet indésirable grave ». Le Monde ajoute que Alli® « Lancé en 2007 aux Etats-Unis par GlaxoSmithKline suscite de nombreuses craintes ».

« L’hypnose, un complément à l’approche médicale ? »
Le Monde
Le Monde note que « Le 6ème forum de la Confédération francophone d’hypnose et de thérapies brèves se tient du 7 au 9 mai 2009 à la cité des congrès de Nantes. Cette pratique, non reconnue par le conseil national de l’ordre des médecins et contestée par la plupart des psychanalystes tend à se développer en France, notamment dans le domaine du traitement de la douleur ». Le quotidien propose un entretien avec Thierry Servillat, psychiatre, psychothérapeute et président de la CFHTB et de l’Institut Milton H Erickson de Nantes qui explique que « l’hypnose est un outil thérapeutique, une approche très modeste qui doit intervenir en complément de l’approche médicale classique. Son domaine d’intervention est, par excellence, la douleur ». Il précise en outre que l’hypnose peut-être «utilisée en chirurgie, notamment pour des personnes qui auraient des contre-indications à l’anesthésie (..) on y recourt dans le domaine de la dentisterie ou pour des interventions portant sur la thyroïde et dans la chirurgie du sein. Les anesthésistes se forment de plus en plus à cette technique ». Thierry Servillat souligne que « on ne guérit pas de maladies graves comme le cancer par l’hypnose » et que dans le domaine des addictions « cette méthode n’est pas forcément plus utile que l’homéopathie, l’acupuncture ou la relaxation. L’hypnose est un outil parmi d’autres ». Le neuropsychiatre et conseiller national de l’ordre des médecins Piernick Cressard indique pour sa part que « comme l’ostéopathie ou la psychothérapie, on ne sait pas ce que recouvre véritablement l’hypnose (..) c’est une nébuleuse dans laquelle on va rencontrer des gens plus ou moins sérieux sans aucune garantie sur le niveau de formation ou de validité des traitements ». Le Monde remarque que « La Confédération francophone d’hypnose et de thérapies brèves (CFHTB) s’est donné pour but d’harmoniser les formations. Elle recense vingt-deux instituts membres qui sont composés de médecins, psychologues, dentistes et, sous certaines conditions, des professions paramédicales. Tous adhèrent à une charte de déontologie ». Thierry Servillat ajoute que « Dans certains départements, les ordres des médecins transmettent les coordonnées de médecins qui pratiquent l’hypnose ».

07 05 09
« Bioéthique : prudence de mise au conseil d’Etat »
Libération, France Soir
Eric Favreau note dans Libération que « la juridiction s’est prononcée hier sur la filiation, l’embryon et la fin de vie ». Il précise que « Après l’académie de médecine, le Conseil d’Etat se montre opposé à la législation de la pratique des mères porteuses(..) de même, le Conseil d’Etat ne se montre pas partisan d’ouvrir la porte des fécondations artificielles ». Le journaliste rappelle dans son article que les fécondations artificielles sont aujourd’hui réservées aux «couples composés d’une homme et d’une femme en âge de procréer, mariés ou pouvant justifier de deux ans de vie commune ». Il poursuit, « La rendre accessible à des femmes seules ou vivant en couple, « cela supposerait d’admettre la conception médicalement assistée d’un enfant sans ascendance masculine » comme le souligne le Conseil d’Etat qui s’inquiète de « l’effet psychologique que peut avoir sur un enfant l’absence de père biologique ».
Dans son article, Eric Favreau indique également que « les sages se déclarent en faveur d’une levée partielle de l’anonymat des dons de gamètes ». Il en va de même pour « un régime permanent d’autorisation des recherches sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires assorti de conditions strictes ». « Pour le reste », note le journaliste, «c’est la notion de continuité qui prévaut ». Concernant les dons d’organes « on poursuit comme avant, mais en encadrant un peu plus » explique-t-il. Et pour la question de la fin de vie, « on poursuit également dans la ligne de la loi Leonetti, sans ouvrir la porte de l’euthanasie ».
France Soir note que le Conseil d’Etat dit « L’avis du Conseil d’Etat remis hier dans un rapport au premier ministre, François Fillon est une avancée » . Philippe bas, président du groupe de travail de l’instance déclare au quotidien que «Malgré cette avancée qui sera susceptible d’aboutir à des progrès thérapeutiques majeurs, ce « régime permanent de recherche » restera néanmoins « enserré dans des conditions strictes » .

« Plébiscite sur l’euthanasie »
France Soir
Le quotidien rapporte que d’après les résultats d’un sondage BVA réalisé fin avril « huit français sur dix sont favorables à l’euthanasie » un résultat qui « relance le débat ». Selon Jean-Luc Romero, président de l’association pour le droit à mourir dans la dignité « Ces résultats confirment ceux des sondages antérieurs, preuve que ce plébiscite « n’est pas lié à l’évocation d’une affaire », comme celle de Chantal Sébire, en mars l’an dernier. Les gens sont toujours sensibles à cette problématique ».

11 05 09
Alimentation et santé : « Bachelot cherche 500 000 volontaires »
Le Parisien
Le Parisien s’interroge : « Pourquoi meurt-on moins de maladies cardiovasculaires en Ile-de-France ? Comment expliquer que l’incidence des cancers est plus forte dans le Nord-Pas-de-Calais qu’en Midi-Pyrénées ? ».
Le journal indique que « pour le savoir, le ministère de la Santé lance une enquête qui mobilisera 500 000 Français via Internet ».
Le quotidien explique que cette « étude sans précédent, baptisée Nutrinet-santé », a pour but de « mieux connaître les liens entre nutrition et santé en analysant nos comportements au quotidien ».
« Pour y parvenir, les Français sont invités, s’ils le souhaitent, à remplir régulièrement sur un site Internet (www.etude-nutrinet-sante.fr) des questionnaires personnalisés sur leurs habitudes alimentaires et leur mode de vie. Roselyne Bachelot espère convaincre un demi-million d’internautes de jouer le jeu », poursuit Le Parisien.
Le journal cite le Pr Serge Hercberg, en charge du projet, qui remarque que « cette étude nous permettra de disposer à terme de la plus gigantesque base de données au monde sur les rapports entre nutrition et santé ».
Le quotidien précise que « les internautes, dont l’anonymat sera préservé, […] seront suivis pendant 5 ans sur le plan nutritionnel. Les résultats de cette campagne ne seront ensuite utilisés qu’à des fins scientifiques ».

« L’addiction au jeu sur écran, une notion contestée »
Libération
Libération se penche sur la « dépendance aux jeux sur écran », et livre un entretien avec le psychiatre Marc Valleur, médecin-chef de l’hôpital Marmottan (Paris), qui « reçoit 75 joueurs par an pour un problème d’« addiction» ».
Le journal remarque que « fin avril, une étude de l’université de l’Iowa (Etats-Unis) assénait que près d’un enfant américain sur dix souffre de dépendance pathologique à ces jeux, mais en France cette notion est loin de faire consensus ».
Le quotidien note que « Marc Valleur passe son temps à rassurer des parents qui prennent pour addiction une passion. Reste qu’une «infime partie» bascule ».
Marc Valleur observe qu’« a priori, le jeu semble une caricature des mauvais côtés de la vie : il repose sur des épreuves, fonctionne par classements dans un univers parfois violent. Sauf que la violence y est virtuelle et la mort réversible. La fonction cathartique est parfaitement remplie. Et le jeu, lui, est juste, gratifiant. Tout effort est récompensé ».
Libération relève que l’addiction au jeu est une « notion contestée » et note qu’« au-delà de ce débat, l’ensemble des psys s’accorde pour trouver au jeu vidé, pratiqué à une dose raisonnable, des vertus éducatives : développement de réflexes, du sens stratégique, socialisation ».

12 05 09
« Quand la grossesse trouble le sommeil »
Sciences et Avenir, numéro 747
Sciences et Avenir note en effet que « la prévalence du syndrome d’apnées, qui associe pauses respiratoires répétées et ronflements nocturnes à des troubles de la vigilance avec somnolence diurne touche environ 5 % des femmes enceintes ».
« La prise de poids, le refoulement du diaphragme vers le thorax et la congestion nasale liée aux modifications hormonales sont autant de facteurs prédisposant les futures mères à ce type de trouble », explique le mensuel, qui relaie une publication du Journal of the American Board of Family Medicine.
Le mensuel relève en outre que « les données disponibles suggèrent que ce syndrome favorise l’hypertension artérielle gravidique », mais précise que « le risque de retard de croissance intra-utérin pouvant résulter d’un déficit d’oxygénation du fœtus n’est pas établi ».
Sciences et Avenir conclut que « le traitement standard reste la ventilation en pression positive continue, à l’aide d’un appareillage nocturne ».

13 05 09
« Les grossesses multiples ont fortement augmenté »
La Croix
La Croix remarque en effet que « depuis 30 ans, les femmes sont de plus en plus nombreuses à attendre des jumeaux ou des triplés, avec un risque accru de prématurité ».
Le journal souligne qu’« aujourd’hui, la moitié des accouchements en France ont lieu entre les 30 et 39 ans de la femme. La hausse est surtout imputable au développement croissant des traitements de l’infertilité, et à la multiplication des fécondations in vitro ».
« On estime ainsi que près de 40% des naissances de jumeaux sont issues de traitements de la stérilité », remarque le quotidien, ajoutant que « ces 10 dernières années, la prématurité a augmenté de 15 % en France, sous l’effet de la hausse de ces grossesses multiples, mais aussi des interventions des équipes médicales, qui font plus souvent le choix de déclencher un accouchement précoce ».
La Croix parle ainsi de l’« inquiétude qui se traduit par une remise en question de l’accouchement prématuré provoqué par les médecins, notamment à cause des risques de séquelle pour l‘enfant. Bien que, dans certains cas, il soit un «moindre mal» au vu des dangers courus par la mère ou le foetus ».
Le journal indique que « la fondation PremUp, réseau de coopération scientifique, veut alerter sur cette évolution »,puis se penche sur le « débat international pour savoir comment améliorer les traitements de l’infertilité, tout en évitant les accouchements multiples ».

15 05 09
« Les sages-femmes seront peut-être autorisées à pratiquer des avortements »
La Croix
La Croix fait savoir que « dans le cadre du projet de loi sur l’hôpital, actuellement en discussion au Palais-Bourbon, la commission des affaires sociales a adopté un amendement autorisant les sages-femmes à pratiquer des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse ».
Le journal cite la députée Bérengère Poletti, auteur du rapport de suivi de la loi sur l’IVG en octobre 2008, qui « justifie le recours aux sages-femmes par le fait que l’accès à l’IVG médicamenteuse en ville reste très inégal ».
Le quotidien remarque que les sages-femmes « sont d’accord », et indique que l’amendement du Sénat « propose «d’expérimenter» le recours aux sages-femmes «dans une région française connaissant un taux important de recours à l’interruption volontaire de grossesse» ».
La Croix ajoute que « dans un communiqué, l’Alliance pour les droits de la vie proteste ».

« Rêvasser stimule l’activité cérébrale »
Le Figaro
Le Figaro indique qu’une étude canadienne publiée dans les PNAS « montre que, contrairement aux idées reçues, la rêverie stimule le cerveau ».
Le journal explique que « ces travaux ont été menés à partir d’images obtenues par IRM. […] Les chercheurs canadiens ont observé que plutôt que de «ralentir» le cerveau, le fait de rêvasser lui permet au contraire de résoudre des problèmes complexes ».
Le Dr Kalina Christoff, directrice du laboratoire de sciences neurologiques de l’université British Columbia de Vancouver, qui a dirigé les travaux, note ainsi que « quand il n’est pas stimulé par des demandes extérieures, le cerveau humain travaille souvent avec une grande rigueur ».
Le Figaro remarque que « le fait que certaines régions du cerveau «travaillent» plus quand le sujet n’est pas concentré sur une tâche précise est l’une des plus grandes découvertes neuroscientifiques de cette dernière décennie. La partie du cerveau en question s’appelle le cortex préfrontal moyen ».
« Elle est le siège de différentes fonctions cognitives dites supérieures, comme le langage, la mémoire, le raisonnement, et plus généralement les fonctions exécutives », poursuit le journal, qui ajoute : « La grande question est de savoir pourquoi certaines zones de l’encéphale sont activées et d’autres non ».

18 05 09
« Les transsexuels ne seront plus assimilés à des malades mentaux »
La Croix, Le Monde, L’Humanité, Le Figaro
La Croix se penche sur une « première mondiale », indiquant que selon Roselyne Bachelot, « la France compte rayer la transsexualité de la liste des maladies mentales ».
« Une décision qui fait d’elle le premier pays à se démarquer de l’OMS, pour laquelle le désir de changer de sexe continue de s’apparenter à un trouble mental », remarque le journal.
Le quotidien note toutefois que « tout en approuvant la décision, […] les personnes transsexuelles estiment cette avancée insuffisante ».
La Croix relève notamment que « l’interassociative Lesbienne, gaie, bi et trans attend une réforme en profondeur des conditions présidant au changement d’identité ».
Le Figaro constate également que « la transsexualité ne sera plus classée maladie mentale en France ».
Le journal rappelle que « jusqu’à présent, les transsexuels bénéficiaient d’une exonération du ticket modérateur pour leur prise en charge médicale au titre d’une affection psychiatrique de longue durée pour «troubles récurrents ou persistants» ».
L’Humanité indique de son côté que « la ministre de la Santé a saisi «ces derniers jours» la Haute autorité de santé en vue d’un décret », tandis que Le Monde publie un appel de personnalités de la politique, de la médecine… « en faveur des transsexuel(le)s ».

19 05 09
« Alzheimer : retarder le départ à la retraite réduit le risque »
Le Figaro
Anne Jouan note dans Le Figaro que selon les travaux de chercheurs de l’Institut de psychiatrie du Kings College de Londres, publiés dans The International Journal of Geriatric Psychiatry, « travailler longtemps, autrement dit partir à la retraite le plus tard possible, a des effets bénéfiques sur les stimulations du cerveau, au point même de retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer ».
La journaliste explique ainsi que « John Powell, spécialiste en génétique, et Simon Lovestone, professeur de psychiatrie, ont étudié 382 Britanniques, exclusivement des hommes, atteints de démence sénile. Ils ont relevé que ceux qui avaient continué à travailler longtemps après l’âge moyen du départ à la retraite avaient souffert de la maladie d’Alzheimer bien plus tard que ceux qui ont arrêté tôt de travailler ».
Anne Jouan précise que « chaque année de travail en plus serait même associée à un retard de 6 semaines pour l’apparition des premiers symptômes de la maladie ».
« En résumé, garder une activité intellectuelle, physique et sociale à tout âge apporte d’importants bénéfices pour la santé, en contribuant notamment à réduire le risque de démence », observe la journaliste.
Anne Jouan remarque que « la taille réduite des effectifs étudiés ne permet cependant pas de tirer de conclusions définitives. Et les auteurs insistent sur le fait que les conditions de la retraite ont une importance évidemment non négligeable, certains individus étant plus actifs intellectuellement à la retraite que lorsqu’ils travaillaient ».

« Quand des charlatans se font passer pour des thérapeutes »
La Croix, Le Figaro
La Croix observe sur une double page que « dans son dernier rapport, rendu public aujourd’hui, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires épingle de nouveau les psychothérapies déviantes ».
Le journal relève ainsi que « jamais les psychothérapeutes n’ont eu autant de succès. Les «vrais», c’est-à-dire ceux qui ont été formés à des techniques éprouvées ; mais aussi les «faux», les charlatans, qui n’ont de thérapeutes que le nom ».
Le quotidien note que le rapport de la Miviludes « parle d’une «explosion de la bulle psy accompagnée de nombreuses déviances» ».
La Croix constate que « de 25 à 30% de ceux qui se disent psychothérapeutes ne sont ni psychiatres, ni psychanalystes, ni titulaires d’un diplôme de psychologue ».
Le journal remarque ainsi que « le titre de psychothérapeute n’est pas protégé : n’importe qui peut s’en réclamer. Plus pour longtemps toutefois, puisque l’article réglementant la profession devrait enfin être adopté dans le cadre de la loi sur l’hôpital ».
Le quotidien note qu’« en attendant, la Miviludes dit avoir été alertée par des témoignages inquiétants sur deux types de déviance : d’abord, la nouvelle médecine germanique, inspirée par le Dr Geerd Hamer. Celle-ci «développe la thèse que toute maladie, et en particulier les cancers, naissent de graves conflits psychologiques non résolus (…) enfouis dans l’inconscient du malade. Le décryptage de ce conflit conduit à la guérison» ».
« La mission de lutte contre les sectes s’inquiète aussi de la pratique des faux souvenirs induits. L’an dernier déjà, la Miviludes avait épinglé cette dérive thérapeutique consistant à persuader un patient, une femme le plus souvent, que les troubles dont elle souffre sont la conséquence de l’abus sexuel que lui aurait fait subir son père ou sa mère dans l’enfance », continue La Croix.
Le Figaro publie quant à lui un entretien avec le président de la Miviludes, Georges Fenech, qui note que « la mouvance sectaire investit largement le champ de la santé ».
Le responsable ajoute que le ministère de la Santé « va recenser toutes les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique et les évaluer. Les premiers résultats de ce travail seront consultables sur Internet en 2010. À partir de cette évaluation, les pouvoirs publics pourraient interdire certaines pratiques par voie législative ».

« Soignants en souffrance »
L’Humanité
L’Humanité consacre deux pages à ces « soignants en souffrance », observant que « tous le répètent : leurs conditions de travail se dégradent ».
Le journal fait ainsi un « tour d’horizon de la situation au sein de l’AP-HP », où « tous les signaux sont au rouge ».
« Un tiers des personnels paramédicaux abandonnent leur carrière en cours de route. De leur côté, les médecins affichent des taux élevés d’épuisement professionnel. A l’origine, l’intensification du travail liée au manque de personnel », remarque le quotidien.
L’Humanité livre les propos de trois professionnelles, dont Madeleine Estryn-Béhar, médecin du travail à l’AP-HP, qui observe qu’« il faut promouvoir le travail d’équipe. Tous les indicateurs le montrent : quand il y a travail collectif, les soignants font moins d’erreurs, ils peuvent éduquer le malade, ils ne pensent plus à partir et envisagent de faire une carrière complète ».
Le quotidien livre en outre le témoignage anonyme d’une infirmière dans un CHU de province, qui « illustre le malaise vécu par tous les soignants ».
La soignante déclare notamment : « Au quotidien, nous sommes constamment en service minimum pour assurer la sécurité des patients. […] J’ai peur que le stress me fasse oublier un soin, que la pression m’empêche de prendre le temps avec un patient déprimé, que la fatigue me fasse faire un mauvais calcul de dose, administrer un produit au mauvais patient… ».

Toxicomanie : « Des «shoots» médicalement assistés »
Libération
Libération fait savoir que « des associations luttant pour la prévention [de la toxicomanie] ouvrent pour un jour à Paris une salle d’injection ».
Le journal remarque qu’une structure de ce genre est « illégale puisque la loi de 1970 interdit l’usage des drogues. C’est précisément cette «exception culturelle française» que le collectif […] cherche à dénoncer à travers cette action éphémère ».
Le quotidien explique que « la plupart des pays se sont en effet résignés à ouvrir ce genre de lieux, dans le seul but de limiter les contaminations virales et les morts par overdose ».
Libération note qu’« aux yeux des associations organisatrices, la politique de réduction des risques «manque de volonté politique» en France ».
Le journal cite en outre la fédération SOS hépatites, « associée à cette action », qui rappelle : « Une nouvelle contamination toutes les heures en France, et personne n’en parle. Le silence est assourdissant ».

20 05 09
« Gestation pour autrui : les enfants fantômes de la République »
Libération, L’Express numéro 3020
Libération consacre une double page à ces « enfants nés à l’étranger de mères porteuses [qui] ne peuvent avoir d’état civil en France ».
« Jusqu’à quand ? », s’interroge le journal, qui parle d’« enfants interdits. Les enfants cachés que la République feint de ne pas voir ».
Le quotidien rappelle en effet qu’en France, « la gestation pour autrui est interdite, la filiation [de ces enfants] n’est pas reconnue. […] Lors de la révision des lois de bioéthique (prévue l’an prochain), les législateurs devront pourtant se pencher sur leur sort », continue Libération.
Le journal observe que les couples ayant fait appel à une mère porteuse à l’étranger « hésitent tous à faire des démarches pour obtenir un statut pour leurs enfants ».
Le quotidien rappelle qu’« on estime que 400 couples chaque année se rendent à l’étranger pour avoir recours à une gestation pour autrui », puis livre les témoignages de parents qui « ont eu recours à une gestatrice ».
De son côté, L’Express livre une interview de René Frydman, « pionnier de la procréation assistée », qui « s’insurge contre la légalisation en France de la maternité pour autrui ».
Le magazine note ainsi que l’obstétricien « se montre intraitable sur le sujet » et a signé, « avec une cinquantaine de personnalités, un appel pour que soit maintenue l’interdiction de cette pratique dans la prochaine loi de bioéthique ».
René Frydman déclare notamment : « Je suis outré par le lobbying de certaines associations qui prônent la légalisation de cette pratique pour défendre les intérêts de quelques nantis ».
« Il faut savoir qu’il n’y a pas de mères porteuses sans commerce. Il n’y a pas de don ici, c’est une location d’utérus au profit d’une autre personne, avec des intermédiaires, des avocats, des médecins qui prennent chacun leur dû sur le dos de la femme. C’est de l’aliénation », poursuit le praticien.

« Docteur, j’ai peur d’avoir Alzheimer »
Le Monde
Le Monde remarque dans un article que « sur fond de peur de la maladie d’Alzheimer, les trous de mémoire dits « bénins » se multiplient ».
Le journal cite notamment le Pr Bruno Dubois, neurologue à La Pitié-Salpêtrière (Paris), qui note : « Plus de la moitié des gens de plus de 50 ans se plaignent de leur mémoire. Il y a 11% de plaintes mnésiques dans mon service, et ce chiffre tend à augmenter ».
Le Monde relève que « ce constat est partagé par d’autres médecins. […] Mais avoir parfois la mémoire qui flanche n’a rien d’anormal ».
Le Pr Dubois précise en effet que « les plaintes de mémoire ne signifient pas forcément déficits de mémoire. Ce type de troubles est un phénomène banal ».
Le Monde explique que « les trous de mémoire sont souvent liés à des troubles attentionnels qui s’expliquent par l’évolution de nos sociétés modernes et le stress de la vie quotidienne », Bruno Dubois ajoutant que « les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer ne se plaignent d’aucun trouble ».
Le quotidien observe que « l’appréhension de la maladie d’Alzheimer […] est très forte ; d’autant plus forte que cette pathologie génère un fort sentiment d’impuissance ».

« La publicité pour l’alcool sur Internet passe mal »
Le Parisien
Le Parisien indique que « l’Académie de médecine, 14 associations et 8 personnalités se sont réunies hier pour dénoncer un amendement à la loi sur la santé actuellement examinée au Sénat, qui autorise la publicité pour l’alcool sur Internet ».
Le journal observe que « pour ces personnalités, qui parlent de «risque sanitaire et social majeur» et qui ont écrit une lettre ouverte au président de la République, les premières victimes de cette disposition seraient les jeunes, grands utilisateurs du Web ».
Le quotidien note d’ailleurs que « leur surconsommation inquiète : 6 étudiants sur 10 déclarent consommer régulièrement de l’alcool ».

22 05 09
« Bientôt, des «photos choc» sur les paquets de cigarettes français »
La Croix
Pierre Bienvault note en effet dans La Croix que « Roselyne Bachelot veut obliger les cigarettiers à apposer sur leurs produits des messages sanitaires visuels. En clair, des photos plus ou moins «choc» destinées à renforcer l’impact des messages de prévention ».
Le journaliste indique que « cette mesure devrait être confirmée la semaine prochaine par la ministre de la Santé lors de la présentation de sa nouvelle campagne anti-tabac ».
Pierre Bienvault remarque que « la prévention par l’image est réclamée de longue date par les associations réunies au sein de l’Alliance contre le tabac ».
Le journaliste note que « la mise en place de messages visuels figure dans la convention cadre anti-tabac de l’OMS, que la France a ratifiée en 2004. La mesure semble donc inéluctable, même si son calendrier n’est pas encore arrêté ».
Pierre Bienvault explique que « pour faire son choix, le ministère pourra piocher dans une banque de 42 images mises à disposition par l’Union européenne. Un échantillon où l’on trouve des clichés très durs (poumons d’un malade atteint de cancer, dents complètement gâtées…) et d’autres plus légers (une pomme fripée symbolisant le vieillissement de la peau, une cigarette recourbée mimant l’impuissance sexuelle) ».
Karine Gallopel-Morvan, chercheuse en marketing social à l’université de Rennes et qui a fait deux études sur le sujet, remarque : « Les photos attirent davantage l’attention et les messages sanitaires sont, de ce fait, mieux retenus par les fumeurs. […] Ce sont les images chocs qui sont les plus efficaces, celles qui suscitent la plus grande prise de conscience des risques ».
Pierre Bienvault observe que « certains spécialistes se montrent toutefois réservés, estimant que cette confrontation avec les effets du tabac peut générer des émotions négatives de peur et, au final, entraîner des réactions défensives et contre-productives ».
Karine Gallopel-Morvan répond que « rien de tel n’a été constaté dans les pays ayant un certain recul sur le sujet. Les études montrent au contraire un lien positif entre la peur ressentie et la modification de comportement du fumeur ».

« Obésité : GlaxoSmithKline satisfait du lancement d’Alli »
Les Echos
Les Echos constate en effet qu’« à moins de deux mois des vacances d’été, nul n’a pu échapper à la publicité d’Alli ».
Le journal remarque que « le laboratoire s’estime plutôt satisfait des ventes des premiers jours », puis note que « les grossistes sont en rupture de stock ».
Le quotidien relève ainsi que « dans certaines pharmacies, les 36 boîtes commandées ont été vendues dans la journée du 6 mai, jour du lancement ».
Les Echos rappelle qu’« Alli est réservé aux personnes présentant un indice de masse corporelle supérieur à 28, à charge pour le pharmacien de vérifier la corpulence des patients ».
« Mais les moyens de contournement existent, qui vont d’un éventuel manque de scrupules des titulaires d’officine à la ruse des clients, qui font acheter le produit par une personne de leur entourage, en passant par la vente sur Internet », remarque le journal.
Le quotidien précise que « les ventes sont très variables selon les officines. […] A Paris, certaines officines n’ont pas vendu une seule boîte ».
Les Echos note enfin que « le site Web censé accompagner les patients est encore en construction. Il sera «disponible à l’été 2009», les autorités sanitaires françaises ayant demandé à GSK des modifications techniques ».
Le journal rappelle que l’Afssaps « a annoncé qu’Alli ferait l’objet d’une surveillance renforcée, notamment en raison des effets indésirables du produit ».

25 05 09
« Des images chocs pour effrayer les fumeurs »
Le Parisien
Le Parisien indique à son tour que des « images chocs » « devraient être apposées sur les paquets de cigarettes dans les prochains mois, selon les souhaits de Roselyne Bachelot ».
Le journal note ainsi que la ministre de la Santé « devrait annoncer cette décision cette semaine, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, qui a lieu dimanche ».
Le quotidien publie certains visuels, remarquant : « Sur les photos, la plaie est béante, la tumeur horrible, les dents noires et déchaussées… Quant au regard de l’enfant sous respirateur artificiel, il est insoutenable ! ».
Le Parisien explique que « ces clichés devraient figurer sur l’une des faces du paquet de cigarettes, l’autre accueillant un avertissement du type de ce qui existe déjà aujourd’hui : «Fumer peut entraîner une mort lente et douloureuse» ou «Protégez les enfants : ne leur faites pas respirer votre fumée» ».
Le quotidien ajoute que Roselyne Bachelot « espère voir ces photos chocs sur tous les paquets d’ici à la fin de l’année. Mais les industriels du tabac risquent de traîner des pieds devant cette mesure, qui ne les enchante guère ».
Le journal aborde l’« impact indéniable » de ces clichés, et cite Karine Gallopel-Morvan, chercheuse en marketing social à l’université de Rennes, auteur d’un rapport pour l’Institut national du cancer.
La spécialiste observe que « ces photos attirent plus l’attention que les textes seuls, améliorent les connaissances des fumeurs sur les méfaits du tabac et réussissent à casser le travail de marketing fait sur les paquets pour séduire les jeunes ».

« Plus l’insomnie s’installe, moins il est facile de s’en débarrasser »
La Recherche, mai 2009
C’est ce que note La Recherche, qui aborde brièvement une étude menée auprès de 388 adultes âgés en moyenne de 44,8 ans (CM Morin et al., Arch. Intern. Med., 169, 447, 2009).
Le magazine indique que parmi ces sujets, « 119 étaient atteints d’un véritable syndrome : insomnie 3 nuits par semaine depuis au moins un mois. […] Les 269 autres étaient victimes d’insomnies passagères ».
Le mensuel explique qu’« au bout de 3 ans, dans le premier groupe, 46% des patients sont restés atteints du syndrome lourd, 37% devenus des insomniaques légers, et 17% de bons dormeurs ».
La Recherche précise que « chez les insomniaques légers, 48,7% le sont restés, 12,9% sont tombés dans le syndrome lourd, et 38,4% sont devenus de bons dormeurs ».

28 05 09
« Il a mis au point une technique de détection précoce d’Alzheimer »
La Croix, L’Express numéro 3021
La Croix se penche sur les travaux de Pierre Celsis, directeur de recherche à l’Inserm de Toulouse, qui « vient de mettre au point […] une technique de dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer ».
Le journal explique que son équipe « s’est concentrée sur l’étude de l’épaisseur corticale. […] Avec un traitement logiciel adéquat des mesures sur l’épaisseur corticale recueillies à partir d’un IRM, les chercheurs parviennent à prédire correctement l’évolution du patient dans 3 cas sur 4 ».
Pierre Celsis indique qu’« à terme, des neurologues pourraient disposer de ce logiciel qui donne un résultat en moins de 15 minutes ».
Le chercheur ajoute : « Notre outil ne révolutionne pas le diagnostic de la maladie. […] Mais pour les médecins, ce genre d’indication peut non seulement lever certains doutes mais aussi favoriser le dialogue avec le patient et les familles ».
La Croix note que « Pierre Celsis mise beaucoup sur l’avenir de cette technique, […] adaptable selon lui pour détecter d’autres pathologies, comme la démence fronto-temporale ou même certaines formes de dyslexie ».
L’Express s’intéresse de son côté à un système vidéo automatisé à domicile, « pour assurer la sécurité des personnes atteintes de la maladie », qui « pourrait soulager les proches ».
Le magazine explique que « les images enregistrées [par une caméra de surveillance] sont non pas visionnées, mais analysées par un ordinateur capable d’y repérer les mouvements anormaux, par exemple une chute ou une crise de convulsions », et d’alerter ainsi un opérateur.
L’hebdomadaire précise que « le risque d’abus est pris en compte. La société [Link Care Services] ne souscrit pas d’abonnement au-delà de 4 heures d’affilée ».

29 05 09
« La première cigarette, c’est la pire »
Le Parisien
C’est ce qu’observe Le Parisien, qui livre sur une page « les conseils d’un expert pour éviter ce piège, alors qu’une nouvelle campagne antitabac est lancée aujourd’hui ».
Le journal remarque en effet que « physiologiquement plus sensibles au tabac que les adultes, les jeunes deviennent dépendants bien plus vite : un ado sur deux qui a essayé de fumer entre 11 et 15 ans va continuer par la suite ! ».
Le quotidien livre ainsi les conseils du Pr Daniel Thomas, président de la Fédération française de cardiologie, relevant notamment : « Pas la peine de vous cacher pour fumer, parlez-en plutôt à vos enfants. […] Pour le cardiologue, la recette tient dans la discussion familiale ».
Le Parisien relève en outre que « seuls 18 % des ados fumeurs déclarent que leurs parents essaient de les convaincre d’arrêter, en expliquant pourquoi c’est mauvais. Pourtant, parmi les jeunes qui ont arrêté de fumer, 48 % déclarent l’avoir fait à la demande des parents ».

« La civilisation, c’est mauvais pour la santé »
Courrier International, numéro 969
Courrier International constate en effet que selon un article publié dans Science, « contrairement aux idées reçues, le développement de l’agriculture et des cités a été synonyme de maladies et de vie plus courte ».
Science cite ainsi Clark Spencer Larsen, spécialiste en bioarchéologie de l’université de l’Etat de l’Ohio, à Columbus (Etats-Unis), qui note : « Nous avons constaté un déclin général de la santé de l’homme sur tout le continent européen et autour du bassin méditerranéen au cours de 3 000 dernières années ».
La revue explique notamment que « les spécialistes ont utilisé des indicateurs de santé harmonisés pour étudier les restes de squelettes et déterminer la taille de l’individu, l’état de sa dentition, les maladies articulaires dégénératives, les anémies, les traumatismes et son alimentation ».
« Leurs travaux mettent en évidence une diminution de la taille des individus et une augmentation du nombre de lésions osseuses caractéristiques de la lèpre et de la tuberculose. Celles-ci seraient dues à la proximité du bétail et à la vie en communauté dans de mauvaises conditions d’hygiène », poursuit Science.
La revue ajoute que « le nombre de caries dentaires a également augmenté avec l’adoption d’un nouveau régime alimentaire favorisant les céréales, et donc les sucres, au détriment des autres nutriments ».
Science note que les hommes se sont installés en ville « sans doute parce qu’ils s’y sentaient plus en sûreté. […] Mais, pendant des siècles, les inégalités sociales et politiques dans les villes ont été pratiquement synonyme de mort précoce pour les catégories n’appartenant pas aux élites ».
La revue précise qu’« après ce long déclin, l’état de santé des Européens commença à s’améliorer à partir du milieu du XIXème siècle ».
« Les spécialistes observent toutefois une légère diminution de la taille et une dégradation de l’état de santé des Américains depuis les années 1950. Ce phénomène est probablement lié aux mauvaises habitudes alimentaires des personnes atteintes d’obésité », remarque Science.

« Santé : des infos pratiques au bout du fil »
Le Parisien
Le Parisien aborde la mise en place par la Mutualité française du service téléphonique « Priorité santé mutualiste » (39 35), qui « permet d’accéder anonymement à des conseils santé et de s’orienter dans le système de soins ».
Le journal explique : « A bout du fil, 10 professionnels de santé (médecin, infirmiers, diététiciens, etc.) répondent à toutes les questions pratiques liées au cancer, aux maladies cardio-vasculaires, aux addictions et à l’autonomie des personnes âgées ou en situation de handicap ».
Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française, précise que « le service est réservé aux adhérents des mutuelles qui ont passé des conventions avec nous. Mais, d’ores et déjà, 10 millions d’adhérents, soit 20 millions de Français, peuvent bénéficier du dispositif ».

Revue de presse – Avril 2009

Revue de presse – Avril 2009


Source Mediscoop

1 04 09

« Un triple meurtrier s’échappe d’un hôpital psychiatrique »
Le Parisien

Le Parisien note sur une page que « souffrant de graves troubles psychiatriques et auteur de trois meurtres, un patient en fugue d’un hôpital des Yvelines est activement recherché ».
« Samedi, Jean-Claude Lacroix est parvenu à quitter sa chambre du centre médico-psychologique Jean-Martin-Charcot à Plaisir avant de disparaître », indique ainsi le journal.
Le quotidien cite une source policière, qui précise que le patient « était admis depuis 2001 dans une unité au sein de laquelle il pouvait librement se déplacer. En revanche, il n’avait pas accès à l’extérieur de l’établissement ».
La direction de l’établissement indique de son côté que « ce patient était intégré à la vie de l’établissement. Il n’a jamais posé aucun problème. En revanche, il n’était pas censé quitter l’hôpital ».
Le Parisien fait savoir que « les policiers de la brigade criminelle de la PJ de Versailles (Yvelines) ont été chargés de la poursuite de l’enquête ».

02 04 09

« Les enfants sont de plus en plus stressés à l’école »
Le Figaro

Le Figaro observe en effet : « Mal au ventre, insomnies, pleurs, crises d’angoisse… De plus en plus, les parents sont confrontés à des réactions de leurs enfants face à la pression de l’école ».
Le journal relaie un sondage de l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre, effectué par l’institut CSA, sur « la perception par les parents du stress de leurs enfants à l’école ».
Le quotidien relève ainsi que « 31% des parents ont le sentiment que leurs enfants sont stressés par l’école, parmi lesquels 7% disent que leurs enfants sont très stressés ».
Le Figaro précise que « ce chiffre augmente quand on parle aux parents de leur propre sentiment, puisque 52% d’entre eux sont stressés par la réussite scolaire de leurs enfants », et observe donc que selon ce sondage, « l’angoisse des parents expliquerait en partie » le stress de leurs enfants.
Le journal relève que « parmi les facteurs déclenchant ces angoisses, les notes et l’évaluation arrivent en tête de liste, avec 39% des réponses, tandis que la peur de l’avenir (31%) et un système scolaire mal adapté aux besoins (30%) sont également responsables ».
« Aux difficultés scolaires d’apprentissage classique vient s’ajouter ce que les psychologues qualifient d’«anxiété de la performance» », continue le quotidien.

« Autisme France appelle à passer aux actes »
La Croix

La Croix note qu’« à l’occasion de la Journée mondiale de l’autisme, l’association Autisme France publie un livre blanc qui fait le bilan de la situation des malades et demande au gouvernement d’agir ».
Le journal relève que l’association « appelle à l’action pour améliorer le quotidien des 400.000 autistes en France », notamment en développant « des structures diverses pour proposer un accompagnement personnalisé ».
Le quotidien ajoute que la présidente de l’association, Mireille Lemahieu, « rappelle aussi la promesse du gouvernement d’établir un socle commun de connaissances pour améliorer la formation des professionnels et éviter les maltraitances ».
La responsable déclare ainsi : « Il y a une meilleure connaissance du syndrome mais pas une meilleure prise en charge ».

« L’évadé de l’hôpital psychiatrique s’est rendu »
Le Parisien

Le Parisien fait brièvement savoir que l’homme de 54 ans « en fugue depuis samedi d’un hôpital psychiatrique des Yvelines, auteur de 3 meurtres [en 1978 et 1995], s’est rendu hier matin à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu (Paris) ».
Le journal remarque que Jean-Claude Lacroix « avait prémédité sa fugue », et cite « une source proche de l’affaire » qui indique : « Il avait envoyé une lettre au procureur de la République expliquant ce qu’il allait faire. Il voulait faire parler de lui. C’est réussi ».
Le quotidien annonce en conclusion qu’« un second patient, âgé de 26 ans, a fugué mardi du même hôpital. Hier soir, il n’avait toujours pas été retrouvé ».

03 04 09

Suicides en prison : « Un psychiatre accuse Dati de ne rien faire »
Le Parisien, L’Humanité

C’est ce qu’indique Le Parisien, qui note que « le psychiatre Louis Albrand a boycotté, hier, la remise à la Chancellerie de son rapport sur le suicide en prison, en appelant au successeur de Rachida Dati «pour s’attaquer sérieusement» au problème ».
« Un coup de semonce qualifié de «polémique» par le ministère », poursuit le journal.
Le quotidien observe que « le Dr Albrand a visiblement pris de court le ministère de la Justice », et relève que « ce boycott, rarissime de la part d’un «chargé de mission » d’un ministre, Louis Albrand le justifie par son extrême inquiétude «sur l’évolution de la situation dans les prisons» ».
Le Parisien souligne en effet qu’« on a dénombré 115 suicides en 2008, soit un taux de 17,2 % pour 10.000 personnes contre 15,2 % en 2007 ».
L’Humanité indique de son côté qu’« alors que 38 suicides en prison ont été relevés depuis janvier, la Chancellerie veut passer sous silence un rapport sur le sujet ».
Le journal cite le Dr Albrand, qui a déclaré que « la situation ne s’améliorera qu’avec une forte volonté de la Chancellerie », puis observe : « De fait, il semblerait que l’administration pénitentiaire ait eu la main lourde, un membre de la commission Albrand dénonçant son «interventionnisme» dans la rédaction du rapport ».
« Quant à la Place Vendôme, elle aura fait savoir préventivement qu’elle n’avait pas l’intention de rendre le rapport public, se réservant la liberté de communiquer, ou non, dessus », remarque le quotidien.
L’Humanité estime que « pour l’administration pénitentiaire, comme pour le ministère, le credo du Dr Albrand – «humaniser les prisons» – était inacceptable ».

06 04 09

« Un robot qui fait des expériences »
La Tribune

La Tribune s’intéresse sur quelques lignes aux « travaux étonnants de deux équipes universitaires britanniques », relatés dans Science.
Le journal explique que ces dernières « ont mis au point un robot laborantin capable de mener des expériences et d’en tirer lui-même des conclusions scientifiques ».
Le quotidien note que selon un de ses concepteurs, le Pr Ross King, « le robot Adam, grâce à son intelligence artificielle, a fait des découvertes sur le génome de la levure qui ont ensuite été vérifiées manuellement ».
Le spécialiste remarque ainsi : « Parce que les organismes biologiques sont très complexes, il est important que les détails des expériences soient enregistrés avec la plus grande minutie. C’est un travail difficile et pénible pour les scientifiques humains mais facile pour un robot ».

08 04 09

« Quelles sont les recettes pour devenir centenaire ? »
Le Figaro

C’est ce que se demande Anne Jouan dans Le Figaro.
La journaliste indique que des spécialistes en gériatrie de la faculté de médecine de Boston, aux Etats-Unis, « ont décidé de se pencher sur la psychologie de ces personnes de plus d’un siècle et ont mis en évidence certaines particularités, comme le fait qu’elles sont plus extraverties ou moins névrosées que les autres ».
Anne Jouan se penche ainsi sur ces travaux parus dans le Journal of the American Geriatrics Society, et cite Thomas Perl, directeur de l’étude, qui explique notamment que « ceux qui sont moins névrosés gèrent mieux le stress. Et les extravertis ont plus d’amis, du coup ils s’occupent mieux d’eux ».
La journaliste rappelle en outre qu’en France, « on estime qu’une petite fille sur deux, née en 2003, deviendra centenaire. La question n’est donc pas de savoir si l’augmentation du nombre des centenaires constitue ou non une bonne chose, mais de voir comment il est possible de vieillir en gardant intactes le plus longtemps toutes ses facultés ».
Françoise Forette, professeur de gériatrie à l’université Paris-V, note pour sa part que « la majorité des maladies qui assombrissent le vieillissement peuvent être prévenues ».
Anne Jouan cite en outre le démographe Jean-Marie Robine, directeur du laboratoire démographie et santé de l’Inserm, qui « souligne l’importance de vivre dans un pays riche, de type social-démocratie, pour vivre vieux. […] Il note qu’en Angleterre, aux États-Unis et au Brésil, où le ratio entre ce que gagnent les plus riches et les plus pauvres peut aller jusqu’à 20 (contre 2 au Japon et 3 en France), l’espérance de vie est plus faible ».
Le spécialiste précise : « L’alimentation est marginale pour devenir centenaire. Par contre, la médecine préventive est fondamentale. Au Japon, les salariés font tous les ans, dans leur entreprise, un check-up complet qui permet de détecter très tôt toutes sortes de pathologies ».

« Changer les regards sur la maladie de Parkinson »
La Croix

La Croix note en effet qu’« à l’occasion de la Journée mondiale contre la maladie, l’association France Parkinson lance des états généraux pour donner la parole aux malades », avec un livre blanc « attendu pour avril 2010 ».
Le quotidien relaie entre autres les propos de Bruno Favier, président de l’association, qui observe que « dans l’esprit du public, l’image du Parkinson, c’est le vieillard assis dans son fauteuil en train de trembler. Alors que dans la réalité, la maladie se déclare souvent en pleine force de l’âge, avant 60 ans dans la moitié des cas ».
La Croix constate en outre qu’« il est difficile de faire comprendre que cette maladie n’affecte pas la mémoire, ni les facultés intellectuelles ».
Le journal précise enfin que « vivre aujourd’hui avec une maladie de Parkinson, c’est pouvoir disposer de médicaments qui, sans guérir ni ralentir l’évolution de la maladie, permettent d’en atténuer les symptômes ».

10 04 09

« Le manque de sommeil favoriserait le suicide »
Les Echos

Les Echos note en effet que « l’enquête qui vient d’être présentée au congrès mondial de la psychiatrie à Florence lève un coin du voile sur un fléau qui reste largement tabou et mal compris : les causes du suicide ».
Le journal explique que « l’enquête a porté sur 5.692 adultes américains, dont 35% avaient souffert d’insomnies chroniques au cours des 12 mois précédant l’enquête. Ces troubles ont été corrélés à des intentions ou à des actes de type suicidaire ».
Le quotidien relève que « les personnes qui se réveillent anormalement tôt le matin seraient deux fois plus sensibles à des «pensées noires» les entraînant à envisager de mettre fin à leurs jours. Des tendances similaires mais un peu moins marquées ont été mesurées sur des personnes souffrant de problèmes d’endormissement ».
Les Echos ajoute : « Les auteurs de l’enquête précisent que ces résultats ont été corrigés des facteurs individuels (maladie, abus d’alcool ou usage de substances addictives) ou socioéconomiques qui induisent ces comportements à risque ».

« Vers la légalisation des mères porteuses ? »
Le Parisien

C’est ce que se demande Le Parisien, qui note sur une double page que « le débat est relancé ».
« Il faut dire que la révision des lois de bioéthique, qui ont interdit en 1994 cette pratique en France, redonne espoir aux femmes que la nature ou la maladie ont privées de la possibilité de porter leur enfant », observe le quotidien.
Le journal relève ainsi que « leurs cris du coeur s’amoncellent sur le site Internet des états généraux de la bioéthique ».
Le Parisien cite l’Agence de biomédecine, qui fait savoir que « sur les 2.000 pages vues chaque jour, la rubrique Assistance médicale à la procréation est la plus consultée. Et les contributions des internautes sur la gestation pour autrui sont de loin les plus nombreuses ».
Le quotidien indique en outre que « 60 personnalités viennent de signer un appel en faveur de la légalisation de la gestation pour autrui «dans des conditions claires et sûres, altruistes, excluant toute marchandisation» ».
« Pour autant, les opposants à la gestation pour autrui n’ont pas dit leur dernier mot. Ils fourbissent leurs armes, publient des livres, viennent devant la commission de bioéthique dire et redire les risques qu’il y aurait à légaliser », ajoute le journal.
Le Parisien livre les arguments de ceux qui sont « pour » et de ceux qui sont « contre », note que l’on trouve « des annonces par centaines sur Internet », puis publie un entretien avec Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille, qui se dit « favorable à la légalisation de la gestation pour autrui très encadrée, dans une démarche altruiste et non marchande ».

14 04 09

« La cocaïnomanie serait freinée par la réglisse »
Science et Vie, numéro 1099

Science et Vie relate les travaux de chercheurs coréens sur des « rats cocaïnomanes ».
Le magazine indique qu’« après leur avoir injecté une dose d’isoliquiritigénine (ISL), composé chimique présent dans la réglisse, Meeyul Hwang et ses collègues de l’université de Daegu (Corée du Sud), ont constaté que les rats ressentaient deux fois moins les effets comportementaux de l’injection de la drogue ».
Le mensuel explique que « les chercheurs mettent en avant l’action inhibitrice de l’ISL sur la production de dopamine, ce neurotransmetteur impliqué dans la sensation de plaisir et dont la production est stimulée par la cocaïne ».

15 04 09

« Relations patients-soignants : un dialogue parfois difficile »
Le Monde

Pascale Santi relève dans Le Monde que « les relations entre patients et médecins ne sont pas toujours au beau fixe ».
La journaliste indique que selon une enquête menée par l’Observatoire des droits et responsabilités des personnes en santé, créé par l’Institut droit et santé au sein de l’université Paris-Descartes, « les demandes d’accès au dossier médical – mesure phare de [la loi Kouchner du 4 mars 2002] – ont augmenté de 191% en 5 ans. D’environ 1.107 par an, avant la loi de 2002, elles sont passées à 3 227 en 2006 ».
Pascale Santi précise que l’enquête a été « menée auprès de 38 hôpitaux parisiens, 705 chefs de service et 3.800 patients », puis observe que « dans 42% des cas, cette demande de dossier est formulée pour avoir un deuxième, voire un troisième avis médical ».
La journaliste cite Anne Laude, professeur de droit et codirectrice de l’Institut droit et santé, qui indique que « l’accès au dossier médical n’a pas augmenté le nombre de contentieux. 70% des patients ne donnent aucune suite contentieuse à la communication de leur dossier, mais les patients ressentent un déficit d’information ».
Pascale Santi souligne que « dans la pratique, l’accès au dossier médical n’est pas toujours aisé. Les modalités pratiques (secrétariat, photocopies…) ne facilitent pas les choses. En outre, la pluridisciplinarité nécessite souvent des demandes service par service. Quant au délai – 8 jours pour les actes de moins de 5 ans -, il apparaît trop court ».
La journaliste s’interroge en outre : « Faut-il tout mettre dans le dossier ? Les notes de médecins, telles que « VIH présumé », « infidélité probable », sans parler de commentaires parfois fleuris… doivent-ils y figurer ? […] Certains médecins sont poussés à se restreindre ».
Le Dr Grégoire Moutel, professeur à l’université Paris-Descartes, relève de son côté que « les patients ne savent pas forcément que ce dossier ne doit pas être communiqué à l’employeur, à l’assureur, aux membres de la famille ».
Pascale Santi retient qu’« au-delà de la demande d’information, les patients veulent davantage de dialogue ».
La journaliste remarque enfin que « soumis à une forte pression, le corps médical est aussi confronté à une lourde charge de travail ».

16 04 09

« En Ukraine, des femmes louent leur ventre »
La Croix

C’est ce que constate La Croix, qui consacre une double page au « marché des mères porteuses » dans ce pays, où « la gestation pour autrui est légale ».
Le journal remarque que « la loi ukrainienne est parmi les plus libérales d’Europe. Elle permet de recourir à la gestation pour autrui quasiment sans limitation. […] Les futurs parents et la mère porteuse doivent conclure un contrat devant notaire. Puis l’enfant est enregistré par l’état-civil ukrainien au nom des parents ».
Le quotidien observe que « les médecins ukrainiens s’abritent derrière leur déontologie pour justifier ce dispositif légal. Ils insistent sur la détresse des couples en mal d’enfant, sur le fait que la gestation pour autrui est une solution ultime, et que les enfants ainsi portés ne sont pas biologiquement ceux des mères porteuses ».
La Croix poursuit : « Le pays est en déclin démographique. Il abrite à la fois des gens très riches, susceptibles de payer cher pour combler un désir d’enfant, et d’autres très pauvres. Et la classe politique ukrainienne a bien d’autres sujets de préoccupation. Ce sont donc les médecins qui ont imposé leur vision ».
Le journal cite notamment Le Pr Zinchenko, de la clinique Isida, à Kiev, qui déclare : « Beaucoup de gens croient qu’il s’agit d’un commerce. En réalité, cette femme porte un enfant qui lui est étranger du point de vue génétique. Elle n’est qu’une maison pour lui. […] Qui nous dit que nous avons le droit de refuser à un couple d’avoir un enfant, s’il existe une possibilité médicale ? ».
Le quotidien ajoute qu’« on peut estimer que de 30 à 50 enfants naissent, chaque année en Ukraine, à l’issue d’une gestation pour autrui, dont une dizaine pour des couples étrangers ».

18 04 09

« EDF : un suicide reconnu maladie professionnelle »
Libération

Libération indique en effet que « le tribunal des affaires sociales [de Tours] a tranché en faveur de la famille » d’un homme de 49 ans, technicien supérieur de la centrale nucléaire de Chinon ayant mis fin à ses jours en août 2004, qui « avait déposé un recours pour que le suicide de cet homme soit reconnu comme une maladie professionnelle et non comme un accident du travail ».
Le journal relève notamment que « le jugement explique que «la dépression dont souffrait avant son décès Dominique Peutevynck était essentiellement causée par son travail habituel». […] Le tribunal a sans doute été sensible aux alertes émises quelques mois avant le suicide par le médecin du travail ».
Le Dr Dominique Huez déclare ainsi : « La pression est forte. Les pouvoirs publics ont – légitimement – accentué le devoir de contrôle sur les sites nucléaires. Certains départs en retraite ne sont pas remplacés immédiatement par des salariés d’égales compétences ».
Le quotidien ajoute que « la famille envisage de porter plainte contre EDF invoquant «la faute inexcusable de l’employeur». […] EDF devrait faire appel dans les prochains jours ».

20 04 09

« Le débat sur les mères porteuses dépasse les clivages traditionnels »
Les Echos

Les Echos revient sur le « débat sur les mères porteuses », qui « ressurgit, dans le cadre de la révision des lois bioéthiques prévue en 2010 ».
Le journal observe que « comme bien des sujets de société, ce débat transcende les clivages droite-gauche, divisant chaque camp. La polémique devrait continuer encore de longs mois ».
Les Echos remarque que « l’anonymat, d’une part, n’est pas envisageable, car les parents «intentionnels» veulent connaître l’identité de la mère qui portera leur enfant ».
« La gratuité est elle aussi délicate. Si chacun s’accorde à penser que toute rémunération doit être exclue, une indemnisation des frais engendrés par la grossesse est en revanche normale. Mais la frontière entre indemnisation et rémunération est parfois ténue », poursuit le quotidien.
Le journal se penche en outre sur ces « questions en suspens : que faire si la mère porteuse décide de garder l’enfant ? Ou si les parents intentionnels refusent de prendre en charge le bébé à la naissance s’il est porteur d’un handicap ou d’une malformation non détectée avant l’accouchement ? ».
Les Echos note que « si la légalisation devait l’emporter, les parents qui pourraient en bénéficier au titre de la stricte stérilité utérine ne devraient toutefois pas dépasser quelques dizaines de couples par an selon les médecins ».

« La nouvelle drogue qui ne dit pas son nom »
Le Journal du Dimanche

Le Journal du Dimanche consacre près d’une page à la GBL (gamma-butyrolactone), « en vente libre et bon marché, qui produit les mêmes effets que la «drogue du violeur» [et qui] inquiète les autorités sanitaires ».
Le journal cite le Dr Jean-Claude Mathieu-Daudé, responsable de l’unité de toxicologie au CHU Lapeyronie, à Montpellier, qui explique que la substance « entraîne d’abord de la désorientation, les gens ne savent plus où ils sont. Les utilisateurs ressentent ensuite de l’euphorie, ils recherchent le contact avec les autres et perdent toute inhibition au point d’avoir des rapports sexuels ».
Le Journal du Dimanche note que « la suite est moins agréable : un engourdissement qui, en cas de dose importante, peut conduire au coma et à l’arrêt respiratoire », puis indique que « pour les autorités sanitaires, le phénomène commence à devenir préoccupant ».
Nathalie Richard, responsable du département stupéfiants et psychotropes à l’Afssaps, relève ainsi que « depuis le début de l’année, on constate une augmentation notable des cas notifiés par des médecins ».
Le journal précise que le dossier est « complexe à gérer », car la GBL, « présente dans des vernis, des peintures, des produits nettoyants pour jantes, des dissolvants, est indispensable à l’industrie, aux carrossiers, aux peintres, aux restaurateurs de meubles anciens, aux laborantins… ».
Le Journal du Dimanche indique qu’« à Bercy, la cellule chargée de surveiller les substances qui peuvent servir à la fabrication de drogues a demandé aux fournisseurs de GBL de lui signaler toute commande suspecte. […] Mais les dealers et consommateurs ont tôt fait de se replier sur Internet pour s’approvisionner ».
Le journal publie un entretien avec le président de la Mildt, Etienne Apaire, qui note que « la GBL est impossible à interdire », puis souligne dans un encadré que « le Code pénal devrait bientôt s’enrichir d’un nouveau délit : celui de «soumission chimique» ».

22 04 09

« Fausses couches : des blessures silencieuses »
La Croix

La Croix consacre un dossier sur le sujet, observant que « ces grossesses accidentellement interrompues laissent parfois des traces indélébiles, qui peuvent perturber l’ensemble de la famille ».
Le journal note ainsi : « Nombreuses sont les femmes qui subissent, au cours de leur vie, une interruption accidentelle de grossesse : on estime à près de 200.000 par an le nombre de fausses couches en France ».
« Un chiffre en sensible augmentation depuis 10 ans, du fait que les femmes entreprennent des grossesses de plus en plus tard. Pourtant, le sujet reste souvent tabou », constate le quotidien.
La Croix ajoute que « les fausses couches seraient même plus mal vécues que par le passé : les progrès de l’imagerie médicale permettent une personnalisation précoce du fœtus, et la réduction du nombre d’enfants fait de la grossesse un événement rare. […] La déception des femmes est à la hauteur de cette illusion du contrôle total de leur maternité ».
« Cette perte est d’autant plus douloureuse qu’elle est souvent banalisée par les médecins, notamment dans les urgences des hôpitaux, et sous-estimée par l’entourage », continue le journal.

24 04 09

Ces médecins qui « travaillent avec un sentiment d’insécurité »
La Croix

Pierre Bienvault observe en effet dans La Croix qu’« en 2008, le conseil de l’Ordre a recueilli 535 déclarations d’incidents plus ou moins graves contre des médecins qui vivent mal d’être pris pour cibles dans leur mission de soignant ».
« Un chiffre relativement stable : 638 incidents avaient été déclarés en 2003, 439 en 2004, 639 en 2005, 518 en 2006, 837 en 2007 », remarque le journaliste.
Pierre Bienvault précise que « l’an passé, près de la moitié (48 %) des incidents rapportés concernait des agressions verbales. Dans un quart des cas, il s’agissait de vol ou de tentative de vol et une fois sur dix d’agressions physiques. Les causes de ces incidents sont diverses : un temps d’attente jugé excessif par le patient (9% des cas), un refus de prescription (8%), un reproche relatif à un traitement (6%), une décision médicale contestée (3%)… ».
Le journaliste cite notamment le Dr Gérard Aoustin, vice-président du conseil de l’Ordre en Seine-Saint-Denis, qui note que « parfois, il ne faut pas grand-chose pour que cela dégénère. Il suffit que le médecin refuse un arrêt de travail ou de délivrer tel ou tel médicament pour qu’il se fasse insulter ou qu’on mette son bureau en l’air ».
Pierre Bienvault relève en outre que selon le Dr Martial Olivier-Koehret, président de MG-France, « les chiffres de l’Ordre ne reflètent qu’une partie de la réalité ».
« Beaucoup ne portent pas plainte estimant que cela ne sert à rien », remarque le praticien.
Le journaliste souligne que « pour ces médecins, le plus difficile à vivre est surtout ce sentiment de perte de respect vis-à-vis de leur fonction de soignant. Cette incompréhension, également exprimée par les sapeurs-pompiers, qu’on puisse s’en prendre à un professionnel dont la mission est d’aider et de soulager ».
Pierre Bienvault retient que « face à ce problème, beaucoup estiment que l’avenir est à un exercice regroupé ».

27 04 09

« Dépression et ovaires polykystiques sont liés »
Sciences et Avenir, numéro 746

Sciences et Avenir rappelle que le syndrome des ovaires polykystiques, « présent chez 5 à 10% des femmes, peut, dans les cas les plus graves, induire une infertilité due à un défaut d’ovulation. Ses principales manifestations cliniques sont des troubles des règles ainsi qu’une virilisation avec obésité, acné et hirsutisme, voire diabète ».
Le magazine indique qu’« une nouvelle étude [parue dans Fertility and Sterility] met en avant des troubles moins connus, comme ceux de l’humeur, pourtant très fréquents puisqu’ils concernent environ une femme atteinte sur deux ».
Sciences et Avenir précise qu’« une véritable dépression peut survenir dans 20% des cas, et même sous une forme grave dans 5% des cas ».
Le mensuel ajoute que « l’étude note aussi la présence de crises de boulimie (23% des cas) et une anxiété (10%) ».
« D’où la nécessité absolue d’une prise en charge psychologique de ces femmes, car ces troubles sont souvent ignorés par les praticiens », conclut le magazine.

Neurosciences : « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tard »
Le Figaro

Le Figaro fait savoir que selon une étude internationale parue dans Science, « les personnes qui ont du mal à se réveiller tôt font preuve d’une plus grande capacité d’attention que celles qui ne traînent pas au lit ».
« Et la différence s’accentue tout au long de la journée », ajoute le journal.
Le quotidien explique que « 2 groupes de jeunes, en bonne santé et décalés de 4 heures, ont été soumis à des tests pour mesurer leur niveau de vigilance ».
L’un des coauteurs de l’étude, le Pr Philippe Peigneux, de l’université libre de Bruxelles (Belgique), indique : « Nous pensions que les sujets «du matin» seraient plus performants le matin, et vice versa. En fait, après une heure et demie d’éveil, il n’y a pas de différence entre lève-tôt et couche-tard. En revanche en fin de journée, les lève-tard sont moins fatigués et ont amélioré leurs capacités d’attention ».
Le Figaro remarque qu’« à l’IRM fonctionnelle, cette augmentation de la vigilance se traduit par une augmentation d’activité dans les régions du noyau suprachiasmatique et du locus coeruleus. […] A l’inverse, ces deux régions cérébrales sont inhibées chez les lève-tôt, qui accumulent plus vite la pression de sommeil ».

28 04 09

« Internet bouleverse la relation médecin-malade »
La Croix

La Croix remarque dans un dossier que « les Français sont de plus en plus nombreux à consulter Internet pour des questions de santé ».
« Surfant sur la vague, plusieurs sites proposent même des diagnostics en ligne ou des conseils d’automédication », ajoute le journal, qui s’interroge : « Toutes ces informations interfèrent-elles lorsque le patient internaute vient consulter son médecin ? ».
Le quotidien cite entre autres Martial Olivier-Koehret, président de MG-France, qui déclare : « Depuis qu’Internet intervient dans la relation thérapeutique, nous sommes obligés de faire de gros efforts de pédagogie et de patience. Je trouve normal que les patients s’informent, mais tout est une question de dosage ».
« Certains patients internautes nous demandent de confirmer des diagnostics parfois complètement farfelus. Il faut passer du temps ensuite à réexpliquer, à rassurer et à faire comprendre que nous sommes des professionnels de santé », continue le praticien.
La Croix observe ainsi que « sur les forums, les expériences s’échangent, des liens se créent, mais, même avec un très bon modérateur, les dérapages peuvent être fréquents. On trouve de tout, personnes mal intentionnées, résultats d’analyse non adaptés, mythomanes ».
« Le Web permet d’échanger ses expériences ou de s’informer sur une maladie, mais les contenus ne sont pas toujours encadrés, et on y trouve de tout », poursuit le journal.
Le quotidien indique que « devant l’ampleur du phénomène, certains médecins ont décidé de créer eux-mêmes leur site pour compléter l’information qu’ils donnent à leurs patients après une consultation ».
La Croix livre en outre les propos d’Etienne Caniard, de la Haute Autorité de santé, qui relève que « trop peu de médecins intègrent Internet à leur pratique. […] De nombreux médecins se contentent de déplorer la mauvaise qualité de l’information que leurs patients ont trouvée. Rares sont ceux qui essaient de sélectionner des sites pertinents pour les conseiller à leurs patients ».

30 04 09

« Un engrais à neurones réduit les crises d’épilepsie »
La Recherche

La Recherche aborde les travaux de l’équipe de Michele Simonato de l’Université de Ferrara (Italie), qui « pourraient ouvrir une nouvelle piste [dans le traitement de l’épilepsie], bien qu’ils n’aient été réalisés pour l’instant que chez le rat ».
Le magazine indique que, « partis du constat que chaque crise entraînait la perte de nombreux neurones, les chercheurs ont eu l’idée de stimuler la neurogénèse en injectant un facteur de croissance neurotrophique dans l’hippocampe de rats rendus épileptiques ».
La Recherche rappelle que « cette région est la seule du cerveau adulte (avec la zone olfactive) où de nouveaux neurones apparaissent en permanence ».
« Le résultat a été probant : le nombre de crises a considérablement diminué », constate le mensuel.
Le magazine relève que « ce constat est intrigant car ce qui caractérise la crise d’épilepsie c’est surtout la période d’hyper excitabilité des synapses qui succède à la mort neuronale. Privés de nombreuses connexions, les neurones survivants s’emballent et créent des liaisons synaptiques aberrantes avec d’autres neurones ».
La Recherche souligne qu’« il y avait fort à craindre qu’en favorisant la neurogénèse, les facteurs de croissance injectés favorisent aussi ce bourgeonnement. Ce n’est pas ce qu’ont observé les scientifiques italiens ».
Le mensuel cite le Pr Yehezkel Ben-Ari, de l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée, qui remarque que « si ce travail est très intéressant, il reste extrêmement délicat à interpréter. Rien n’a été démontré quant à la fonctionnalité des nouveaux neurones et aucun lien de causalité entre leur production et la diminution du nombre de crises n’a été explicité ». (B. Paradiso et al., PNAS, doi : 10.1073/pnas.0810710106, 2009)

Revue de presse – Mars 2009

Revue de presse – Mars 2009


Source Mediscoop

02 03 09

Des « difficultés » de la médecine psychiatrique
Libération

Libération note sur une double page que « la fugue médiatisée, fin décembre, d’un patient hospitalisé à Marseille et auteur d’un meurtre en 2004, a mis au jour les difficultés d’une médecine psychiatrique confrontée à la douleur des victimes ».
Le journal revient sur le parcours de ce patient, dont « l’histoire dessine en creux toute la difficulté de soigner des personnes déclarées irresponsables », et « interroge sur les responsabilités en cas de fugue et d’actes criminels ».
Le quotidien aborde « l’incompréhension des victimes » et « l’exigence impossible du risque zéro ».
Libération observe par ailleurs : « Faille du système, justice et psychiatrie communiquent mal ».

04 03 09

« Comment l’alcool à l’écran incite à boire »
Le Figaro

Le Figaro note qu’« un article publié dans la revue Alcohol and Alcoholism révèle que voir des boissons consommées, dans des films ou des publicités, majore les consommations des spectateurs ».
Le quotidien explique que « pour mener à bien leur enquête, les chercheurs hollandais et canadiens ont étudié les comportements de 80 étudiants âgés de 18 à 29 ans. Ils les ont répartis en quatre groupes, soumis à différentes projections ».
Le Figaro observe que « les résultats obtenus sont impressionnants : en l’espace d’une heure, ceux qui ont visionné le film dans lequel les acteurs boivent beaucoup et qui subissent la coupure avec une publicité pour l’alcool ont consommé en moyenne 600 ml de boisson alcoolisée par personne, contre 300 ml pour ceux qui ont vu le film [avec moins de personnages consommant de l’alcool et] sans publicité «alcoolisée» ».
L’auteur principal de l’article, Rutger Engels, professeur de psychopathologie à l’université Radboud de Nimègue, aux Pays-Bas, indique : « Notre étude montre clairement que les films et les publicités ont un effet incitatif sur les comportements de consommation d’alcool dans la société, pour les non-dépendants mais aussi pour les alcooliques ».
Le Figaro relève néanmoins que « le chercheur admet que son étude ne peut pas extrapoler les conséquences à long terme de visionnage de films et de publicités mettant en scène des acteurs buvant de l’alcool ».

09 03 09

Dans les stations de ski, la consommation d’alcool dérape »
La Croix

La Croix remarque en effet que « des médecins de montagne pointent du doigt la consommation excessive d’alcool par les jeunes en vacances aux sports d’hiver ».
Le journal publie un reportage effectué à Val-d’Isère (Savoie), où « après minuit, il n’est pas rare de croiser des bandes d’étudiants en vacances titubant sous l’effet de l’alcool dans l’une des rues du centre où se concentrent bars et discothèques ».
Le quotidien cite le Dr Robert Gotteland, qui note que « certains boivent jusqu’à ne plus pouvoir tenir debout. Ils semblent rechercher le coma éthylique. Les pouvoirs publics ne s’en préoccupent guère mais c’est devenu un vrai problème de santé publique ».
La Croix relève que « début janvier, une jeune Anglaise est décédée au sortir d’une soirée trop arrosée. D’après les gendarmes, la victime sérieusement éméchée a voulu prendre un raccourci, a glissé dans la rivière et s’est noyée dans une vingtaine de centimètres d’eau ».
Le journal observe que « devant l’ampleur du phénomène, le praticien et ses collègues refusent dorénavant d’intervenir après minuit, sauf lorsque le pronostic vital du patient est engagé ».
Le Dr Gotteland indique en effet : « Nous en avions assez d’être réveillés à toute heure de la nuit pour soigner l’arcade ouverte d’un étudiant en état d’ébriété ».

10 03 09
« Etats-Unis : feu vert pour la recherche sur l’embryon »
Le Figaro, La Croix, L’Humanité

Le Figaro note à son tour, sur près d’une page, que « le président Obama a signé hier un décret autorisant le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires ».
Le journal rappelle en effet qu’aux Etats-Unis, « depuis près de 8 ans, les recherches sur l’embryon ne pouvaient être effectuées qu’avec l’aide de fonds privés. Seuls les travaux sur les cellules souches extraites d’organismes adultes, qui ne posent pas de problèmes éthiques mais sont bien plus difficiles à obtenir, pouvaient recevoir des fonds publics ».
Le quotidien observe que « la communauté scientifique américaine, inquiète de voir la recherche, privée de centaines de millions de dollars de fonds publics, prendre du retard, notamment par rapport aux Chinois et aux Sud-Coréens, a salué avec enthousiasme ce changement de politique ».
Le Figaro note toutefois que « dans les rangs des conservateurs religieux, l’initiative est qualifiée de «décret meurtrier» ».
Le journal rappelle avec des schémas « comment sont produites les cellules souches », et explique à quoi elles peuvent servir.
Le quotidien indique notamment qu’elles peuvent « soigner les attaques cérébrales », selon des travaux sur des rats que Mike Modo du King’s College de Londres (Grande-Bretagne) vient de publier dans Biomaterials.
Le Figaro explique que les cellules souches « sont «embarquées» dans des microbilles de plastique d’un dixième de millimètre de diamètre. Elles sont ensuite injectées par milliers directement dans le cerveau. […] L’idée de base est de «retenir» sur place les cellules souches, le temps qu’elles établissent de nouvelles connexions avec le tissu cérébral sain environnant ».
Le journal note qu’« en quelques jours, les cellules forment un réseau, une sorte de tissu cérébral primitif qui se connecte avec le cerveau normal ».
Joe Korner, de la Stroke Association, déclare toutefois que « le développement d’une thérapie cellulaire pour les survivants d’une attaque cérébrale n’en est qu’à ses prémices ».
La Croix remarque aussi que « Barack Obama veut encourager la recherche sur les cellules souches ».
« Mais il laisse aux experts le soin d’établir les règles éthiques et juridiques », relève le journal.
L’Humanité retient pour sa part qu’« Obama ouvre une nouvelle brèche dans l’héritage de Bush ».

« Les députés interdisent la vente d’alcool et de tabac aux mineurs »
Le Parisien, Libération

Le Parisien note que « l’Assemblée nationale a voté hier soir l’interdiction de toute vente d’alcool aux mineurs, dans le cadre du volet prévention et santé publique du projet de loi Bachelot ».
Le journal retient que cette mesure, « au même titre que la suppression de ventes d’alcool dans les stations-service aux heures de nuit, et la fin des open bars, vise à prévenir l’ivresse des jeunes en France, phénomène en augmentation ».
Le quotidien remarque que les députés ont également « comblé un vide juridique en autorisant avec quelques restrictions la publicité pour l’alcool sur Internet pour la première fois ».
« Ils ont aussi interdit la vente de tabac aux moins de 18 ans et interdit les bonbons en forme de cigarettes », ajoute Le Parisien.

« Addictions : les filles aussi »
Libération

Libération constate en effet que « face aux drogues et à l’alcool, la différence homme-femme s’estompe », selon des travaux publiés dans le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire.
Le quotidien cite France Lert, directrice de recherche à l’Inserm, qui remarque : « Quand on regarde les comportements addictifs des filles, on voit à quel point la mixité progresse. Les filles font de plus en plus comme les garçons. On a, là, comme un miroir de la parité en marche ».
La spécialiste note cependant que « chez les hommes, plus le statut social est bas, plus les consommations augmentent, alors que c’est l’inverse chez la femme ».
Libération se penche ainsi sur plusieurs différences selon le sexe, les auteurs relevant que « les femmes ont un liquide corporel plus faible que celui des hommes. Elles métabolisent l’alcool différemment… Elles développent des pathologies différentes selon les drogues prises ».
Les chercheurs observent par ailleurs que « les femmes sont en général plus dépendantes dans leur vie affective que les hommes. Ainsi, dans la toxicomanie, elles doivent faire face, souvent, à une double dépendance, aux drogues et à leur partenaire… Dans la plupart des cas, le partenaire est aussi le fournisseur des substances ».
Le quotidien précise toutefois que « quel que soit le produit, les hommes en consomment toujours plus », et indique que « c’est chez les adolescents que les pratiques, entre filles et garçons, se rapprochent le plus ».

11 03 09

« L’Académie de médecine dit non à la pratique des mères porteuses »
La Croix, Libération, Le Figaro

Marianne Gomez observe en effet dans La Croix qu’« après une séance animée hier, 43 académiciens sur les 82 présents sous la Coupole ont voté contre la gestation pour autrui ».
La journaliste rend compte des débats, citant notamment le gynécologue Roger Henrion, qui a déclaré que la question « dépasse le cadre de la médecine, c’est un problème de société », et a recommandé une « démarche d’évaluation ».
De son côté, Jean-François Mattei a estimé que cette pratique « s’engage dans une déshumanisation de la maternité. Je suis vivement préoccupé, comme pédiatre, qu’un enfant puisse faire l’objet d’un contrat ! ».
Le Figaro relève également que « l’Académie de médecine dit non aux «mères porteuses» ».
Le journal cite la société savante, qui note que la gestation pour autrui « interpelle avant tout la société et relève de la décision du législateur ».
« L’Académie estime néanmoins qu’il lui «appartient d’apporter tous les éléments concernant les complications que pourrait entraîner une éventuelle reconnaissance législative, complications et situations complexes contre lesquelles (elle) met en garde» », poursuit Le Figaro.
Libération indique pour sa part que « des associations de défense de la GPA étaient auditionnées hier » par la mission d’information sur la révision des lois bioéthiques, à l’Assemblée nationale.
Le journal relève que ses « partisans ont, au fil des ans, rallié beaucoup de monde à leur cause. Mais hier leur position était affaiblie ».
Le quotidien souligne notamment que « la semaine dernière, Roselyne Bachelot […] s’y est déclarée hostile ».

« Les Français en perte de sommeil »
L’Humanité, Libération, Le Figaro

L’Humanité indique que selon un sondage effectué pour l’Institut national du sommeil et de la vigilance, « les Français dorment de moins en moins, grignotant chaque année quelques minutes sur la durée de leur sommeil quotidien ».
Le journal note ainsi que celle-ci est « descendue cette année en dessous de 7 heures en semaine », précisant que « 33 % des personnes interrogées, particulièrement les plus de 35 ans, dorment 6 heures ou moins en semaine, et 17 % le week-end ».
Le quotidien ajoute qu’« un tiers des gens disent mal dormir et 55 % voudraient dormir 8 à 9 heures ».
L’Humanité souligne que « sur une année, il nous manque plus d’un mois et demi de sommeil par rapport à nos besoins », et indique que « pour expliquer ce fait, le Pr Damien Léger, président de l’INSV, cite la présence d’équipements électroniques dans les chambres, ou le stress de la première expérience professionnelle ».
Le journal rappelle que « le manque de sommeil favorise l’obésité et le diabète, les affections cardio-vasculaires ou psychiques telles qu’anxiété ou dépression ».
Libération observe pour sa part que « si le sommeil représente plus d’un tiers de notre vie, sa durée est de plus en plus grignotée : en 50 ans, elle a diminué d’une heure trente sur 24 heures ».
Le journal ajoute qu’« en cédant aux sirènes de votre réveille-matin, vous creusez votre dette de repos : il nous manquerait 5 ans de sommeil pour être en forme sur 40 ans de vie active ».
Le quotidien précise qu’« après le boulot, c’est l’arrivée d’un enfant qui perturbe inévitablement le sommeil des adultes ».
Le Figaro note aussi dans un court article que « les Français dorment de moins en moins ».

Les problèmes d’audition, « une question toujours taboue »
Le Parisien

Le Parisien consacre un article à la Journée nationale de l’audition, qui aura lieu demain et « proposera des dépistages ».
Le quotidien se penche sur la presbyacousie, constatant qu’« autant à la quarantaine, [hommes et femmes] ont chaussé leurs lunettes avec coquetterie, autant [à la cinquantaine] cette quasi inéluctable perte de l’audition les terrorise en leur mettant malgré eux un pied dans la vieillesse ».
Le journal relève que cette « question toujours taboue explique le faible taux de dépistage en France et le mauvais équipement en audioprothèses […] : aujourd’hui, seuls 20 % des malentendants sont diagnostiqués et appareillés ».
Le Parisien indique en outre qu’« un sondage montre que les prothèses rebutent encore la majeure partie des Français. On leur reproche d’être trop chères, trop compliquées, de siffler, d’être moches… ».
Le quotidien cite le Pr Patrice Tran Ba Huy, chef de service à l’hôpital Lariboisière, à Paris, qui rappelle que ces prothèses permettent « aux personnes qui s’appareillent tôt de vivre mieux au quotidien que ceux qui s’appareillent tard ». (Plus de détails sur cette Journée sur www.audition-infos.org)

12 03 09

Visite à un proche à l’hôpital : « Quand le coeur flanche »
Sciences et Avenir, numéro 745

Sciences et Avenir constate que selon une étude parue dans Resuscitation en janvier dernier, « chaque année, aux Etats-Unis, on compte 750 000 arrêts cardiaques à l’hôpital ».
Le magazine s’intéresse à une catégorie de patients bien particulière (et inattendue) relevant qu’« en 6 ans, 147 accidents de ce type sont survenus chez des sujets qui étaient de passage pour rendre visite à un proche hospitalisé ».
Le mensuel retient que « les chances de retour à une circulation spontanée efficace après réanimation sont les mêmes chez les visiteurs que chez les malades en cours d’hospitalisation ».
« La survie à 24 heures est cependant meilleure chez les visiteurs (48% au lieu de 37%) de même que la survie en fin d’hospitalisation (42% au lieu de 24%) », ajoute Sciences et Avenir.

« On attend trop avant de faire des bébés »
Le Parisien, La Croix

C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une, en gros caractères.
Le journal constate en effet qu’« alors que de plus en plus de femmes se décident à avoir un enfant après 35 ans, les gynécologues alertent : la fécondité diminue nettement à partir de cet âge ».
Le quotidien consacre une double page au sujet, observant que « le temps ne joue pas en faveur des femmes, surtout en matière de fécondité ».
Laure Pelé relève que « les gynécologues s’étonnent chaque jour devant ces grandes filles, sûres d’elles et bien installées dans la vie, et qui en connaissent si peu sur le fonctionnement de leur corps ».
La journaliste indique que selon un sondage BVA pour le Collège national des gynécologues et obstétriciens de France, « la majorité des Français pense qu’une femme de 30 ans a 55 % de chances d’être enceinte et 30 % à 40 ans ».
« Or les chiffres réels sont bien en dessous », rappelle Laure Pelé.
Le Parisien précise ainsi qu’à 25 ans, une femme a 25 % de chances d’être enceinte par cycle, à 35 ans, 12 %, et à 42 ans, 6 %.
Laure Pelé note que « les médecins ont donc décidé de leur lancer un message : «N’attendez pas, ni pour avoir un enfant, ni pour consulter si la grossesse ne vient pas» ».
La journaliste observe en effet que « si les traitements contre la stérilité font aujourd’hui des miracles, ils ne pallient pas vraiment cette baisse de la fécondité liée à l’âge ».
Le Parisien publie par ailleurs un entretien avec Jacques Lansac, président du CNGOF, qui « s’inquiète de voir sortir en larmes de son bureau de plus en plus de femmes qui ne savent pas qu’elles sont moins fécondes à 35 ans qu’elles ne l’étaient à 25 ans ».
« Quand on a un jules, il ne faut pas traîner ! », remarque le spécialiste.
Dans le cadre d’un dossier « pour comprendre les enjeux des états généraux » de la bioéthique, La Croix s’intéresse pour sa part à l’assistance médicale à la procréation.
Le journal observe que « les techniques destinées à aider les couples infertiles à avoir des enfants sont aujourd’hui largement utilisées ».
« Se pose la question de leur extension à des personnes seules ou à des couples homosexuels », relève le quotidien.

14 03 09
« Une étude souligne l’étonnante résistance mentale des Irakiens »
La Croix

La Croix consacre un article à une étude de l’OMS, « la première enquête sur la santé mentale en Irak ».
Le journal note ainsi que « les Irakiens, en particulier les adultes, auraient «sur le plan de la santé mentale, une forte résistance aux effets du stress et de la violence» ».
Le quotidien explique que « les enquêteurs ont étudié un échantillon aléatoire de 4.332 adultes. […] Ils ont déterminé la prévalence des troubles mentaux, du stress post-traumatique sur des périodes de 30 jours, de 12 mois et pour la vie entière, avant d’interroger les personnes retenues ».
La Croix indique que « 16,5% des Irakiens ont été victimes de troubles de santé mentale. Un chiffre peu élevé, en regard des multiples situations qu’a vécues la population ».
La représentante de l’OMS en Irak, le Dr Naeema Al Gasseer, remarque que « les Irakiens ont dû mettre au point des stratégies spécifiques de survie au cours des dernières décennies ».
Le journal observe toutefois que « les femmes sont beaucoup plus affectées […] que les hommes, qui «résistent» pour certains par la toxicomanie », ajoutant qu’« à peine 2,2% des personnes touchées par des troubles mentaux reçoivent un traitement médical ».
La Croix relève en outre qu’« il faudra attendre d’autres études pour comprendre ces stratégies » de survie.

17 03 09

« Pourquoi les femmes sont-elles si sensibles aux visages de nourrissons ? »
Pour la Science, mars 2009

C’est ce que se demande Pour la Science, qui répond ainsi : « À cause des hormones, bien sûr ! ».
Le mensuel note en effet que « l’effet nourrisson est une réalité trempée dans les hormones, et mise en évidence par des psychologues de l’Université de Saint Andrews (Ecosse) ».
Le magazine explique que selon un article paru dans Psychological Science, ces chercheurs « ont montré à des jeunes femmes et à des jeunes hommes des visages de poupons présentant des différences plus ou moins apparentes quant à la taille des yeux, la rondeur des joues ou du nez, qui les rendaient plus ou moins attirants ».
Pour la Science relève : « Comme on s’en doutait, les femmes ont détecté ces différences bien plus efficacement, mais la suite de l’expérience a permis de comprendre pourquoi : chez les femmes âgées de plus de 53 ans, l’effet nourrisson s’estompe, signe d’une influence hormonale, puisque les hormones féminines cessent d’être produites à partir de la ménopause ».
Le mensuel ajoute que « les psychologues s’en sont assurés en étudiant la sensibilité de jeunes femmes à l’effet nourrisson, selon qu’elles prennent ou non la pilule. […] Le test fut sans appel : la pilule renforce l’effet nourrisson ».
Le magazine note que « c’est logique, puisque les estrogènes et la progestérone reproduisent le climat hormonal de la femme enceinte. En pareille situation, l’organisme se prépare à être en totale fusion avec un probable nouveau-né ».
Pour la Science conclut que « pour les hommes, c’est une façon de se consoler de leur relative inaptitude à s’extasier devant le premier poupon venu ». (R. Sprengelmeyer et al., The cutest little baby face: a hormonal link to sensitivity to cuteness in infant faces, Psychological Science 20, 149-54, 2009)

18 03 09
En 30 ans, « les ados ont perdu 2 heures de sommeil »
Le Parisien, La Croix

A l’occasion de la Journée nationale du sommeil, Le Parisien constate sur une page qu’« en 30 ans, nos adolescents ont perdu 2 heures de sommeil par nuit. […] Ils dorment moins (7 h 45 en moyenne contre 10 heures en 1975)… et moins facilement ».
Le journal note ainsi que « le manque de sommeil chez les adolescents devient préoccupant, affirment plusieurs experts réunis [aujourd’hui] à Paris par l’Union nationale des associations familiales ».
Le quotidien cite notamment le Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre et présidente du réseau d’experts Morphée, qui remarque : « Leurs troubles du sommeil sont palpables depuis une petite dizaine d’années, et explosent depuis 3 ans. […] Si cette tendance s’aggrave, ce n’est pas un hasard. Internet, les jeux vidéo, le téléphone portable, toutes ces technologies interactives excitantes et absorbantes ont pris trop d’importance le soir ».
Le Parisien relève que « l’accumulation de nuits trop courtes finit par désorganiser durablement le sommeil de nos ados », puis observe que « près de 10 % des adolescents gobent des somnifères et beaucoup ne trouvent le sommeil qu’en fumant du cannabis ».
Le Dr Royant-Parola souligne que « dans les deux tiers des cas, il y a une dépression associée. Parfois, l’ado ne dort pas parce qu’il est mal, mais parfois aussi, il devient dépressif parce qu’il ne dort pas ».
La Croix constate également que les adolescents « ne dorment pas assez » et consacre 3 pages sur ce thème.
Le quotidien observe entre autres que « le sommeil des enfants met en jeu des interactions complexes avec leurs parents », et livre un entretien avec la professeure de psychiatrie Catherine Jousselme, qui rappelle que « les troubles du sommeil peuvent en entraîner d’autres ».

« Les chercheurs percent les secrets du cerveau »
Les Echos

Alain Perez indique en effet dans Les Echos que « grâce à de nouvelles techniques d’exploration comme l’imagerie ou la biologie moléculaire, les chercheurs commencent à comprendre le fonctionnement détaillé du cerveau ».
Le journaliste cite entre autres Stéphane Lehericy, neurologue à la Pitié-Salpêtrière, qui note qu’« en combinant différentes sources d’imagerie fonctionnelle, nous réussissons à identifier les zones responsables de la motricité, de la vision ou du circuit de la récompense ».
Alain Perez observe ainsi que « l’imagerie médicale est aujourd’hui l’instrument de base pour le diagnostic et le suivi de la plupart des maladies neurologiques ».
Le journaliste relève en outre que « les recherches en neurosciences devraient déboucher sur de nouvelles thérapies destinées notamment aux maladies du métabolisme et à l’épilepsie ».

« Benoît XVI dénonce l’usage du préservatif »
Le Figaro, Le Parisien, La Croix, Libération

C’est ce que remarque Le Figaro.
Le journal note que lors d’un entretien avec des journalistes, le pape a déclaré que « la distribution de préservatifs ne permet pas de dépasser le problème du sida, au contraire, ils augmentent le problème ».
Le Figaro ajoute que Benoît XVI « a assuré que «la lutte contre le sida» menée par l’Eglise était «plus efficace, plus présente et plus forte» parce qu’elle est fondée sur deux axes. «L’humanisation de la sexualité» […] et «une vraie amitié» et «disponibilité» vis-à-vis «de ceux qui souffrent de cette maladie» ».
Le Parisien constate sur une page que « le pape déclenche une nouvelle polémique », et note que « la petite phrase a, en quelques heures, fait beaucoup de bruit ».
Libération relève pour sa part, en marge d’un article sur un « lieu d’éducation sexuelle sans tabous pour les jeunes », au Crips (Centre régional d’information et de prévention du sida) d’Ile-de-France, que les jeunes sont « plus malins que le pape » et « plus au fait des réalités ».
Le journal indique ainsi que « selon le Crips, l’utilisation de condoms a fortement progressé chez les jeunes : 85 % des garçons et 78 % des filles l’utilisent lors du premier rapport sexuel. Mais l’abandonnent trop souvent avant d’avoir fait un test de dépistage ».
De son côté, Dominique Quinio relève dans son éditorial pour La Croix que « le pape veut signifier que l’usage du préservatif peut «déresponsabiliser» ses utilisateurs, qui ne se sentent pas obligés de maîtriser leur sexualité ; mais les acteurs de terrain savent […] qu’il apparaît nécessaire de se protéger, et de protéger l’autre, pour ne pas ajouter du mal au mal ».

25 03 09

« Un toit pour les malades psychiques, une urgence »
La Croix

La Croix observe dans son cahier « Parents & enfants » que « comme tous les enfants, ceux qui souffrent de psychose doivent un jour quitter le nid familial, mais les familles ont du mal à trouver un logement adapté à leur handicap spécifique ».
Le journal note en effet que « les obstacles rencontrés sont multiples, dont la plupart sont liés à la spécificité de la maladie psychique et au handicap qui en découle ».
Le quotidien cite notamment Guy Baillon, médecin des hôpitaux, qui remarque que « pour aller mieux, c’est-à-dire pour être capables d’assumer le réel de leur vie, les malades qui souffrent de psychose ont besoin d’habiter la cité et d’être soignés au plus près de leur espace de vie. Or, pour le psychotique, comme pour tout un chacun, le premier espace de vie est son logement ».
La Croix ajoute que « l’insuffisance de logements qui allient sur place les soins, l’accompagnement social, le lien avec les services d’urgence psychiatrique est vécu par les familles comme une terrible injustice ».
Le journal remarque en conclusion que « seul un partenariat entre familles, soignants, institutions publiques, élus et le voisinage peut relever un tel défi. C’est la mission que se donnent, quand ils existent, les conseils locaux de santé mentale, présidés par un élu de l’arrondissement ou de la commune ».

« Un peu d’alcool stimule les endorphines du cerveau »
Le Figaro

Martine Perez indique dans Le Figaro que « des travaux menés chez le rat et publiés sur le site Internet de la revue Alcoholism : clinical and experimental research, viennent de révéler qu’une consommation faible ou modérée d’alcool accroît la production par le cerveau des endorphines ».
La journaliste rappelle que « ces substances seraient à l’origine de la sensation d’euphorie induite par un verre ou deux de vin (ou d’autres alcools) », puis note que « ces recherches analysent pour la première fois la genèse et les mécanismes » de ce phénomène.
Martine Perez cite Christina Gianoulakis, de l’université de Mac Gill au Canada, qui précise : « Nous avons pu observer que les quantités faibles ou modérées d’alcool, mais pas les fortes doses, augmentent la sécrétion d’endorphines ».
La chercheuse indique en outre que « les fortes doses entraînent un effet hypnotique et augmentent plutôt l’anxiété ».
Martine Perez remarque que « le caractère addictif de l’alcool tient sans doute à cet effet sur les endorphines ».
Le Figaro constate par ailleurs que « la brochure de l’Inca et de la Direction générale de la santé expliquant que même la consommation d’un verre d’alcool par jour augmente un peu le risque de cancer a déclenche un tollé ».
Le journal observe que « les alcooliers, les viticulteurs, et même certains médecins sont partis en guerre contre ce document et affirment que les faibles consommations d’alcool sont bénéfiques, en particulier contre les maladies cardiovasculaires ».
Le quotidien indique qu’« une contre-brochure serait même en cours de préparation ».
Le Figaro cite Dominique Maraninchi, directeur général de l’Inca, qui précise : « Ce sujet a été mal compris. Nous avons voulu donner une information. Et dire qu’en matière d’alcool, le seuil de consommation sans risque [en matière de cancer] est très faible ».
De son côté, le Pr Michel Reynaud, de l’hôpital Paul-Brousse, à Villejuif, remarque que « toute la question est de savoir si nous voulons une vie avec un risque zéro. Si les bénéfices d’une petite consommation de vin sur les maladies cardiovasculaires restent incertains alors que les risques de cancer sont établis, sa consommation a d’autres bienfaits. Elle permet notamment à l’homme de se sentir bien. Facilite sa vie sociale ».
« En revanche, il est certain que des faibles doses d’alcool absorbées régulièrement sont plus dangereuses que des faibles doses de pesticides ou encore que les antennes-relais », ajoute le spécialiste.

26 03 09

«  Alzheimer fait moins peur aux Français que le cancer »
Le Figaro

Le Figaro indique en effet que la maladie d’Alzheimer « est la troisième maladie jugée la plus grave, derrière le cancer et le sida », selon une étude de l’INPES, qui « a interrogé aussi bien la population générale que des personnes dont un membre de la famille est touché par la maladie ou des professionnels de santé ».
Le quotidien remarque que « l’étude montre que les pertes de mémoire ne sont pas nécessairement perçues comme anormales et sont très souvent considérées comme une conséquence inévitable du vieillissement ».
« Les troubles liés à la mémoire figurent cependant parmi les signes évocateurs les mieux connus puisque 95 % des sondés pensent qu’avoir des difficultés à se souvenir du chemin pour rentrer chez soi constitue un signe évocateur de la maladie », observe le journal.
Le Figaro constate en outre que « près de quatre personnes sur dix estiment être plutôt mal ou très mal informées sur cette maladie, et elles sont 79 % à penser que les médias devraient en parler davantage. […] Et malgré la peur importante que suscite Alzheimer, 91 % d’entre elles souhaiteraient connaître le diagnostic si elles en avaient les signes évocateurs ».
Le journal rappelle toutefois que « pour ce qui est d’un dépistage précoce, les spécialistes restent très partagés. Certains neurologues estiment que plus les médicaments sont prescrits tôt et plus ils pourraient être efficaces ».
« Le problème, c’est que pour l’instant aucun médicament disponible sur le marché n’a véritablement démontré son aptitude à retarder l’évolution de la maladie vers la démence », continue Le Figaro, qui conclut : « On peut se demander à quoi peut réellement servir un dépistage précoce si ce n’est à inquiéter inutilement le malade confronté à un mal pour l’instant incurable ».

31 03 09

Drogues chez les adolescents : la consommation « a tendance à se stabiliser »
Le Monde

Le Monde relaie les données 2007 de l’enquête Espad (European School Survey on Alcohol and Others Drugs).
Le journal rappelle que « réalisée tous les 4 ans depuis 1995, cette étude a été menée au printemps 2007 dans 35 pays (contre 26 en 1995), par questionnaire anonyme, auprès de plus de 100 000 jeunes scolarisés nés en 1991 ».
Le quotidien retient que « 58 % des jeunes ont déclaré avoir tenté de fumer au moins une fois dans leur vie, 29 % avoir fumé des cigarettes au cours des 30 derniers jours, et 2 % avoir, dans le même temps, fumé au moins un paquet par jour. Soit, en moyenne, une chute du tabagisme de 7 points depuis 1999 ».
Le Monde ajoute que « 82 % des jeunes ont déclaré avoir bu de manière expérimentale ou occasionnelle au cours des 12 derniers mois ».
Le journal observe cependant que « si ces chiffres sont restés relativement stables entre 1995 et 2007, il n’en va pas de même en ce qui concerne l’état d’ivresse. La moitié des participants de l’enquête ont été ivres au moins une fois dans leur vie. Parmi eux, 39 % l’ont été au cours des 12 derniers mois ».
Le journal relève enfin que « si 23 % des garçons et 17 % des filles ont essayé des drogues illicites au moins une fois dans leur vie, la grande majorité d’entre eux a eu recours au cannabis »

Revue de presse – Février 2009

Revue de presse – Février 2009

 

Source Mediscoop

2 02 09

Prévenir le suicide en prison »
La Croix

La Croix consacre sa Une et 2 pages au rapport du Dr Louis Albrand, qui « s’apprête à remettre à Rachida Dati un rapport sur le suicide en prison ».
Le rapporteur appelle ainsi à « humaniser la prison. […] Les prisonniers doivent pouvoir verbaliser leur mal-être. […] Cela passe, notamment, par le renforcement des liens entre les détenus et leur famille. […] Je souhaite généraliser au plus vite l’accès au téléphone pour tous en prison ».
Le praticien ajoute : « À l’instar de ce qui se fait aux États-Unis, je compte préconiser la distribution de draps en papier. Déchirables, ces draps empêchent la pendaison. Or, dans 95 % des cas, c’est ainsi que les détenus mettent fin à leurs jours. Je demanderai par ailleurs que les cellules soient équipées d’interphones ».
La Croix livre en outre les propos de surveillants, d’aumôniers et de psychiatres, qui « témoignent de leur expérience »

03 02 09

Des souris ont pu être traitées contre la maladie d’Alzheimer »
La Croix

Denis Sergent indique en effet dans La Croix que « l’équipe de biologistes du laboratoire Apoptose, cancer et développement de Lyon (CNRS-Université de Lyon-Centre anticancéreux Léon-Bérard), associée aux chercheurs du Buck Institute for Age Research de Navato, près de San Francisco (Etats-Unis), ont découvert une molécule capable non seulement de bloquer le développement de la pathologie, mais aussi de remédier aux déficiences cognitives sur des souris atteintes d’Alzheimer ».
Le journaliste observe que, selon un article paru dans Cell Death and Differentiation, « l’équipe de Patrick Mehlen (CNRS) […] a découvert qu’une protéine jouant un rôle dans la régulation des cancers, la netrin-1, était aussi capable d’intervenir au cours du développement du système nerveux ».
Patrick Mehlen explique : « Pendant 3 semaines, nous avons fait [sur ces souris] une perfusion avec des petites pompes de netrin-1 dans le cerveau ».
« Nous avons observé que ces injections permettaient non seulement d’inhiber la formation du peptide amyloïde dans leur cerveau, mais aussi de rétablir des capacités cognitives initialement perdues »,
continue le chercheur.
Denis Sergent note que
« la suite est entre les mains des pharmacologues et des toxicologues, qui vont tâcher de mettre au point une molécule environ 60 fois plus petite que le netrin-1 mais aussi active qu’elle ».
Patrick Mehlen précisant cependant : « Nous en avons pour encore au moins 5 ans ».

 

 

« Les adolescents fument moins, mais boivent plus d’alcool »
Le Figaro, Le Parisien, Libération

C’est ce que retient Le Figaro de l’enquête Espad, « menée tous les 4 ans auprès des élèves européens âgés de 16 ans ».
Le journal indique que « 13 % des jeunes Français ont bu de l’alcool au moins 10 fois au cours du mois écoulé. Ils n’étaient que 7 % dans ce cas en 2003 ».
Le quotidien ajoute qu’« alors que le projet de loi prévoyant notamment l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs doit être examiné à partir de la semaine prochaine par les députés, l’enquête montre que ces produits sont perçus comme facilement accessibles ».
« Dans le même temps, le tabagisme a nettement reculé, l’usage quotidien passant de 31 à 17 % entre 1999 et 2007 », continue Le Figaro.
Le journal précise toutefois que « le tabac demeure le produit le plus consommé par la jeune génération. L’expérimentation du cannabis concerne, elle, 31 % des élèves contre 35 % en 1999 ».
Libération constate également que « la baisse de la consommation [de tabac] se confirme », précisant que « cette baisse semble plus marquée chez les filles ».
A propos du cannabis, le quotidien note aussi une « diminution de la consommation chronique (au moins 10 usages dans les 30 derniers jours). Alors que les fumeurs réguliers étaient 5,5 % en 1999 et 6,1 % en 2003, ils ne seraient plus que 3,4 % » en 2007.
Libération aborde le « point noir » de cette enquête, l’alcool, notant cependant que « les ivresses régulières (au moins 10 dans les 30 derniers jours) sont stables sur la séquence 1999-2007, concernant 3,5 % des élèves de 16 ans ».
La Croix indique pour sa part que les résultats de cette enquête « confirment la baisse du tabagisme » et de la consommation de cannabis chez les adolescents, alors que « l’alcool est le produit le plus diffusé parmi les jeunes ».
« Leurs boissons favorites sont la bière, le champagne et les spiritueux. Et 88 % des élèves de 16 ans en ont déjà bu au cours de leur vie », remarque le quotidien. (Volet français de l’enquête à télécharger sur le site de
La Croix)

05 02 09

Des députés « proposent de classer le Subutex comme stupéfiant »
La Croix

La Croix relève en effet que, « soulignant que ce médicament de substitution à l’héroïne est «le 11ème produit le plus remboursé par la Cnam», Françoise Branget, Jean-Paul Garraud et Pascale Gruny estiment qu’«inscrire le Subutex comme stupéfiant serait un signe fort envers les usagers et les trafiquants» ».
Le journal rappelle que « depuis avril dernier, la prise en charge du Subutex est soumise à l’inscription sur l’ordonnance du nom du pharmacien ».
Le Figaro aborde également cette proposition de députés, qui écrivent qu’« en raison de la souplesse dont bénéficie sa prescription, le Subutex a fait l’objet de trafic important qui coûte cher à la sécurité sociale ».
Le quotidien constate que « cette proposition a immédiatement déclenché une réaction de la totalité des intervenants en toxicomanie ».
Le Figaro cite notamment Fabrice Olivet, de l’association Asud, qui déclare : « Tous les professionnels sont d’accord. Le faible détournement n’est pas comparable aux énormes avantages de la substitution française, citée en exemple partout dans le monde »

 

« La crise économique va-t-elle provoquer davantage de suicides ? »
Libération, Le Parisien

C’est ce que se demande Libération, qui consacre plus d’une page aux « tendances suicidaires à la hausse ».
Le journal indique que « l’Union nationale pour la prévention du suicide tire la sonnette d’alarme lors de ses 13
èmes Journées nationales qui se déroulent demain ».
Le quotidien note en effet : « Parce que souffrance sociale et désespoir peuvent conduire au suicide, l’UNPS veut alerter les pouvoirs publics sur «l’urgence de la situation» pour que «cette crise socio-économique ne se transforme pas en crise sanitaire» ».
Libération livre les propos de Jean-Marc Limare, psychiatre et psychanalyste au Havre (Seine-Maritime), qui souligne qu’il y a « de plus en plus » de tentatives de suicide : « Les chiffres sont sous-estimés car toutes les tentatives n’aboutissent pas jusqu’à une prise en charge par le système de soins. Il y a probablement autour de 200 000 tentatives par an ».
« On vit à l’ère de l’iPhone, de Facebook mais beaucoup de gens sont de plus en plus seuls. […] Des moyens importants ont été consacrés à la prévention routière, quasiment rien pour la prévention du suicide », poursuit le praticien.
Le quotidien remarque en outre que « l’association Phare Enfants-Parents observe une augmentation des tentatives à 12-13 ans ».
Le Parisien titre pour sa part un article : « Attention aux idées suicidaires des préados ».
Le journal cite en effet Joanna de Lagarde, responsable de la ligne d’écoute de l’association Phare, qui indique que « près de 20 % des appels concernent désormais des moins de 14 ans ».
Le quotidien note que « selon l’Inserm, les tentatives de suicide réussies à cet âge sont rares : 30 en 2006. Mais l’association estime que cela ne doit pas masquer la réalité : les gestes suicidaires sont de plus en plus précoces, même s’ils ne rentrent pas dans les statistiques en l’absence d’hospitalisation .

 

06 02 09

« Alzheimer : savoir à défaut de soigner »
Libération

Libération fait savoir qu’une étude d’épidémiologie menée par le Pr Jean-François Dartigues (Bordeaux), parue la semaine dernière dans le Journal of Neurology, « démontre pour la première fois «que des troubles sont décelables 10 ans avant le diagnostic» » de la maladie d’Alzheimer.
Le journal observe que « sur le moment, tout le monde s’en est félicité ».
Le quotidien s’interroge toutefois : « Est-ce une bonne nouvelle ? Le médecin avance, mais le patient ? ».
Libération rappelle en effet qu’« aujourd’hui, il n’y a pas de traitement capable de bloquer ni de ralentir significativement l’évolution de la maladie ».
Jean-François Dartigues précise que « dès qu’un test fiable de dépistage sera validé, on pourra passer aux essais thérapeutiques avant que la maladie ne se déclare ouvertement ».
Le quotidien note cependant que le chercheur « ne s’interroge pas sur cette lourde situation qu’il va provoquer : annoncer à quelqu’un que dans 10 ans, il sera dément, sans pour autant lui fournir un traitement »

 

« Méditer contre la dépression »
L’Express, numéro 3005

L’Express remarque qu’« entre technique bouddhiste et méthode psy anglo-saxonne, une nouvelle thérapie, fondée sur des exercices de concentration, combat les risques de rechute » dans la dépression.
Le magazine relate ainsi sur 3 pages un cours où « d’anciens déprimés cherchent une alternative aux médicaments », encadrés par deux médecins.
L’hebdomadaire se penche sur cette « thérapie cognitive fondée sur la pleine conscience », observant que « cette pratique permet de ne pas souscrire aux pensées négatives ».
L’Express précise que « cette thérapie s’adresse aux personnes sorties de leur dépression, si elles craignent une rechute. Pas aux dépressifs ! ».
Le magazine explique en effet que « la méditation n’est pas de la relaxation. Elle exige de l’énergie et produit un certain stress. Avec le risque d’aggraver une dépression en cours ».
L’hebdomadaire s’interroge toutefois : « Ce type de méditation peut-il vraiment servir de garde-fou pour d’anciens dépressifs qui, jour après jour, côtoient dangereusement le vide ? Ou faut-il considérer ces stages comme une mode, l’une chassant l’autre ? »

16 02 09
« La bioéthique en ligne à partir d’aujourd’hui »
La Croix

C’est ce que titre La Croix, qui relève dans un article que « toutes les personnes qui souhaitent participer à la réflexion [dans le cadre des états généraux de la bioéthique] vont désormais pouvoir le faire d’un simple clic, sur le site créé par l’Agence de la biomédecine » (www.etatsgenerauxdelabioethique.fr)
Le journal explique notamment qu’« un espace accueillera les contributions des internautes », et indique qu’« au mois de juin, la matière de toutes ces contributions sera publiée. […] Elle sera également prise en compte lors des trois forums citoyens de Marseille, Rennes et Strasbourg, puis du Forum national ».

 

Jeux vidéo et adolescents : « Un excès favoriserait la dépression une fois adulte »
Le Figaro

Le Figaro consacre un article à la « dépendance aux jeux vidéo », ou « la nouvelle crise d’adolescence ».
Le journal se penche sur ces « milliers de parents [qui] voient les jeux de rôle absorber leurs enfants, dicter leur comportement, focaliser leur revendication ».
« Les conflits éclatent maintenant dans les foyers autour de cette «nouvelle addiction» », observe le quotidien, qui relaie un sondage Ipsos réalisé pour e-enfance.
Le Figaro retient que « près de 41 % des parents trouvent que leurs enfants jouent trop longtemps. Pour un quart des parents, ces jeux sont devenus la principale source d’affrontements ».
Le journal relève par ailleurs qu’il s’y « ajoute un enjeu de santé », car « une première étude, publiée par des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université de Pittsburgh (Etats-Unis), vient d’établir une corrélation entre un excès de télévision et de jeux vidéo à l’adolescence et le développement de symptômes de dépression chez les jeunes adultes ».
Le Figaro indique toutefois que « cette causalité reste controversée dans la communauté scientifique », et fait savoir que « l’Inserm doit prochainement lancer une étude pour mesurer la cyberdépendance et l’éclairer ».

17 02 09

« Stress et antidépresseurs font vieillir la peau plus vite «
Le Figaro

Martine Perez note en effet dans Le Figaro que « la revue Plastic and Reconstructive Surgery a publié les résultats préliminaires d’une étude comparant l’aspect du visage de sœurs jumelles avec leur mode de vie ».
« Il en résulte qu’un certain nombre de facteurs connus sont liés au vieillissement, le soleil, le tabac, l’alcool. Mais fait nouveau, ce travail met aussi en évidence le rôle du stress et de la prise d’antidépresseurs », observe la journaliste.
Martine Perez explique que l’étude, menée par le Dr Bahman Guyuron, chef du département de chirurgie plastique de l’hôpital universitaire de Cleveland (Etats-Unis), « porte sur 186 couples de jumelles qui ont été recrutés en 2006 au Festival annuel des jumeaux qui s’est déroulé dans l’Ohio à Twinsburg ».
La journaliste indique que « les auteurs ont pu calculer que 10 ans de tabagisme augmentent de 2,5 ans l’âge apparent, par rapport à la jumelle qui ne fume pas. L’exposition au soleil est un facteur retrouvé dans toutes les études ».
« Ce travail met aussi en évidence des résultats jusqu’alors inédits. Le stress fréquent est un facteur de vieillissement. De même, les jumelles divorcées paraissaient en moyenne 2 ans plus âgées que leurs sœurs mariées ou veuves », poursuit Martine Perez.
La journaliste ajoute que « la consommation d’antidépresseurs est aussi associée avec une apparence plus «vieille», même s’il n’est pas possible de dire s’il s’agit d’une conséquence de la dépression ou des médicaments… ».
Martine Perez relève par ailleurs que « de manière surprenante, cette étude révèle un lien entre le vieillissement facial et le poids corporel. Pour les femmes de moins de 40 ans, un surpoids est associé avec un visage plus vieux. Après 40 ans, ce même surpoids confère un aspect plus jeune ».
La journaliste remarque en conclusion que « ce type de recherche s’est toujours focalisé sur le sexe féminin. Alors que les hommes eux aussi scrutent de plus en plus souvent leur visage avec inquiétude ».
Martine Perez fait ainsi savoir que « le Dr Guyuron a promis qu’il réalisera la même étude, mais cette fois sur des jumeaux de sexe masculin ».

 

« Stress : les salariés souffrent toujours d’un manque de reconnaissance »
Les Echos

Les Echos relève dans un dossier que « selon une enquête menée par l’InVS, l’absence de reconnaissance est au coeur de la souffrance des salariés dans les entreprises. Un constat qui remet en cause les pratiques de management et les modes d’organisation du travail », note le quotidien.
Le journal observe que « peu à peu, les DRH en prennent conscience et tentent, par des moyens ingénieux à l’heure où les budgets se resserrent, de rétablir un meilleur équilibre entre la contribution des salariés et la rétribution de leurs équipes ».
« Mais la tâche s’avère complexe », remarque Les Echos.
Le quotidien se penche sur cette étude de l’InVS « baptisée Samotrace, dont les premiers résultats sont dévoilés par le magazine Santé & Travail, [qui] met en lumière l’ampleur du désarroi dans les entreprises ».
Le journal explique que « sur 6.000 salariés interrogés par 120 médecins du travail entre 2006 et 2008, une femme sur trois (37 %) et un homme sur quatre (24 %) évoquent un mal-être profond. Le malaise est plus prégnant dans les secteurs de la finance, de l’énergie ou de la restauration collective. Touchés aussi, les domaines de la santé et de l’action sociale et les administrations publiques ».
Les Echos indique que « parmi les causes de stress, l’enquête invoque des phénomènes tels que la solitude ou la violence au travail ou encore le fait, pour les salariés, de devoir s’acquitter de tâches contraires à leur conscience professionnelle ».
Le quotidien ajoute que « le déséquilibre entre efforts et récompenses est au coeur de la souffrance au travail ».
Le journal note ainsi que « les femmes qui ressentent un décalage entre leur investissement et les gratifications obtenues sont trois fois plus nombreuses que les autres à déclarer un trouble psychique. Pour les hommes, c’est 2,5 fois plus… ».

 

« Les patients atteints de douleur chronique ont des neurones mal câblés »
Science et Vie, numéro 1097

Science et Vie observe en effet que selon des chercheurs de l’université Northwestern, à Chicago (Etats-Unis), « une altération du réseau de câblage des neurones apparaît dans le cerveau des patients atteints d’une douleur chronique, appelée «syndrome douloureux régional complexe» ».
« Cause ou conséquence ? Personne ne le sait encore », remarque le magazine.
Science et Vie retient que « c’est la première fois que des anomalies de câblage dans la matière blanche sont mises en évidence », et indique que les auteurs de ces observations « espèrent qu’elles ouvriront la voie à des traitements plus efficaces ».

 

18 02 09

« Les neuroleptiques multiplient par deux le risque de mourir d’un problème cardiaque soudain »
Pour la Science, février 2009

Pour la Science observe en effet sur son site Internet : « Que ce soient ceux de première ou de deuxième génération, les neuroleptiques multiplient par 2 le risque de mourir d’un problème cardiaque soudain ».
Le magazine rappelle qu’« on ignore les causes de ces défaillances cardiaques imprévisibles, mais on savait que les neuroleptiques dits de première génération en augmentent le risque ».
Le mensuel note que « selon Wayne Ray et ses collègues, du Département de médecine préventive de Nashville, dans le Tennessee (Etats-Unis), il en va de même de ceux de seconde génération, plus utilisés aujourd’hui », selon un article paru en janvier dans The New England Journal of Medicine.
Pour la Science explique que les chercheurs « ont étudié le devenir de plus de 90.000 personnes âgées de 30 à 74 ans, dont la moitié ont pris des neuroleptiques classiques et l’autre des neuroleptiques de seconde génération, et ils les ont comparées à 186.600 personnes n’en ayant jamais pris ».
Le magazine relève qu’« une forte consommation de neuroleptiques de première génération multiplie par 1,99 le risque de mort subite et ceux de seconde génération par 2,26. Et le risque est d’autant plus élevé que la posologie est élevée ».
Le mensuel précise cependant que « cette influence des neuroleptiques s’efface à l’arrêt du traitement ».
Pour la Science conclut ainsi : « On pense que les neuroleptiques perturbent le rythme cardiaque en agissant sur des canaux ioniques présents dans les muscles, notamment le cœur ».

 

19 02 09

« Dans le coma, il pourra être papa »
Le Parisien

Le Parisien note sur quelques lignes que « le célèbre et controversé gynécologue italien Severino Antinori va procéder à la fécondation artificielle d’une femme dont le mari est dans un coma irréversible à la suite d’un cancer au cerveau ».
Le journal cite le médecin, qui a déclaré : « C’est un défi contre le temps et contre la maladie. J’ai décidé d’agir car le tribunal a autorisé le prélèvement du sperme du mari ».
Le quotidien observe que « cette fécondation «in vitro» sera une première en Italie ».

« Les Français contre la pub pour l’alcool sur Internet »
Le Figaro

Le Figaro indique en effet que « 78 % des Français sont opposés à une autorisation de la publicité pour l’alcool sur Internet, selon un sondage Ifop rendu public hier, au moment où l’Assemblée nationale s’apprête à examiner plusieurs amendements visant à moderniser la loi Evin sur ce point ».
Le journal ajoute que « dans leur ensemble, les Français se déclarent favorables aux mesures contenues dans le projet de loi : 85 % approuvent l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs, 76 % sont favorables à l’interdiction des «open bars» et 79 % à l’interdiction de vente d’alcool dans les stations service ».
Le quotidien cite le Dr Alain Rigaud, président de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, « commanditaire du sondage », qui précise : « Nous ne sommes pas opposés à la publicité sur Internet, à condition qu’elle soit limitée aux sites des producteurs et des distributeurs ».

« La charte anti-obésité à la télévision fait débat »
La Croix, Le Parisien, Le Figaro

C’est ce que note La Croix, qui observe que le député Yves Bur « ne décolère pas après la signature, hier, d’une charte entre les ministères de la Santé et de la Culture et les professionnels de la publicité et de l’audiovisuel ».
Le journal indique en effet qu’« au nom de la lutte contre l’obésité, les annonceurs et les chaînes de télévision s’engagent à promouvoir des programmes sur une «alimentation et une activité physique favorables à la santé» auprès des jeunes ».« Les chaînes devront accorder aussi des tarifs publicitaires préférentiels pour les campagnes sanitaires ou celles visant à développer la consommation de fruits et de légumes », remarque le quotidien.
La Croix ajoute que « pour Roselyne Bachelot, cette charte va permettre de «responsabiliser la publicité à l’attention des plus jeunes et développer la visibilité des messages» nutritionnels ».
Le journal note cependant que « cette charte est considérée comme insuffisante par un certain nombre de médecins, d’associations de consommateurs et de députés ».
« Plutôt que des mesures «incitatives et pédagogiques», ils prônent une interdiction pure et simple de la publicité pour les produits gras et sucrés dans les programmes pour les enfants et les adolescents », relève La Croix.
Le Figaro observe également qu’« une charte vient d’être signée par les industriels de l’agroalimentaire et les producteurs et chaînes de télévision pour faire la promotion d’un mode de vie sain lors des émissions enfantines ».
Le journal remarque que « cette charte devait être signée il y a plusieurs mois déjà. Mais les différents partenaires traînaient un peu des pieds ».
Le Parisien note aussi que « la télé s’attaque à l’obésité ».
Le quotidien s’interroge : « Les programmes incitant les enfants à bien manger sont-ils suffisants pour lutter contre l’obésité ? Pour le gouvernement et les chaînes, oui. Pour les associations, les télés ne vont pas assez loin ».

 

20 02 09

« En 2007, 32 ados français sont devenus pères à 15 ans »
Le Monde

Le Monde revient sur « l’histoire de cet adolescent britannique [de 13 ans], de sa copine, 15 ans, et de leur fille Maisie, née le 9 février dans un hôpital d’Eastbourne au sud de l’Angleterre, [qui] a fait le tour de l’Europe et a marqué les esprits ».
Le journal constate que « ces naissances hors norme existent aussi en France ».
Le quotidien indique ainsi qu’« en consultant dans le détail les statistiques d’état civil de l’Insee, on découvre qu’en 2007, 2 bébés sont nés de pères ayant 14 ans (5 en 2006) et 32 de pères âgés de 15 ans (21 en 2006) ».
« La même année, 15 bébés ont été mis au monde par des jeunes filles de 13 ans (12 en 2006) et 49 par des jeunes filles de 14 ans (92 en 2006) »,
ajoute Le Monde.
Le journal remarque que
« dans une expertise collective consacrée à l’évolution de la croissance et de la puberté publiée en février 2008, l’Inserm rappelle que l’âge de la maturité des populations occidentales a notablement diminué ».
Le quotidien note que « l’âge moyen des premières règles est passé de 17 ans à 14 ans entre le milieu du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle. Actuellement, il est de 12 ans en Italie, 12,6 ans en France et 13,5 en Allemagne ».
« Quant au premier signe de puberté masculine – l’augmentation du volume des testicules – il survient en moyenne vers 11,6 ans »,
souligne Le Monde.

 

« Des « psys » pour salariés stressés »
Le Monde

Le Monde remarque que « la mise en place de « tickets psy » visant à soulager le mal-être ou la souffrance des salariés au travail fait polémique ».
« Fausse bonne idée ? »
, se demande le journal.
Le Monde explique que
« la souffrance psychique au travail peut se manifester sous différentes formes : stress, syndrome anxio-dépressif, ulcères, problèmes de sommeil, troubles psychosomatiques comme le mal de dos ».
« Elle peut conduire à l’alcoolisme, voire au suicide. Elle peut être générée par l’entreprise ou provenir de problèmes personnels amplifiés par les contraintes professionnelles »,
poursuit le journal.
Le quotidien rappelle que
« face à cette souffrance, les employeurs ont des obligations », et s’interroge : « Mesure individuelle, le ticket psy risque-t-il de dédouaner l’entreprise de ses responsabilités à bon compte ? ».
Le Monde note que « c’est ce que craignent plusieurs organisations professionnelles ».
Le quotidien se penche sur une société de conseil spécialisée « dans le développement des conditions de qualité de vie au travail » qui « propose aux entreprises le service de thérapeutes », et qui pour sa part « assure que les sociétés qui demandent des tickets psy ont engagé en général un travail de prévention en amont ».
Le journal observe en outre que « le Conseil national de l’Ordre des médecins estime, quant à lui, que ce dispositif, contraire « au libre choix des praticiens » par les patients, n’est pas exempt de dérives ».
Piernick Cressard, neuropsychiatre et conseiller national de l’Ordre, remarque ainsi : « Si on détecte quelqu’un qui a des difficultés, va-t-on exercer des pressions pour qu’il consulte ? Le médecin du travail n’a pas besoin de ce dispositif pour remplir ses missions ».
Jean-Denis Fauxpoint, psychologue, déclare quant à lui : « C’est un outil intéressant en plus des actions de prévention. Et si je percevais un problème lié à l’entreprise elle-même, je n’hésiterais pas à alerter le médecin du travail ».

23 02 09

« Une femme enceinte de triplés accouche prématurément d’un seul d’entre eux »
La Croix

C’est ce que fait savoir La Croix en bref.
Le journal indique que
« les médecins ont réussi à prolonger sa grossesse pour les 2 autres grâce à la prise de médicaments anti-contractions ».
Le quotidien note que selon le Dr Marc-Alain Rozan, du syndicat des gynécologues obstétriciens, « cet accouchement différé, qui s’est passé à Rennes, est «rare» mais «pas exceptionnel» ».
La Croix relève ainsi que « les premiers cas remontent à 1880 », et observe qu’« on en a recensé 22 dans le monde entre 1984 et 1998 ».

26 02 09

« Les régimes amaigrissants ne servent à rien »
Le Figaro

C’est que remarque Yves Miserey, qui note dans Le Figaro qu’« une équipe de chercheurs américains pilotés par Frank Saks, de l’École de médecine de Harvard, a comparé les performances de quatre grands types de régimes amaigrissants ».
« Leur conclusion [publiée dans le New England Journal of Medicine] est sans appel : il n’y a pas de régime miracle pour lutter contre l’obésité et perdre des kilos », observe le journaliste.
Yves Miserey explique que « ce qui compte avant tout, c’est un apport calorique modéré, la motivation et le suivi du régime ».
Le journaliste relève que « pendant 2 ans, un peu plus de 800 volontaires frappés d’obésité ont testé l’un des quatre régimes. Chacun d’eux avait le même apport calorique modéré (autour de 2 000 calories) ».
« Au final, aucun des quatre régimes n’est sorti du lot. Leur efficacité s’est révélée pratiquement identique avec des résultats très modestes. Les participants ont perdu en moyenne 6 kg au bout de 6 mois et seulement 3 kg au bout de 2 ans ! », indique Yves Miserey.
Les chercheurs écrivent ainsi : « Notre étude montre que, dans la perte de poids, les facteurs comportementaux jouent un rôle plus important que le métabolisme des trois nutriments », matière grasse, protéines, glucides.
« Les promoteurs de ce type de régime doivent maintenant modérer leurs effets d’annonce », estime Yves Miserey.
Sur la même page, Le Figaro relève en outre que « les hommes obèses ont autant de risque de mourir prématurément que les fumeurs de plus de 10 cigarettes » par jour, selon une étude suédoise menée par Martin Neovius, du département de médecine de l’Institut Karolinska, et publiée dans le British Medical Journal.

Un nouveau syndrome dû à « l’abus de jeu vidéo »
Le Parisien

Le Parisien note en bref qu’« une fille suisse de 12 ans a été victime d’un nouveau syndrome, le Palmare Playstation Hidradenitis, provoqué par l’abus de jeu vidéo ».
Le journal explique qu’il s’agit d’une « inflammation de la paume des mains, avec de douloureux nodules rouges, causée par la crispation excessive des mains sur la manette et l’appui frénétique sur les touches ».
Le quotidien relève que « les médecins lui ont prescrit un arrêt total de jeu vidéo durant une dizaine de jours ».

 

« Quand la drogue plane sur l’entreprise »
La Tribune

La Tribune constate sur une page que « la consommation de cocaïne, d’héroïne et de cannabis au travail se banalise ».
Le journal note que « pour les spécialistes, ce phénomène inquiétant est lié à la montée du stress chez les salariés ».
Le quotidien livre les témoignages de plusieurs consommateurs (un cheminot, un menuisier, une femme chauffeur routier…), relevant que « de plus en plus de salariés utilisent ces «béquilles chimiques» anesthésiantes pour échapper momentanément aux pressions du monde professionnel ».
La Tribune observe toutefois que « si l’usage de produits psychotropes permet au départ d’affronter la réalité du monde du travail, leur consommation régulière finit par renforcer l’addiction. […] De nombreux usagers continuent à dissimuler leur mal-être sans le guérir, pris dans une spirale infernale ».
Le journal publie un entretien avec Marie Pezé, psychologue clinicienne, qui remarque notamment que « la consommation de psychotropes est un indicateur de souffrance au travail, au même titre que les TMS (troubles musculo-squelettiques) ou les tentatives de suicide ».
« Dans cette stratégie de la terre brûlée, le salarié finira par s’effondrer. Mais qu’est-ce que l’entreprise en a à faire ? Les troupes qui s’effondrent sont vite remplacées par d’autres », continue la spécialiste.

 

« L’épilepsie peut survenir 10 ans après un trauma crânien »
Le Figaro

Le Figaro relève en effet qu’« une étude danoise montre qu’un risque élevé d’épilepsie post-traumatique perdure 10 ans après le choc ».
Le journal revient sur ce « fait connu depuis longtemps », à savoir que « les victimes d’un traumatisme crânien […] ont plus souvent des crises d’épilepsie (post-traumatiques) que la population générale », et se penche donc sur les travaux du Dr Jakob Christensen et de son équipe de l’hôpital d’Aarhus, publiés dans le Lancet.
Le quotidien explique que les chercheurs ont « identifié 1,65 million de Danois nés entre 1977 et 2002 parmi lesquels ils ont sélectionné 78.572 personnes ayant eu un traumatisme crânien ».
Le Figaro note que « l’examen de tous les dossiers médicaux […] a permis de répertorier 17.470 personnes ayant eu un diagnostic avéré d’épilepsie. […] Chez 1.017 d’entre elles, le traumatisme crânien datait d’avant le début de leur maladie ».
Le journal observe notamment qu’« une commotion cérébrale simple […] multiplie par 2 le risque secondaire de faire une maladie épileptique ».
Le quotidien ajoute que « quand le traumatisme est plus sévère avec une contusion cérébrale ou une hémorragie intracrânienne, voire une fracture du crâne, le risque ultérieur de faire des crises d’épilepsie est multiplié par 7 ».
« De plus, ce risque épileptique, s’il est maximal la première année suivant le choc, reste élevé jusqu’à 10 ans après l’accident », poursuit Le Figaro.
Le journal remarque par ailleurs que ce risque « augmente avec l’âge : il est spécifiquement plus élevé au-delà de 15 ans pour les victimes de traumatismes sévères ».
Le quotidien observe que dans un éditorial du Lancet, le Pr Simon Shorvon (Institut de neurologie de l’University College de Londres) estime que ce travail est « l’étude de référence dans ce domaine ».
Le Figaro rappelle qu’« à ce jour, il n’existe aucun consensus médical sur la marche à suivre pour prévenir l’épilepsie post-traumatique ».

Alzheimer : « La terrible impuissance des proches »
Le Figaro

Le Figaro observe que « des faits divers récents ont mis en lumière la détresse psychologique des familles » dont un membre souffre d’Alzheimer.
Le journal aborde ainsi le cas de cet « homme de 85 ans, originaire de Castres (Tarn), [qui] a tué lundi, de deux balles dans la tête, son épouse qui souffrait des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Le couple avait fait un pacte stipulant que le mari devait mettre fin aux souffrances de sa femme puis se suicider pour qu’ils restent «unis à jamais» ».
Le quotidien livre un entretien avec le Dr Christophe Fauré, « psychiatre spécialiste du deuil anticipé (comas, Alzheimer…) et de l’accompagnement en fin de vie ».
Le praticien observe ainsi que « ces gestes sont toujours des réactions de détresse ultime de l’accompagnant qui, terrassé physiquement et psychologiquement par la charge et le changement de l’autre, veut en finir ».
« L’accompagnant se dit qu’en mettant fin aux souffrances de la personne malade, il mettra du même coup fin aux siennes, à sa terrible impuissance à venir en aide à l’être aimé. D’autant que, dans cette épreuve, il doit faire face à une immense solitude », poursuit le Dr Fauré.
Le Figaro relève que « face à ces meurtres où la déficience des facultés mentales met le couple à rude épreuve, les tribunaux sont plutôt cléments ».
Le journal note que « pour l’association France Alzheimer, «ce genre de drame met en lumière le besoin criant de structures adaptées et de solutions de répit, comme l’accueil de jour ou l’hébergement temporaire, pour soulager les aidants familiaux».

Revue de presse – Janvier 2009

Revue de presse – Janvier 2009


Source Mediscoop

08 01 09

Malvoyance chez les handicapés mentaux : « Une déficience qui ne crève pas les yeux »
Courrier International, numéro 949
Courrier International relate un article de Die Zeit, notant que « nombre de handicapés mentaux sont malvoyants ou non-voyants sans que leur entourage médical en soit conscient ».
« En facilitant leur perception visuelle, un centre de soins allemand a grandement amélioré la vie de certains patients », indique l’hebdomadaire.
Die Zeit se penche ainsi sur le cas d’un homme qui « ne supportait ni chaussettes ni souliers. […] Sûrement l’une de ses inexplicables marottes, pensaient » les soignants.
L’hebdomadaire allemand constate cependant : « Quelle ne fut pas la surprise, pour ne pas dire le choc, des travailleurs spécialisés lorsqu’un jour ils découvrirent, après un test d’acuité visuelle, que leur protégé était aveugle ».
« La «marotte» anti-chaussures était en réalité parfaitement sensée. Il s’agissait pour l’homme de mieux se diriger dans les ténèbres de la cécité, en tâtant le terrain de ses pieds nus », note le magazine.
Die Zeit observe que « le plus effrayant, c’est que le patient avait déjà été soumis à un test d’acuité visuelle, dont il était revenu sans le moindre diagnostic. «Absence de coopération du sujet», avait tranché le médecin ».
L’hebdomadaire se penche donc sur un foyer de la fondation Waldheim, dans la Brême, où « le personnel est beaucoup mieux formé à la détection des problèmes de vue des handicapés », avec « des équipements mobiles, une spécialiste recherchant le contact avec ses patients, n’hésitant pas à s’accroupir par terre et ne comptant pas ses heures, […] des assiettes et des tasses multicolores […] ».

09 01 09

Alzheimer : « Les médicaments antipsychotiques accroissent la mortalité »
Le Parisien
Le Parisien note en bref que « les médicaments antipsychotiques accroissent la mortalité des patients atteints de la maladie d’Alzheimer », selon une étude britannique publiée sur le site du Lancet Neurology.
Le journal relève que « 30 à 60 % des personnes démentes placées en institution s’en voient prescrire pour calmer leur agitation et leur agressivité ».

« Le diagnostic prénatal de la trisomie 21 est souvent mal compris »
La Croix
Marine Lamoureux indique dans La Croix qu’« une étude de l’Inserm montre qu’une large part des femmes enceintes n’a pas conscience des implications du test sanguin qui évalue les risques de trisomie ».
La journaliste cite cette étude d’Yves Ville, chef du service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Necker (Paris) et Valérie Séror (Inserm), réalisée en 2005 dans une maternité des Yvelines : « La moitié de celles qui ont accepté une échographie et un test sanguin n’avaient pas conscience qu’elles pourraient être amenées à prendre d’autres décisions : faire ou non une amniocentèse et, en cas de diagnostic avéré de trisomie 21, poursuivre ou interrompre leur grossesse ».
Marine Lamoureux note ainsi qu’« environ 90 % des femmes enceintes subissent ce test sans avoir toujours bien conscience de ce qu’il implique. N’étant pas un diagnostic, celui-ci ne permet pas de garantir que l’enfant est atteint ou indemne. […] Pour obtenir un résultat fiable, la future maman doit se livrer à une amniocentèse ».
La journaliste remarque que « l’enjeu est de mettre en œuvre les conditions d’information et d’écoute permettant aux futures mamans de décider non seulement en connaissance de cause, mais aussi en fonction de leurs valeurs ».
Le Pr Yves Ville note que « les femmes doivent avoir le temps de mûrir leur décision. […] Par ailleurs, il y a un gros travail à faire auprès des médecins ».

13 01 09

« Une naissance sur vingt médicalement assistée »
Les Echos, Le Parisien, Libération, La Croix
Les Echos note que « les couples ayant des difficultés à concevoir un enfant […] se tournent de manière croissante vers la médecine ».
Le journal indique ainsi que selon l’Institut national d’études démographiques (in « Population & Sociétés », n° 451, décembre 2008), « en 2003, une naissance sur vingt a été obtenue à l’issue d’un traitement ou d’une technique médicale qui peuvent aller de la simple stimulation ovarienne à l’insémination artificielle ou à la fécondation in vitro ».
Le quotidien observe qu’« en 2007, 20.042 enfants sont nés à l’issue d’une insémination artificielle ou d’une fécondation artificielle, ce qui représente 2,5 % des naissances ».
« Pour la fécondation in vitro, le nombre d’enfants conçus grâce à cette technique n’a cessé d’augmenter depuis 1982, […] pour atteindre 200.000 enfants au total en moins de 30 ans », poursuit Les Echos.
Le journal note que « cette proportion importante de naissances par FIV soulève de nombreuses questions d’ordre éthique dans la communauté scientifique et dans l’opinion publique. La révision des lois bioéthiques […] devrait être l’occasion de faire évoluer certains points ».
Le quotidien relève notamment que « la pratique des mères porteuses, qu’il s’agisse de gestation pour autrui ou de procréation pour autrui, […] devrait faire l’objet de discussions animées ».
La Croix aborde également cette étude de l’Ined, relevant entre autres que « la proportion des naissances par FIV a fait un bond ces 20 dernières années, passant de 0,52 % des enfants en 1988 à 1,74 % en 2006 ».
Le journal note que « l’Ined rappelle que les FIV «sont marquées part une fréquence élevée d’accouchements multiples», conduisant «à un taux de prématurité et des problèmes de santé plus élevés» ».
Le Parisien publie pour sa part le témoignage de Mégane, 18 ans, « conçue par FIV », qui observe : « Je ne comprends pas les parents, qui, aujourd’hui encore, en font tout un tabou ». (Etude de l’Ined disponible sur le site de La Croix)

« Une étude anglaise sur l’autisme met en cause la testostérone »
La Croix
La Croix consacre un article à une étude du Pr Simon Baron-Cohen, professeur de psychopathologie du développement, et du centre de recherches sur l’autisme de l’université de Cambridge (Grande-Bretagne), qui, selon The Guardian, « confirme le rôle joué par la testostérone dans certaines caractéristiques associées » à l’autisme.
Le journal explique que ce travail « a consisté à suivre, de la naissance à l’âge de 8 ans, 235 enfants dont les mères avaient eu une amniocentèse au cours de la grossesse. Les chercheurs avaient alors mesuré le taux de testostérone ».
« Ils se sont aperçus que les enfants chez qui l’on avait retrouvé des taux élevés présentaient des traits de personnalité associés à l’autisme », observe La Croix.
Le quotidien relève ainsi qu’« à l’âge de 4 ans, ces enfants se sont révélés moins sociables que les autres, avec des centres d’intérêt plus limités ».
Le journal cite un des chercheurs, qui précise toutefois que « cela ne permet pas […] d’envisager un test de diagnostic ou de dépistage précoce de l’autisme ».
De son côté, le Pr Catherine Barthélémy, pédopsychiatre dans l’unité Imagerie et cerveau (Inserm-Université de Tours), remarque que « l’intérêt de ces travaux est de montrer que le neuro-développement est sous influence croisée de divers facteurs génétiques et de l’environnement hormonal ».

« La mort cachée des bébés »
Libération
Libération observe sur une double page qu’« officiellement, un petit nombre de bébés sont victimes chaque année en France de mort violente : 10 à 20 cas d’homicides d’enfants de moins d’un an ».
« Mais ce chiffre est totalement sous-estimé, affirme le Dr Anne Tursz, directrice de recherche à l’Inserm », note le journal.
Le quotidien se penche ainsi sur l’ouvrage que vient de réaliser la pédiatre, avec sa collègue Pascale Gerbouin-Rérolle (« Enfants maltraités », éditions Lavoisier).
Anne Tursz remarque que « la sous-estimation des homicides de nourrissons de moins d’un an est telle qu’on peut proposer une correction en multipliant le chiffre officiel par 3 à 10 ».
Libération note que « paradoxalement, de tous les âges de la vie, c’est avant un an que le petit de l’homme risque le plus d’être victime d’un homicide. Les bébés secoués sont très jeunes : moins de 4 mois en moyenne. Et les néonaticides concernent par définition les nouveau-nés ».
« Les auteurs de ces meurtres d’enfants ? Les parents le plus souvent », précise le journal.
Le Dr Tursz relève que « la très grande majorité des nourrissons décèdent de maladies clairement identifiées. Mais 20 % meurent dans des circonstances complexes à analyser. Dans ces 20 %, un quart à un tiers peuvent être considérés comme des homicides ».

« Un nouveau gène en cause dans la maladie d’Alzheimer »
Le Figaro
Martine Perez note dans Le Figaro que « dimanche dernier, des chercheurs américains [de la Mayo Clinic] ont annoncé dans Nature Genetics avoir découvert un nouveau gène de prédisposition de la maladie » d’Alzheimer, un variant du gène PCDH11X, situé sur le chromosome X.
La journaliste précise que « la présence d’un tel gène augmenterait le risque uniquement pour les femmes. Cette découverte pourrait expliquer pourquoi les femmes sont plus souvent victimes de cette affection terrible que les hommes ».
L’un des auteurs de l’étude, le Dr Carrasquillo, remarque : « Nous pourrons bientôt dire si une telle découverte pourra améliorer le diagnostic de la maladie ou son traitement ».

Comment « traiter les troubles psychologiques liés à la détérioration de la planète »
Libération
Libération s’intéresse à une nouvelle « mode venue des Etats-Unis », qui consiste à « traiter les troubles psychologiques liés à la détérioration de la planète ».
Le journal observe en effet que « 37 % des Américains se disent très préoccupés par le réchauffement climatique. Quant aux Français, 55 % des sondés par TNS Sofres en décembre 2008 pour Le Pèlerin estiment que ce sont bien les dérèglement climatiques qui constituent le signe avant-coureur de l’apocalypse le plus inquiétant ».
Le quotidien note que « ce phénomène touche surtout les mères de famille, affolées de ce qu’elles laissent à leur progéniture et surtout à l’idée de l’empoisonner à petit feu, selon Linda Buzzel, «psychologue » sévissant à l’université de Santa Barbara (Californie) qui a trouvé la bonne idée pour rentabiliser le phénomène : l’écothérapie ».
Libération cite la « spécialiste », qui déclare : « L’écothérapie, c’est la réinvention de la psychothérapie qui prendrait en compte la nature. […] La relation entre les humains et la nature dysfonctionne actuellement, ce qui a un impact certain sur les humains, et nous conduit à de nouvelles méthodes de diagnostic et de traitement ».
Le journal remarque que « mêlant un discours pseudo-psychologisant, 2 ou 3 banalités sur la planète qui va mal, une philosophie de boutique bio sur l’individu et le grand cosmos, le consumérisme qui est une drogue, on arrive vite à une forme banale de coaching ».

« Boire trop de café pourrait provoquer des hallucinations »
Libération, Le Parisien
Libération note en effet, en bref, que « selon une étude menée par l’université britannique de Durham sur 219 étudiants, les jeunes gens qui boivent 7 tasses de café ou plus en une journée ont 3 fois plus de chances d’entendre ou de voir des choses qui n’existent pas que ceux qui sifflent une seule tasse ».
Le quotidien précise : « En cause : la caféine qui booste le cortisol, l’hormone du stress ».
Le Parisien relève également que « les gros buveurs de café ont davantage d’hallucinations que les consommateurs normaux ».
Le journal note toutefois que « les chercheurs précisent n’avoir pas établi de lien direct entre la caféine et les hallucinations ».

16 01 09

Une étude de large ampleur confirme la « transmission familiale des maladies mentales »
Le Figaro
Le Figaro constate en effet qu’« une étude menée sur 9 millions de personnes durant 30 ans confirme que la psychose maniaco-dépressive et la schizophrénie ont des origines génétiques communes ».
Le journal explique que « pour aboutir à ces résultats [publiés dans le Lancet], le Pr Paul Lichtenstein, épidémiologiste au sein de l’Institut Karolinska à Stockholm (Suède), et son équipe ont mis en rapport les fichiers d’état civil avec les registres des hôpitaux psychiatriques ».
« Ils ont utilisé des données concernant 2 millions de familles entre 1973 et 2004. Parmi cette population, on comptait 35 985 cas de schizophrénie et 40 487 cas de psychose maniaco-dépressive », remarque Le Figaro.
Le quotidien note que « les résultats confirment le caractère largement héréditaire de ces affections (64 % pour la schizophrénie et 59 % pour les troubles bipolaires) ».
« Le risque est 9 fois plus important quand on a un frère ou une sœur schizophrène. Pour la psychose maniaco-dépressive, le risque est 8 fois plus élevé quand on a un frère ou une sœur déjà atteint », précise le journal.
Le Figaro livre la réaction de Bruno Etain, du groupe hospitalier Chenevier-Mondor de Créteil, qui « estime que le grand intérêt de cet article est d’avoir étudié un nombre très important de familles ».
Le psychiatre déclare cependant qu’« il ne faut pas oublier les facteurs environnementaux », tels que « la grippe pendant la grossesse, certains rétrovirus endogènes, la toxoplasmose, le virus de l’herpès [ou encore] des antécédents de traumatisme dans l’enfance ».

« Certains antipsychotiques doublent le risque de défaillance cardiaque »
Libération, Le Parisien
Libération et Le Parisien notent en effet que « les nouveaux médicaments prescrits pour traiter la schizophrénie, la démence et d’autres et d’autres maladies mentales multiplient par 2 le risque pour les patients de décéder soudainement d’un problème de cœur ».
Libération relaie ainsi une étude parue dans le NEJM, qui « fait suite à une série de travaux indiquant que ces nouveaux antipsychotiques ne sont manifestement pas plus sûrs que l’ancienne génération de traitements ».
« Contrairement à ce que la médecine pensait », ajoute Le Parisien.

20 01 09

« Les traitements de la ménopause peuvent altérer le cerveau »
Le Figaro
Martine Perez relève en effet dans Le Figaro que « Neurology a publié la semaine dernière les conclusions de la Women’s Health Initiative Memory Study, qui révèlent que les femmes sous traitement hormonal présentent une petite atrophie de certaines parties du cerveau ».
La journaliste explique que les enquêteurs « se sont penchés sur 1 400 participantes, incluses dans [l’étude WHI] 8 ans après le début de l’enquête, et ont examiné leur cerveau par IRM ».
« La comparaison des femmes sous traitement hormonal et des autres souligne que, globalement, les premières présentent une légère réduction du volume du cerveau. Cette altération concerne 2 zones impliquées notamment dans la réflexion et la mémoire, le lobe frontal et l’hippocampe », précise Martine Perez.
La journaliste note que « dans un autre article, des chercheurs expliquent avoir examiné l’étendue des éventuelles lésions vasculaires dans ce même groupe de femmes. Ils ne mettent pas en évidence de différences majeures selon la prise de ce traitement en ce qui concerne les lésions cérébrales vasculaires subcliniques ».
« D’où l’idée que l’atrophie cérébrale observée n’est pas d’origine vasculaire, mais liée à une dégénérescence », remarque Martine Perez.
Le Dr Susan Reznik écrit ainsi : « Les résultats de notre recherche apportent une explication possible à l’accroissement du risque de démence chez les femmes âgées ayant suivi un traitement hormonal après la ménopause ».
Martine Perez remarque enfin que « personne ne peut conclure que ces données inquiétantes ne sont pas extrapolables à l’Hexagone », tout en rappelant qu’« en France, les hormones de la ménopause utilisées au cours des 30 dernières années étaient assez différentes de celles prescrites aux Etats-Unis ».

« Un test pour évaluer le degré de conscience des malades »
La Croix
La Croix fait savoir que, selon un article publié dans les Pnas, « Lionel Naccache, neurologue à la Pitié-Salpêtrière et chercheur à l’Inserm, et Stanislas Dehaene, professeur de psychologie au Collège de France, ont mis au point un test pour évaluer le degré de conscience des patients qui ne communiquent plus avec l’environnement ».
Le quotidien indique que ce test « combine la mesure de la perception auditive et celle de l’activité électrique cérébrale ».

21 01 09

Entreprises : après le Ticket-Restaurant, le Ticket-Psy
Libération
Libération se penche sur « le dernier-né des coupons destinés aux salariés : le Ticket-Psy, qui permet de s’offrir une séance de psychothérapie aux frais de son employeur ».
Le journal relève que « dans différents domaines d’activités (banque, transports de fonds, informatique…), des entreprises auraient franchi le pas et souscrit un abonnement ».
Le quotidien observe que « la souffrance psychique liée à l’activité professionnelle a cessé d’être un tabou en France depuis une quinzaine d’années », et explique que pour « chercher ses Ticket-Psy, […] c’est à la médecine du travail qu’il faut s’adresser ».
Libération note qu’« une centaine de psychologues, psychothérapeutes et psychiatres seraient déjà entrée dans le réseau », et précise qu’« au bout de 10 séances, si le salarié souhaite poursuivre sa psychothérapie, il devra le faire à ses frais ».
Le journal rappelle en conclusion qu’« on considère qu’en moyenne 5 % des salariés ont besoin d’un soutien psychologique ».

« Les femmes contrôlent moins leur appétit que les hommes »
Le Figaro
C’est ce que titre Le Figaro, qui relaie une étude menée par Gene-Jack Wang, du Brookhaven National Laboratory de New York (Etats-Unis), et publiée dans les Pnas, selon laquelle « les femmes auraient plus de mal à s’interdire de manger que les hommes ».
Le journal explique qu’« initialement, [les chercheurs] voulaient seulement savoir quelles zones du cerveau sont activées lorsque l’on s’interdit de manger. Ils espéraient ainsi mieux comprendre les mécanismes de certaines formes d’obésité ».
« En fait, […] ils se sont aperçus que les comportements varient d’un sexe à l’autre, […] tout en admettant que leur découverte demande à être vérifiée », poursuit le quotidien.
Le Figaro précise que « l’expérience a consisté à faire jeûner des volontaires pendant une journée et à analyser ensuite leur comportement face à la nourriture par imagerie médicale (la tomographie par émissions de positons). Il s’agissait de personnes en parfaite santé, non obèses et n’ayant jamais eu le moindre problème avec la nourriture ».
Le journal indique que « chez les femmes, […] les zones de la motivation [dans le cerveau] continuaient à être activées » pendant l’exercice où elles « devaient renoncer » à la nourriture présentée devant elles.
Alors que chez les hommes, « les zones activées du cerveau n’étaient plus les mêmes » que lors de l’expérience sans « renoncement », remarque Le Figaro.
Le quotidien relève que « cette différence entre les deux sexes pose de nombreuses questions ».

22 01 09

Un médicament anti-obésité « bientôt mis en vente sans ordonnance »
Le Parisien, La Tribune, Les Echos
Le Parisien note brièvement qu’« un médicament anti-obésité pourrait bientôt être mis en vente en Europe… sans ordonnance ! ».
Le journal fait savoir que « GlaxoSmithKline a annoncé avoir reçu l’autorisation de la Commission européenne pour mettre sur le marché Alli, une version moins dosée d’un médicament déjà en vente sur ordonnance, orlistat (Xenical, de Roche) ».
Les Echos indique que le principe de ce médicament est « d’empêcher l’absorption d’un quart des graisses consommées au cours d’un repas », et précise qu’« il doit être disponible en France avant l’été ».
La Tribune relève de son côté que « si le laboratoire en garantit l’efficacité, il l’assortit de strictes conditions d’utilisation : «Alli permet de perdre 50 % de poids en plus qu’un régime seul», s’il est «associé à un régime hypocalorique et pauvre en graisses» ».
Une responsable du laboratoire ajoutant qu’en pharmacie, le produit, qui « n’est pas une pilule magique », sera vendu « derrière le comptoir ».
Le quotidien explique le pourquoi de ces « précautions sémantiques », rappelant que « le segment des médicaments anti-obésité est devenu sensible depuis l’identification de comportements suicidaires chez certains patients traités avec l’Acomplia ».

« 14 000 bébés éprouvettes naissent chaque année en France »
Le Figaro
C’est ce que note Le Figaro, qui revient sur l’étude de l’Ined.
Le quotidien observe que « les naissances obtenues par FIV ont une part de plus en plus grande » dans le nombre des naissances totales (1,74 % en 2006, 2 % en 2010), ajoutant qu’« un enfant sur 20 naît grâce à l’assistance médicale à la procréation, soit 5 % des naissances ».
Le journal revient sur les causes de cette « proportion impressionnante », comme « le retard de l’âge à la maternité », puis note que « face à cette inflation de naissances qui, pour les psychologues, «est davantage significative des avancées de la science que du désir absolu d’enfant», il demeure une constante moins positive : la démarche et le parcours des parents restent très difficiles ».

23 01 09

« Une nouvelle piste pour le sevrage tabagique »
Le Monde
Jean-Yves Nau aborde dans Le Monde une « mauvaise nouvelle pour les dizaines de millions de fumeurs qui espèrent pouvoir un jour en finir avec leur dépendance au tabac : ils ne doivent rien attendre – ou presque – des différentes formulations à base de nicotine qui, depuis une vingtaine d’années, sont officiellement proposées comme une aide au sevrage tabagique ».
« Ils peuvent toutefois espérer que de nouvelles substances, plus efficaces, leur seront prochainement proposées pour leur permettre de mettre un terme à leur consommation », indique le journaliste.
Jean-Yves Nau s’intéresse ainsi aux travaux menés chez l’animal par un groupe de chercheurs dirigé par Jean-Pol Tassin (unité 7148 du CNRS, Collège de France), publiés dans le Journal of Neuroscience, qui « permettent de comprendre l’inefficacité des patchs et des chewing-gums à la nicotine ».
« Les chercheurs expliquent que si la cocaïne, les amphétamines, la morphine ou l’alcool parviennent bien à induire directement le dérèglement des neuromodulateurs, la nicotine seule n’y parvient pas », note le journaliste.
« En d’autres termes, sans être associée à certains autres composants du tabac, la nicotine ne peut donc agir durablement comme produit de substitution au tabac », explique Jean-Yves Nau.
Le journaliste indique que cette « découverte permet d’espérer la mise au point rapide de nouveaux produits, administrés par voie orale, d’aide au sevrage intégrant cette nouvelle donne. […] Un essai clinique de phase I sera prochainement lancé ».

26 01 09

« Les hommes plus fragiles face à l’alcool »
Le Parisien
Le Parisien indique en effet que « selon un article de Marc Schuckit, chercheur à l’université de Californie aux Etats-Unis, publié dans The Lancet, un homme sur cinq court le risque de développer des troubles liés à la consommation d’alcool ».
« Pour les femmes, cette menace est divisée par deux », ajoute le journal.
Le quotidien relève ainsi qu’« une ingestion importante d’alcool augmente le risque de survenue d’infarctus, d’attaque cérébrale, de cirrhose du foie, et multiplie par deux le risque de cancer de l’œsophage et du rectum ».

« Les malades schizophrènes se plaignent d’être rejetés »
Le Figaro
Le Figaro rend compte d’une étude publiée dans le Lancet, selon laquelle « les malades souffrant de schizophrénie seraient plus mal vus par leurs proches que par les employeurs ou les autorités ».
« Ils subiraient une «discrimination négative », faite de sentiments, d’attitudes et de comportements de rejet de la part des membres de leur propre famille. C’est tout au moins ce qui ressort de leur propre perception », remarque le quotidien.
Le Figaro explique que « c’est au terme d’une enquête réalisée dans 27 pays, auprès de 732 patients schizophrènes «représentatifs» de cette pathologie, […] que Graham Thornicroft, de l’Institute of Psychiatry (King’s College, Londres), est parvenu à cette conclusion ».
Le journal relève que « c’est la toute première fois que l’on interroge directement les malades mentaux ».
Le quotidien retient ainsi que « pour un schizophrène, la plus grande difficulté est de se faire et de garder des amis (47 % des malades interrogés). Viennent ensuite l’attitude négative des membres de la famille (43 %), la discrimination à l’embauche (29 %), et les relations amoureuses ou sexuelles (27 %) ».
Le journal ajoute que « l’Espagne et l’Inde sont les champions du monde de la non-discrimination. […] La France fait partie, avec les Etats-Unis et le Brésil, des pays qui rejettent le plus leurs schizophrènes ».
Le Figaro indique que « selon la World Psychiatric Association, [cette étude] devrait aider les psychiatres à convaincre les autorités nationales de mieux financer l’accès aux soins, et de lancer des campagnes d’information auprès du grand public ».

27 01 09

« Dès 15 ans, ils sont accros à la cocaïne »
Le Parisien
C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une, en gros caractères.
Le quotidien constate ainsi sur une double page que « médecins, infirmières, professeurs s’alarment de l’explosion de la consommation de poudre blanche chez les plus jeunes ».
« Après le cannabis et l’ecstasy, la cocaïne devient une des drogues qu’ils expérimentent le plus », poursuit le journal.
Le Parisien cite notamment Sylviane Croon-Fleuchey, présidente du Syndicat national autonome des infirmières en milieu scolaire, qui note que la cocaïne « n’est plus réservée aux riches. […] Aujourd’hui, aucune région de France n’est épargnée : on en trouve dans les grandes villes comme dans nos campagnes ».
Le quotidien remarque qu’« inquiet de son image positive chez les ados, le corps médical en appelle à «une prévention intelligente», rappelant que «plus les consommations sont précoces, plus le risque de dépendance s’accroît» ».
Le journal livre en outre les propos du Dr William Lowenstein, directeur de la clinique Montevideo à Boulogne (Hauts-de-Seine), qui rappelle que cette drogue « n’entraîne pas de dépendance physique immédiate, la lune de miel dure de 6 mois à 2 ans et rassure faussement le consommateur ».
« Sur le plan neuro-psychiatrique, la cocaïne est bien plus forte que les opiacés. Elle entraîne une altération de l’humeur et de la relation aux autres avec des comportements psychiatriques et sociaux impossibles à gérer. […] Dix ans après la dernière prise, la cocaïne perturbe encore et provoque des troubles du sommeil, de l’appétit et de l’anxiété », ajoute le spécialiste.

« Alcool : les collégiens aisés boivent plus qu’en ZEP »
Le Figaro
Le Figaro indique en effet qu’une étude menée par l’Observatoire régional de la santé de Haute-Normandie, publiée dans le BEH de l’InVS, « confirme que la consommation d’alcool est plus importante chez les collégiens des familles aisées et qu’elle commence à partir de 14-16 ans ».
Le journal précise que « cette enquête a été menée en 2006-2007 dans 32 collèges publics de la région Haute-Normandie. Les élèves interrogés étaient tous inscrits en classe de cinquième, soit âgés d’une douzaine d’années ».
Le quotidien relève ainsi que « la fréquence de consommation d’alcool varie significativement entre les sexes, avec une prédominance masculine. De même, la zone de scolarisation influence la répartition de la consommation puisque les élèves de zone d’éducation prioritaire sont plus nombreux à n’avoir jamais touché à l’alcool (52 % en ZEP contre 32,5 % hors ZEP) ».
Le Figaro ajoute que « près de 38 % des élèves […] déclarent n’avoir jamais consommé d’alcool et 2,5 % disent le faire souvent. Ils sont par ailleurs 0,3 % à le faire de manière quotidienne ».
Le journal remarque qu’« en ce qui concerne la consommation de cannabis, cette dernière est plus tardive que pour la tranche d’âge étudiée », puis observe que « pour le tabac, la baisse de la consommation coïncide avec la hausse importante des prix ».

« Une Californienne accouche de huit bébés »
Le Parisien, Le Figaro
Le Parisien indique sur son site Internet qu’« une femme a mis au monde, lundi, en Californie, huit bébés. Six garçons et deux filles. Tous sont dans un état «stable», a indiqué l’équipe médicale ayant réalisé l’accouchement ».
Le journal précise que « les huit bébés, dont la mère veut rester anonyme, sont nés par césarienne dans un hôpital de Bellflower, à une trentaine de kilomètres de Los Angeles.
L’établissement a mobilisé 46 membres de son personnel et quatre salles d’accouchement pour l’occasion ».
Le quotidien note que le Dr Karen Maples, gynécologue-obstétricienne de l’hôpital, « a indiqué que les bébés étaient prématurés de 9 semaines et demie et pesaient entre 820 grammes et 1,54 kg. Seuls sept d’entre eux avaient été décelés à l’échographie, et l’arrivée du huitième a été un «choc», selon la praticienne ».
Le Parisien ajoute que « selon le chef de l’unité de néonatologie de l’hôpital [le Dr Mandhir Gupta], «tous les enfants (…) sont à l’heure actuelle dans une unité de soins intensifs, et tous sont dans un état stable. Deux d’entre eux sont sous respirateur artificiel et un troisième a lui aussi besoin d’oxygène» ».
Le journal relève que « le groupe hospitalier a indiqué qu’il s’agissait de la deuxième naissance d’octuplés vivants dans les annales de la médecine aux Etats-Unis ».
Le Figaro aborde également cette naissance, notant que « les médecins se sont refusés à tout commentaire sur les antécédents de la mère, que ce soient ses éventuels précédents accouchements ou un traitement contre l’infertilité ».

28 01 09

« La nouvelle pilule anti-obésité inquiète »
Le Parisien
Le Parisien revient sur ce « médicament contre le surpoids [qui] va être vendu normalement dès le mois de mai sans ordonnance dans les pharmacies ».
Le journal observe qu’« en quelques jours, Alli […] est devenu le sujet de prédilection des forums sur Internet, concentrant tous les espoirs de ceux qui veulent maigrir à tout prix. Sauf que ce médicament, numéro 3 des ventes d’automédication aux USA, n’est indiqué que pour les personnes en grand surpoids ou obèses », indique le quotidien.
Le Parisien ajoute néanmoins : « Quand on sait la folie dont sont capables les femmes qui veulent perdre quelques kilos à l’approche de l’été, on imagine aisément comment la potentielle utilisation détournée d’Alli peut les faire rêver ! ».
Le quotidien relève que « l’association Allegro fortissimo, qui regroupe des personnes de forte corpulence dont la plupart ont déjà pris ce médicament sous sa forme initiale, s’en inquiète. Hier, elle a adressé un courrier à la ministre de la Santé pour demander l’interdiction de la vente libre de ce médicament ».
Le journal livre en outre les propos de Michel Krempf, nutritionniste-endocrinologue au CHU de Nantes, qui déclare que pour ceux qui souhaitent perdre un peu de poids, « des repas équilibrés associés à une chasse au sucre et au gras et à une activité sportive marcheront toujours dix fois mieux ! ».
Le praticien indique qu’« Alli doit obligatoirement venir en appui d’un régime appauvri en graisses, mais ne fera en aucun cas le boulot tout seul ! Sinon soit le médicament ne marchera pas, soit il aura un effet digestif pas très agréable… ».

Des patchs à la nicotine contre Alzheimer ?
Le Nouvel Observateur, numéro 2307
Le Nouvel Observateur s’intéresse à un « constat [qui] a longtemps fait l’objet d’une sorte d’omerta ».
Le magazine relève en effet que « les études épidémiologiques, mesurant les effets désastreux du tabac, laissaient apparaître un insolite bénéfice : statistiquement, les fumeurs semblaient mieux protégés contre les maladies neurodégénératives, comme l’Alzheimer ou le Parkinson ».
« Or cela faisait désordre et risquait de brouiller le message anti-cigarettes », note l’hebdomadaire.
Le Nouvel Observateur indique pourtant que « dès 1999, au nom de l’Assistance publique, le Pr Pierre Cesaro et le Dr Gabriel Villafane (service de neurologie, CHU Henri-Mondor de Créteil) déposaient une discrète demande de brevet revendiquant l’«utilisation de la nicotine à l’état pur comme médicament pour les maladies neurodégénératives» ».
Le Dr Villafane précise : « Les patchs nicotiniques sont conçus – et partiellement remboursés – pour un usage transitoire. Il ne nous est pas permis de les prescrire pour une autre indication, surtout pas indéfiniment ! ».
Le magazine constate ainsi qu’« au CHU de Créteil, l’application de patchs jusque-là réservés aux fumeurs en sevrage apaise les patients souffrant de maladies neurodégénératives ».
« Après 4 mois de patchs à haute dose, les parkinsoniens constatent une rémission à 50% de leurs symptômes. […] Crampes des membres inférieurs (dystonie), dyskinésie (mouvements involontaires), tremblements caractéristiques… tout s’atténue », observe l’hebdomadaire.
Le Nouvel Observateur ajoute que « non seulement la progression de la maladie est enrayée, mais la poursuite de la cure nicotinique permet de basculer peu à peu de l’ancien et classique traitement antiparkinsonien à la L-dopa (1 200 euros par mois) jusqu’à la seule nicotine (200 euros par mois) ».

29 01 09

« Manger moins pour améliorer sa mémoire »
Le Figaro
Le Figaro note en effet qu’« une étude importante publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences montre sans ambiguïté qu’un régime hypocalorique améliore les fonctions cognitives des humains ».
Le quotidien explique que « cette étude menée par des chercheurs de l’université de Munster (Allemagne) a consisté à recruter 50 hommes et femmes en surpoids de plus de 60 ans (ils avaient un indice de masse corporelle de 28) ».
Le journal relève que « 20 d’entre eux ont simplement réduit de 30 % leur apport calorique quotidien, mais en gardant un menu équilibré en glucides, lipides et protéines. Vingt autres ont conservé le même régime mais agrémenté de suppléments en acides gras insaturés ».
« Les 10 autres personnes ont continué à manger les mêmes quantités de nourriture », poursuit Le Figaro.
Le quotidien explique qu’« avant et après 3 mois de ce régime, les chercheurs ont fait passer un test pour évaluer les performances de la mémoire de ces cobayes », et relève que « les personnes du premier groupe ont amélioré leur score de mémoire de base de plus de 20 % après le régime alimentaire ».
Le journal cite toutefois Laura Dugan (université de San Diego, Californie), qui souligne que « pour intéressant que soit ce résultat, il ne faut pas oublier que «les participants de l’essai étaient tous en surpoids. Or l’apnée du sommeil des obèses modifie les capacités cognitives comme la mémoire» ».

30 01 09

Alzheimer : « La musicothérapie améliore la vie du malade »
Libération
Libération publie sur son site Internet un entretien avec Dominique Bertrand, musicien et formateur au Centre international de musicothérapie, à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), qui « explique les bienfaits de cette forme de thérapie sur certaines maladies, dont celle d’Alzheimer ».
Le musicien note que « l’intérêt pour cette maladie date de 7 ou 8 ans », et explique : « La musicothérapie dans le cadre d’Alzheimer va contribuer à améliorer la vie du malade. La chanson est très utilisée dans ce cas. Elle permet de faire travailler le souffle et la mémoire et de maintenir une activité. Les ateliers consistent souvent en l’écoute d’une musique qui correspond à l’âge du malade pour susciter des souvenirs et vaincre l’isolement ».
Dominique Bertrand observe par ailleurs que « plusieurs écoles se sont formées notamment au travers de cursus universitaires. Il y a des recherches en cours mais il n’y a rien d’officiel car le statut de musicothérapeute n’est pas reconnu par un diplôme d’Etat ».
« A partir du moment où l’on commence à avoir des résultats, on devrait être reconnu », estime le musicien.

Le plaisir sur ordonnance ?
Sciences et Avenir, numéro 744
Sciences et Avenir consacre un dossier au « plaisir sur ordonnance », notant qu’« un médicament qui stimule la libido féminine pourrait être sur le marché dès cette année ».
Une « révolution [qui] suscite déjà la polémique », observe le magazine.
Le mensuel constate ainsi que « la flibansérine, du laboratoire Boehringer Ingelheim, pourrait bien s’inscrire dans l’histoire de la pharmacopée comme le premier stimulant du désir sexuel féminin ».
« Des tests sont menés actuellement sur 5 000 femmes aux Etats-Unis, en Europe et au Canada. Si les résultats annoncés pour le courant de l’année sont satisfaisants, la mise sur le marché pourrait survenir dans la foulée », poursuit Sciences et Avenir.
Le magazine ajoute que « pas moins d’une dizaine de molécules sont en expérimentation en Europe ou aux Etats-Unis » pour traiter cette « nouvelle pathologie baptisée «hypoactive sexual desire disorder» – trouble du désir sexuel hypoactif », et parle de « quête de la poule aux oeufs d’or ».
Le mensuel remarque toutefois qu’en matière de désir, « la «normalité» relève de la subjectivité », et relève que « ce stimulateur de libido a bien failli connaître un tout autre destin. Boehringer l’a d’abord testé au cours des années 1990 contre la dépression ».
« Une clarification s’impose », estime Sciences et Avenir, qui craint les « mauvaises surprises ».
Le magazine se penche sur l’entreprise américaine Palatin Technologies, qui « attendait des miracles de la brémélanotide, une molécule reproduisant l’action de la mélanocortine, hormone impliquée, notamment, dans le désir sexuel. […] Hélas ! les effets secondaires cardio-vasculaires – hypertension principalement – observés ont anéanti les espoirs de Palatin Technologies ».
Sciences et Avenir note en outre qu’« une question lancinante s’impose, divisant la communauté médicale : les problèmes sexuels féminins relèvent-ils vraiment d’une approche pharmacologique ? ».
Le mensuel livre notamment les propos du Dr Michèle Pujos-Gautraud, sexologue à Saint-Emilion (Gironde), qui déclare que « les causes des problèmes sexuels sont multiples, très souvent dus à des difficultés de communication, des mésententes, ou encore une ignorance du fonctionnement de son propre corps ou de celui de son partenaire.
Le magazine souligne que « dans la plupart des cas, cela se règle avec des thérapies personnelles ou de couple. Pourtant, cette praticienne verrait plutôt d’un bon oeil l’arrivée de molécules stimulant le désir. Ne serait-ce que pour débloquer une situation ».
Sciences et Avenir livre par ailleurs une interview de Boris Cyrulnik, qui remarque que « le désir est autant biologique que psychologique ».
Le mensuel observe enfin que « dans leur quête de molécules capables de générer d’énormes profits, les industriels de la pharmacie iraient parfois jusqu’à inventer des pseudo-maladies ».

« L’hormone du maternage »
La Recherche, numéro 426
La Recherche indique sur quelques lignes que « la vasopressine pourrait être la principale hormone favorisant l’attachement de la mère à son nouveau-né ».
Le magazine explique qu’« une étude chez le rat montre que la vasopressine est un meilleur régulateur des comportements de maternage que l’ocytocine, que l’on croyait reine en la matière ».
« Le blocage de la sécrétion naturelle de vasopressine diminue ces comportements, l’injection de vasopressine les augmente, dans les deux cas plus intensément que ne le fait l’ocytocine », poursuit le mensuel. (Bosch OJ, Neumann ID, PNAS, doi/10.1073/pnas.08 07 41 21 05)

Revue de presse Mars 2008

Revue de presse Mars 2008


Source Mediscoop

03 03 08
« Les espoirs de la stimulation cérébrale profonde »
Le Figaro
Le Figaro indique dans un article que la stimulation cérébrale profonde, « utilisée contre la maladie de Parkinson et certains troubles psychiatriques, va être améliorée grâce à un atlas du cerveau en trois dimensions ».
Le journal aborde la nouvelle campagne d’appel aux dons, Neurodon, qui aura lieu du 10 au 16 mars prochain, notant que la Fédération pour la recherche sur le cerveau « a choisi cette année de mettre l’accent sur la stimulation cérébrale profonde, pour laquelle les Français sont des leaders incontestés ».
Le quotidien remarque que « mise au point dès la fin des années 1990 par une équipe française, celle du Pr Alim Louis Benabid et du Pr Polak à Grenoble, cette technique a totalement transformé la prise en charge de certains patients atteints de maladie de Parkinson ».
« Avec aujourd’hui une extension mesurée des applications de cette technique à certains troubles obsessionnels compulsifs et certains tics (maladie de Gilles de la Tourette) ainsi que dans le domaine de la neurochirurgie », poursuit Le Figaro.
Le journal rappelle avec un schéma en quoi consiste la technique, et se penche sur « l’importance de disposer de cartes d’une extrême précision des centres nerveux concernés ».
Le Figaro explique que la FRC « a financé les travaux d’une équipe de l’Inserm dirigée par le Dr Jérôme Yelnik, directeur de recherche à la Salpêtrière. Son équipe (en partenariat avec le CNRS et l’Inria), a réussi à réaliser une carte du cerveau en trois dimensions, permettant de reconstituer la structure tridimensionnelle des «noyaux cérébraux de la base» ».
Le quotidien cite le Dr Étienne Hirsch, président du conseil scientifique de la Fédération, qui précise que grâce à ce « Google Earth du cerveau, il est désormais possible de zoomer et de savoir avec une extrême précision où implanter les électrodes ».
Le Figaro cite cependant la FRC, qui relève que « si les Français sont particulièrement intéressés par les progrès de la recherche sur le cerveau, seul un tiers d’entre eux s’estime suffisamment informé dans ce domaine ».
Le journal se penche par ailleurs sur une « neurochirurgie du futur », qui consiste à « opérer le cerveau d’un patient éveillé grâce à la stimulation peropératoire ».

Vers une « épidémie » de cocaïne ?
Le Monde
Le Monde observe que « devenue moins chère, la cocaïne se « démocratise » ».
Le journal note ainsi qu’« autrefois drogue de la jet-set, la cocaïne bénéficie d’un véritable effet de mode, au point que des spécialistes évoquent désormais une épidémie ».
« Le phénomène, devant lequel les pouvoirs publics confessent une certaine impuissance, inquiète la police et les autorités sanitaires », poursuit le quotidien.
Le Monde cite notamment Etienne Apaire, président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, qui déclare que « c’est le tsunami de demain. […] La cocaïne devient la drogue de M. Tout-le-Monde ».
Le quotidien observe que « plus d’un million de Français en auraient déjà consommé au moins une fois, soit 2,6 % des 15-64 ans en 2005, selon les derniers chiffres disponibles ».
Le Monde ajoute que « l’usage occasionnel de la cocaïne se répand dans toutes les couches sociales et touche de plus en plus les employés, les salariés et les jeunes »
Laurent Karila, psychiatre à l’hôpital Paul-Brousse, indique que « le problème vient quand les usagers s’installent dans la consommation. Les consommateurs s’accrochent vite à son effet « high », euphorique, stimulant, et le recherchent de nouveau. C’est sournoisement que s’installe une consommation moins récréative : les gens commencent à acheter seuls, et ils consomment seuls ».
Le journal note que « les usagers s’adressent de plus en plus aux médecins pour une consommation spécifique de cocaïne, un phénomène qui n’existait pas il y a 5 ans. Or le système de soins est démuni face à ce stupéfiant, pour lequel il n’existe pas de traitement de substitution ».

04 03 08

« Les traumatismes à retardement de l’avortement »
Le Figaro
Le Figaro consacre un article à l’association Agapa, à Paris, un « lieu d’écoute » où « des femmes viennent confier ce qui est parfois le traumatisme de toute une vie : leur avortement ».
Le journal observe que « les accompagnements effectués par l’équipe bénévole ont augmenté de 20 % entre 2006 et 2007, et plusieurs antennes de l’association viennent de s’ouvrir en province ».
Le quotidien remarque que « pour ces accompagnants d’expérience, le constat est général : «Si à un moment de leur existence les femmes choisissent en toute conscience d’avorter, très souvent la détresse surgit bien après, comme une bombe à retardement» ».
Le Figaro cite notamment la psychiatre Sophie-Mathilde Tauss, qui « affirme que 30 à 50 % de ses patientes qui ont «refoulé ce vécu» ont à revivre tôt ou tard cette épreuve «avec une grande violence» car «même décidé, l’avortement n’est jamais un acte banal» ».

« Obésité : l’étude qui accuse la télévision »
Le Figaro
Catherine Petitnicolas observe en effet dans Le Figaro que selon une étude nord-américaine, publiée dans les Archives de pédiatrie (JAMA), « réduire le temps passé devant l’écran permet de diminuer le surpoids chez des enfants de 4 à 7 ans ».
La journaliste explique que « Leonard Epstein et son équipe de Buffalo, de l’université de l’État de New York, ont mené une expérimentation durant 2 ans sur 70 kids de 4 à 7 ans déjà en surpoids qui «consommaient» de la télévision ou se plongeaient dans un jeu vidéo au moins 14 heures par semaine à la maison ».
« Ils ont proposé à leur famille de mettre en place un appareil de surveillance destiné à réduire l’accès à l’écran avec un code d’accès électronique pour chaque personne du foyer. Les chercheurs ont séparé les enfants en deux groupes, l’un sans aucune limite, l’autre avec une diminution progressive de l’exposition, leur code d’accès leur interdisant de la dépasser », poursuit Catherine Petitnicolas.
La journaliste note qu’« à l’issue de ces 2 ans de suivi, les bambins astreints à cette «diète» ont réussi à réduire leur temps passé devant l’écran de 17,5 heures par semaine contre seulement 5,2 heures de réduction pour le groupe contrôle. Et dans le même temps, le poids ou plus précisément l’indice de masse corporelle des bambins sevrés de télé a considérablement chuté contrairement à celui des gavés d’écran ».
« Des changements imputables plus à une diminution des apports énergétiques qu’à une augmentation de l’activité physique », précise Catherine Petitnicolas.
La journaliste cite les auteurs de l’étude, qui remarquent que « le fait d’avoir recours à un tel système permet de donner aux enfants le contrôle sur le moment où ils vont regarder la télévision plutôt que la classique injonction parentale “Pas de télé tant que le travail n’est pas terminé ”».
Dans un éditorial, Steven Gortmaker, de l’École de santé publique de Harvard à Boston, parle de « stratégie innovante dont les parents et les éducateurs devraient s’inspirer pour limiter la durée de cette addiction chez les enfants et les adolescents ».

05 03 08

« Alerte au cannabis dans les collèges »
Le Parisien
C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une, en gros caractères.
Le journal constate en effet que « 300 000 collégiens âgés de 12 à 15 ans ont déjà fumé un joint et nombre d’entre eux s’approvisionnent dans leur établissement scolaire ».
Le quotidien consacre une double page au sujet, relevant que « la consommation de haschisch est en plein boom chez les collégiens », et que « les pouvoirs publics veulent tenter d’enrayer le phénomène ».
Le Parisien indique que « dans un livre à paraître le mois prochain et intitulé «Stop au tabac et au cannabis !» (Ed. Odile Jacob), le tabacologue Gilbert Lagrue tire la sonnette d’alarme sur un phénomène qu’il juge «exponentiel» ».
Le journal cite ainsi ce spécialiste, qui note que « depuis que le tabac a été ringardisé avec les campagnes d’information sur ses dangers, les jeunes, qui ont toujours besoin d’une transgression, se sont tournés vers le cannabis. La première cigarette est fumée en moyenne à 12 ans. La première consommation de cannabis arrive 1 an à 18 mois après. Plus le premier joint est précoce, plus le risque de dépendance est important ».
Le quotidien remarque que « face à ce tableau noir, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie s’apprête à présenter son plan d’attaque, visant notamment à sensibiliser les parents qui ont parfois tendance à fermer les yeux ».
Le Parisien publie un entretien avec le président de la Mildt, Etienne Apaire, qui déclare, entre autres : « Il faut expliquer les dangers de la drogue non pas seulement aux enfants mais aussi à leurs parents, qui ne savent rien sur la question ».

Les Français ont « une peur croissante de la maladie d’Alzheimer »
La Croix, Pèlerin
La Croix relaie un sondage TNS-Sofres effectué pour le magasine Pèlerin, à l’occasion du 9ème Neurodon, du 10 au 16 mars prochain.
Le quotidien remarque ainsi que « 54 % des Français ont une peur croissante de la maladie d’Alzheimer pour eux-mêmes ou pour leurs proches, contre 41 % en 2007 ».
Le journal note que « le cancer reste la plus redoutée des maladies pour soi ou ses proches, aux yeux de 72 % des personnes interrogées, contre 78 % en 2001 ».
La Croix précise que « le total des pourcentages est supérieur à 100, les personnes pouvant donner plusieurs réponses ».

06 03 08

« Des bébés vont consulter leur «psy» »
Le Figaro
Le Figaro s’intéresse à l’unité de pédopsychiatrie de la maternité de la clinique Monplaisir à Lyon, qui « accueille des petits souffrant de troubles du sommeil, du comportement alimentaire ou de la relation avec leur mère ».
« Les premiers résultats sont encourageants », observe le journal.
Le quotidien note que « si, de prime abord, la démarche peut sembler excessive eu égard au très jeune âge des petits patients, elle est loin d’être superflue ».
Le Figaro remarque qu’« un bébé qui dort très mal, qui refuse de s’alimenter, qui pleure souvent ou qui présente des troubles majeurs de la relation est d’abord un petit être en souffrance. En outre ces symptômes déstabilisent gravement la mère et perturbent l’atmosphère de la cellule familiale ».
Le journal se penche notamment sur les « troubles de la relation mère-enfant », relevant que « les jeunes femmes ont beaucoup de mal à tenir dans leurs bras un bébé raide comme un bout de bois ou au contraire poupée de chiffon. Elles ont peur de le faire tomber et ne savent pas vraiment s’il a faim d’autant qu’il pleure beaucoup ou se met, au contraire, très en retrait ».
Le quotidien aborde en outre les troubles alimentaires, notant que « le plus souvent le nourrisson souffre d’une anorexie avérée nécessitant parfois son placement en réanimation. Une femme, dont le bébé ne mange pas, vit cette épreuve comme un échec particulièrement blessant ».
Le Figaro cite la pédopsychiatre Marie Titeca, qui indique qu’au terme d’une prise en charge qui dure entre 1 et 6 mois, « l’état des petits malades s’améliore considérablement ».

07 03 08

« Une machine qui devine ce que voit le cerveau »
Le Figaro
Jean-Michel Bader indique dans Le Figaro que, selon un article paru dans Nature, « des chercheurs de l’université de Berkeley (en Californie) ont mis au point un décodeur expérimental d’images visionnées par le cerveau, qualifié par eux de «révolutionnaire». Il s’agit d’une machine d’IRM couplée à un enregistreur et à un système informatique sophistiqué ».
Le journaliste précise que « la machine ne lit pas les pensées. […] Elle décode les particularités de l’activité des zones visuelles du cortex cérébral, lorsque le cerveau voit une image particulière ».
Jean-Michel Bader cite l’auteur principal de ces travaux, Jack Gallant, qui indique que « ce décodeur visuel serait un atout scientifique décisif. Par exemple, nous pourrions l’utiliser pour trouver les différences dans les perceptions visuelles des individus, étudier les procédés mentaux comme l’attention, et peut-être même connaître le contenu visuel de phénomènes purement mentaux comme les rêves, ou l’imagination ».
Le chercheur ajoute que « le fantasme de la lecture des pensées est purement et simplement de la science-fiction, car la machine ne peut “lire” que des images visuelles, pas des processus mentaux. Mais nous devons nous garder, dans 30 ou 50 ans, des garde-fous éthiques à ces intrusions dans la vie privée ».

La mode est à la « Wii-thérapie »
Courrier International numéro 905
Courrier International note en bref que « la console de jeu Wii pimente le travail des patients dans un nombre croissant de centres de rééducation, au Canada, aux Etats-Unis ou en Allemagne ».
Le magazine observe ainsi que « les simulations sportives rompent la monotonie des exercices de musculation ou de coordination ».
L’hebdomadaire cite Ben Rucks, directeur du service de rééducation au Riley Hospital, dans le Mississippi, qui remarque que « la Wii sollicite tout le corps, l’équilibre et la coordination des mains et des yeux. C’est un outil idéal pour les victimes d’infarctus ».
Courrier International relève de plus qu’à l’hôpital de Herrin, dans l’Illinois, « on note que l’adversaire virtuel crée une émulation qui absorbe le patient et lui fait oublier l’aspect fastidieux et souvent douloureux du travail ».

« Les grands prématurés gardent longtemps des séquelles »
Le Parisien, Libération
Le Parisien se penche sur une « première » en France, indiquant que « pendant 10 ans, l’unité Inserm 149 a suivi près de 2 000 enfants nés grands prématurés ».
« Le résultat de ses travaux, présentés demain dans l’éminente revue The Lancet, est inquiétant », observe le journal.
Le quotidien note ainsi que selon cette enquête nommée Epipage (étude épidémiologique sur les petits âges gestationnels), « à l’âge de 5 ans, 40 % de ces grands prématurés gardent des séquelles. Des troubles moteurs, sensoriels ou cognitifs, qui les empêchent de marcher seuls ou qui les exposent à des troubles d’apprentissage lors de leur scolarisation (32 % ont un QI inférieur à la normale, à moins de 85, et 12 % sont à moins de 70) ».
Le Parisien ajoute qu’« un tiers de ces anciens grands prématurés requiert encore à 5 ans une prise en charge médicale ou paramédicale spécifique, au moins deux fois plus que pour des enfants nés à terme ».
Le journal rappelle qu’« en France, 10 000 grands prématurés naissent chaque année avant 33 semaines de grossesse. […] Leur nombre ne cesse d’augmenter ».
Le quotidien précise que cette étude « souligne également que plus l’enfant naît tôt, plus les séquelles sont importantes. Chaque semaine de grossesse en plus permet de réduire le risque de déficience ».
Le Parisien note ainsi que « les bébés nés à 24-26 semaines de grossesse sont 18 % à présenter une paralysie cérébrale à 5 ans et à ne pas pouvoir marcher seuls, contre 12 % de ceux nés à 29 semaines et 4 % de ceux nés à 32 semaines ».
Le journal cite Béatrice Larroque, qui a coordonné cette enquête, qui remarque que « si la plupart des services de réanimation proposent un suivi des enfants, ils ne sont pas effectivement tous suivis. Prévenir les troubles d’apprentissage va donc représenter un réel défi pour la médecine périnatale actuelle ».
Libération aborde également cette étude portant sur « la grande inquiétude qui court dans les services de néonatalogie : réanimer, certes, les grands prématurés, mais pour quelle vie à venir, avec quels handicaps éventuels ? ».
« Une question d’autant plus redoutable que certains services de réanimation se sont lancés dans des courses à l’exploit », observe le journal.
Le quotidien cite aussi l’épidémiologiste Béatrice Larroque, qui indique que « quelle que soit la situation clinique de l’enfant à la naissance, et quelles que soient aussi les raisons de cette prématurité, le principal facteur de risque est lié à l’ampleur de cette prématurité ».

Plus un placebo est cher, plus il serait efficace
Le Monde
Le Monde aborde la « conclusion déroutante à laquelle parvient une étude » publiée dans le JAMA.
Le journal relaie en effet ce travail mené par une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology, qui a recruté « 82 volontaires pour tester un nouvel analgésique aux caractéristiques proches de la codéine. En réalité, un placebo ».
Le Monde explique que « les participants sont divisés en deux groupes : les plus chanceux se voient remettre une pilule à 2,50 dollars, les moins heureux le même cachet, présenté en réduction à 0,10 dollar. Tous ont en revanche la joie de subir des séries de décharges électriques pouvant aller jusqu’à 80 volts ».
Le quotidien poursuit : « Les participants sont invités à quantifier leur peine. Résultat, 85 % des bénévoles du groupe ayant ingurgité la pilule à 2,50 dollars notent une réduction de la douleur, contre seulement 61 % pour ceux qui ont avalé le médicament en promotion ».
Le Monde cite Dan Ariely, docteur en économie comportementale, qui a dirigé l’étude, qui précise que « le prix n’est qu’une des variables du marché, au même titre que l’emballage ou la marque, qui peuvent accentuer l’effet placebo ».
Dan Ariely note que « pour la pilule à 0,10 dollar, c’est davantage le fait qu’elle soit en promotion que son prix qui a influencé les participants ».
Le quotidien cite Jean-François Bergmann, spécialiste de thérapeutique à l’hôpital Lariboisière, à Paris, qui remarque lui aussi que « la façon dont un médicament est donné participe pleinement à l’effet pharmacologique. Il doit l’être avec conviction ».
Le Monde observe que « l’étude ouvre dans tous les cas de nombreuses perspectives », notamment en ce qui concerne les génériques et « la mauvaise perception dont ils souffrent ».

10 03 08

« Les régimes, ça suffit ! »
Le Parisien
Le Parisien observe sur une page que « le retour des beaux jours signe aussi celui des régimes déclinés à toutes les sauces », mais note que le psychiatre Gérard Apfeldorfer « dénonce dans un livre les dérives de ces cures d’amincissement ».
Le journal retient en effet que « se nourrir, explique le cofondateur du Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (Gros) dans «Mangez en paix !» (chez Odile Jacob), ce n’est pas seulement remplir son estomac. S’alimenter revêt un tas d’autres fonctions – symboliques, sociales… – bénéfiques pour la santé et le moral ».
Le Parisien cite le psychiatre, qui indique notamment : « Notre corps est bien fait. Il sait ce dont il a besoin. S’il est carencé en vitamine B6, vous aurez envie de céréales. On a cette capacité à aller vers les bons aliments. Le problème c’est que les régimes dérèglent cette belle machine et qu’on n’arrive plus à reconnaître les signaux qu’elle nous envoie ».
« Les restrictions alimentaires font naître en nous de la culpabilité et des frustrations, et donc des désirs incontrôlés pour tel ou tel aliment. […] Le meilleur moyen de maigrir définitivement est de manger ce qui nous fait plaisir, même des frites bien grasses si on en a envie ! », continue Gérard Apfeldorfer.
Le Parisien relève par ailleurs que « certes, la plupart des régimes font perdre des kilos… mais uniquement sur le court terme. A plus longue échéance, toutes les études scientifiques – quelle que soit la diète – ont montré que se serrer la ceinture est inefficace ».
Le quotidien ajoute que « le psychiatre s’insurge contre les régimes amaigrissants, mais aussi contre tous les messages sanitaires liés à l’alimentation et qui diabolisent certains produits censés provoquer des maladies comme le cancer ».
Gérard Apfeldorfer déclare ainsi qu’« avaler une tablette de chocolat pour se détendre après une dure journée participe d’un bon équilibre psychique. […] Si l’on a un rapport sain à la nourriture, cet excès s’élimine naturellement avec un repas du soir plus léger ».

La huitième campagne du Neurodon est lancée
La Croix
La Croix indique en effet qu’« à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche se déroule la campagne annuelle du Neurodon, organisée par la Fédération pour la recherche sur le cerveau ».
Le journal rappelle à ses lecteurs que « l’objectif est de collecter des fonds en faveur de la recherche sur le cerveau, portant sur les principales maladies neurologiques, comme les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, ou encore les scléroses en plaques, les accidents vasculaires cérébraux et l’épilepsie ».
Le quotidien précise que le thème principal cette année portera sur la stimulation cérébrale.
La Croix rappelle que « l’an dernier, le Neurodon avait permis de recueillir un peu plus de 2 millions d’euros ».

« Les bienfaits visibles des gratouillis »
Sciences et Avenir numéro 733
Sciences et Avenir consacre un article à une expérience sur les « bienfaits visibles des gratouillis », menée par Gil Yosipovitch et ses collègues de l’université Wake Forest, à Winston-Salem (Caroline du Nord, Etats-Unis), et relatée dans le Journal of Investigative Dermatology.
Le mensuel explique que « 13 volontaires ont été placés dans un appareil d’imagerie par résonance magnétique nucléaire. Pendant que la machine fonctionnait, un des chercheurs, armé d’une petite brosse, grattait le bas de la jambe du sujet durant trente secondes, faisait une pause d’un temps équivalent et réitérait l’opération. Le tout durant 5 minutes. ».
Le magazine note que « les résultats mettent en lumière les zones du cerveau qui s’inactivent et celles qui redoublent d’intensité durant le gratouillis ».
Sciences et Avenir observe que « l’effet le plus significatif est la baisse d’activité dans la région du cortex cingulé, une aire associée aux expériences sensorielles désagréables, notamment la douleur. Plus le grattage est intense, plus cette zone voit son activité réduite ».
Le mensuel remarque que « pour les chercheurs, c’est la preuve que les démangeaisons ou des affections comme l’eczéma ou le prurit peuvent être soulagées par le grattage (mais cela peut endommager la peau) ».
Sciences et Avenir indique que « l’équipe envisage de s’intéresser à des patients souffrant de ces affections afin de mieux jauger les éventuels effets bénéfiques du gratouillis ».

11 03 08

« De plus en plus de salariés souffrent de la mode du sans cloisons » dans les bureaux
Libération
Libération remarque que « les salariés sont de plus en plus nombreux à bosser dans de grands bureaux pleins à craquer. Et 60 % d’entre eux seraient au bord de la crise de nerfs, selon le Journal du Net ».
Le quotidien, qui titre son article « Open space, open stress », livre notamment le témoignage de Pierre, 30 ans, qui « a travaillé pendant un an dans un bureau de 100 personnes ».
Le jeune homme déclare ainsi : « Les premiers jours, c’était le rêve. Une impression que tout est possible, que les chefs sont accessibles, que ça bouillonne ».
Un mois plus tard : « Tout le monde surveillait tout le monde. Impossible de surfer sur le Net sans que le collègue de derrière n’ait les yeux rivés sur mon ordinateur. Ni de téléphoner sans la désagréable impression d’être en permanence sur écoute ».
Libération cite la sociologue Thérèse Evette, qui remarque que « l’open space est devenu une doctrine que personne ne remet en question. Il faut ouvrir les espaces, pour plus de communication et donc d’efficacité. Or la qualité et la productivité de ces échanges restent à mesurer ».
Le quotidien observe que « conscients du mal-être des salariés, les experts continuent de plancher. Et inventent des prototypes destinés à être implantés dans les open space. Le must en la matière, c’est la digital yurt. En gros, il s’agit d’un petit cocon à moitié fermé doté d’un canapé en demi-cercle, le tout baigné d’une lumière jaune tamisée ».
« Tout un programme », remarque Libération.

« Maintenant, son ADN sur le Net »
Le Parisien
Le Parisien remarque que « parler de soi est devenu le sport préféré des internautes ».
« Vous avez envie de savoir si vous avez des gènes en commun avec vos amis ? De les comparer avec les membres de votre famille ? Certaines personnalités historiques ? Mais aussi de connaître les éventuelles maladies génétiques dont vous êtes porteur ? », poursuit le journal.
Le quotidien indique que « le site Web 23andMe est pour vous, à condition que vous ayez 1 000 $ à dépenser et que vous n’ayez pas peur des résultats… ».
Le Parisien explique en effet que « 23andMe vient d’être ouvert aux clients français. Ainsi baptisé en référence aux 23 chromosomes qui constituent la carte d’identité génétique de chaque être humain, […] le site propose d’analyser votre génome et d’inscrire ces données sur une page Web perso, consultable à distance, et surtout comparable et partageable avec vos amis ».
Le journal note que « dans l’Hexagone, ces tests génétiques sans justification médicale sont interdits par la loi de bioéthique. […] Mais rien n’empêche les Français qui le désirent de s’offrir les services de cette entreprise basée dans la Silicon Valley, en Californie ».
Le quotidien remarque cependant que « certains scientifiques s’interrogent sur l’impact psychologique d’une annonce [d’une éventuelle susceptibilité à des maladies] effectuée sans aucun accompagnement médical ».
Le Parisien livre l’avis du généticien Axel Kahn, qui estime qu’il s’agit de « narcissisme qui flirte avec le racisme », imaginant l’étape suivante : « un site de rencontres basé sur la carte génétique », tandis que le blogueur Loïc Lemeur « attend avec impatience [ses] résultats ».

« Un Français sur deux en panne de sommeil »
Le Figaro, L’Humanité
Le Figaro note en bref que « près d’un jeune Français sur deux, âgé de 25 à 45 ans, se plaint de ne pas dormir assez, selon une enquête rendue publique hier à quelques jours de la Journée nationale du sommeil ».
Le journal relève que « le travail est cité comme première cause d’insomnie (53 %), suivi des difficultés psychologiques (40 %) ».
Le quotidien observe que « les mauvais dormeurs perdent 40 min par rapport à ceux qui ont un temps de repos suffisant (6 H 41 au lieu de 7 H 21) ».
Le Figaro indique enfin que « 13 % des Français prennent des psychotropes, des tisanes ou de l’homéopathie pour tomber dans les bras de Morphée ».
L’Humanité relaie aussi cette étude de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé.
Le journal précise qu’après le travail et les difficultés psychologiques, les autres causes d’insomnie sont les « enfants (27 %), les loisirs (21 %) et le temps de transport (17 %) ».

12 03 08

« Pour certains, le travail est devenu une souffrance »
La Croix
La Croix fait savoir que « le gouvernement reçoit aujourd’hui un rapport sur le stress au travail ».
Le journal en profite pour livrer le témoignage de la psychologue Marie Pezé, qui « dans sa consultation spécialisée, à Nanterre, a vu le phénomène s’aggraver depuis 10 ans ».
Marie Pezé remarque notamment : « Quand quelqu’un est en pleine détresse dans son travail, parfois, la seule chose à faire, c’est de le retirer de cet environnement professionnel. C’est difficile parce que beaucoup vivent cela comme une injustice mais, en restant, ces salariés mettraient leur santé en danger ».
La psychologue ajoute que « ce sont souvent les gens les plus investis dans leur métier que l’on retrouve en souffrance quand leur vie professionnelle ne va plus. C’est quand même un signe qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans le monde du travail ».

13 03 08

« Le fléau du stress au travail »
Le Parisien, Le Figaro économie, Libération, L’Humanité, La Tribune, Les Echos, Le Nouvel Observateur numéro 2262
Le Parisien observe sur une page que « le ministre du Travail, Xavier Bertrand, veut lancer une enquête nationale sur l’ampleur du stress dans les entreprises », reprenant ainsi « l’une des recommandations du rapport d’experts qui lui a été remis hier ».
Le journal remarque que « la France partage avec les Etats-Unis le triste privilège d’être l’un des pays au monde où le stress au travail fait le plus de ravages ».
Le Parisien relève que « le phénomène y est même devenu un enjeu crucial de santé publique depuis l’épidémie de suicides qui a touché des entreprises aussi différentes que Renault, PSA, IBM, la banque HSBC ou la Poste ».
Le journal note que « les symptômes sont connus mais les causes de la grande déprime des salariés [sont] plus difficiles à expliquer. On retrouve en toile de fond la course à la productivité, les pressions de l’encadrement, les restructurations ou les accidents de carrière ».
Le quotidien cite Jean-Claude Delgenes, expert en prévention des risques, qui observe que « les médecins du travail ne sont pas formés et les entreprises ne savent pas comment affronter un tel phénomène ».
« D’où l’idée […] d’une grande enquête nationale menée chaque année par l’Insee », pour « identifier, d’ici à 2009, les secteurs les plus touchés de façon à y rendre obligatoire la tenue de négociations sur la détection et la prévention du stress », poursuit Le Parisien.
Les Echos abordent également ce rapport de Philippe Nasse, vice-président du Conseil de la concurrence, et Patrick Légeron, médecin psychiatre, sur « les risques psycho-sociaux au travail ».
Le quotidien retient que « Bertrand met la pression sur les entreprises ».
Le journal note en effet que « le ministère du Travail souhaite rendre obligatoires des négociations sur le stress dans les branches où le phénomène est le plus marqué et envisage un bonus-malus financier pour inciter les sociétés à mieux prévenir les risques psycho-sociaux ».
La Tribune observe que « Xavier Bertrand s’attaque au stress au travail », un « sujet souvent tabou ».
Le quotidien note que « dès 2009, une «veille épidémiologique» sur les suicides au travail sera mise en place et confiée à l’InVS ».
Le Figaro économie se penche aussi sur ce rapport d’experts qui « insiste sur la nécessité de disposer d’un indicateur global du stress au travail ».
Gérard Mordillat remarque pour sa part dans Libération que « le stress est un faux nez pour ne pas nommer le mal qui ronge le monde du travail : la peur. Peur de mal faire, peur de ne pas faire assez ».
Le Nouvel Observateur relève quant à lui dans un dossier que « la souffrance au travail devient une priorité nationale ». (Rapport disponible sur le site des Echos)

« Le débat sur l’euthanasie relancé »
Le Parisien, Le Monde, L’Humanité
C’est ce que constate Le Parisien, qui consacre sa Une et deux pages à Chantal Sébire, une femme de 52 ans « atteinte d’une maladie incurable qui la défigure et la fait souffrir atrocement », et qui « veut mourir ».
Le journal observe qu’« après avoir écrit, en vain, au président de la République, elle demande aujourd’hui à la justice le droit d’être euthanasiée ».
Le quotidien explique que la femme souffre d’un esthésioneuroblastome, diagnostiqué il y a 8 ans.
Le Parisien note que « moins de 1 000 cas ont été recensés dans le monde ces 20 dernières années », et cite un médecin, qui remarque : « C’est un cancer rarissime du nerf olfactif et qui se développe dans la cavité nasale. La tumeur est située au niveau du crâne, derrière le nez, en profondeur. Vu la déformation du visage de la patiente, la sienne doit avoir la taille d’un pamplemousse ».
Le journal observe qu’« on ne survit pas à cette maladie », et précise que cette mère de famille « demande à la justice d’autoriser son médecin à lui fournir une substance létale ».
Le Parisien livre l’avis de Frédérique Dreifuss-Netter, professeur de droit à Paris-Descartes, qui remarque que « cette requête confère aux juges un rôle qui n’est pas le leur ».
Le Monde consacre également un article à cette femme qui « réclame le droit d’anticiper sa mort ».
Le journal relève qu’« invoquant la Convention européenne des droits de l’homme, qui protège le droit à la liberté et au respect de la vie privée, elle souhaite obtenir de la justice l’autorisation, pour un de ses médecins, de se procurer en pharmacie une potion létale, soit « le traitement nécessaire pour lui permettre de terminer sa vie dans le respect de sa dignité » ».
Le quotidien publie un entretien avec Chantal Sébire, qui déclare : « Il n’y a ni solution chirurgicale ni solution médicamenteuse pour stopper ma maladie, qui évolue toute seule, comme un liseron autour du nerf olfactif. Aujourd’hui, je n’en peux tout simplement plus, ma situation se dégrade de jour en jour, la souffrance est atroce. Je me sens littéralement mangée par la douleur ».
« Ce qui motive ma démarche, c’est l’incurabilité de ma maladie. J’ai rendu publique ma maladie pour faire valoir qu’il y a des gens qui sont dans des souffrances qu’on ne peut pas résoudre. C’est le dernier combat que je peux mener, s’il ne me sert pas directement, qu’il serve au moins à d’autres après moi », poursuit la patiente.

14 03 08

« Les Français moins accros aux médicaments »
Le Parisien, La Tribune, Les Echos, La Croix, Le Figaro économie
C’est ce que titre Le Parisien, indiquant que selon une enquête de la Cnam, « la consommation de médicaments continue d’augmenter (+ 4,8 % en 2007) mais à un rythme moins effréné qu’il y a quelques années (+ 8,8 % en 2001) ».
Le journal observe que « le développement des médicaments génériques explique pour beaucoup cette modération ».
Le quotidien note que « l’an dernier, les dépenses de «statines» ont baissé de 3,7 % ».
Le Parisien rappelle qu’« en 2003, [la Cnam] concluait dans une étude que 40 % des prescriptions des médicaments anticholestérol n’étaient pas légitimes «en l’état des connaissances scientifiques». Le message a été apparemment reçu de la part du corps médical ».
Le journal constate que « les dépenses d’antidépresseurs et de psychotropes reculent de nouveau : elles ont baissé de 2,1 % en 2007 ».
Le quotidien relève enfin que « la Cnam critique les médicaments «récents» chers et pas toujours efficaces : 85 % de la hausse des dépenses de médicaments l’an passé s’explique par la prescription de médicaments mis sur le marché depuis moins de 3 ans ».
Le Parisien observe que selon l’assurance-maladie, « 45 % de ces dépenses supplémentaires, soit 270 millions d’euros, auraient pu être évitées, si les médecins avaient prescrit des génériques ou des médicaments existants ».
Les Echos retiennent pour leur part que « les dépenses de médicaments [sont] portées par les maladies graves ».
Le journal relève ainsi que « les médicaments dits «de spécialité» progressent de 11% et représentent à eux seuls 56 % de la croissance des dépenses de 2007. Parmi les plus fortes hausses figurent les anti-cancéreux (+ 25 % de dépenses supplémentaires), les anti-rétroviraux (+ 21 %) ou encore les érythropoïétines (+11,3%) ».
Le quotidien remarque lui aussi que « parmi les points positifs figure l’efficacité de certains plans de maîtrise des prescriptions menés avec les médecins ».
Les Echos citent en outre Frédéric Van Roekeghem, directeur de l’assurance-maladie, qui a déclaré : « Il semblerait que nous ayons un effet franchise sur les volumes de médicaments consommés mais nous n’en sommes pas encore totalement certains ».
De son côté, La Tribune retient une « nouvelle hausse des dépenses de médicaments ».
Le Figaro économie relève également que l’assurance-maladie « pointe les fausses innovations ».
Le journal retient ainsi que « plus cher ne veut pas dire plus efficace », et note que « contrairement aux idées reçues, […] les dépenses de médicaments sont de plus en plus élevées ».
« La croissance a, certes, tendance à ralentir », précise le quotidien, qui indique que « l’assurance-maladie y voit les effets des génériques, des baisses de prix et des efforts des médecins pour «retenir» leurs stylos sur l’ordonnance ».

17 03 08

« Quand l’accent prédit l’aphasie »
Sciences et Avenir numéro 733
Sciences et Avenir note brièvement que « le syndrome de l’accent étranger est connu depuis presque 100 ans. Les sujets présentant ce rare trouble du langage sont perçus par leurs proches comme ayant un accent étranger ».
Le magazine indique que selon un article paru dans le Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry, « surtout décrit après un accident cérébral ou un traumatisme crânien, ce syndrome peut également s’observer sans anomalie de la motricité bucco-faciale volontaire ».
Sciences et Avenir relève ainsi que ce syndrome « précède alors la survenue d’une aphasie progressive dégénérative ».

Une nutrition correcte dans la petite enfance pour une meilleure « productivité économique à l’âge adulte » ?
La Tribune
La Tribune observe sur quelques lignes qu’« une nutrition correcte dans la petite enfance a des conséquences directes en termes de productivité économique à l’âge adulte ».
Le journal explique que « c’est le constat fait au Guatemala sur près de 3 000 enfants qui ont reçu un supplément nutritionnel entre 0 et 7 ans, soit une boisson fabriquée à partir d’incaparina, une protéine d’origine végétale ».
La Tribune remarque que « devenus adultes, [ces sujets] travaillaient un nombre d’heures plus important et recevaient un salaire moyen augmenté de 46 % ».

18 03 08

« Bioéthique : les étudiants plutôt conservateurs »
Le Figaro
Martine Perez indique dans Le Figaro que « l’Académie de médecine s’est associée à l’Institut du droit de la famille et du patrimoine pour réaliser une enquête sur les questions [d’aide à la procréation] auprès [d‘une centaine de] jeunes doctorants en droit, en biologie, en sciences humaines, en médecine ainsi qu’à des élèves sages-femmes ».
La journaliste note que « l’objectif était de connaître le point de vue de tous ceux qui représentent l’avenir sur ces problèmes majeurs ».
Martine Perez retient que « les experts de demain expriment une opinion assez conservatrice, même si une minorité manifeste une volonté d’ouverture certaine, plus franche chez les jeunes juristes que chez les futurs professionnels de santé ».
Martine Perez relève ainsi que les répondants « montrent une adhésion aux indications actuelles de l’assistance médicale à la procréation. […] Cependant, pour 25 % des répondants, l’AMP devrait être accessible aux femmes homosexuelles et un sur six estime que ces techniques pourraient s’appliquer à des femmes vivant seules ».
« Près de 10 % des répondants s’avèrent cependant opposés à toute assistance médicale à la procréation », poursuit la journaliste.
Martine Perez ajoute qu’« une minorité considère le très jeune embryon comme un patient et accorde logiquement la même valeur à un embryon de 3 jours, un fœtus de 4 mois un nouveau-né. La grande majorité pense totalement différemment et ne considère absolument pas l’embryon comme une personne ».
La journaliste relève par ailleurs que « la création d’un embryon dans un but de recherche […] n’est pas plébiscitée, mais près d’un tiers des personnes interrogées déclarent ne pas y être opposées », ou encore note que « deux tiers des répondants sont opposés à la levée de l’anonymat du don de gamètes ».

19 03 08

« Les Français sont fatigués »
Le Parisien, L’Humanité
C’est ce que remarque Le Parisien sur sa Une, en gros caractères.
Le journal observe que « beaucoup éprouvent une grande lassitude en cette fin d’hiver, qui coïncide avec la Journée nationale du sommeil ».
Le quotidien se penche sur les « raisons de cette grosse fatigue » et livre ses « conseils pour retrouver la forme ».
Le Parisien relève ainsi sur une double page que « les épidémies ont épuisé les organismes, le contexte économique n’est guère réjouissant », ou encore note que « les allergies printanières aux pollens ont débuté ».
Le journal conseille donc à ses lecteurs de « profiter des conseils que dispenseront aujourd’hui un peu partout en France de nombreux médecins à l’occasion de la Journée nationale du sommeil pour apprendre à bien dormir ».
Le quotidien constate en effet que « près d’un Français sur deux se plaint de dormir mal ou pas assez. Un quart des adultes ne se sentent pas reposés lorsqu’ils se réveillent le matin ».
Le Parisien livre notamment les propos du Pr Joël Paquereau, président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance, qui remarque qu’« on ne dort pas assez ! Sept heures et demie en moyenne par nuit, or la majorité des gens ont besoin de huit heures de sommeil au moins ».
Le spécialiste explique qu’« il faut aller chercher les raisons de ces nuits plus courtes dans les programmes de seconde partie de soirée à la télévision qui s’éternisent, le surf sur Internet jusqu’à pas d’heure et les jeux en réseau avec des gens qui vivent sur d’autres fuseaux horaires… Et puis bien sûr dans le stress, qui est souvent lui-même induit par la fatigue ».
Le Parisien se penche en outre sur la « sieste, nouveau must pour récupérer », et remarque que « partout dans Paris, les espaces détente envahissent les spas ».
L’Humanité retient pour sa part que « dormir, c’est bon pour la santé ».
Le journal rappelle qu’« il est désormais démontré qu’une privation chronique de sommeil touche les régulations métaboliques de notre organisme et s’associe à un risque d’obésité, de diabète et d’hypertension ».

Euthanasie : « Des personnalités plaident pour des «formules d’exception» »
La Croix, Le Parisien, Libération, Le Figaro, Le Monde, L’Humanité
La Croix note sur quelques lignes qu’« alors que le médecin de Chantal Sébire doit rencontrer aujourd’hui le conseiller médical de Nicolas Sarkozy, des personnalités relancent le débat ».
Le journal indique ainsi que « le Pr Jean-Claude Ameisen, membre du Comité national d’éthique, estime que les cas extrêmes pourraient être traités par une formule d’«exception» permettant d’aller «plus loin» que la loi sur la fin de vie ».
Le quotidien ajoute que « le député Gaëtan Gorce propose que le malade souhaitant mourir ait la possibilité de «saisir une haute autorité morale», qui pourrait autoriser à certaines conditions un médecin à accéder à cette demande de mort ».
L’Humanité aborde aussi la proposition de Jean-Claude Ameisen, qui a déclaré que « lorsque l’accompagnement ne permet pas à la personne de considérer que sa souffrance est soulagée, il faut poser la question de savoir si on peut aller plus loin ».
Le journal note que le spécialiste « a invité à «dissocier ce cas dramatique de ce que serait le fait de réviser une loi», estimant qu’en France, «on a trop tendance à légiférer rapidement sur le fait d’événements dramatiques particuliers» ».
Le Monde constate sur sa Une que « la demande de Chantal Sébire ravive le débat sur l’euthanasie ».
Le journal livre notamment les propos du médecin de cette patiente, le Dr Emmanuel Debost, qui estime qu’« il y a urgence à légiférer sur l’euthanasie ».
Le quotidien publie en outre le témoignage de Paul et Danièle Pierra, qui « avaient obtenu le droit de laisser mourir leur fils [après 8 ans de coma végétatif dû à une tentative de suicide]. Pendant 6 jours, ils ont assisté à sa terrible agonie. Depuis, [ils] s’insurgent contre l’hypocrisie de la loi sur la fin de vie ».
Le Figaro observe de son côté que « la France est en retard » en matière de soins palliatifs.
Le quotidien revient ainsi sur le rapport de la psychologue Marie de Hennezel, « dans lequel elle dénonce l’insuffisance des moyens dévolus à cette discipline ».

« Alzheimer : le médecin traitant en première ligne »
Le Figaro
Le Figaro se penche sur « l’arsenal du médecin généraliste » pour dépister la maladie d’Alzheimer.
Le journal aborde le « simple test des 5 mots mis au point par l’équipe Inserm (U 610, CHU Pitié-Salpêtrière) », un test de mémoire présenté par le Pr Bruno Dubois au Medec, à Paris.
Le quotidien relève par ailleurs que « souvent dans le suivi médical, les généralistes hésitent à annoncer le diagnostic », puis note que « selon les recommandations bientôt publiées de la Haute Autorité de santé, le médecin sera le pivot [du plan Alzheimer] alors même que sa rémunération ne sera pas modifiée ».

20 03 08

« Recherche cerveaux désespérément »
Sciences et Avenir numéro 733
Sciences et Avenir publie un reportage réalisé au CHU de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, où « des freezers conservent des cerveaux humains à des fins d’étude sur diverses maladies ».
Le magazine indique que ces 130 pièces du GIE Neuroceb, « la première banque de cerveaux à la française », « sont mises à la disposition de la recherche médicale, avec l’espoir d’élucider les processus biologiques des maladies d’Alzheimer ou de Parkinson et de découvrir de nouveaux traitements ».
Le mensuel observe que « 130 cerveaux c’est peu pour toute la recherche qui a en a grand besoin. Alors, ici, on en prend le plus grand soin ».
Sciences et Avenir ajoute : « Pour obtenir l’autorisation d’étudier ce précieux tissu humain, tout chercheur doit présenter un dossier de candidature qui est examiné par un comité d’attribution. Pas question de gaspiller cette ressource, le cerveau humain est devenu une denrée rare ».
Le magazine remarque en outre que le GIE « vit grâce aux dons des associations et à des subventions exceptionnelles. […] Mais demain ? Comment prendre en charge le transport du corps, les frais de prélèvement, de congélation et de maintien de la structure à long terme, sans autres sources d’argent ? ».

21 03 08

« Pourquoi le cerveau devient dépendant »
La Recherche numéro 417
C’est ce qu’explique La Recherche dans un long dossier.
Le magazine observe ainsi que, « maladie neurologique à part entière, l’addiction à un produit est, on le sait aujourd’hui, associée à des modifications cérébrales aboutissant à la recherche compulsive de drogues ».
Le mensuel note que « le «circuit de la récompense», à l’origine de l’état de plaisir, est endommagé, et un état de mal-être permanent s’installe. Mais surtout, les zones impliquées dans la prise de décisions et dans l’exécution de celles-ci sont atteintes : il devient de plus en plus difficile de contrôler la consommation, qui devient compulsive ».
La Recherche s’interroge : « Cette meilleure connaissance des mécanismes cérébraux permettra-t-elle de soigner véritablement les toxicomanes ? Ce n’est pas certain. En tout cas pas tout de suite ».

25 03 08

« On fume moins de cigarettes quand on a 17 ans »
Libération, La Croix, Le Figaro
C’est ce que constate Libération, qui indique que « le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire publié aujourd’hui reprend les résultats de plusieurs études [sur la consommation d’alcool, de tabac et de drogues], sur la période 2000-2005, couvrant la primo-adolescence jusqu’au début de l’âge adulte (11-25 ans) ».
Le journal explique que « seul le tabac connaît un fort déclin. 33 % des jeunes de 17 ans fument encore tous les jours des cigarettes, mais ils étaient 41 % en 2000.
Le quotidien ajoute que « même si elle reste préoccupante, la consommation d’alcool semble se stabiliser : 11 % des jeunes de 17 ans reconnaissent boire régulièrement ».
Libération note que « fumer des joints est rare à 12 ans, plus fréquent à 15, puis progresse faiblement. En 2005, un jeune de 17 ans sur deux dit avoir déjà fumé un joint. Et un sur dix en fait un usage régulier ».
Le journal poursuit : « Parmi les autres produits psychotropes, les substances les plus expérimentées sont dans l’ordre : poppers, champignons hallucinogènes, ecstasy, cocaïne, amphétamines, LSD, crack, héroïne, GHB ».
Libération indique que « selon les chercheurs, 12,3 % des jeunes de 17 ans ont déjà goûté au moins à l’un de ces produits. Entre 2000 et 2005, l’usage de la cocaïne a triplé et concerne surtout les plus de 18 ans ».
Le Figaro relève également que « le tabagisme a reculé chez les jeunes de 2000 à 2005 ».
« Quant à la consommation régulière d’alcool, elle a été quasiment divisée par deux en 5 ans, passant de 17,6 à 8,9 % », ajoute le journal.

« Le somnambulisme favorisé par le manque de sommeil »
Le Figaro
Pierre Kaldy indique dans Le Figaro que « des chercheurs canadiens du Centre du sommeil de l’université de Montréal viennent de démontrer [dans les Annals of Neurology] que le manque de sommeil était un facteur favorisant les crises de somnambulisme ».
Le journaliste note que l’équipe de Jacques Montplaisir « s’est rendue compte que l’on pouvait induire ce trouble en laboratoire pour mieux l’étudier, en faisant passer une nuit blanche à [40] volontaires » atteints de somnambulisme.
Pierre Kaldy cite notamment le Dr Damien Léger, du Centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu à Paris, qui remarque que cette étude « va rendre plus accessible l’analyse de ce trouble du sommeil que l’on avait beaucoup de mal à provoquer en laboratoire ».

« Euthanasie : vers la fin d’un tabou »
Libération, La Croix
Libération observe sur 4 pages qu’« après l’émotion suscitée par la mort de Chantal Sébire, le débat sur la législation de la fin de vie n’est plus tabou ».
Le quotidien remarque qu’« il y a, de tous côtés, un souci de parler au plus près des pratiques et des situations qui restent en suspens. Les opinions restent néanmoins partagées ».
Libération publie notamment le témoignage d’un médecin, Régis Aubry, président du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et chef de service au CHU de Besançon.
Le praticien déclare entre autres : « Quoi qu’on fasse, il existera toujours des exceptions. Je suis toujours surpris que devant ces situations, on pense d’abord aux réponses avant de savoir quelle est la question. Nous, acteurs, devons travailler à bien définir ce qu’est une exception. Et nous devons nous demander s’il peut toujours y avoir des réponses à y apporter ».
Le Dr Aubry ajoute : « Je suis effrayé de voir combien nous sommes capables de fabriquer et de faire adopter des lois, mais combien nous restons incapables de les faire connaître et de les appliquer »
Libération note par ailleurs que « samedi, les enfants de Chantal Sébire […] ont demandé aux médias de «les laisser faire leur deuil dans la paix, la dignité et l’intimité» ».
La Croix observe également que « la famille de Chantal Sébire appelle au respect ».
Le journal note que « le décès de la mère de famille […] n’a pas clos le vif débat sur la fin de vie soulevé par son histoire. Durant tout le week-end, les déclarations, prises de position et émissions de télévision se sont poursuivies ».

26 03 08

« Soins palliatifs : état de carence généralisée »
Le Monde, Le Parisien
Le Monde observe à son tour que « la mort récente de Chantal Sébire relance le débat sur l’accompagnement de patients en « fin de vie » ».
Le journal rappelle sur une page que « fin 2007, une étude sur les soins palliatifs en France a été remise par la psychologue Marie de Hennezel au ministère de la santé. Elle dresse un tableau édifiant ».
Le quotidien parle ainsi d’un « état de carence généralisée », observant que ce texte « établit l’existence d’inégalités profondes dans l’accès aux soins palliatifs, ainsi que de difficultés majeures et récurrentes dans la diffusion de la culture des soins palliatifs ».
« Il conclut enfin que les sources actuelles de financement de ces activités ne sont aucunement à la hauteur des missions et des enjeux ; et ce, alors même qu’il faut compter avec les effets pervers des nouveaux systèmes de tarifications hospitalières qui n’ont de cesse de privilégier la réduction des durées d’hospitalisation », poursuit Le Monde.
Le journal cite Marie de Hennezel, qui remarquait notamment que « beaucoup ignorent ce que la loi [Leonetti] leur permet de faire. Ils persistent à croire que l’ultime solution pour apaiser les souffrances en fin de vie consiste à abréger la vie ».
Le Parisien observe de son côté qu’« une semaine après sa disparition, le mystère plane encore sur les causes du décès de Chantal Sébire. […] Seule certitude révélée par l’autopsie : cette femme de 52 ans […] n’est pas morte «naturellement» ».
Le journal cite le Dr Jean-Louis Béal, chef de l’unité des soins palliatifs (CHU de Djion), qui observe que « l’affaire a parfois été présentée comme celle d’une médecine bornée qui ne veut rien savoir, enfermée dans ses certitudes. Ce n’est pas ce qui s’est passé. […] A la fin, Chantal Sébire ne voulait être soignée que par homéopathie ».

27 03 08

« L’épreuve du cancer renforce le couple »
Le Parisien, Le Figaro
Le Parisien relaie une enquête de la Direction de la recherche et des études du ministère de la Santé, réalisée en 2004 et qui « s’est penchée sur la qualité de vie des patients diagnostiqués [cancéreux] depuis 2 ans ».
Le journal note que « si ces derniers rencontrent certaines difficultés dans leur vie sociale (problèmes d’argent, de travail et d’assurances), ils sont en revanche très positifs en ce qui concerne leur vie privée ».
Le quotidien observe ainsi que « 76 % des personnes interrogées vivent en couple et toujours avec le même conjoint. Mieux, parmi elles, 37 % estiment que l’épreuve a renforcé leur relation ».
Le Parisien ajoute que selon le Pr Francis Larra, président de la Ligue contre le cancer, « le taux de séparation à 2 ans, au sein des couples touchés par un cancer, n’est pas plus important que dans un autre dont les partenaires sont en bonne santé ».
Le journal note par ailleurs que « selon le spécialiste, contrairement à une idée reçue, le malaise vient souvent des femmes, lorsque ce sont elles qui sont malades ».
Francis Larra remarque ainsi : « Le cancer les touche dans leur féminité. Elles n’osent plus se regarder nues dans une glace, ni se montrer à leur compagnon. Elles sont persuadées que celui-ci va les rejeter. Ce qui est faux ».
Le Parisien livre en outre le témoignage de la psychologue Maryse Vaillant, « traitée pour un cancer du sein depuis un an », qui déclare que la relation avec son compagnon « est encore plus forte qu’avant ».
Le Figaro indique également que « l’Inserm (UMR 912 sous la direction du Pr Jean-Paul Moatti), le département études du ministère de la Santé, la Ligue et l’Institut national du cancer publient «l’ensemble des résultats de la première grande enquête représentative de l’ensemble des malades», réalisée auprès de 4 270 adultes, fin 2004-début 2005, sur leurs conditions de vie 2 ans après le diagnostic de la maladie ».
Le journal retient notamment qu’« au niveau des relations avec les soignants, un tiers des patients estiment la qualité de la prise en charge médicale et les informations reçues très satisfaisantes et les trois quarts jugent qu’il est plutôt facile d’obtenir de l’information ».
« Curieusement, ni la nature des traitements ni la localisation cancéreuse et le pronostic n’influent sur leur niveau de satisfaction. Les personnes les moins satisfaites par les relations avec le système de soins (6 %) sont celles qui cumulent les difficultés morales, matérielles et psychologiques », poursuit le quotidien.
Le Figaro remarque toutefois que « l’annonce du diagnostic est encore considérée comme trop brutale ».

28 03 08

« L’homme enceinte attend une petite fille »
Le Parisien
Le Parisien fait savoir sur son site Internet qu’« en juillet prochain, un trentenaire [américain] sera le papa d’une petite fille… qu’il aura lui-même mis au monde ! ».
Le journal explique que « pour comprendre cette histoire, il faut revenir quelques années en arrière, à la naissance de Thomas Beatie, transsexuel né femme du nom de Tracy Lagondino ».
Le quotidien indique qu’« il y a 10 ans, après une opération pour devenir légalement un homme, il épouse Nancy. Le rêve d’avoir un enfant s’amenuise le jour où l’épouse devient stérile à la suite d’une hystérectomie. Alors Thomas propose une solution inédite : porter l’enfant ».
Le Parisien cite l’intéressé, qui précise que « le premier médecin que nous sommes allés voir était un endocrinologiste. Il était choqué par notre idée et m’a proposé d’aller plutôt me faire un soin capillaire… Puis après une consultation à 300 dollars, il a accepté à contrecœur de me faire un bilan de santé initial. Tout en exigeant que nous nous rendions également dans une clinique psychiatrique pour savoir si nous étions prêts à porter un enfant ».
Le journal indique qu’« après avoir arrêté son traitement hormonal pour pouvoir enfanter, Thomas Beatie retrouve très vite un cycle menstruel. […] A cette étape, le mari décide alors de tenter une insémination inédite, par l’intermédiaire d’une banque de sperme à donneurs anonymes ».
Le quotidien cite un médecin interrogé par la chaîne de télévision ABC, le Dr Masterson, qui a observé qu’« un homme transsexuel peut tomber enceinte parce qu’il a les mêmes organes qu’une femme ».

31 03 08

« Schizophrénie : de nouvelles pistes génétiques »
Le Figaro
Le Figaro note que selon une étude de chercheurs nord-américains publiée dans Science, les schizophrènes « sont porteurs d’un grand nombre de facteurs de vulnérabilité génétique, rares mais puissants, qui perturbent leur développement neuronal ».
Le journal explique ainsi que « Tom Walsh et ses collègues de l’université de Washington, à Seattle, ont découvert, à partir de l’ADN de 150 schizophrènes comparé à celui de 268 personnes saines, de multiples anomalies sous formes de duplications ou de délétions ».
Le quotidien précise que « ce type de perturbations se retrouve 4 fois plus souvent chez les patients atteints de forme précoce, avant l’âge de 18 ans ».
Le Figaro ajoute que « l’étude montre que de nombreux gènes sont impliqués, mais que chaque «mutation» est différente d’un schizophrène à un autre (sauf pour des jumeaux, tous deux atteints). […] Les «empreintes» de telle ou telle forme de schizophrénie semblent uniques pour chaque individu ».
Le journal cite notamment Stéphane Jamain, de l’unité de psychiatrie génétique de l’Inserm, qui remarque qu’il « reste à savoir si de telles anomalies sont à elles seules responsables des troubles. Pour l’instant, il n’a été démontré aucun lien de cause à effet, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir ».
Le Figaro retient qu’« au final, cette publication révèle qu’un certain nombre de systèmes neurobiologiques sont bien impliqués. Elle devrait ouvrir de nouvelles pistes et orienter la recherche dans une nouvelle direction ».

De l’intérêt de réduire son stress
Le Parisien
Le Parisien fait savoir en bref que selon une étude américaine dévoilée à Chicago ce week-end, « les personnes qui réduisent le niveau de leur stress ont 60 % de risques en moins de subir une attaque cardiaque ou cérébrale que celles dont l’anxiété est élevée ou s’accroît ».

Euthanasie : « Ne pas se laisser embarquer par l’émotion »
Le Figaro
Le Figaro publie un entretien avec l’infirmière Chantal Chanel, qui « il y a un an comparaissait devant la cour d’assises de la Dordogne pour avoir aidé à mourir une femme de 65 ans », et qui avait été acquittée.
Chantal Chanel déclare ainsi : « Je ne serai plus jamais comme avant, même si l’acquittement m’a totalement blanchie. Le rouleau compresseur qu’est la justice, le regard des autres…, tout ça remue tellement qu’on est obligé de se remettre en cause. Aujourd’hui, j’ai plus de maturité et de recul d’un point de vue professionnel. Je sais qu’une histoire pareille ne pourrait plus m’arriver ».
L’infirmière ajoute : « Je ne me laisserai plus jamais embarquer par l’émotion. […] Je reste sensible à ce que vivent mes patients, mais je contrôle désormais l’affectif qui est toujours lié à ces fins de vie très lourdes ».
Chantal Chanel déclare en outre qu’elle « ne pense pas avoir tué quelqu’un : c’est la maladie qui a tué cette femme », et remarque à propos de la loi Leonetti : « Si elle répond aux cas végétatifs et agoniques, elle a des limites quand on a affaire à des personnes qui souffrent d’une maladie incurable qui ne sont pas dans leurs tout derniers instants ».

Revue de presse Avril 2008

Revue de presse Avril 2008

Source Mediscoop

01 04 08

Une psychiatre qui « se dresse contre les internements de malades mentaux » en prison
Libération
Libération brosse le portrait de Christiane de Beaurepaire, psychiatre à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) depuis 15 ans, qui « se dresse contre les internements de malades mentaux, qui atteindraient 25 % de la population pénale ».
La psychiatre déclare notamment : « Si l’on veut régler le problème de la surpopulation dans les prisons, c’est très simple : il faut les vider de toutes les personnes qui n’ont rien à y faire. Malades mentaux, sans-papiers, sans-domicile, vieillards déments, jeunes en errance, toxicomanes… et remplacer la prison par des structures appropriées ».
Christiane de Beaurepaire remarque en outre que « le code pénal proscrit l’hébergement des malades mentaux des établissements pénitentiaires. Avec plus de 25 % de détenus qui souffrent de troubles avérés – schizophrénie, paranoïa, psychose, dépression grave -, nous prenons quelques libertés avec la loi ».
La psychiatre s’interroge : « Est-ce qu’un pays qui déresponsabilise la délinquance financière mais qui met en prison les enfants et les malades mentaux est encore une démocratie ? ».

02 04 08

« Des connexions nerveuses rompues peuvent être réparées dans le cerveau »
Le Monde
Paul Benkimoun observe dans Le Monde qu’« il est possible de réparer un cerveau lésé après un traumatisme en créant des connexions neuronales nouvelles, en petit nombre mais bien ciblées, plutôt que plus nombreuses mais non spécifiques ».
Le journaliste indique que « l’équipe franco-australienne de Rachel Sherrard (université Paris-VI et CNRS) en a fait la démonstration sur des rats et la décrit dans un article publié, mardi 1er avril, dans la revue Brain ».
Paul Benkimoun explique qu’« en devenant adulte, notre cerveau perd la capacité, spontanée chez le très jeune enfant, de créer de nouvelles connexions de neurones et de récupérer ainsi des fonctions motrices et spatiales après une lésion cérébrale ».
Le journaliste rappelle que cette équipe « avait déjà montré sur un modèle animal qu’il était possible d’obtenir ce type de réparation chez le jeune adulte. […] Ils avaient utilisé un peptide naturellement présent dans le cerveau, où il favorise le développement des neurones, le Brain derived neurotrophic factor ».
Paul Benkimoun note que ce nouveau travail « apporte la preuve que les nouvelles connexions obtenues interagissent bien avec les cellules nerveuses intactes. Les rats traités avec le BDNF après lésion accomplissaient des tâches de déplacement dans l’espace, de mouvement synchronisé et de mémorisation aussi bien que des rats normaux ».
Le journaliste conclut que « le BDNF pourrait se révéler une voie prometteuse pour traiter des maladies neurodégénératives ».

« L’exercice physique, un remède miracle inégalé »
Le Figaro, Le Parisien
Martine Perez observe dans Le Figaro qu’« il est possible de réduire le risque de diabète, d’hypertension, d’obésité, de dépression… par la pratique d’une activité sportive régulière ».
La journaliste rend ainsi compte de la publication d’un travail conséquent de l’Inserm intitulé « Activité physique, contexte et effet sur la santé ».
Martine Perez retient que « l’effet positif de l’exercice le mieux documenté porte sur le risque cardiaque. Il agirait entre autres en améliorant le taux de cholestérol, la tension artérielle et la plasticité artérielle ».
La journaliste relève que « l’activité physique a également un rôle déterminant dans la prévention du diabète de type 2 : elle réduit de près de 60 % le risque de diabète chez des personnes ayant une prédisposition ».
Martine Perez ajoute qu’« il faut souligner les effets sur la sphère mentale : de nombreux travaux assurent que la pratique régulière d’une activité physique augmente le niveau d’estime de soi ».
La journaliste s’interroge : « Pourquoi, avec de telles références, la promotion de l’exercice physique auprès des médecins n’est-elle pas aussi puissante que celle qui est faite aux médicaments ? ».
« Simplement parce que les moyens financiers pour le marketing ne sont pas les mêmes », note Martine Perez.
Le Parisien retient pour sa part que selon cette étude, « les Françaises ne font pas assez de sport ».
Le journal indique en effet que « les filles ont une activité physique inférieure à celle des garçons dès leurs 4 ans. […] Selon l’Inserm, à l’adolescence les parents dissuadent trop souvent leurs filles de pratiquer des sports jugés «à haut risque d’accidents». Par ailleurs, les jeunes filles sous-estiment leurs capacités ».

03 04 08

« Euthanasie : des malades inquiets après un cri d’alarme »
Libération
Libération fait savoir que « le cri d’alarme de Clara Blanc, atteinte d’une maladie dégénérative appelée syndrome d’Ehlers-Danlos et qui demande le droit de ne pas finir comme un «légume» et de choisir le moment de sa mort, a suscité beaucoup «d’inquiétude» ».
« Notamment chez les personnes atteintes de la même maladie génétique », indique le journal.
Le quotidien relaie ainsi la réaction de l’association des syndromes d’Ehlers-Danlos, indiquant que « certes, cette maladie est «invalidante» et peut conduire au recours à un fauteuil roulant. Mais, estime l’association, ces conséquences sont «de mieux en mieux prises en charge par des centres de rééducation associés à des centres de la douleur et avec un suivi psychothérapique» ».

« Le premier embryon hybride homme-animal créé en Grande-Bretagne »
Le Figaro, La Croix
Le Figaro note en effet qu’« en plein débat britannique sur la future loi de bioéthique, des chercheurs de [l’université de] Newcastle [menés par Lyle Armstrong] annoncent avoir produit des cellules humaines à partir d’ovules de vache ».
Une « première en Europe », relève le journal.
Le quotidien explique que « le but de l’exercice n’est pas de donner naissance à des chimères, mais de fournir un mode de production de cellules souches sans utiliser d’ovocytes humains ».
Le Figaro note toutefois que « l’avancée gêne la communauté scientifique, puisqu’elle a été annoncée publiquement à la télévision avant d’être publiée dans une revue scientifique à comité de lecture ».
La Croix relève aussi que « des Britanniques créent des embryons hybrides ».
Le journal explique que « les chercheurs de l’université de Newcastle ont injecté de l’ADN humain, prélevé dans des cellules de peau, dans des ovules de vache ».
« Ces embryons hybrides ont survécu 3 jours en laboratoire », ajoute le quotidien.
La Croix indique que « les scientifiques escomptent à terme atteindre une survie de 6 jours de ces embryons afin de pouvoir créer des cellules souches destinées à étudier certaines maladies ».

« Dérives sectaires – Gare aux thérapeutes malveillants »
Le Parisien, Libération, La Croix
Le Parisien consacre un article au « dernier rapport de la Miviludes (Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires) [qui] raconte les appels brutaux reçus un beau jour par des parents soudain désemparés ».
Le quotidien explique qu’« après avoir commencé une thérapie, leur fille accuse son père ou son frère d’inceste. Puis disparaît ».
Le journal indique que la Miviludes « consacre un chapitre entier à ces dérives thérapeutiques et ce cas particulier des «faux souvenirs induits». Car dans certains cas dénoncés par la Miviludes, de viol, ou d’attouchement, il n’y a jamais eu ».
Le Parisien note que « ces jeunes femmes, 30-40 ans en moyenne, mais parfois aussi des hommes, se sont fait manipuler par des thérapeutes ».
Le journal cite Philippe-Jean Parquet, docteur en psychiatrie, qui explique que « le thérapeute recherche à exercer une emprise mentale sur son patient et à devenir le deus ex machina de sa vie ».
Le Parisien relève ainsi que « pour régler les problèmes de vie conjugale, de vie sexuelle de sa patiente, le thérapeute l’invite à puiser dans le passé. Mais, l’air de rien, il oriente les recherches ».
Le quotidien cite la Miviludes, qui constate que « loin de régresser, ce phénomène se développe aujourd’hui de manière inquiétante ».
Le journal précise qu’« en aucun cas, la Miviludes ne veut jeter l’opprobre sur une profession. Mais elle suggère de donner les moyens aux patients de s’y retrouver. C’est tout l’enjeu du fameux décret Accoyer, toujours en cours de rédaction, qui labelliserait la profession de thérapeute ».
La Croix constate également que « le rapport annuel de la Miviludes s’inquiète entre autres d’une forme de déviance thérapeutique : les «faux souvenirs induits» ».
Le quotidien relève pour l’organisme, « il y a urgence à protéger les patients ».

« Contre le surpoids, dormez davantage »
Le Parisien, Le Point numéro 1855
Le Parisien relate le travail de Karine Spiegel, chercheuse à l’Inserm, qui « a présenté hier, à l’Institut français pour la nutrition, une étude montrant une corrélation entre le manque de sommeil et la prise de poids ».
Le journal cite la chercheuse, qui a déclaré : « On a constaté que les patients qui avaient un fort indice de masse corporelle dormaient moins que la moyenne. On a donc décidé de poursuivre un peu plus loin nos analyses ».
Le quotidien explique que « la chercheuse s’est plus particulièrement penchée sur le taux de deux hormones produites durant le sommeil : la leptine [anorexigène] et la ghréline [orexigène, qui augmente l’appétit] ».
« Résultat : chez les personnes dormant seulement 4 heures par nuit, deux nuits consécutives, on constate une baisse de 18 % de la leptine et une augmentation de 28 % de la ghréline. […] Et ces taux restent à ce niveau tout au long de la journée », continue Le Parisien.
Le Dr Spiegel précise toutefois : « Notre étude n’a été menée que sur 12 personnes. Notre hypothèse doit être à présent vérifiée ».
De son côté, Le Point consacre un dossier à la « planète insomniaque », notant : « Stress, télé, Internet, les modes de vie contemporains contribuent à diminuer le temps de sommeil de l’homme moderne. Mais voilà, les organismes ne suivent pas ».

04 04 08

« Les grandes lignes du plan sur la prise en charge de l’autisme »
Le Monde
C’est ce que dévoile Le Monde, qui précise que l’objectif de ce plan, qui sera annoncé par le gouvernement le 16 mai, est de « diversifier les prises en charge et « prendre du recul par rapport à l’approche psychiatrique et psychanalytique » de l’autisme ».
Le quotidien relève que « ce programme d’action […] devrait notamment inciter les Directions départementales d’action sanitaire et sociale à financer l’ouverture de structures plus clairement éducatives ».
Le journal cite Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la solidarité, qui déclare que « jusqu’ici, on avait une prise en charge qui n’était quasiment inspirée que par la psychiatrie. Nous souhaitons aujourd’hui qu’il y ait une plus grande diversité de l’offre dans l’intérêt des personnes autistes et de leurs familles ».
Mme Létard précise toutefois : « Il n’y a pas de méthodes supérieures à d’autres et chaque expérience sera évaluée ».
Le Monde publie pour l’occasion un reportage réalisé à l’hôpital de jour Mosaïques de Lille, « un centre spécialisé dans la prise en charge des troubles envahissants du développement ».

« Le très lourd impact des violences conjugales sur la santé »
Le Figaro, Le Parisien
Le Figaro note sur quelques lignes qu’« une étude de l’OMS révèle que les femmes violentées par leur conjoint ont une santé physique et mentale beaucoup plus dégradée que la moyenne de la population, et ce longtemps après les actes de violence ».
Le journal remarque que selon cette étude internationale, réalisée d’après l’état de santé de 24 000 femmes de 15 à 49 ans, « des «associations significatives» apparaissent entre la violence du partenaire et un mauvais état général, marqué par des difficultés à marcher ou à gérer les activités quotidiennes, des souffrances, des troubles de la mémoire, des problèmes vaginaux… ».
Le Parisien aborde aussi brièvement cette étude, notant que « les tentatives de suicide sont 4 fois plus élevées chez les victimes et ex-victimes de violences conjugales ».

« Vers un test de la dépression ? »
L’Express numéro 2961
L’Express indique que « ce pourrait être une révolution : des médecins de l’université de l’Illinois (Etats-Unis) ont découvert un marqueur biologique propre à la dépression, qui pourrait déboucher sur un test de dépistage ».
Le magazine explique qu’« il s’agit d’une protéine (Gs alpha), qui modifie la transmission de certains neuromédiateurs dans le cerveau. On la trouve en quantité égale chez les individus normaux et les déprimés, mais, chez ces derniers, elle a tendance à s’accumuler à des endroits spécifiques sur la membrane des cellules, bloquant ainsi les capacités de communication ».

« Les inquiétantes failles de l’hospitalisation d’office »
Le Figaro
Le Figaro se penche sur le « tableau inquiétant que brosse une enquête fouillée de l’Inspection générale de l’administration, consacrée à «la prise en charge des patients susceptibles d’être dangereux» ».
Le journal parle ainsi de « dispositif en forme de passoire », observant que « parmi les prisonniers hospitalisés d’office, car manifestant des troubles psychiatriques trop importants pour être soignés en détention, un sur huit avait disparu dans la nature en 2005. La prison ne sait pas les soigner et l’hôpital ne peut pas les retenir ».
Le quotidien estime que « ce chiffre impressionnant met en lumière la faillite du système psychiatrique dans le suivi des malades mentaux ».
Le Figaro observe qu’« au cours des dernières décennies, la psychiatrie a vu le nombre de lits d’hospitalisation diminuer régulièrement. […] Mais parallèlement, la société a vu croître le nombre de personnes souffrant de troubles liés à la maladie, la désocialisation, la toxicomanie, etc. ».
Le journal rappelle que « l’hospitalisation d’office est très strictement encadrée par la loi, soucieuse de protéger la liberté individuelle : elle ne peut s’appliquer que lorsque «l’ordre public et la sécurité des personnes» sont en jeu ».
Le quotidien note enfin qu’« il n’existe aucun fichier national recensant les hospitalisations d’office », et observe que « dans son rapport, l’Inspection générale de l’administration fustige «la vision extensive du secret médical» en France ».

07 04 08

« Les partenaires sociaux s’attaquent au stress au travail »
Les Echos, La Tribune, L’Humanité
Les Echos font savoir que « syndicats et patronat français ouvrent aujourd’hui le dossier [du stress au travail] sous la pression des pouvoirs publics ».
Le journal relève en effet que « patronat et syndicats ont marqué peu d’empressement pour décliner en droit français l’accord-cadre d’octobre 2004, qui devait être transposé initialement dans les pays de l’Union dans les 3 ans, sans que les pouvoirs publics hexagonaux y trouvent à redire ».
Le quotidien observe que « la médiatisation de la multiplication des suicides au travail dans l’industrie automobile […] a remis le dossier sur le haut de la pile, pointant la responsabilité des nouvelles organisations du travail dans le phénomène ».
Les Echos remarquent que « la discussion qui démarre aujourd’hui devra prendre en compte les conclusions d’un rapport sur les risques psycho-sociaux commandé à l’occasion de cette conférence et qui a été remis au ministre [du Travail, Xavier Bertrand,] le 12 mars. Il propose notamment la construction d’un indicateur global du stress professionnel en France d’ici à début 2009 sous l’égide de l’Insee ».
Le journal ajoute que le ministre « n’a pas exclu à terme la mise en place d’un système de bonus-malus en fonction des politiques de gestion du stress mises en place par les entreprises, au grand dam du patronat ».
La Tribune constate également que « les négociations sur le stress démarrent enfin ».
Le quotidien note en effet que « sur la question, la France n’est pas dans les clous », et fait savoir que « le gouvernement lance demain une grande campagne de sensibilisation sur les troubles musculo-squelettiques ».

Les adolescents, des « êtres désynchronisés vivant dans un perpétuel décalage horaire »
Libération
Libération observe dans un article que « l’ado n’est pas mou, il est juste fatigué ».
Le journal s’intéresse ainsi à une étude australienne publiée dans le Journal of Adolescence, selon laquelle les adolescents seraient « des êtres désynchronisés, vivant, en réalité, dans une sorte de perpétuel décalage horaire ».
« Ce jet lag permanent serait dû à leur horloge interne. Hibous plutôt que coqs chantants, ces pauvres et molles âmes sont souvent contraintes de se réveiller 2 heures et 30 minutes plus tôt que leur rythme biologique l’exigerait », remarque le quotidien.
Libération explique que « les chercheurs ont passé au crible les emplois du temps de 310 lycéens, en période scolaire et pendant les vacances. Conclusion : dès qu’il n’y a plus cours, les ados dorment facilement 9 heures par nuit. Et ce long sommeil correspondrait à leur rythme de croisière ».
Le journal continue : « Pourquoi les adolescents entament-ils systématiquement une séance de tchat, ou une partie de jeu en réseau, ou un programme télé, à l’heure du coucher ? […] C’est la faute à la mélatonine. Hormone maîtresse de l’horloge biologique, la mélatonine, à l’âge de la puberté, n’est libérée que tard le soir ».
Le quotidien retient donc que « pour amener un ado à s’endormir plus tôt, il est bon, conseillent les chercheurs, de réduire les sources de lumière et de débrancher télévision et ordinateur au moins une heure avant le moment souhaité du coucher ».

08 04 08

« Inciter à l’anorexie pourrait être puni de prison »
Le Parisien
Le Parisien indique qu’« une proposition de loi veut punir l’incitation à l’anorexie ».
Le journal note que le texte, présenté par Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône, et « dont l’examen à l’Assemblée nationale commencera le 15 avril, vise pour la première fois à punir l’incitation à l’anorexie de peines d’emprisonnement ».
Le Parisien précise que « Valérie Boyer propose d’insérer dans le Code pénal une peine de 2 ans de prison et une amende de 30 000 € pour ceux qui provoqueraient «une personne à se priver d’aliments de façon persistante» ou à «maigrir de façon excessive pour agir sur son apparence physique, qui pourrait l’exposer à un danger de mort ou compromettre sa santé» ».
Le journal ajoute que « ces peines s’élèveront à 3 ans de prison et 45 000 € d’amendes si l’incitation entraîne le décès de la personne ».
Le Parisien remarque cependant qu’« il y a une différence entre inciter à «faire un régime» et inciter à l’anorexie ».
Le quotidien cite le psychiatre Gérard Apfeldorfer, qui rappelle que « l’anorexie est une maladie mentale, rarement provoquée par l’imitation. Je ne suis pas sûr que le meilleur moyen de prévenir cette pathologie soit de mettre une pression sur les publicitaires et les magazines de mode ».
« En revanche, c’est une bonne chose pour mettre un terme à la dictature des régimes. Mais ce problème n’a rien à voir avec l’anorexie… », continue le psychiatre.
Le Parisien relève enfin qu’« en ce qui concerne la dictature de la minceur dans les magazines et la publicité, une charte de bonne conduite sur l’image du corps sera présentée dès demain par la ministre de la Santé ».

09 04 08

« La santé reste très dépendante du milieu social »
La Croix, L’Humanité
La Croix indique en bref que « selon une enquête réalisée par l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé, auprès de plus de 20 000 personnes, 3 Français sur 4 se considèrent en bonne santé, mais la majorité des plus de 65 ans (près de 57 %) sont de l’avis contraire, jugeant leur état de santé moyen, mauvais ou très mauvais ».
Le journal ajoute que « plus d’un Français sur 7 renonce à des soins pour des raisons financières. Les soins dentaires viennent au premier rang des soins délaissés (63 % des renoncements), suivis des lunettes (25 %) ».
L’Humanité aborde également cette enquête qui « révèle l’importance des inégalités sociales en matière d’état de santé et d’accès aux soins ».
Le quotidien relève notamment qu’« en 2006, la part d’assurés sociaux déclarant avoir renoncé à des soins pour des raisons de coûts lors des 12 derniers mois s’élevait à 14 % », ou encore note que « 7 % des Français déclarent ne pas avoir de complémentaire. […] Les chômeurs constituent la catégorie la moins bien couverte ».

« L’initiation à l’alcool commence dès 11 ans »
Le Figaro
Le Figaro relaie les premiers résultats d’une enquête de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, coordonnée par le service médical du rectorat de Toulouse et portant sur 7 000 élèves scolarisés, qui « montre la précocité de l’initiation à l’alcool en France ».
Le journal retient ainsi qu’« à 11 ans, six élèves sur dix ont déjà bu un verre d’alcool. Ils sont plus de huit sur dix à l’âge de 15 ans. […] A 13 ans, 16 % des jeunes ont déjà été ivres ».
Le quotidien remarque que « l’alcool est le produit le plus expérimenté par les jeunes de moins de 15 ans, loin devant le tabac, le cannabis ou les autres drogues ».
Le Figaro cite le Dr Emmanuelle Godeau, médecin de santé publique au rectorat de Toulouse et responsable de l’étude, qui observe que « ce résultat n’est pas surprenant dans une culture où cette boisson demeure omniprésente. C’est en famille que les jeunes sont invités à boire pour la première fois ».
Le journal remarque en outre que « l’étude confirme l’émergence en France des «alcoolisations aiguës», ou binge drinking ».
Le quotidien relève par ailleurs que « les auteurs de l’étude s’interrogent sur l’efficacité des mesures de prévention en matière de tabagisme. Malgré l’interdiction de vente des cigarettes aux moins de 16 ans, l’expérimentation du tabac apparaît en effet banale chez les primo-adolescents ».
« Si un élève sur dix seulement a testé cette substance à l’âge de 11 ans, ils sont un sur trois à 13 ans et plus d’un sur deux à 15 ans », observe Le Figaro.
Emmanuelle Godeau précise toutefois que ces chiffres sont « en baisse par rapport à l’enquête précédente, il y a quatre ans ».
Le journal aborde une « bonne nouvelle : l’expérimentation du cannabis semble avoir atteint un seuil, après avoir fortement augmenté ces dernières années et ce jusqu’en 2002 ».

10 04 08

« Une charte contre la promotion de l’anorexie »
L’Humanité, La Croix, Le Figaro, Libération
L’Humanité note que « les organisations représentatives des professionnels de la mode, de la publicité et des médias et la ministre de la Santé ont signé, hier, une «charte d’engagement volontaire sur l’image du corps et contre l’anorexie» dans le cadre de mesures de lutte contre cette maladie ».
Le journal explique que « le texte ne contient pas de mesures contraignantes mais des «engagements partagés et concertés de tous les acteurs» en vue d’«actions positives à construire collectivement», essentiellement de sensibilisation et d’information ».
La Croix consacre également quelques lignes à cette « charte sur l’image du corps ».
Le quotidien retient que « le texte prévoit de «mieux informer le public» pour éviter toute «promotion de la maigreur» ».
Le Figaro aborde aussi cette « charte de bonne conduite » et cite Roselyne Bachelot, qui a déclaré à cette occasion que ce texte « permet d’ouvrir la voie d’une approche globale de la prévention de l’anorexie qui figure parmi les plus mortelles des maladies du psychisme ».
Le journal rappelle que « la France compterait entre 30 000 et 40 000 anorexiques ».
Libération cite également la ministre de la Santé, qui a indiqué : « Sachons faire la part entre des marronniers d’hebdomadaires féminins, proposant à leurs lectrices de perdre quelques kilos à l’approche des fêtes ou de l’été, et certains sites Internet incitant explicitement à l’anorexie ».

14 04 08

« La musique pourrait aider à récupérer après un accident vasculaire cérébral »
Sciences et Avenir numéro 734
Sciences et Avenir remarque qu’« on savait qu’elle adoucissait les moeurs. Désormais, la musique pourrait aussi aider à récupérer après un accident vasculaire cérébral ».
Le magazine indique ainsi que « selon une étude finlandaise publiée dans Brain, les victimes d’AVC qui écoutent de la musique 1 à 2 heures chaque jour ont une meilleure récupération aussi bien de la mémoire verbale que de leur capacité d’attention ».
Le mensuel explique que « 54 patients ont été répartis en trois groupes, l’un choisissant sa propre musique, l’autre recevant des livres audio et le troisième servant de témoin. Trois mois après l’accident, les facultés verbales des personnes du groupe musique avaient progressé de 60% contre 18% pour le second et 29% pour les témoins ».
Sciences et Avenir relève en outre que l’humeur était « plus positive dans le groupe musical ».
Le magazine ajoute que « selon l’équipe de Teppo Särkämö, du Centre de recherche sur le cerveau de l’université d’Helsinki (Finlande), ces effets persistent même 6 mois après l’accident ».
« Reste à élucider les mécanismes par lesquels les notes de musique stimuleraient un cerveau lésé », conclut le mensuel.

15 04 08

« Une visite chez le médecin n’est pas toujours d’une grande sincérité »
Libération
Libération remarque en effet que « mentir à son médecin, son dentiste, à son psy, à son gynéco, au pédiatre, franchement, c’est humain. Les médecins eux-mêmes ne sont pas dupes, ayant appris au fil de longues années de baratinage de patients à repérer les constantes ».
Le journal livre ainsi divers témoignages de « patients qui mentent, ou pas », comme Catherine, qui déclare : « Oui je mens. Je lui dissimule le cancer du sein de ma mère, de peur qu’il ne m’en cherche un… Voire qu’il en trouve un ».
Ou Fabrice : « Non je ne mens pas, mais si je devais le faire, ça serait genre pour dissimuler une maladie sexuellement transmissible non attrapée avec ma légitime. En fait, je changerais de médecin, je crois ».
Ou encore Eric : « En tant que médecin, quand j’y vais, je mens aussi au docteur en omettant de lui dire quel métier je fais ».

« Comment apaiser ceux qui ne guériront pas ? »
Libération
Libération publie sur une double page une « plongée dans l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de Besançon, entre lutte permanente contre la souffrance et écoute des petits désirs qui adoucissent la vie de chacun ».
Le journal en profite pour rappeler qu’« à l’heure où Nicolas Sarkozy doit annoncer prochainement une série de mesures concernant l’accompagnement des patients en fin de vie, il existe en France 88 unités hospitalières et 350 équipes mobiles de soins palliatifs. Un nombre nettement insuffisant, selon le rapport «La France palliative» remis fin mars à la ministre de la Santé par Marie de Hennezel ».

16 04 08

Apologie de l’anorexie : « Est-ce qu’une loi suffira ? »
Libération, Le Figaro, La Croix
C’est ce que se demande Libération.
Le journal indique que « le texte qui réprime l’apologie et l’incitation à l’anorexie a été voté à l’Assemblée nationale » hier.
Le quotidien note que « cette proposition de loi, qui doit encore passer au Sénat, a pour objet de créer «une incrimination spécifique de la provocation à l’anorexie» ».
Libération relève ainsi que « le fait de provoquer une personne à rechercher une maigreur excessive, en encourageant des restrictions alimentaires prolongées ayant pour effet de l’exposer à un danger de mort ou de compromettre directement sa santé, sera puni d’une peine maximum de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende ».
Le journal ajoute que « pour lutter contre les sites «pro-ana» sur Internet, il est stipulé qu’est punie […] «la propagande ou la publicité, en faveur de produits, d’objets ou de méthodes préconisés comme moyens de parvenir à une maigreur excessive ayant pour effet de compromettre directement la santé» ».
Libération livre la réaction du Dr Jean-Pierre Benoît, psychiatre et spécialiste à la Maison des adolescents à Paris de la prise en charge des anorexiques, qui remarque que « bizarrement, cela ne me paraît pas complètement à côté. Avec ces jeunes filles, il y a toujours besoin qu’une limite assez forte leur soit opposée. Elles dérapent, parfois très vite. Au moins, cela va mettre des bornes même si elles sont indirectes ».
Le Figaro retient de son côté que « l’incitation à l’anorexie devient un délit ».
Le journal cite le psychiatre et spécialiste de l’anorexie Xavier Pommereau, qui déclare pour sa part : « Aucune des jeunes filles anorexiques que j’ai rencontrées n’a été entraînée par des sites pro-ana ou des défilés de mode. L’anorexie mentale n’est pas un simple phénomène d’imitation. C’est une maladie et on ne prévient pas une maladie par une loi ».

« Les nouveau-nés garçons plus fragiles que les filles »
La Croix
La Croix indique en bref que « selon une étude américaine réalisée dans 15 pays développés dont la France [et publiée le 25 mars dans les Pnas], les nouveau-nés garçons continuent d’être plus fragiles à la naissance que les bébés filles ».
« Ils auraient ainsi 60 % de risques en plus de naître prématurément et de souffrir de problèmes de santé associés », note le journal.
La Croix ajoute que « les césariennes sont 20 % plus fréquentes pour les garçons que pour les filles ».

18 04 08

« Alzheimer : alcool et tabac facteurs aggravants »
Le Figaro
Le Figaro observe en effet que « ces dernières années, des travaux concordants de plus en plus denses indiquent que cette affection dramatique serait aussi liée à notre mode de vie ».
« Et il apparaît que les facteurs qui affectent le cœur, notamment ceux responsables de lésions coronariennes, altèrent aussi le fonctionnement du cerveau avec l’âge », ajoute le journal.
Le quotidien indique que « mercredi dernier, lors de la réunion annuelle de l’Académie américaine de neurologie à Chicago, une enquête [menée par des chercheurs du Mount Sinaï Hospital de Miami Beach] mettant en évidence le fait que cette démence fréquente frappe plus précocement les gros fumeurs et les buveurs invétérés, a été présentée ».
Le Figaro note qu’« une autre étude dévoilée lors de cette conférence soutient que les personnes ayant une hypercholestérolémie dans leur quarantième année, ont un risque accru aussi d’en souffrir plus tard. Un troisième travail affirme, lui, qu’avoir un gros ventre en milieu de vie est également associé à plus de risque plus élevé ».
Le journal cite en conclusion le Pr Françoise Forette, directrice de la Fondation nationale de gérontologie, qui remarque que « dans cette maladie, il y a la conjonction de lésions au niveau de la microcirculation du cerveau et des dépôts de plaques amyloïdes. En agissant sur les facteurs de risque vasculaire, c’est-à-dire en arrêtant le tabac, en traitant l’hypertension, le cholestérol, le diabète, en pratiquant de l’exercice physique, on retardera à l’évidence l’apparition de la maladie ».

21 04 08

« Le déni de la maladie mentale provoque un tollé chez les psy »
L’Humanité
C’est ce que relève L’Humanité, qui note que « les syndicats [de psychiatres] s’inquiètent de la disparition de leur profession et de la tendance à médicaliser le malaise social ».
Le journal indique que « pour les principaux responsables des 6 syndicats de psychiatres, il n’y a plus de doute : la maladie mentale disparaît au profit du concept de santé mentale. […] La schizophrénie laisse place aux «troubles du développement émotionnel», la délinquance des jeunes doit être «dépistée» dès le plus jeune âge… ».
« Mais derrière ces changements dialectiques, ce choix de mots «qui soulagent», c’est toute une conception du soin, de l’accompagnement du fou qui est déniée au profit de réponses normalisées, standardisées », observe L’Humanité.
Le quotidien remarque que « les derniers états généraux de la psychiatrie […] datent de 2003. A quand une nouvelle mobilisation d’envergure ? ».

Le risque de mort subite « plus important » le jour anniversaire du décès d’un proche
La Tribune
La Tribune fait savoir que « le jour anniversaire du décès d’un de vos proches, surtout s’il s’agit de votre père ou de votre mère et si vous êtes un homme, alors votre risque de mort subite est plus important ce jour-là ».
Le journal note que « cette mise en garde a été faite lors du congrès de l’American College of Cardiology qui se tenait tout dernièrement à Chicago ».
Le quotidien explique que « les données de 102 patients, tous décédés de mort subite entre 37 et 79 ans, ont été étudiées. Dans 70 % des cas, une maladie coronaire a été mise en évidence. Mais dans 13 cas sur 102, la mort subite est survenue le jour anniversaire du décès du père ou de la mère et, dans 4 cas, le décès est survenu au même âge ! ».
La Tribune précise que « 10 parmi ces 13 patients étaient des hommes, ce qui pourrait selon les auteurs refléter une différence de réponse entre les sexes face à une situation stressante. La réponse hormonale induite par le stress serait moins importante chez la femme que chez l’homme ».

22 04 08

« Antidépresseurs : les risques durant la grossesse »
Le Figaro
Catherine Petitnicolas indique dans Le Figaro qu’« une expérience conduite par une équipe de l’Inserm montre que des souriceaux exposés à ces psychotropes ont des troubles du sommeil à l’âge adulte, […] celui-ci étant fragmenté et peu réparateur. Des perturbations proches de celles observées dans la dépression et qui persistaient tout au long de leur vie ».
« En revanche, si un tel traitement leur était administré après la puberté, ils n’ont constaté aucune conséquence dommageable », poursuit la journaliste.
Catherine Petitnicolas explique ainsi que cette équipe de chercheurs menée par Joëlle Adrien, directrice de l’Unité 677 consacrée à la neuropsychopharmacologie, « démontre, dans le Journal of Neuroscience, que la régulation du sommeil se programme dans les toutes premières années de vie. Cette période serait essentielle au bon fonctionnement des neurotransmetteurs cérébraux qui font en particulier intervenir la sérotonine dans la régulation du sommeil ».
Catherine Petitnicolas remarque qu’« il est avéré que les perturbations du fonctionnement de ce système provoquent des troubles du sommeil, de l’anxiété, voire de la dépression ».
« Or chez les personnes dépressives, la plupart des traitements sont à base d’inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, qui agissent en augmentant artificiellement son taux dans la synapse », poursuit la journaliste.
Catherine Petitnicolas cite Joëlle Adrien, qui observe que « ces travaux nous donnent à penser que les 3 premières semaines de vie chez la souris constituent une période critique durant laquelle s’installe et se consolide l’impact du système sérotoninergique sur la régulation du sommeil et des comportements émotionnels. Et une fois ce système mis en place, il semble qu’il ne soit plus possible de le modifier ».
La journaliste remarque que « de là à extrapoler à l’être humain, les chercheurs restent extrêmement prudents. Mais ils mettent néanmoins l’accent sur la nécessité d’évaluer les effets à très long terme d’un traitement par antidépresseurs chez l’enfant (assez rarement prescrit en France mais beaucoup plus aux États-Unis) et aussi chez la femme enceinte ».

« Souffrance au travail – L’épidémie invisible »
L’Humanité, La Tribune
L’Humanité revient sur deux pages sur la « souffrance au travail », observant que « le suicide d’un conseiller au patrimoine financier [de BNP Paribas en janvier dernier] a mis en lumière les dérives d’un management tendu vers un seul objectif : le profit maximum ».
Le quotidien livre un entretien avec Valérie Langevin, psychologue du travail à l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles), qui observe que « l’individualisation des performances génère de la souffrance ».
La Tribune consacre de son côté un court article aux « conventions signées hier par Xavier Bertrand, ministre du Travail, avec 3 fédérations professionnelles », pour « prévenir le risque CMR (cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques) ».Le journal indique que « les fédérations s’engagent à perfectionner la formation des chefs d’entreprise sur ces risques chimiques, et à améliorer l’évaluation des risques et la substitution des produits dangereux ».

23 04 08

Burn out des médecins : « En parler ! »
Le Concours médical, 17 avril 2008
Le Concours médical consacre un dossier très complet sur l’« épuisement des professionnels de santé » et le burn out, « ce stress lié au travail requérant un engagement relationnel ».
La revue observe qu’« évoqué dans les années 1970, le burn out des médecins a continué son expansion à bas bruit », puis observe que « les causes de ce burn out sont surtout d’ordre professionnel. La prévention n’est donc pas qu’une affaire privée, mais nécessite une prise en compte collective ».
Le Concours médical note qu’« une dizaine de mesures ont été proposées, en particulier la création de réseaux de médecins volontaires pour soigner les confrères ».
« Ne pourrait-on pas aussi atténuer les carences de la protection sociale du médecin en introduisant dans sa rémunération une dose de salariat, ou reconnaître le burn out médical en maladie professionnelle ? », s’interroge la revue.
Le Concours médical remarque ainsi que « les chiffres inquiétants de la prévalence du suicide chez les médecins de l’Hexagone incitent à ne pas taire la réalité et à améliorer la prévention ».
La revue rappelle notamment qu’« une étude sur la prévalence du suicide dans les causes de décès des médecins actifs a été menée en France en 2003 avec l’aide du Conseil national de l’Ordre. […] Sur une population de 44 000 médecins, 492 actifs étaient décédés en 5 ans. Et les 69 suicides représentaient 14 % des causes de décès, versus 5,9 % des décès de la population générale de même âge (30 à 65 ans) ».
Le Concours médical rend par ailleurs compte d’une enquête de l’URML Ile-de-France, selon laquelle « plus de la moitié des médecins se sentent particulièrement concernés » par le burn out.
« Ils évoquent surtout des causes professionnelles : excès de paperasserie (63 %), augmentation des contraintes collectives (45,6 %), non-reconnaissance de l’action du médecin (45 %), durée des journées de travail. Le manque de temps pour la vie privée vient en cinquième position (41%) », précise la revue.

24 04 08

Une maison des adolescents dans chaque département ?
Le Parisien
Le Parisien indique en bref que « le Premier ministre François Fillon a dit hier souhaiter que chaque département dispose en 2010 d’une Maison des adolescents, à l’image de la Maison de Solenn à Paris ».
Le journal note que « le chef du gouvernement a annoncé un cofinancement par l’Etat, les départements et «la générosité des Français» ».

Internet, « la principale source d’infos du suicidaire »
Libération
Libération note sur une page qu’une étude « contestée », parue dans le British Medical Journal, « mesure l’influence des sites [Internet] dédiés au suicide ».
Le journal remarque ainsi que « les épidémiologistes et psychologues britanniques ont relevé trois observations : le réseau est devenu la principale source d’infos du suicidaire ; la plupart des requêtes se font via une simple combinaison de mots-clés entrée dans un moteur de recherche ; les utilisateurs vont rarement voir au-delà de la première page de résultats ».
Le quotidien note qu’après « 48 recherches [dans des moteurs en ligne] renvoyant des liens vers 480 sites, […] les chercheurs ont établi les choses suivantes. Environ la moitié des sites répertoriés donne des informations plus ou moins précises sur les méthodes de suicides. Un cinquième sont des sites spécialisés sur le sujet, la moitié d’entre eux faisant la promotion du suicide ou facilitant le passage à l’acte ».
Libération ajoute que « 44 autres sites donnent des informations purement factuelles, présentées avec un ton neutre ou ironique. Les sites dédiés à la prévention du suicide sont au nombre de 62, et ceux qui le condamnent fermement au nombre de 59 ».
Le journal observe que « les sites de prévention arrivent rarement parmi les premiers » dans les pages de résultats des moteurs de recherche.
Le quotidien précise que « les chercheurs britanniques sont toutefois bien obligés de noter que le taux de suicide chez les 15-34 ans (les plus gros utilisateurs du Net) a baissé en Angleterre depuis le milieu des années 90, parallèlement à l’explosion du réseau ».
« Hypothèse : les cas où Internet aurait facilité un suicide seraient finalement moins nombreux que ceux où il a joué un rôle de prévention », poursuit le journal.

25 04 08

Le GHB, un « psychotrope en vogue pouvant provoquer la mort »
Libération
Libération consacre une page au GHB, ou acide gamma-hydroxybutyrique, « connu comme la «drogue du violeur» », psychotrope « en vogue » dont « les effets déshinibants peuvent provoquer la mort ».
Le journal remarque que « l’Observatoire français des drogues et toxicomanies s’inquiète, dans son dernier rapport, Trend (Tendance récentes et nouvelles drogues), de cette mode ».
« L’observatoire rapporte «un développement de l’usage dans le cadre des afters», ainsi qu’«une augmentation des comas consécutifs à la consommation de cette substance» », continue le quotidien.
Libération cite un musicien, Yiss, qui remarque que le GHB « est complètement banalisé. J’ai vu des gens tomber comme des mouches. [Sur les dancefloors,] tout le monde a sa petite bouteille d’Evian avec de la menthe et du GHB ».
Le quotidien observe en outre que « le phénomène reste mal connu », le musicien déclarant : « A l’hôpital, on vous demande ce que vous avez pris. Vous répondez du GHB. On vous demande alors qui vous l’a versé dans votre verre. Ils pensent à la drogue du violeur. L’usage récréatif est encore méconnu ».
Libération note ainsi que « le coma provoqué par le GHB jouerait dans ces fêtes un rôle social comparable à «la cuite concernant l’alcool», rapporte l’OFDT. Certains adeptes seraient devenus des habitués des urgences ».
Le journal précise toutefois que « l’usage du GHB reste très confidentiel. Seul 0,3 % des jeunes de 17 ans déclaraient en avoir consommé selon une enquête Escapad (Enquête sur la santé lors de l’appel de préparation à la défense) menée par l’OFDT en 2005 ».

28 04 08

« Les médecins sont de plus en plus victimes de violences »
La Croix
C’est ce que constate La Croix, qui note à son tour sur près d’une page que « les agressions de médecins ont augmenté de 60 % en 2007 ».
« La profession demande au gouvernement de prendre des mesures », ajoute le journal.
Le quotidien explique ainsi qu’« en 2007, l’Observatoire de la sécurité des médecins a recensé 831 déclarations d’agressions de médecins. Un record depuis sa création en 2003. Dans près de la moitié des cas (363), les médecins sont victimes d’agressions verbales. Mais les vols ou tentatives de vol (238), ainsi que les agressions physiques (108), sont également de plus en plus fréquents ».
La Croix précise que « les raisons de cette violence sont variées : reproche relatif à un traitement (10 % des cas), temps d’attente jugé excessif (8 %), refus de prescription (7 %), délai trop long pour obtenir un rendez-vous (2 %) ».
Le journal ajoute que « cette violence n’est pas confinée à un certain type de patients réputés difficiles comme les toxicomanes ou à certains quartiers sensibles », puis explique que « les médecins s’organisent et prennent leurs précautions ».
Le quotidien s’intéresse notamment au centre 15 à Bordeaux, où « les consignes sont strictes ».
La Croix cite Nicolas Brugère, un des médecins régulateurs, qui déclare que « si un médecin régulateur détecte au téléphone une situation potentielle de violence, il doit d’abord appeler la police pour calmer les esprits avant d’envoyer un médecin ».
Le journal constate que « la CSMF a demandé au gouvernement de «prendre des mesures fortes pour garantir la sécurité des médecins». Son président, Michel Chassang, propose que «les médecins soient reliés au commissariat par des appareils portatifs» ».

30 04 08

« Une étude décrit les mauvaises conditions de la mort à l’hôpital »
Le Monde
Paul Benkimoun observe dans Le Monde que selon une « vaste enquête menée auprès de plus de 1 000 services hospitaliers et concernant 3 700 décès, publiée dans Archives of Internal Medicine », en France, « les conditions de décès à l’hôpital sont encore loin d’être optimales ».
Le journaliste relève ainsi qu’« un tiers des infirmières, seulement, jugent acceptables les circonstances de ces décès. Un quart des personnes seulement meurent entourées de leurs proches, et 12 % ont été évaluées comme souffrant de douleurs ».
Paul Benkimoun indique que « l’équipe de médecins réunie autour du Dr Edouard Ferrand (du service d’anesthésie-réanimation à l’hôpital Henri-Mondor, Créteil) a procédé par questionnaires. Ils ont été remplis par les infirmières, qui sont au plus près des malades ».
Le journaliste poursuit : « Le faible nombre de patients mourant entourés de leurs proches (24 %) comme celui des malades bénéficiant d’antalgiques (44 % recevaient des opiacés au moment de leur mort) frappe. Mais, selon le Dr Ferrand, il ne traduit pas toujours une mauvaise prise en charge ».
Françoise Ellien, psychologue clinicienne dans l’Essonne et cosignataire de l’article, précise ainsi que « certains malades attendent le départ de leurs proches et parfois même des soignants pour mourir, pour ne pas leur imposer ce spectacle ».
Paul Benkimoun retient toutefois que « l’étude montre l’incapacité fréquente d' »adopter une approche de soins palliatifs au moment du décès bien que pour 74 % des patients la mort ait été prévisible » ».
Le journaliste observe ainsi que « le faible nombre (12 %) de services hospitaliers disposant d’un protocole écrit de prise en charge de la fin de vie traduit un manque de diffusion des bonnes pratiques professionnelles ».
Edouard Ferrand remarque que « ces protocoles existent essentiellement dans les services ayant reçu l’influence des équipes de soins palliatifs. Leur présence dépend encore trop de la subjectivité des équipes ».
Le praticien ajoute que « la famille doit être prévenue d’un décès prévisible pour pouvoir éventuellement être présente. Elle doit être revue après le décès, car la vie continue. Peut-être faut-il également identifier une personne référente dans la famille, même si les informations sont difficiles à supporter ».

Revue de presse Mai 2008

Revue de presse Mai 2008


Source Mediscoop

05 05 08

« Le stress du début de semaine, un «fléau mondial» »
Libération, Le Monde
Libération se penche sur les « 50 % de salariés français qui souffrent de troubles du sommeil dans la fameuse nuit [du dimanche au lundi], selon une étude menée sur 24 224 salariés par le groupe Monster ».
Le journal ajoute que « la France se situe en deçà de la moyenne mondiale avec ses 61 % de stressés du dimanche soir. Gagnants, les Etats-Unis et l’Angleterre, où 70 % des salariés avouent être frappés par le stress du travail dans la nuit de dimanche ».
Le quotidien s’intéresse ainsi à ce ««trouble dysphorique du lundi matin», pathologie méconnue dont les caractéristiques cliniques observées sur les sujets (au moins deux lundis d’affilée) sont : 1. manque d’énergie ; 2. sentiment de lourdeur ; 3. irritabilité ; 4. difficulté à se concentrer ; 5. repli social ; 6. anxiété ou tension ; 7. bâillements répétés ; 8. ptosis (chute de la paupière) bilatéral, etc. ».
Le Monde relève aussi que « le stress du lundi empêche un salarié sur deux de dormir ».
Le quotidien rappelle que « le manque de sommeil est source d’anxiété et de différents troubles ».

« Nous sommes entrés dans l’ère d’une psychiatrie postmoderne »
Le Monde
Le Monde publie un entretien avec Roland Gori, psychanalyste et professeur de psychopathologie, qui « décrypte l’évolution probable de la santé mentale ».
Le psychanalyste remarque ainsi que « nous sommes entrés dans l’ère d’une psychiatrie postmoderne, qui veut allouer, sous le terme de « santé mentale », une dimension médicale et scientifique à la psychiatrie ».
« Jusqu’à présent, cette discipline s’intéressait à la souffrance psychique des individus, avec le souci d’une description fine de leurs symptômes, au cas par cas. Depuis l’avènement du concept de santé mentale, émerge une conception épidémiologique de la psychiatrie, centrée sur le dépistage le plus étendu possible des anomalies de comportement », continue Roland Gori.
Le psychanalyste ajoute que « depuis l’effacement des grandes idéologies, l’individu se concocte son propre guide normatif des conduites, qu’il va souvent chercher dans les sciences du vivant. Résultat, ce sont les « prophètes de laboratoires » qui nous disent comment se comporter pour bien se porter ».
Roland Gori déclare en outre : « Je ne suis pas certain que les dispositifs de santé mentale aient le souci de soigner, et encore moins de guérir. Ils sont plutôt du côté d’un dépistage précoce et féroce des comportements anormaux, que l’on suit à la trace tout au long de la vie. […] La « nouvelle » psychiatrie se moque éperdument de ce qu’est le sujet et de ce qu’il éprouve. Seul importe de savoir s’il est suffisamment capable de s’autogouverner, et d’intérioriser les normes sécuritaires qu’on exige de lui ».

07 05 08

« Comment naître autrement »
Le Point numéro 1860
Le Point explique sur 4 pages « comment naître autrement ».
Le magazine remarque en effet que « la naissance n’est pas seulement une affaire médicale. […] La preuve aux Pays-Bas, [où] 30 % des femmes accouchent à la maison ».
L’hebdomadaire publie ainsi un reportage réalisé à Amsterdam, où existe un « système qui représente le cauchemar des obstétriciens français, l’idée qu’une naissance «réussie», c’est un enfant et une mère en bonne santé, certes, mais c’est aussi un événement vécu en conscience, si possible dans l’intimité, et surtout pas délégué au corps médical ».
« Un événement dont la douleur, quand elle est supportable, et aussi archaïque que cela puisse sembler à nos oreilles françaises, a sa fonction psychique et physiologique », poursuit Le Point.
Le magazine livre par ailleurs un entretien avec René Frydman, « père scientifique du premier bébé éprouvette », qui « met en garde contre la déshumanisation de nos maternités françaises ».
René Frydman déclare notamment : « Je me bats depuis 10 ans pour l’ouverture de maisons de naissance gérées par des sages-femmes mais adossées à des hôpitaux en cas d’urgence ».
Le Point livre enfin l’avis de Jacques Lansac, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, qui rappelle qu’« un accouchement sans risque, ça n’existe pas. Or les Françaises demandent la sécurité avant tout. Au moindre pépin, les médecins sont d’ailleurs traînés au tribunal ».

13 05 08

« Quand l’hôpital répare l’âme des salariés »
L’Humanité, Les Echos
L’Humanité consacre à nouveau 2 pages à la « souffrance au travail », une « épidémie invisible ».
Le journal remarque ainsi que « le nombre de personnes épuisées par leurs journées de travail ne cesse de s’alourdir », et publie un reportage réalisé au sein de la consultation « souffrance et travail » du centre hospitalier de Créteil (Val-de-Marne).
Le quotidien observe : « Hommes, femmes. Cadres, ouvriers. Jeunes, seniors. Tout le monde est touché ».
L’Humanité s’interroge : « Faut-il soigner l’organisation du travail ? », et livre l’avis de Philippe Davezies, enseignant-chercheur à l’Institut universitaire de médecine et santé au travail de Lyon.
Le spécialiste revient sur le burn-out, qui « se caractérise par l’épuisement des capacités émotionnelles, la perte de l’intérêt et de la sympathie pour celui que l’on est censé aider ainsi que la perte de l’estime de soi », ou encore déclare : « Il faut que les gens redécouvrent leur capacité à communiquer. Cela passe par le rôle des syndicats, garants d’un espace de discussion ».
Les Echos relèvent quant à eux, sous leur rubrique « management », que les maladies professionnelles ont « un impact encore largement sous–estimé ».
Le journal note ainsi dans un dossier que « le nombre de maladies professionnelles reconnues comme telles ne cesse d’augmenter en France. Et, pourtant, il reste bien en deçà de la réalité, du fait d’une sous-déclaration importante ».
Le quotidien aborde « l’obsolescence des critères de reconnaissance, la difficulté à faire la preuve du lien avec l’activité professionnelle… Et un système de tarification qui n’incite pas suffisamment les entreprises à se soucier de prévention, alors que l’environnement de travail se révèle souvent pathogène ».

« Empêcher «l’exil» des enfants autistes »
La Croix
La Croix publie un dossier avec ce titre.
Le journal note en effet que « faute de moyens, entre 3 500 et 5 000 enfants et adultes, autistes ou handicapés mentaux, sont aujourd’hui pris en charge en Belgique ».
Le quotidien observe que « ces enfants et adultes handicapés sont accueillis dans deux types de structures : des établissements médico-sociaux et des écoles spécialisées ».
« Selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales de septembre 2005, environ 3 600 enfants et adultes sont pris en charge dans des établissements médico-sociaux. Actuellement, 25 structures de ce type ont passé une convention avec l’assurance-maladie pour accueillir des enfants venant de France », continue La Croix.
Le journal ajoute que « selon l’Igas, 1 400 enfants français sont pris en charge dans des écoles spécialisées belges ».
Le quotidien se penche ainsi sur « l’insuffisance du nombre de places d’accueil en France », mais précise que « le problème n’est pas uniquement quantitatif. Nombre de parents font en effet preuve d’une grande défiance vis-à-vis des méthodes d’inspiration psychanalytique, encore largement utilisées en France. Ils préfèrent se tourner vers des approches «éducatives» largement développées en Belgique ».
La Croix ajoute que « si les méthodes belges séduisent les familles, les associations restent prudentes ».
Agnès Woimant, vice-présidente d’Autisme France, déclare ainsi : « En Belgique, on trouve le meilleur, mais aussi le pire. La solution ne passe pas par un encouragement à cet exode, mais par la création d’un nombre suffisant de places adaptées en France ».

14 05 08

« Un embryon humain génétiquement modifié a été créé aux Etats-Unis »
Le Monde
Jean-Yves Nau remarque dans Le Monde que selon le Sunday Times, « des scientifiques américains sont récemment parvenus à créer un embryon humain génétiquement modifié ».
« Cet embryon transgénique n’a toutefois pas été transplanté dans un utérus et a été détruit après 5 jours de développement in vitro », précise le journaliste.
Jean-Yves Nau indique que « dirigés par Nikica Zaninovic, les chercheurs, qui travaillent au sein de l’université Cornell de New York, ont eu recours aux techniques de la thérapie génique ».
Le journaliste explique que « l’équipe américaine a mis au point sa méthode chez la souris avant de l’appliquer à l’homme, en dehors de tout objectif thérapeutique direct. Cette expérience a été menée sur un embryon humain conçu initialement dans le cadre d’un programme de procréation médicalement assistée », et relatée dans la revue Fertility and Sterility.
« Les chercheurs annoncent être parvenus à intégrer au sein du génome de cet embryon humain, au moyen d’un vecteur viral, un gène dirigeant la synthèse d’une protéine aux propriétés fluorescentes », continue le journaliste.
Jean-Yves Nau relève que « les chercheurs américains soutiennent que seuls de tels protocoles expérimentaux sont de nature à faire progresser la biologie humaine fondamentale et la compréhension des affections d’origine génétique ».
Le journaliste remarque toutefois que « certains observateurs soulignent les dangers potentiels qu’il y aurait à autoriser ce type de travaux sur des embryons humains. Ils font valoir que les techniques développées permettront bientôt non seulement de corriger des anomalies génétiques mais aussi de modifier, à des fins non thérapeutiques, les performances d’un organisme humain ».
Jean-Yves Nau ajoute que « des expériences similaires pourraient bientôt être menées au Royaume-Uni ».

16 05 08

« Un test génétique pour choisir les embryons humains les plus viables »
Le Monde, La Croix
Le Monde annonce en effet qu’« une équipe australo-grecque a mis au point une méthode qui pourrait permettre d’améliorer considérablement les taux de succès des fécondations in vitro », selon un article paru dans Human Reproduction.
Le journal explique que « dirigée par les Drs Alan O. Trounson (université Monash, Clayton, Australie) et Kostas Pantos (Genesis Hospital, Athènes), cette équipe a mené son étude sur un groupe de 48 femmes prises en charge pour des problèmes d’infertilité. […] Les chercheurs ont, par fécondation in vitro, obtenu 153 embryons qu’ils ont cultivés durant 5 jours, jusqu’au stade de blastocystes ».
Le quotidien poursuit : « Vingt-cinq grossesses ont été obtenues, permettant au total 37 naissances. […] Une série d’analyses des caractéristiques génétiques a été pratiquée chez les nouveau-nés. La comparaison de ces données avec les résultats obtenus avant l’implantation a permis aux chercheurs de définir une série de critères génétiques permettant de savoir quels embryons sont les plus aptes à se développer après leur transfert intra-utérin. Il s’agit, pour l’essentiel, de gènes impliqués dans de multiples processus de communication intercellulaire chez l’embryon ».
Le Monde indique que « les auteurs de ce travail estiment que des recherches complémentaires sont nécessaires pour établir les bases objectives de la viabilité des embryons humains et proposer des tests de routine ».
« Ils expliquent que le développement de leur procédé devrait permettre rapidement d’en finir avec les critères subjectifs, le plus souvent morphologiques, qui sont aujourd’hui retenus par les biologistes de la reproduction pour juger de la viabilité embryonnaire », ajoute le journal.
La Croix consacre quelques lignes au sujet, et retient que « cette méthode, qui pose un grave problème éthique, pourrait améliorer les résultats des FIV

« Les enfants autistes ne seront plus oubliés »
Le Parisien, La Croix, Libération
Le Parisien indique en effet sur près d’une page que Roselyne Bachelot et Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité, « annoncent de concert [aujourd’hui] les mesures du plan Autisme 2008-2010. Un programme d’action très attendu, qui devrait donner un coup de balai dans ce secteur en complète déshérence ».
Le quotidien retient que « le plan Autisme met pour la première fois en avant les méthodes «comportementales» et prend ses distances avec l’approche psychiatrique et psychanalytique de la maladie ».
Le Parisien note ainsi que « ce plan va permettre aux familles de disposer d’un choix plus large, en diversifiant les modes de prise en charge, en expérimentant des types de structure nouveaux ».
Le journal ajoute que « le plan prévoit de combler le retard en matière d’accueil et doit créer au moins 2 800 places supplémentaires spécifiquement dédiées ».
Le quotidien observe enfin que « le plan doit améliorer le diagnostic, en faisant en sorte qu’il soit rendu moins tardivement (actuellement, il n’est guère donné avant l’âge de 3-4 ans) ».
Le Parisien brosse en outre le portrait de Tom, 9 ans, qui il y a 5 ans a été diagnostiqué « autiste sévère et attardé mental » et qui, « après 2 ans de traitement spécial à la maison avec un psychologue formé, est [maintenant] premier de sa classe de CE2 ».
De son côté, La Croix dresse le portrait de Jonathan, 23 ans, « stagiaire dans une entreprise informatique », qui « malgré l’autisme, essaie de vivre comme les jeunes de son âge ».

Grèce : une fillette de 9 ans opérée d’un « fœtus parasite »
Le Parisien
Le Parisien fait savoir qu’« une fillette de 9 ans a été opérée hier à Larissa, en Grèce, d’un «fœtus parasite» présent dans son corps depuis sa naissance ».
Le quotidien relève que « les médecins grecs ont indiqué avoir retiré du corps de l’enfant un embryon de corps de 6 cm où l’on pouvait «distinguer des cheveux et des yeux» ».
Le journal précise que « le «fœtus in fœtus» constitue une anomalie rare, pouvant se produire lors de grossesses gémellaires où le bébé se développe en portant le fœtus parasite de son jumeau ».

19 05 08

Gestation pour autrui : vers une « légalisation de cette pratique » ?
La Croix
La Croix observe en effet que « le groupe de travail du Sénat sur la gestation pour autrui pourrait s’orienter vers la légalisation de cette pratique ».
Le journal livre un entretien avec la sénatrice Michèle André, qui « rendra fin juin un rapport sur les mères porteuses ».
La sénatrice indique notamment que « le groupe s’oriente vers l’idée qu’il faut légiférer pour autoriser les mères porteuses et encadrer cette pratique ».
« Notre conviction, c’est qu’il faut aider les couples qui, en raison d’un problème médical comme l’absence d’utérus chez la femme, ne peuvent pas avoir d‘enfant et sont dans une grande souffrance », poursuit Michèle André.
La sénatrice remarque en outre qu’« il y a actuellement en France des enfants qui vivent dans un flou juridique, leurs parents ayant eu recours à une mère porteuse à l’étranger. […] Nous ne pouvons pas les laisser ainsi ».
Michèle André déclare par ailleurs que ce groupe de travail du Sénat « préfère que l’enfant soit issu des gamètes des parents intentionnels », ou encore note qu’« il faudra préciser les indications médicales ouvrant droit à la gestation pour autrui ».
La Croix indique enfin que « l’Académie nationale de médecine et le Comité consultatif national d’éthique rendront prochainement leurs conclusions sur le sujet », le journal relevant que « la légalisation de la gestation pour autrui […] est loin d’être consensuelle ».

Chirurgie esthétique pour adolescents : l’Allemagne « veut restreindre les opérations »
Libération
Libération observe qu’« en Allemagne, où une bonne partie de l’opinion voue un véritable culte au corps parfait, 40 % des filles de 9 à 14 ans aimeraient pouvoir s’offrir une liposuccion, et 10 % rêvent de se faire grossir les seins ! ».
« L’association des chirurgiens plasticiens estime que 100 000 mineurs subissent chaque année une opération de chirurgie esthétique. Soit 10 % du nombre total des interventions annuelles à but non médical outre-Rhin », poursuit le journal, qui précise qu’« en 2 ans, le nombre total des opérations à des fins esthétiques est passé dans le pays de 400 000 à 1 million d’interventions ».
Le quotidien indique donc que « le gouvernement d’Angela Merkel envisage de considérablement limiter le recours à la chirurgie esthétique pour les mineurs ».
Libération explique que « le parti chrétien-démocrate de la chancelière plaide pour un modèle rendant obligatoire la consultation de deux avis médicaux avant toute opération sur un mineur ».
Le journal relève que « les pédiatres allemands réclament en outre l’interdiction des piercings et tatouages pour les mineurs, et s’inquiètent de voir qu’une petite fille d’un an sur cinq a les oreilles percées ».
Le quotidien en profite pour noter qu’« en France, les médecins [sont] plutôt dissuasifs » face aux demandes d’intervention émanant d’adolescents.

21 05 08

L’acquisition tardive du langage entraîne des perturbations qui perdurent des années plus tard
Quel est le statut du langage chez les enfants de 7 ans selon qu’ils ont ou non été victimes d’une acquisition tardive du langage à 24 mois ? Telle a été la question que se sont posés des investigateurs américains et australiens et dont la réponse vient d’être publiée dans la dernière livraison du Journal of Speech, Language and Hearing Reserch.

Pour ce faire, 128 enfants avec un antécédent d’émergence tardive du langage (ETL) à l’âge de 24 mois et 109 enfants qui avaient acquis normalement le langage à cet âge (non-ETL), ont participé à une évaluation comportementale des diverses dimensions du langage mais cette fois à l’âge de 7 ans.
Ces enfants ont été recrutés à partir d’une étude prospective de cohorte effectuée de manière épidémiologique contrôlée chez des enfants uniques de 24 mois.
Les résultats furent mitigés. Le groupe moyen des enfants avec ETL se situait dans le niveau typique pour l’usage multiple de capacité générale du langage et pour les mesures des dimensions spécifiques du langage. Cependant, par rapport aux enfants non-ETL, les enfants avec ETL réalisèrent des performances normatives inférieures pour la capacité générale de langage (20% contre 11%), le discours (7% contre 2%), la syntaxe (18% contre 8%), et la morphosyntaxe (9-23% contre 2-14%). Par contre, pas de différence significative pour le vocabulaire ou la sémantique.
Pour autant, les conclusions des investigateurs furent – légèrement – plus tranchées. Pour eux, les résultats font bien état d’un impact négatif ultérieur (à 7 ans, pour cette étude) d’une acquisition tardive du langage (vers 24 mois) chez un certain nombre d’enfants par rapport à ceux avec acquisition normale. Et ce, particulièrement pour la syntaxe et la morpho-syntaxe.

Dr Gérard Mégret

Références

Journal of Speech, Language, and Hearing Research Vol.51 394-407 April 2008.
Language Outcomes of 7-Year-Old Children With or Without a History of Late Language Emergence at 24 Months
Mabel L. Rice et al.

22 05 08

« Les jeunes se remettent à fumer »
Le Parisien, Le Figaro
Le Parisien observe en effet que « pour la première fois depuis 4 ans, le tabagisme augmente chez les ados de 13 à 18 ans ».
Le journal relaie ainsi une étude de l’association Paris sans tabac, menée auprès de 1 045 collégiens et lycées parisiens, publiée hier par l’Office français de prévention du tabagisme.
Le Pr Bertrand Dautzenberg, président de l’OFT, a déclaré à cette occasion : « En 2003, le taux de fumeurs à la sortie du lycée était de 39 %. Entre 2004 et 2007, le plan Cancer a permis de faire baisser ce chiffre à 24 %. Or, en mars dernier, la proportion de jeunes fumeurs est repartie à la hausse avec 25 % d’accros à la cigarette ».
Le Parisien précise que « c’est chez les 13-15 ans que l’augmentation est la plus forte : + 66 % contre + 16 % pour les 16-18 ans ».
Le quotidien note que le pneumologue « accuse », ce dernier notant que « cela fait 3 ans que l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé n’a pas mené une campagne contre le tabagisme qui cible directement les jeunes ».
Le journal constate en outre que « les cigarettes parfumées ciblent les moins de 15 ans », et relève que « le narguilé, très en vogue depuis quelque temps, aurait lui aussi contribué à cette hausse ».
Le Parisien remarque enfin que « le Comité national contre le tabagisme a lancé une opération test chez des marchands de tabac. Rares sont ceux qui refusent de vendre des cigarettes aux moins de 16 ans, comme la loi les y oblige… ».
Le Figaro relève également que « les cigarettes bonbons attirent les adolescents ».
Le journal indique que « les médecins dénoncent les effets pervers de ce tabac aromatisé », et note que « selon l’enquête de Paris sans tabac, plus de la moitié des sondés croient que les cigarettes parfumées sont «moins dangereuses que les autres» ».

« Sevrage tabagique : rapport accablant pour le Champix »
Le Figaro
Le Figaro fait savoir que selon une étude de l’Observatoire américain des pratiques médicales, relayée par le Wall Street Journal, le médicament de Pfizer « présente des effets secondaires sérieux, comme des risques d’accidents cardiaques et de diabète ».
Le journal relève que le médicament « est déjà soupçonné de donner des idées suicidaires. Quelque 988 «incidents sérieux» auraient ainsi été répertoriés aux États-Unis au cours du 4e trimestre 2007, soit le nombre le plus élevé jamais rapporté sur une période aussi courte, selon le quotidien » américain.
Le Figaro ajoute que, toujours selon le Wall Street Journal, « les autorités américaines de régulation de l’aviation ont interdit l’usage du médicament aux pilotes et aux contrôleurs du ciel en exercice ».

« Les téléphones portables favoriseraient l’hyperactivité »
Le Parisien
Le Parisien note en effet brièvement que « les champs électromagnétiques des téléphones portables augmenteraient de 80 % les risques pour les enfants de souffrir de problèmes comportementaux et d’hyperactivité », selon une étude américano-danoise publiée dans Epidemiology, relayée par les associations Agir pour l’environnement et Priartem.
Le journal relève que ces associations « dénoncent les positions de la France qui, d’après elles, «a décidé de ne pas aborder sérieusement le thème de la téléphonie mobile dans le cadre du projet de la loi post-Grenelle» ».

23 05 08

« Chercheurs et médecins s’intéressent de plus en plus aux secrets de la sexualité des femmes »
L’Express numéro 2968
L’Express consacre un dossier aux « nouvelles libertés des femmes » en matière de sexualité, et constate notamment que « chercheurs et médecins [ces « docteurs du plaisir »] s’intéressent de plus en plus aux secrets de la sexualité des femmes ».
Le magazine observe en effet que « les femmes ne disent plus : «J’ai la libido en berne» ; elles disent : «Je souffre du trouble de sexualité « hypo-active »».
L’hebdomadaire remarque que « cette nouvelle «maladie», identifiée par des médecins américains sous le nom de «hypoactive sexual desire disorder», se traduit par une déficience persistante ou par l’absence de fantasmes, de désir ou de réceptivité sexuelle ».
« Une sorte d’équivalent de l’impuissance masculine dont les patientes évoquent de plus en plus souvent les ravages dans les cabinets médicaux », continue L’Express.
Le magazine remarque qu’« après des siècles d’ignorance et d’indifférence envers le désir féminin la médecine et la science commencent à s’intéresser à ces questions et à y apporter des réponses. […] Les recherches sur les ressorts secrets de la sexualité féminine n’ont jamais été si nombreuses. Le succès du Viagra, la pilule miracle des messieurs, a poussé les laboratoires pharmaceutiques à se lancer, avec plus ou moins de bonheur, à la poursuite de son équivalent pour les dames ».

La gestation pour autrui « désormais soutenue par des parlementaires »
Libération
Charlotte Rotman remarque dans Libération que nous sommes dans « une période charnière. Taboue, voire refoulée il y a peu, la question des mères porteuses revient dans le débat français. Mais pas pour faire mouliner les fantasmes, ni pour alimenter les anathèmes ».
La journaliste constate en effet sur une page que « les instances médicales et législatives réfléchissent très sérieusement à encadrer légalement le recours à une gestatrice pour abriter, le temps d’une grossesse, l’embryon d’un couple infertile qui seront les parents de l’enfant ».
Charlotte Rotman note que « le Sénat s’apprête à rendre un rapport favorable à l’encadrement de cette pratique », puis se penche sur le combat de Sylvie et Dominique Mennesson, « un couple qui, en 2000, avait eu des jumelles grâce à une mère porteuse de Californie ».
La journaliste rappelle qu’« en 2007, ils ont été reconnus parents de leurs filles », et publient un livre, « «pas un mode d’emploi» mais un témoignage pour «sensibiliser» ». (« Interdits d’enfants », éditions Michalon)
Charlotte Rotman livre en outre les propos de Michèle André, la sénatrice qui préside le groupe de travail sur ce sujet, qui estime qu’« on ne peut pas laisser des femmes françaises en difficulté pour porter des enfants, par exemple celles qui n’ont pas d’utérus, partir à l’étranger pour un tourisme procréatif ».
La sénatrice « pense qu’il faut «aider ces femmes» infertiles et clarifier l’état civil des enfants. Sa position n’est «pas unanime», mais elle est partagée par d’autres parlementaires », poursuit la journaliste, qui note que Michèle André « souhaite déboucher sur une proposition de loi ».

28 05 08

« Personnes âgées : des oméga 3 contre la dépression » ?
Le Figaro
Le Figaro indique que des chercheurs de l’Inserm, coordonnés par Pascale Barberger-Gateau, qui dirige l’unité d’épidémiologie de la nutrition et des comportements alimentaires, à Bordeaux, « viennent de montrer [dans l’American Journal of Clinical Nutrition], à partir d’une étude d’observation sur près de 1 400 seniors, qu’un taux sanguin élevé en acide gras oméga 3 à longue chaîne appelé EPA (pour acide eicosapentaénoique) est associé à une moins grande fréquence de symptômes dépressifs chez ces individus ».
« Alors qu’à l’inverse, les déprimés ont des taux inférieurs », poursuit le journal.
Le quotidien remarque qu’il « reste à savoir si c’est parce qu’ils sont déprimés qu’ils ont un faible taux d’EPA ou si c’est parce que leur taux de cet acide gras essentiel est bas (du fait d’une alimentation pauvre en oméga 3) qu’ils souffrent de symptômes dépressifs ».
Le Figaro cite l’un des auteurs de l’étude, Catherine Féart, qui remarque qu’« on peut poser comme hypothèse que cet oméga 3 joue un rôle dans le métabolisme de la sérotonine impliqué dans la dépression ».
« Autre explication plausible, il existerait en cas de dépression une neuro-inflammation susceptible d’être régulée par ces oméga 3 », relève le journal.

« Les Français se sont approprié la loi antitabac »
Le Parisien
Le Parisien consacre à nouveau près d’une page à la loi antitabac, et remarque que « 5 mois après son entrée en vigueur, les Français se [la] sont appropriée ».
Le journal note en tout cas que « c’est le bilan que dressera demain le ministère de la Santé ».
Le quotidien observe que « si les blondes et les brunes n’ont plus guère droit de cité au bureau, dans les restaurants et les discothèques, la bataille est toutefois loin d’être définitivement gagnée ».
Le Parisien relève ainsi qu’« ici et là, […] les fumeurs commencent à se relâcher. Et cela va de la cigarette grillée en douce à la barbe du patron jusqu’à la résistance organisée de certains cafés dont les accros à la nicotine se refilent l’adresse sous le manteau ».
Le journal note que « du côté du ministère de la Santé, […] on minimise ces poches de résistance », Roselyne Bachelot déclarant que « c’est un phénomène marginal, on ne peut pas parler de relâchement ».

« Le brassage des générations favoriserait la longévité »
Le Figaro
Martine Perez note dans Le Figaro que « des expériences menées sur des mouches drosophiles montrent que les individus vivant avec des congénères plus jeunes ont une espérance de vie accrue ».
La journaliste remarque que cette expérience publiée dans les PNAS, « si elle n’a pas l’ambition de tirer des conclusions formelles sur la vie sociale des êtres humains, fournit néanmoins quelques pistes pour mieux comprendre comment les interactions entre générations accroissent la longévité ».
Martine Perez cite les auteurs de l’étude, des chercheurs en biologie de l’université de l’Iowa et du Wisconsin (États-Unis), qui écrivent que « cette étude souligne que l’espérance de vie de ces mouches est malléable et qu’elle peut être conditionnée par des interactions sociales, ce qui corrobore l’idée que l’environnement social peut avoir un impact bénéfique pour les personnes âgées et aussi sans doute pour celles qui souffrent de maladies neurologiques liées à l’âge ».

« De nouvelles molécules contre l’alcoolisme »
Courrier International numéro 916
Courrier International publie un article de la revue Science, expliquant que « des médicaments adaptés au profil génétique des malades pourraient être efficaces pour lutter contre la dépendance à l’alcool ».
L’hebdomadaire américain se penche ainsi sur « une série d’initiatives récentes, qui font espérer le développement de traitements plus efficaces pour vaincre l’alcoolisme ».
Science explique que « ces médicaments d’un nouveau genre visent à rétablir les équilibres biochimiques du cerveau, totalement perturbés par la consommation excessive et prolongée d’alcool ».
« Des travaux qui reflètent une prise de conscience croissante qu’il pourrait exister différents types d’alcoolisme et d’alcooliques », poursuit la revue.
Science relève que « pourtant, dans l’opinion publique comme chez certains médecins généralistes, on continue à penser que c’est la volonté – et non les médicaments – qui permet de sortir de la dépendance ».
La revue se penche sur diverses molécules, déjà autorisées ou qui « suscitent l’intérêt des chercheurs », telles que la naltrexone ou le topiramate.
Science relève en outre que « des études ont identifié deux grandes catégorise de patients. Ceux atteints d’«alcoolisme de récompense», chez qui l’alcool provoque des sensations fortes… Ces personnes ont en général des antécédents familiaux d’alcoolisme et ont eu des problèmes liés à l’alcool au cours de leur adolescence ou au début de la vingtaine ».
L’hebdomadaire ajoute que « l’«alcoolisme d’anxiété» touche généralement des buveurs modérés qui, vers 30 ou 40 ans, développent des problèmes de dépendance plus sérieux ».

29 05 08

« Dépendance aux jeux, l’inquiétude grandit »
La Croix
C’est ce que remarque La Croix sur sa Une, qui note que « les témoignages des médecins concordent ».
Le journal observe en effet sur une double page que « les consultations à l’adresse des joueurs pathologiques se multiplient », relevant qu’« alors qu’un colloque sur les addictions aux jeux d’argent s’ouvre à Dijon, on estime à 600 000 le nombre de joueurs pathologiques en France ».
Le quotidien cite plusieurs spécialistes des addictions, se penche sur la psychothérapie, ajoutant que « parallèlement, les médecins traitent les «co-morbidités» souvent très fortes : addiction à l’alcool, anxiété, dépression, tentatives de suicide… ».
« L’efficacité de ces thérapies est variable », remarque La Croix, qui constate que « face à la diversification croissante de l’offre de jeux, ces médecins ne cachent pas leur préoccupation. Surtout avec l’arrivée des jeux d’argent sur Internet ».

Une boisson énergétique « surveillée de près par les autorités sanitaires »
Le Parisien
Le Parisien consacre près de 2 pages à la boisson énergétique Red Bull, « interdite dans l’Hexagone depuis 12 ans, [mais qui] a obtenu droit de cité en France le 16 mai dernier ».
Le journal relève que « plus qu’un simple soda – il est composé de caféine, mais aussi de taurine -, le Red Bull n’est ni une drogue ni une «potion magique» qui permettrait de démultiplier ses performances physiques et intellectuelles. Toutefois, un marketing efficace en a fait une boisson culte à travers le monde ».
« Notamment dans les soirées où le Red Bull est consommé avec de l’alcool. C’est d’ailleurs cet aspect qui pose le plus de problèmes », poursuit le quotidien.
Le Parisien cite le psychiatre Philippe Batel, chef du service alcoologie de l’hôpital Beaujon à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), qui note ainsi : « Ces produits favorisent la consommation d’alcool chez les jeunes et leur donnent le sentiment d’une plus grosse tolérance aux boissons alcoolisées ».
Le journal indique que le médecin « estime que l’arrivée sur le marché de ces boissons énergétiques est le reflet d’une tendance lourde de la société : «Il faut être en forme à tout prix, aller plus loin…» ».Le Parisien publie en outre un entretien avec Roselyne Bachelot, qui déclare que cette boisson « reste un produit sur lequel il y a une suspicion », bien que l’Afssa n’ait « jamais réussi à prouver sa nocivité ».
« Elle contient de la taurine et de la caféine. Or on sait que lorsqu’elles sont associées et ingurgitées à haute dose, ces deux molécules peuvent être dangereuses pour la santé. Il y a par exemple des risques quand on l’associe avec de l’alcool ou pour les femmes enceintes », continue le ministre de la Santé.

Le lent épuisement des proches de malades d’Alzheimer »
Le Monde
Le Monde brosse le portrait d’un homme « retourné vivre chez sa mère, 84 ans, [atteinte d’Alzheimer], pour s’en occuper », car « les frais de séjour des établissements d’accueil sont trop élevés ».
Le journal se penche ainsi sur « le lent épuisement des proches de malades d’Alzheimer », notant que « depuis qu’il s’occupe de sa mère, Frédéric Bimont a perdu 8 kilos ».
Le Monde aborde « le plan du gouvernement pour mieux prendre en charge la dépendance », qui « devrait proposer la création d’un droit universel à un plan de compensation ».
Le quotidien explique que « ce droit permettrait de puiser dans un panier de biens et services afin de définir un plan personnalisé comprenant, par exemple, une aide ménagère, un déambulateur ou un aménagement de salle de bains ».
Le journal ajoute que « le gouvernement devrait également accélérer le programme de création de places dans les maisons de retraite […] avec deux priorités : réduire les délais d’ouverture et limiter le « reste à charge » assumé par les familles ».

« La santé des ados sous la loupe des psys »
Les Echos
Alain Perez rend compte dans Les Echos du « Forum Adolescences », organisé la semaine dernière par la Fondation Wyeth et qui réunissait « sociologues, psychologues, neuropsychiatres, assistantes sociales, infirmières, proviseurs, professeurs, thérapeutes familiaux ».
Le journaliste note que ces spécialistes « tentent de comprendre le comportement des adolescents. Une tribu beaucoup moins fragile qu’il n’y paraît ».
Alain Perez relève notamment que « la santé est au coeur de toutes les interrogations », et cite le Dr Dinah Vernant, responsable de l’espace santé jeunes de l’Hôtel-Dieu à Paris, qui remarque que « les adolescents d’aujourd’hui sont assaillis par des informations anxiogènes : sida, pollution, cancer, méfaits de l’alimentation. La sexualité est surmédiatisée et sous-expliquée. Le corps des adolescents, moteur de leurs changements relationnels, n’a jamais été aussi peu examiné ».
Le journaliste relaie ainsi une enquête Ipsos selon laquelle « la bonne santé est clairement une donnée prioritaire chez les jeunes. Ce critère obtient une note de 9,4 sur 10, devant l’argent, l’épanouissement personnel et le temps libre ».
« Résultat de cette «prise de conscience sanitaire», près de 73 % des jeunes réclament une éducation à la santé et la quasi-totalité attache de l’importance à l’hygiène personnelle et à la propreté », poursuit Alain Perez.

Un lien entre intoxication au plomb à l’enfance et un comportement violent à l’âge adulte ?
Le Parisien
Le Parisien indique en bref qu’« une étude américaine établit, pour la première fois, un lien direct entre l’intoxication au plomb chez les enfants et un comportement criminel ou violent à l’âge adulte ».
Le journal explique que « des chercheurs de l’université de Cincinnati ont suivi, pendant près de 30 ans, 250 enfants de quartiers où les logements contiennent un fort taux de plomb. Les plus contaminés ont plus été arrêtés pour des crimes violents que le reste de la population ».

30 05 08

« Mort sur facture » en Suisse
Le Nouvel Observateur, numéro 2273
Le Nouvel Observateur livre sur 2 pages un reportage sur « l’aide au suicide » en Suisse.
Un reportage réalisé à Zurich, où « l’association Dignitas promet une fin «digne», mais aussi expéditive. Une demi-heure pour passer de vie à trépas. Une activité légale et hautement lucrative », note le magazine.
Le Nouvel Observateur remarque que « la Suisse est l’unique pays au monde qui autorise l’aide au suicide. Quatre associations en ont fait leur mission. Mais Dignitas est la seule qui accepte massivement les étrangers », et « réclame la coquette somme de 6 000 euros à tous ceux qui veulent quitter ce monde ».
L’hebdomadaire s’interroge : « La Suisse, paradis du suicide ? Ou enfer ? ».
Le magazine note ainsi que « là-bas, le tourisme de la mort atteint le rythme d’un nouvel arrivant tous les deux, trois jours et commence à faire grincer des dents. Politiques, magistrats, ils sont de plus en plus nombreux à réclamer «une vraie loi» sur l’aide au suicide ».
Le Nouvel Observateur indique en effet que « les textes helvétiques sont plutôt sommaires. Juste trois ou quatre lignes dans le Code pénal. […] Même si une sorte de «jurisprudence» s’est mise en place (les postulants doivent être lucides, atteints d’un mal incurable et suffisamment valides pour boire eux-mêmes le barbiturique), la voie est ouverte aux apprentis sorciers ».
L’hebdomadaire relève que faute de local depuis l’été dernier, les deux dernières personnes « aidées » par Dignitas ont rendu l’âme « sur un parking ».
Le magazine constate par ailleurs qu’« aussi incroyable que cela puisse paraître, Ludwig A. Minelli [le fondateur de l’association] a décidé de remplacer le pentobarbital par le suicide au gaz. Ou plus exactement, par l’étouffement avec un sac en plastique rempli d’hélium. «L’intérêt» ? Pas besoin de prescription médicale ».
Le Nouvel Observateur note que « plus de la moitié des Suisses sont désormais opposés à ce tourisme de mort ».

« Les cigarettes sucrées sur la sellette »
Le Parisien, Le Figaro, L’Humanité
Le Parisien indique brièvement que selon Roselyne Bachelot, « l’interdiction à la vente de cigarettes au goût sucré est à l’étude ».
Le journal note que « qualifiant ces produits de «cigarettes pernicieuses et de cigarettes pièges», qui représentent une menace pour la santé des plus jeunes, [la ministre de la Santé] a exprimé sa volonté d’«élargir les corps de contrôle pour mieux faire appliquer la loi» prohibant la vente de tabac aux mineurs de moins de 16 ans ».
Roselyne Bachelot a toutefois remarqué que ce texte a été « scrupuleusement suivi dans la majorité des établissements concernés ».
De son côté, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai, Le Figaro constate que « les fumeurs sont satisfaits de la loi antitabac ».
Le quotidien note que « selon une étude de l’Inpes que Roselyne Bachelot a rendue publique [hier], 83 % d’entre eux déclarent que le bannissement de la fumée dans les restaurants est une «bonne chose» ».
« Ils sont 61 % à faire cette réponse pour les bars », poursuit le journal.
Le Figaro ajoute que « le respect de l’interdiction semble total : 97 % des fumeurs assurent ne jamais l’enfreindre ».
Le journal note que Roselyne Bachelot « a salué «l’esprit de civisme, le respect de soi et des autres» qui a permis ce résultat ».
Le quotidien relève cependant qu’« avec près de 5 mois de recul [depuis l’interdiction du tabac dans les cafés et restaurants], Roselyne Bachelot a reconnu que le tabagisme ne recule plus. La France compte environ 30 % de fumeurs réguliers ou occasionnels ».
Le Figaro remarque que « si elle a considérablement réduit l’exposition passive à la fumée, l’interdiction de fumer n’a entraîné qu’une faible baisse de la consommation. Sondés par l’Inpes, seuls 9 % des fumeurs y voient d’ailleurs une raison d’arrêter ».
Le journal indique lui aussi qu’« afin de mieux protéger les mineurs, plus sensibles au marketing des industries du tabac, le ministère envisage une interdiction pure et simple des «cigarettes bonbons», si possible dans le cadre d’une loi ».
Le Figaro note par ailleurs que selon une étude américaine parue dans le New England Journal of Medicine, menée par le Dr Nicolas Christakis (Harvard Medical School), « les fumeurs ont tendance à s’arrêter en groupe », entre amis, entre collègues ou en famille.