Archive for the ‘Revue de presse’ Category.

Revue de presse – Février 2009

Revue de presse – Février 2009

 

Source Mediscoop

2 02 09

Prévenir le suicide en prison »
La Croix

La Croix consacre sa Une et 2 pages au rapport du Dr Louis Albrand, qui « s’apprête à remettre à Rachida Dati un rapport sur le suicide en prison ».
Le rapporteur appelle ainsi à « humaniser la prison. […] Les prisonniers doivent pouvoir verbaliser leur mal-être. […] Cela passe, notamment, par le renforcement des liens entre les détenus et leur famille. […] Je souhaite généraliser au plus vite l’accès au téléphone pour tous en prison ».
Le praticien ajoute : « À l’instar de ce qui se fait aux États-Unis, je compte préconiser la distribution de draps en papier. Déchirables, ces draps empêchent la pendaison. Or, dans 95 % des cas, c’est ainsi que les détenus mettent fin à leurs jours. Je demanderai par ailleurs que les cellules soient équipées d’interphones ».
La Croix livre en outre les propos de surveillants, d’aumôniers et de psychiatres, qui « témoignent de leur expérience »

03 02 09

Des souris ont pu être traitées contre la maladie d’Alzheimer »
La Croix

Denis Sergent indique en effet dans La Croix que « l’équipe de biologistes du laboratoire Apoptose, cancer et développement de Lyon (CNRS-Université de Lyon-Centre anticancéreux Léon-Bérard), associée aux chercheurs du Buck Institute for Age Research de Navato, près de San Francisco (Etats-Unis), ont découvert une molécule capable non seulement de bloquer le développement de la pathologie, mais aussi de remédier aux déficiences cognitives sur des souris atteintes d’Alzheimer ».
Le journaliste observe que, selon un article paru dans Cell Death and Differentiation, « l’équipe de Patrick Mehlen (CNRS) […] a découvert qu’une protéine jouant un rôle dans la régulation des cancers, la netrin-1, était aussi capable d’intervenir au cours du développement du système nerveux ».
Patrick Mehlen explique : « Pendant 3 semaines, nous avons fait [sur ces souris] une perfusion avec des petites pompes de netrin-1 dans le cerveau ».
« Nous avons observé que ces injections permettaient non seulement d’inhiber la formation du peptide amyloïde dans leur cerveau, mais aussi de rétablir des capacités cognitives initialement perdues »,
continue le chercheur.
Denis Sergent note que
« la suite est entre les mains des pharmacologues et des toxicologues, qui vont tâcher de mettre au point une molécule environ 60 fois plus petite que le netrin-1 mais aussi active qu’elle ».
Patrick Mehlen précisant cependant : « Nous en avons pour encore au moins 5 ans ».

 

 

« Les adolescents fument moins, mais boivent plus d’alcool »
Le Figaro, Le Parisien, Libération

C’est ce que retient Le Figaro de l’enquête Espad, « menée tous les 4 ans auprès des élèves européens âgés de 16 ans ».
Le journal indique que « 13 % des jeunes Français ont bu de l’alcool au moins 10 fois au cours du mois écoulé. Ils n’étaient que 7 % dans ce cas en 2003 ».
Le quotidien ajoute qu’« alors que le projet de loi prévoyant notamment l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs doit être examiné à partir de la semaine prochaine par les députés, l’enquête montre que ces produits sont perçus comme facilement accessibles ».
« Dans le même temps, le tabagisme a nettement reculé, l’usage quotidien passant de 31 à 17 % entre 1999 et 2007 », continue Le Figaro.
Le journal précise toutefois que « le tabac demeure le produit le plus consommé par la jeune génération. L’expérimentation du cannabis concerne, elle, 31 % des élèves contre 35 % en 1999 ».
Libération constate également que « la baisse de la consommation [de tabac] se confirme », précisant que « cette baisse semble plus marquée chez les filles ».
A propos du cannabis, le quotidien note aussi une « diminution de la consommation chronique (au moins 10 usages dans les 30 derniers jours). Alors que les fumeurs réguliers étaient 5,5 % en 1999 et 6,1 % en 2003, ils ne seraient plus que 3,4 % » en 2007.
Libération aborde le « point noir » de cette enquête, l’alcool, notant cependant que « les ivresses régulières (au moins 10 dans les 30 derniers jours) sont stables sur la séquence 1999-2007, concernant 3,5 % des élèves de 16 ans ».
La Croix indique pour sa part que les résultats de cette enquête « confirment la baisse du tabagisme » et de la consommation de cannabis chez les adolescents, alors que « l’alcool est le produit le plus diffusé parmi les jeunes ».
« Leurs boissons favorites sont la bière, le champagne et les spiritueux. Et 88 % des élèves de 16 ans en ont déjà bu au cours de leur vie », remarque le quotidien. (Volet français de l’enquête à télécharger sur le site de
La Croix)

05 02 09

Des députés « proposent de classer le Subutex comme stupéfiant »
La Croix

La Croix relève en effet que, « soulignant que ce médicament de substitution à l’héroïne est «le 11ème produit le plus remboursé par la Cnam», Françoise Branget, Jean-Paul Garraud et Pascale Gruny estiment qu’«inscrire le Subutex comme stupéfiant serait un signe fort envers les usagers et les trafiquants» ».
Le journal rappelle que « depuis avril dernier, la prise en charge du Subutex est soumise à l’inscription sur l’ordonnance du nom du pharmacien ».
Le Figaro aborde également cette proposition de députés, qui écrivent qu’« en raison de la souplesse dont bénéficie sa prescription, le Subutex a fait l’objet de trafic important qui coûte cher à la sécurité sociale ».
Le quotidien constate que « cette proposition a immédiatement déclenché une réaction de la totalité des intervenants en toxicomanie ».
Le Figaro cite notamment Fabrice Olivet, de l’association Asud, qui déclare : « Tous les professionnels sont d’accord. Le faible détournement n’est pas comparable aux énormes avantages de la substitution française, citée en exemple partout dans le monde »

 

« La crise économique va-t-elle provoquer davantage de suicides ? »
Libération, Le Parisien

C’est ce que se demande Libération, qui consacre plus d’une page aux « tendances suicidaires à la hausse ».
Le journal indique que « l’Union nationale pour la prévention du suicide tire la sonnette d’alarme lors de ses 13
èmes Journées nationales qui se déroulent demain ».
Le quotidien note en effet : « Parce que souffrance sociale et désespoir peuvent conduire au suicide, l’UNPS veut alerter les pouvoirs publics sur «l’urgence de la situation» pour que «cette crise socio-économique ne se transforme pas en crise sanitaire» ».
Libération livre les propos de Jean-Marc Limare, psychiatre et psychanalyste au Havre (Seine-Maritime), qui souligne qu’il y a « de plus en plus » de tentatives de suicide : « Les chiffres sont sous-estimés car toutes les tentatives n’aboutissent pas jusqu’à une prise en charge par le système de soins. Il y a probablement autour de 200 000 tentatives par an ».
« On vit à l’ère de l’iPhone, de Facebook mais beaucoup de gens sont de plus en plus seuls. […] Des moyens importants ont été consacrés à la prévention routière, quasiment rien pour la prévention du suicide », poursuit le praticien.
Le quotidien remarque en outre que « l’association Phare Enfants-Parents observe une augmentation des tentatives à 12-13 ans ».
Le Parisien titre pour sa part un article : « Attention aux idées suicidaires des préados ».
Le journal cite en effet Joanna de Lagarde, responsable de la ligne d’écoute de l’association Phare, qui indique que « près de 20 % des appels concernent désormais des moins de 14 ans ».
Le quotidien note que « selon l’Inserm, les tentatives de suicide réussies à cet âge sont rares : 30 en 2006. Mais l’association estime que cela ne doit pas masquer la réalité : les gestes suicidaires sont de plus en plus précoces, même s’ils ne rentrent pas dans les statistiques en l’absence d’hospitalisation .

 

06 02 09

« Alzheimer : savoir à défaut de soigner »
Libération

Libération fait savoir qu’une étude d’épidémiologie menée par le Pr Jean-François Dartigues (Bordeaux), parue la semaine dernière dans le Journal of Neurology, « démontre pour la première fois «que des troubles sont décelables 10 ans avant le diagnostic» » de la maladie d’Alzheimer.
Le journal observe que « sur le moment, tout le monde s’en est félicité ».
Le quotidien s’interroge toutefois : « Est-ce une bonne nouvelle ? Le médecin avance, mais le patient ? ».
Libération rappelle en effet qu’« aujourd’hui, il n’y a pas de traitement capable de bloquer ni de ralentir significativement l’évolution de la maladie ».
Jean-François Dartigues précise que « dès qu’un test fiable de dépistage sera validé, on pourra passer aux essais thérapeutiques avant que la maladie ne se déclare ouvertement ».
Le quotidien note cependant que le chercheur « ne s’interroge pas sur cette lourde situation qu’il va provoquer : annoncer à quelqu’un que dans 10 ans, il sera dément, sans pour autant lui fournir un traitement »

 

« Méditer contre la dépression »
L’Express, numéro 3005

L’Express remarque qu’« entre technique bouddhiste et méthode psy anglo-saxonne, une nouvelle thérapie, fondée sur des exercices de concentration, combat les risques de rechute » dans la dépression.
Le magazine relate ainsi sur 3 pages un cours où « d’anciens déprimés cherchent une alternative aux médicaments », encadrés par deux médecins.
L’hebdomadaire se penche sur cette « thérapie cognitive fondée sur la pleine conscience », observant que « cette pratique permet de ne pas souscrire aux pensées négatives ».
L’Express précise que « cette thérapie s’adresse aux personnes sorties de leur dépression, si elles craignent une rechute. Pas aux dépressifs ! ».
Le magazine explique en effet que « la méditation n’est pas de la relaxation. Elle exige de l’énergie et produit un certain stress. Avec le risque d’aggraver une dépression en cours ».
L’hebdomadaire s’interroge toutefois : « Ce type de méditation peut-il vraiment servir de garde-fou pour d’anciens dépressifs qui, jour après jour, côtoient dangereusement le vide ? Ou faut-il considérer ces stages comme une mode, l’une chassant l’autre ? »

16 02 09
« La bioéthique en ligne à partir d’aujourd’hui »
La Croix

C’est ce que titre La Croix, qui relève dans un article que « toutes les personnes qui souhaitent participer à la réflexion [dans le cadre des états généraux de la bioéthique] vont désormais pouvoir le faire d’un simple clic, sur le site créé par l’Agence de la biomédecine » (www.etatsgenerauxdelabioethique.fr)
Le journal explique notamment qu’« un espace accueillera les contributions des internautes », et indique qu’« au mois de juin, la matière de toutes ces contributions sera publiée. […] Elle sera également prise en compte lors des trois forums citoyens de Marseille, Rennes et Strasbourg, puis du Forum national ».

 

Jeux vidéo et adolescents : « Un excès favoriserait la dépression une fois adulte »
Le Figaro

Le Figaro consacre un article à la « dépendance aux jeux vidéo », ou « la nouvelle crise d’adolescence ».
Le journal se penche sur ces « milliers de parents [qui] voient les jeux de rôle absorber leurs enfants, dicter leur comportement, focaliser leur revendication ».
« Les conflits éclatent maintenant dans les foyers autour de cette «nouvelle addiction» », observe le quotidien, qui relaie un sondage Ipsos réalisé pour e-enfance.
Le Figaro retient que « près de 41 % des parents trouvent que leurs enfants jouent trop longtemps. Pour un quart des parents, ces jeux sont devenus la principale source d’affrontements ».
Le journal relève par ailleurs qu’il s’y « ajoute un enjeu de santé », car « une première étude, publiée par des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université de Pittsburgh (Etats-Unis), vient d’établir une corrélation entre un excès de télévision et de jeux vidéo à l’adolescence et le développement de symptômes de dépression chez les jeunes adultes ».
Le Figaro indique toutefois que « cette causalité reste controversée dans la communauté scientifique », et fait savoir que « l’Inserm doit prochainement lancer une étude pour mesurer la cyberdépendance et l’éclairer ».

17 02 09

« Stress et antidépresseurs font vieillir la peau plus vite «
Le Figaro

Martine Perez note en effet dans Le Figaro que « la revue Plastic and Reconstructive Surgery a publié les résultats préliminaires d’une étude comparant l’aspect du visage de sœurs jumelles avec leur mode de vie ».
« Il en résulte qu’un certain nombre de facteurs connus sont liés au vieillissement, le soleil, le tabac, l’alcool. Mais fait nouveau, ce travail met aussi en évidence le rôle du stress et de la prise d’antidépresseurs », observe la journaliste.
Martine Perez explique que l’étude, menée par le Dr Bahman Guyuron, chef du département de chirurgie plastique de l’hôpital universitaire de Cleveland (Etats-Unis), « porte sur 186 couples de jumelles qui ont été recrutés en 2006 au Festival annuel des jumeaux qui s’est déroulé dans l’Ohio à Twinsburg ».
La journaliste indique que « les auteurs ont pu calculer que 10 ans de tabagisme augmentent de 2,5 ans l’âge apparent, par rapport à la jumelle qui ne fume pas. L’exposition au soleil est un facteur retrouvé dans toutes les études ».
« Ce travail met aussi en évidence des résultats jusqu’alors inédits. Le stress fréquent est un facteur de vieillissement. De même, les jumelles divorcées paraissaient en moyenne 2 ans plus âgées que leurs sœurs mariées ou veuves », poursuit Martine Perez.
La journaliste ajoute que « la consommation d’antidépresseurs est aussi associée avec une apparence plus «vieille», même s’il n’est pas possible de dire s’il s’agit d’une conséquence de la dépression ou des médicaments… ».
Martine Perez relève par ailleurs que « de manière surprenante, cette étude révèle un lien entre le vieillissement facial et le poids corporel. Pour les femmes de moins de 40 ans, un surpoids est associé avec un visage plus vieux. Après 40 ans, ce même surpoids confère un aspect plus jeune ».
La journaliste remarque en conclusion que « ce type de recherche s’est toujours focalisé sur le sexe féminin. Alors que les hommes eux aussi scrutent de plus en plus souvent leur visage avec inquiétude ».
Martine Perez fait ainsi savoir que « le Dr Guyuron a promis qu’il réalisera la même étude, mais cette fois sur des jumeaux de sexe masculin ».

 

« Stress : les salariés souffrent toujours d’un manque de reconnaissance »
Les Echos

Les Echos relève dans un dossier que « selon une enquête menée par l’InVS, l’absence de reconnaissance est au coeur de la souffrance des salariés dans les entreprises. Un constat qui remet en cause les pratiques de management et les modes d’organisation du travail », note le quotidien.
Le journal observe que « peu à peu, les DRH en prennent conscience et tentent, par des moyens ingénieux à l’heure où les budgets se resserrent, de rétablir un meilleur équilibre entre la contribution des salariés et la rétribution de leurs équipes ».
« Mais la tâche s’avère complexe », remarque Les Echos.
Le quotidien se penche sur cette étude de l’InVS « baptisée Samotrace, dont les premiers résultats sont dévoilés par le magazine Santé & Travail, [qui] met en lumière l’ampleur du désarroi dans les entreprises ».
Le journal explique que « sur 6.000 salariés interrogés par 120 médecins du travail entre 2006 et 2008, une femme sur trois (37 %) et un homme sur quatre (24 %) évoquent un mal-être profond. Le malaise est plus prégnant dans les secteurs de la finance, de l’énergie ou de la restauration collective. Touchés aussi, les domaines de la santé et de l’action sociale et les administrations publiques ».
Les Echos indique que « parmi les causes de stress, l’enquête invoque des phénomènes tels que la solitude ou la violence au travail ou encore le fait, pour les salariés, de devoir s’acquitter de tâches contraires à leur conscience professionnelle ».
Le quotidien ajoute que « le déséquilibre entre efforts et récompenses est au coeur de la souffrance au travail ».
Le journal note ainsi que « les femmes qui ressentent un décalage entre leur investissement et les gratifications obtenues sont trois fois plus nombreuses que les autres à déclarer un trouble psychique. Pour les hommes, c’est 2,5 fois plus… ».

 

« Les patients atteints de douleur chronique ont des neurones mal câblés »
Science et Vie, numéro 1097

Science et Vie observe en effet que selon des chercheurs de l’université Northwestern, à Chicago (Etats-Unis), « une altération du réseau de câblage des neurones apparaît dans le cerveau des patients atteints d’une douleur chronique, appelée «syndrome douloureux régional complexe» ».
« Cause ou conséquence ? Personne ne le sait encore », remarque le magazine.
Science et Vie retient que « c’est la première fois que des anomalies de câblage dans la matière blanche sont mises en évidence », et indique que les auteurs de ces observations « espèrent qu’elles ouvriront la voie à des traitements plus efficaces ».

 

18 02 09

« Les neuroleptiques multiplient par deux le risque de mourir d’un problème cardiaque soudain »
Pour la Science, février 2009

Pour la Science observe en effet sur son site Internet : « Que ce soient ceux de première ou de deuxième génération, les neuroleptiques multiplient par 2 le risque de mourir d’un problème cardiaque soudain ».
Le magazine rappelle qu’« on ignore les causes de ces défaillances cardiaques imprévisibles, mais on savait que les neuroleptiques dits de première génération en augmentent le risque ».
Le mensuel note que « selon Wayne Ray et ses collègues, du Département de médecine préventive de Nashville, dans le Tennessee (Etats-Unis), il en va de même de ceux de seconde génération, plus utilisés aujourd’hui », selon un article paru en janvier dans The New England Journal of Medicine.
Pour la Science explique que les chercheurs « ont étudié le devenir de plus de 90.000 personnes âgées de 30 à 74 ans, dont la moitié ont pris des neuroleptiques classiques et l’autre des neuroleptiques de seconde génération, et ils les ont comparées à 186.600 personnes n’en ayant jamais pris ».
Le magazine relève qu’« une forte consommation de neuroleptiques de première génération multiplie par 1,99 le risque de mort subite et ceux de seconde génération par 2,26. Et le risque est d’autant plus élevé que la posologie est élevée ».
Le mensuel précise cependant que « cette influence des neuroleptiques s’efface à l’arrêt du traitement ».
Pour la Science conclut ainsi : « On pense que les neuroleptiques perturbent le rythme cardiaque en agissant sur des canaux ioniques présents dans les muscles, notamment le cœur ».

 

19 02 09

« Dans le coma, il pourra être papa »
Le Parisien

Le Parisien note sur quelques lignes que « le célèbre et controversé gynécologue italien Severino Antinori va procéder à la fécondation artificielle d’une femme dont le mari est dans un coma irréversible à la suite d’un cancer au cerveau ».
Le journal cite le médecin, qui a déclaré : « C’est un défi contre le temps et contre la maladie. J’ai décidé d’agir car le tribunal a autorisé le prélèvement du sperme du mari ».
Le quotidien observe que « cette fécondation «in vitro» sera une première en Italie ».

« Les Français contre la pub pour l’alcool sur Internet »
Le Figaro

Le Figaro indique en effet que « 78 % des Français sont opposés à une autorisation de la publicité pour l’alcool sur Internet, selon un sondage Ifop rendu public hier, au moment où l’Assemblée nationale s’apprête à examiner plusieurs amendements visant à moderniser la loi Evin sur ce point ».
Le journal ajoute que « dans leur ensemble, les Français se déclarent favorables aux mesures contenues dans le projet de loi : 85 % approuvent l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs, 76 % sont favorables à l’interdiction des «open bars» et 79 % à l’interdiction de vente d’alcool dans les stations service ».
Le quotidien cite le Dr Alain Rigaud, président de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, « commanditaire du sondage », qui précise : « Nous ne sommes pas opposés à la publicité sur Internet, à condition qu’elle soit limitée aux sites des producteurs et des distributeurs ».

« La charte anti-obésité à la télévision fait débat »
La Croix, Le Parisien, Le Figaro

C’est ce que note La Croix, qui observe que le député Yves Bur « ne décolère pas après la signature, hier, d’une charte entre les ministères de la Santé et de la Culture et les professionnels de la publicité et de l’audiovisuel ».
Le journal indique en effet qu’« au nom de la lutte contre l’obésité, les annonceurs et les chaînes de télévision s’engagent à promouvoir des programmes sur une «alimentation et une activité physique favorables à la santé» auprès des jeunes ».« Les chaînes devront accorder aussi des tarifs publicitaires préférentiels pour les campagnes sanitaires ou celles visant à développer la consommation de fruits et de légumes », remarque le quotidien.
La Croix ajoute que « pour Roselyne Bachelot, cette charte va permettre de «responsabiliser la publicité à l’attention des plus jeunes et développer la visibilité des messages» nutritionnels ».
Le journal note cependant que « cette charte est considérée comme insuffisante par un certain nombre de médecins, d’associations de consommateurs et de députés ».
« Plutôt que des mesures «incitatives et pédagogiques», ils prônent une interdiction pure et simple de la publicité pour les produits gras et sucrés dans les programmes pour les enfants et les adolescents », relève La Croix.
Le Figaro observe également qu’« une charte vient d’être signée par les industriels de l’agroalimentaire et les producteurs et chaînes de télévision pour faire la promotion d’un mode de vie sain lors des émissions enfantines ».
Le journal remarque que « cette charte devait être signée il y a plusieurs mois déjà. Mais les différents partenaires traînaient un peu des pieds ».
Le Parisien note aussi que « la télé s’attaque à l’obésité ».
Le quotidien s’interroge : « Les programmes incitant les enfants à bien manger sont-ils suffisants pour lutter contre l’obésité ? Pour le gouvernement et les chaînes, oui. Pour les associations, les télés ne vont pas assez loin ».

 

20 02 09

« En 2007, 32 ados français sont devenus pères à 15 ans »
Le Monde

Le Monde revient sur « l’histoire de cet adolescent britannique [de 13 ans], de sa copine, 15 ans, et de leur fille Maisie, née le 9 février dans un hôpital d’Eastbourne au sud de l’Angleterre, [qui] a fait le tour de l’Europe et a marqué les esprits ».
Le journal constate que « ces naissances hors norme existent aussi en France ».
Le quotidien indique ainsi qu’« en consultant dans le détail les statistiques d’état civil de l’Insee, on découvre qu’en 2007, 2 bébés sont nés de pères ayant 14 ans (5 en 2006) et 32 de pères âgés de 15 ans (21 en 2006) ».
« La même année, 15 bébés ont été mis au monde par des jeunes filles de 13 ans (12 en 2006) et 49 par des jeunes filles de 14 ans (92 en 2006) »,
ajoute Le Monde.
Le journal remarque que
« dans une expertise collective consacrée à l’évolution de la croissance et de la puberté publiée en février 2008, l’Inserm rappelle que l’âge de la maturité des populations occidentales a notablement diminué ».
Le quotidien note que « l’âge moyen des premières règles est passé de 17 ans à 14 ans entre le milieu du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle. Actuellement, il est de 12 ans en Italie, 12,6 ans en France et 13,5 en Allemagne ».
« Quant au premier signe de puberté masculine – l’augmentation du volume des testicules – il survient en moyenne vers 11,6 ans »,
souligne Le Monde.

 

« Des « psys » pour salariés stressés »
Le Monde

Le Monde remarque que « la mise en place de « tickets psy » visant à soulager le mal-être ou la souffrance des salariés au travail fait polémique ».
« Fausse bonne idée ? »
, se demande le journal.
Le Monde explique que
« la souffrance psychique au travail peut se manifester sous différentes formes : stress, syndrome anxio-dépressif, ulcères, problèmes de sommeil, troubles psychosomatiques comme le mal de dos ».
« Elle peut conduire à l’alcoolisme, voire au suicide. Elle peut être générée par l’entreprise ou provenir de problèmes personnels amplifiés par les contraintes professionnelles »,
poursuit le journal.
Le quotidien rappelle que
« face à cette souffrance, les employeurs ont des obligations », et s’interroge : « Mesure individuelle, le ticket psy risque-t-il de dédouaner l’entreprise de ses responsabilités à bon compte ? ».
Le Monde note que « c’est ce que craignent plusieurs organisations professionnelles ».
Le quotidien se penche sur une société de conseil spécialisée « dans le développement des conditions de qualité de vie au travail » qui « propose aux entreprises le service de thérapeutes », et qui pour sa part « assure que les sociétés qui demandent des tickets psy ont engagé en général un travail de prévention en amont ».
Le journal observe en outre que « le Conseil national de l’Ordre des médecins estime, quant à lui, que ce dispositif, contraire « au libre choix des praticiens » par les patients, n’est pas exempt de dérives ».
Piernick Cressard, neuropsychiatre et conseiller national de l’Ordre, remarque ainsi : « Si on détecte quelqu’un qui a des difficultés, va-t-on exercer des pressions pour qu’il consulte ? Le médecin du travail n’a pas besoin de ce dispositif pour remplir ses missions ».
Jean-Denis Fauxpoint, psychologue, déclare quant à lui : « C’est un outil intéressant en plus des actions de prévention. Et si je percevais un problème lié à l’entreprise elle-même, je n’hésiterais pas à alerter le médecin du travail ».

23 02 09

« Une femme enceinte de triplés accouche prématurément d’un seul d’entre eux »
La Croix

C’est ce que fait savoir La Croix en bref.
Le journal indique que
« les médecins ont réussi à prolonger sa grossesse pour les 2 autres grâce à la prise de médicaments anti-contractions ».
Le quotidien note que selon le Dr Marc-Alain Rozan, du syndicat des gynécologues obstétriciens, « cet accouchement différé, qui s’est passé à Rennes, est «rare» mais «pas exceptionnel» ».
La Croix relève ainsi que « les premiers cas remontent à 1880 », et observe qu’« on en a recensé 22 dans le monde entre 1984 et 1998 ».

26 02 09

« Les régimes amaigrissants ne servent à rien »
Le Figaro

C’est que remarque Yves Miserey, qui note dans Le Figaro qu’« une équipe de chercheurs américains pilotés par Frank Saks, de l’École de médecine de Harvard, a comparé les performances de quatre grands types de régimes amaigrissants ».
« Leur conclusion [publiée dans le New England Journal of Medicine] est sans appel : il n’y a pas de régime miracle pour lutter contre l’obésité et perdre des kilos », observe le journaliste.
Yves Miserey explique que « ce qui compte avant tout, c’est un apport calorique modéré, la motivation et le suivi du régime ».
Le journaliste relève que « pendant 2 ans, un peu plus de 800 volontaires frappés d’obésité ont testé l’un des quatre régimes. Chacun d’eux avait le même apport calorique modéré (autour de 2 000 calories) ».
« Au final, aucun des quatre régimes n’est sorti du lot. Leur efficacité s’est révélée pratiquement identique avec des résultats très modestes. Les participants ont perdu en moyenne 6 kg au bout de 6 mois et seulement 3 kg au bout de 2 ans ! », indique Yves Miserey.
Les chercheurs écrivent ainsi : « Notre étude montre que, dans la perte de poids, les facteurs comportementaux jouent un rôle plus important que le métabolisme des trois nutriments », matière grasse, protéines, glucides.
« Les promoteurs de ce type de régime doivent maintenant modérer leurs effets d’annonce », estime Yves Miserey.
Sur la même page, Le Figaro relève en outre que « les hommes obèses ont autant de risque de mourir prématurément que les fumeurs de plus de 10 cigarettes » par jour, selon une étude suédoise menée par Martin Neovius, du département de médecine de l’Institut Karolinska, et publiée dans le British Medical Journal.

Un nouveau syndrome dû à « l’abus de jeu vidéo »
Le Parisien

Le Parisien note en bref qu’« une fille suisse de 12 ans a été victime d’un nouveau syndrome, le Palmare Playstation Hidradenitis, provoqué par l’abus de jeu vidéo ».
Le journal explique qu’il s’agit d’une « inflammation de la paume des mains, avec de douloureux nodules rouges, causée par la crispation excessive des mains sur la manette et l’appui frénétique sur les touches ».
Le quotidien relève que « les médecins lui ont prescrit un arrêt total de jeu vidéo durant une dizaine de jours ».

 

« Quand la drogue plane sur l’entreprise »
La Tribune

La Tribune constate sur une page que « la consommation de cocaïne, d’héroïne et de cannabis au travail se banalise ».
Le journal note que « pour les spécialistes, ce phénomène inquiétant est lié à la montée du stress chez les salariés ».
Le quotidien livre les témoignages de plusieurs consommateurs (un cheminot, un menuisier, une femme chauffeur routier…), relevant que « de plus en plus de salariés utilisent ces «béquilles chimiques» anesthésiantes pour échapper momentanément aux pressions du monde professionnel ».
La Tribune observe toutefois que « si l’usage de produits psychotropes permet au départ d’affronter la réalité du monde du travail, leur consommation régulière finit par renforcer l’addiction. […] De nombreux usagers continuent à dissimuler leur mal-être sans le guérir, pris dans une spirale infernale ».
Le journal publie un entretien avec Marie Pezé, psychologue clinicienne, qui remarque notamment que « la consommation de psychotropes est un indicateur de souffrance au travail, au même titre que les TMS (troubles musculo-squelettiques) ou les tentatives de suicide ».
« Dans cette stratégie de la terre brûlée, le salarié finira par s’effondrer. Mais qu’est-ce que l’entreprise en a à faire ? Les troupes qui s’effondrent sont vite remplacées par d’autres », continue la spécialiste.

 

« L’épilepsie peut survenir 10 ans après un trauma crânien »
Le Figaro

Le Figaro relève en effet qu’« une étude danoise montre qu’un risque élevé d’épilepsie post-traumatique perdure 10 ans après le choc ».
Le journal revient sur ce « fait connu depuis longtemps », à savoir que « les victimes d’un traumatisme crânien […] ont plus souvent des crises d’épilepsie (post-traumatiques) que la population générale », et se penche donc sur les travaux du Dr Jakob Christensen et de son équipe de l’hôpital d’Aarhus, publiés dans le Lancet.
Le quotidien explique que les chercheurs ont « identifié 1,65 million de Danois nés entre 1977 et 2002 parmi lesquels ils ont sélectionné 78.572 personnes ayant eu un traumatisme crânien ».
Le Figaro note que « l’examen de tous les dossiers médicaux […] a permis de répertorier 17.470 personnes ayant eu un diagnostic avéré d’épilepsie. […] Chez 1.017 d’entre elles, le traumatisme crânien datait d’avant le début de leur maladie ».
Le journal observe notamment qu’« une commotion cérébrale simple […] multiplie par 2 le risque secondaire de faire une maladie épileptique ».
Le quotidien ajoute que « quand le traumatisme est plus sévère avec une contusion cérébrale ou une hémorragie intracrânienne, voire une fracture du crâne, le risque ultérieur de faire des crises d’épilepsie est multiplié par 7 ».
« De plus, ce risque épileptique, s’il est maximal la première année suivant le choc, reste élevé jusqu’à 10 ans après l’accident », poursuit Le Figaro.
Le journal remarque par ailleurs que ce risque « augmente avec l’âge : il est spécifiquement plus élevé au-delà de 15 ans pour les victimes de traumatismes sévères ».
Le quotidien observe que dans un éditorial du Lancet, le Pr Simon Shorvon (Institut de neurologie de l’University College de Londres) estime que ce travail est « l’étude de référence dans ce domaine ».
Le Figaro rappelle qu’« à ce jour, il n’existe aucun consensus médical sur la marche à suivre pour prévenir l’épilepsie post-traumatique ».

Alzheimer : « La terrible impuissance des proches »
Le Figaro

Le Figaro observe que « des faits divers récents ont mis en lumière la détresse psychologique des familles » dont un membre souffre d’Alzheimer.
Le journal aborde ainsi le cas de cet « homme de 85 ans, originaire de Castres (Tarn), [qui] a tué lundi, de deux balles dans la tête, son épouse qui souffrait des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Le couple avait fait un pacte stipulant que le mari devait mettre fin aux souffrances de sa femme puis se suicider pour qu’ils restent «unis à jamais» ».
Le quotidien livre un entretien avec le Dr Christophe Fauré, « psychiatre spécialiste du deuil anticipé (comas, Alzheimer…) et de l’accompagnement en fin de vie ».
Le praticien observe ainsi que « ces gestes sont toujours des réactions de détresse ultime de l’accompagnant qui, terrassé physiquement et psychologiquement par la charge et le changement de l’autre, veut en finir ».
« L’accompagnant se dit qu’en mettant fin aux souffrances de la personne malade, il mettra du même coup fin aux siennes, à sa terrible impuissance à venir en aide à l’être aimé. D’autant que, dans cette épreuve, il doit faire face à une immense solitude », poursuit le Dr Fauré.
Le Figaro relève que « face à ces meurtres où la déficience des facultés mentales met le couple à rude épreuve, les tribunaux sont plutôt cléments ».
Le journal note que « pour l’association France Alzheimer, «ce genre de drame met en lumière le besoin criant de structures adaptées et de solutions de répit, comme l’accueil de jour ou l’hébergement temporaire, pour soulager les aidants familiaux».

Revue de presse – Janvier 2009

Revue de presse – Janvier 2009


Source Mediscoop

08 01 09

Malvoyance chez les handicapés mentaux : « Une déficience qui ne crève pas les yeux »
Courrier International, numéro 949
Courrier International relate un article de Die Zeit, notant que « nombre de handicapés mentaux sont malvoyants ou non-voyants sans que leur entourage médical en soit conscient ».
« En facilitant leur perception visuelle, un centre de soins allemand a grandement amélioré la vie de certains patients », indique l’hebdomadaire.
Die Zeit se penche ainsi sur le cas d’un homme qui « ne supportait ni chaussettes ni souliers. […] Sûrement l’une de ses inexplicables marottes, pensaient » les soignants.
L’hebdomadaire allemand constate cependant : « Quelle ne fut pas la surprise, pour ne pas dire le choc, des travailleurs spécialisés lorsqu’un jour ils découvrirent, après un test d’acuité visuelle, que leur protégé était aveugle ».
« La «marotte» anti-chaussures était en réalité parfaitement sensée. Il s’agissait pour l’homme de mieux se diriger dans les ténèbres de la cécité, en tâtant le terrain de ses pieds nus », note le magazine.
Die Zeit observe que « le plus effrayant, c’est que le patient avait déjà été soumis à un test d’acuité visuelle, dont il était revenu sans le moindre diagnostic. «Absence de coopération du sujet», avait tranché le médecin ».
L’hebdomadaire se penche donc sur un foyer de la fondation Waldheim, dans la Brême, où « le personnel est beaucoup mieux formé à la détection des problèmes de vue des handicapés », avec « des équipements mobiles, une spécialiste recherchant le contact avec ses patients, n’hésitant pas à s’accroupir par terre et ne comptant pas ses heures, […] des assiettes et des tasses multicolores […] ».

09 01 09

Alzheimer : « Les médicaments antipsychotiques accroissent la mortalité »
Le Parisien
Le Parisien note en bref que « les médicaments antipsychotiques accroissent la mortalité des patients atteints de la maladie d’Alzheimer », selon une étude britannique publiée sur le site du Lancet Neurology.
Le journal relève que « 30 à 60 % des personnes démentes placées en institution s’en voient prescrire pour calmer leur agitation et leur agressivité ».

« Le diagnostic prénatal de la trisomie 21 est souvent mal compris »
La Croix
Marine Lamoureux indique dans La Croix qu’« une étude de l’Inserm montre qu’une large part des femmes enceintes n’a pas conscience des implications du test sanguin qui évalue les risques de trisomie ».
La journaliste cite cette étude d’Yves Ville, chef du service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Necker (Paris) et Valérie Séror (Inserm), réalisée en 2005 dans une maternité des Yvelines : « La moitié de celles qui ont accepté une échographie et un test sanguin n’avaient pas conscience qu’elles pourraient être amenées à prendre d’autres décisions : faire ou non une amniocentèse et, en cas de diagnostic avéré de trisomie 21, poursuivre ou interrompre leur grossesse ».
Marine Lamoureux note ainsi qu’« environ 90 % des femmes enceintes subissent ce test sans avoir toujours bien conscience de ce qu’il implique. N’étant pas un diagnostic, celui-ci ne permet pas de garantir que l’enfant est atteint ou indemne. […] Pour obtenir un résultat fiable, la future maman doit se livrer à une amniocentèse ».
La journaliste remarque que « l’enjeu est de mettre en œuvre les conditions d’information et d’écoute permettant aux futures mamans de décider non seulement en connaissance de cause, mais aussi en fonction de leurs valeurs ».
Le Pr Yves Ville note que « les femmes doivent avoir le temps de mûrir leur décision. […] Par ailleurs, il y a un gros travail à faire auprès des médecins ».

13 01 09

« Une naissance sur vingt médicalement assistée »
Les Echos, Le Parisien, Libération, La Croix
Les Echos note que « les couples ayant des difficultés à concevoir un enfant […] se tournent de manière croissante vers la médecine ».
Le journal indique ainsi que selon l’Institut national d’études démographiques (in « Population & Sociétés », n° 451, décembre 2008), « en 2003, une naissance sur vingt a été obtenue à l’issue d’un traitement ou d’une technique médicale qui peuvent aller de la simple stimulation ovarienne à l’insémination artificielle ou à la fécondation in vitro ».
Le quotidien observe qu’« en 2007, 20.042 enfants sont nés à l’issue d’une insémination artificielle ou d’une fécondation artificielle, ce qui représente 2,5 % des naissances ».
« Pour la fécondation in vitro, le nombre d’enfants conçus grâce à cette technique n’a cessé d’augmenter depuis 1982, […] pour atteindre 200.000 enfants au total en moins de 30 ans », poursuit Les Echos.
Le journal note que « cette proportion importante de naissances par FIV soulève de nombreuses questions d’ordre éthique dans la communauté scientifique et dans l’opinion publique. La révision des lois bioéthiques […] devrait être l’occasion de faire évoluer certains points ».
Le quotidien relève notamment que « la pratique des mères porteuses, qu’il s’agisse de gestation pour autrui ou de procréation pour autrui, […] devrait faire l’objet de discussions animées ».
La Croix aborde également cette étude de l’Ined, relevant entre autres que « la proportion des naissances par FIV a fait un bond ces 20 dernières années, passant de 0,52 % des enfants en 1988 à 1,74 % en 2006 ».
Le journal note que « l’Ined rappelle que les FIV «sont marquées part une fréquence élevée d’accouchements multiples», conduisant «à un taux de prématurité et des problèmes de santé plus élevés» ».
Le Parisien publie pour sa part le témoignage de Mégane, 18 ans, « conçue par FIV », qui observe : « Je ne comprends pas les parents, qui, aujourd’hui encore, en font tout un tabou ». (Etude de l’Ined disponible sur le site de La Croix)

« Une étude anglaise sur l’autisme met en cause la testostérone »
La Croix
La Croix consacre un article à une étude du Pr Simon Baron-Cohen, professeur de psychopathologie du développement, et du centre de recherches sur l’autisme de l’université de Cambridge (Grande-Bretagne), qui, selon The Guardian, « confirme le rôle joué par la testostérone dans certaines caractéristiques associées » à l’autisme.
Le journal explique que ce travail « a consisté à suivre, de la naissance à l’âge de 8 ans, 235 enfants dont les mères avaient eu une amniocentèse au cours de la grossesse. Les chercheurs avaient alors mesuré le taux de testostérone ».
« Ils se sont aperçus que les enfants chez qui l’on avait retrouvé des taux élevés présentaient des traits de personnalité associés à l’autisme », observe La Croix.
Le quotidien relève ainsi qu’« à l’âge de 4 ans, ces enfants se sont révélés moins sociables que les autres, avec des centres d’intérêt plus limités ».
Le journal cite un des chercheurs, qui précise toutefois que « cela ne permet pas […] d’envisager un test de diagnostic ou de dépistage précoce de l’autisme ».
De son côté, le Pr Catherine Barthélémy, pédopsychiatre dans l’unité Imagerie et cerveau (Inserm-Université de Tours), remarque que « l’intérêt de ces travaux est de montrer que le neuro-développement est sous influence croisée de divers facteurs génétiques et de l’environnement hormonal ».

« La mort cachée des bébés »
Libération
Libération observe sur une double page qu’« officiellement, un petit nombre de bébés sont victimes chaque année en France de mort violente : 10 à 20 cas d’homicides d’enfants de moins d’un an ».
« Mais ce chiffre est totalement sous-estimé, affirme le Dr Anne Tursz, directrice de recherche à l’Inserm », note le journal.
Le quotidien se penche ainsi sur l’ouvrage que vient de réaliser la pédiatre, avec sa collègue Pascale Gerbouin-Rérolle (« Enfants maltraités », éditions Lavoisier).
Anne Tursz remarque que « la sous-estimation des homicides de nourrissons de moins d’un an est telle qu’on peut proposer une correction en multipliant le chiffre officiel par 3 à 10 ».
Libération note que « paradoxalement, de tous les âges de la vie, c’est avant un an que le petit de l’homme risque le plus d’être victime d’un homicide. Les bébés secoués sont très jeunes : moins de 4 mois en moyenne. Et les néonaticides concernent par définition les nouveau-nés ».
« Les auteurs de ces meurtres d’enfants ? Les parents le plus souvent », précise le journal.
Le Dr Tursz relève que « la très grande majorité des nourrissons décèdent de maladies clairement identifiées. Mais 20 % meurent dans des circonstances complexes à analyser. Dans ces 20 %, un quart à un tiers peuvent être considérés comme des homicides ».

« Un nouveau gène en cause dans la maladie d’Alzheimer »
Le Figaro
Martine Perez note dans Le Figaro que « dimanche dernier, des chercheurs américains [de la Mayo Clinic] ont annoncé dans Nature Genetics avoir découvert un nouveau gène de prédisposition de la maladie » d’Alzheimer, un variant du gène PCDH11X, situé sur le chromosome X.
La journaliste précise que « la présence d’un tel gène augmenterait le risque uniquement pour les femmes. Cette découverte pourrait expliquer pourquoi les femmes sont plus souvent victimes de cette affection terrible que les hommes ».
L’un des auteurs de l’étude, le Dr Carrasquillo, remarque : « Nous pourrons bientôt dire si une telle découverte pourra améliorer le diagnostic de la maladie ou son traitement ».

Comment « traiter les troubles psychologiques liés à la détérioration de la planète »
Libération
Libération s’intéresse à une nouvelle « mode venue des Etats-Unis », qui consiste à « traiter les troubles psychologiques liés à la détérioration de la planète ».
Le journal observe en effet que « 37 % des Américains se disent très préoccupés par le réchauffement climatique. Quant aux Français, 55 % des sondés par TNS Sofres en décembre 2008 pour Le Pèlerin estiment que ce sont bien les dérèglement climatiques qui constituent le signe avant-coureur de l’apocalypse le plus inquiétant ».
Le quotidien note que « ce phénomène touche surtout les mères de famille, affolées de ce qu’elles laissent à leur progéniture et surtout à l’idée de l’empoisonner à petit feu, selon Linda Buzzel, «psychologue » sévissant à l’université de Santa Barbara (Californie) qui a trouvé la bonne idée pour rentabiliser le phénomène : l’écothérapie ».
Libération cite la « spécialiste », qui déclare : « L’écothérapie, c’est la réinvention de la psychothérapie qui prendrait en compte la nature. […] La relation entre les humains et la nature dysfonctionne actuellement, ce qui a un impact certain sur les humains, et nous conduit à de nouvelles méthodes de diagnostic et de traitement ».
Le journal remarque que « mêlant un discours pseudo-psychologisant, 2 ou 3 banalités sur la planète qui va mal, une philosophie de boutique bio sur l’individu et le grand cosmos, le consumérisme qui est une drogue, on arrive vite à une forme banale de coaching ».

« Boire trop de café pourrait provoquer des hallucinations »
Libération, Le Parisien
Libération note en effet, en bref, que « selon une étude menée par l’université britannique de Durham sur 219 étudiants, les jeunes gens qui boivent 7 tasses de café ou plus en une journée ont 3 fois plus de chances d’entendre ou de voir des choses qui n’existent pas que ceux qui sifflent une seule tasse ».
Le quotidien précise : « En cause : la caféine qui booste le cortisol, l’hormone du stress ».
Le Parisien relève également que « les gros buveurs de café ont davantage d’hallucinations que les consommateurs normaux ».
Le journal note toutefois que « les chercheurs précisent n’avoir pas établi de lien direct entre la caféine et les hallucinations ».

16 01 09

Une étude de large ampleur confirme la « transmission familiale des maladies mentales »
Le Figaro
Le Figaro constate en effet qu’« une étude menée sur 9 millions de personnes durant 30 ans confirme que la psychose maniaco-dépressive et la schizophrénie ont des origines génétiques communes ».
Le journal explique que « pour aboutir à ces résultats [publiés dans le Lancet], le Pr Paul Lichtenstein, épidémiologiste au sein de l’Institut Karolinska à Stockholm (Suède), et son équipe ont mis en rapport les fichiers d’état civil avec les registres des hôpitaux psychiatriques ».
« Ils ont utilisé des données concernant 2 millions de familles entre 1973 et 2004. Parmi cette population, on comptait 35 985 cas de schizophrénie et 40 487 cas de psychose maniaco-dépressive », remarque Le Figaro.
Le quotidien note que « les résultats confirment le caractère largement héréditaire de ces affections (64 % pour la schizophrénie et 59 % pour les troubles bipolaires) ».
« Le risque est 9 fois plus important quand on a un frère ou une sœur schizophrène. Pour la psychose maniaco-dépressive, le risque est 8 fois plus élevé quand on a un frère ou une sœur déjà atteint », précise le journal.
Le Figaro livre la réaction de Bruno Etain, du groupe hospitalier Chenevier-Mondor de Créteil, qui « estime que le grand intérêt de cet article est d’avoir étudié un nombre très important de familles ».
Le psychiatre déclare cependant qu’« il ne faut pas oublier les facteurs environnementaux », tels que « la grippe pendant la grossesse, certains rétrovirus endogènes, la toxoplasmose, le virus de l’herpès [ou encore] des antécédents de traumatisme dans l’enfance ».

« Certains antipsychotiques doublent le risque de défaillance cardiaque »
Libération, Le Parisien
Libération et Le Parisien notent en effet que « les nouveaux médicaments prescrits pour traiter la schizophrénie, la démence et d’autres et d’autres maladies mentales multiplient par 2 le risque pour les patients de décéder soudainement d’un problème de cœur ».
Libération relaie ainsi une étude parue dans le NEJM, qui « fait suite à une série de travaux indiquant que ces nouveaux antipsychotiques ne sont manifestement pas plus sûrs que l’ancienne génération de traitements ».
« Contrairement à ce que la médecine pensait », ajoute Le Parisien.

20 01 09

« Les traitements de la ménopause peuvent altérer le cerveau »
Le Figaro
Martine Perez relève en effet dans Le Figaro que « Neurology a publié la semaine dernière les conclusions de la Women’s Health Initiative Memory Study, qui révèlent que les femmes sous traitement hormonal présentent une petite atrophie de certaines parties du cerveau ».
La journaliste explique que les enquêteurs « se sont penchés sur 1 400 participantes, incluses dans [l’étude WHI] 8 ans après le début de l’enquête, et ont examiné leur cerveau par IRM ».
« La comparaison des femmes sous traitement hormonal et des autres souligne que, globalement, les premières présentent une légère réduction du volume du cerveau. Cette altération concerne 2 zones impliquées notamment dans la réflexion et la mémoire, le lobe frontal et l’hippocampe », précise Martine Perez.
La journaliste note que « dans un autre article, des chercheurs expliquent avoir examiné l’étendue des éventuelles lésions vasculaires dans ce même groupe de femmes. Ils ne mettent pas en évidence de différences majeures selon la prise de ce traitement en ce qui concerne les lésions cérébrales vasculaires subcliniques ».
« D’où l’idée que l’atrophie cérébrale observée n’est pas d’origine vasculaire, mais liée à une dégénérescence », remarque Martine Perez.
Le Dr Susan Reznik écrit ainsi : « Les résultats de notre recherche apportent une explication possible à l’accroissement du risque de démence chez les femmes âgées ayant suivi un traitement hormonal après la ménopause ».
Martine Perez remarque enfin que « personne ne peut conclure que ces données inquiétantes ne sont pas extrapolables à l’Hexagone », tout en rappelant qu’« en France, les hormones de la ménopause utilisées au cours des 30 dernières années étaient assez différentes de celles prescrites aux Etats-Unis ».

« Un test pour évaluer le degré de conscience des malades »
La Croix
La Croix fait savoir que, selon un article publié dans les Pnas, « Lionel Naccache, neurologue à la Pitié-Salpêtrière et chercheur à l’Inserm, et Stanislas Dehaene, professeur de psychologie au Collège de France, ont mis au point un test pour évaluer le degré de conscience des patients qui ne communiquent plus avec l’environnement ».
Le quotidien indique que ce test « combine la mesure de la perception auditive et celle de l’activité électrique cérébrale ».

21 01 09

Entreprises : après le Ticket-Restaurant, le Ticket-Psy
Libération
Libération se penche sur « le dernier-né des coupons destinés aux salariés : le Ticket-Psy, qui permet de s’offrir une séance de psychothérapie aux frais de son employeur ».
Le journal relève que « dans différents domaines d’activités (banque, transports de fonds, informatique…), des entreprises auraient franchi le pas et souscrit un abonnement ».
Le quotidien observe que « la souffrance psychique liée à l’activité professionnelle a cessé d’être un tabou en France depuis une quinzaine d’années », et explique que pour « chercher ses Ticket-Psy, […] c’est à la médecine du travail qu’il faut s’adresser ».
Libération note qu’« une centaine de psychologues, psychothérapeutes et psychiatres seraient déjà entrée dans le réseau », et précise qu’« au bout de 10 séances, si le salarié souhaite poursuivre sa psychothérapie, il devra le faire à ses frais ».
Le journal rappelle en conclusion qu’« on considère qu’en moyenne 5 % des salariés ont besoin d’un soutien psychologique ».

« Les femmes contrôlent moins leur appétit que les hommes »
Le Figaro
C’est ce que titre Le Figaro, qui relaie une étude menée par Gene-Jack Wang, du Brookhaven National Laboratory de New York (Etats-Unis), et publiée dans les Pnas, selon laquelle « les femmes auraient plus de mal à s’interdire de manger que les hommes ».
Le journal explique qu’« initialement, [les chercheurs] voulaient seulement savoir quelles zones du cerveau sont activées lorsque l’on s’interdit de manger. Ils espéraient ainsi mieux comprendre les mécanismes de certaines formes d’obésité ».
« En fait, […] ils se sont aperçus que les comportements varient d’un sexe à l’autre, […] tout en admettant que leur découverte demande à être vérifiée », poursuit le quotidien.
Le Figaro précise que « l’expérience a consisté à faire jeûner des volontaires pendant une journée et à analyser ensuite leur comportement face à la nourriture par imagerie médicale (la tomographie par émissions de positons). Il s’agissait de personnes en parfaite santé, non obèses et n’ayant jamais eu le moindre problème avec la nourriture ».
Le journal indique que « chez les femmes, […] les zones de la motivation [dans le cerveau] continuaient à être activées » pendant l’exercice où elles « devaient renoncer » à la nourriture présentée devant elles.
Alors que chez les hommes, « les zones activées du cerveau n’étaient plus les mêmes » que lors de l’expérience sans « renoncement », remarque Le Figaro.
Le quotidien relève que « cette différence entre les deux sexes pose de nombreuses questions ».

22 01 09

Un médicament anti-obésité « bientôt mis en vente sans ordonnance »
Le Parisien, La Tribune, Les Echos
Le Parisien note brièvement qu’« un médicament anti-obésité pourrait bientôt être mis en vente en Europe… sans ordonnance ! ».
Le journal fait savoir que « GlaxoSmithKline a annoncé avoir reçu l’autorisation de la Commission européenne pour mettre sur le marché Alli, une version moins dosée d’un médicament déjà en vente sur ordonnance, orlistat (Xenical, de Roche) ».
Les Echos indique que le principe de ce médicament est « d’empêcher l’absorption d’un quart des graisses consommées au cours d’un repas », et précise qu’« il doit être disponible en France avant l’été ».
La Tribune relève de son côté que « si le laboratoire en garantit l’efficacité, il l’assortit de strictes conditions d’utilisation : «Alli permet de perdre 50 % de poids en plus qu’un régime seul», s’il est «associé à un régime hypocalorique et pauvre en graisses» ».
Une responsable du laboratoire ajoutant qu’en pharmacie, le produit, qui « n’est pas une pilule magique », sera vendu « derrière le comptoir ».
Le quotidien explique le pourquoi de ces « précautions sémantiques », rappelant que « le segment des médicaments anti-obésité est devenu sensible depuis l’identification de comportements suicidaires chez certains patients traités avec l’Acomplia ».

« 14 000 bébés éprouvettes naissent chaque année en France »
Le Figaro
C’est ce que note Le Figaro, qui revient sur l’étude de l’Ined.
Le quotidien observe que « les naissances obtenues par FIV ont une part de plus en plus grande » dans le nombre des naissances totales (1,74 % en 2006, 2 % en 2010), ajoutant qu’« un enfant sur 20 naît grâce à l’assistance médicale à la procréation, soit 5 % des naissances ».
Le journal revient sur les causes de cette « proportion impressionnante », comme « le retard de l’âge à la maternité », puis note que « face à cette inflation de naissances qui, pour les psychologues, «est davantage significative des avancées de la science que du désir absolu d’enfant», il demeure une constante moins positive : la démarche et le parcours des parents restent très difficiles ».

23 01 09

« Une nouvelle piste pour le sevrage tabagique »
Le Monde
Jean-Yves Nau aborde dans Le Monde une « mauvaise nouvelle pour les dizaines de millions de fumeurs qui espèrent pouvoir un jour en finir avec leur dépendance au tabac : ils ne doivent rien attendre – ou presque – des différentes formulations à base de nicotine qui, depuis une vingtaine d’années, sont officiellement proposées comme une aide au sevrage tabagique ».
« Ils peuvent toutefois espérer que de nouvelles substances, plus efficaces, leur seront prochainement proposées pour leur permettre de mettre un terme à leur consommation », indique le journaliste.
Jean-Yves Nau s’intéresse ainsi aux travaux menés chez l’animal par un groupe de chercheurs dirigé par Jean-Pol Tassin (unité 7148 du CNRS, Collège de France), publiés dans le Journal of Neuroscience, qui « permettent de comprendre l’inefficacité des patchs et des chewing-gums à la nicotine ».
« Les chercheurs expliquent que si la cocaïne, les amphétamines, la morphine ou l’alcool parviennent bien à induire directement le dérèglement des neuromodulateurs, la nicotine seule n’y parvient pas », note le journaliste.
« En d’autres termes, sans être associée à certains autres composants du tabac, la nicotine ne peut donc agir durablement comme produit de substitution au tabac », explique Jean-Yves Nau.
Le journaliste indique que cette « découverte permet d’espérer la mise au point rapide de nouveaux produits, administrés par voie orale, d’aide au sevrage intégrant cette nouvelle donne. […] Un essai clinique de phase I sera prochainement lancé ».

26 01 09

« Les hommes plus fragiles face à l’alcool »
Le Parisien
Le Parisien indique en effet que « selon un article de Marc Schuckit, chercheur à l’université de Californie aux Etats-Unis, publié dans The Lancet, un homme sur cinq court le risque de développer des troubles liés à la consommation d’alcool ».
« Pour les femmes, cette menace est divisée par deux », ajoute le journal.
Le quotidien relève ainsi qu’« une ingestion importante d’alcool augmente le risque de survenue d’infarctus, d’attaque cérébrale, de cirrhose du foie, et multiplie par deux le risque de cancer de l’œsophage et du rectum ».

« Les malades schizophrènes se plaignent d’être rejetés »
Le Figaro
Le Figaro rend compte d’une étude publiée dans le Lancet, selon laquelle « les malades souffrant de schizophrénie seraient plus mal vus par leurs proches que par les employeurs ou les autorités ».
« Ils subiraient une «discrimination négative », faite de sentiments, d’attitudes et de comportements de rejet de la part des membres de leur propre famille. C’est tout au moins ce qui ressort de leur propre perception », remarque le quotidien.
Le Figaro explique que « c’est au terme d’une enquête réalisée dans 27 pays, auprès de 732 patients schizophrènes «représentatifs» de cette pathologie, […] que Graham Thornicroft, de l’Institute of Psychiatry (King’s College, Londres), est parvenu à cette conclusion ».
Le journal relève que « c’est la toute première fois que l’on interroge directement les malades mentaux ».
Le quotidien retient ainsi que « pour un schizophrène, la plus grande difficulté est de se faire et de garder des amis (47 % des malades interrogés). Viennent ensuite l’attitude négative des membres de la famille (43 %), la discrimination à l’embauche (29 %), et les relations amoureuses ou sexuelles (27 %) ».
Le journal ajoute que « l’Espagne et l’Inde sont les champions du monde de la non-discrimination. […] La France fait partie, avec les Etats-Unis et le Brésil, des pays qui rejettent le plus leurs schizophrènes ».
Le Figaro indique que « selon la World Psychiatric Association, [cette étude] devrait aider les psychiatres à convaincre les autorités nationales de mieux financer l’accès aux soins, et de lancer des campagnes d’information auprès du grand public ».

27 01 09

« Dès 15 ans, ils sont accros à la cocaïne »
Le Parisien
C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une, en gros caractères.
Le quotidien constate ainsi sur une double page que « médecins, infirmières, professeurs s’alarment de l’explosion de la consommation de poudre blanche chez les plus jeunes ».
« Après le cannabis et l’ecstasy, la cocaïne devient une des drogues qu’ils expérimentent le plus », poursuit le journal.
Le Parisien cite notamment Sylviane Croon-Fleuchey, présidente du Syndicat national autonome des infirmières en milieu scolaire, qui note que la cocaïne « n’est plus réservée aux riches. […] Aujourd’hui, aucune région de France n’est épargnée : on en trouve dans les grandes villes comme dans nos campagnes ».
Le quotidien remarque qu’« inquiet de son image positive chez les ados, le corps médical en appelle à «une prévention intelligente», rappelant que «plus les consommations sont précoces, plus le risque de dépendance s’accroît» ».
Le journal livre en outre les propos du Dr William Lowenstein, directeur de la clinique Montevideo à Boulogne (Hauts-de-Seine), qui rappelle que cette drogue « n’entraîne pas de dépendance physique immédiate, la lune de miel dure de 6 mois à 2 ans et rassure faussement le consommateur ».
« Sur le plan neuro-psychiatrique, la cocaïne est bien plus forte que les opiacés. Elle entraîne une altération de l’humeur et de la relation aux autres avec des comportements psychiatriques et sociaux impossibles à gérer. […] Dix ans après la dernière prise, la cocaïne perturbe encore et provoque des troubles du sommeil, de l’appétit et de l’anxiété », ajoute le spécialiste.

« Alcool : les collégiens aisés boivent plus qu’en ZEP »
Le Figaro
Le Figaro indique en effet qu’une étude menée par l’Observatoire régional de la santé de Haute-Normandie, publiée dans le BEH de l’InVS, « confirme que la consommation d’alcool est plus importante chez les collégiens des familles aisées et qu’elle commence à partir de 14-16 ans ».
Le journal précise que « cette enquête a été menée en 2006-2007 dans 32 collèges publics de la région Haute-Normandie. Les élèves interrogés étaient tous inscrits en classe de cinquième, soit âgés d’une douzaine d’années ».
Le quotidien relève ainsi que « la fréquence de consommation d’alcool varie significativement entre les sexes, avec une prédominance masculine. De même, la zone de scolarisation influence la répartition de la consommation puisque les élèves de zone d’éducation prioritaire sont plus nombreux à n’avoir jamais touché à l’alcool (52 % en ZEP contre 32,5 % hors ZEP) ».
Le Figaro ajoute que « près de 38 % des élèves […] déclarent n’avoir jamais consommé d’alcool et 2,5 % disent le faire souvent. Ils sont par ailleurs 0,3 % à le faire de manière quotidienne ».
Le journal remarque qu’« en ce qui concerne la consommation de cannabis, cette dernière est plus tardive que pour la tranche d’âge étudiée », puis observe que « pour le tabac, la baisse de la consommation coïncide avec la hausse importante des prix ».

« Une Californienne accouche de huit bébés »
Le Parisien, Le Figaro
Le Parisien indique sur son site Internet qu’« une femme a mis au monde, lundi, en Californie, huit bébés. Six garçons et deux filles. Tous sont dans un état «stable», a indiqué l’équipe médicale ayant réalisé l’accouchement ».
Le journal précise que « les huit bébés, dont la mère veut rester anonyme, sont nés par césarienne dans un hôpital de Bellflower, à une trentaine de kilomètres de Los Angeles.
L’établissement a mobilisé 46 membres de son personnel et quatre salles d’accouchement pour l’occasion ».
Le quotidien note que le Dr Karen Maples, gynécologue-obstétricienne de l’hôpital, « a indiqué que les bébés étaient prématurés de 9 semaines et demie et pesaient entre 820 grammes et 1,54 kg. Seuls sept d’entre eux avaient été décelés à l’échographie, et l’arrivée du huitième a été un «choc», selon la praticienne ».
Le Parisien ajoute que « selon le chef de l’unité de néonatologie de l’hôpital [le Dr Mandhir Gupta], «tous les enfants (…) sont à l’heure actuelle dans une unité de soins intensifs, et tous sont dans un état stable. Deux d’entre eux sont sous respirateur artificiel et un troisième a lui aussi besoin d’oxygène» ».
Le journal relève que « le groupe hospitalier a indiqué qu’il s’agissait de la deuxième naissance d’octuplés vivants dans les annales de la médecine aux Etats-Unis ».
Le Figaro aborde également cette naissance, notant que « les médecins se sont refusés à tout commentaire sur les antécédents de la mère, que ce soient ses éventuels précédents accouchements ou un traitement contre l’infertilité ».

28 01 09

« La nouvelle pilule anti-obésité inquiète »
Le Parisien
Le Parisien revient sur ce « médicament contre le surpoids [qui] va être vendu normalement dès le mois de mai sans ordonnance dans les pharmacies ».
Le journal observe qu’« en quelques jours, Alli […] est devenu le sujet de prédilection des forums sur Internet, concentrant tous les espoirs de ceux qui veulent maigrir à tout prix. Sauf que ce médicament, numéro 3 des ventes d’automédication aux USA, n’est indiqué que pour les personnes en grand surpoids ou obèses », indique le quotidien.
Le Parisien ajoute néanmoins : « Quand on sait la folie dont sont capables les femmes qui veulent perdre quelques kilos à l’approche de l’été, on imagine aisément comment la potentielle utilisation détournée d’Alli peut les faire rêver ! ».
Le quotidien relève que « l’association Allegro fortissimo, qui regroupe des personnes de forte corpulence dont la plupart ont déjà pris ce médicament sous sa forme initiale, s’en inquiète. Hier, elle a adressé un courrier à la ministre de la Santé pour demander l’interdiction de la vente libre de ce médicament ».
Le journal livre en outre les propos de Michel Krempf, nutritionniste-endocrinologue au CHU de Nantes, qui déclare que pour ceux qui souhaitent perdre un peu de poids, « des repas équilibrés associés à une chasse au sucre et au gras et à une activité sportive marcheront toujours dix fois mieux ! ».
Le praticien indique qu’« Alli doit obligatoirement venir en appui d’un régime appauvri en graisses, mais ne fera en aucun cas le boulot tout seul ! Sinon soit le médicament ne marchera pas, soit il aura un effet digestif pas très agréable… ».

Des patchs à la nicotine contre Alzheimer ?
Le Nouvel Observateur, numéro 2307
Le Nouvel Observateur s’intéresse à un « constat [qui] a longtemps fait l’objet d’une sorte d’omerta ».
Le magazine relève en effet que « les études épidémiologiques, mesurant les effets désastreux du tabac, laissaient apparaître un insolite bénéfice : statistiquement, les fumeurs semblaient mieux protégés contre les maladies neurodégénératives, comme l’Alzheimer ou le Parkinson ».
« Or cela faisait désordre et risquait de brouiller le message anti-cigarettes », note l’hebdomadaire.
Le Nouvel Observateur indique pourtant que « dès 1999, au nom de l’Assistance publique, le Pr Pierre Cesaro et le Dr Gabriel Villafane (service de neurologie, CHU Henri-Mondor de Créteil) déposaient une discrète demande de brevet revendiquant l’«utilisation de la nicotine à l’état pur comme médicament pour les maladies neurodégénératives» ».
Le Dr Villafane précise : « Les patchs nicotiniques sont conçus – et partiellement remboursés – pour un usage transitoire. Il ne nous est pas permis de les prescrire pour une autre indication, surtout pas indéfiniment ! ».
Le magazine constate ainsi qu’« au CHU de Créteil, l’application de patchs jusque-là réservés aux fumeurs en sevrage apaise les patients souffrant de maladies neurodégénératives ».
« Après 4 mois de patchs à haute dose, les parkinsoniens constatent une rémission à 50% de leurs symptômes. […] Crampes des membres inférieurs (dystonie), dyskinésie (mouvements involontaires), tremblements caractéristiques… tout s’atténue », observe l’hebdomadaire.
Le Nouvel Observateur ajoute que « non seulement la progression de la maladie est enrayée, mais la poursuite de la cure nicotinique permet de basculer peu à peu de l’ancien et classique traitement antiparkinsonien à la L-dopa (1 200 euros par mois) jusqu’à la seule nicotine (200 euros par mois) ».

29 01 09

« Manger moins pour améliorer sa mémoire »
Le Figaro
Le Figaro note en effet qu’« une étude importante publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences montre sans ambiguïté qu’un régime hypocalorique améliore les fonctions cognitives des humains ».
Le quotidien explique que « cette étude menée par des chercheurs de l’université de Munster (Allemagne) a consisté à recruter 50 hommes et femmes en surpoids de plus de 60 ans (ils avaient un indice de masse corporelle de 28) ».
Le journal relève que « 20 d’entre eux ont simplement réduit de 30 % leur apport calorique quotidien, mais en gardant un menu équilibré en glucides, lipides et protéines. Vingt autres ont conservé le même régime mais agrémenté de suppléments en acides gras insaturés ».
« Les 10 autres personnes ont continué à manger les mêmes quantités de nourriture », poursuit Le Figaro.
Le quotidien explique qu’« avant et après 3 mois de ce régime, les chercheurs ont fait passer un test pour évaluer les performances de la mémoire de ces cobayes », et relève que « les personnes du premier groupe ont amélioré leur score de mémoire de base de plus de 20 % après le régime alimentaire ».
Le journal cite toutefois Laura Dugan (université de San Diego, Californie), qui souligne que « pour intéressant que soit ce résultat, il ne faut pas oublier que «les participants de l’essai étaient tous en surpoids. Or l’apnée du sommeil des obèses modifie les capacités cognitives comme la mémoire» ».

30 01 09

Alzheimer : « La musicothérapie améliore la vie du malade »
Libération
Libération publie sur son site Internet un entretien avec Dominique Bertrand, musicien et formateur au Centre international de musicothérapie, à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), qui « explique les bienfaits de cette forme de thérapie sur certaines maladies, dont celle d’Alzheimer ».
Le musicien note que « l’intérêt pour cette maladie date de 7 ou 8 ans », et explique : « La musicothérapie dans le cadre d’Alzheimer va contribuer à améliorer la vie du malade. La chanson est très utilisée dans ce cas. Elle permet de faire travailler le souffle et la mémoire et de maintenir une activité. Les ateliers consistent souvent en l’écoute d’une musique qui correspond à l’âge du malade pour susciter des souvenirs et vaincre l’isolement ».
Dominique Bertrand observe par ailleurs que « plusieurs écoles se sont formées notamment au travers de cursus universitaires. Il y a des recherches en cours mais il n’y a rien d’officiel car le statut de musicothérapeute n’est pas reconnu par un diplôme d’Etat ».
« A partir du moment où l’on commence à avoir des résultats, on devrait être reconnu », estime le musicien.

Le plaisir sur ordonnance ?
Sciences et Avenir, numéro 744
Sciences et Avenir consacre un dossier au « plaisir sur ordonnance », notant qu’« un médicament qui stimule la libido féminine pourrait être sur le marché dès cette année ».
Une « révolution [qui] suscite déjà la polémique », observe le magazine.
Le mensuel constate ainsi que « la flibansérine, du laboratoire Boehringer Ingelheim, pourrait bien s’inscrire dans l’histoire de la pharmacopée comme le premier stimulant du désir sexuel féminin ».
« Des tests sont menés actuellement sur 5 000 femmes aux Etats-Unis, en Europe et au Canada. Si les résultats annoncés pour le courant de l’année sont satisfaisants, la mise sur le marché pourrait survenir dans la foulée », poursuit Sciences et Avenir.
Le magazine ajoute que « pas moins d’une dizaine de molécules sont en expérimentation en Europe ou aux Etats-Unis » pour traiter cette « nouvelle pathologie baptisée «hypoactive sexual desire disorder» – trouble du désir sexuel hypoactif », et parle de « quête de la poule aux oeufs d’or ».
Le mensuel remarque toutefois qu’en matière de désir, « la «normalité» relève de la subjectivité », et relève que « ce stimulateur de libido a bien failli connaître un tout autre destin. Boehringer l’a d’abord testé au cours des années 1990 contre la dépression ».
« Une clarification s’impose », estime Sciences et Avenir, qui craint les « mauvaises surprises ».
Le magazine se penche sur l’entreprise américaine Palatin Technologies, qui « attendait des miracles de la brémélanotide, une molécule reproduisant l’action de la mélanocortine, hormone impliquée, notamment, dans le désir sexuel. […] Hélas ! les effets secondaires cardio-vasculaires – hypertension principalement – observés ont anéanti les espoirs de Palatin Technologies ».
Sciences et Avenir note en outre qu’« une question lancinante s’impose, divisant la communauté médicale : les problèmes sexuels féminins relèvent-ils vraiment d’une approche pharmacologique ? ».
Le mensuel livre notamment les propos du Dr Michèle Pujos-Gautraud, sexologue à Saint-Emilion (Gironde), qui déclare que « les causes des problèmes sexuels sont multiples, très souvent dus à des difficultés de communication, des mésententes, ou encore une ignorance du fonctionnement de son propre corps ou de celui de son partenaire.
Le magazine souligne que « dans la plupart des cas, cela se règle avec des thérapies personnelles ou de couple. Pourtant, cette praticienne verrait plutôt d’un bon oeil l’arrivée de molécules stimulant le désir. Ne serait-ce que pour débloquer une situation ».
Sciences et Avenir livre par ailleurs une interview de Boris Cyrulnik, qui remarque que « le désir est autant biologique que psychologique ».
Le mensuel observe enfin que « dans leur quête de molécules capables de générer d’énormes profits, les industriels de la pharmacie iraient parfois jusqu’à inventer des pseudo-maladies ».

« L’hormone du maternage »
La Recherche, numéro 426
La Recherche indique sur quelques lignes que « la vasopressine pourrait être la principale hormone favorisant l’attachement de la mère à son nouveau-né ».
Le magazine explique qu’« une étude chez le rat montre que la vasopressine est un meilleur régulateur des comportements de maternage que l’ocytocine, que l’on croyait reine en la matière ».
« Le blocage de la sécrétion naturelle de vasopressine diminue ces comportements, l’injection de vasopressine les augmente, dans les deux cas plus intensément que ne le fait l’ocytocine », poursuit le mensuel. (Bosch OJ, Neumann ID, PNAS, doi/10.1073/pnas.08 07 41 21 05)

Revue de presse – Juin 2008

Revue de presse – Juin 2008

Source Mediscoop

09 06 08

« La clinique préférée des Françaises en mal d’enfant » se trouve à Barcelone
Libération
Libération consacre un article à la clinique Eugin, à Barcelone (Espagne), spécialisée dans la reproduction assistée.
Le journal note que l’établissement « est devenu une référence dans le don d’ovules. De plus en plus, des patientes de toute l’Europe y accourent, confrontées dans leur pays à des législations restrictives ».
Libération relève ainsi qu’« un millier de Françaises infertiles y ont reçu des embryons l’an dernier. Des centaines d’Italiennes, d’Allemandes ou d’Anglaises leur emboîtent le pas ».
Le quotidien rappelle que « la législation espagnole est des plus souples : nul besoin d’avoir été mère pour donner ses ovules », et aborde la « liberté d’action pour les cliniques ».
Le journal ajoute que « la clinique affiche un taux de réussite très élevé, de 49 %. Si bien que, si l’embryon n’a pu se faire au premier coup, la plupart des «receveuses» réessayent deux ou trois fois. Surtout, il n’y a pas d’attente – en France, cela peut aller jusqu’à cinq ans ».
Libération se penche sur les « donneuses », observant que « celles qui cherchaient de l’argent facile se rendent vite compte que la tâche a ses exigences. Notamment, peu de temps après les règles, il y a l’obligation de se «piquer» la hanche chaque jour à la même heure pour stimuler la production d’ovules, sans compter les visites réitérées à la clinique ».
Le quotidien note par ailleurs qu’en France, « tout est chamboulé, en chantier », indiquant qu’« à l’approche de la révision des lois de bioéthique (prévue pour 2009), les questions liées à la procréation médicalement assistée sont à l’étude ».

10 06 08

« Fumer augmenterait le risque de pertes de mémoire »
Le Parisien
Le Parisien note en bref que selon une étude de l’Inserm, « fumer augmenterait le risque de pertes de mémoire et entraînerait une nette diminution des capacités de raisonnement chez les personnes d’âge moyen ».
Le journal indique que « l’étude montre que sur 10 308 personnes analysées, les fumeurs se situent dans le groupe des 20 % ayant fait les plus mauvais scores aux tests d’agilité mentale ».

11 06 08

« Une étude relie cocaïne et anomalies dans le cerveau des fœtus »
Le Monde
Le Monde indique qu’« une équipe de chercheurs des instituts nationaux de la santé (NIH) des Etats-Unis a découvert que les anomalies neurologiques et comportementales constatées chez des enfants dont la mère a consommé de la cocaïne pendant sa grossesse sont dues au stress oxydatif induit par cette drogue ».
Le journal note que selon un article publié dans PLoS Medicine, « Chung-Ting Lee et ses collègues précisent qu’un des produits du métabolisme de la cocaïne dans l’organisme interagit avec une protéine impliquée dans la division des cellules, perturbant ainsi le développement des neurones cérébraux ».
Le quotidien relève que selon les chercheurs du NIH, « chaque année aux Etats-Unis, plusieurs centaines de milliers d’enfants sont exposés à la cocaïne consommée par leur mère au cours de sa grossesse ».
Le Monde remarque cependant que « dans un commentaire publié simultanément, Steven Hyman, professeur de neurobiologie à l’université Harvard, invite à garder la mesure devant cette publication en raison de « la complexité des facteurs pouvant contribuer aux anomalies cognitives et émotionnelles chez les enfants exposés à la cocaïne et à d’autres drogues dangereuses in utero » ».
De son côté, Jean-Pol Tassin, neurobiologiste et professeur au Collège de France, « souligne les limites de cette étude « très bien faite, mais correspondant à des situations extrêmes » ».
Le journal indique en effet que « les cellules nerveuses y sont exposées in vitro pendant des temps très longs, de plusieurs heures ».

12 06 08

« L’obésité se prépare à l’âge de 3 mois et après 3 ans »
Le Monde
Le Monde publie sur son site Internet une dépêche AFP indiquant que « la petite enfance présente des périodes sensibles, vers 3 mois et après 3 ans, où elle risque particulièrement de préparer un surpoids futur ».
La dépêche relaie ainsi les conclusions d’une étude parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition, effectuée par des chercheurs de l’Inserm « dans le cadre de l’étude Fleurbaix-Laventie Ville Santé II, menée de 1997 à 2002 dans deux villes du nord de la France, Fleurbaix et Laventie ».
L’AFP explique que « deux périodes, soulignent les chercheurs, semblent « cruciales » : les premiers mois de vie, puis après 3 ans, et ce de façon différente pour les filles et les garçons ».
« En revanche, entre 1 et 2 ans, « la vitesse de prise de poids ne montre pas d’association avec la masse grasse ultérieure » », continue la dépêche.
L’agence de presse précise que les chercheurs, coordonnés par Marie-Aline Charles, « ont noté que pour les garçons la vitesse de croissance à 3 mois est liée à la masse grasse ultérieure, mais aussi aux muscles. En revanche chez les filles une croissance rapide à cette période se traduira surtout par une augmentation de la masse grasse ».

13 06 08

« Le dossier médical contesté par le comité d’éthique »
Le Figaro, La Croix
Le Figaro fait savoir que le Comité consultatif national d’éthique, « saisi par Roselyne Bachelot », « met en cause le principe même du dossier médical personnel ».
Le quotidien indique que le Comité « estime que «le DMP, tel qu’il est proposé, ne permettra pas d’atteindre le but poursuivi, à savoir d’associer une meilleure coordination des soins conduisant à l’amélioration de leur efficience et de leur qualité, avec une meilleure utilisation des dépenses de santé pour un coût identique ou diminué» ».
« Il soutient que le DMP, dans sa conception actuelle, ne peut être adopté pour chaque citoyen à l’échelle nationale, mais pourrait être proposé notamment dans certaines conditions aux personnes volontaires, atteintes de maladies nécessitant l’intervention de nombreux professionnels », poursuit le journal.
Le Figaro explique que « pour le comité d’éthique, le DMP tel qu’il est conçu présente certaines limites, notamment du fait de la possibilité de «masquage» d’informations par le patient, pourtant indispensable, car garante de sa liberté et de son autonomie ».
Le journal cite le CCNE, qui se demande « quelle serait l’utilité d’un dossier dont le titulaire aurait décidé d’effacer certaines informations qui pourraient être essentielles à sa prise en charge médicale ? ».
Le quotidien remarque par ailleurs que « si le malade est inconscient, le médecin peut s’arroger le droit de «bris de glace», c’est-à-dire de consultation de son dossier, sauf si le patient s’y était opposé lorsqu’il était conscient ».
Le CCNE estime que « le masquage et l’opposition au bris de glace sont des expressions d’un principe d’autonomie dont le respect peut, le cas échéant, aller à l’encontre de l’intérêt du patient ».
Le Figaro relève enfin que selon le Comité d’éthique, « en dépit des précautions prises par les concepteurs de programmes informatiques, des possibilités de subtilisation de données confidentielles existent ».
Le journal estime que « cette charge contre le dossier médical personnel pourrait lui être fatale ».
La Croix retient pour sa part que selon le CCNE, le DMP « «dans sa conception actuelle ne peut être adopté pour chaque citoyen à l’échelle nationale», car «son coût de mise en œuvre est très élevé» ».
Le quotidien observe que le projet « est actuellement en panne ».

17 06 08

« Le business du surhomme, eldorado ou cauchemar ? »
Le Monde
Le Monde observe dans son supplément « économie » que « la demande de médicaments prescrits en principe pour des maladies ciblées, mais qui permettent d’améliorer la performance des personnes bien portantes, augmente dans l’ensemble des pays occidentaux ».
Le journal note que « les laboratoires pharmaceutiques hésitent toutefois à exploiter un tel marché », et indique que « les autorités sanitaires s’inquiètent de la montée de ces usages déviants ».
Le Monde se penche ainsi sur une double page sur ces « produits médicamenteux capables d’augmenter la performance humaine », pour lesquels les armées et le sport servent de « terrains d’expérimentation ».
Le quotidien rappelle cependant que ces produits, tels que les amphétamines, « destinés à des étudiants en période d’examen, à des salariés soumis à des contextes de compétition aiguë, […] » ont des « inconvénients », comme « l’addiction et les effets délétères sur la santé. […] Aucun industriel ne peut en espérer une manne financière ».
Le journal livre en outre divers tableaux et graphiques, observant notamment que selon la « typologie des consommateurs de produits dopants dans le monde », 38 à 40 % sont des clients des salles de gymnastique ou des professionnels de la sécurité, 35 à 37 % sont des athlètes, 15 à 20 % sont des adeptes de l’automédication, 4 à 6 % sont des policiers ou des militaires, et 1 à 2 % sont des artistes du show business.

18 06 08

Lutte contre l’obésité : une option « poids d’équilibre » au baccalauréat ?
Le Parisien
Le Parisien se penche sur « l’idée du célèbre nutritionniste Pierre Dukan », à savoir une « nouvelle option, dite poids d’équilibre, qui interviendrait au même titre que le dessin ou la musique », dans l’obtention du baccalauréat.
Le journal indique que le projet « vient d’être proposé aux ministères de l’Education nationale et de la Santé », et cite le nutritionniste, qui déclare que « c’est une mesure majeure de prévention qui, dans l’esprit des adolescents, associerait leur avenir professionnel et la maîtrise de leur poids, essentielle pour leur bien-être, leur épanouissement et leur santé ».
Le Parisien note ainsi que cette idée « mise tout sur la motivation des futurs bacheliers à grappiller quelques points supplémentaires… en gardant simplement toute l’année scolaire un oeil vigilant sur leur balance ».
Le quotidien rappelle que « pour les médecins, grossir à l’adolescence n’est pas sans conséquences sur leur vie future. […] Pas de diktat de la minceur à tout prix non plus », poursuit le journal.
Le Parisien explique que « les nutritionnistes proposent au bachelier d’essayer de maintenir en première et en terminale un indice de masse corporelle entre 18 et 25, soit un éventail très large entre la maigreur et la corpulence normale à supérieure ».
Le journal ajoute que « les maigres et les gros, eux, pourraient essayer de prendre ou de perdre quelques kilos, selon un programme établi par eux avec l’infirmière scolaire. Ce contrôle de poids serait bien sûr assorti d’un module de cours d’initiation à la nutrition, à la cuisine ».

19 06 08

« Docteur, je veux un bébé »
Libération
Libération rend compte sur une double page d’une enquête Ined-Inserm, constatant que « moins patients et plus actifs dans leurs démarches, les couples font davantage appel à la médecine pour faire des enfants ». (« De la pilule au bébé-éprouvette », sous la direction d’Elise de La Rochebrochard, Ined)
Le quotidien relève ainsi qu’« entre 5 et 6 % des naissances surviennent après un traitement médical (dont un tiers grâce à une FIV) », alors que « les taux de succès des techniques d’assistance à la procréation tournent autour de 15 à 20 %, seulement ».
Le journal constate par ailleurs que « la moitié des couples consulte dès la première année d’infécondité », indique que « 20 000 nouveaux couples [sont] aidés chaque année » en France, ou encore remarque que « les couples ont souvent l’impression d’être des «numéros» ».
Libération ajoute que « les apprentis parents – dont un quart doit attendre plus de 6 mois avant une première FIV – trouvent ce délai trop long ou excessif (à 80 %). 41 % des couples renoncent à poursuivre après une ou deux tentatives infructueuses ».
Le quotidien indique en outre qu’« il y a environ 200 000 avortements par an en France, un chiffre stable, alors que plus de la 90 % des femmes en âge de procréer, mais ne désirant pas d’enfants, utilisent un moyen de contraception ».

« L’humanitude fait du bien, c’est prouvé »
Le Parisien
Le Parisien consacre un article à cette « méthode de prise en charge des personnes âgées qui n’ont plus toute leur tête ».
« Ca marche », relève le journal, indiquant que selon une « évaluation scientifique menée pour la première fois auprès de 111 femmes atteintes de la maladie d’Alzheimer, dans plusieurs maisons de retraite françaises », cette méthode « améliore 83 % des soins dispensés aux personnes démentes en institution ».
Le Parisien explique que cette étude, réalisée par un cabinet indépendant, « a consisté à mesurer les réactions de ces femmes lors de la toilette avant et après la formation du soignant aux techniques de l’humanitude : par exemple, des regards droit dans les yeux à hauteur de visage, des gestes enveloppants, des paroles apaisantes et descriptives ».
« Un mélange bien précis qui est presque totalement venu à bout des cris, des grimaces douloureuses ou de l’inertie », remarque le quotidien.

20 06 08

« Télé pour bébés : le cri d’alarme »
Le Parisien
C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une.
Le journal note sur deux pages que « Baby TV et BabyFirst, les chaînes dédiées aux moins de 3 ans, sont dans le collimateur du ministère de la Culture et du Conseil supérieur de l’audiovisuel ».
« A l’origine de leur appel à la prudence, un avis confidentiel de la Direction générale de la Santé », remarque le quotidien.
Le Parisien indique que dans cet avis, « la DGS «se prononce contre les chaînes spécifiques pour les enfants de moins de 3 ans, indépendamment du type de programme». Elle va plus loin en considérant «qu’au-delà de 3 ans chez le jeune enfant, l’usage de la télévision doit être particulièrement prudent» ».
Le journal relève que les chaînes en question « assurent pourtant offrir «un contenu adapté aux besoins des bébés et des jeunes enfants», voire «un outil ludoéducatif» ».
Le Parisien cite cet avis de la DGS, qui indique qu’« aucune étude ne démontre que les programmes de télévision spécifiquement conçus pour les très jeunes enfants puissent avoir un effet bénéfique sur leur développement psychomoteur et affectif ».
L’organisme ajoute que « les connaissances actuelles soulignent le risque lié à la consommation d’images télévisuelles sur la naissance et le développement des processus de pensée et de l’imagination, sur l’intégration des émotions et sur le développement psychomoteur ».
Le Parisien livre un entretien avec Christine Albanel, ministre de la Culture, qui « lance un cri d’alarme » et remarque que « commencer à saturer [les bébés] d’images et de sons qu’ils ne comprennent pas peut nuire à leur développement ».

« Un bébé qui ne vient pas, c’est dur pour les hommes aussi »
Le Parisien
Le Parisien constate à son tour que « tenter d’avoir un enfant est aujourd’hui encore un parcours du combattant pour les 20 000 couples qui ont recours chaque année à la procréation médicalement assistée ».
Le journal aborde l’enquête de l’Institut national des études démographiques, « De la pilule au bébé-éprouvette », retenant qu’elle se penche, « pour la première fois, […] sur ce que ressentent les hommes ».
Le Parisien observe ainsi que « sur les 15 hommes rencontrés dans 2 centres d’analyses parisiens, tous se plaignent de ne pas avoir été assez préparés à ce qui les attendait : un examen qui consiste… à se masturber ».
Le quotidien cite Annie Bachelot, chercheuse à l’Inserm, qui remarque que « l’épreuve du recueil du sperme est très mal vécue par les hommes. Il y a un tel télescopage entre un geste érotique intime et un acte technique médical ».
Le journal relève en outre qu’« avant même les résultats, leur fertilité mise en doute est une «mauvaise surprise». Lorsque le problème est avéré, le sentiment humiliant d’être atteint dans leur virilité, leur capacité «filiale» à transmettre la vie, est un choc silencieux ».
« Et fréquent : près du tiers des stérilités sont masculines, et 40 % viennent des deux conjoints », poursuit Le Parisien.
Le quotidien note que « pourtant, découvrir que le problème vient d’eux donne à beaucoup le sentiment de se rapprocher de leur compagne ».

24 06 08

Vers la légalisation de la gestation pour autrui
Le Parisien
Le Parisien remarque en effet sur une page que « la commission sénatoriale […] doit rendre demain un avis positif sur cette question si difficile ».
Le journal brosse le portrait d’une jeune femme de 27 ans, qui a eu « un gros fibrome utérin » et qui maintenant « n’a plus d’utérus », une de « ces jeunes femmes dont le témoignage a fini par convaincre les plus réticents ».
Le quotidien note ainsi que l’avis de la commission sénatoriale « devrait préconiser la légalisation de la gestation pour autrui dans ces cas-là. Des cas désespérés, qui poussent des centaines de couples à fuir à l’étranger ou à recourir illégalement, en France, à des mères porteuses rémunérées sous le manteau ».
Le Parisien relève notamment que « 50 couples seraient concernés par an » en France, et se penche sur « les arguments pour » (« la défaillance de l’utérus est la seule stérilité qui n’ait aucune solution médicale ») et « les arguments contre » (« la question de la marchandisation du corps de la mère porteuse écoeure un certain nombre de féministes »).

26 06 08

« Alzheimer : un diagnostic précoce bientôt possible en France »
Le Monde, Le Parisien
Le Monde indique que « des chercheurs français ont annoncé avoir mis au point une nouvelle méthode neuroradiologique automatisée de diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer ».
Le journal note que « les auteurs de ce travail décrit dans Radiology se sont intéressés aux différents résultats récemment publiés établissant que la réduction du volume de l’hippocampe constituait un marqueur fiable et précoce de dépistage de cette maladie neurodégénérative ».
Le quotidien cite ainsi Olivier Colliot, du laboratoire des neurosciences cognitives et d’imagerie cérébrale, CNRS, La Pitié-Salpêtrière, qui explique : « Nous avons développé une technique informatisée de mesure du volume de cette petite structure corticale, bilatérale et symétrique, située dans la face médiane du lobe temporal ».
« Obtenus à partir de différentes catégories de malades ou de personnes âgées saines, nos résultats n’ont pas montré de différences par rapport à ceux obtenus par les techniques radiologiques habituelles », poursuit le chercheur.
Le Monde relève que selon le chercheur, « l’apport majeur de cette nouvelle technique est que le résultat pourra bientôt être obtenu en une dizaine de minutes dans tous les centres de neuroradiologie hospitaliers ».
Le journal remarque que « la question de savoir si cette nouvelle approche permettant de poser un diagnostic avant l’apparition des premiers symptômes pourra se traduire en une avancée thérapeutique reste ouverte ».
Le quotidien précise qu’« un travail incluant une dizaine d’équipes hospitalières va, sur ce thème, être prochainement lancé ».
Le Parisien rappelle de son côté que « la maladie d’Alzheimer ne se détecte pas qu’aux troubles de la mémoire du malade. Une perte de poids brutale subie par une personne âgée peut aussi constituer un symptôme qui doit alerter ses proches ».
Le journal note ainsi qu’« en pleine Semaine nationale de dépistage de la dénutrition chez les personnes âgées, les spécialistes d’Alzheimer révèlent que ces symptômes surviennent quelques années avant même l’apparition des premiers troubles cognitifs ».

« La France se dirige vers la légalisation de la pratique des mères porteuses »
Libération, Le Figaro, Le Parisien, La Croix, Le Monde, L’Humanité, Les Echos
Le Monde note ainsi que « le groupe de travail du Sénat sur la maternité pour autrui propose de légaliser la pratique des mères porteuses ».
Le journal cite la présidente du groupe, Michèle André, qui indique que « de plus en plus de pays autorisent la gestation pour autrui, ce qui entraîne un véritable tourisme procréatif chez les couples français. Si nous n’allons pas vers la légalisation, les pratiques marchandes vont se développer, ce qui est regrettable : l’enfant n’est pas une marchandise ».
Le Monde précise que « si les sénateurs ont opté pour la légalisation, c’est pour éviter que les enfants nés à l’étranger se trouvent privés de filiation maternelle en France. Mais c’est aussi pour aider les femmes qui ne peuvent mener à terme une grossesse ».
Le journal explique que « pour éviter toute dérive, le groupe de travail a prévu des garde-fous : la gestation pour autrui ne sera accessible qu’aux couples hétérosexuels mariés ou vivant ensemble depuis plus de 2 ans, lorsque la femme ne peut mener une grossesse à terme et que l’un des membres du couple peut être le parent génétique du bébé. La gestatrice devra avoir eu un enfant, elle ne pourra porter le bébé de sa fille et elle ne sera pas la mère génétique de l’enfant ».
Le quotidien ajoute que « les couples et la gestatrice devront obtenir le feu vert d’une commission placée sous l’égide de l’Agence de biomédecine, et l’autorisation d’un juge. La loi exclura toute rémunération : seul un « dédommagement raisonnable » sera versé à la gestatrice afin de couvrir les frais qui ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale ».
« Elle pourra garder l’enfant si elle se décide dans les 3 jours suivant l’accouchement, mais les parents « intentionnels », eux, ne pourront se rétracter », continue Le Monde.
Les Echos notent de leur côté que « le Sénat n’a pas voulu attendre la révision des lois de bioéthique programmées pour 2009 pour ouvrir le débat ».
Le journal relève lui aussi que « la France est un des derniers pays européens à interdire explicitement la gestation pour autrui », et remarque que « le sujet est extrêmement sensible et pose d’importants problèmes juridiques et éthiques ».
Le Parisien retient que cette « proposition » des sénateurs « lance le débat, à 1 an de la révision des lois de bioéthique ».
Le Figaro note que les sénateurs sont « favorables à une pratique strictement encadrée ».
De même, La Croix retient les « conditions strictes » de la « maternité pour autrui », mais remarque que ce rapport « suscite des réserves chez les députés ».
Libération consacre une double page à l’« affrontement sur la légalisation des mères porteuses », livrant les propos d’Elisabeth Badinter et Sylviane Agacinski, qui « s’opposent sur cette question ».
L’Humanité observe de son côté que « l’idée représente un espoir pour les couples infertiles, mais soulève des questions éthiques ».

Revue de presse – Novembre Décembre 2008

Revue de presse – Novembre Décembre 2008


Source Mediscoop

03 11 08

« Un médicament anti-torticolis soignerait l’alcoolisme »
Le Parisien
Le Parisien revient sur « la thèse explosive développée par le Dr Olivier Ameisen dans un ouvrage qui vient de paraître et qui fait débat dans le monde médical » (« Le Dernier Verre », Ed. Denoël).
Le journal rappelle que le cardiologue, « alcoolique depuis 10 ans, s’est guéri de cette addiction avec un médicament contre… le torticolis », le baclofène, prescrit également chez des patients atteints de sclérose en plaques.
« Et voilà cinq ans qu’il est déclaré guéri sous traitement », remarque le quotidien.
Le Parisien indique que « c’est en feuilletant les études scientifiques internationales menées sur différentes addictions qu’Olivier Ameisen tombe sur une expérience américaine, menée sur du baclofène administré à des rats rendus dépendants à différentes drogues, dont l’alcool. En 2002, après avoir interrogé des amis neurologues sur l’innocuité du médicament, il décide de tester l’effet de cette molécule sur lui. […] En 5 semaines, le baclofène stoppe l’addiction ».
Olivier Ameisen déclare notamment : « J’ai été effaré par la simplicité du traitement. Comment les spécialistes de la dépendance ont-ils pu passer à côté d’une telle possibilité ? ».
Le journal relève que « depuis, des études sur l’homme ont été menées aux Etats-Unis, en Italie et en Suisse », le praticien observant : « Les résultats sont identiques. Mais le nombre de personnes sur lesquelles le médicament a été testé n’est pas suffisant. C’est pourquoi je demande une étude plus vaste ».
Le Parisien constate que « les alcoologues, eux, sont déjà assaillis de demandes de la part des patients. Pour l’instant, rares sont ceux qui ont décidé de prescrire la molécule, car les effets secondaires d’une utilisation du baclofène à haute dose et sur le long terme ne sont pas connus ».
Le quotidien note ainsi que « les médecins restent prudents ».

6 11 08

« Quand l’infertilité déprime »
Sciences et Avenir, novembre 2008
Sciences et Avenir note que « la dépression majeure est particulièrement fréquente chez les couples faisant appel aux techniques de procréation médicalement assistée », selon une information parue dans Human Reproduction.
Le mensuel relève en effet que « selon une enquête suédoise menée pendant 2 ans, [la dépression] touche environ 11% des femmes et 5% des hommes, avec des idées récurrentes de suicide dans 10 à 15% des cas ».
« Or, à peine 20% de ces couples bénéficient d’une prise en charge pharmacologique associée ou non à une psychothérapie », observe Sciences et Avenir.

7 11 08

« Les placebos font de l’effet »
L’Express, numéro 2992
C’est ce que remarque L’Express, qui note que « de plus en plus de médecins les prescrivent pour soigner les «malades imaginaires» ».
Le magazine se penche sur une étude de l’Institut américain de la santé, parue dans le BMJ, qui « montre que la moitié des médecins interrogés aux Etats-Unis prescrivent régulièrement – et sciemment – des placebos ».
L’hebdomadaire précise qu’« il ne s’agit pas à proprement parler de médicaments sans produit actif, mais, par exemple, de vitamines, de sédatifs ou de pilules contre la migraine, sans rapport avec la pathologie réelle de leurs patients ».
L’Express aborde d’autres études du même genre, et retient que « les généralistes interrogés justifient cette stratégie par un souci d’efficacité, invoquant souvent le nombre élevé de «malades imaginaires», qui consultent notamment pour des problèmes de dépression ou pour des affections reconnues comme «psychomatiques» ».
Le magazine rappelle que « des essais rigoureux ont montré que les placebos avaient un effet bénéfique chez 30 à 40 % des déprimés, un taux bien plus élevé que celui qui est généralement obtenu par les antidépresseurs ».

10 11 08

« Détecter Alzheimer plus tôt, c’est possible »
Le Parisien
Le Parisien observe en effet qu’« on peut désormais fournir un diagnostic très précoce au patient qui commence à souffrir de troubles de la mémoire, grâce à un dosage de biomarqueurs dans le liquide céphalo-rachidien ».
Le journal indique que « présentée lors des Journées internationales de biologie, cette découverte devrait s’étendre à tous les hôpitaux et aux 400 consultations mémoire dans les années à venir ».
Le quotidien cite ainsi Bernard Sablonnière, professeur de biochimie et de biologie moléculaire au CHU de Lille, qui remarque qu’« il n’y a pas de raison pour que cela ne se développe pas rapidement, car c’est très simple ».
Le Parisien explique qu’« il s’agit de mesurer dans le liquide céphalo-rachidien les taux de protéine tau et de peptide amyloïde A bêta, respectivement responsables de l’apparition d’agrégats filamenteux et de plaques séniles dans les neurones ».
Le journal note que « ce dosage est aujourd’hui obtenu par ponction lombaire. Mais […] les chercheurs espèrent à l’avenir parvenir aux mêmes résultats avec une simple prise de sang ».
Le quotidien précise que ces nouveaux dosages « ne peuvent pas pour autant prédire l’apparition de la maladie. […] En revanche, ils vont permettre de déterminer si la maladie risque d’être grave d’évoluer rapidement ».
Bernard Sablonnière déclare que « savoir le plus tôt possible qu’on est atteint se révèle très précieux. Car le diagnostic arrive beaucoup trop tard, en moyenne 7 à 8 ans après le début des troubles ».

« Les Français sous psychotropes »
Le Monde
Sandrine Blanchard constate dans Le Monde que « les Français sont les champions d’Europe de la consommation de psychotropes. Ce constat a beau avoir été maintes fois dressé, la tendance ne s’est jamais inversée ».
La journaliste remarque que « le décalage reste profond entre la population prise en charge par le biais de ces médicaments qui agissent sur le système nerveux central et la population « réelle » qui aurait besoin de ce type de traitement ».
Sandrine Blanchard rappelle ainsi que selon l’Invs, « les épisodes dépressifs majeurs touchent, suivant les études, entre 5 % et 7 % de la population. Soit un taux de prévalence très inférieur aux taux de consommation ».
La journaliste observe que « les psychotropes ont été détournés de leur usage premier (l’épisode dépressif majeur) pour soigner le mal-être, « l’anxiété sociale » et en devenir l’unique réponse ».
« Résultat : des personnes véritablement déprimées sont sous-diagnostiquées, et de nombreux malades imaginaires, surmenés, fatigués, consultent en mettant sur le compte de la dépression les difficultés du quotidien », note Sandrine Blanchard.
La journaliste ajoute que « les psychotropes coûtent une fortune à la Sécurité sociale. Or une analyse publiée en début d’année conclut que, en dehors des dépressions sévères, les antidépresseurs les plus prescrits ne sont pas plus efficaces qu’un placebo… ».
Sandrine Blanchard parle de « gabegie médicamenteuse », « à l’image de l’engouement suscité dans notre pays par le médicament ».
« Cette gabegie est aussi favorisée par le système du paiement à l’acte des médecins libéraux, qui engendre un manque de temps et d’écoute ; par le réflexe quasi systématique de l’ordonnance ; par une formation médicale initiale et continue insuffisante en pharmacologie et trop souvent assurée par l’industrie pharmaceutique sans information universitaire contradictoire », continue la journaliste.
Sandrine Blanchard écrit en outre qu’« un malentendu s’est installé dans la relation médecin-patient. Une enquête européenne réalisée en 2005 pour l’assurance-maladie montre que, pour les troubles du sommeil, 92 % des médecins disent ressentir « une attente de prescription », alors que seuls 27 % estiment que ce problème nécessite forcément un médicament ».
La journaliste conclut qu’« il manque cruellement d’études épidémiologiques sur les consommateurs de psychotropes. Entre la psychothérapie, difficilement accessible, et des médecines alternatives souvent méprisées par l’establishment médical, le marché des psychotropes ne connaîtra pas la crise ».

12 11 08

« La psychiatrie appelle à désobéir »
Libération
Libération note en effet que « plus d’une centaine de professionnels de la psychiatrie viennent de rendre publique une pétition, où ils refusent la «perpétuité sur ordonnance» ».
Le journal explique que « les signataires affirment «qu’ils ne participeront pas à la mise en place du dispositif de rétention de sûreté prévu par la loi du 25 février», dont les décrets d’application ont été publiés le 5 novembre ».
Le quotidien rappelle que « cette loi marque une rupture dans la tradition juridique française, permettant l’incarcération de personnes ayant purgé leur peine du fait de leur «particulière dangerosité» ».
Libération cite ces pétitionnaires « très en colère », qui écrivent notamment : « Alors que sa mission est de porter secours et de soigner, la médecine se trouve ici instrumentalisée dans une logique de surveillance et de séquestration. C’est le savoir psychiatrique qui légitimera l’incarcération d’individus au motif d’un diagnostic de particulière dangerosité ».
« Au nom de notre éthique et de la nécessaire séparation des domaines, […] nous professionnels de la psychiatrie déclarons publiquement refuser de participer à la mise en place de ce dispositif de rétention de sûreté », ajoutent les auteurs.
Le journal remarque qu’« il n’est pas fréquent que des psychiatres appellent à la désobéissance. D’autant que cet appel est loin d’être marginal. Il est signé aussi bien par des responsables médicaux travaillant en prison que par des psychiatres de renom, des psychanalystes, des sociologues, des chercheurs et des professeurs de santé publique ».
Le quotidien livre les propos du psychanalyste Franck Chaumon, qui déclare : « On a le sentiment que le monde de «1984» d’Orwell est à nos portes ».
De son côté, la psychiatre Catherine Paulet parle de « malhonnêteté intellectuelle que de vouloir prédire un acte criminel ».

« La génétique perce les secrets du cerveau »
Les Echos
Les Echos indiquent sous leur rubrique « sciences » qu’« une équipe de chercheurs suisses et israéliens ont fait le pari insensé de modéliser l’activité neuronale du cerveau humain ».
Le journal livre ainsi les propos d’Idan Segev, spécialiste des neurosciences de l’Université hébraïque de Jérusalem, qui, lors d’un colloque franco-israélien sur le cerveau qui s’est tenu à Paris, a déclaré : « Le cerveau est un organe extrêmement plastique qui change tout le temps. Quand on lit un livre ou quand on écoute un orateur, les réseaux cérébraux se réorganisent en permanence. Une seule mutation peut entraîner des changements très rapides dans la structure neuronale ».
Le quotidien note que les premiers résultats de cette « tâche colossale qui paraît hors de portée des techniques existantes […] pourraient être disponibles en 2015. […] Mais il faudra attendre quelques dizaines d’années supplémentaires pour connaître la fin de l’histoire ».
Le chercheur israélien estime que « c’est là que se trouve le futur des neurosciences ».
Les Echos relèvent qu’« à l’hôpital de la Salpêtrière, à Paris, Alexis Brice travaille sur les bases génétiques des troubles neurodégénératifs et notamment la maladie de Parkinson ».
Le chercheur français observe ainsi qu’« une surexpression de la protéine alpha-synucléine favorise le déclenchement des troubles et le nombre de copies détermine l’âge de démarrage ».
Le quotidien précise cependant que « ces mutations individuelles sont loin de tout expliquer », et relève que « pour Arnold Munnich, professeur de génétique à l’hôpital Necker Enfants malades à Paris, l’engouement actuel pour les tests génétiques est une aberration dangereuse. […] En revanche, ce spécialiste prédit un brillant futur à ces techniques quand elles sont bien encadrées par le monde médical ».

« Jeunesse bipolaire » aux Etats-Unis
La Recherche, novembre 2008
La Recherche relève que selon un article de Science, « entre 1996 et 2004, le nombre de jeunes de moins de 20 ans hospitalisés parce qu’ils étaient atteints de troubles bipolaires a été multiplié par 5 aux Etats-Unis ».
Le magazine note que « ce chiffre suscite une vive polémique car on a longtemps considéré la maniaco-dépression comme une pathologie de l’adulte ».
Le mensuel indique ainsi que « des psychiatres accusent l’industrie pharmaceutique de faire pression sur les médecins pour qu’ils prescrivent des médicaments régulateurs de l’humeur aux adolescents à problèmes ».
La Recherche observe cependant que « d’autres se récrient, arguant que de nombreux enfants diagnostiqués comme hyperactifs ou atteints de troubles du comportement sont en fait des «bipolaires» ». (Bipolar Disorder: Poles Apart ; C. Holden ; Science 2008; 321, 193 – 195)

13 11 08

« Des électrodes pour soigner les TOC »
Le Parisien, Le Figaro
Le Parisien fait savoir qu’« une expérience de l’Inserm menée en France sur 16 personnes et publiée dans le New England Journal of Medicine pourrait apporter un espoir dans les cas les plus graves [de troubles obsessionnels compulsifs], ceux pour lesquels les traitements habituels ne peuvent rien ».
Le journal note ainsi que « ce nouveau traitement a montré des résultats spectaculaires ».
Le quotidien explique que « les chercheurs de l’Inserm se sont demandés si l’apparition de cette pathologie ne pouvait pas être liée à une cause biologique, c’est-à-dire un dysfonctionnement dans le cerveau ».
« S’inspirant d’une expérience menée sur des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, ils ont testé sur 16 malades atteints de TOC sévères un traitement neurochirurgical consistant à introduire des électrodes dans le cerveau afin de lancer une stimulation électrique dans une zone précise, celle des «noyaux sous-thalamiques» », poursuit Le Parisien.
Le journal relève que « plus de 7 patients sur 10 ont montré une nette amélioration et 25 % de leurs symptômes ont disparu, après seulement 3 mois ».
Le quotidien précise que « ce traitement nécessite de plus amples essais afin d’être validé. Par ailleurs, il ne dispense pas d’un accompagnement psychiatrique ».
Le Parisien note enfin que « cette technique neurochirurgicale pourrait aussi être efficace contre la maladie de Gilles de la Tourette ».
Le Figaro consacre également un article à cette technique de « stimulateur cérébral contre les troubles obsessionnels », expérimentée par l’équipe de Luc Mallet (CNRS-Inserm) à la Pitié-Salpêtrière, à Paris.
Le journal s’interroge : « Quelle est la meilleure cible de stimulation dans le cerveau pour lutter contre les TOC ? D’autres techniques non mutilantes ont-elles une place ? Comment sélectionner parmi les 12 000 TOC résistants en France les meilleures indications ? ».

« Ecouter les malades, c’est l’affaire de tous »
La Croix
C’est ce que remarque La Croix sur sa Une.
Le journal consacre une double page aux Assises nationales de la santé, qui « rassemblent à Lourdes 2 000 acteurs pastoraux venus de tous les diocèses. Comme eux, de nombreux bénévoles – chrétiens ou non – s’engagent auprès des malades et des personnes âgées », relève le quotidien.
La Croix note qu’« à l’hôpital, on n’a plus le temps de prendre la main d’un patient. Beaucoup d’infirmier(e)s ou d’aides-soignant(e)s sont accaparés par les soins techniques au détriment de l’écoute du patient, qui peut alors être assurée par des bénévoles ».
Le journal observe en outre qu’en Italie, « la famille joue un rôle irremplaçable », les parents « se substituant très souvent aux aides-soignants ».

La gentillesse, « c’est bon pour la santé »
Le Parisien
Le Parisien consacre pas moins d’une page à la Journée de la gentillesse, aujourd’hui.
Le journal remarque qu’« un médecin suédois, dont l’ouvrage s’arrache, l’affirme. Tenir la porte, sourire à son voisin : tous ces — petits — gestes permettent d’être en meilleure forme ».
Le quotidien s’intéresse ainsi au « best-seller » du cancérologue Stephan Einhorn, qui « a déjà séduit plusieurs centaines de milliers de Suédois avec un slogan improbable : «Osez la gentillesse !» ». (« L’art d’être bon », Editions Belfond)
Le Parisien note qu’« études scientifiques à l’appui, Stephan Einhorn démontre qu’être bienveillant envers les autres n’est absolument pas un aveu de faiblesse ou de niaiserie mais, au contraire, la clé d’une vie réussie et, par extension, d’un monde meilleur ».
Le journal explique que « la bonne action gratuite entraîne une libération d’endorphines, des hormones de bien-être qui annihilent la douleur, puis un sentiment durable de «plénitude» dont l’effet peut durer toute une journée ».
« Répétés, les gestes de bonté sont donc de puissants anti-stress », continue le quotidien, qui relève que « plusieurs études américaines très sérieuses le confirment : les personnes gentilles souffrent moins d’anxiété, de dépression et ont des meilleures défenses immunitaires. Résultat : elles vivent plus longtemps que la moyenne ».
Le Parisien précise que « 2 études concluent même que le risque de mortalité est entre 3 et 4 fois moins élevé chez les gentils ».

14 11 08

Vers une réforme de l’hospitalisation d’office en psychiatrie ?
Le Parisien, Libération, La Croix
Le Parisien observe que « la mort mercredi à Grenoble d’un étudiant tombé sous les coups de couteau d’un déséquilibré [souffrant de schizophrénie] échappé d’un hôpital psychiatrique a suscité une vive émotion ».
Le journal indique qu’« hier, Nicolas Sarkozy a demandé aux ministres de l’Intérieur, de la Justice et de la Santé «de préparer sans délai une réforme en profondeur du droit de l’hospitalisation psychiatrique afin d’améliorer la surveillance des patients susceptibles de représenter un danger pour autrui» ».
Le quotidien ajoute que « cette réforme devrait permettre, entre autres, de «mieux encadrer les sorties des établissements, améliorer la surveillance des patients, créer un fichier national des hospitalisations d’office» ».
Le Parisien relève par ailleurs qu’« une enquête interne a été lancée au sein de l’hôpital pour comprendre comment la fugue a été possible et le procureur a ouvert une information judiciaire pour meurtre ».
Libération aborde également ce « fait divers aussi dramatique qu’insensé », et revient sur la législation actuelle.
Le journal note que « les sorties accordées sont fiables, avec peu d’accidents », et cite le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, qui remarque : « Bien sûr, quand il y en a un c’est tragique, c’est spectaculaire et on en parle beaucoup. Mais si on empêchait les gens de sortir on ne soignerait personne ».
Libération rappelle qu’« il y a déjà un fichier des malades en hospitalisation d’office » et note qu’« après le double meurtre en 2004 à l’hôpital psychiatrique de Pau, ce furent les mêmes réactions. Avec, au final, un retour encore plus systématique à des pratiques d’enfermements ».

17 11 08

« Voyage au centre du cerveau »
Le Parisien
Dans le cadre des premières Journées de la Fondation pour la recherche médicale, Le Parisien publie un reportage réalisé au Neurospin, « le tout récent centre de neuro-imagerie cérébrale par résonance magnétique en champ intense », à Saclay, dans l’Essonne.
Le journal note que ce centre « vise à repousser les limites actuelles de l’IRM pour observer le cerveau et ses lésions dans ses plus grandes profondeurs ».
Le quotidien observe qu’« ici, le plus «petit» des IRM est doté d’une puissance de 3 teslas », et cite le directeur du Neurospin, le Pr Denis Le Bihan.
Ce dernier déclare qu’« on n’a jamais disposé d’images du cerveau aussi précises. Avec ce genre de machines, on va pouvoir utiliser les signaux émanant du cerveau pour piloter des instruments. Peut-être un jour pourra-t-on recâbler certaines parties du cerveau pour remplacer des fonctions perdues lors d’un infarctus cérébral ».
Le Parisien s’intéresse notamment à la MEG, magnétoencéphalographie, qui « sera inaugurée le mois prochain » et qui « permet de mesurer l’activité cérébrale avec des signaux magnétiques bien plus finement que ne le fait l’encéphalographie ». (Plus de détails sur les Journées de la Fondation pour la recherche médicale sur www.frm.org)

18 11 08

« L’amalgame «maladie mentale-violence» »
Libération
Eric Favereau revient dans Libération sur ce patient schizophrène qui, la semaine dernière, « fugue de son hôpital psychiatrique. Et dans une rue de Grenoble, il poignarde au hasard un étudiant ».
Le journaliste note qu’« aussitôt, le président de la République saute sur l’affaire. Et réclame une réforme, visant «à améliorer la surveillance des patients susceptibles de représenter un danger pour autrui» ».
Eric Favereau livre la réaction d’un psychiatre : « Peut-être y a-t-il eu mauvaise appréciation des médecins ? Peut-être y a-t-il eu un manque de surveillance, mais la réaction du président est totalement déplacée. Et surtout, elle ancre cette idée que maladie mentale égale violence, et qu’il faut donc ficher tous ces fous dangereux ».
Le journaliste observe que « bien sûr, il y a quelques gestes insensés, aussi terrifiants qu’imprévisibles. Mais la nouveauté est plutôt dans la violence faite aux malades ».
Eric Favereau relève qu’« en 2003, sur 47 655 personnes mises en examen dans des affaires jugées, seules 0,002 % des personnes ont été déclarées irresponsables ».
« A l’inverse, la prévalence des crimes violents envers les patients psychiatriques est 11,8 fois plus importante que dans la population générale », poursuit le journaliste.

19 11 08

« La situation de l’offre de soins en psychiatrie publique est catastrophique »
L’Humanité
C’est ce que note L’Humanité, qui rend compte d’une manifestation hier à Paris de « la communauté psy d’Ile-de-France, pour alerter l’opinion publique sur les difficultés de cette spécialité ».
Le journal remarque : « Suppression de milliers de postes, baisse constante des budgets, fermetures de centaines de lits, durée d’attente exponentielle aux consultations… […] Aucun personnel, qu’il soit soignant, technique ou administratif, ne s’y retrouve aujourd’hui ».

20 11 08

« Troubles chez les directeurs d’hôpitaux psychiatriques »
Libération, Le Parisien
Libération note à son tour que « le responsable de l’établissement d’où a fugué le meurtrier d’un étudiant a été suspendu par Roselyne Bachelot ».
Le quotidien relève que les directeurs d’hôpitaux psychiatriques sont « en colère, et ils ne le cachent pas ».
Le journal observe ainsi qu’aujourd’hui, « fait rarissime, les syndicats de médecins et de psychiatrie signent un texte commun avec les directeurs pour dénoncer cette mesure ».
Libération cite notamment Gérard Vincent, délégué général de la FHF, qui déclare que « si chaque fois qu’il y a une faute supposée dans un service, le directeur est suspendu, il n’y pas un directeur qui va pouvoir rester en place ».
Le quotidien estime que « la décision de la ministre de la Santé est, en tout cas, hâtive et opaque », notant que « peu après la mort de cet étudiant dans une rue de Grenoble, la ministre annonçait une enquête immédiate de l’Igas. […] Le rapport n’a pas été rendu public ».
Le journal remarque qu’« en fait, l’Elysée a géré en direct cette histoire, exigeant une enquête administrative, mais aussi une réforme des règles de l’hospitalisation en psychiatrie ».
« Plusieurs sources ont fait part de la colère de Nicolas Sarkozy, demandant une sanction contre le directeur de l’hôpital mais aussi contre le préfet », poursuit Libération.
Le Parisien indique de son côté que « le schizophrène [est] entendu par le juge ce matin ».
Le journal note lui aussi que « 7 syndicats du secteur psychiatrique ont dénoncé » la suspension du directeur de l’hôpital.
Le quotidien cite par ailleurs l’avocat des parents de la victime, Me Hervé Gerbi, qui déclare que ces derniers « veulent savoir pourquoi le meurtrier présumé a échappé au contrôle de l’hôpital psychiatrique ».

« Des députés proposent d’élargir l’accès à la procréation assistée »
La Croix, Libération, Le Parisien
La Croix revient sur le rapport de l’OPECST (Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques), qui a « décerné hier un bon point à la loi sur la bioéthique d’août 2004 ».
Le journal indique que les rapporteurs, les députés Alain Claeys et Jean-Sébastien Vialatte, « se prononcent pour une nouvelle loi «cadre», qui fixerait de grands principes et énoncerait des interdits, sans entrer dans les détails techniques ».
Le quotidien note que « de fait, les médecins, soumis à des demandes croissantes, attendent aujourd’hui du législateur qu’il fixe les limites de ce qui acceptable ».
La Croix retient que « l’assistance médicale à la procréation pourrait être ouverte aux femmes célibataires [infertiles], mais pas aux couples homosexuels », l’OPECST « estimant qu’il faut réserver l’AMP aux stérilités médicalement constatées. […] Tout en prônant un débat approfondi lors de la révision de la loi ».
Le journal relève en outre que « les rapporteurs parlent de «revendication légitime» à propos du souhait des enfants issus d’une insémination avec donneur de connaître leur origine, [et] suggèrent de s’inspirer soit de la loi espagnole, qui permet l’accès à certaines informations sur le donneur à la majorité, soit de la loi britannique, qui autorise la levée totale de l’anonymat à la majorité si l’enfant le demande ».
Le quotidien ajoute qu’en matière de gestation pour autrui, « les rapporteurs s’expliquent longuement sur leur conclusion, qui est de ne pas l’autoriser, tout en estimant que le débat doit avoir lieu ».
Le Parisien aborde aussi ce rapport, qui « prône le maintien de l’interdiction » des mères porteuses, ou encore recommande « le transfert d’embryon post mortem », lorsque l’homme est décédé.

« Les Japonais traitent leur dépression par psychothérapie au téléphone »
Le Figaro
Le Figaro indique en effet qu’au Japon, « les personnes dépressives vont pouvoir suivre une sorte de psychothérapie gratuite via leur téléphone portable, grâce au nouveau service inventé par un célèbre professeur de l’Archipel ».
Le journal explique que « ce site Internet pose un certain nombre de questions à l’utilisateur, sur son sommeil, ses habitudes alimentaires, ses changements de poids éventuel ou son étal moral. Il propose ensuite une thérapie consultable depuis son portable ».
Le quotidien cite ainsi le Pr Yutaka Ohno, de l’Université Keio, qui déclare que « c’est un moyen de prévention au quotidien contre la dépression en quelque sorte ».

21 11 08

« Grenoble : le déséquilibré poursuivi pour meurtre »
Le Figaro, Libération, Le Parisien, Le Monde, L’Express numéro 2994
Le Figaro indique en effet que « «cohérent» et «très lucide», le malade mental a été mis en examen pour «homicide volontaire» et placé en détention provisoire ».
Le journal observe que « ces 20 dernières années, Jean-Pierre Guillaud a tenté de tuer par 5 fois », puis note que « le témoignage du meurtrier présumé relance les doutes sur une éventuelle responsabilité de l’hôpital de Saint-Egrève ».
Le quotidien conclut qu’« une expertise psychiatrique se prononcera dans les semaines à venir sur la responsabilité pénale [du schizophrène], afin de déterminer s’il peut être jugé devant une cour d’assises ».
Libération relève de son côté que l’homme « a été placé en détention à l’hôpital psychiatrique de Saint-Egrève où il séjournait et où il est soumis au régime de l’hospitalisation d’office ».
Le Parisien relate pour sa part « l’effarant récit du meurtrier schizophrène », tandis que Le Monde constate sur sa Une que « les soins psychiatriques se dégradent en France ».
Le journal note ainsi que « faute de traitements appropriés, trop de malades mentaux se retrouvent en prison », et explique que « la psychiatrie française va de plus en plus mal. […] Injonctions sécuritaires et manque de moyens plongent dans le désarroi les équipes soignantes ».
L’Express se penche également sur ce fait divers qui « relance le débat » sur la schizophrénie, et publie un reportage réalisé dans l’hôpital psychiatrique de Rouffach (Haut-Rhin), qui « dispense des cours aux familles des patients ».
Le magazine indique que « selon les médecins, ce programme de soutien et de conseils diminue les risques de rechute ».

« L’Espagne va tester un vaccin contre la cocaïne »
Le Parisien
C’est ce que note Le Parisien sur quelques lignes.
Le journal indique que ce vaccin « sera administré au premier semestre 2009 sur 164 personnes dépendantes, dans ce pays d’Europe où la consommation de cocaïne est la plus élevée ».
Le quotidien explique que « plus qu’un vaccin, c’est d’un traitement qu’il s’agit. Celui-ci supprime les effets euphorisants de la drogue ».
Le Parisien observe que « l’essai clinique, approuvé par l’Agence européenne du médicament, pourrait être élargi à d’autres pays européens ».

25 11 08

« Un quart des centenaires souffriraient de dépression »
Le Figaro
Le Figaro rend compte d’une étude de chercheurs de l’université de Temple, à Philadelphie (Etats-Unis), qui « ont interrogé 244 centenaires et notamment ont analysé les différents critères définissant la dépression ».
Le journal note que « leurs résultats présentés la semaine dernière lors du congrès annuel de la Société américaine de gérontologie montrent que beaucoup reste à faire pour améliorer le bien-être des personnes très âgées ».
Le Figaro observe que les chercheurs « ont ainsi pu évaluer qu’un centenaire sur quatre souffrait de troubles dépressifs, alors que seulement 8 % [des personnes interrogées] avaient eu auparavant un diagnostic de dépression ».

« Hospitalisation d’office : les pistes de la réforme »
Le Figaro
Le Figaro consacre deux articles aux « pistes de la réforme » en matière d’hospitalisation d’office.
Le journal retient que « mieux encadrer les sorties des malades pour éviter des drames comme le récent meurtre d’un étudiant à Grenoble est l’un des axes du projet ».
Le quotidien indique notamment que « les préfets vont recevoir dans les jours qui viennent une lettre d’instruction de Michèle Alliot-Marie, leur enjoignant de ne pas déléguer leur signature dans les dossiers d’hospitalisation d’office ».
Le Figaro ajoute que « les experts veulent durcir le régime des sorties d’essai, l’un des maillons les plus faibles de la chaîne, notamment pour les malades mentaux déclarés irresponsables pénalement ».
« D’abord, parce qu’une seule expertise suffit à autoriser les sorties. Deux certificats, sans doute de praticiens extérieurs, seraient exigés. Ensuite, parce qu’un patient qui ne se présente pas à l’heure ou au jour dit devant ses soignants devient en théorie fugueur mais ces derniers ne sont pas contraints de diffuser un signalement ou de lancer des recherches », explique le journal.
Le quotidien relève en outre que « l’alerte n’est pas systématiquement donnée, loin de là, lorsqu’un patient s’évade de son unité de soins », note que « les ministères envisagent encore de limiter les déplacements des irresponsables pénaux dans l’hôpital », ou encore remarque que « les fugues des malades sont fréquentes ».

26 11 08

Un pédiatre qui « soigne aussi les parents »
Libération
Libération livre un reportage réalisé au CHU de Dijon, plus précisément au sein de « la plus importante des consultations d’orientation et de conseil pour l’adoption » de France.
Le journal suit ainsi la journée du pédiatre Jean-Vital de Monléon, à la tête de cette consultation, qui « soigne aussi les parents ».
Le médecin déclare notamment que « la société est impressionnante de maltraitance vis-à-vis des familles d’adoption. Quand on dit à un enfant «ce ne sont pas tes vrais parents», c’est un déni de l’adoption, de la filiation ».
Libération note que le pédiatre « constate aussi ce qu’il appelle «des erreurs de cigogne : des enfants qui n’auraient pas dû être adoptés, car ils n’ont plus confiance en les adultes». […] Il y a également des parents «psychorigides» qui n’auraient jamais dû adopter ».

27 11 08

Hôpital de Saint-Egrève : « Demande de réintégration du directeur »
La Croix
La Croix note brièvement que « le conseil d’administration de l’hôpital psychiatrique de Saint-Egrève (Isère) a voté, à l’unanimité, une motion demandant la réintégration du directeur de l’hôpital ».
Le journal rappelle que ce dernier avait été « suspendu, pour une durée indéterminée, après le meurtre d’un étudiant par un patient schizophrène échappé de l’établissement ».

28 11 08

« La bioéthique au quotidien dans un service de procréation assistée »
Libération
Libération publie un reportage effectué dans le service de maternité de l’hôpital Antoine-Béclère, à Clamart (Hauts-de-Seine), « en pointe depuis le premier bébé-éprouvette, il y a 26 ans », et dirigé par le Pr René Frydman.
Le journal se penche notamment sur Laurence, 41 ans, qui « s’apprête à faire appel à un don d’ovocytes. Elle est allée tâter le terrain en Espagne, où l’accès est plus facile. Mais elle est revenue avec «beaucoup de questions». Elle dit : «Je ne veux pas foncer tête baissée» ».
Libération observe par ailleurs que « la révision des lois sur la bioéthique est bel et bien lancée, mais on ne peut pas dire que le tempo soit encore très vif ».

03 12 08

« Psychiatrie : Sarkozy veut sécuriser les hôpitaux »
Le Figaro, Libération, La Croix, L’Humanité
Le Figaro note en effet que « lors d’une visite hier à l’unité de soins spécialisés d’Antony (Hauts-de-Seine), le président a présenté les réformes visant à mieux contrôler les patients dangereux ».
Le journal cite Nicolas Sarkozy, qui a déclaré qu’« il faut trouver un équilibre entre la protection de la société et la réinsertion du patient. […] Les malades potentiellement dangereux doivent être soumis à une surveillance particulière afin d’empêcher un passage à l’acte ».
Le quotidien aborde une « mesure phare : le renforcement de l’encadrement des sorties des patients. […] Elles feront l’objet d’un avis d’un groupe comprenant le médecin traitant, un cadre infirmier qui connaît le patient et un psychiatre extérieur à l’hôpital ».
« La décision finale appartiendra au préfet, une réforme qui sera assurément très discutée », remarque Le Figaro.
Le journal ajoute que « deux autres réformes vont être lancées. La première concerne l’internement d’office. […] La deuxième réforme concerne l’instauration d’une obligation de soins «effective» pour toute personne présentant des problèmes mentaux ».
Nicolas Sarkozy a ainsi déclaré : « De même qu’il existe l’hospitalisation sans consentement, il faut qu’il y ait des soins ambulatoires sans consentement ».
Le quotidien s’interroge : « Comment convaincre un malade de se soigner alors qu’il ne veut pas le faire ? », puis indique que « l’Etat devrait investir 30 millions d’euros pour la sécurisation des établissements psychiatriques. […] Par ailleurs, 40 millions d’euros vont être consacrés à la création d’une unité fermée dans chaque établissement qui le nécessite et à l’aménagement de 200 nouvelles chambres d’isolement à la sécurité renforcée. […] Quatre unités supplémentaires de 40 lits pour malades difficiles vont être créées ».
Le Figaro observe que « les soignants s’interrogent sur la mise en œuvre de la réforme », et note que « leurs positions se résument à deux points : donnez-nous plus de moyens, et attention à ce que le soin psychiatrique ne se résume pas au tout-sécuritaire ».
La Croix indique également que « Sarkozy veut mieux «sécuriser» les hôpitaux psychiatriques », et note que ces annonces « ont suscité la consternation de nombreux professionnels de la psychiatrie ».
Libération remarque pour sa part que « Sarkozy veut enfermer l’hôpital psychiatrique à double tour ».
Le journal note ainsi que « le président a déconcerté les médecins », relevant qu’« en plus de 50 ans de politique de santé mentale, jamais l’Etat n’a prononcé un discours aussi sécuritaire ».
De con côté, L’Humanité titre un article : « Les préfets nommés psychiatres en chef ! ».
Le quotidien retient que « surfant sur l’émotion suscitée par le meurtre d’un étudiant par un malade mental, Nicolas Sarkozy veut modifier les règles de l’hospitalisation d’office ».

« La fin de l’évolution de l’espère humaine » ?
Courrier International, numéro 943
Courrier International indique en effet qu’« un généticien britannique annonce la fin de l’évolution de l’espèce humaine ».
L’hebdomadaire publie un article du Times, qui explique que selon le Pr Steve Jones, de l’University College London, « l’évolution humaine est aujourd’hui paralysée à cause du manque de procréateurs masculins âgés en Occident ».
Le journal britannique précise que « les hommes de plus de 35 ans sont les plus susceptibles de transmettre des mutations », ajoutant que « pour Jones, l’évolution comprend 3 composantes : la sélection naturelle, les mutations et le hasard ».
Steve Jones déclare ainsi que « les changements dans les schémas de reproduction ont fait baisser le taux de mutations au sein de l’espèce humaine de façon tout à fait inattendue ».
Le chercheur explique que « les changements sociaux modifient souvent notre avenir génétique », citant en exemples le mariage et la contraception.
Le Times indique qu’« un autre élément freine l’évolution humaine : la disparition du hasard ».
Steve Jones remarque que « l’agriculture a permis à l’être humain d’être 10 000 fois plus nombreux qu’il ne le devrait selon les règles de règne animal. […] En outre, si des petites populations isolées évoluent parfois au hasard, parce que des gènes disparaissent accidentellement, aujourd’hui, toutes les populations du monde sont reliées et la possibilité de changements dus au hasard diminue ».

5 12 08

Les médias auraient des « effets négatifs » sur la santé des enfants
La Croix
La Croix note en bref que « selon une étude menée par l’école de médecine de l’université Yale, les National Institutes of Health et le Pacific Medical Center de Californie, il y aurait une corrélation entre l’exposition aux médias et les problèmes de santé des enfants et des adolescents ».
Le journal relève que « l’obésité et le tabagisme viennent en tête de ces problèmes liés à la surexposition aux médias ».
Le quotidien indique que « les auteurs recommandant que les parents fixent des limites à la consommation médiatique de leurs enfants et qu’ils les encouragent à passer plus de temps à jouer dehors ».

8 12 08

« Le retour de la « psychochirurgie » »
Le Monde
Le Monde constate en effet que « l’introduction d’électrodes dans les profondeurs du cerveau permet de soulager une gamme de troubles de plus en plus étendue ».
Le journal revient sur les travaux de l’équipe du Dr Luc Mallet (Inserm, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris) qui, « au terme d’un essai clinique sans précédent, mené dans 10 services hospitalo-universitaires français de neurochirurgie, a publié dans le New England Journal of Medicine les résultats spectaculaires induits par des stimulations intracérébrales profondes » pour traiter des troubles obsessionnels compulsifs.
Le quotidien cite le Pr Alim-Louis Benabid, conseiller de la recherche et de la technologie du CEA, qui remarque que « ces résultats fournissent de nouvelles et solides données laissant penser que les personnes souffrant des formes les plus graves de TOC pourront bientôt être prises en charge en routine, comme dans le cas de la maladie de Parkinson, des tremblements essentiels ou de la dystonie ».
Le Monde ajoute que « d’autres indications sont d’ores et déjà très sérieusement à l’étude, en France ou à l’étranger », le Pr Benabid précisant qu’« il s’agit notamment des tableaux dépressifs sévères ou de formes rebelles d’épilepsie. Cela concerne aussi des crises hautement douloureuses dites de « migraines en grappe », qui affectent de manière récurrente des personnes présentant alors des déformations du visage ».
Le quotidien relève que « la stimulation cérébrale profonde pourrait aussi s’attaquer, sur la base de résultats expérimentaux obtenus sur des rongeurs et des singes, à des pathologies contemporaines répandues telles que la boulimie et l’anorexie ».
« En France, des essais pourraient bientôt être lancés chez des personnes souffrant de formes débutantes de la maladie d’Alzheimer pour obtenir une prévention de la perte des fonctions mnésiques », poursuit le journal.

9 12 08

« Les pistes des chercheurs pour «réparer» le cerveau »
La Croix
La Croix consacre son cahier « sciences & éthique » aux « pistes des chercheurs pour «réparer» le cerveau ».
Le journal observe en effet que « biologistes et médecins cherchent à réparer le cerveau lésé au moyen de greffe de cellules souches ou par stimulation profonde ».
Le quotidien note que « depuis quelque temps, on assiste à une intensification des travaux de recherche dans ce domaine », et indique qu’un colloque international sur la « Plasticité synaptique et réparation du cerveau » se tiendra les 11 et 12 décembre à Gif-sur-Yvette (Essonne).
La Croix cite Pascale Durbec, de l’Institut de biologie du développement de Marseille Luminy, qui indique notamment à propos des cellules souches : « Notre objectif est de comprendre les messages biochimiques que peuvent s’échanger les niches de cellules souches et les zones lésées, de façon à pouvoir, un jour, maîtriser le comportement de ces cellules de secours ».
Le journal aborde aussi les « résultats probants de l’électrostimulation », rappelant qu’« à la mi-novembre, le Dr Luc Mallet (Inserm-hôpital Pitié-Salpêtrière) et son équipe ont montré, de manière fortuite, que l’électrostimulation donnait des résultats spectaculaires contre les troubles obsessionnels compulsifs ».

11 12 08

« Alzheimer : enfin une formation pour aider les familles »
Le Parisien, La Croix
Le Parisien se penche sur le « lancement mardi [à Montpellier] d’une formation spécifique et gratuite destinée aux proches des 800 000 personnes malades d’Alzheimer ».
Le journal rappelle en effet qu’« en France, 7 victimes de cette pathologie sur 10 vivent à domicile. La plupart du temps, ce sont leurs conjoints qui s’occupent d’eux ».
Le quotidien note que pour ces derniers, « la vie quotidienne est souvent une suite de sacrifices », et indique que cette formation « va pouvoir les aider à mieux accompagner leur malade… et à prendre soin d’eux-mêmes ».
Le Parisien précise que cette formation « financée par la Fondation Novartis, […] conçue en partenariat avec l’association France Alzheimer et les spécialistes de l’hôpital Bretonneau à Paris » et « composée de 5 modules de 2 heures et demie chacun », sera « bientôt proposée partout en France ».
La Croix consacre également un article à cette formation, dont « l’objectif est aussi d’aider les familles à prendre conscience de ce que signifie ce rôle d’aidant. Et des limites à ne pas dépasser ».
Le journal relève notamment qu’« aider au quotidien un malade, c’est souvent une occupation à temps plein. Avec le risque de s’épuiser physiquement et psychologiquement ».
Le quotidien ajoute qu’il s’agit d’une « formation pour les professionnels aussi », qui peuvent la télécharger sur le site www.proximologie.com.

12 12 08

« La recherche à la peine contre l’addiction à la cocaïne
Le Figaro, Libération
Jean-Michel Bader observe dans Le Figaro qu’« au colloque européen organisé cette semaine à la Sorbonne par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie, une session complète a fait le point sur la recherche de traitements dans la lutte contre la cocaïne ».
« L’enjeu est de taille : 1,5 million d’Européens de 15 à 34 ans en a consommé le mois dernier, et 3,9 % des Français de 26 à 44 ans l’ont expérimenté », remarque le journaliste.
Jean-Michel Bader constate cependant qu’« alors que la méthadone et la buprénorphine sont aujourd’hui très efficaces pour lutter contre l’addiction à l’héroïne, il n’existe toujours pas de médicaments ou de produits de substitution qui permettent au cocaïnomane de devenir et de rester abstinent ».
Le journaliste rappelle que « la cocaïne est probablement la substance la plus toxique pour le cerveau : elle agit sur tous les systèmes de neurotransmission, aussi bien sur les neurones qui véhiculent les émotions que sur ceux qui filtrent les agressions du milieu extérieur », provoquant des « ravages durables ».
« Aucun cocaïnomane n’a le même profil psychologique, les motivations pour se soigner sont «variables» et les médecins manquent cruellement d’outils », ajoute Jean-Michel Bader.
Le journaliste relève toutefois que « plusieurs pistes sont poursuivies : le vaccin contre la cocaïne, imaginé en 1996 par Immunologic Pharmacological Corporation, et mis au point par le groupe britannique Xenova, entre dans sa dernière phase d’essais humains ».
Jean-Michel Bader indique que « 75 % des sujets vaccinés sont restés «propres» pendant les 12 semaines de l’étude, 88 % des sujets ont explicitement rapporté une réduction des effets euphorisants de la coke ».
De son côté, Libération s’intéresse à la « tactique des communautés thérapeutiques », notant que « le gouvernement redonne sa chance à cette méthode de traitement hors hôpital [de la toxicomanie], longtemps décriée ».
Le quotidien indique en effet que « le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies prévoit la création de 3 communautés [encadrées par des médecins] d’ici à 2011, en plus des 4 structures expérimentales qui existent déjà ».

13 12 08

« La colère des psys »
Libération
C’est ce que titre Libération sur sa Une.
Le quotidien note ainsi sur 3 pages que « la psychiatrie publique est en pleine ébullition après le discours sécuritaire du président de la République sur les hôpitaux psychiatriques ».
Libération rappelle que « le 2 décembre, le chef de l’Etat avait parlé de réformes de la loi d’hospitalisation ; demandé la création de 200 chambres d’isolement ; exigé le contrôle des permissions de sortie ; proposé la systématisation des soins sous contrainte. […] Un discours perçu comme un terrible retour en arrière ».
Le quotidien indique qu’« un appel de 39 soignants vient d’être lancé, […] demandant aux soignants de «sortir de la résignation» », et en publie des extraits.
« Va-t-il provoquer une réaction salutaire dans un milieu habitué au repli ? », s’interroge le journal.
Libération précise que ces 39 psychiatres, psychologues, psychanalystes, infirmiers… « sont réunis à l’initiative d’Hervé Bokobza, psychiatre à Montpellier, à l’origine des Etats généraux de la psychiatrie en 2003 ».
Le journal remarque qu’« au sein de la psychiatrie française, la situation reste un brin confuse. Entre les tenants d’une réponse forte et ceux qui ne veulent pas se laisser enfermer dans un discours «pour ou contre la sécurité» ».
Le journal rappelle que « la psychiatrie va mal. […] En 20 ans elle a perdu plus de 100 000 lits. […] Pendant ce temps-là, les malades sont pris en charge, parfois avec chaleur, d’autres fois avec des pratiques inhumaines ».
« Souvent, ils attendent des semaines avant d’obtenir une consultation. Et nombre d’entre eux sont renvoyés dans la rue ou en prison », conclut Libération.

« Garçon ou fille ? Les gènes du père le diront »
Le Monde
Le Monde se penche en bref sur des travaux parus dans Evolutionary Biology (Gellatly, 11 décembre), réalisés d’après « l’étude de 927 arbres généalogiques regroupant 556 387 personnes d’Amérique du Nord et d’Europe et couvrant 4 siècles ».
Le journal indique ainsi que « si vous êtes un homme entouré de frères, vous aurez plus de chance d’engendre des garçons que si vous avez de nombreuses sœurs ».
Alors que « si vous êtes une femme, le sexe de votre descendance ne sera pas influencé par celui de votre fratrie », poursuit le quotidien.
Le Monde explique que « cette propension masculine à avoir des enfants d’un sexe déterminé est régie par des combinaisons particulières d’allèles. Ces combinaisons influeraient sur la proportion de spermatozoïdes porteurs du chromosome X ou Y ».
Le quotidien remarque cependant que « le ou les gène(s) en question reste(nt) à découvrir ».

« Les maux d’enfants mal entendus »
Libération
Libération indique qu’« à Paris, un colloque [à l’Unesco] invite à mieux prendre en compte la douleur des petits ».
Le journal observe que « de nombreux praticiens ont pris la parole devant une salle comble. Visiblement, le sujet passionne toujours autant. C’est qu’après 20 ans de bataille, il reste encore des poches de résistance ».
Le quotidien remarque ainsi que « dans la formation des médecins, la douleur est toujours à peine évoquée ».
« Aujourd’hui pourtant, il arrive que des soignants refusent de pratiquer certains gestes si les conditions antalgiques ne sont pas réunies. Mais beaucoup s’abritent encore derrière un discours fataliste », continue Libération.
Le journal constate que pour Daniel Annequin, pédiatre à l’hôpital Armand-Trousseau à Paris et président de l’association Pediadol, « si l’on s’accommode de la souffrance des enfants, c’est uniquement parce qu’«ils sont vulnérables, exactement comme les personnes âgées et les handicapés» ».
Le quotidien remarque : « On se doute que les médecins ne sont pas intentionnellement sadiques. Mais leurs méthodes sont parfois musclées. Les Anglo-Saxons ont donné un nom à ces pratiques : brutacaine. Soit le recours à la force, à une forme de violence que les équipes jugent nécessaire pour pouvoir pratiquer un soin douloureux. Comme lorsqu’on utilise des sangles pour attacher un enfant qui se débat ».
« En France, on commence à s’inquiéter d’éventuelles plaintes que des parents pourraient déposer », note Libération.
Le journal relève que « la difficulté pour des médecins serait d’évaluer la douleur «invasive» : celle qui n’est pas liée à la pathologie mais générée par le soin médical », puis explique entre autres que « pour les tout-petits, on privilégie l’observation des gestes et expressions ».

« Santé et génétique : attention au simplisme »
Prescrire, numéro 302
Prescrire remarque que « la génétique moléculaire, couplée à la génétique épidémiologique, permettent aujourd’hui de localiser et de caractériser la structure moléculaire d’un nombre grandissant de gènes, dont certaines variantes se révèlent statistiquement associés à des maladies ».
La revue note cependant que « la seule présence de gènes altérés chez un individu ne suffit pas, en général, à déterminer à coup sûr la manifestation des signes et des symptômes d’une maladie. D’autres facteurs sont en jeu, engageant des mécanismes complexes dont on ignore encore beaucoup ».
Prescrire note ainsi que « les maladies à fort déterminisme génétique sont pour la plupart des maladies rares, voire très rares », et rappelle que « les gènes déterminent le plus souvent une vulnérabilité accrue ou diminuée selon les personnes et les affections considérées, et non pas un destin ».
« Une notion à ne pas perdre de vue, à l’heure où sont commercialisés de plus en plus de tests génétiques », observe le mensuel.
La revue note en outre qu’« il y a très loin entre l’identification d’un gène lié à une maladie, et la prévention ou le traitement de cette maladie ».

16 12 08

« Le malade mental, cet inconnu »
Les Echos
Alain Perez constate dans Les Echos que « les maladies psychiatriques demeurent mal comprises par les scientifiques et leur prise en charge continue de soulever des polémiques ».
Le journaliste note que « la prise en charge des malades mentaux est une source d’interrogation permanente dans tous les pays développés. En France, un nouvel état des lieux est en cours de finalisation ».
Alain Perez indique que « le rapport demandé à Edouard Couty, conseiller maître à la Cour des comptes et président de la commission sur l’organisation des prises en charge en psychiatrie et santé mentale, sera prêt dans les prochaines semaines. Ni médecin ni psychiatre, cet expert porte un diagnostic mitigé sur la situation actuelle ».
Le rapporteur observe que « le nombre de psychiatres rapporté à la population est satisfaisant en France, mais nous en manquons incontestablement dans les structures publiques. Il ne peut pas y avoir de politique de santé sans un volet important consacré à la santé mentale ».
Alain Perez cite en outre Jean-Luc Roelandt, qui dirige le centre collaborateur de l’OMS pour la recherche et la formation en santé mentale à Lille, qui note pour sa part que « nous avons 22 psychiatres pour 100.000 habitants, contre 9 en Italie et 12 au Royaume-Uni. […] Le Royaume-Uni consacre 14 % de son budget de santé, qui est équivalent à celui à la santé mentale et la France 11,5 % ».
Le spécialiste relève toutefois que « l’Angleterre a investi massivement dans des équipes qui maintiennent les gens à domicile, quitte à passer trois fois par jour. Des équipes mobiles de crise ont été mises en place dans tout le pays ».
Alain Perez note ainsi que selon ce responsable, « la meilleure solution ne fait aucun doute : il faut soigner les gens chez eux tant que c’est possible ».
Le journaliste remarque cependant qu’« en attendant un hypothétique redéploiement «à l’anglo-saxonne», qui se heurterait en France à d’énormes résistances du monde hospitalier, les enjeux scientifiques et sanitaires restent gigantesques ».
Alain Perez cite en conclusion la psychanalyste Elisabeth Roudinesco, qui déclare : « Après le fanatisme du «tout-psychique» et du «tout-social», nous sommes dans une période de croyance dans le «tout chimique», le «tout-biologique» et le «tout-génétique», qui risque d’entraîner une augmentation des pathologies ».

17 12 08

« Les mères porteuses veulent la reconnaissance du ventre »
Libération
Libération consacre plus d’une page à la création de l’association les Mères porteuses, « destinée à «promouvoir par tous les moyens […] la modification de la loi afin que soit reconnu légitime l’usage de la maternité par substitution» ».
Le journal note que « leurs efforts complèteront ceux de certains psys ou professeurs de médecine, d’associations d’usagers et de familles qui aident les personnes infertiles, et informent sur la gestation pour autrui, une question en débat, à l’approche de la révision des lois de bioéthique ».
Le quotidien cite entre autres le président de cette association, Jean-François Marchi, qui déclare : « On ne cherche pas à conférer des droits à ceux dont les mœurs innovent, mais à réparer un préjudice et à porter secours à ceux qui n’ont pas la possibilité d’avoir un enfant ».

« Corps à vendre en pièces détachées »
L’Express, numéro 2997
L’Express observe dans une enquête que « des organes au sang en passant par les tissus et les fameuses cellules souches, les éléments du «kit» humain font l’objet d’un étonnant commerce à travers la planète ».
Le magazine remarque que « ce marché en pleine expansion pose bien des questions éthiques, à l’heure où la science peut régénérer des pans entiers du vivant ».
L’hebdomadaire se penche ainsi sur les cellules souches, « le réparateur universel », « une substance précieuse dont on ne cesse de trouver de nouveaux gisements ».
« Du coup, des sociétés américaines se sont lancées dans l’exploitation de ces filons, parfois très inattendus. Cryo-Cell propose ainsi aux femmes de conserver le sang… de leurs règles ! », remarque notamment L’Express.
Le magazine ajoute qu’« une société texane, BioEden, invite quant à elle les parents à congeler les dents de lait de leurs enfants : les cellules souches qu’elles renferment peuvent aider à soigner les caries ou à faire repousser les quenottes cassées ».
L’hebdomadaire constate par ailleurs que « désormais, on récupère, dans les blocs opératoires, des «déchets» autrefois destinés à la poubelle : peau, vaisseaux, tendons, têtes fémorales, prépuces ou valves cardiaques… une fois traités et conditionnés, ils sont utilisés lors d’autres interventions ».
L’Express se penche sur les « questions éthiques » : « A-t-on le droit de faire commerce de ces produits ? Qui y a accès ? A quel prix ? ».
Le Pr Claude Huriet, président de l’Institut Curie, déclare que « tout se passe comme si les lois du marché et de la mondialisation étaient en train de s’imposer à la matière vivante. Mais le corps humain n’est pas une matière première ! ».
L’Express constate néanmoins que « la logique de marchandisation du corps paraît sans limites », ou encore relève que « la Sécurité sociale paie à prix d’or des greffons étrangers ».

18 12 08

Neurologie : « Des chercheurs favorables au dopage de «l’intellect» »
Le Figaro
Le Figaro note que selon des travaux d’universitaires américains parus dans Nature, « les médicaments qui stimulent les fonctions intellectuelles pourraient être autorisés sous certaines conditions ».
Le journal cite ainsi un des auteurs, Henry Greely, professeur de droit à Stanford, qui écrit que « dans un monde où la durée de la vie professionnelle et l’espérance de vie augmentent, les outils – y compris pharmacologiques – qui stimulent les capacités cognitives seront de plus en plus utiles pour améliorer la qualité de vie et la productivité au travail, au même titre que la lutte contre le vieillissement normal et pathologique ».
Le quotidien observe que selon ces universitaires, « la consommation de psychostimulants [modafinil, Ritaline…] hors prescription médicale est déjà une réalité. […] De plus en plus d’étudiants se procurent illégalement des médicaments pour booster leurs performances au moment des examens. […] Sur certains campus américains, plus d’un étudiant sur quatre y aurait recours ».
Le Figaro indique que pour ces auteurs, « la société doit répondre à la demande croissante de la population, en l’encadrant pour minimiser les risques ».
Le journal livre la réaction du Pr François Chast, chef du service de pharmacie-pharmacologie de l’Hôtel-Dieu, à Paris, qui note qu’« il est intéressant que ce soient des scientifiques de haut niveau qui brisent le tabou. Toutefois, […] le recours à des dopants pose deux problèmes essentiels ».
« Sur le plan éthique, cela peut mettre en cause l’égalité des chances. Quant aux conséquences sanitaires, elles sont mal connues à moyen et long terme », remarque le spécialiste.

« Alzheimer : les premiers signes de la maladie seraient repérables au moins dix ans avant le diagnostic »
Le Monde
Jean-Yves Nau indique dans Le Monde que « les premiers signes de la maladie [d’Alzheimer] seraient repérables au moins 10 ans avant le diagnostic », selon une étude menée par Hélène Amieva et Jean-François Dartigues (Inserm U 897, département de neurologie, CHU de Bordeaux), et publiée sur le site des Annals of Neurology.
Le journaliste explique que ce travail, réalisé dans le cadre des recherches sur la cohorte Paquid, « porte sur 3 777 personnes qui ont pu être suivies sur une période de 14 ans. Parmi elles, 350 ont été atteintes par la maladie d’Alzheimer. Les médecins et chercheurs ont comparé un ensemble de données dont ils disposaient à celles provenant de 350 autres non atteintes et issues du même échantillon de départ ».
Jean-Yves Nau note que « l’équipe a, de manière prospective, procédé à une série de tests d’évaluation des performances cognitives, psychologiques et fonctionnelles. Les résultats ont ensuite été passés au crible de la machinerie statistique. Conclusion : les premiers stigmates psychologiques et intellectuels pourraient être repérés à partir de ces tests entre 10 et 12 ans avant que le diagnostic de maladie d’Alzheimer soit officiellement posé ».
Le journaliste ajoute que « les premiers signes avant-coureurs n’ont pas besoin des nouvelles techniques de l’imagerie des structures et des fonctions cérébrales pour être identifiés ».
Jean-Yves Nau observe que « ces résultats viennent compliquer la donne médicale et scientifique dans la mesure où ils font suite à ceux, publiés il y a 18 mois, d’une équipe internationale de spécialistes en neurologie » coordonnée par le Pr Bruno Dubois (Inserm, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris).
« Cette publication plaidait aussi en faveur d’une redéfinition des critères permettant de poser, de la manière la plus précoce possible, le diagnostic », rappelle le journaliste.
Jean-Yves Nau remarque que « les tentatives visant à un diagnostic précoce de cette maladie neurodégénérative […] se heurtent à l’absence de thérapie préventive ou médicamenteuse ayant fait la preuve d’une véritable efficacité ».
Le journaliste estime que « dans le meilleur des cas, ces avancées diagnostiques, parce qu’elles ne pourront qu’aider à l’évaluation de futurs traitements, soulèveront immanquablement de nouvelles questions éthiques ».

22 12 08

« Un médecin américain sur deux prescrit des placebos »
La Recherche, numéro 425
La Recherche livre un court entretien avec Jon Tilburt, médecin à la Mayo Clinic de Rochester, qui a publié dans le BMJ une étude sur la prescription de placebos aux Etats-Unis. (Tilburt J et al., BMJ, 337 : a1938, 2008)
Le praticien observe que « depuis 2006, l’utilisation de ces substances dénuées de principe actif, mais qui peuvent agir positivement sur le psychisme du malade, est très suivie ».
Jon Tilburt explique : « Nous avons envoyé un questionnaire assez général à 1 200 spécialistes de médecine interne et de rhumatologie. […] Près de 700 médecins ont répondu. Et à notre grand étonnement, près d’un médecin sur deux (46 %) nous a avoué prescrire un placebo régulièrement, plusieurs fois par mois ».
Le médecin précise que « pour 2 % des placebos prescrits ce sont des cachets de sucre, 3 % des solutions salines. Mais les médecins prescrivent également comme tel des vitamines, des analgésiques, et même des antibiotiques qui ne sont en principe pas indiqués pour la maladie de leur patient ».
Jon Tilburt ajoute que « seuls 5 % des médecins [évoquent la question du placebo avec leurs patients]. Les autres disent qu’il s’agit d’un «médicament qui n’est pas prévu pour la maladie dont le patient souffre, mais qui pourrait tout de même avoir un effet positif» ».
Le praticien précise : « La plupart des médecins considèrent l’utilisation de placebos comme une pratique éthique ».

« Manger sans plaisir favorise l’obésité »
Science et Vie, numéro 1095
Science et Vie relève que selon des travaux d’Eric Stice, de l’université du Texas (Etats-Unis), « les personnes en surpoids seraient victimes d’un déficit d’activation des centres cérébraux du plaisir et augmenteraient leur prise alimentaire pour combler ce manque ».
Le magazine indique que « grâce à des techniques d’imagerie cérébrale, [le chercheur] a suivi la réponse du circuit de récompense de jeunes femmes en train de siroter un milk-shake au chocolat. Cette zone du cerveau sécrète de la dopamine, neurotransmetteur provoquant une sensation de plaisir proportionnelle à la quantité d’aliments ingérés ».
Le mensuel note que « chez certaines jeunes filles, cette molécule était sous-sécrétée et les récepteurs de la dopamine présents en moins grande quantité ».
« Or ce sont elles qui avaient l’indice de masse corporelle le plus élevé au terme d’un an d’expérience », remarque Science et Vie.
Le magazine conclut qu’il s’agit là d’« une piste vers de nouveaux traitements de l’obésité ».

23 12 08

Alzheimer : « Les spécialistes sont divisés sur l’intérêt d’un dépistage précoce »
Le Figaro
Le Figaro relève à son tour que selon une étude menée par le Pr Jean-François Dartigues et le Dr Hélène Amieva (Inserm, université de Bordeaux), publiée dans les Annals of Neurology, « des signes de déclin des performances intellectuelles sont déjà présents 10 à 13 ans avant le diagnostic d’une maladie d’Alzheimer ».
Le journal relève notamment que « les 4 tests neuropsychologiques commencent à décliner dès 10 à 13 ans avant le diagnostic. Des plaintes concernant la mémoire et des sentiments dépressifs sont exprimés dans les 8 à 10 ans précédant le diagnostic formel ».
« À première vue, de tels résultats ont de quoi inquiéter les quinquagénaires victimes de petits coups de blues, trous de mémoire, ou autres sensations de détérioration des capacités intellectuelles… Cependant, la tranche d’âge des 55-65 ans n’est aucunement concernée par les résultats de cette étude qui a porté sur des personnes de plus de 65 ans », précise le quotidien.
Le Figaro s’interroge : « Quel est l’intérêt de ces résultats, sachant que pour l’instant aucun traitement n’a prouvé d’efficacité pour bloquer ou ralentir significativement l’évolution de l’Alzheimer ? ».
Le journal cite un des signataires de l’étude, le Pr Orgogozo, qui indique que « si l’on peut poser un diagnostic beaucoup plus tôt, […] les lésions cérébrales seront nettement moins évoluées et les traitements auront d’autant plus de chances d’être efficaces ».
Le Figaro ajoute que « selon ce spécialiste, les échecs récents de certains essais thérapeutiques pourraient s’expliquer par une prescription à des phases trop tardives de la maladie ».
Le quotidien remarque toutefois que « pour l’heure, en l’absence d’une prise en charge susceptible d’inverser l’histoire naturelle de la maladie, les spécialistes restent divisés sur l’intérêt d’un repérage précoce ».
Le journal note néanmoins que « les neurologues estiment que les recherches sur un dépistage précoce fiable doivent continuer afin qu’il puisse être immédiatement mis en pratique le jour où une molécule efficace existera ».

Revue de presse santé psy
Source Mediscoop
novembre décembre 2008

03 11 08

« Un médicament anti-torticolis soignerait l’alcoolisme »
Le Parisien
Le Parisien revient sur « la thèse explosive développée par le Dr Olivier Ameisen dans un ouvrage qui vient de paraître et qui fait débat dans le monde médical » (« Le Dernier Verre », Ed. Denoël).
Le journal rappelle que le cardiologue, « alcoolique depuis 10 ans, s’est guéri de cette addiction avec un médicament contre… le torticolis », le baclofène, prescrit également chez des patients atteints de sclérose en plaques.
« Et voilà cinq ans qu’il est déclaré guéri sous traitement », remarque le quotidien.
Le Parisien indique que « c’est en feuilletant les études scientifiques internationales menées sur différentes addictions qu’Olivier Ameisen tombe sur une expérience américaine, menée sur du baclofène administré à des rats rendus dépendants à différentes drogues, dont l’alcool. En 2002, après avoir interrogé des amis neurologues sur l’innocuité du médicament, il décide de tester l’effet de cette molécule sur lui. […] En 5 semaines, le baclofène stoppe l’addiction ».
Olivier Ameisen déclare notamment : « J’ai été effaré par la simplicité du traitement. Comment les spécialistes de la dépendance ont-ils pu passer à côté d’une telle possibilité ? ».
Le journal relève que « depuis, des études sur l’homme ont été menées aux Etats-Unis, en Italie et en Suisse », le praticien observant : « Les résultats sont identiques. Mais le nombre de personnes sur lesquelles le médicament a été testé n’est pas suffisant. C’est pourquoi je demande une étude plus vaste ».
Le Parisien constate que « les alcoologues, eux, sont déjà assaillis de demandes de la part des patients. Pour l’instant, rares sont ceux qui ont décidé de prescrire la molécule, car les effets secondaires d’une utilisation du baclofène à haute dose et sur le long terme ne sont pas connus ».
Le quotidien note ainsi que « les médecins restent prudents ».

6 11 08

« Quand l’infertilité déprime »
Sciences et Avenir, novembre 2008
Sciences et Avenir note que « la dépression majeure est particulièrement fréquente chez les couples faisant appel aux techniques de procréation médicalement assistée », selon une information parue dans Human Reproduction.
Le mensuel relève en effet que « selon une enquête suédoise menée pendant 2 ans, [la dépression] touche environ 11% des femmes et 5% des hommes, avec des idées récurrentes de suicide dans 10 à 15% des cas ».
« Or, à peine 20% de ces couples bénéficient d’une prise en charge pharmacologique associée ou non à une psychothérapie », observe Sciences et Avenir.

7 11 08

« Les placebos font de l’effet »
L’Express, numéro 2992
C’est ce que remarque L’Express, qui note que « de plus en plus de médecins les prescrivent pour soigner les «malades imaginaires» ».
Le magazine se penche sur une étude de l’Institut américain de la santé, parue dans le BMJ, qui « montre que la moitié des médecins interrogés aux Etats-Unis prescrivent régulièrement – et sciemment – des placebos ».
L’hebdomadaire précise qu’« il ne s’agit pas à proprement parler de médicaments sans produit actif, mais, par exemple, de vitamines, de sédatifs ou de pilules contre la migraine, sans rapport avec la pathologie réelle de leurs patients ».
L’Express aborde d’autres études du même genre, et retient que « les généralistes interrogés justifient cette stratégie par un souci d’efficacité, invoquant souvent le nombre élevé de «malades imaginaires», qui consultent notamment pour des problèmes de dépression ou pour des affections reconnues comme «psychomatiques» ».
Le magazine rappelle que « des essais rigoureux ont montré que les placebos avaient un effet bénéfique chez 30 à 40 % des déprimés, un taux bien plus élevé que celui qui est généralement obtenu par les antidépresseurs ».

10 11 08

« Détecter Alzheimer plus tôt, c’est possible »
Le Parisien
Le Parisien observe en effet qu’« on peut désormais fournir un diagnostic très précoce au patient qui commence à souffrir de troubles de la mémoire, grâce à un dosage de biomarqueurs dans le liquide céphalo-rachidien ».
Le journal indique que « présentée lors des Journées internationales de biologie, cette découverte devrait s’étendre à tous les hôpitaux et aux 400 consultations mémoire dans les années à venir ».
Le quotidien cite ainsi Bernard Sablonnière, professeur de biochimie et de biologie moléculaire au CHU de Lille, qui remarque qu’« il n’y a pas de raison pour que cela ne se développe pas rapidement, car c’est très simple ».
Le Parisien explique qu’« il s’agit de mesurer dans le liquide céphalo-rachidien les taux de protéine tau et de peptide amyloïde A bêta, respectivement responsables de l’apparition d’agrégats filamenteux et de plaques séniles dans les neurones ».
Le journal note que « ce dosage est aujourd’hui obtenu par ponction lombaire. Mais […] les chercheurs espèrent à l’avenir parvenir aux mêmes résultats avec une simple prise de sang ».
Le quotidien précise que ces nouveaux dosages « ne peuvent pas pour autant prédire l’apparition de la maladie. […] En revanche, ils vont permettre de déterminer si la maladie risque d’être grave d’évoluer rapidement ».
Bernard Sablonnière déclare que « savoir le plus tôt possible qu’on est atteint se révèle très précieux. Car le diagnostic arrive beaucoup trop tard, en moyenne 7 à 8 ans après le début des troubles ».

« Les Français sous psychotropes »
Le Monde
Sandrine Blanchard constate dans Le Monde que « les Français sont les champions d’Europe de la consommation de psychotropes. Ce constat a beau avoir été maintes fois dressé, la tendance ne s’est jamais inversée ».
La journaliste remarque que « le décalage reste profond entre la population prise en charge par le biais de ces médicaments qui agissent sur le système nerveux central et la population « réelle » qui aurait besoin de ce type de traitement ».
Sandrine Blanchard rappelle ainsi que selon l’Invs, « les épisodes dépressifs majeurs touchent, suivant les études, entre 5 % et 7 % de la population. Soit un taux de prévalence très inférieur aux taux de consommation ».
La journaliste observe que « les psychotropes ont été détournés de leur usage premier (l’épisode dépressif majeur) pour soigner le mal-être, « l’anxiété sociale » et en devenir l’unique réponse ».
« Résultat : des personnes véritablement déprimées sont sous-diagnostiquées, et de nombreux malades imaginaires, surmenés, fatigués, consultent en mettant sur le compte de la dépression les difficultés du quotidien », note Sandrine Blanchard.
La journaliste ajoute que « les psychotropes coûtent une fortune à la Sécurité sociale. Or une analyse publiée en début d’année conclut que, en dehors des dépressions sévères, les antidépresseurs les plus prescrits ne sont pas plus efficaces qu’un placebo… ».
Sandrine Blanchard parle de « gabegie médicamenteuse », « à l’image de l’engouement suscité dans notre pays par le médicament ».
« Cette gabegie est aussi favorisée par le système du paiement à l’acte des médecins libéraux, qui engendre un manque de temps et d’écoute ; par le réflexe quasi systématique de l’ordonnance ; par une formation médicale initiale et continue insuffisante en pharmacologie et trop souvent assurée par l’industrie pharmaceutique sans information universitaire contradictoire », continue la journaliste.
Sandrine Blanchard écrit en outre qu’« un malentendu s’est installé dans la relation médecin-patient. Une enquête européenne réalisée en 2005 pour l’assurance-maladie montre que, pour les troubles du sommeil, 92 % des médecins disent ressentir « une attente de prescription », alors que seuls 27 % estiment que ce problème nécessite forcément un médicament ».
La journaliste conclut qu’« il manque cruellement d’études épidémiologiques sur les consommateurs de psychotropes. Entre la psychothérapie, difficilement accessible, et des médecines alternatives souvent méprisées par l’establishment médical, le marché des psychotropes ne connaîtra pas la crise ».

12 11 08

« La psychiatrie appelle à désobéir »
Libération
Libération note en effet que « plus d’une centaine de professionnels de la psychiatrie viennent de rendre publique une pétition, où ils refusent la «perpétuité sur ordonnance» ».
Le journal explique que « les signataires affirment «qu’ils ne participeront pas à la mise en place du dispositif de rétention de sûreté prévu par la loi du 25 février», dont les décrets d’application ont été publiés le 5 novembre ».
Le quotidien rappelle que « cette loi marque une rupture dans la tradition juridique française, permettant l’incarcération de personnes ayant purgé leur peine du fait de leur «particulière dangerosité» ».
Libération cite ces pétitionnaires « très en colère », qui écrivent notamment : « Alors que sa mission est de porter secours et de soigner, la médecine se trouve ici instrumentalisée dans une logique de surveillance et de séquestration. C’est le savoir psychiatrique qui légitimera l’incarcération d’individus au motif d’un diagnostic de particulière dangerosité ».
« Au nom de notre éthique et de la nécessaire séparation des domaines, […] nous professionnels de la psychiatrie déclarons publiquement refuser de participer à la mise en place de ce dispositif de rétention de sûreté », ajoutent les auteurs.
Le journal remarque qu’« il n’est pas fréquent que des psychiatres appellent à la désobéissance. D’autant que cet appel est loin d’être marginal. Il est signé aussi bien par des responsables médicaux travaillant en prison que par des psychiatres de renom, des psychanalystes, des sociologues, des chercheurs et des professeurs de santé publique ».
Le quotidien livre les propos du psychanalyste Franck Chaumon, qui déclare : « On a le sentiment que le monde de «1984» d’Orwell est à nos portes ».
De son côté, la psychiatre Catherine Paulet parle de « malhonnêteté intellectuelle que de vouloir prédire un acte criminel ».

« La génétique perce les secrets du cerveau »
Les Echos
Les Echos indiquent sous leur rubrique « sciences » qu’« une équipe de chercheurs suisses et israéliens ont fait le pari insensé de modéliser l’activité neuronale du cerveau humain ».
Le journal livre ainsi les propos d’Idan Segev, spécialiste des neurosciences de l’Université hébraïque de Jérusalem, qui, lors d’un colloque franco-israélien sur le cerveau qui s’est tenu à Paris, a déclaré : « Le cerveau est un organe extrêmement plastique qui change tout le temps. Quand on lit un livre ou quand on écoute un orateur, les réseaux cérébraux se réorganisent en permanence. Une seule mutation peut entraîner des changements très rapides dans la structure neuronale ».
Le quotidien note que les premiers résultats de cette « tâche colossale qui paraît hors de portée des techniques existantes […] pourraient être disponibles en 2015. […] Mais il faudra attendre quelques dizaines d’années supplémentaires pour connaître la fin de l’histoire ».
Le chercheur israélien estime que « c’est là que se trouve le futur des neurosciences ».
Les Echos relèvent qu’« à l’hôpital de la Salpêtrière, à Paris, Alexis Brice travaille sur les bases génétiques des troubles neurodégénératifs et notamment la maladie de Parkinson ».
Le chercheur français observe ainsi qu’« une surexpression de la protéine alpha-synucléine favorise le déclenchement des troubles et le nombre de copies détermine l’âge de démarrage ».
Le quotidien précise cependant que « ces mutations individuelles sont loin de tout expliquer », et relève que « pour Arnold Munnich, professeur de génétique à l’hôpital Necker Enfants malades à Paris, l’engouement actuel pour les tests génétiques est une aberration dangereuse. […] En revanche, ce spécialiste prédit un brillant futur à ces techniques quand elles sont bien encadrées par le monde médical ».

« Jeunesse bipolaire » aux Etats-Unis
La Recherche, novembre 2008
La Recherche relève que selon un article de Science, « entre 1996 et 2004, le nombre de jeunes de moins de 20 ans hospitalisés parce qu’ils étaient atteints de troubles bipolaires a été multiplié par 5 aux Etats-Unis ».
Le magazine note que « ce chiffre suscite une vive polémique car on a longtemps considéré la maniaco-dépression comme une pathologie de l’adulte ».
Le mensuel indique ainsi que « des psychiatres accusent l’industrie pharmaceutique de faire pression sur les médecins pour qu’ils prescrivent des médicaments régulateurs de l’humeur aux adolescents à problèmes ».
La Recherche observe cependant que « d’autres se récrient, arguant que de nombreux enfants diagnostiqués comme hyperactifs ou atteints de troubles du comportement sont en fait des «bipolaires» ». (Bipolar Disorder: Poles Apart ; C. Holden ; Science 2008; 321, 193 – 195)

13 11 08

« Des électrodes pour soigner les TOC »
Le Parisien, Le Figaro
Le Parisien fait savoir qu’« une expérience de l’Inserm menée en France sur 16 personnes et publiée dans le New England Journal of Medicine pourrait apporter un espoir dans les cas les plus graves [de troubles obsessionnels compulsifs], ceux pour lesquels les traitements habituels ne peuvent rien ».
Le journal note ainsi que « ce nouveau traitement a montré des résultats spectaculaires ».
Le quotidien explique que « les chercheurs de l’Inserm se sont demandés si l’apparition de cette pathologie ne pouvait pas être liée à une cause biologique, c’est-à-dire un dysfonctionnement dans le cerveau ».
« S’inspirant d’une expérience menée sur des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, ils ont testé sur 16 malades atteints de TOC sévères un traitement neurochirurgical consistant à introduire des électrodes dans le cerveau afin de lancer une stimulation électrique dans une zone précise, celle des «noyaux sous-thalamiques» », poursuit Le Parisien.
Le journal relève que « plus de 7 patients sur 10 ont montré une nette amélioration et 25 % de leurs symptômes ont disparu, après seulement 3 mois ».
Le quotidien précise que « ce traitement nécessite de plus amples essais afin d’être validé. Par ailleurs, il ne dispense pas d’un accompagnement psychiatrique ».
Le Parisien note enfin que « cette technique neurochirurgicale pourrait aussi être efficace contre la maladie de Gilles de la Tourette ».
Le Figaro consacre également un article à cette technique de « stimulateur cérébral contre les troubles obsessionnels », expérimentée par l’équipe de Luc Mallet (CNRS-Inserm) à la Pitié-Salpêtrière, à Paris.
Le journal s’interroge : « Quelle est la meilleure cible de stimulation dans le cerveau pour lutter contre les TOC ? D’autres techniques non mutilantes ont-elles une place ? Comment sélectionner parmi les 12 000 TOC résistants en France les meilleures indications ? ».

« Ecouter les malades, c’est l’affaire de tous »
La Croix
C’est ce que remarque La Croix sur sa Une.
Le journal consacre une double page aux Assises nationales de la santé, qui « rassemblent à Lourdes 2 000 acteurs pastoraux venus de tous les diocèses. Comme eux, de nombreux bénévoles – chrétiens ou non – s’engagent auprès des malades et des personnes âgées », relève le quotidien.
La Croix note qu’« à l’hôpital, on n’a plus le temps de prendre la main d’un patient. Beaucoup d’infirmier(e)s ou d’aides-soignant(e)s sont accaparés par les soins techniques au détriment de l’écoute du patient, qui peut alors être assurée par des bénévoles ».
Le journal observe en outre qu’en Italie, « la famille joue un rôle irremplaçable », les parents « se substituant très souvent aux aides-soignants ».

La gentillesse, « c’est bon pour la santé »
Le Parisien
Le Parisien consacre pas moins d’une page à la Journée de la gentillesse, aujourd’hui.
Le journal remarque qu’« un médecin suédois, dont l’ouvrage s’arrache, l’affirme. Tenir la porte, sourire à son voisin : tous ces — petits — gestes permettent d’être en meilleure forme ».
Le quotidien s’intéresse ainsi au « best-seller » du cancérologue Stephan Einhorn, qui « a déjà séduit plusieurs centaines de milliers de Suédois avec un slogan improbable : «Osez la gentillesse !» ». (« L’art d’être bon », Editions Belfond)
Le Parisien note qu’« études scientifiques à l’appui, Stephan Einhorn démontre qu’être bienveillant envers les autres n’est absolument pas un aveu de faiblesse ou de niaiserie mais, au contraire, la clé d’une vie réussie et, par extension, d’un monde meilleur ».
Le journal explique que « la bonne action gratuite entraîne une libération d’endorphines, des hormones de bien-être qui annihilent la douleur, puis un sentiment durable de «plénitude» dont l’effet peut durer toute une journée ».
« Répétés, les gestes de bonté sont donc de puissants anti-stress », continue le quotidien, qui relève que « plusieurs études américaines très sérieuses le confirment : les personnes gentilles souffrent moins d’anxiété, de dépression et ont des meilleures défenses immunitaires. Résultat : elles vivent plus longtemps que la moyenne ».
Le Parisien précise que « 2 études concluent même que le risque de mortalité est entre 3 et 4 fois moins élevé chez les gentils ».

14 11 08

Vers une réforme de l’hospitalisation d’office en psychiatrie ?
Le Parisien, Libération, La Croix
Le Parisien observe que « la mort mercredi à Grenoble d’un étudiant tombé sous les coups de couteau d’un déséquilibré [souffrant de schizophrénie] échappé d’un hôpital psychiatrique a suscité une vive émotion ».
Le journal indique qu’« hier, Nicolas Sarkozy a demandé aux ministres de l’Intérieur, de la Justice et de la Santé «de préparer sans délai une réforme en profondeur du droit de l’hospitalisation psychiatrique afin d’améliorer la surveillance des patients susceptibles de représenter un danger pour autrui» ».
Le quotidien ajoute que « cette réforme devrait permettre, entre autres, de «mieux encadrer les sorties des établissements, améliorer la surveillance des patients, créer un fichier national des hospitalisations d’office» ».
Le Parisien relève par ailleurs qu’« une enquête interne a été lancée au sein de l’hôpital pour comprendre comment la fugue a été possible et le procureur a ouvert une information judiciaire pour meurtre ».
Libération aborde également ce « fait divers aussi dramatique qu’insensé », et revient sur la législation actuelle.
Le journal note que « les sorties accordées sont fiables, avec peu d’accidents », et cite le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, qui remarque : « Bien sûr, quand il y en a un c’est tragique, c’est spectaculaire et on en parle beaucoup. Mais si on empêchait les gens de sortir on ne soignerait personne ».
Libération rappelle qu’« il y a déjà un fichier des malades en hospitalisation d’office » et note qu’« après le double meurtre en 2004 à l’hôpital psychiatrique de Pau, ce furent les mêmes réactions. Avec, au final, un retour encore plus systématique à des pratiques d’enfermements ».

17 11 08

« Voyage au centre du cerveau »
Le Parisien
Dans le cadre des premières Journées de la Fondation pour la recherche médicale, Le Parisien publie un reportage réalisé au Neurospin, « le tout récent centre de neuro-imagerie cérébrale par résonance magnétique en champ intense », à Saclay, dans l’Essonne.
Le journal note que ce centre « vise à repousser les limites actuelles de l’IRM pour observer le cerveau et ses lésions dans ses plus grandes profondeurs ».
Le quotidien observe qu’« ici, le plus «petit» des IRM est doté d’une puissance de 3 teslas », et cite le directeur du Neurospin, le Pr Denis Le Bihan.
Ce dernier déclare qu’« on n’a jamais disposé d’images du cerveau aussi précises. Avec ce genre de machines, on va pouvoir utiliser les signaux émanant du cerveau pour piloter des instruments. Peut-être un jour pourra-t-on recâbler certaines parties du cerveau pour remplacer des fonctions perdues lors d’un infarctus cérébral ».
Le Parisien s’intéresse notamment à la MEG, magnétoencéphalographie, qui « sera inaugurée le mois prochain » et qui « permet de mesurer l’activité cérébrale avec des signaux magnétiques bien plus finement que ne le fait l’encéphalographie ». (Plus de détails sur les Journées de la Fondation pour la recherche médicale sur www.frm.org)

18 11 08

« L’amalgame «maladie mentale-violence» »
Libération
Eric Favereau revient dans Libération sur ce patient schizophrène qui, la semaine dernière, « fugue de son hôpital psychiatrique. Et dans une rue de Grenoble, il poignarde au hasard un étudiant ».
Le journaliste note qu’« aussitôt, le président de la République saute sur l’affaire. Et réclame une réforme, visant «à améliorer la surveillance des patients susceptibles de représenter un danger pour autrui» ».
Eric Favereau livre la réaction d’un psychiatre : « Peut-être y a-t-il eu mauvaise appréciation des médecins ? Peut-être y a-t-il eu un manque de surveillance, mais la réaction du président est totalement déplacée. Et surtout, elle ancre cette idée que maladie mentale égale violence, et qu’il faut donc ficher tous ces fous dangereux ».
Le journaliste observe que « bien sûr, il y a quelques gestes insensés, aussi terrifiants qu’imprévisibles. Mais la nouveauté est plutôt dans la violence faite aux malades ».
Eric Favereau relève qu’« en 2003, sur 47 655 personnes mises en examen dans des affaires jugées, seules 0,002 % des personnes ont été déclarées irresponsables ».
« A l’inverse, la prévalence des crimes violents envers les patients psychiatriques est 11,8 fois plus importante que dans la population générale », poursuit le journaliste.

19 11 08

« La situation de l’offre de soins en psychiatrie publique est catastrophique »
L’Humanité
C’est ce que note L’Humanité, qui rend compte d’une manifestation hier à Paris de « la communauté psy d’Ile-de-France, pour alerter l’opinion publique sur les difficultés de cette spécialité ».
Le journal remarque : « Suppression de milliers de postes, baisse constante des budgets, fermetures de centaines de lits, durée d’attente exponentielle aux consultations… […] Aucun personnel, qu’il soit soignant, technique ou administratif, ne s’y retrouve aujourd’hui ».

20 11 08

« Troubles chez les directeurs d’hôpitaux psychiatriques »
Libération, Le Parisien
Libération note à son tour que « le responsable de l’établissement d’où a fugué le meurtrier d’un étudiant a été suspendu par Roselyne Bachelot ».
Le quotidien relève que les directeurs d’hôpitaux psychiatriques sont « en colère, et ils ne le cachent pas ».
Le journal observe ainsi qu’aujourd’hui, « fait rarissime, les syndicats de médecins et de psychiatrie signent un texte commun avec les directeurs pour dénoncer cette mesure ».
Libération cite notamment Gérard Vincent, délégué général de la FHF, qui déclare que « si chaque fois qu’il y a une faute supposée dans un service, le directeur est suspendu, il n’y pas un directeur qui va pouvoir rester en place ».
Le quotidien estime que « la décision de la ministre de la Santé est, en tout cas, hâtive et opaque », notant que « peu après la mort de cet étudiant dans une rue de Grenoble, la ministre annonçait une enquête immédiate de l’Igas. […] Le rapport n’a pas été rendu public ».
Le journal remarque qu’« en fait, l’Elysée a géré en direct cette histoire, exigeant une enquête administrative, mais aussi une réforme des règles de l’hospitalisation en psychiatrie ».
« Plusieurs sources ont fait part de la colère de Nicolas Sarkozy, demandant une sanction contre le directeur de l’hôpital mais aussi contre le préfet », poursuit Libération.
Le Parisien indique de son côté que « le schizophrène [est] entendu par le juge ce matin ».
Le journal note lui aussi que « 7 syndicats du secteur psychiatrique ont dénoncé » la suspension du directeur de l’hôpital.
Le quotidien cite par ailleurs l’avocat des parents de la victime, Me Hervé Gerbi, qui déclare que ces derniers « veulent savoir pourquoi le meurtrier présumé a échappé au contrôle de l’hôpital psychiatrique ».

« Des députés proposent d’élargir l’accès à la procréation assistée »
La Croix, Libération, Le Parisien
La Croix revient sur le rapport de l’OPECST (Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques), qui a « décerné hier un bon point à la loi sur la bioéthique d’août 2004 ».
Le journal indique que les rapporteurs, les députés Alain Claeys et Jean-Sébastien Vialatte, « se prononcent pour une nouvelle loi «cadre», qui fixerait de grands principes et énoncerait des interdits, sans entrer dans les détails techniques ».
Le quotidien note que « de fait, les médecins, soumis à des demandes croissantes, attendent aujourd’hui du législateur qu’il fixe les limites de ce qui acceptable ».
La Croix retient que « l’assistance médicale à la procréation pourrait être ouverte aux femmes célibataires [infertiles], mais pas aux couples homosexuels », l’OPECST « estimant qu’il faut réserver l’AMP aux stérilités médicalement constatées. […] Tout en prônant un débat approfondi lors de la révision de la loi ».
Le journal relève en outre que « les rapporteurs parlent de «revendication légitime» à propos du souhait des enfants issus d’une insémination avec donneur de connaître leur origine, [et] suggèrent de s’inspirer soit de la loi espagnole, qui permet l’accès à certaines informations sur le donneur à la majorité, soit de la loi britannique, qui autorise la levée totale de l’anonymat à la majorité si l’enfant le demande ».
Le quotidien ajoute qu’en matière de gestation pour autrui, « les rapporteurs s’expliquent longuement sur leur conclusion, qui est de ne pas l’autoriser, tout en estimant que le débat doit avoir lieu ».
Le Parisien aborde aussi ce rapport, qui « prône le maintien de l’interdiction » des mères porteuses, ou encore recommande « le transfert d’embryon post mortem », lorsque l’homme est décédé.

« Les Japonais traitent leur dépression par psychothérapie au téléphone »
Le Figaro
Le Figaro indique en effet qu’au Japon, « les personnes dépressives vont pouvoir suivre une sorte de psychothérapie gratuite via leur téléphone portable, grâce au nouveau service inventé par un célèbre professeur de l’Archipel ».
Le journal explique que « ce site Internet pose un certain nombre de questions à l’utilisateur, sur son sommeil, ses habitudes alimentaires, ses changements de poids éventuel ou son étal moral. Il propose ensuite une thérapie consultable depuis son portable ».
Le quotidien cite ainsi le Pr Yutaka Ohno, de l’Université Keio, qui déclare que « c’est un moyen de prévention au quotidien contre la dépression en quelque sorte ».

21 11 08

« Grenoble : le déséquilibré poursuivi pour meurtre »
Le Figaro, Libération, Le Parisien, Le Monde, L’Express numéro 2994
Le Figaro indique en effet que « «cohérent» et «très lucide», le malade mental a été mis en examen pour «homicide volontaire» et placé en détention provisoire ».
Le journal observe que « ces 20 dernières années, Jean-Pierre Guillaud a tenté de tuer par 5 fois », puis note que « le témoignage du meurtrier présumé relance les doutes sur une éventuelle responsabilité de l’hôpital de Saint-Egrève ».
Le quotidien conclut qu’« une expertise psychiatrique se prononcera dans les semaines à venir sur la responsabilité pénale [du schizophrène], afin de déterminer s’il peut être jugé devant une cour d’assises ».
Libération relève de son côté que l’homme « a été placé en détention à l’hôpital psychiatrique de Saint-Egrève où il séjournait et où il est soumis au régime de l’hospitalisation d’office ».
Le Parisien relate pour sa part « l’effarant récit du meurtrier schizophrène », tandis que Le Monde constate sur sa Une que « les soins psychiatriques se dégradent en France ».
Le journal note ainsi que « faute de traitements appropriés, trop de malades mentaux se retrouvent en prison », et explique que « la psychiatrie française va de plus en plus mal. […] Injonctions sécuritaires et manque de moyens plongent dans le désarroi les équipes soignantes ».
L’Express se penche également sur ce fait divers qui « relance le débat » sur la schizophrénie, et publie un reportage réalisé dans l’hôpital psychiatrique de Rouffach (Haut-Rhin), qui « dispense des cours aux familles des patients ».
Le magazine indique que « selon les médecins, ce programme de soutien et de conseils diminue les risques de rechute ».

« L’Espagne va tester un vaccin contre la cocaïne »
Le Parisien
C’est ce que note Le Parisien sur quelques lignes.
Le journal indique que ce vaccin « sera administré au premier semestre 2009 sur 164 personnes dépendantes, dans ce pays d’Europe où la consommation de cocaïne est la plus élevée ».
Le quotidien explique que « plus qu’un vaccin, c’est d’un traitement qu’il s’agit. Celui-ci supprime les effets euphorisants de la drogue ».
Le Parisien observe que « l’essai clinique, approuvé par l’Agence européenne du médicament, pourrait être élargi à d’autres pays européens ».

25 11 08

« Un quart des centenaires souffriraient de dépression »
Le Figaro
Le Figaro rend compte d’une étude de chercheurs de l’université de Temple, à Philadelphie (Etats-Unis), qui « ont interrogé 244 centenaires et notamment ont analysé les différents critères définissant la dépression ».
Le journal note que « leurs résultats présentés la semaine dernière lors du congrès annuel de la Société américaine de gérontologie montrent que beaucoup reste à faire pour améliorer le bien-être des personnes très âgées ».
Le Figaro observe que les chercheurs « ont ainsi pu évaluer qu’un centenaire sur quatre souffrait de troubles dépressifs, alors que seulement 8 % [des personnes interrogées] avaient eu auparavant un diagnostic de dépression ».

« Hospitalisation d’office : les pistes de la réforme »
Le Figaro
Le Figaro consacre deux articles aux « pistes de la réforme » en matière d’hospitalisation d’office.
Le journal retient que « mieux encadrer les sorties des malades pour éviter des drames comme le récent meurtre d’un étudiant à Grenoble est l’un des axes du projet ».
Le quotidien indique notamment que « les préfets vont recevoir dans les jours qui viennent une lettre d’instruction de Michèle Alliot-Marie, leur enjoignant de ne pas déléguer leur signature dans les dossiers d’hospitalisation d’office ».
Le Figaro ajoute que « les experts veulent durcir le régime des sorties d’essai, l’un des maillons les plus faibles de la chaîne, notamment pour les malades mentaux déclarés irresponsables pénalement ».
« D’abord, parce qu’une seule expertise suffit à autoriser les sorties. Deux certificats, sans doute de praticiens extérieurs, seraient exigés. Ensuite, parce qu’un patient qui ne se présente pas à l’heure ou au jour dit devant ses soignants devient en théorie fugueur mais ces derniers ne sont pas contraints de diffuser un signalement ou de lancer des recherches », explique le journal.
Le quotidien relève en outre que « l’alerte n’est pas systématiquement donnée, loin de là, lorsqu’un patient s’évade de son unité de soins », note que « les ministères envisagent encore de limiter les déplacements des irresponsables pénaux dans l’hôpital », ou encore remarque que « les fugues des malades sont fréquentes ».

26 11 08

Un pédiatre qui « soigne aussi les parents »
Libération
Libération livre un reportage réalisé au CHU de Dijon, plus précisément au sein de « la plus importante des consultations d’orientation et de conseil pour l’adoption » de France.
Le journal suit ainsi la journée du pédiatre Jean-Vital de Monléon, à la tête de cette consultation, qui « soigne aussi les parents ».
Le médecin déclare notamment que « la société est impressionnante de maltraitance vis-à-vis des familles d’adoption. Quand on dit à un enfant «ce ne sont pas tes vrais parents», c’est un déni de l’adoption, de la filiation ».
Libération note que le pédiatre « constate aussi ce qu’il appelle «des erreurs de cigogne : des enfants qui n’auraient pas dû être adoptés, car ils n’ont plus confiance en les adultes». […] Il y a également des parents «psychorigides» qui n’auraient jamais dû adopter ».

27 11 08

Hôpital de Saint-Egrève : « Demande de réintégration du directeur »
La Croix
La Croix note brièvement que « le conseil d’administration de l’hôpital psychiatrique de Saint-Egrève (Isère) a voté, à l’unanimité, une motion demandant la réintégration du directeur de l’hôpital ».
Le journal rappelle que ce dernier avait été « suspendu, pour une durée indéterminée, après le meurtre d’un étudiant par un patient schizophrène échappé de l’établissement ».

28 11 08

« La bioéthique au quotidien dans un service de procréation assistée »
Libération
Libération publie un reportage effectué dans le service de maternité de l’hôpital Antoine-Béclère, à Clamart (Hauts-de-Seine), « en pointe depuis le premier bébé-éprouvette, il y a 26 ans », et dirigé par le Pr René Frydman.
Le journal se penche notamment sur Laurence, 41 ans, qui « s’apprête à faire appel à un don d’ovocytes. Elle est allée tâter le terrain en Espagne, où l’accès est plus facile. Mais elle est revenue avec «beaucoup de questions». Elle dit : «Je ne veux pas foncer tête baissée» ».
Libération observe par ailleurs que « la révision des lois sur la bioéthique est bel et bien lancée, mais on ne peut pas dire que le tempo soit encore très vif ».

03 12 08

« Psychiatrie : Sarkozy veut sécuriser les hôpitaux »
Le Figaro, Libération, La Croix, L’Humanité
Le Figaro note en effet que « lors d’une visite hier à l’unité de soins spécialisés d’Antony (Hauts-de-Seine), le président a présenté les réformes visant à mieux contrôler les patients dangereux ».
Le journal cite Nicolas Sarkozy, qui a déclaré qu’« il faut trouver un équilibre entre la protection de la société et la réinsertion du patient. […] Les malades potentiellement dangereux doivent être soumis à une surveillance particulière afin d’empêcher un passage à l’acte ».
Le quotidien aborde une « mesure phare : le renforcement de l’encadrement des sorties des patients. […] Elles feront l’objet d’un avis d’un groupe comprenant le médecin traitant, un cadre infirmier qui connaît le patient et un psychiatre extérieur à l’hôpital ».
« La décision finale appartiendra au préfet, une réforme qui sera assurément très discutée », remarque Le Figaro.
Le journal ajoute que « deux autres réformes vont être lancées. La première concerne l’internement d’office. […] La deuxième réforme concerne l’instauration d’une obligation de soins «effective» pour toute personne présentant des problèmes mentaux ».
Nicolas Sarkozy a ainsi déclaré : « De même qu’il existe l’hospitalisation sans consentement, il faut qu’il y ait des soins ambulatoires sans consentement ».
Le quotidien s’interroge : « Comment convaincre un malade de se soigner alors qu’il ne veut pas le faire ? », puis indique que « l’Etat devrait investir 30 millions d’euros pour la sécurisation des établissements psychiatriques. […] Par ailleurs, 40 millions d’euros vont être consacrés à la création d’une unité fermée dans chaque établissement qui le nécessite et à l’aménagement de 200 nouvelles chambres d’isolement à la sécurité renforcée. […] Quatre unités supplémentaires de 40 lits pour malades difficiles vont être créées ».
Le Figaro observe que « les soignants s’interrogent sur la mise en œuvre de la réforme », et note que « leurs positions se résument à deux points : donnez-nous plus de moyens, et attention à ce que le soin psychiatrique ne se résume pas au tout-sécuritaire ».
La Croix indique également que « Sarkozy veut mieux «sécuriser» les hôpitaux psychiatriques », et note que ces annonces « ont suscité la consternation de nombreux professionnels de la psychiatrie ».
Libération remarque pour sa part que « Sarkozy veut enfermer l’hôpital psychiatrique à double tour ».
Le journal note ainsi que « le président a déconcerté les médecins », relevant qu’« en plus de 50 ans de politique de santé mentale, jamais l’Etat n’a prononcé un discours aussi sécuritaire ».
De con côté, L’Humanité titre un article : « Les préfets nommés psychiatres en chef ! ».
Le quotidien retient que « surfant sur l’émotion suscitée par le meurtre d’un étudiant par un malade mental, Nicolas Sarkozy veut modifier les règles de l’hospitalisation d’office ».

« La fin de l’évolution de l’espère humaine » ?
Courrier International, numéro 943
Courrier International indique en effet qu’« un généticien britannique annonce la fin de l’évolution de l’espèce humaine ».
L’hebdomadaire publie un article du Times, qui explique que selon le Pr Steve Jones, de l’University College London, « l’évolution humaine est aujourd’hui paralysée à cause du manque de procréateurs masculins âgés en Occident ».
Le journal britannique précise que « les hommes de plus de 35 ans sont les plus susceptibles de transmettre des mutations », ajoutant que « pour Jones, l’évolution comprend 3 composantes : la sélection naturelle, les mutations et le hasard ».
Steve Jones déclare ainsi que « les changements dans les schémas de reproduction ont fait baisser le taux de mutations au sein de l’espèce humaine de façon tout à fait inattendue ».
Le chercheur explique que « les changements sociaux modifient souvent notre avenir génétique », citant en exemples le mariage et la contraception.
Le Times indique qu’« un autre élément freine l’évolution humaine : la disparition du hasard ».
Steve Jones remarque que « l’agriculture a permis à l’être humain d’être 10 000 fois plus nombreux qu’il ne le devrait selon les règles de règne animal. […] En outre, si des petites populations isolées évoluent parfois au hasard, parce que des gènes disparaissent accidentellement, aujourd’hui, toutes les populations du monde sont reliées et la possibilité de changements dus au hasard diminue ».

5 12 08

Les médias auraient des « effets négatifs » sur la santé des enfants
La Croix
La Croix note en bref que « selon une étude menée par l’école de médecine de l’université Yale, les National Institutes of Health et le Pacific Medical Center de Californie, il y aurait une corrélation entre l’exposition aux médias et les problèmes de santé des enfants et des adolescents ».
Le journal relève que « l’obésité et le tabagisme viennent en tête de ces problèmes liés à la surexposition aux médias ».
Le quotidien indique que « les auteurs recommandant que les parents fixent des limites à la consommation médiatique de leurs enfants et qu’ils les encouragent à passer plus de temps à jouer dehors ».

8 12 08

« Le retour de la « psychochirurgie » »
Le Monde
Le Monde constate en effet que « l’introduction d’électrodes dans les profondeurs du cerveau permet de soulager une gamme de troubles de plus en plus étendue ».
Le journal revient sur les travaux de l’équipe du Dr Luc Mallet (Inserm, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris) qui, « au terme d’un essai clinique sans précédent, mené dans 10 services hospitalo-universitaires français de neurochirurgie, a publié dans le New England Journal of Medicine les résultats spectaculaires induits par des stimulations intracérébrales profondes » pour traiter des troubles obsessionnels compulsifs.
Le quotidien cite le Pr Alim-Louis Benabid, conseiller de la recherche et de la technologie du CEA, qui remarque que « ces résultats fournissent de nouvelles et solides données laissant penser que les personnes souffrant des formes les plus graves de TOC pourront bientôt être prises en charge en routine, comme dans le cas de la maladie de Parkinson, des tremblements essentiels ou de la dystonie ».
Le Monde ajoute que « d’autres indications sont d’ores et déjà très sérieusement à l’étude, en France ou à l’étranger », le Pr Benabid précisant qu’« il s’agit notamment des tableaux dépressifs sévères ou de formes rebelles d’épilepsie. Cela concerne aussi des crises hautement douloureuses dites de « migraines en grappe », qui affectent de manière récurrente des personnes présentant alors des déformations du visage ».
Le quotidien relève que « la stimulation cérébrale profonde pourrait aussi s’attaquer, sur la base de résultats expérimentaux obtenus sur des rongeurs et des singes, à des pathologies contemporaines répandues telles que la boulimie et l’anorexie ».
« En France, des essais pourraient bientôt être lancés chez des personnes souffrant de formes débutantes de la maladie d’Alzheimer pour obtenir une prévention de la perte des fonctions mnésiques », poursuit le journal.

9 12 08

« Les pistes des chercheurs pour «réparer» le cerveau »
La Croix
La Croix consacre son cahier « sciences & éthique » aux « pistes des chercheurs pour «réparer» le cerveau ».
Le journal observe en effet que « biologistes et médecins cherchent à réparer le cerveau lésé au moyen de greffe de cellules souches ou par stimulation profonde ».
Le quotidien note que « depuis quelque temps, on assiste à une intensification des travaux de recherche dans ce domaine », et indique qu’un colloque international sur la « Plasticité synaptique et réparation du cerveau » se tiendra les 11 et 12 décembre à Gif-sur-Yvette (Essonne).
La Croix cite Pascale Durbec, de l’Institut de biologie du développement de Marseille Luminy, qui indique notamment à propos des cellules souches : « Notre objectif est de comprendre les messages biochimiques que peuvent s’échanger les niches de cellules souches et les zones lésées, de façon à pouvoir, un jour, maîtriser le comportement de ces cellules de secours ».
Le journal aborde aussi les « résultats probants de l’électrostimulation », rappelant qu’« à la mi-novembre, le Dr Luc Mallet (Inserm-hôpital Pitié-Salpêtrière) et son équipe ont montré, de manière fortuite, que l’électrostimulation donnait des résultats spectaculaires contre les troubles obsessionnels compulsifs ».

11 12 08

« Alzheimer : enfin une formation pour aider les familles »
Le Parisien, La Croix
Le Parisien se penche sur le « lancement mardi [à Montpellier] d’une formation spécifique et gratuite destinée aux proches des 800 000 personnes malades d’Alzheimer ».
Le journal rappelle en effet qu’« en France, 7 victimes de cette pathologie sur 10 vivent à domicile. La plupart du temps, ce sont leurs conjoints qui s’occupent d’eux ».
Le quotidien note que pour ces derniers, « la vie quotidienne est souvent une suite de sacrifices », et indique que cette formation « va pouvoir les aider à mieux accompagner leur malade… et à prendre soin d’eux-mêmes ».
Le Parisien précise que cette formation « financée par la Fondation Novartis, […] conçue en partenariat avec l’association France Alzheimer et les spécialistes de l’hôpital Bretonneau à Paris » et « composée de 5 modules de 2 heures et demie chacun », sera « bientôt proposée partout en France ».
La Croix consacre également un article à cette formation, dont « l’objectif est aussi d’aider les familles à prendre conscience de ce que signifie ce rôle d’aidant. Et des limites à ne pas dépasser ».
Le journal relève notamment qu’« aider au quotidien un malade, c’est souvent une occupation à temps plein. Avec le risque de s’épuiser physiquement et psychologiquement ».
Le quotidien ajoute qu’il s’agit d’une « formation pour les professionnels aussi », qui peuvent la télécharger sur le site www.proximologie.com.

12 12 08

« La recherche à la peine contre l’addiction à la cocaïne
Le Figaro, Libération
Jean-Michel Bader observe dans Le Figaro qu’« au colloque européen organisé cette semaine à la Sorbonne par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie, une session complète a fait le point sur la recherche de traitements dans la lutte contre la cocaïne ».
« L’enjeu est de taille : 1,5 million d’Européens de 15 à 34 ans en a consommé le mois dernier, et 3,9 % des Français de 26 à 44 ans l’ont expérimenté », remarque le journaliste.
Jean-Michel Bader constate cependant qu’« alors que la méthadone et la buprénorphine sont aujourd’hui très efficaces pour lutter contre l’addiction à l’héroïne, il n’existe toujours pas de médicaments ou de produits de substitution qui permettent au cocaïnomane de devenir et de rester abstinent ».
Le journaliste rappelle que « la cocaïne est probablement la substance la plus toxique pour le cerveau : elle agit sur tous les systèmes de neurotransmission, aussi bien sur les neurones qui véhiculent les émotions que sur ceux qui filtrent les agressions du milieu extérieur », provoquant des « ravages durables ».
« Aucun cocaïnomane n’a le même profil psychologique, les motivations pour se soigner sont «variables» et les médecins manquent cruellement d’outils », ajoute Jean-Michel Bader.
Le journaliste relève toutefois que « plusieurs pistes sont poursuivies : le vaccin contre la cocaïne, imaginé en 1996 par Immunologic Pharmacological Corporation, et mis au point par le groupe britannique Xenova, entre dans sa dernière phase d’essais humains ».
Jean-Michel Bader indique que « 75 % des sujets vaccinés sont restés «propres» pendant les 12 semaines de l’étude, 88 % des sujets ont explicitement rapporté une réduction des effets euphorisants de la coke ».
De son côté, Libération s’intéresse à la « tactique des communautés thérapeutiques », notant que « le gouvernement redonne sa chance à cette méthode de traitement hors hôpital [de la toxicomanie], longtemps décriée ».
Le quotidien indique en effet que « le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies prévoit la création de 3 communautés [encadrées par des médecins] d’ici à 2011, en plus des 4 structures expérimentales qui existent déjà ».

13 12 08

« La colère des psys »
Libération
C’est ce que titre Libération sur sa Une.
Le quotidien note ainsi sur 3 pages que « la psychiatrie publique est en pleine ébullition après le discours sécuritaire du président de la République sur les hôpitaux psychiatriques ».
Libération rappelle que « le 2 décembre, le chef de l’Etat avait parlé de réformes de la loi d’hospitalisation ; demandé la création de 200 chambres d’isolement ; exigé le contrôle des permissions de sortie ; proposé la systématisation des soins sous contrainte. […] Un discours perçu comme un terrible retour en arrière ».
Le quotidien indique qu’« un appel de 39 soignants vient d’être lancé, […] demandant aux soignants de «sortir de la résignation» », et en publie des extraits.
« Va-t-il provoquer une réaction salutaire dans un milieu habitué au repli ? », s’interroge le journal.
Libération précise que ces 39 psychiatres, psychologues, psychanalystes, infirmiers… « sont réunis à l’initiative d’Hervé Bokobza, psychiatre à Montpellier, à l’origine des Etats généraux de la psychiatrie en 2003 ».
Le journal remarque qu’« au sein de la psychiatrie française, la situation reste un brin confuse. Entre les tenants d’une réponse forte et ceux qui ne veulent pas se laisser enfermer dans un discours «pour ou contre la sécurité» ».
Le journal rappelle que « la psychiatrie va mal. […] En 20 ans elle a perdu plus de 100 000 lits. […] Pendant ce temps-là, les malades sont pris en charge, parfois avec chaleur, d’autres fois avec des pratiques inhumaines ».
« Souvent, ils attendent des semaines avant d’obtenir une consultation. Et nombre d’entre eux sont renvoyés dans la rue ou en prison », conclut Libération.

« Garçon ou fille ? Les gènes du père le diront »
Le Monde
Le Monde se penche en bref sur des travaux parus dans Evolutionary Biology (Gellatly, 11 décembre), réalisés d’après « l’étude de 927 arbres généalogiques regroupant 556 387 personnes d’Amérique du Nord et d’Europe et couvrant 4 siècles ».
Le journal indique ainsi que « si vous êtes un homme entouré de frères, vous aurez plus de chance d’engendre des garçons que si vous avez de nombreuses sœurs ».
Alors que « si vous êtes une femme, le sexe de votre descendance ne sera pas influencé par celui de votre fratrie », poursuit le quotidien.
Le Monde explique que « cette propension masculine à avoir des enfants d’un sexe déterminé est régie par des combinaisons particulières d’allèles. Ces combinaisons influeraient sur la proportion de spermatozoïdes porteurs du chromosome X ou Y ».
Le quotidien remarque cependant que « le ou les gène(s) en question reste(nt) à découvrir ».

« Les maux d’enfants mal entendus »
Libération
Libération indique qu’« à Paris, un colloque [à l’Unesco] invite à mieux prendre en compte la douleur des petits ».
Le journal observe que « de nombreux praticiens ont pris la parole devant une salle comble. Visiblement, le sujet passionne toujours autant. C’est qu’après 20 ans de bataille, il reste encore des poches de résistance ».
Le quotidien remarque ainsi que « dans la formation des médecins, la douleur est toujours à peine évoquée ».
« Aujourd’hui pourtant, il arrive que des soignants refusent de pratiquer certains gestes si les conditions antalgiques ne sont pas réunies. Mais beaucoup s’abritent encore derrière un discours fataliste », continue Libération.
Le journal constate que pour Daniel Annequin, pédiatre à l’hôpital Armand-Trousseau à Paris et président de l’association Pediadol, « si l’on s’accommode de la souffrance des enfants, c’est uniquement parce qu’«ils sont vulnérables, exactement comme les personnes âgées et les handicapés» ».
Le quotidien remarque : « On se doute que les médecins ne sont pas intentionnellement sadiques. Mais leurs méthodes sont parfois musclées. Les Anglo-Saxons ont donné un nom à ces pratiques : brutacaine. Soit le recours à la force, à une forme de violence que les équipes jugent nécessaire pour pouvoir pratiquer un soin douloureux. Comme lorsqu’on utilise des sangles pour attacher un enfant qui se débat ».
« En France, on commence à s’inquiéter d’éventuelles plaintes que des parents pourraient déposer », note Libération.
Le journal relève que « la difficulté pour des médecins serait d’évaluer la douleur «invasive» : celle qui n’est pas liée à la pathologie mais générée par le soin médical », puis explique entre autres que « pour les tout-petits, on privilégie l’observation des gestes et expressions ».

« Santé et génétique : attention au simplisme »
Prescrire, numéro 302
Prescrire remarque que « la génétique moléculaire, couplée à la génétique épidémiologique, permettent aujourd’hui de localiser et de caractériser la structure moléculaire d’un nombre grandissant de gènes, dont certaines variantes se révèlent statistiquement associés à des maladies ».
La revue note cependant que « la seule présence de gènes altérés chez un individu ne suffit pas, en général, à déterminer à coup sûr la manifestation des signes et des symptômes d’une maladie. D’autres facteurs sont en jeu, engageant des mécanismes complexes dont on ignore encore beaucoup ».
Prescrire note ainsi que « les maladies à fort déterminisme génétique sont pour la plupart des maladies rares, voire très rares », et rappelle que « les gènes déterminent le plus souvent une vulnérabilité accrue ou diminuée selon les personnes et les affections considérées, et non pas un destin ».
« Une notion à ne pas perdre de vue, à l’heure où sont commercialisés de plus en plus de tests génétiques », observe le mensuel.
La revue note en outre qu’« il y a très loin entre l’identification d’un gène lié à une maladie, et la prévention ou le traitement de cette maladie ».

16 12 08

« Le malade mental, cet inconnu »
Les Echos
Alain Perez constate dans Les Echos que « les maladies psychiatriques demeurent mal comprises par les scientifiques et leur prise en charge continue de soulever des polémiques ».
Le journaliste note que « la prise en charge des malades mentaux est une source d’interrogation permanente dans tous les pays développés. En France, un nouvel état des lieux est en cours de finalisation ».
Alain Perez indique que « le rapport demandé à Edouard Couty, conseiller maître à la Cour des comptes et président de la commission sur l’organisation des prises en charge en psychiatrie et santé mentale, sera prêt dans les prochaines semaines. Ni médecin ni psychiatre, cet expert porte un diagnostic mitigé sur la situation actuelle ».
Le rapporteur observe que « le nombre de psychiatres rapporté à la population est satisfaisant en France, mais nous en manquons incontestablement dans les structures publiques. Il ne peut pas y avoir de politique de santé sans un volet important consacré à la santé mentale ».
Alain Perez cite en outre Jean-Luc Roelandt, qui dirige le centre collaborateur de l’OMS pour la recherche et la formation en santé mentale à Lille, qui note pour sa part que « nous avons 22 psychiatres pour 100.000 habitants, contre 9 en Italie et 12 au Royaume-Uni. […] Le Royaume-Uni consacre 14 % de son budget de santé, qui est équivalent à celui à la santé mentale et la France 11,5 % ».
Le spécialiste relève toutefois que « l’Angleterre a investi massivement dans des équipes qui maintiennent les gens à domicile, quitte à passer trois fois par jour. Des équipes mobiles de crise ont été mises en place dans tout le pays ».
Alain Perez note ainsi que selon ce responsable, « la meilleure solution ne fait aucun doute : il faut soigner les gens chez eux tant que c’est possible ».
Le journaliste remarque cependant qu’« en attendant un hypothétique redéploiement «à l’anglo-saxonne», qui se heurterait en France à d’énormes résistances du monde hospitalier, les enjeux scientifiques et sanitaires restent gigantesques ».
Alain Perez cite en conclusion la psychanalyste Elisabeth Roudinesco, qui déclare : « Après le fanatisme du «tout-psychique» et du «tout-social», nous sommes dans une période de croyance dans le «tout chimique», le «tout-biologique» et le «tout-génétique», qui risque d’entraîner une augmentation des pathologies ».

17 12 08

« Les mères porteuses veulent la reconnaissance du ventre »
Libération
Libération consacre plus d’une page à la création de l’association les Mères porteuses, « destinée à «promouvoir par tous les moyens […] la modification de la loi afin que soit reconnu légitime l’usage de la maternité par substitution» ».
Le journal note que « leurs efforts complèteront ceux de certains psys ou professeurs de médecine, d’associations d’usagers et de familles qui aident les personnes infertiles, et informent sur la gestation pour autrui, une question en débat, à l’approche de la révision des lois de bioéthique ».
Le quotidien cite entre autres le président de cette association, Jean-François Marchi, qui déclare : « On ne cherche pas à conférer des droits à ceux dont les mœurs innovent, mais à réparer un préjudice et à porter secours à ceux qui n’ont pas la possibilité d’avoir un enfant ».

« Corps à vendre en pièces détachées »
L’Express, numéro 2997
L’Express observe dans une enquête que « des organes au sang en passant par les tissus et les fameuses cellules souches, les éléments du «kit» humain font l’objet d’un étonnant commerce à travers la planète ».
Le magazine remarque que « ce marché en pleine expansion pose bien des questions éthiques, à l’heure où la science peut régénérer des pans entiers du vivant ».
L’hebdomadaire se penche ainsi sur les cellules souches, « le réparateur universel », « une substance précieuse dont on ne cesse de trouver de nouveaux gisements ».
« Du coup, des sociétés américaines se sont lancées dans l’exploitation de ces filons, parfois très inattendus. Cryo-Cell propose ainsi aux femmes de conserver le sang… de leurs règles ! », remarque notamment L’Express.
Le magazine ajoute qu’« une société texane, BioEden, invite quant à elle les parents à congeler les dents de lait de leurs enfants : les cellules souches qu’elles renferment peuvent aider à soigner les caries ou à faire repousser les quenottes cassées ».
L’hebdomadaire constate par ailleurs que « désormais, on récupère, dans les blocs opératoires, des «déchets» autrefois destinés à la poubelle : peau, vaisseaux, tendons, têtes fémorales, prépuces ou valves cardiaques… une fois traités et conditionnés, ils sont utilisés lors d’autres interventions ».
L’Express se penche sur les « questions éthiques » : « A-t-on le droit de faire commerce de ces produits ? Qui y a accès ? A quel prix ? ».
Le Pr Claude Huriet, président de l’Institut Curie, déclare que « tout se passe comme si les lois du marché et de la mondialisation étaient en train de s’imposer à la matière vivante. Mais le corps humain n’est pas une matière première ! ».
L’Express constate néanmoins que « la logique de marchandisation du corps paraît sans limites », ou encore relève que « la Sécurité sociale paie à prix d’or des greffons étrangers ».

18 12 08

Neurologie : « Des chercheurs favorables au dopage de «l’intellect» »
Le Figaro
Le Figaro note que selon des travaux d’universitaires américains parus dans Nature, « les médicaments qui stimulent les fonctions intellectuelles pourraient être autorisés sous certaines conditions ».
Le journal cite ainsi un des auteurs, Henry Greely, professeur de droit à Stanford, qui écrit que « dans un monde où la durée de la vie professionnelle et l’espérance de vie augmentent, les outils – y compris pharmacologiques – qui stimulent les capacités cognitives seront de plus en plus utiles pour améliorer la qualité de vie et la productivité au travail, au même titre que la lutte contre le vieillissement normal et pathologique ».
Le quotidien observe que selon ces universitaires, « la consommation de psychostimulants [modafinil, Ritaline…] hors prescription médicale est déjà une réalité. […] De plus en plus d’étudiants se procurent illégalement des médicaments pour booster leurs performances au moment des examens. […] Sur certains campus américains, plus d’un étudiant sur quatre y aurait recours ».
Le Figaro indique que pour ces auteurs, « la société doit répondre à la demande croissante de la population, en l’encadrant pour minimiser les risques ».
Le journal livre la réaction du Pr François Chast, chef du service de pharmacie-pharmacologie de l’Hôtel-Dieu, à Paris, qui note qu’« il est intéressant que ce soient des scientifiques de haut niveau qui brisent le tabou. Toutefois, […] le recours à des dopants pose deux problèmes essentiels ».
« Sur le plan éthique, cela peut mettre en cause l’égalité des chances. Quant aux conséquences sanitaires, elles sont mal connues à moyen et long terme », remarque le spécialiste.

« Alzheimer : les premiers signes de la maladie seraient repérables au moins dix ans avant le diagnostic »
Le Monde
Jean-Yves Nau indique dans Le Monde que « les premiers signes de la maladie [d’Alzheimer] seraient repérables au moins 10 ans avant le diagnostic », selon une étude menée par Hélène Amieva et Jean-François Dartigues (Inserm U 897, département de neurologie, CHU de Bordeaux), et publiée sur le site des Annals of Neurology.
Le journaliste explique que ce travail, réalisé dans le cadre des recherches sur la cohorte Paquid, « porte sur 3 777 personnes qui ont pu être suivies sur une période de 14 ans. Parmi elles, 350 ont été atteintes par la maladie d’Alzheimer. Les médecins et chercheurs ont comparé un ensemble de données dont ils disposaient à celles provenant de 350 autres non atteintes et issues du même échantillon de départ ».
Jean-Yves Nau note que « l’équipe a, de manière prospective, procédé à une série de tests d’évaluation des performances cognitives, psychologiques et fonctionnelles. Les résultats ont ensuite été passés au crible de la machinerie statistique. Conclusion : les premiers stigmates psychologiques et intellectuels pourraient être repérés à partir de ces tests entre 10 et 12 ans avant que le diagnostic de maladie d’Alzheimer soit officiellement posé ».
Le journaliste ajoute que « les premiers signes avant-coureurs n’ont pas besoin des nouvelles techniques de l’imagerie des structures et des fonctions cérébrales pour être identifiés ».
Jean-Yves Nau observe que « ces résultats viennent compliquer la donne médicale et scientifique dans la mesure où ils font suite à ceux, publiés il y a 18 mois, d’une équipe internationale de spécialistes en neurologie » coordonnée par le Pr Bruno Dubois (Inserm, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris).
« Cette publication plaidait aussi en faveur d’une redéfinition des critères permettant de poser, de la manière la plus précoce possible, le diagnostic », rappelle le journaliste.
Jean-Yves Nau remarque que « les tentatives visant à un diagnostic précoce de cette maladie neurodégénérative […] se heurtent à l’absence de thérapie préventive ou médicamenteuse ayant fait la preuve d’une véritable efficacité ».
Le journaliste estime que « dans le meilleur des cas, ces avancées diagnostiques, parce qu’elles ne pourront qu’aider à l’évaluation de futurs traitements, soulèveront immanquablement de nouvelles questions éthiques ».

22 12 08

« Un médecin américain sur deux prescrit des placebos »
La Recherche, numéro 425
La Recherche livre un court entretien avec Jon Tilburt, médecin à la Mayo Clinic de Rochester, qui a publié dans le BMJ une étude sur la prescription de placebos aux Etats-Unis. (Tilburt J et al., BMJ, 337 : a1938, 2008)
Le praticien observe que « depuis 2006, l’utilisation de ces substances dénuées de principe actif, mais qui peuvent agir positivement sur le psychisme du malade, est très suivie ».
Jon Tilburt explique : « Nous avons envoyé un questionnaire assez général à 1 200 spécialistes de médecine interne et de rhumatologie. […] Près de 700 médecins ont répondu. Et à notre grand étonnement, près d’un médecin sur deux (46 %) nous a avoué prescrire un placebo régulièrement, plusieurs fois par mois ».
Le médecin précise que « pour 2 % des placebos prescrits ce sont des cachets de sucre, 3 % des solutions salines. Mais les médecins prescrivent également comme tel des vitamines, des analgésiques, et même des antibiotiques qui ne sont en principe pas indiqués pour la maladie de leur patient ».
Jon Tilburt ajoute que « seuls 5 % des médecins [évoquent la question du placebo avec leurs patients]. Les autres disent qu’il s’agit d’un «médicament qui n’est pas prévu pour la maladie dont le patient souffre, mais qui pourrait tout de même avoir un effet positif» ».
Le praticien précise : « La plupart des médecins considèrent l’utilisation de placebos comme une pratique éthique ».

« Manger sans plaisir favorise l’obésité »
Science et Vie, numéro 1095
Science et Vie relève que selon des travaux d’Eric Stice, de l’université du Texas (Etats-Unis), « les personnes en surpoids seraient victimes d’un déficit d’activation des centres cérébraux du plaisir et augmenteraient leur prise alimentaire pour combler ce manque ».
Le magazine indique que « grâce à des techniques d’imagerie cérébrale, [le chercheur] a suivi la réponse du circuit de récompense de jeunes femmes en train de siroter un milk-shake au chocolat. Cette zone du cerveau sécrète de la dopamine, neurotransmetteur provoquant une sensation de plaisir proportionnelle à la quantité d’aliments ingérés ».
Le mensuel note que « chez certaines jeunes filles, cette molécule était sous-sécrétée et les récepteurs de la dopamine présents en moins grande quantité ».
« Or ce sont elles qui avaient l’indice de masse corporelle le plus élevé au terme d’un an d’expérience », remarque Science et Vie.
Le magazine conclut qu’il s’agit là d’« une piste vers de nouveaux traitements de l’obésité ».

23 12 08

Alzheimer : « Les spécialistes sont divisés sur l’intérêt d’un dépistage précoce »
Le Figaro
Le Figaro relève à son tour que selon une étude menée par le Pr Jean-François Dartigues et le Dr Hélène Amieva (Inserm, université de Bordeaux), publiée dans les Annals of Neurology, « des signes de déclin des performances intellectuelles sont déjà présents 10 à 13 ans avant le diagnostic d’une maladie d’Alzheimer ».
Le journal relève notamment que « les 4 tests neuropsychologiques commencent à décliner dès 10 à 13 ans avant le diagnostic. Des plaintes concernant la mémoire et des sentiments dépressifs sont exprimés dans les 8 à 10 ans précédant le diagnostic formel ».
« À première vue, de tels résultats ont de quoi inquiéter les quinquagénaires victimes de petits coups de blues, trous de mémoire, ou autres sensations de détérioration des capacités intellectuelles… Cependant, la tranche d’âge des 55-65 ans n’est aucunement concernée par les résultats de cette étude qui a porté sur des personnes de plus de 65 ans », précise le quotidien.
Le Figaro s’interroge : « Quel est l’intérêt de ces résultats, sachant que pour l’instant aucun traitement n’a prouvé d’efficacité pour bloquer ou ralentir significativement l’évolution de l’Alzheimer ? ».
Le journal cite un des signataires de l’étude, le Pr Orgogozo, qui indique que « si l’on peut poser un diagnostic beaucoup plus tôt, […] les lésions cérébrales seront nettement moins évoluées et les traitements auront d’autant plus de chances d’être efficaces ».
Le Figaro ajoute que « selon ce spécialiste, les échecs récents de certains essais thérapeutiques pourraient s’expliquer par une prescription à des phases trop tardives de la maladie ».
Le quotidien remarque toutefois que « pour l’heure, en l’absence d’une prise en charge susceptible d’inverser l’histoire naturelle de la maladie, les spécialistes restent divisés sur l’intérêt d’un repérage précoce ».
Le journal note néanmoins que « les neurologues estiment que les recherches sur un dépistage précoce fiable doivent continuer afin qu’il puisse être immédiatement mis en pratique le jour où une molécule efficace existera ».

Revue de presse – octobre 2008

Revue de presse – octobre 2008


Source Mediscoop

6 10 08

« Ce médecin cobaye qui a vaincu son alcoolisme »
Le Point, numéro 1881
Le Point consacre 4 pages au livre qu’a écrit le cardiologue Olivier Ameisen, qui « a réussi à sortir de l’alcoolisme, après avoir essayé en vain tous les traitements, grâce à un médicament miracle, le baclofène, […] bien connu des neurologues pour son action contre les spasmes musculaires ». (« Le dernier verre », éd. Denoël)
Le magazine livre les propos du médecin, qui déclare : « Je suis le premier malade souffrant d’un alcoolisme très sévère qui soit devenu complètement indifférent à cette drogue. Et ce après seulement quelques semaines de traitement. Je peux prendre un verre, mais cela ne me fait rien. Et ne réveille surtout pas mon ancienne envie irrépressible de boire ».
Olivier Ameisen explique : « J’ai mis au point [en 2004] un protocole thérapeutique rigoureux qui me permettrait d’expérimenter sur moi-même ce médicament à haute dose. Seul et contre l’avis de mes médecins, mais je n’avais pas le choix ».
« Depuis, je vis un conte de fées : plus d’attaques de panique et surtout une indifférence totale à l’alcool. Je me sens sûr et confiant en moi », poursuit le praticien, qui ajoute : « Il faut que mon expérience serve à ceux qui souffrent ».

9 10 08

« Rachida Dati s’oppose à une dépénalisation de l’euthanasie »
La Croix, Libération
C’est ce que remarque La Croix, qui retient qu’« auditionnée hier par la mission Leonetti, la garde des Sceaux a promis une circulaire pour «sensibiliser les magistrats» aux enjeux de la loi sur la fin de vie ».
Le journal relève que « la ministre de la Justice a appelé le législateur à s’en tenir à la loi de 2005, un texte «excellent» qui «se caractérise par une grande humanité» ».
Le quotidien note par ailleurs que « la dépénalisation de l’euthanasie en France ferait, selon la garde des Sceaux, courir le risque de graves «dérives». […] Cependant, le texte est encore mal connu, même au sein du monde judiciaire, a-t-elle reconnu ».
La Croix remarque que « pour remédier à cette méconnaissance, Rachida Dati propose de «renforcer l’information et la formation des magistrats» ».
Le journal ajoute qu’« en ce qui concerne le champ médical, où la loi est également mal connue, la garde des Sceaux a suggéré plusieurs pistes », telles qu’« adapter le code de déontologie médicale pour renforcer l’information des patients mais aussi des familles et des proches ».
Libération retient de son côté que « lors des auditions, [l’ex-garde des Sceaux Robert Badinter] a insisté sur un point du droit français », déclarant qu’« on ne saurait poursuivre pour complicité au suicide ».
Le journal cite ainsi Robert Badinter, qui a déclaré : « Chacun est libre de disposer de son corps et de sa vie. Le suicide, depuis la Révolution française, n’est ni un crime ni un délit. […] Il y a, certes, dans le droit pénal, un délit, instauré en 1988, celui de la provocation au suicide. Qu’est-ce que cela veut dire ? La provocation au suicide, je la comprends mal, sauf pour les mineurs ou les personnes fragiles, ou les malades mentaux ».
Et d’ajouter : « Est-ce que l’existence d’un service médical qui permettrait d’aider les gens à se suicider serait une provocation, et donc susceptible de poursuites ? Je ne sais, j’ai peur que cela soit quand même une incitation ».
Libération remarque que « le droit pénal français reste, pour autant, clair : l’aide au suicide, fût-elle médicale, n’est pas un délit », puis note également que la garde des Sceaux est « satisfaite de la loi Leonetti ».

10 10 08

« Dans la peau d’un schizophrène »
Sciences et Avenir numéro 740
Sciences et Avenir note sur une double page que « voir le monde avec les yeux d’une personne schizophrène : c’est ce que permet une cabine itinérante de simulation », actuellement en Belgique.
Le magazine indique ainsi que « pendant 5 minutes, les soignants peuvent se mettre dans la peau d’un patient schizophrène; ils vont percevoir les hallucinations visuelles et sonores spécifiques dont il est régulièrement la proie ».
Le mensuel explique que le but est de « mieux comprendre et donc mieux traiter une maladie psychiatrique fréquente, puisqu’elle touche 1% de la population mondiale ».
Sciences et Avenir relève qu’« en entrant dans la pénombre de ces 5 mètres carrés, on distingue un écran sur le mur. Il faut se placer face à lui debout sur une plateforme métallique, les mains posées sur une balustrade. Puis des images défilent et une petite voix nous interpelle par notre prénom. Elle nous demande d’aller acheter du pain à la boulangerie la plus proche ».
« Mais très vite, tout bascule. Cet acte banal se transforme en cauchemar. […] Cadrages bancals, images déformées. Tous les bruits sont exacerbés, voire agressifs. Dehors, la rue se fait de plus en plus menaçante. […] Pendant le trajet, tout est tordu, bizarre. Les passants et les automobilistes nous jettent un regard hostile. Même leurs gestes sont potentiellement malveillants », continue le magazine.
Sciences et Avenir relève que « le camion, basé en Hollande, s’est déjà rendu en Pologne et en Belgique, et il est prévu qu’il sillonne l’Europe au gré des colloques médicaux pour aller à la rencontre des psychiatres ou des familles de malades ».
Le mensuel cite notamment le Dr Marc de Hert, concepteur médical du programme et psychiatre au centre psychiatrique de l’Université catholique de Kortenberg (Belgique), qui remarque : « Nous voulions montrer que lors d’une crise, c’est le monde extérieur qui devient dangereux, pas le patient. L’objectif de ce programme est avant tout de dé-stigmatiser les malades. […] Il s’agit aussi de mieux faire comprendre aux psychiatres ce que leurs patients endurent, pour mieux les traiter ».

14 10 08

« Un médicament contre l’alcoolisme en débat »
Le Figaro
Martine Perez aborde à son tour dans Le Figaro le livre du Dr Olivier Ameisen, dans lequel il « raconte comment il a utilisé le baclofène, un myorelaxant destiné à traiter les spasmes musculaires des personnes atteintes de sclérose en plaques ou de paraplégie, pour en finir avec l’alcool » (« Le Dernier verre », éd. Denoël).
La journaliste relève qu’« après des articles publiés par Olivier Ameisen dans des revues scientifiques, quelques médecins ont prescrit à des patients alcooliques ce médicament, avec des résultats plutôt probants ».
« Mais la preuve scientifique est plus exigeante et demanderait de vrais essais thérapeutiques comparant deux groupes d’alcooliques prêts à arrêter de boire : les uns traités par le baclofène et les autres non », explique Martine Perez.
La journaliste note ainsi que « des experts demandent un essai thérapeutique », alors que d’autres « sont plus réservés, sans être hostiles ».
Le Pr Renaud de Beaurepaire, chef du service de psychiatrie (hôpital Paul-Guiraud, Villejuif), déclare que « l’alcoolisme est un gros problème en France. C’est dommage de botter en touche avec le baclofène. Il n’y a rien d’absurde à vouloir faire des essais thérapeutiques d’autant que l’on dispose d’une expérimentation animale encourageante chez le rat ».
Le Pr Xavier Laqueille, chef de service (Sainte-Anne, Paris), remarque de son côté : « Je ne sais pas trop quoi en penser car il y a peu d’observations cliniques. Les doses proposées sont très nettement supérieures à celles utilisées en neurologie. Et l’alcoolisme est une maladie complexe, mettant en jeu à la fois des facteurs neurobiologiques et psychosociaux ».

15 10 08

« Les personnes âgées consomment trop de psychotropes »
La Croix, Libération
La Croix indique en effet que selon une enquête de la Haute autorité de santé, « 32 % des plus de 65 ans et près de 40 % des plus de 85 ans se sont vu prescrire un hypnotique ou un anxiolytique entre septembre et décembre 2007 ».
Le journal constate en outre que « 13 % des plus de 65 ans et 18 % des plus de 85 ans se sont vu prescrire régulièrement des antidépresseurs, sans qu’il soit établi qu’il y ait une «dépression caractérisée» ».
Libération note également que « les Français de plus de 65 ans consomment trop de médicaments : somnifères, tranquillisants, neuroleptiques ».
Le quotidien précise que « cet état des lieux chiffré [de la HAS] porte sur 97 % des plus de 65 ans, soit près de 10 millions de personnes ».

Drogue : Roselyne Bachelot « va lancer des mesures de réduction des risques »
Libération
Libération indique en effet que « demain, lors des Rencontres nationales de la réduction des risques, [la ministre de la Santé] annoncera des «programmes d’éducation aux risques liés à l’injection» ».
Le journal cite Mme Bachelot, qui déclare que « la lutte contre les addictions doit être humaniste mais aussi pragmatique ».
Le quotidien parle de « bonne nouvelle, car il ne se passait plus grand-chose dans ce domaine », et remarque que « la politique de réduction des risques, c’est une politique de bon sens : il s’agit […] d’éviter les dommages collatéraux, surtout le risque du sida et des hépatites ».
Libération note que « Roselyne Bachelot semble décidée à avancer. Aussi a-t-elle décidé de demander à l’Inserm une expertise sur les politiques […] actuelles, centrées sur l’interdit et la répression ».
Le journal relève en outre que « sont relancées les initiatives pour intégrer les pharmaciens dans cette politique ainsi qu’une «recherche-action» pour déterminer comment intégrer des généralistes dans la prescription de la méthadone, aujourd’hui réservée aux centres » d’accueil et d’accompagnement.

16 10 08

Euthanasie : « Le parquet de Dijon s’apprête à «classer sans suite» l’enquête » dans l’affaire Sébire
Libération, Le Parisien, La Croix, L’Humanité
Libération note en bref que « le parquet de Dijon s’apprête à «classer sans suite» l’enquête pour «provocation au suicide » ouverte en juin, 3 mois après le décès de Chantal Sébire, […] atteinte d’une tumeur incurable et qui demandait l’euthanasie ».
Le journal relève que « selon le procureur de la République, «rien n’a pu être découvert, ni comment, ni par qui Mme Sébire s’est procuré le produit» [du pentobarbital] qu’elle a absorbé pour se donner la mort ».
Le Parisien cite lui aussi le procureur de la République, Jean-Pierre Alacchi, qui a déclaré : « Je vais très probablement prononcer la clôture » de l’enquête.
La Croix relève également que « l’enquête sur le décès de Chantal Sébire [devrait être] classée sans suite ».
Le quotidien indique sur la même page que « la mission d’évaluation de la loi sur la fin de la vie a terminé ses travaux mardi avec l’audition de la ministre de la Santé ».
Le journal retient que Roselyne Bachelot « a clairement indiqué qu’elle n’était pas favorable à une dépénalisation de l’euthanasie ».

17 10 08

« Du nouveau dans la recherche sur la dégénérescence du cerveau »
La Croix
Denis Sergent indique dans La Croix que l’équipe de Marc Peschanski, au centre de recherche I-Stem à Evry (Essonne), « a publié dans les comptes rendus de l’Académie des sciences américaine (Pnas) un article annonçant le succès de la première greffe de cellules souches embryonnaires humaines » chez des rats atteints de la maladie de Huntington.
Le journaliste précise que ce travail a été « financé par l’AFM grâce aux dons du Téléthon », et cite Anselme Perrier, chargé de recherche à l’Inserm.
Le chercheur indique que « dans un premier temps, nous avons mis au point un protocole permettant de spécialiser ces cellules souches en neurones du striatum ».
Denis Sergent ajoute qu’« à l’aide d’une seringue et d’un appareil permettant de viser une zone à 0,1 millimètre près, [les chercheurs] ont injecté les greffons dans le cerveau de rats ».
Anselme Perrier déclare que « ces travaux constituent une première étape réussie dans la mise au point d’un éventuel traitement de la maladie de Huntington chez l’homme ».
Denis Sergent relève toutefois que « les chercheurs ont au moins 3 ans d’études devant eux afin d’évaluer chez le singe les risques de prolifération et de formation de tumeur associés à ce genre de greffe ».
Le journaliste observe en outre que « si ces travaux sont respectueux de la loi française de bioéthique, ils soulèvent un problème éthique dans la mesure où ils font appel à des cellules souches embryonnaires humaines ».

« Psychotropes : désintoxiquer la France »
Prescrire, octobre 2008
Prescrire remarque que « l’imprégnation des patients par les médicaments psychotropes, sous l’influence de firmes pharmaceutiques, n’a pas de cesse ».
« Même quand la balance bénéfices-risques est clairement défavorable. Même quand l’emploi d’un psychotrope est une erreur manifeste », poursuit la revue.
Le mensuel remarque qu’« en septembre 2008, la duloxétine est autorisée (dans certains pays, et peut-être bientôt en France) dans une nouvelle indication, le syndrome polyalgique idiopathique diffus, alias « fibromyalgie » ».
Prescrire note que « les essais cliniques ont montré que la duloxétine ne permet pas de soulagement tangible et durable des patients. Par contre, [elle] expose les patients à de nombreux effets indésirables neuropsychiques, digestifs, urinaires, etc., auxquels s’ajoutent des augmentations dose-dépendantes de la pression artérielle, et des atteintes hépatiques ».
La revue ajoute qu’« on ne sait rien sur un éventuel effet tératogène (malformations chez l’embryon) de la duloxétine dans l’espèce humaine, mais un syndrome de sevrage est à craindre chez les nouveau-nés en cas d’exposition au troisième trimestre de la grossesse ».
Prescrire se penche en outre sur la desvenlafaxine, « dont les essais cliniques montrent une efficacité marginale dans les bouffées de chaleur de la ménopause, au prix d’effets indésirables importants ».
Le mensuel note que « dans ces deux cas, l’autorisation de mise sur le marché n’est pas acquise en Europe en septembre 2008, mais les firmes y poussent fortement », et conclut qu’« il faut beaucoup de constance aux agences, aux soignants, et aux patients, pour réussir à désintoxiquer la société de ce flux existant et annoncé de psychotropes visant tous les aspects de l’existence humaine ».

22 10 08

« Le tabagisme progresse chez les jeunes »
Libération
C’est ce que relève Libération, « malgré la prévention ».
Le journal aborde la nouvelle campagne antitabac lancée dans les écoles primaires et les collèges par la Fédération française de cardiologie, intitulée « Pour une génération sans tabac ».
Le quotidien indique que selon la Fédération française de cardiologie, « 12 % des 9-10 ans et 34 % des 11-15 ans ont déjà essayé de fumer, dont un sur deux va continuer par la suite ».
Libération cite le Pr Thomas, auteur d’une enquête sur le sujet, qui remarque que « le nombre de jeunes qui expérimentant la première cigarette et ceux qui restent fumeurs après est sensiblement le même d’année en année ».
Le journal note « la seule évolution notable : sur les années précédentes, «la consommation quotidienne [était] moins importante. Mais sur le dernier baromètre, elle augmente de nouveau» ».
Libération livre le témoignage de plusieurs adolescents, dont Pierre-Henri, 18 ans, « ex-anticlope » qui déclare : « C’est mon grand-père qui m’a fait fumer ma première taffe ».

« Les écrans perturbent le sommeil des adolescents »
Le Figaro
Le Figaro remarque que « pour lutter contre les nuits écourtées [des adolescents], nocives tant pour la santé que pour l’apprentissage scolaire, l’Unaf (Union nationale des associations familiales), le Réseau Morphée, spécialisé dans le sommeil, et l’académie de Paris ont décidé de réagir en faisant front commun ».
Le journal aborde ainsi la présentation hier d’un « DVD interactif à destination des familles, des enseignants et des professionnels de santé pour tout savoir sur le sujet ».
Le quotidien note que « ce support […] sera diffusé gratuitement. On y apprend notamment que la lumière des écrans d’ordinateur dérègle la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil, et retarde l’endormissement ».
Le Figaro cite notamment Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, qui observe que « tout le monde – et pas seulement les adolescents – a vu la durée de son sommeil diminuer. La raison est simple : le nombre d’activités qui ont le pouvoir de nous réveiller s’accroît avec les nouvelles technologies ».
Le spécialiste ajoute que « c’est parce qu’ils n’ont pas envie d’aller se coucher que certains d’entre nous, et notamment les adolescents, vont surfer le soir tard sur Internet. On vit dans une société d’insécurité psychique qui fait que l’on a des angoisses face au sommeil ».

23 10 08

« Les psys arrivent dans les commissariats » parisiens
Le Parisien
Le Parisien constate en effet dans ses pages locales que « 6 commissariats et 2 divisions de police judiciaire accueilleront au cours des 2 prochaines années des psychologues, qui seront recrutés dans le cadre de la révision du contrat de sécurité parisien ».
« Accueil des victimes, prise en charge des auteurs de violences, formation des policiers », le journal note que cette « triple mission [est] destinée à améliorer la compréhension mutuelle dans des situations souvent douloureuses, où la gestion des traumatismes est une affaire de professionnels ».
Le quotidien rappelle qu’« aujourd’hui, seules deux psychologues sont affectées à Paris », l’une prenant en charge les mineurs, et l’autre, les femmes victimes de violences et d’abus sexuels.
Le Parisien cite Renaud Vedel, du cabinet du préfet de police, qui indique que ces psychologues « offriront un soutien ponctuel, et passeront ensuite la main en orientant leurs patients vers la structure appropriée, à l’extérieur du commissariat ».

24 10 08

« Les embryons hybrides bientôt autorisés en Grande-Bretagne »
La Croix
La Croix remarque sur près d’une page que « dans la quasi-indifférence générale, les députés britanniques ont autorisé mercredi des scientifiques à créer des embryons hybrides, issus de l’intégration d’ADN humain dans des ovules d’animaux, dédiés à la recherche médicale ».
Le journal indique que « le texte […] pourrait entrer en vigueur en novembre. La Grande-Bretagne accentuera alors sa distinction du reste de l’Europe ou des États-Unis, en permettant aux scientifiques des expériences interdites ailleurs ».
La Croix précise que « la recherche sur les embryons hybrides sera très contrôlée. […] L’objectif scientifique avancé est de pousser la recherche sur des maladies génétiques comme Alzheimer ou Parkinson ».
Le journal rappelle en effet que « pour créer des embryons, il faut des ovules. Mais les scientifiques en manquent ».
Le quotidien explique que « les scientifiques ont donc eu l’idée d’utiliser des ovules d’animaux en substitut. Leur noyau est complètement vidé et l’embryon résultant possède, à terme, 99,8 % d’ADN humain. Les scientifiques peuvent alors récolter les cellules souches et étudier leur comportement ».
Le quotidien précise que « la loi autorise trois changements particulièrement controversés : les expériences sur les embryons hybrides, la naissance de «bébés médicaments» et l’autorisation de fécondation in vitro pour les femmes célibataires et les couples de femmes homosexuelles ».
La Croix observe que « les opposants […] sont scandalisés », mais note que « le paradoxe de cette loi est qu’elle ne va quasiment rien changer puisqu’elle ne fait qu’entériner des pratiques déjà en place ».

27 10 08

La « quête génétique » de « l’enfant parfait »
Le Monde
Jean-Yves Nau indique dans Le Monde que, selon The Times, « une équipe britannique annonce être parvenue à améliorer considérablement les techniques de sélection d’embryons et espère commercialiser un test de diagnostic préimplantatoire en 2009 ».
Le journaliste s’interroge : « Va-t-on très bientôt franchir une nouvelle étape dans la sélection génétique des embryons humains conçus par fécondation in vitro ? ».
Jean-Yves Nau explique que cette équipe de chercheurs, menée par le Pr Alan Handyside (Bridge Centre de Londres), « a mis au point une technique permettant de déterminer de multiples caractéristiques de prédispositions à de nombreuses affections à partir de l’analyse d’une seule cellule embryonnaire ».
Le journaliste remarque « cette perspective vient bouleverser le cadre dans lequel la sélection génétique embryonnaire avait jusqu’à présent été développée et autorisée. Elle relance aussi de manière spectaculaire la controverse éthique sur l’usage qui peut ou non être fait de cette pratique, que certains qualifient d' »eugéniste », et sur la quête de l' »enfant parfait » ».
Jean-Yves Nau indique que « l’autorité britannique chargée de surveiller les activités de procréation médicalement assistée devrait prochainement dire si elle autorise ou non la commercialisation de ce procédé ».
Le journaliste précise cependant que « cette nouvelle possibilité technique se heurte à un obstacle pratique : le nombre limité des embryons pouvant, dans un couple, être conçus par fécondation in vitro, soit en moyenne moins d’une dizaine par tentative ».

« Deux médecins jugés après le décès d’un enfant martyr »
Le Parisien, L’Humanité
C’est ce que retient Le Parisien dans l’affaire du petit Marc, 5 ans, « décédé en janvier 2006, victime d’actes de torture répétés ».
Le journal indique que le procès s’ouvre aujourd’hui, notant que le beau-père de l’enfant « comparaît pour «actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner» et «défaut de soins», avec sa complice présumée, mère de l’enfant ».
Le quotidien remarque que « fait rarissime, deux médecins qui avaient vu le jeune garçon peu de temps avant son décès sont jugés pour le délit de «non-assistance à personne en péril» ».
Le Parisien relève que « les deux généralistes sont soupçonnés de ne pas avoir su protéger l’enfant », expliquant notamment que l’un des praticiens, quelques jours avant la mort du garçon, « adresse l’enfant à un confrère pour des gestes d’automutilation dus à la séparation parentale. Il conseille à la mère de voir un pédopsychiatre ».
« Or, selon l’instruction, Marc, à l’époque de cette visite, présentait «nécessairement des fractures et de multiples lésions traumatiques» », poursuit le journal.
Le quotidien indique que « les médecins risquent 5 ans de prison. Le couple, lui, encourt la perpétuité ».
L’Humanité consacre également un article à l’ouverture de ce procès, relevant, entre autres, que « la mère et 7 autres personnes devront s’expliquer sur leur silence ».
Le journal ajoute que « pour leur incompétence, les deux médecins seront jugés pour «non-assistance à personne en danger» ».

« De nombreux pesticides pourraient affecter le développement cérébral »
Le Monde
Le Monde fait savoir que selon des chercheurs de Harvard et de l’université Sud-Danemark, « une étude de la littérature scientifique suggère que nombre de pesticides autorisés en Europe pourraient avoir une incidence sur le développement du cerveau du fœtus et du jeune enfant ».
Le journal cite l’un des signataires de l’article paru dans Environmental Health, Philippe Grandjean, qui remarque que « la toxicité sur le cerveau en développement ne fait pas partie des tests de routine pour les pesticides ».
« Dans la mesure où beaucoup d’entre eux sont toxiques pour le cerveau des insectes, il est très probable qu’ils le soient également pour celui de l’homme », poursuit le signataire.
Le quotidien note que « les chercheurs recommandent davantage de tests et de précaution dans la délivrance des autorisations ».

28 10 08

« La recherche sur les neurones avance »
La Croix
La Croix indique que le neurobiologiste Pierre-Marie Lledo et son équipe de l’unité « perception et mémoire » (Institut Pasteur-CNRS) « ont découvert une nouvelle zone du cerveau humain dans laquelle sont rassemblées des cellules souches adultes capables de former des neurones ».
« Une piste pour traiter les maladies neurodégénératives qui ne pose pas de problème éthique », observe le journal, qui relate ainsi une publication parue dans le Journal of Neuroscience.
Le quotidien cite Pierre-Marie Lledo, qui remarque que « ces travaux donnent un nouvel éclairage sur les fonctions réparatrices du système nerveux central ».
« En détournant des neurones nouvellement formés depuis leur berceau d’origine vers les régions lésées, […] on pourrait espérer contribuer à élaborer de nouvelles stratégies thérapeutiques, pour le traitement des maladies neurodégénératives comme la chorée de Huntington, les maladies de Parkinson ou de Creutzfeldt-Jakob », explique le chercheur.

29 10 08

« Un nouveau vaccin contre Alzheimer à l’essai »
Sandrine Cabut indique en effet dans Le Figaro qu’« un vaccin, destiné non pas à prévenir mais à traiter la maladie d’Alzheimer, pourrait être prêt dans les 5 prochaines années ».
La journaliste rend compte du colloque qui s’est tenu à Montpellier, « qui a fait le point sur tous les essais de médicaments testés actuellement contre cette forme de démence », et explique que « 3 essais cliniques de phase II sont en cours dans le monde, et notamment en France avec un produit développé par Wyeth et Elan Pharmaceuticals ».
Sandrine Cabut note qu’« au total, pas moins d’une quinzaine d’essais cliniques explorent la piste vaccinale ou de l’immunisation passive ».
« Ces molécules ouvriront peut-être l’ère des «disease-modifying drugs», une nouvelle génération d’anti-Alzheimer qui seraient enfin capables de ralentir, voire de stopper les dégâts cérébraux de la maladie », remarque la journaliste.
Sandrine Cabut ajoute que « d’autres chercheurs espèrent modifier le cours de la maladie en bloquant l’accumulation des protéines tau dans les neurones », et revient notamment sur « les résultats d’un essai de phase II avec un médicament anti-tau, le Rember (methylthioninium), [qui] ont fait sensation cet été ».
La journaliste note qu’« au bout de 19 mois, les patients traités par cette molécule étaient toujours stables sur le plan neurologique, alors que ceux sous placebo continuaient de décliner ».
Sandrine Cabut relève toutefois que « les spécialistes restent prudents », rappelant que « des nouveaux médicaments jugés prometteurs en phase précoce se sont révélés décevants par la suite ».
De son côté, Martine Perez indique sur la même page que selon des chiffres de l’assurance-maladie, en France « fin 2007, près de 400 000 personnes de plus de 60 ans étaient suivies en affection de longue durée et traitées par médicaments contre une maladie d’Alzheimer ou apparentée ».
La journaliste ajoute que « l’âge moyen est de 82 ans et il s’agit le plus souvent de femmes ».
« L’étude a également mis en évidence l’importance de la prescription de médicaments spécifiques contre la maladie d’Alzheimer en France : 69 % des patients pris en charge à 100 % prennent de tels médicaments, alors que ces produits ont une efficacité très modeste et même contestée par certains experts », poursuit Martine Perez.

« Les mystères du déni de grossesse »
L’Humanité
L’Humanité fait savoir que « le premier colloque en Europe sur ce phénomène encore mal connu s’est tenu ce week-end à Toulouse ».
Le quotidien livre un entretien avec le psychiatre Noé Guetari, qui aborde « la difficulté d’établir un diagnostic. Dans les enquêtes effectuées, aucune maladie mentale, aucune catégorie sociale, aucune tranche d’âge n’est surreprésentée ».
Noé Guetari ajoute que « la grossesse physiologique s’accomplit sans la grossesse psychologique. Le fœtus ne se développe pas en avant du corps, il s’allonge contre la colonne vertébrale. J’explique ces phénomènes par la force du psychisme ».
« Mais quand la femme est informée de son état, parfois à l’occasion d’une échographie, d’une radio ou d’un test de grossesse fortuit, se met alors en place la grossesse psychique », poursuit le psychiatre.
Noé Guetari relève en outre que « le déni de grossesse n’est pas une pathologie répertoriée et les experts peinent à dire s’il y a eu abolition du discernement. […] La femme en déni de grossesse est victime. Il lui faut une prise en charge médico-psychologique et non des mesures coercitives, inadaptées et injustes », estime le psychiatre.

« Internet, nouveau supermarché des drogues douces »
Le Parisien
C’est ce que titre Le Parisien, qui remarque sur une double page qu’« utilisant un vide juridique, de plus en plus de sites Internet proposent d’acheter des graines de cannabis ou des herbes exotiques aux effets hallucinogènes ».
Le journal observe que « ce nouveau commerce inquiète les autorités françaises ».
Le quotidien indique qu’« Etienne Apaire, président de la Mission de lutte contre la drogue et la toxicomanie, veut faire évoluer la législation dans le cadre du plan gouvernemental 2008-2011 ».
Le Parisien remarque en effet que « ce flou juridique sur la vente de graines entraîne une préoccupante explosion de l’autoproduction de cannabis, qui a atteint, selon une étude de la Mildt à paraître prochainement, 50 tonnes en France en 2007 ».
Le journal publie un entretien avec le président de la Mildt, qui déclare : « On veut interdire les graines de cannabis les plus dangereuses ».
Le Parisien s’interroge : « Que contiennent vraiment les sachets d’herbes vendus » sur le Net ?
Le quotidien relève que « les autorités sont d’autant plus vigilantes qu’il y a 2 ans la plante à la mode sur Internet était l’Iboga, cultivée en Afrique de l’Ouest ».
Nathalie Richard, chef du département des stupéfiants à l’Afssaps, indique que « des données sur ses effets neurotoxiques sont apparues et elle a été classée en stupéfiant. Elle a provoqué 10 décès dans le monde et 1 en France ».

30 10 08

Ados et alcool : « Les saoûleries ponctuelles ne cessent de progresser »
L’Express, numéro 2991
L’Express note sur une double page qu’« un atlas détaille, pour la première fois, la consommation [d’alcool par les adolescents] région par région ».
Le magazine indique qu’« il confirme des tendances comme les beuveries à répétition, mais il remet aussi en question quelques préjugés tenaces ».
L’hebdomadaire se penche ainsi sur cet atlas publié par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, avec l’aide de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, notant que « les deux régions où les jeunes de 17 ans boivent le moins d’alcool » sont l’Ile-de-France et le Nord – Pas-de-Calais, et « celle où ils boivent le plus », les Pays de la Loire.
L’Express cite François Beck, statisticien et sociologue à l’Inpes, qui remarque à propos des jeunes du Nord : « Ils voient bien les dégâts causés chez leurs aînés : les hospitalisations, les décès par cirrhose et les accidents de la route. Leur génération se montre plus méfiante à l’égard de la boisson ».
Le magazine relève qu’« en Bretagne, en revanche, les jeunes ne se distinguent pas de leurs aînés. Comme les adultes, ils restent dans la moyenne nationale pour l’usage régulier d’alcool ».
L’hebdomadaire remarque que dans cette région, « les boit-sans-soif sont d’abord considérés comme de bons vivants. Les actions de sensibilisation se sont multipliées ces dernières années mais leur effet, s’il existe, ne peut pas se manifester sur les instantanés de l’Atlas, relevés en 2005 ».
L’Express précise que « sur le fond, pourtant, les adolescents bretons ne font que suivre la tendance de l’ensemble de la France. Dans la plupart des régions (à l’exception notable de la Bourgogne), la proportion de jeunes de 17 ans buvant régulièrement du vin ou d’autres boissons titrées est en diminution sur 3 ans ».
« A l’inverse, les beuveries occasionnelles ne cessent de progresser. Et même les beuveries à répétition. Un phénomène qu’il n’est plus possible d’ignorer », conclut le magazine.

« Soins palliatifs, des médecins s’engagent »
La Croix
C’est ce qu’annonce La Croix sur sa Une, indiquant que « des personnalités du monde médical publient un appel en faveur d’une formation universitaire à l’accompagnement en fin de vie ».
Le journal publie ainsi « l’appel de 6 médecins reconnus, tous convaincus de l’urgence qu’il y a à développer en France l’offre de soins palliatifs » : Régis Aubry (CHU de Besançon); Louis Puybasset (Pitié-Salpêtrière); Sadek Beloucif (Avicenne); François Goldwasser (Cochin); Robert Zittoun; Didier Sicard.
Les praticiens écrivent que « demain, tout acteur de santé va devoir intégrer les soins palliatifs dans sa pratique professionnelle », et indiquent que « pour qu’un tel changement s’opère sur le terrain, il est absolument nécessaire d’actionner le levier de la formation et de la recherche et de créer de véritables chaires de médecine palliative, comme il en existe dans les pays anglo-saxons ».
« Une formation universitaire devra permettre aux médecins et soignants d’acquérir de nouvelles compétences. Outre le contrôle des symptômes et la lutte contre la douleur en phase palliative, les enseignants devront aborder la relation et la communication avec la personne malade et son entourage », poursuivent les médecins, qui ajoutent qu’« il faut mettre en route le cercle vertueux : recherche clinique – mise en place des structures universitaires –, modification des pratiques cliniques ».
La Croix publie en outre un entretien avec le député Jean Leonetti, président de la mission parlementaire sur la fin de vie, qui déclare : « Vouloir contrôler la vie et la mort est une erreur ».
Jean Leonetti remarque que « la liberté, c’est celle de pouvoir changer d’avis, alors que l’euthanasie, elle, est irréversible », puis note que « la légalisation de l’euthanasie est inutile. Toutefois, dans un souci de pédagogie, […] on pourrait proposer une modification du code de déontologie médicale, afin de bien préciser ce qu’est un traitement d’accompagnement, comme la sédation. L’arrêt de traitements n’est en aucun cas l’arrêt de soins ».
Le député estime que « le «prendre soin» est la véritable attitude de modernité. […] En légalisant l’euthanasie, on se place sur le terrain de la certitude, de l’individu, de la rupture ; avec les soins palliatifs, on est sur celui du doute, du collectif, du lien. La société ne peut porter ces deux conceptions fondamentales en même temps en son sein ».
La Croix remarque par ailleurs que « l’Association pour le droit de mourir dans la dignité cherche à mobiliser ».
Le journal note que « le 17ème congrès mondial de l’association s’ouvre aujourd’hui à Paris. […] Se faire connaître du grand public, tel est le souhait affiché par l’ADMD ».

31 10 08

« Prendre la pilule influence le choix du partenaire »
Science et Vie, octobre 2008
Science et Vie remarque qu’« instinctivement, les femmes se dirigent vers des hommes génétiquement différents pour assurer la diversité biologique favorable à l’espèce ».
Le magazine indique cependant que selon des chercheurs britanniques, « la pilule change la donne ».
Le mensuel explique ainsi brièvement qu’« une centaine de femmes volontaires ont indiqué leurs odeurs préférées parmi 6 tee-shirts portés par des hommes ».
Science et Vie note que « les femmes qui ont commencé à prendre la pilule ont recherché un homme dont les gènes étaient proches des leurs ».

Revue de presse – Septembre 2008

Revue de presse – Septembre 2008


Source Mediscoop

1 09 08

« Stress majeur in utero, facteur de risque de schizophrénie »
Le Figaro
Le Figaro indique que selon une étude parue dans BioMed Central Psychiatry, « les femmes soumises à un stress particulièrement violent durant les premiers mois de leur grossesse auraient plus de risques de donner naissance à des enfants qui deviendront plus tard schizophrènes ».
Le journal cite l’auteur principal de l’étude, Dolores Malaspina, du département de psychiatrie de l’Université de médecine de New York, qui précise que « le type de stress en question est du genre de ceux qui que l’on subit lors d’un désastre naturel, une attaque terroriste, un ouragan ou un deuil soudain ».
Le Figaro explique que la chercheure « s’est penchée sur des observations concernant la population israélienne durant la guerre éclair des Six-Jours, en juin 1967 »,  et « a examiné les données médicales de 89 000 personnes nées à Jérusalem entre 1964 et 1976 ».
Le quotidien aborde la « fenêtre relativement étroite de vulnérabilité au deuxième mois de grossesse », et précise que « le risque de développer une telle psychose était de 4,3 pour les fœtus féminins qui étaient dans le deuxième mois de vie intra-utérine contre 1,2 pour les fœtus masculins ».

« L’UE veut allonger le congé de maternité »
Le Figaro économie, Le Parisien
Le Figaro économie indique en effet que selon le magazine allemand Wirtschaftswoche, « la Commission européenne veut augmenter la durée du congé de maternité de 14 à 18 semaines ».
Le journal note que « le commissaire à l’Emploi et aux Affaires sociales, Vladimir Spidla, doit présenter un projet de directive en ce sens le 8 octobre ».
Le quotidien cite le texte, selon lequel « une pause plus longue aurait un effet positif sur la relation à l’enfant et pourrait aider les femmes à rester actives [sur le marché de l’emploi] ».
Le Figaro économie rappelle qu’« en France, la durée du congé maternité est de 16 semaines. […] La durée de 18 semaines est déjà pratiquée au Portugal, au Royaume-Uni, [etc.]. Les Italiennes ont droit à 20 semaines et les Danoises à 28 […] ».
Le Parisien note de son côté que le projet de directive « prévoit le paiement du salaire plein pendant toute la période de congé ».

02 09 08

« L’effet placebo marche davantage chez les enfants »
Le Parisien
Le Parisien indique en effet, sur quelques lignes, qu’« une équipe de chercheurs lyonnais vient, pour la première fois, de démonter que les jeunes patients réagissaient 2 fois plus que leurs aînés à ces «médicaments sans substance active» ».
Le journal note ainsi que selon cette étude, « 20 % des enfants voient leur affection diminuer de moitié, contre 10 % des adultes ».

« Le cancer, une inégalité sociale supplémentaire »
Libération, Le Figaro, La Croix
Eric Favereau observe dans Libération que « nous ne sommes pas égaux devant le cancer ».
Le journaliste explique que « pour la première fois, c’est amplement démontré dans une étude qui paraît aujourd’hui sous le titre «Inégalités sociales de mortalité par cancer en France», dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire ».
Eric Favereau indique que cette étude de l’Inserm « met en évidence «l’importance des inégalités sociales de mortalité par cancer et leur accroissement au cours du temps, – entre 1968 et 1996 -, à la fois chez les hommes et les femmes» ».
Le journaliste remarque que « le phénomène est surtout frappant chez l’homme : le facteur social multiplie ainsi par deux le risque de mort par cancer, «passant d’un peu plus de 20 % à presque 40 %» ».
Eric Favereau précise que « ces inégalités sociales sont observées pour l’ensemble des localisations à l’exception du côlon, du pancréas, de la vessie, du rein, des tissus lymphatiques et hématopoïétiques. Et elles sont particulièrement marquées pour les cancers des «VADS» (voies aériennes et digestives) ».
Les auteurs de l’étude notent ainsi « le rôle important des consommations de tabac et d’alcool ».
Eric Favereau ajoute que « chez les femmes, il y a un cas très particulier, celui du cancer du sein. Les femmes ayant une situation sociale élevée ont à la fois les taux d’incidence les plus élevés et en même temps… la meilleure survie ».
Les chercheurs indiquent que ces résultats « s’expliquent principalement par la distribution sociale de l’âge à la première grossesse et du nombre de grossesses. Les femmes ayant une situation sociale défavorisée ont eu en moyenne leurs grossesses plus tôt et ont eu plus d’enfants, deux facteurs protecteurs pour le cancer du sein ».
Jean-Michel Bader retient lui dans Le Figaro que « le risque de mourir d’un cancer est plus grand chez les hommes non diplômés ».
Le journaliste ajoute que « les inégalités sociales de mortalité sont certes moins marquées chez les femmes, mais en hausse constante ».
Jean-Michel Bader observe par ailleurs que « cette étude de très grande envergure, baptisée Edisc, est originale. Pour la première fois, on a couplé directement les données du recensement et les causes médicales de décès ».

03 09 08

Lien entre âge du père et risque de psychose maniaco-dépressive chez l’enfant
Le Parisien, L’Humanité
Le Parisien note en bref que « les enfants dont le père a 55 ans ou plus (à leur conception) développent environ 37 % de chances supplémentaires de souffrir de psychose maniaco-dépressive que des bambins de pères âgés d’une vingtaine d’années », selon une étude suédoise.
Le journal indique que « le mécanisme qui fait qu’un âge avancé chez le père entraîne des troubles psychologiques chez l’enfant serait génétique ».
L’Humanité aborde également cette étude menée par Emma Frans, du centre de recherche Karolinska Institutet de Stockholm.
Le quotidien cite cette dernière, qui précise qu’« à la différence des femmes, la division des cellules sexuelles chez les hommes se poursuit tout au long de sa vie, ce qui accroît le risque de changement génétique avec les années ».

04 09 08

« De plus en plus de grossesses hors norme »
Le Parisien
C’est ce que constate Le Parisien sur sa Une et une double page, remarquant que « de plus en plus de femmes veulent repousser les limites de la science et cherchent à avoir un enfant sur le tard ».
Le journal se penche sur deux « affaires [qui] relancent le débat sur les grossesses très tardives ».
Le quotidien fait ainsi savoir qu’« à Paris, une femme de 59 ans attend des triplés. Suivie de près à la maternité de l’hôpital Cochin, elle pourrait accoucher dans les prochains jours ».
« Du jamais-vu en France, peut-être même inédit dans le monde », remarque Le Parisien.
Le journal indique que « la patiente aurait bénéficié d’un don d’ovocytes au Viêt Nam », et note que « l’âge avancé de la future maman a exigé de nombreux examens, de consultations, d’échographies ».
Le Parisien cite cependant Charles Brami, responsable du centre de fécondation in vitro à l’Hôpital américain à Neuilly, qui remarque qu’« un accouchement à plus de 50 ans est rarissime. Avoir des triplés pour une femme de 25 ans n’est pas facile, alors accoucher de trois enfants à cet âge-là… Les risques pour la mère ne sont pas négligeables ».
Le quotidien indique par ailleurs qu’« à Angers (Maine-et-Loire), une maman de 46 ans, qui a accouché en juin de triplés, est dans un coma profond et laisse un père seul avec trois enfants ».
Le journal observe que les enfants sont « nés à 27 semaines d’aménorrhées dans des conditions dramatiques. Des complications cardio-vasculaires sont survenues sur la mère. Elle est dans un état critique, mais ses trois bébés sont sains et saufs ».
Le Parisien estime que « cette terrible affaire illustre les dérives possibles du don d’ovocyte lorsqu’il est pratiqué dans des conditions limites ».
Le quotidien précise que « le couple avait décidé de pratiquer cet acte en Grèce, après que des refus successifs eurent été formulés en France ».

« La fidélité conjugale serait aussi une affaire de gène »
Le Figaro, L’Humanité
Pierre Kaldy indique dans Le Figaro que des chercheurs suédois, menés par Hasse Walum et Lars Westberg, « estiment dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences américaine que la piste génétique [de la fidélité amoureuse] mérite d’être suivie ».
Le journaliste rappelle que « chez le campagnol des prairies, la réponse est connue depuis 1993 : des scientifiques américains ont montré que la fidélité conjugale dépend chez le mâle de la vasopressine, une hormone capable d’agir notamment au niveau du cerveau ».
Pierre Kaldy explique que « les chercheurs ont comparé le gène du récepteur à la vasopressine chez 900 hommes qui vivaient de façon maritale depuis au moins 5 ans et étaient parents d’un enfant adolescent. Ces volontaires ont de surcroît accepté de répondre à un questionnaire détaillé sur leur vie de couple ».
« Ils ont ainsi pu établir une corrélation entre certaines formes du gène de la vasopressine et le comportement conjugal », observe le journaliste.
Pierre Kaldy relève que « la forme du gène dite 334 est deux fois plus fréquente chez ceux ayant traversé de sérieuses difficultés conjugales. Elle est aussi deux fois plus fréquente parmi ceux qui ne s’étaient pas mariés ».
Le journaliste ajoute que « les réponses des compagnes sur la qualité de la relation de couple […] révèlent que les plus mauvais scores sont associés aux hommes présentant la forme 334 du gène du récepteur à la vasopressine ».
« Par souci du respect de l’intimité, ils n’ont pas interrogé les hommes sur leurs éventuelles relations extraconjugales… », précise Pierre Kaldy.
Le journaliste cite Lars Westberg, qui indique que « notre objectif maintenant est de reproduire ces résultats et de tester chez l’homme l’effet d’injections intranasales de vasopressine ».
L’Humanité consacre quelques lignes à cette étude, observant que « les chercheurs notent que l’effet de cette variante du gène est trop modeste pour prédire le comportement d’un homme ».

« Education thérapeutique : faire du patient l’acteur de sa santé »
Le Figaro
Le Figaro se penche sur « l’éducation thérapeutique » dont bénéficient certains patients atteints de maladies chroniques.
Le journal relève ainsi que « nombre de diabétiques peuvent bénéficier d’une «semaine d’éducation» animée par une équipe de médecins, diététiciennes, podologues, infirmières. Objectif : apprendre aux patients à mieux gérer leur maladie […] ».
Le quotidien note que « l’éducation thérapeutique a des effets très positifs sur la qualité de vie des patients. […] Elle devrait faire son entrée officielle dans le paysage sanitaire français dans le cadre de la loi «Patients, santé et territoires» ».
Le Figaro se penche sur le rapport sur le sujet remis mardi à Roselyne Bachelot, coordonné par le président du Comité interassociatif sur la santé, Christian Saout, et les professeurs Bernard Charbonnel et Dominique Bertrand.
Le journal relève notamment que les rapporteurs « proposent que les maladies prioritaires soient le diabète, les pathologies cardio-vasculaires, l’asthme et le VIH. [Ils] ne considèrent pas l’éducation thérapeutique comme un nouveau métier, mais souhaitent l’acquisition de compétences spécifiques (qui) devront être exercées au sein d’une équipe soignante» ».

« L’homme peut-il supporter un voyage vers Mars ? »
Le Figaro
Le Figaro remarque en effet que « pour se rendre sur Mars, il faut compter près de 3 ans de voyage aller-retour et être capable de vivre en vase clos pendant tout ce temps, dans des conditions extrêmes ».
Le journal s’interroge : « Comment les hommes réagiront-ils lorsque notre planète ne sera plus qu’un minuscule point lumineux dans le ciel, quand les communications avec «le sol» mettront un quart d’heure avant de leur parvenir et qu’ils ne devront plus compter que sur eux pour gérer les imprévus et les situations de crise (accident, maladie, problèmes relationnels ou psychologiques…) ? ».
Le quotidien indique que « lors des entretiens de médecine aérospatiale qui se sont tenus cet été à Megève (Haute-Savoie), l’astronaute Jean-François Clervoy et son frère Patrick, psychiatre au service de santé des armées, ont abordé ces questions ».
Le Figaro relève que « le retour d’expérience repose, pour l’instant, sur les missions spatiales passées mais aussi sur les patrouilles des sous-marins nucléaires stratégiques qui durent en moyenne 3 mois ainsi que sur les expéditions de scientifiques dans les lointaines Terres australes et antarctiques françaises ».
Le quotidien note que « selon les frères Clervoy, l’équipage idéal se compose de 4 à 9 personnes afin de reproduire une «microsociété». Trois couples leur paraît être le bon équilibre numérique afin d’instaurer une harmonie de groupe. […] La configuration «sous-marin nucléaire», avec sa forte hiérarchie militaire où un recours à la force permet de résoudre un conflit majeur entre individus, ne peut être reproduite dans l’espace ».
Le journal relève par ailleurs que « la fréquence des attitudes obsessionnelles ou paranoïaques lors des séjours dans les Taaf amène l’hivernant, comme le futur spationaute au long cours, à se demander : «Qu’est ce que je suis venu faire ici ?» ».
Le Figaro indique que « parmi les possibilités de réponses à ces comportements, la créativité reste tributaire du contexte très technique de la mission. Celle-ci demande aux spationautes d’appliquer des procédures préétablies et longuement répétées au simulateur. Pas d’improvisation possible, ni d’épanouissement ».
« Or, cette faculté de créer apparaît essentielle à Jean-François Clervoy », remarque le journal.
Le quotidien aborde une « autre contrainte », rappelant que « tout rapatriement d’urgence est exclu ».

05 09 08

Absence de lien confirmée entre autisme et vaccination ROR
Le Parisien
Le Parisien fait savoir sur quelques lignes qu’« une étude américaine vient de confirmer l’absence de lien entre l’autisme et le vaccin combiné contre la rougeole, la rubéole et les oreillons ».
Le journal estime que ces « résultats pourraient permettre de revenir à un taux normal de vaccination ».

10 09 08

« Le mal-être surmédicalisé »
Le Monde
Le Monde indique qu’« une enquête lancée par le département universitaire de médecine générale de la faculté de Rouen, présentée [aujourd’hui] à Paris lors du Congrès international d’épidémiologie, apporte un éclairage instructif sur les « obstacles perçus par les médecins généralistes dans la prise en charge des patients dépressifs » ».
Le journal note ainsi : « Réalisée par questionnaire auprès de 2 000 médecins dans 4 régions du Nord-Ouest (Basse-Normandie, Haute-Normandie, Picardie, Nord-Pas-de-Calais), l’enquête révèle que seulement 28 % des généralistes connaissent l’existence des guides de pratique clinique de la dépression, et qu’à peine un praticien sur cinq a effectué un stage de psychiatrie au cours de sa formation initiale ».
Le quotidien ajoute que « pour soigner leurs patients, 47 % des médecins disent se heurter à « l’insuffisance et aux difficultés d’accès des services spécialisés » ».
« Pas étonnant, dans ces conditions, que le médicament soit la principale approche thérapeutique (94,8 % des médecins interrogés déclarent y avoir recours « souvent » ou « toujours »), suivie, loin derrière, par les thérapies comportementales et cognitives (44,3 %), les psychothérapies conventionnelles (35,7 %) ou les groupes d’entraide (12,6 %) », continue Le Monde.
Le journal cite cette étude, qui indique notamment que « la qualité de la prise en charge du patient dépressif passe par une formation adaptée et par l’amélioration des circuits de soins ».
Le quotidien constate cependant qu’« entre des généralistes qui n’ont ni le temps ni la formation suffisante pour proposer autre chose que du Lexomil ou du Prozac, des patients pour lesquels le médicament s’avère la solution la plus économique financièrement et moralement, une industrie pharmaceutique qui ne relâche pas sa pression marketing, des psychiatres très mal répartis géographiquement et des pouvoirs publics qui n’entendent pas ouvrir le dossier du remboursement des thérapies non médicamenteuses, la consommation de psychotropes a encore de beaux jours devant elle ».

« Souffrir au travail », ou « le cri d’alarme d’un médecin du travail »
Le Parisien
Le Parisien publie un entretien avec le médecin du travail Dominique Huez, qui, dans son ouvrage « Souffrir au travail » (Editions Privé), « dresse un état des lieux plus qu’inquiétant de la santé en milieu professionnel ».
Le journal note en effet que « selon ce médecin en poste depuis 25 ans à la centrale nucléaire de Chinon, le nombre de suicides liés au travail en France est bien supérieur aux données officielles ».
Dominique Huez déclare ainsi : « Je pense que dans 25 à 50 % des suicides, le travail est un élément explicatif direct et essentiel. Cela signifie que 3 000 suicides par an sont liés au travail. […] Or, depuis 4 ou 5 ans, seuls 5 cas de suicides, peut-être 10, ont été reconnus comme des accidents du travail et aucun en maladie professionnelle ».
Le praticien ajoute que « devant la question d’un suicide, les médecins du travail doivent retourner à leurs dossiers et essayer de comprendre », ou encore note que « les numéros verts fonctionnent comme un confessionnal et n’ont aucune utilité d’un point de vue médical ».
Dominique Huez estime que « la médecine du travail est au bout d’un cycle. On ne peut pas rester avec un système géré et dirigé majoritairement par les employeurs. Un nouveau cadre doit être défini et il y a urgence ».

11 09 08

La ritaline pour « prévenir les chutes des seniors »
Sciences et Avenir, septembre 2008
Sciences et Avenir remarque que « la ritaline, habituellement prescrite pour limiter l’hyperactivité des enfants, pourrait curieusement aussi prévenir les chutes des seniors ».
Le mensuel indique en effet que « selon une étude parue dans The Journal of American Geriatrics Society, des médecins de l’université de Tel Aviv ont démontré qu’une seule dose de ce médicament a permis de mieux assurer la marche de personnes âgées et donc de réduire le risque de chutes ».

16 09 08

Une médecin « au chevet du travail »
Le Monde
Le Monde brosse le portrait de Marie Pezé, observant : « Soigner la souffrance des salariés, et d’abord la comprendre : une mission que ce médecin s’est assignée, en pionnière, depuis 11 ans ».
« Elle en a tiré un livre terrible », indique le journal (« Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés », Village mondial).
Le quotidien décrit ainsi le bureau de la psychanalyste et docteur en psychologie, « bourré de dynamite » avec « des dizaines de dossiers sur des femmes et des hommes essorés par le boulot : secrétaires harcelées, ouvrières soumises à des cadences infernales, cadres rongés par des pulsions suicidaires… Déballés sur la place publique, ces récits feraient voler en éclats la réputation de nombreux groupes ».
Le Monde explique qu’à partir des années 1990, « Marie Pezé réalise que l’organisation du travail peut être « pathogène ». Au-delà de quelques hiérarques retors sévissant ici et là, le fond du problème, selon elle, se situe dans « l’idéologie managériale » qui se propage dans le monde de l’entreprise. Les salariés sont de plus en plus seuls et assujettis à des objectifs qu’ils ne peuvent pas atteindre ».
Le journal note que « dans sa pratique quotidienne, Marie Pezé a tricoté un réseau avec toutes sortes de partenaires : inspecteur du travail, médecin traitant, caisse primaire d’assurance-maladie… […] Pour enrichir sa réflexion sur la prise en charge des patients, elle s’implique dans un petit groupe informel qui réunit divers spécialistes : avocat, médecin du travail, etc. ».
« Aujourd’hui, une vingtaine de consultations existent en France, calquées, peu ou prou, sur le modèle de la structure fondée à Nanterre. Marie Pezé a ouvert une voie », observe le quotidien.

17 09 08

« L’état de conscience se lit dans le cerveau »
Science et Vie, septembre 2008
Science et Vie indique en effet que « selon des chercheurs de l’université de Liège, en Belgique, on pourrait déterminer l’état de conscience d’un patient en observant sa carte cérébrale ».
Le magazine explique qu’« il suffirait d’observer le niveau d’activité d’un réseau neuronal bien connu des chercheurs : celui qui est actif lorsque nous sommes perdus dans nos pensées, lors des rêves éveillés ».
Le mensuel relève ainsi que « Steven Laureys, Mélanie Boly et leurs collègues, qui ont présenté leurs travaux à la dernière conférence de la Société européenne de neurologie, à Nice, ont mesuré l’activité cérébrale de 13 patients ayant différents niveaux de conscience : conscience minimale, coma, état végétatif et mort cérébrale ».
Science et Vie observe que « chez les patients ayant un minimum de conscience, le réseau présente 90 % de son activité normale, tandis que chez les patients dans le coma et en état végétatif, il ne fonctionne qu’à 65 %. Et il ne fonctionne plus en cas de mort cérébrale ».
« Un outil précieux pour les médecins lorsqu’ils doivent décider s’il faut ou non le maintenir en vie », remarque le magazine.

18 09 08

« Votre santé dépend de celle de vos parents »
Le Parisien, La Croix
Le Parisien indique en effet que « pour la première fois, une étude publiée par l’Insee établit un lien très net entre l’état de santé des seniors et la vie de leurs propres parents, en fonction de leur longévité et de leur statut économique ».
Le quotidien relève que « si l’impact du statut économique et social ne surprend pas a priori (plus on est aisé, plus on se soigne, plus nos enfants sont soignés…), les détails de l’étude révèlent une différence d’influence surprenante de la mère ou du père ».
Le journal explique que « c’est le statut socio-économique maternel qui joue sur notre état de santé à l’âge mûr : les seniors dont les mamans étaient ouvrières sont en moins bonne forme que ceux dont la mère a fait des études ».
« A l’inverse, c’est la longévité du père qui influe, bien davantage que le métier qu’il exerçait. Les sexagénaires dont les pères sont d’heureux nonagénaires sont généralement en meilleure santé que ceux dont le père est déjà décédé », poursuit Le Parisien.
Le quotidien cite l’un des auteurs de l’étude, Alain Trannoy, chercheur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, qui indique que « les prédispositions génétiques jouent mais pas tant que ça. […] D’autres transmissions majeures entrent en jeu. Les conditions de vie communes dans l’enfance : une bonne alimentation familiale ou, au contraire, une exposition au saturnisme impactent durablement l’enfant qui va vieillir ».
Le chercheur ajoute que « les parents – surtout les mères – qui se soignent, se surveillent ont souvent transmis ces habitudes à leur descendance ».

19 09 08

La mission « fin de vie » en visite au Royaume-Uni, « pays des soins palliatifs »
La Croix
La Croix remarque en effet, sur près d’une page, que « les députés français, chargés d’évaluer la loi de 2005 sur la fin de vie, se sont rendus au Royaume-Uni, où l’euthanasie est proscrite et les soins palliatifs développés ».
Le journal explique que les députés « ont voulu aller voir de plus près de quelle manière l’Angleterre, qui en a fait une de ses priorités de santé publique, organise, finance et développe son système de soins palliatifs ».
Le quotidien relève qu’« alors qu’environ 500.000 personnes meurent chaque année en Angleterre et au pays de Galles, ce nombre devrait s’accroître pour atteindre les 590.000 personnes par an en 2030. Or, contrairement à ce que souhaite la majorité des citoyens anglais (entre 56% et 74%, selon les études citées par le ministère), désireux de mourir chez eux, 58% des décès ont lieu à l’hôpital ».
La Croix note en outre que « l’accès aux soins palliatifs est très inégal sur le territoire britannique », et explique que le gouvernement « s’est fixé 3 objectifs : permettre à ceux qui le souhaitent de mourir à domicile dans de bonnes conditions, mieux respecter les croyances personnelles et garantir, partout dans le pays, l’accès à un accompagnement de qualité ».
Le journal relève que les députés, « convaincus, qu’il n’est pas opportun de légaliser l’euthanasie en France, […] savent que le développement des soins palliatifs est crucial et qu’il faut des moyens ».

« L’IVG reste un «droit fragile» »
Le Parisien
Le Parisien observe que « sur les 27 nations de l’Union européenne, la France fait partie des 16 pays où une femme peut se faire avorter si elle le demande ».
« Pour autant, ce n’est pas un hasard si le Mouvement français pour le planning familial organise, aujourd’hui et demain, un grand colloque à la Mutualité sur le droit à l’avortement en Europe », remarque le journal.
« Ici comme ailleurs, les militantes savent que ce droit est fragile », continue Le Parisien.
Le quotidien relève ainsi que « les centres où se pratique l’IVG disparaissent les uns après les autres, à la faveur de la réforme hospitalière et des regroupements de services ».
« Mais surtout, […] c’est le discours ambiant sur «la souffrance» des femmes qui apparaît dangereuse aux militantes. […] L’idée qu’avorter est forcément traumatisant est d’ailleurs intégrée par un nombre croissant de médecins, lesquels, trop souvent, inventent des freins que n’impose pas la loi », ajoute le journal.

Une machine reliée au cerveau pour faire « reparler les patients devenus muets »
Science et Vie, septembre 2008
Science et Vie s’intéresse au « pari que Franck Guenther (Boston, Etats-Unis) pense gagner d’ici à 5 ans », à savoir faire « reparler les patients devenus muets » après un accident vasculaire cérébral ou de voiture.
Le magazine explique ainsi dans un court article que le chercheur entend « transformer les pensées en paroles, grâce à un système sophistiqué d’électrode couplée à un ordinateur, lui-même relié à un synthétiseur ! ».
Le mensuel note qu’« après quelques mois d’entraînement, un de ses patients émet déjà plusieurs voyelles ».
Science et Vie précise que « l’électrode, implantée dans le cortex moteur de la parole, capte une cinquantaine de signaux émis lorsque le malade essaye de parler. Un logiciel capte ces signaux nerveux qui contrôlent la contraction des muscles de la bouche et les convertit en sons, ensuite restitués par un synthétiseur ».
Le magazine cite Franck Guenther, qui estime qu’« à terme, ce dispositif devrait permettre de refaire parler les patients avec des mots complets ».

22 09 08

Cancer : « Faut-il dire la vérité à la famille d’un malade ? »
La Croix
Pierre Bienvault note dans La Croix que « pour sa première saisine, le nouveau comité d’éthique de la Ligue contre le cancer s’est penché sur un cas concret : celui d’un patient en échec thérapeutique qui demande aux médecins de ne rien dire à son épouse désireuse pourtant de connaître la vérité ».
Le journaliste indique qu’un « premier débat a eu lieu [vendredi] autour de ce cas difficile », relevant que « deux positions ont émergé : l’une favorable à une information de l’épouse, l’autre à un respect de la volonté de son mari ».
« La majorité des orateurs est toutefois parvenue à s’accorder sur un point : la nécessité de ne pas agir dans l’urgence », ajoute Pierre Bienvault.
Le journaliste cite notamment le psychologue et psychanalyste Alain Bouregba, qui a déclaré : « On se rend compte que les familles ont souvent elles-mêmes la réponse mais que celle-ci leur est douloureuse. Elles n’osent pas formuler cette réponse et préfèrent que le soignant le fasse à leur place ».

« Schizophrénie précoce : des anomalies vues en imagerie »
Le Figaro
Le Figaro fait savoir que « les chercheurs du CEA et de l’Inserm, en partenariat avec l’Institut de psychiatrie de Londres, viennent de montrer que le cortex du lobe temporal du cerveau d’adolescents atteints de schizophrénie présente des anomalies anatomiques ».
Le journal explique que les chercheurs « ont analysé les bases de données contenant les IRM anatomiques d’une cinquantaine d’adolescents schizophrènes, ainsi que d’une cinquantaine d’adolescents sains ».
« Ils ont pu mettre en évidence une diminution de la surface du sillon collatéral au niveau du lobe temporal », relève le quotidien.
Le Figaro précise que « cette particularité semble présente depuis le début de la maladie, puisque aucune relation avec la durée de l’affection ou les traitements n’a été mise en évidence ».

23 09 08

« La dépression touche de plus en plus de Français »
Le Parisien, Libération, Le Figaro
Le Parisien note en effet : « Tristesse, manque d’intérêt pour tout, problèmes de sommeil, fatigue, perte de poids… Ces symptômes, de nombreux Français les connaissent ».
Le journal fait savoir que « dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire, l’InVS révèle que ces épisodes dépressifs majeurs touchent de 5 à 8 % des adultes, dont 2 à 3 % dans des formes très sévères ».
Le quotidien ajoute que « les EDM sont bien plus importants en région parisienne, où le taux de prévalence est de 11,7 % et sont deux fois plus fréquents chez les femmes ».
Libération consacre pour sa part une page à la « spirale de la dépression », observant que « 5,5 millions de Français ont connu un «épisode dépressif majeur» dans l’année ».
Le journal relève que selon l’InVS, « plus d’une personne sur 12 a connu dans l’année écoulée un «épisode dépressif majeur». Un taux impressionnant, mais à prendre avec un certain recul ».
Libération remarque que « sans avoir les trois caractéristiques de l’EDM [signe de tristesse, avec un critère de durée et d’intensité], on peut présenter une ou deux des caractéristiques. Et là, cela fait encore plus de personnes : ces états, baptisés «subsyndromiques», touchent près de 19 % de la population ».
Le quotidien constate en outre qu’« il y a des habitués […] : 48 % des personnes qui ont présenté un épisode dépressif ont déjà eu au moins deux épisodes dépressifs tandis que 37 % n’ont souffert que d’un seul épisode ».
« Ils sont chroniques chez 15 % des personnes interrogées. […] Ce qui fait près de 4 millions de déprimés chroniques en France », continue le journal.
Libération livre un entretien avec Franck Chaumont, psychiatre des hôpitaux en Ile-de-France, qui remarque que « l’on crée de grandes catégories sanitaires : cette fois, c’est la dépression. Si on me demande si je vois dans ma pratique beaucoup plus de gens déprimés, je réponds que non. Mais je vois beaucoup plus de gens qui disent qu’ils sont déprimés ».
« Cette catégorie me paraît confuse. […] Ce qui est sûr, c’est que cela va servir de support à de grandes campagnes sur la dépression. Des budgets sont dégagés, et au final… beaucoup de médicaments sont prescrits », poursuit le psychiatre, qui note qu’« on observe la société sous l’angle de la santé mentale. […] C’est une manière limitée de regarder l’homme ».
De son côté, Le Figaro s’interroge : « A quel moment faut-il se soigner ? ».
Le journal cite Christine Chan Chee, de l’InVS, qui a coordonné ce BEH, et qui note que « l’épidémiologie psychiatrique est encore nouvelle en France ».
« On peut s’en étonner quand on sait […] qu’en 2020, [la dépression] devrait être la deuxième maladie la plus fréquente dans notre pays », observe Le Figaro.
Le quotidien explique que « le profane doit apprendre à faire la part des choses entre une vague tristesse et un EDM ».
Le journal se penche en outre sur ces « nouveaux médicaments contre la dépression », relevant que « des dérivés de la mélatonine, une hormone à la réputation jadis sulfureuse, arrivent prochainement sur le marché ».  (BEH disponible sur le site de l’InVS)

En Allemagne, « les médecins veulent que les fumeurs soient traités comme les drogués »
Libération
Libération constate en effet que la « Chambre allemande des médecins demande à ce que les caisses de maladie reconnaissent [les fumeurs] officiellement comme [malades] afin de pouvoir mieux les «soigner» ».
Le quotidien cite ainsi le corps médical allemand, selon lequel « entre la moitié et les deux tiers des fumeurs sont des malades confrontés à un problème de dépendance. Considérer le tabac comme un fait de société, dont on peut se sortir avec la seule volonté, est totalement inadapté ».
Ces médecins « souhaitent que se développe en Allemagne une aide spécifique aux personnes dépendantes du tabac ».
Le journal observe qu’« un tiers des adultes et 20 % des adolescents fument outre-Rhin. 140 000 fumeurs meurent chaque année de tabagisme. Sur les 2 100 cliniques et hôpitaux du pays, une poignée seulement propose des programmes permettant aux fumeurs de décrocher ».
Libération remarque cependant que « la Chambre des médecins a touché là un nerf à vif de la société allemande qui rechigne particulièrement à s’arrêter de fumer. Les lois antitabac adoptées en début d’année par la plupart des Länder pour répondre aux exigences de la Commission européenne ont dressé des centaines de cafetiers et nombre de fumeurs sur les barricades ».

26 09 08

Bizutage : ouverture d’une enquête interne à la faculté de médecine d’Amiens
Le Parisien, L’Humanité
Le Parisien indique en bref qu’« une enquête interne a été lancée hier à la faculté de médecine d’Amiens sur une affaire de bizutage ».
Le journal explique qu’« après la diffusion hier matin sur RTL d’un reportage faisant état d’humiliations pratiquées par des redoublants sur des étudiants en première année dans l’amphithéâtre de la fac, la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse avait aussitôt souhaité qu’une enquête soit diligentée ».
Le quotidien relève que « selon le recteur de l’académie d’Amiens, Ahmed Charaï, «des manifestations de mauvais goût auraient eu lieu», ce que l’on appelle «le folklore carabin», mais les faits de bizutage «ne seraient pas avérés» ».
L’Humanité consacre également quelques lignes à cette enquête interne, précisant que « les policiers ont, de leur côté, commencé leurs investigations ».
Le journal note que le reportage de RTL « fait état d’humiliations, notamment à caractère sexuel, pratiquées par des redoublants sur des étudiants en première année dans l’amphithéâtre de la faculté de médecine, sans réaction des professeurs ».
L’Humanité cite également Valérie Pécresse, qui a rappelé que « les pratiques de bizutage sont désormais interdites par la loi ».
Le quotidien indique que « le doyen de la faculté a déclaré ne pas être au courant de telles pratiques, estimant qu’il n’y avait «rien de tel» dans l’établissement ».

29 0908

« Les nouveaux remèdes antifatigue »
Le Parisien
Le Parisien s’intéresse aux « nouveaux remèdes antifatigue ».
Le journal observe en effet : « Un mois à peine après la rentrée, vous vous sentez déjà fatigué ? Vos enfants aussi ont du mal le matin ? Pas de souci : il existe aujourd’hui de nouvelles armes pour se requinquer… avant d’affronter les infections de l’hiver ».
Le quotidien conseille notamment de « faire germer des graines ».
Le Parisien explique ainsi que « les graines germées sont bourrées de vitamines et d’acides aminés. Car la germination a pour effet de transformer et de multiplier par 100 ou 200 le taux en vitamines, minéraux et oligo-éléments des graines sèches. […] En quatre jours, vous faites votre récolte et en parsemez vos salades et potages ».
Le journal aborde en outre le lait de jument, « la nouvelle cure de jouvence à la mode ».
Le quotidien indique que ce lait, « très proche de celui de la femme, est conseillé pour lutter contre le stress et la fatigue ou lors d’une convalescence. Une très forte concentration en vitamine C et la présence d’un puissant antimicrobien en font un bon stimulant des défenses immunitaires ».
Le Parisien conseille également le quinoa, « une des plantes les plus nutritives du monde », et invite ses lecteurs à « respirer par le ventre ».
« Une fonction vitale à laquelle on ne pense guère. Et pourtant, bien respirer est essentiel à notre forme », note le journal.

Les personnes impulsives « risquent plus de tomber dans l’addiction à la cocaïne »
La Recherche, septembre 2008
La Recherche indique en effet que « les personnalités impulsives – qui réagissent sans réfléchir – risquent plus de tomber dans l’addiction à la cocaïne que celles réagissant seulement à des sensations nouvelles ».
Le mensuel note que selon une étude chez le rat, publiée dans Science (D. Belin et al., Science, 320, 1352, 2008), « 15 % à 20 % de rats deviennent dépendants lorsqu’ils peuvent consommer de la cocaïne, un taux comparable à celui trouvé chez l’homme ».
Le magazine explique que « l’expérience a été réalisée chez 23 rats répartis en quatre groupes selon leur comportement face aux drogues, très impulsif, peu impulsif, très réactif, peu réactif ».
« Seul le groupe des très impulsifs présentait les caractéristiques d’une dépendance avérée après 40 jours de consommation », observe La Recherche.

30 09 08

Des médecins étudient les expériences de « sortie du corps »
Courrier International, numéro 934
Courrier International retranscrit un article de la BBC, qui indique que « des médecins de 25 hôpitaux britanniques et américains vont étudier 1 500 cas de patients ayant échappé de peu à la mort afin de vérifier si des personnes dont le coeur a cessé de battre ou qui ne présentent aucune activité cérébrale sont susceptibles d’avoir des expériences de «sortie du corps» ».
La chaîne britannique précise que « cette étude durera 3 ans et sera coordonnée par l’université de Southampton ».
La BBC rappelle ainsi que « certains patients ayant frôlé la mort affirment avoir vu un tunnel ou une vive lumière, d’autres se souviennent avoir observé le personnel chirurgical depuis le plafond de la salle d’opération ».
L’article note que « c’est pourquoi il a été prévu, entre autres, d’installer spécialement des étagères dans les salles de réanimation et d’y placer des images qui ne pourront être vues que depuis le plafond ».
La responsable de l’étude, le Dr Sam Parnia, déclare : « Si l’on peut démontrer que la conscience perdure après la cessation de l’activité cérébrale, cela pourrait éventuellement signifier que la conscience est une entité distincte ».
« Et si personne ne voit ces images, cela prouvera qu’il ne s’agit que d’illusions et de faux souvenirs », poursuit le médecin réanimateur.
Ce dernier ajoute que « ce que ressentent les gens pendant une période d’arrêt cardiaque offre une fenêtre de compréhension unique sur ce que chacun d’entre nous pourrait éprouver durant le processus de sa propre mort ».


Revue de presse – Février 2008

Revue de presse – Février 2008


Source Mediscoop

01 02 08
« Le plan Alzheimer coûtera 1,5 milliard sur cinq ans »
Les Echos, La Tribune
Les Echos observent qu’« avec un mois de retard, Nicolas Sarkozy présente aujourd’hui à Nice le plan Alzheimer, très attendu par les associations et les professionnels ».
Le journal relève qu’« il s’agit du troisième plan en 6 ans. […] Celui-ci se veut nettement plus ambitieux. Il a été élaboré sur la base des travaux de la commission présidée par le Pr Joël Ménard, qui avait remis à l’automne au chef de l’Etat un vaste éventail de remèdes concrets à tous les niveaux – recherche, soins, accompagnement – sans se prononcer sur le coût et le financement de ces actions ».
Les Echos indiquent que « le plan, qui comprend une dizaine de mesures phares (une quarantaine en tout), représentera un investissement d’un peu plus de 1,5 milliard d’euros».
« A l’horizon 2012, le coût annuel sera supérieur à 400 millions d’euros par an, soit la moitié des 850 millions d’euros d’économies devant être générées par les franchises non remboursées sur les soins », poursuit le quotidien. Le journal précise que « parmi les décisions phares (et les plus coûteuses) au niveau de la prise en charge des malades, figure la création de 30 000 places Alzheimer en maison de retraite dans des unités de soins spécialisées qui font aujourd’hui cruellement défaut. Les solutions d’accueil temporaire vont aussi être renforcées, à hauteur de plus de 15 000 places ».
Le quotidien ajoute qu’« un lieu unique d’information et de coordination sera créé dans chaque département. Les personnes les plus malades s’y verront proposer un référent pour assurer l’ensemble du suivi. Ce qui nécessitera des efforts de formation importants ».

La Tribune indique également que « Sarkozy présente à Nice le plan Alzheimer ». Le journal relève que « le chef de l’Etat devrait annoncer notamment le renforcement des consultations mémoire et la création d’un «forfait Alzheimer» à l’intention des médecins traitants ».
04 02 08
« Mise en garde de la FDA sur le Champix ® »
La Tribune
La Tribune indique que « selon la FDA, il apparaît de plus en plus probable que le traitement de sevrage tabagique Champix ® de l’américain Pfizer entraîne des manifestations 1/20 psychiatriques graves, et notamment des suicides ».
Le journal rappelle que « Pfizer a déjà adapté l’étiquetage des boîtes, en mentionnant ces risques ».

Maladie d’Alzheimer : « Le temps, de l’action est venu »
La Croix, La Tribune, L’Humanité
La Croix consacre à son tour un article au plan 2008-2012 contre Alzheimer, présenté par Nicolas Sarkozy, qui « vise à améliorer la qualité de vie des malades et des aidants, tout en stimulant la recherche ». Le journal retient que ce plan, « financé par les franchises médicales, bénéficiera sur 5 ans de 1,6 milliard d’euros, dont 300 millions dès 2008 ».
Le quotidien cite le chef de l’Etat, qui a notamment déclaré : « Je veux que la France soit exemplaire dans la recherche sur cette maladie et dans le traitement des malades. Le temps de l’action est venu ».
La Croix observe que « la première ambition du plan est d’améliorer la qualité de vie des malades et de ceux qui les aident au quotidien », ou encore relève que « comme cela était attendu, un effort particulier devra être mené pour améliorer l’annonce de la maladie ».
Le journal ajoute que « comme prévu, chaque malade pourra disposer d’une «carte de soins et d’information» mentionnant les coordonnées de ses proches et de ses médecins et expliquant la maladie et les traitements en cours ».
« Soumise au secret médical, elle pourra être utilisée par les professionnels de santé amenés à prendre en charge un malade en urgence », poursuit le quotidien. La Croix relève que « l’association France Alzheimer estime que ce plan comporte des «avancées significatives», mais reste «prudente» en attendant sa mise en oeuvre effective ».
« De son côté, le Synerpa, la première fédération de maisons de retraite privées, souligne qu’en termes de création de places et de renforcement de personnel, les annonces faites Nicolas Sarkozy correspondent «exactement» au plan solidarité grand âge annoncé en 2006 par le gouvernement Villepin », continue le journal.
La Tribune aborde également ce plan Alzheimer. Le journal relève entre autres que le président de la République « a annoncé la création d’une «fondation de coopération scientifique» chargée de fédérer la recherche. Une enveloppe de 200 millions d’euros supplémentaire sur 5 ans, directement financés par le budget de l’Etat, y sera consacrée ».
L’Humanité retient pour sa part qu’« alors que le chef de l’Etat affirme financer son plan Alzheimer avec les franchises, les opposants dénoncent «une logique purement financière».

2/20
05 02 08
« Un ronfleur qui ressasse sa colère est en mauvaise santé »Le Monde
Sandrine Blanchard observe dans Le Monde que « dans le domaine de la santé, certains travaux scientifiques ne laissent pas d’étonner ». La journaliste revient ainsi sur cette étude sur « l’impact de la colère enfouie et du
ressentiment sur la mortalité au sein des couples », parue dans le Journal of Family Communication.
Sandrine Blanchard note que « des chercheurs américains ont, de 1971 à 1988, étudié les relations intimes de 192 couples issus de la classe moyenne d’une petite ville du Michigan.
Leurs conclusions ? « Les ménages qui ne parviennent pas à exprimer leur colère ont un taux de mortalité deux fois plus important que ceux où au moins un partenaire extériorise » ». La journaliste se penche en outre sur une étude publiée dans les Archives of Internal Medicine.
« Réalisée en Corée du Sud sur 4 270 personnes de 2001 à 2003, elle affirme que les ronfleurs ont plus de risque de développer une bronchite chronique », indique Sandrine Blanchard.
La journaliste précise : « Au moins 25 % de risques supplémentaires pour ceux qui ronflent six fois par semaine et 68 % pour ceux qui ronflent tous les jours ! Le pire : être ronfleur, non-fumeur et en surpoids ». Sandrine Blanchard remarque que « les chercheurs sud-coréens ont des chiffres mais pas d’explication : « Le mécanisme liant ronflement et bronchique chronique reste largement inconnu… » ».

06 02 08
L’Afssaps met en garde contre la prescription à des enfants ou des adolescents d’antidépresseurs Le Parisien, Le Monde
Le Parisien fait savoir que « l’Afssaps a lancé hier une mise en garde contre la prescription à des enfants ou des adolescents d’antidépresseurs comme le Prozac ® sans surveillance médicale stricte et sans association avec une psychothérapie ». Le journal observe que « pas moins de 10 000 enfants et 30 000 adolescents, soit un cinquième de ceux souffrant de dépression, sont traités chaque année par antidépresseur ». Le Monde remarque également que « l’Afssaps durcit ses recommandations dans la prise en charge de la dépression ».
Le quotidien indique qu’« outre le risque de comportement suicidaire et agressif déjà mis en évidence, l’Afssaps s’inquiète « des effets délétères de la fluoxétine sur la croissance et la maturation sexuelle, en particulier des atteintes testiculaires irréversibles », apparus lors d’une étude préclinique chez le rat juvénile ».
Le journal précise que « deux nouvelles recommandations sont faites aux professionnels de santé. Ainsi, il est préférable que la prescription de fluoxétine chez l’enfant « pendant les périodes pré- et péripubère » soit effectuée « par un psychiatre ou pédopsychiatre » et accompagnée d' »un suivi de la croissance et du développement pubertaire » ».
« Chez l’adolescent, « pendant la période postpubère », la prescription peut être effectuée par un généraliste avec un suivi « similaire à celui recommandé pour l’adulte » », poursuit Le Monde.

« L’assurance maladie rechigne à admettre la réalité des suicides au travail » Libération
Libération aborde le cas d’un homme qui « s’est pendu dans les toilettes de [son] entreprise », l’été dernier.
Le journal observe que sa compagne « a du mal à contenir ses larmes. […] La CPAM refuse de reconnaître le suicide de son compagnon en accident du travail, et donc de prendre en charge son décès ».
« Des médecins qui avaient suivi son conjoint et différents rapports d’enquêtes avaient pourtant établi des liens entre le suicide et le travail », ajoute le quotidien. Libération note que « la scène n’a rien d’unique : les familles de salariés qui se sont donné la mort au travail doivent souvent batailler pour contester la première décision des CPAM qui, régulièrement, en rejettent la prise en charge ». Le journal relève que « pourtant, une circulaire de la CNAMTS adressée en novembre 2007 aux directions de son réseau rappelle sans équivoque le principe de présomption d’imputabilité, constamment réaffirmé par la jurisprudence ».
Libération indique ainsi que « lorsque le suicide intervient durant le temps et sur le lieu du travail, il doit être reconnu comme accident du travail, sauf si la CPAM peut «établir que les conditions de travail n’ont joué strictement aucun rôle dans la survenue du décès, autrement dit que le décès est dû à une cause totalement étrangère au travail» ». Le quotidien remarque que « fortement symbolique pour les proches des victimes, la reconnaissance d’un suicide en accident du travail a aussi d’importantes conséquences financières : le conjoint a alors droit à une rente viagère égale à 40 % du salaire annuel du compagnon décédé ».
Le journal cite Pierre Chiaradia, secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés, qui indique qu’« il y a un souci de formation des agents et une insuffisante collaboration entre les services administratifs et médicaux des CPAM ».

« Un embryon créé in vitro avec trois parents »
Le Figaro
Le Figaro indique que « des chercheurs de l’université de Newcastle (Angleterre) ont créé un embryon humain comprenant l’ADN d’une femme et d’un homme ainsi que les mitochondries d’une autre femme ».
Le journal note que ces chercheurs « seraient ainsi parvenus à remplacer les mitochondries endommagées de la mère par celles en bonne santé de l’autre femme. Les embryons se sont développés pendant 5 jours, et ont ensuite été détruits ». Le quotidien précise que « les chercheurs ont utilisé 10 embryons qui n’étaient pas utilisables pour la FIV », et relève que « cette avancée […] n’a pas encore fait l’objet d’une publication scientifique ».
Le Figaro observe que « cette première scientifique pourrait, selon les chercheurs, permettre de lutter contre la transmission de maladies génétiques à l’enfant ». Le journal livre les propos du neurogénéticien Patrick Chinnery, qui « souligne que le bébé issu d’un tel embryon n’héritera que des caractéristiques de son père et de sa mère ».
Le Figaro cite en outre un membre du groupe de pression Comment on Reproductive Ethics, Josephine Quintavelle, qui estime pour sa part qu’« il s’agit d’une avancée très risquée et dangereuse et que les chercheurs se sont lancés dans de l’expérimentation sur l’homme ».

« La Cour de cassation reconnaît une existence à tout foetus » Le Parisien, Le Figaro, La Croix
Le Parisien consacre un article à « une décision qui pourrait aller bien plus loin qu’elle en a l’air ».
Le journal observe en effet qu’« hier, dans trois arrêts rendus par la première chambre civile, la Cour de cassation a jugé que, désormais, un foetus né sans vie pouvait être déclaré à l’état civil, quel que soit son poids ou la durée de la grossesse ». Le quotidien note que « jusque-là, l’enfant mort-né devait avoir atteint 4 mois et demi ou
peser plus de 500 g pour pouvoir être considéré comme une personne juridique et bénéficier d’obsèques ».
Le Parisien observe que « cette décision fait bouillir Chantal Birman, vice-présidente de l’Ancic (Association des centres d’interruption de grossesse et de contraception), qui la juge extrêmement dangereuse ». La responsable déclare ainsi : « C’est nier l’histoire de la grossesse qui se construit dans le temps. Les femmes ne peuvent pas vivre avec de tels cimetières dans la tête ! ». Le Figaro relève également qu’« un foetus né sans vie peut être déclaré à l’état civil ». Le journal retient que cet arrêt de la Cour de cassation « permet une meilleure définition du statut du foetus. Les parents pourront désormais lui donner un nom et organiser ses obsèques ».
« Les parents obtiennent aussi la possibilité de bénéficier de certains droits sociaux comme le droit au congé maternité », poursuit le quotidien.

Le Figaro note que « certaines associations comme celles des infirmières, médecins et professionnels de santé catholiques se réjouissent de cet arrêt ». La Croix remarque de son côté que « cette décision fera jurisprudence ».

08 02 2008
« Etat civil pour le foetus : la polémique s’installe » Le Figaro, Libération, La Croix, L’Humanité Le Figaro constate que la décision rendue par la Cour de cassation, qui « a permis à 3 familles plaignantes de donner un état civil à leurs bébés «mort-nés» alors que leur âge et leur poids étaient inférieurs aux 22 semaines et 500 g que l’OMS prévoit dans sa réglementation, […] repose la question du statut juridique du foetus ». Le quotidien remarque qu’il s’agit là d’une « façon d’interpeller le législateur et de le presser de donner un statut juridique au foetus ». Le journal relève cependant que cette décision « rouvre la controverse entre pro et antiavortement ».
Le Figaro observe que « le Mouvement français pour la planning familial se dit «scandalisé», sa secrétaire générale, Maïté Albagly, ayant déclaré qu’« on ouvre une brève [qui] peut, à la longue, mettre en cause l’avortement ».
« A l’inverse, pour Jean Goyard, le président de Droit de naître, qui milite pour le statut juridique de l’embryon au sein de sa mère, cet arrêt est «un bon pas, dans la bonne direction» », note le journal. Le Figaro revient sur « la notion floue d’être vivant », puis livre les propos du Pr Jean- François Mattei, pour qui « cet arrêt ne modifie pas la loi sur l’IVG ». Libération relève également que « la Cour de cassation relance le débat sur le statut du
foetus ». Le journal estime que cet arrêt « ouvre une brèche en faveur des anti-IVG ». Le quotidien note ainsi : « D’un côté, les catholiques à tendance traditionaliste applaudissent des deux mains, tout comme les associations anti-avortement. […] De l’autre bord, les défenseurs du droit à l’avortement, ou plus généralement du droit des femmes, crient au scandale ».
Libération remarque que « si cet arrêt de la Cour pose un tel problème de fond, c’est parce qu’il ignore le seuil des 22 semaines d’aménorrhée autour duquel le deuil périnatal s’organisait jusqu’à maintenant. […] Ce seuil n’existe pas par hasard. Il renvoie à la définition que l’OMS donne à l’enfant viable ».
« En faisant de la sorte fi d’un quelconque délai de gestation, la Cour de cassation ouvre le champ à tous ceux qui rêvent d’une consécration de l’embryon. Et son arrêt est évidemment sujet à récupération », poursuit le quotidien.
La Croix note aussi que « la Cour de cassation relance le débat sur le foetus ». Le quotidien observe que « se trouve reconnue la souffrance qu’entraîne la perte d’un enfant mort-né », ajoutant que « les juges ne créent pas pour autant un «statut de l’embryon», qui remettrait par exemple en cause le droit à l’avortement ».
De son côté, L’Humanité s’interroge : « L’embryon est-il une personne ? ». Le journal livre aussi les propos de Maïté Albagly, qui déclare : « Nous sommes consternés par cette décision. C’est une usine à gaz et on s’interroge sur le bruit de fond qu’il y a derrière ».
L’Humanité livre par ailleurs le point de vue de Martin Winckler, qui note qu’« on ne peut nier l’aspiration des parents à faire le deuil ».

« Un numéro d’écoute pour les jeunes parents » Le Parisien
Le Parisien indique sur près d’une page que « l’association Enfance et Partage lancera, lundi, un numéro vert afin d‘aider les mamans mais aussi les papas à faire face au grand bouleversement qu’est la naissance d’un enfant ».
Le journal observe en effet : « Perdre pied devant son bébé qui pleure, hurle ou fond en larmes parce que rien ni personne ne vous a préparé à un tel désarroi… Quel jeune parent n’est pas, un jour, passé par là ».
« C’est parce qu’il n’existe quasi aucun accompagnement pour faire face au chaos bouleversant de la sortie de la maternité » que l’association lance son service Allo Parents Bébé, note le quotidien. Le Parisien remarque en effet que « selon un sondage TNS Sofres, une femme sur deux est inquiète à l’idée de ne pas savoir pourquoi son bébé pleure et 36 % de celles qui sont mères pour la première fois redoutent de perdre leur calme ». (Numéro vert : 0800 00 34 56, et alloparentsbebe.org)

09 02 08
La fatigue, « la plainte la plus fréquemment exprimée dans une consultation de médecine générale » La Tribune
La Tribune observe sur sa page « bien-être » que « la fatigue est, avec la douleur, la plainte la plus fréquemment exprimée dans une consultation de médecine générale ». « Derrière se cachent de multiples situations, de la plus bénigne à la plus sérieuse », remarque le journal.
Le quotidien revient sur la fatigue « phénomène strictement normal quand elle sanctionne des erreurs comportementales », puis note que « la fatigue devient un vrai symptôme quand le patient s’en plaint, parce qu’elle persiste malgré le sommeil ». « Cela ne signifie pas pour autant qu’elle soit l’expression d’une pathologie grave », précise La Tribune.
Le journal aborde ainsi différentes causes de fatigue, comme la prise de médicaments, un état dépressif ou « les causes organiques, c’est-à-dire toutes les maladies au cours desquelles une fatigue peut se manifester ».
La Tribune rappelle toutefois que la fatigue est « un symptôme qui peut accompagner la plupart des pathologies. […] L’examen clinique et les examens biologiques permettent généralement d’orienter rapidement le diagnostic ».
Le quotidien se penche en outre sur la fatigue chronique, dont la cause est « inconnue à ce jour » et contre laquelle « aucun traitement n’existe à ce jour ».

« Le jeûne est à la mode » Le Parisien, Libération
Le Parisien remarque en effet que « cette méthode pratiquée depuis la nuit des temps fait son grand retour chez les stressés de la vie urbaine ». « Partout en France, des milliers d’adeptes participent à des stages de jeûne pour soigner leur bien-être physique et mental », ajoute le journal. Dans le cadre du Salon du bien-être, à Paris, le quotidien cite « le pape du jeûne », Gisbert Bölling, créateur de l’association Jeûne et randonnée, qui estime que « c’est une question de bon sens ! Combien de médecins de famille disent encore à leurs patients «restez au chaud avec une bonne diète et vous irez mieux» ! » « Notre nature nous permet de faire des réserves pour l’hiver pour pallier les temps de disette. Mais maintenant que nous vivons dans l’abondance permanente, notre corps continue à stocker ces calories en trop », poursuit le responsable. Le Parisien précise toutefois à ses lecteurs : « Ne vous lancez pas sans surveillance médicale.
Le journal rappelle ainsi que « les contre-indications sont nombreuses : les femmes enceintes et allaitantes, les personnes sous traitement médical ou de plus de 65 ans, les patients atteints de maladies cardiovasculaires, de diabète… ».
De son côté, Libération note que « l’hiver, l’homme est un animal qui grossit. D’un à trois kilos en moyenne ».
Le quotidien cite Dominique-Adèle Cassuto, endocrinologue et nutritionniste, qui indique que « pour se protéger du froid, on a tendance à augmenter les quantités et privilégier les lipides ».
« Nos habitudes alimentaires sont le fruit de plusieurs siècles d’histoire collective. Le problème, c’est que notre mode de vie a changé. Entre le bureau, le métro et la maison, on a rarement froid pour la plupart d’entre nous. C’est donc par réflexe, par habitude, et pas parce qu’on en a besoin, qu’on mange plus l’hiver », continue la spécialiste.
Libération relève en outre qu’en hiver, « on se fatigue » et « on déprime », le journal relevant que « l’énergie semble avoir disparu avec la chaleur et la lumière du jour ».

12 02 08
Plan Alzheimer : « L’Académie de médecine s’inquiète »
La Croix
La Croix observe que l’Académie de médecine « déplore » le fait que « le plan Alzheimer du gouvernement n’ait prévu ni création d’une banque nationale de tissus humains ni mesures pour inciter au don de cerveaux ».
Le journal note que « la recherche sur le tissu cérébral pathologique est pourtant primordiale dans l’étude de la maladie ».
« Mais pour l’instant, les collections de cerveaux sont insuffisantes, tout spécialement de cerveaux sains servant de témoins », poursuit La Croix. Le quotidien observe ainsi que « sur les 130 cerveaux prélevés grâce aux associations, il n’y a que 3 cerveaux témoins quand il en faudrait 10 fois plus, estime l’Académie ».

Un film documentaire « a suscité une kyrielle de réactions dans la psychiatrie »
Libération
Libération revient sur la « sortie du très beau documentaire de Sandrine Bonnaire sur sa soeur autiste ».
Le quotidien constate que depuis 2 semaines, « une kyrielle de réactions a agité le monde de la psychiatrie publique. Des réactions de soutien, de colère, d’agacement, mais toutes sonnent comme des signaux d’alarme ». « Non pas une onde de choc, mais un vrai courant d’air, salutaire et un rien réconfortant », ajoute le journal.
Libération relève notamment que « Roselyne Bachelot a appelé la réalisatrice pour la rencontrer », la ministre déclarant : « Ce film de Sandrine Bonnaire est important, et je partage son combat. Mais je voudrais insister que ce n’est pas seulement un problème d’argent, ni de moyens. Aujourd’hui, des efforts sont faits, et le plan santé mental avance ».
Le journal cite le Pr Claude Got, « un des sages de la santé publique en France, [qui] se montre plus circonspect ».
Le spécialiste déclare ainsi : « J’ai lu dans Libération : « La psychiatrie publique est laissée à l’abandon ». Ce qui est inexact, si l’on n’explique pas pourquoi on a laissé la grande majorité des psychiatres se diriger vers un secteur privé plus rémunérateur, alors que nous avons le plus grand nombre de psychiatres par habitant en Europe ».
Libération relaie également la réaction du Dr Claude Jeangirard, fondateur de la clinique Le Chesnaie, « haut lieu de la psychothérapie institutionnelle », qui observe : « C’est le manque d’effectifs qui est directement la cause [de la situation de la psychiatrie publique]. Il y a autre chose qui nous atteint tous. La psychose, c’est indicible. La psychose est une impossibilité à dire… Et pourtant le psychotique est un être humain, il nous parle. […] Mais voilà, c’est toute la société qui n’entend rien ».

14 02 08
« Le plan Alzheimer ne fait pas l’unanimité »
La Croix, L’Humanité
La Croix indique en effet que « les professionnels de la prise en charge des personnes âgées jugent insuffisants les moyens alloués », qui sont de 1,6 milliard d’euros sur 5 ans. Le quotidien cite notamment Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées, qui remarque : « On ne peut que se féliciter que ce plan soit porté par le président de la République. [Mais] pour se mettre au niveau de nos voisins
européens, il faudrait doubler le nombre de professionnels au service des personnes âgées à domicile ou en établissements. Ce qui supposerait d’engager 5 à 6 milliards d’euros ». La Croix aborde un « autre sujet d’inquiétude : le reste à charge pour les malades et leurs familles », ou encore note : « Un point «positif», en revanche, est la volonté de «professionnaliser» tous les acteurs de la prise en charge, en particulier les soignants ». L’Humanité note aussi que « le compte n’y est pas », observant que « si le gouvernement prend en compte les demandes des familles et des personnels, les financements demeurent insuffisants ».

15 02 08
« Le téléphone portable stresse les tomates » Le Point numéro 1848
Le Point rend compte d’une « expérience inquiétante ». Le magazine indique en effet qu’« à l’université de Clermont-Ferrand, des chercheurs ont aspergé des plants de tomates avec des ondes électromagnétiques semblables à celles émises par le téléphone portable ».
« Après dix minutes de ce traitement, les «cobayes» se sont mis à produire des molécules de stress », observe l’hebdomadaire. Le Point cite Gérard Ledoigt, responsable de l’Equipe de recherche sur la transduction et l’autosurveillance cellulaire, qui a mené l’étude, qui note que « les plantes se sont défendues comme si elles avaient été blessées ou abîmées par du gel ou par une forte canicule ».
Le chercheur en biologie cellulaire relève que « jusqu’à présent, on n’imaginait pas que les ondes électromagnétiques pouvaient induire des modifications sur les cellules vivantes », et ajoute que « cellules végétales et humaines sont proches ». Le Point indique qu’« il y a quelques mois, l’Ertac a lancé une nouvelle étude, cette fois sur les cellules souches de la peau. Sauf que l’Agence d’évaluation de la recherche et de
l’enseignement a annoncé la dissolution du laboratoire… ».

18 02 08
« Les bars à oxygène débarquent » Le Parisien
Le Parisien indique en effet que ce « nouveau concept vient de débarquer à Paris après avoir déjà fait tourner la tête de tout le reste de la planète ». « Antifatigue, antistress, antidéprime, euphorisant et décontractant », le journal observe que « vendu comme un «remède» destiné aux citadins en manque de tonus, et de vitalité qui subissent au quotidien la pollution et le bouillonnement de la ville, le bar à oxygène promet un effet coup de fouet en 10 minutes d’inhalation ». Le quotidien explique que « pour inhaler l’oxygène, on utilise un humoir, petit embout de
plastique qu’on fixe sous le nez ». Le Parisien précise qu’on peut ainsi humer « de grandes rasades d’oxygène concentré à 95 %, là où dans l’air ambiant le taux normal ne dépasse jamais les 20 % », imprégnées de
diverses huiles essentielles.
Le journal livre « l’avis des médecins ». Le quotidien relève que « les spécialistes restent perplexes », remarquant : « Tout juste sait-on qu’à partir de certaines concentrations (au-delà de 99,5 %), où l’oxygène est réservé à l’usage médical, et sur de longues durées d’exposition (à partir de 6 heures), l’oxygène peut présenter des risques pour les poumons et le système nerveux central ». Le Parisien cite le Pr Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpêtrière, qui « estime que «cela ne peut pas faire de mal» si les règles d’hygiène sont respectées ».
« Le danger viendrait plutôt des huiles essentielles à utiliser avec précaution », poursuit le journal.
Le quotidien note par ailleurs que « l’Afssaps recommande la vigilance sur les allégations santé de ces bars, certains cocktails se vantant de lutter contre les maux de tête ou le rhume… ».

« Comportements suicidaires en baisse durant la canicule de 2003 » Le Figaro
Le Figaro rend compte sur quelques lignes d’une « étude comparative des dossiers des patients reçus au service psychiatrique de l’hôpital Tenon (Paris) », menée par Delphine Morali et publiée dans La Presse médicale.
Le journal cite ce travail, qui fait savoir que « pendant la canicule [de l’été 2003], le nombre de comportements suicidaires a été significativement réduit : il représentait 12,3 % des consultations d’urgence psychiatrique, contre 25 % en 2002 sur la même période (août) ». Le Figaro précise qu’« à l’inverse, dans le même temps, le nombre d’hospitalisations en psychiatrie avait pourtant augmenté », ajoutant qu’« une fois passé les 3 semaines de
canicule, le nombre de comportements suicidaires est revenu à sa moyenne habituelle ». Le quotidien observe que « le même phénomène a été observé à New York, lors des attentats du 11 septembre ».
« Il confirme, selon les auteurs, «qu’une plus forte cohérence sociale réduit certaines formes de détresse psychique» », indique le journal.

« Comprendre et vaincre la dépression » Sciences et Avenir numéro 732
C’est ce que titre Sciences et Avenir sur sa Une. Le magazine observe en effet dans un dossier que « le fonctionnement d’un cerveau déprimé est aujourd’hui mieux compris grâce aux neurosciences. Et la panoplie des traitements – médicaments et psychothérapies – s’élargit ». Le mensuel relève notamment que « des études américaines ont précisé les zones cérébrales activées dans les moments de bien-être mental ».
« Une piste pour soigner les périodes plus sombres ? », s’interroge Sciences et Avenir. Le magazine explique en outre « comment reconnaître une dépression », rappelant qu’« il n’y a pas une dépression, mais plusieurs, très différentes les unes des autres », ou encore remarque que « les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes, et tous les âges sont concernés ».
Sciences et Avenir consacre 4 pages à la « panoplie de nouveaux traitements », relevant notamment qu’« une molécule, l’agomélatine, encore à l’étude, agit en régulant l’horloge interne du malade. Et sans les effets secondaires des précédentes classes d’antidépresseurs»

19 02 08
Cannabis : « Fumette junior, risque majeur » Libération
Libération revient sur les derniers chiffres de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, observant que « la France, si répressive, se trouve parmi les plus gros consommateurs de cannabis en Europe, avec 1,2 million d’usagers réguliers (plus de 10 fois par mois) et 550 000 usagers quotidiens ».
Le journal indique qu’une analyse portant sur les usagers les plus jeunes de « diverses substances psychoactives en Europe et en France », publiée dans Médecine Sciences, « démontre les liens entre précocité des premières expériences et risque d’addiction, notamment au cannabis ».
Libération livre un entretien avec le coauteur de cette étude, François Beck, sociologue et statisticien au Cesames (Centre de recherche psychotropes, santé mentale, société, CNRSInserm- Université Paris-V).
Le spécialiste de l’épidémiologie des drogues déclare notamment : « Nous avons essayé de comprendre l’évolution des consommations entre 11 et 18 ans. […] La précocité est un très mauvais signe. 58 % des jeunes de 17 ans qui déclarent avoir fumé leur premier joint avant 12 ans fument quotidiennement du cannabis, alors que seuls 3 % de ceux qui ont commencé à 16 ans en fument tous les jours ».
« Certes, rares sont les jeunes qui goûtent au cannabis avant 12 ans. […] Mais il n’en demeure pas moins que la précocité est un indicateur fort de situation à risque », poursuit François Beck.

20 02 08
« La conscience professionnelle jusqu’au suicide »
Libération
Libération note à son tour que « près de Boulogne-sur-Mer, un médecin s’est donné la mort, estimant avoir commis une erreur de diagnostic ». Le journal indique que le Dr Jean-Jacques Fougeron, généraliste au Portel, « s’est suicidé le mardi 5 février, dans sa salle de bains, après une nuit blanche passée à tourner et à retourner le problème avec sa femme. La veille, un de ses nouveaux patients, un homme d’une quarantaine d’années, avait été victime d’un infarctus, juste après une consultation chez lui. Un cas indétectable, ses confrères en mettraient la main au feu ».
« Analyse confirmée par le procureur de la République, Gérald Lesigne : les troubles n’étaient pas «immédiatement décelables» », poursuit Libération. Le quotidien cite notamment Laurent Feutry, maire du Portel et également médecin
généraliste, qui remarque : « Voilà un médecin près de la retraite, qui regarde son passé avec sérénité. Puis il reçoit un coup de téléphone d’un proche de ce patient, qui lui aurait

13/20
tenu des propos lui faisant craindre une judiciarisation du dossier ». De son côté, le président de l’Ordre des médecins du Pas-de-Calais, Marc Biencourt, déclare : « Il y a un mal de vivre de la profession. Certes, notre confrère s’est culpabilisé à outrance, et je pense que son degré de surmenage a été mal évalué par son entourage. […] Mais 12 heures de consultation non-stop provoque un stress, qui est de plus en plus difficile
à supporter quand on vieillit et que les capacités de travail diminuent ». Libération indique que le praticien « pointe le taux de suicides dans la profession : 14% au lieu de 4 % dans la population globale », et « demande un suivi médical des médecins libéraux, dans un environnement spécifique qui leur garantit l’anonymat ».

21 02 08
« Les hommes consomment plus d’alcool, les femmes plus de psychotropes » La Croix
La Croix indique que « l’Insee publie une vaste enquête sur les différences hommesfemmes, […] dans des domaines aussi divers que la santé, l’emploi, les salaires ou l’éducation ».
Le journal se penche sur le volet santé de l’enquête, notant que « l’organisme présente un éclairage particulier et riche d’enseignements de la consommation des substances psychoactives, alcool, tabac, cannabis et psychotropes, en s’appuyant sur le baromètre santé 2005 de l’Inpes ».
La Croix cite ainsi cette étude de l’Insee, qui remarque que « l’usage régulier de substances psychoactives est davantage un comportement masculin. Seule exception à cette règle, la consommation de médicaments psychotropes, majoritairement féminine ».
Le quotidien précise que « l’âge, le milieu social et l’exercice d’une activité professionnelle ont également une forte influence » sur les comportements. Le journal observe ainsi que « si les hommes sont de plus grands buveurs, l’écart avec les femmes se réduit avec l’âge. De même, pratique jeune et masculine, l’usage du cannabis
s’effondre avec l’âge ». La Croix ajoute que « chez les hommes, plus on monte dans l’échelle sociale, moins on
consomme de substance psychoactives. […] Les femmes font le chemin inverse : l’usage de ces produits augmente avec la position sociale ». Le quotidien cite Stéphane Legleye, de l’Observatoire des drogues et des toxicomanies, qui
note : « On peut supposer que plus les femmes montent dans l’échelle sociale, plus elles ont les moyens de transgresser les stéréotypes et de masculiniser leur consommation ».(Etude consultable sur le site de l’Insee)

25 02 08
De plus en plus de médecins « victimes de «burn out» » Le Figaro
Le Figaro observe que les médecins généralistes « expriment un malaise persistant face à des conditions de travail dégradées, qui acculent certains d’entre eux au burn out, l’épuisement professionnel ».
Le journal note que « le récent suicide d’un généraliste du Nord-Pas-de-Calais […] illustre tragiquement la pression à laquelle la profession est soumise ». Le quotidien cite Thierry Le Brun, vice-président de MG-France, qui remarque : « On note de plus en plus de cas de burn out, et les taux de suicide sont deux fois plus élevés que
dans le reste de la population ». Le Figaro relève que le responsable « constate aussi «les divorces plus fréquents» et, chez les femmes médecins, un taux de bébés prématurés «plus élevé que dans le reste de la
population» ».
« Les rasions selon lui : «toujours plus de travail, mais sans aide des pouvoirs publics et sans reconnaissance» », poursuit le journal. Le quotidien cite en outre la socioanthropologue Anne Vega, qui précise que « selon la
clientèle que l’on a, le lieu où l’on exerce, le capital dont on dispose pour s’installer, tout change. Les cas d’épuisement professionnel touchent plutôt des médecins ne triant pas leurs patients, exerçant dans des zones isolées ou des banlieues défavorisées ».

« L’interdiction de fumer dans les lieux publics produit déjà des effets sur la santé »
La Croix
C’est ce que remarque La Croix, qui note que « depuis janvier, les admissions aux urgences pour infarctus du myocarde ont baissé de 15 % » par rapport à janvier 2007. Le journal ajoute qu’« une baisse du même ordre est relevée concernant les admissions pour accident vasculaire cérébral ».
La Croix indique que ces données « spectaculaires » ont été communiquées par le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpêtrière, « missionné par le ministère de la Santé pour conduire cette surveillance ».
Le praticien précise cependant qu’« il n’y a pas encore de certitude absolue et nous devrons encore attendre quelques mois pour confirmer la tendance ». (Etude disponible sur le site de La Croix)

26 02 08
« En Argentine, la téléréalité lutte contre l’obésité » La Croix
La Croix consacre un article à une émission de téléréalité argentine, intitulée « Question de poids » [sic], dans laquelle « les participants [tous obèses] doivent perdre des kilos pour rester en course ».
Le journal précise que « le gagnant, élu par les téléspectateurs à la fin de l’année, se verra offrir de l’argent ou un appartement ». Le quotidien explique que « le programme, durant lequel des reportages sont présentés, est diffusé du lundi au vendredi pendant une heure et demie. […] Tous les jours, les participants […] se rendent à la clinique d’Alberto Cormillot, un célèbre nutritionniste. Pas de chirurgie au programme : le traitement repose sur la diète et l’exercice physique, sous contrôle médical et psychologique ».
La Croix observe que « pour ceux qui réussissent, l’adaptation à la nouvelle silhouette est parfois difficile », et se penche sur « ceux qui quittent le programme ». Le journal cite le nutritionniste, qui déclare que « tous ont accès à vie à ma clinique, gratuitement ».
La Croix note ainsi qu’« un des buts de l’émission [est de] changer les mentalités dans un pays où 49,5% de la population est concernée par l’obésité ».

27 02 08
« Et si le Prozac n’avait aucune efficacité ? » Le Parisien, Le Figaro
C’est ce que se demande Le Parisien. Le journal rend compte d’une étude britannique publiée hier dans Plos Medicine, relevant que « le Prozac et ses semblables ne seraient pas plus efficaces contre la dépression que…
le sucre ! ».
Le Parisien explique que « les chercheurs de l’université de Hull (Yorkshire) ont réuni, afin de les comparer, diverses enquêtes publiées ces dernières années concernant plusieurs antidépresseurs de la même famille comme Prozac, Effexor ou encore Deroxat ».
« Mais les scientifiques anglais ne se sont pas arrêtés là puisqu’ils ont réussi à mettre la main sur des études non divulguées jusque-là par les laboratoires fabriquant ces médicaments », poursuit le quotidien.
Le Parisien note ainsi que « sur les personnes légèrement dépressives, les effets de ces antidépresseurs sont similaires à ceux de molécules placebo remplies de sucre. Les «pilules du bonheur» sont significativement plus efficaces que les gélules sucrées uniquement lorsqu’elles sont administrées à des dépressifs sévères ».
Le journal cite le Pr Maurice Ferreri, chef du service de psychiatrie de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, qui remarque que ces résultats « ne sont pas si éloignés de ce que recommande en France la Haute Autorité de santé. Les médicaments ne doivent être administrés que lorsqu’il y a une dépression caractérisée ».
Le praticien observe toutefois que « trop d’antidépresseurs sont donnés sans raison à des non dépressifs. Et trop de dépressifs sévères n’ont pas de traitements ». Le Figaro note également sur sa Une que « l’efficacité du Prozac [est] remise en question ». Le quotidien relève que les résultats de cette étude « n’étonnent pas le psychiatre Michel Patris qui préconise aux médecins de «moins prescrire» ».
Le journal publie ainsi un entretien avec le chef de service de psychiatrie au CHU de Strasbourg, qui déclare notamment que ces résultats « ne m’étonnent pas » et indique qu’« il faut avant tout accompagner les patients et ne pas leur faire croire qu’une simple petite pilule résoudra leurs difficultés ».
Le Figaro retient en outre que « les laboratoires ne publient que les études donnant des résultats positifs. L’efficacité des médicaments est donc largement exagérée ».

28 02 08
« Roselyne Bachelot dévoile son plan pour les jeunes » Libération, Le Figaro, Le Parisien, La Croix
Libération note en effet que « la ministre de la Santé a présenté, hier, les grandes lignes du plan «santé jeunes», qui vise d’abord à prévenir les conduites à risques, par la lutte contre l’anorexie, la promotion des bonnes habitudes alimentaires et la lutte contre les pratiques addictives comme l’alcool ».
Le journal remarque notamment que « la vente d’alcool devrait être purement et simplement interdite aux mineurs. […] Le plan reprend aussi les annonces de la ministre, visant à supprimer la publicité pour certains produits alimentaires en marge des émissions destinées aux enfants ».
« Il reprend aussi des annonces visant à faire appliquer réglementairement, pour la prochaine rentrée, des recommandations nutritionnelles dans les cantines », ajoute le quotidien.
Libération note en outre que « pour les jeunes mannequins, Roselyne Bachelot envisage d’imposer des seuils pour le poids et l’indice de masse corporelle, vérifiés lors des visites médicales obligatoires ».
Le journal relève que « des mesures seront prises pour aider les étudiants et les jeunes les plus vulnérables grâce à la généralisation des «maisons des adolescents» dans tous les départements d’ici à 2010 ».
Libération indique par ailleurs qu’« à partir du 1er janvier 2009, le plan prévoit d’ouvrir à tous les jeunes de 16 à 25 ans une consultation annuelle de prévention gratuite, chez le médecin généraliste de leur choix ».

La Croix aborde aussi ce plan « santé jeunes », qui « vise à prévenir les conduites à risque ».
Le journal retient la « consultation médicale annuelle et gratuite pour les 16-25 ans », ou encore note qu’au sein des « maisons des adolescents », « il sera créé une équipe mobile pluridisciplinaire pour aller au-devant des jeunes qui sont mal dans leur peau, mais ne franchissent pas spontanément les portes de l’institution ». La Croix aborde toutefois « un gros manque : le plan n’évoque ni l’engorgement des centres médico-psychologiques, ni le besoin de lits d’hospitalisation pour les jeunes en mal-être ». Le quotidien indique que « le gouvernement promet de s’y atteler dans une deuxième étape».
Le Figaro titre quant à lui un article : « Un plan antialcool et cannabis pour les jeunes ». Le journal retient en effet que « les mesures présentées par la ministre de la Santé prévoient un test de repérage de l’usage régulier de cannabis ». Le quotidien rappelle que « la consommation de cannabis a fortement augmenté entre 1993 et 2003. […] La consommation d’alcool est, elle aussi, devenue problématique chez les jeunes ».
Le Figaro observe par ailleurs que « même si la France est plus épargnée que ses voisins en ce qui concerne l’obésité, nous sommes sur une pente ascendante », ou encore note que « le ministère de la Santé propose de créer un délit pour les supports médiatiques faisant l’apologie de l’anorexie ».

« Stress au travail – L’état d’urgence » L’Express numéro 2956
L’Express constate en effet dans un dossier que « la souffrance des salariés devient un enjeu majeur ».
« Pour le gouvernement, d’abord : Xavier Bertrand veut ouvrir le dossier et attend un rapport. Pour les entreprises, ensuite: elles commencent à peine à prendre le mal à la racine », poursuit le magazine. L’Express indique ainsi que « les deux experts qui s’apprêtent à remettre un rapport sur le stress au travail proposent plusieurs pistes en avant-première ». L’hebdomadaire relève notamment que Philippe Nasse, statisticien et vice-président du Conseil de la concurrence, et Patrick Légeron, psychiatre et patron du cabinet de conseil Stimulus, « proposent de «construire un indicateur national neutre, transversal et scientifique pour mesurer l’ampleur du problème en combinant approche ergonomique et regard médical» ».
Le magazine ajoute que « le rapport propose le lancement d’une campagne nationale d’information consacrée au stress, relayée dans les branches professionnelles et dans les entreprises ».
L’Express note en outre que « les rapporteurs prônent la méthode douce. Pas question de légiférer sur le stress. «En revanche, les pouvoirs publics doivent pousser les entreprises à s’intéresser davantage aux risques psychosociaux, souligne Patrick Légeron. A eux de revaloriser le rôle des acteurs de l’entreprise qui se trouvent en première ligne: les médecins du travail, les DRH, les CHSCT, etc.» ».
L’hebdomadaire rappelle que « des travaux scientifiques le démontrent: le stress peut provoquer certaines pathologies. Les facteurs de risque sont repérables ».

« Un nouveau drame relance le débat sur l’euthanasie »
Le Figaro, La Croix
Le Figaro consacre un article à Chantal Sébire, 52 ans, « en sursis depuis qu’elle souffre d’un esthésioneuroblastome, une tumeur évolutive des sinus et de la cavité nasale ». Le journal indique que « cette maladie orpheline (seuls 200 cas ont été recensés dans le monde en 20 ans) et incurable la défigure et lui cause d’insupportables douleurs. Après le goût, puis l’odorat, elle vient de perdre la vue ». Le quotidien remarque que « refusant de «devenir un légume»et demandant «à partir sereinement», Chantal a lancé un appel au secours auprès des médias et du président de la République pour qu’une loi sur l’euthanasie soit votée ».
Le Figaro note que cette « démarche relance le débat sur «le droit de mourir dans la dignité» ».
Le journal observe que « libre de ses gestes, […] Chantal refuse catégoriquement le suicide. Pour «cette battante qui veut terminer la tête haute, ce serait une capitulation face à la maladie», explique [son médecin traitant] le Dr Emmanuel Debost. […] «Elle veut rester lucide jusqu’au bout et demande, pour ce faire, que le corps médical l’accompagne dans sa volonté» ».
Le Figaro relève cependant que « Chantal se dit aujourd’hui dépassée par l’impact médiatique naissant de son témoignage ». Le journal en profite pour noter que « depuis le cas Vincent Humbert, la fin de vie crée la polémique », observant que « les opposants à l’euthanasie demandent le développement des unités de soins palliatifs, alors que ses partisans réclament une «aide active à mourir»

29 02 08
Prozac ou Seroxat : « Des résultats certains pour les cas sévères »
Libération, L’Humanité
Libération revient sur « l’étude qui a fait grand bruit, indiquant que les antidépresseurs de nouvelle génération,  comme le Prozac, seraient sans effet ». Le journal note qu’« hier, l’Afssaps a indiqué qu’elle «avait pris  connaissance de cette métaanalyse qui n’apporte pas d’informations fondamentalement nouvelles sur l’efficacité des
antidépresseurs, et ne remet pas en cause leur balance bénéfices-risques» ». Le quotidien livre un entretien avec Bruno Falissard, psychiatre et directeur de recherche à l’Inserm, qui s’interroge : « Pourquoi tout ce tintamarre sur quelque chose que tout le monde sait ? ».
Le professeur de santé publique remarque que cette étude « montre que les antidépresseurs de nouvelle génération donnent des résultats certains pour les dépressions sévères, ce que tous les cliniciens savaient. […] Quant aux personnes souffrant d’une dépression légère, il n’y a pas ou peu de résultats, pas plus en tout cas que le placebo. Mais les psychiatres le savent aussi ».
Bruno Falissard déclare qu’« il faut sortir du manichéisme, et ne pas occulter la très grande difficulté de tirer des conclusions claires. Car dans ces essais, peut-être plus que dans d’autres, il y a une infinité de biais ».
Le psychiatre ajoute que si le bruit généré par cette étude « pouvait faire en sorte que les psychothérapies aient un peu plus de place, et les antidépresseurs un peu moins, tout cela n’aura pas été inutile ».

L’Humanité aborde également ces « pâles antidépresseurs ». Le journal rappelle que la France en est « le premier consommateur au monde ». Le quotidien relaie lui aussi la réaction de l’Afssaps, qui observe que « l’effet placebo peut avoir une certaine efficacité dans le traitement de la dépression d’intensité légère ». L’Humanité continue de citer l’Afssaps, qui note que « l’efficacité des antidépresseurs dans la prise en charge de la dépression d’intensité modérée à sévère est réelle, bien que modérée en moyenne sur l’ensemble des patients ».
« Comprenne qui pourra », remarque L’Humanité.

Revue de presse santé psy – Janvier 2008

Revue de presse santé psy – Janvier 2008


Source Mediscoop


3 01 08
« Les associations s’inquiètent du retard du plan Alzheimer »
Les Echos, L’Humanité
Les Echos font savoir que « l’Union nationale des Associations France Alzheimer se disent «inquiètes et déçues» du retard pris dans la présentation du plan 2008-2012 de lutte contre la maladie d’Alzheimer ».
Le journal rappelle que Nicolas Sarkozy avait « annoncé une consultation des professionnels et la présentation du financement du plan avant la fin de 2007, pour une mise en œuvre «dès le 1 er janvier 2008» ».
« Or la concertation n’a pas encore eu lieu », poursuit le quotidien.

4 01 08
« Le téléphone mobile pour enfants, cadeau de plus en plus suspect »
Libération, L’Humanité
Libération note sur une page qu’« alors qu’un nouveau téléphone portable destiné aux enfants vient d’être commercialisé, le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports a «invité» mercredi les familles et les parents «à la prudence et au bon usage dans leurs achats et l’utilisation de tels dispositifs» ».
Le journal précise que « le ministère indique toutefois qu’«aucune preuve scientifique ne permet aujourd’hui de démontrer que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque notable pour la santé» ». Le quotidien observe que « cette prise de parole aux raisons et au «timing» assez obscurs a fait bondir deux associations en croisade contre la téléphonie mobile, Agir pour l’environnement et Priartém (Pour une réglementation des implantations d’antennes relais de téléphonie mobile) ».
Libération cite Janine Le Calvez, présidente de Priartém, qui remarque que « ce communiqué est plein de contradictions, car il est dit à la fois qu’il n’y a pas de problème mais qu’il faut faire attention ».
Le journal ajoute que « pour Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’environnement, il s’agit certes d’une «avancée incontestable», mais qui arrive après que les achats de Noël ont été faits ». Pour lui, « le ministère aurait plutôt réagi «sous la pression médiatique» », continue Libération.
Le quotidien estime que « peut-être, aussi, que le ministère a juste dégainé le sacro-saint principe de précaution pour prévenir tout reproche futur ».
Le journal note en tout cas que « les deux associations ont réagi […] en menaçant de «porter l’affaire sur le terrain judiciaire, faute d’engagements politiques forts en faveur d’une réglementation interdisant la commercialisation des portables pour enfants» ».
Libération relève qu’« à la Direction générale de la santé, on se borne à répéter qu’il s’agit seulement d’un «rappel des mises en garde concernant les enfants» et qu’on attend les résultats des études en cours ».
L’Humanité retient pour sa part que « le portable pour enfants [est] mis sur liste rouge ».
Le journal remarque ainsi qu’« après des années de silence complaisant, le ministère alerte sur les risques liés à l’utilisation du téléphone mobile pour les enfants ».
Le quotidien cite également Janine Le Calvez, qui indique que « tous les résultats connus sont préoccupants et vont dans le même sens : au-delà de 10 ans et pour des utilisations prolongées, les risques de cancer du cerveau, gliomes, méningiomes, neurinomes mais aussi cancer des glandes salivaires augmentent ».
L’Humanité note en effet que « c’est ce que démontre une partie des résultats de l’étude Interphone lancée en 2000 dans 13 pays » auprès d’une population adulte.
Le journal relève que « les résultats globaux, prévus pour fin 2003, se font quelque peu attendre ». La présidente de Priartém précise que « les enfants, dont le cerveau est plus sensible, le système neurologique plus fragile, la boîte crânienne plus fine, absorbent 60 % de plus de rayonnement électromagnétique que les adultes ».

Plan Alzheimer : les principales mesures annoncées « lors de la seconde quinzaine de janvier »
Les Echos
Les Echos remarquent en bref que « suite aux critiques des associations sur les retards du plan Alzheimer, l’Elysée a indiqué hier que les principales mesures seraient annoncées «lors de la seconde quinzaine de janvier» ». Le journal cite ce communiqué, qui précise qu’« une personnalité sera chargée prochainement d’animer et de coordonner la mise en œuvre » du plan.

« Des stages payants de « sensibilisation » pour les fumeurs de cannabis »
Le Monde
Le Monde revient sur la « nouvelle arme anti-drogue du gouvernement ».
Le quotidien rappelle en effet qu’« à partir du 1er janvier, des « stages de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants » pourront être imposés aux consommateurs de drogues interpellés sur la voie publique ».
Le journal explique que « cette sanction « pédagogique » sera payante et visera surtout les jeunes fumeurs de cannabis ».
« Le gouvernement fait le pari que [ce stage] peut modifier leurs comportements », poursuit Le Monde.
Le quotidien cite Etienne Apaire, président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, qui explique que « l’idée, c’est de cumuler sanction et transmission d’informations sur la dangerosité des drogues ».
Le Monde note ainsi que « trois thèmes seront abordés [lors de ces stages] : les effets des stupéfiants sur la santé, la loi et les conséquences de sa transgression, les aspects sociaux de l’usage de drogues (risques pour soi et pour autrui, trafics, violences…). […] Ceux qui le désireront pourront être orientés vers un dispositif de soins ».
Le journal observe que « les associations intervenantes en toxicomanie sont sceptiques ».
« Si elles reconnaissent que la dynamique de groupe peut être intéressante, elles s’insurgent contre le caractère payant des stages », remarque Le Monde.
Le quotidien ajoute que « le fait que les stages de sensibilisation ne visent que les personnes interpellées inquiète aussi les associations. La quasi-totalité des fumeurs du cannabis restant à domicile, le dispositif ne peut concerner que les jeunes, souvent en difficulté, qui prennent le risque de consommer dans la rue ».
Le Monde précise toutefois que « malgré ces réticences, certains professionnels sont prêts à s’engager dans le dispositif ».

07 01 08

« Pays-Bas : alerte aux champignons hallucinogènes »
Le Parisien
Le Parisien note en effet sur deux pages que « depuis la mort d’une jeune Française de 17 ans en mars dernier à Amsterdam, le débat s’est engagé autour de la vente libre des champignons hallucinogènes ».
Le quotidien se penche ainsi sur ces « champignons très forts en psylocibine, une drogue hallucinatoire majeure, en vente libre [dans ce pays]. Grâce à Internet, ils sont distribués partout dans le monde, faisant fi des législations », ajoute le journal.
Le Parisien relève que les vendeurs « promettent une bonne tranche de rire aux usagers, très souvent des touristes. Mais certains au contraire se voient entourés d’ombres malveillantes, entendent des voix, assaillis par l’angoisse. […] Les urgences voient de plus en plus défiler chaque week-end des touristes venus s’ébaudir dans la liberté néerlandaise au risque d’y laisser leur vie ».
Le journal note que « le débat fait rage. […] Dans ce pays libéral, des voix s’élèvent contre le narcotourisme ».
Le quotidien indique que « l’interdiction totale pourrait être votée d’ici à quelques semaines ».

08 01 08

« Anorexie : décoder les premiers symptômes »
Le Figaro
Catherine Petitnicolas remarque dans Le Figaro que « bien des hypothèses ont été formulées pour expliquer ces désordres du comportement alimentaire [que sont l’anorexie et la boulimie], aux répercussions très sévères tant physiques que psychiques ».
La journaliste indique qu’« une étude américaine publiée dans une revue spécialisée de pédiatrie et de médecine de l’adolescent pointe le fait que d’avoir très peu de repas familiaux en commun est un facteur facilitateur ».
Catherine Petitnicolas relève ainsi que « selon l’équipe de Diane Neumartk-Sztainer, épidémiologiste à l’université de Minnesota, à Minneapolis (Etats-Unis), les très jeunes filles qui partagent plus de cinq fois par semaine la table familiale auraient par la suite moins tendance à se jeter dans des régimes draconiens, à se faire vomir ou à avoir recours à des pilules pour maigrir, des diurétiques ou des laxatifs ».
« En revanche, ceci n’est pas confirmé chez les garçons de même âge », précise la journaliste.
Catherine Petitnicolas cite pour l’occasion le Pr Maurice Corcos, chef du service de psychiatrie de l’adolescent à l’Institut mutualiste Montsouris, à Paris, qui rappelle : « Nous savons bien depuis longtemps que la table est également un lieu relationnel, un lieu d’échange où l’affectivité est primordiale ».
La journaliste observe ainsi que « le fait de ne plus pouvoir partager les repas avec ses proches est un symptôme d’alerte que les parents doivent savoir repérer et décoder ».

10 01 08

« Pourquoi les Français sont moins obèses que les autres »
Le Point numéro 1843
C’est ce qu’explique Le Point sur trois pages.
L’hebdomadaire relaie ainsi les conclusions que tirent le sociologue Claude Fischler et la psychologue Estelle Masson, dans un livre intitulé « Manger. Français, Européens, Américains face à l’alimentation » (Odile Jacob), après avoir enquêté auprès de 7 000 personnes aux Etats-Unis et dans cinq pays d’Europe.
Le magazine retient avant tout que « dans notre culture, le repas demeure un rituel de convivialité qui nous protège (un peu) des ravages de la «malbouffe» ».
Le Point livre les propos de Claude Fischler, qui déclare notamment : « De tous les pays développés et connaissant le même type d’environnement, la France est, avec le Japon, celui qui est encore le moins touché par l’obésité ».
« Pour les Français, bien manger, c’est certes manger varié et équilibré, mais surtout «convivial» : le plaisir se partage et le partage fait plaisir », poursuit le directeur de recherche au CNRS.
Claude Fischler ajoute qu’« un sous-échantillon de médecins a répondu au même questionnaire que les profanes. C’est frappant : les différences culturelles dans le domaine alimentaire sont si marquées qu’elles transcendent dans une large mesure non seulement les classes sociales, mais aussi les compétences médico-scientifiques : sur certaines questions, les médecins sont plus proches de leurs concitoyens profanes que des médecins d’autres pays ».

« Alzheimer : valoriser la recherche médicale »
Les Echos
Alain Perez aborde dans Les Echos le plan Alzheimer, qui « devrait conduire à un renforcement de la collaboration entre la recherche académique publique et le développement industriel ».
Le journaliste remarque que « de très nombreuses équipes de chercheurs sont mobilisées et il s’agit donc d’un véritable cas d’école pour la collaboration public-privé ».
Alain Perez observe toutefois qu’« alors que les chercheurs français ont réussi des percées originales et de niveau mondial dans le domaine de la maladie de Parkinson, ils sont clairement en retard dans la MA ».
Le journaliste note en outre que « tout ou presque reste à faire », relevant que « les quatre molécules actuellement sur le marché possèdent une «efficacité modeste» ».
Alain Perez relève notamment que « selon Christian Lajoux, président des entreprises du médicament (Leem), 118 laboratoires dont 80 sociétés de biotech ont dans leurs cartons pas loin de 150 molécules ciblant la MA. En France, 6 laboratoires et 2 sociétés de biotech ont engagé des programmes de recherche ».

11 01 08

« Surdité : réticences sur le dépistage néonatal »
Libération, Le Parisien
Eric Favereau note dans Libération qu’« a priori, un dépistage néonatal systématique des enfants sourds ne pose pas de problème éthique ».
« Pourtant, il aura fallu pas moins de 25 versions au Comité national d’éthique pour rendre un avis sur cette question », observe le journaliste.
Le président de l’organisme, le Pr Didier Sicard, déclare : « Evidemment, nous ne sommes pas contre le dépistage, mais nous sommes réservés sur le côté systématique, et surtout nous ne sommes pas pour que l’on dépiste dès les premiers jours de la vie ».
Eric Favereau observe que « la question se révèle complexe. Qu’est ce que la surdité ? Est-ce un handicap, ou une maladie qui se soigne à l’instar de la mucoviscidose ? Faut-il se précipiter dès la naissance pour la détecter, afin d’installer au plus vite des implants cochléaires au nourrisson pour qu’il puisse faire l’apprentissage de la parole ? ».
« Mais si tel est le cas, pourquoi, comme le notent les sages, «les sourds dans leur grande majorité sont-ils farouchement opposés à ce type de dépistage» ? », poursuit le journaliste.
Eric Favereau relève en outre que « le retard dans le diagnostic peut constituer une évidente perte de chances pour l’enfant. En même temps, la question du dépistage ne se pose de la même façon quand les parents de l’enfant sont sourds, ou quand ils ne le sont pas ».
Le journaliste cite les conclusions des sages, qui estiment que « si le dépistage d’une surdité profonde doit être réalisé aussi précocement que nécessaire, […] les tests réalisés trop précocement ne sont pas suffisamment fiables pour faire l’objet d’une généralisation systématique ».
Eric Favereau note que le Comité « préconise «le concept de repérage orienté des troubles des capacités auditives plutôt qu’un dépistage néonatal généralisé» ».
Le Parisien constate également que « le dépistage de la surdité [est] remis en cause ».
Le journal note que selon le CCNE, « les tests ultraprécoces […] ne sont ni fiables ni satisfaisants concernant le suivi psychologique des parents », le Comité redoutant « une médicalisation excessive de la surdité ».
Le quotidien cite le Pr Jean Dagron, de la Fédération nationale des sourds de France, qui remarque qu’un test de dépistage dès les premiers jours de l’enfant « est beaucoup trop tôt. Cela assimile la surdité aux autres maladies graves. […] Le risque étant un traumatisme des parents et un rejet du bébé ».

15 01 08

La cocaïne est « vite nocive »
Sciences et Avenir numéro 731
Sciences et Avenir observe que « la consommation occasionnelle de cocaïne, même une seule fois par mois, suffit à exercer un effet sur le comportement ».
Le magazine indique que c’est ce que viennent de prouver des psychologues des universités de Leyde et d’Amsterdam, aux Pays-Bas, dans PLoS One.
Sciences et Avenir explique qu’« au cours d’un test, des volontaires devaient appuyer sur une touche d’ordinateur lorsqu’une flèche apparaissait à l’écran et ne pas le faire lorsque celle-ci passait au rouge; les usagers occasionnels de la drogue ont eu plus de peine à obéir au signal rouge de stop. Et ce d’autant plus que leurs habitudes de consommation «occasionnelle» de cocaïne duraient depuis longtemps ».
Le mensuel cite Laurent Karila, médecin de la consultation cocaïne à l’hôpital Paul-Brousse à Villejuif, qui remarque que « ce résultat montre que les effets de la cocaïne sont encore pires que ce l’on croyait. Sa toxicité, qui finit par provoquer des troubles psychiatriques et cardio-vasculaires graves, semble agir très tôt, même chez des patients sans antécédents particuliers ».
« Elle est autrement plus redoutable que celle de cannabis et d’autant plus pernicieuse que la dépendance est très forte, même si la consommation est espacée dans le temps », poursuit le praticien.
Sciences et Avenir ajoute que « dans leur étude, les auteurs soulignent que le retard d’inhibition chez les consommateurs occasionnels peut déjà les gêner pour s’arrêter à temps à un feu rouge ».

16 01 08

« Difficultés d’endormissement chez les enfants : pas de médicament »
Prescrire numéro 291
Prescrire note en effet que « la prise en charge des troubles de l’endormissement chez les enfants repose sur des mesures non médicamenteuses : une bonne hygiène du sommeil en premier lieu ».
La revue « déplore la nouvelle indication officielle de l’hydroxyzine comme hypnotique chez les enfants à partir de 3 ans (sous forme de sirop) ».
Prescrire rappelle que « l’efficacité de l’hydroxyzine n’est pas démontrée dans cette indication, alors que ses effets indésirables nombreux et parfois graves sont connus depuis plusieurs années : troubles neurologiques et psychiques, réactions allergiques graves, etc. ».
Le mensuel constate en outre que « l’hydroxyzine sous forme sirop contient de l’alcool et des substances susceptibles d’entraîner des convulsions (dérivés terpéniques) ».
Et « la seringue orale est graduée en ml, alors que sa posologie est exprimée en mg, ce qui fait craindre des surdoses par erreur de conversion », poursuit la revue.

17 01 08

Le thermalisme pour soigner la dépression
Le Parisien
Le Parisien fait savoir qu’aujourd’hui, « une équipe de chercheurs français rend publique une vaste étude démontrant pour la première fois les effets bénéfiques du thermalisme sur la dépression ».
Le journal cite le Dr Olivier Dubois, coordonnateur de l’enquête, psychiatre à la station thermale de Saujon (Charente-Maritime), qui remarque que « cette méthode s’avère beaucoup plus efficace que certains médicaments ».
Le Parisien explique que cette étude, intitulée Stop-Tag, a été réalisée auprès de 318 personnes : « Les patients ont été partagés en deux groupes. Le premier a bénéficié de 3 semaines de soins thermaux […] et le second a reçu un traitement médicamenteux à base de Deroxat ® ».
Le quotidien note que « selon l’évaluation des deux groupes réalisée 8 semaines après le début du traitement, la diminution des symptômes anxieux, comme les troubles du sommeil, est beaucoup plus importante chez les curistes ».
Le Dr Dubois précise : « Ils sont 50 % à aller mieux contre 35 % pour le groupe sous médicament ».
Pour expliquer ces résultats, le psychiatre observe notamment que « des études ont montré que l’action de l’eau sur la peau stimule les cellules qui agissent sur la glande surrénale, impliquée dans le stress. Il y a aussi une action positive sur la fabrication par notre organisme des opioïdes endogènes, des molécules permettant de lutter contre la douleur ».
Olivier Dubois ajoute : « Il est temps de prendre au sérieux les vertus du thermalisme dans les troubles psychiques. Pourquoi ne pas l’envisager avant de prescrire des médicaments ? On peut faire les deux ».

18 01 07

« La dérive du marché des médicaments psychotropes »
L’Humanité
L’Humanité remarque que « la revue Prescrire, lors de la remise de la pilule d’or hier, a organisé un débat sur la surconsommation des psychotropes en France et le rôle joué par les laboratoires ».
Le journal indique ainsi : « Le diagnostic est brutal. Pendant 5 ans, Prescrire a analysé les médicaments psychotropes nouvellement mis sur le marché. Conclusion : aucun progrès thérapeutique n’a été réalisé pour la prise en charge des maladies psychiques ».
L’Humanité rappelle en outre que « la France est le champion du monde de la consommation d’antidépresseurs, neuroleptiques et autres psychostimulants ».
Le quotidien note que lors de ce débat, « des psychiatres et des pharmacologues se sont penchés sur «le marché des médicaments psychotropes : la dérive» ».
L’Humanité relève notamment que « ceux qui en auraient le plus besoin ne bénéficient pas de médicaments vraiment innovants et les autres sont surmédicalisés, avec des conséquences pas anodines pour leur santé ».
Le journal ajoute que « l’exemple des antidépresseurs est frappant : les laboratoires opèrent un glissement de leurs indications vers des troubles anxieux, le stress post-traumatique et même le traitement de la boulimie ».
Le quotidien aborde les effets secondaires de ces nouvelles molécules, « éléments presque systémiquement passés sous silence par les laboratoires ».
L’Humanité note enfin dans un encadré que la pilule d’or de Prescrire pour 2007 a été attribuée au Carbaglu ®, prescrit chez « les enfants atteints d’un trouble rare et mortel du cycle de l’urée ».
« Au tableau d’honneur, on trouve également le Glivec ®, dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique, et le Herceptin ®, dans le traitement adjuvant de certains cancers du sein », poursuit le journal.

« Les médecins prescrivent aussi des substances inactives »
Le Figaro
Jean-Michel Bader indique dans Le Figaro qu’« une jeune étudiante en médecine de l’université de Chicago s’est lancée dans une enquête importante pour évaluer la fréquence de prescription des placebos, et les raisons qui poussent les médecins américains à les délivrer à leurs patients ».
Le journaliste note qu’« avec l’aide d’un professeur de médecine de la même université, John Hickner, Rachel Sherman a envoyé un questionnaire très détaillé à 466 spécialistes de médecine interne des trois plus gros centres hospitalo-universitaires de l’État du Michigan. Elle en publie les résultats dans le Journal of General Internal Medicine ».
Jean-Michel Bader précise que « les questions portaient sur la définition d’un placebo, leur utilisation, l’information donnée au patient qui le reçoit, la valeur thérapeutique et les bénéfices attendus ».
Le journaliste relève que « 45 % des médecins hospitaliers interrogés utilisent les vertus du placebo (qu’il s’agisse de gélules de sucre ou d’amidon). De surcroît, 15 % des praticiens prescrivent des placebos jusqu’à 10 fois par an, et 8 % en prescrivent plus de 10 fois chaque année. Enfin, 80 % pensent que leurs collègues ont recours au placebo ».
Jean-Michel Bader note que ces praticiens prescrivent un placebo pour « des plaintes vagues non spécifiques, les demandes «injustifiées» d’ordonnances médicamenteuses. Ils cherchent aussi à contrôler la douleur, ou encore à couper court aux plaintes chroniques ».
Le journaliste continue : « Près de 34 % présentent le placebo au malade comme une substance «qui peut vous aider et n’aura pas d’effet indésirable» et 19 % leur disent que «c’est un médicament». Environ 9 % se contentent d’un «c’est une médication sans effet bien spécifique». Seuls 4 % des médecins avertissent qu’il s’agit d’un placebo pur ».
Jean-Michel Bader relève par ailleurs que « sur un plan éthique, ils ne sont que 12 % à estimer que l’usage du placebo devrait être totalement prohibé ».

22 01 08

« Le pouvoir des antidépresseurs remis en cause »
Le Figaro
Catherine Petitnicolas note dans Le Figaro que « l’efficacité des nouveaux antidépresseurs mis sur le marché depuis le milieu des années 1980, avec pour chef de file la fluoxétine (alias Prozac ®), est mise en doute par des experts américains de la FDA ».
La journaliste indique en effet qu’« une étude du New England Journal of Medicine démontre que des publications ont exagéré l’efficacité de ces médicaments parés de toutes les vertus par les laboratoires, les médecins et même les malades ».
Catherine Petitnicolas livre les résultats « révélateurs » de cette étude, menée par le Dr Erick Turner, psychiatre et pharmacologue (université de l’Oregon, Etats-Unis), sur « 12 nouveaux antidépresseurs très largement prescrits entre 1981 et 2004 ».
La journaliste observe que « 94 % des médicaments testés avaient des effets positifs. Mais, pour la FDA, juge beaucoup plus sourcilleux, seule la moitié des études soumises à sa sagacité était dans ce cas ».
« Dans l’autre moitié, les médicaments n’avaient pas l’effet escompté. De surcroît, si toutes les études positives, sauf une, ont donné lieu à publication dans la littérature scientifique, celles qui étaient négatives (33 sur 36 ayant enrôlé 5 212 patients) sont restées dans les tiroirs de la FDA. Ou, pis, elles ont été «maquillées» pour leur donner un aspect positif, contraire au verdict de la FDA », poursuit Catherine Petitnicolas.
La journaliste cite le Dr Turner, qui remarque que « des publications sélectives peuvent conduire les médecins et les patients à croire que ces médicaments sont plus efficaces qu’ils ne le sont vraiment, un résultat susceptible d’influencer les prescriptions ».
Le spécialiste ajoute : « Nous ne savons pas si ces erreurs d’interprétation résultent d’une faute des auteurs ou des sponsors qui ont soumis leur manuscrit, ou d’une décision des éditeurs de ne pas publier certaines études, voire de ces deux parties. Mais une chose est sûre, les médecins prescripteurs et les personnes traitées, les premières concernées, devraient avoir accès à des expertises complètes et non maquillées ».
Catherine Petitnicolas relève que « cette étude apporte de nouveaux arguments aux experts qui dénoncent la dérive du marché des psychotropes, incriminant la logique marchande des firmes ».

« Les ouvriers restent désavantagés face à la maladie et à la mort »
Les Echos, La Croix
Les Echos observent en effet que « dans une étude au titre évocateur, «La double peine des ouvriers», l’Institut national d’études démographiques explique que non seulement les catégories socioprofessionnelles du bas de l’échelle vivent en moyenne moins longtemps que les cadres, mais que, de surcroît, elles passent plus de temps qu’eux en mauvais état de santé ».
Le quotidien remarque que « d’une manière générale, les situations d’incapacité augmentent avec l’âge : à partir de 60 ans, les hommes passent en moyenne trois années de leur vie en ayant de la peine à réaliser des activités élémentaires comme faire sa toilette, s’habiller ou se nourrir ; pour les femmes, qui vivent plus longtemps, cette période s’étend sur 5 ans ».
Le journal précise que « les écarts sont importants selon le type d’activité professionnelle : à 35 ans, les cadres supérieurs ont une espérance de vie de 47 ans, soit 4 années de plus que la moyenne et 6 années de plus que les ouvriers ».
« A partir de cette deuxième tranche de vie, ils peuvent espérer vivre en moyenne 34 ans en bonne forme physique, soit 10 années de plus que les ouvriers », poursuivent Les Echos
Le quotidien relève en outre que « les différences les plus notables concernent les «petites» incapacités (difficulté à voir de près ou de loin, à entendre, à se pencher, etc.) », ou encore remarque que « les personnes sans activité (ni retraité ni chômeur) sont les plus fragiles : elles ont, de loin, l’espérance de vie la plus courte ».
Le journal indique que cela « s’explique pour les hommes par le fait que ceux-ci sont souvent exclus du marché du travail en raison d’un handicap », alors que « les femmes ont beau être plus nombreuses à choisir de rester au foyer (pour élever leurs enfants par exemple), leur espérance de vie est tout de même de 2 ans inférieure à celle des ouvrières ».
La Croix constate aussi que « les ouvriers vivent moins longtemps et en moins bonne santé ».
Le quotidien cite cette étude de l’Ined, publiée dans Population & Sociétés, qui indique entre autres qu’« après 60 ans, les ouvriers et les ouvrières vivront en moyenne plus d’années avec que sans limitations fonctionnelles ». (Etude de l’Ined à télécharger ici)

24 01 08

Un plan contre l’anorexie annoncé en février
Le Parisien
Le Parisien fait savoir brièvement qu’« un plan contre l’anorexie sera annoncé en février, selon le ministère de la Santé ».
Le journal note que ce plan « inclura une charte de bonne conduite, élaborée par un groupe de travail qui rassemble des professionnels de la publicité, des représentants d’associations, des spécialistes scientifiques et des professionnels de la mode ».

24 01 08

« Un lien direct est établi entre stress au travail et affections cardiaques »
Le Monde
Le Monde note que selon une étude britannique portant sur plus de 10 000 fonctionnaires, publiée sur le site du European Heart Journal, « un lien de causalité directe peut exister entre le stress au travail et diverses affections cardiaques, comme l’angine de poitrine et l’infarctus du myocarde ».
Le journal indique que les chercheurs, dirigés par Sir Michael Marmot, professeur d’épidémiologie et de santé publique (University College, Londres), « ont confirmé les données connues sur l’exposition chronique au stress professionnel et l’augmentation du risque de maladies coronariennes. Ils observent aussi que cette association est plus élevée chez les femmes et chez les hommes âgés de moins de 50 ans ».
« Mais ils vont plus loin dans leurs conclusions. […] Ils estiment avoir pu mettre en lumière le fait que le stress peut, à lui seul, être directement à l’origine des accidents cardiaques par l’intermédiaire du système nerveux végétatif, qui assure le contrôle des fonctions respiratoire, digestive, cardio-vasculaire et endocrinienne. Il joue de ce fait un rôle central dans les réponses neuroendocriniennes au phénomène de stress », précise Le Monde.
Le quotidien observe que « l’étude montre notamment que les personnes soumises à des stress chroniques ont plus que d’autres des taux matinaux anormalement élevés de cortisol et que leur appareil cardio-vasculaire n’a plus les mêmes capacités d’adaptation ».
Le Monde ajoute que « ceci ne signifie pas que les facteurs comportementaux ne jouent aucun rôle, mais les chercheurs estiment que ces facteurs – qui peuvent d’ailleurs être induits par le stress – ne joueraient, au total, que pour un tiers dans la genèse des manifestations pathologiques ».

« Le stress est sexué »
Pour la Science numéro 363, La Recherche numéro 415
Pour la Science note qu’« hommes et femmes ne sont pas égaux face aux maladies. Les hommes sont plus souvent victimes d’infections, de maladies cardio-vasculaires et de dépendance aux drogues ou à l’alcool. Les femmes souffrent davantage de maladies chroniques, de dépression et d’anxiété ».
Le magazine observe que « les hormones, les gènes et l’environnement joueraient un rôle », et indique que « Jiongjiong Wang et ses collègues de l’Université de Pennsylvanie, à Philadelphie, et de l’Université Rockefeller, à New York, ont montré que le stress interviendrait aussi, car le stress des hommes n’est pas le même que celui des femmes ».
Pour la Science explique ainsi que, selon des travaux publiés dans Social Cognitive and Affective Neuroscience, « ces biologistes ont observé par IRM fonctionnelle comment le cerveau de 16 femmes et celui de 16 hommes s’activent en réaction à un stress psychologique ».
« Chez les hommes, le cortex préfrontal droit – qui régule les émotions négatives – s’active davantage, tandis que le cortex orbitofrontal gauche – qui a un rôle inhibiteur – est moins stimulé ; ces réactions sont dues à la libération de l’hormone du stress, le cortisol », indique le mensuel.
« En revanche, chez les femmes, c’est le système limbique du cerveau – le cerveau émotionnel – qui s’active, et ce, indépendamment de la concentration en cortisol », poursuit le magazine.
Pour expliquer cette différence, Pour la Science remarque qu’« au cours de l’évolution, les hommes auraient réagi face à des situations psychologiquement stressantes en les affrontant ou en fuyant, d’où les modifications de l’activité cérébrale enregistrées ».
« Au contraire, les femmes auraient contrôlé leur stress de façon émotionnelle en s’occupant de leurs enfants au sein de groupes sociaux », continue le mensuel.
La Recherche aborde aussi cette étude sur « genre et stress ».
Le magazine relève que « ces résultats pourraient expliquer en partie la plus grande vulnérabilité des femmes à la dépression ou à l’anxiété ».

25 01 08

« Suicides : des médicaments placés sous surveillance »
Le Figaro, Les Echos
Le Figaro indique que « la FDA demande aux laboratoires de renforcer les contrôles sur leurs nouvelles molécules, lors des essais cliniques ».
Le journal note en effet que « la FDA a décidé de réclamer depuis quelques mois aux industriels qu’ils étudient de près si les sujets inclus dans les essais cliniques en cours ont ou non un risque suicidaire ».
Le quotidien relève que « tout a démarré après le gros coup dur infligé au géant français Sanofi en juin 2007 :  sa demande d’autorisation de mise sur le marché américain du Rimonabant ®, conçu pour lutter contre l’obésité et le surpoids, mais aussi le diabète gras de la maturité et certaines dyslipidémies, avait été rejetée par l’agence fédérale américaine ».
« Motif : quatre suicides, des troubles de l’humeur, des idées suicidaires et des phobies soudaines avaient effrayé le comité scientifique », rappelle Le Figaro.
Le journal retient qu’« après des décennies de mépris quant aux possibles effets secondaires psychiatriques des médicaments lors d’essais cliniques, l’agence fédérale s’est dotée de nouvelles règles ».
Le quotidien indique que « Jean-Marc Podevin (Sanofi Aventis) confirmait hier que la firme «a bien reçu une demande de la FDA d’utiliser l’échelle de Posner, élaborée pour évaluer le risque de suicide, pour tous les essais cliniques en cours» et ce dès le début du dossier d’enregistrement du Rimonabant ® ».
Le Figaro note que « l’agence a envoyé des lettres officielles en ce sens à la plupart des industriels, mais n’a pas communiqué officiellement sur ce thème ».
Le journal précise que « des médicaments antiépileptiques, des troubles de l’humeur, de l’incontinence urinaire, des médicaments de sevrage tabagique sont dans le collimateur de l’agence fédérale ».
Le Figaro observe cependant que le Dr Kelly Posner (département de psychiatrie, Columbia University, New York) « considère avoir du mal à convaincre ses homologues de l’Afssaps de l’intérêt de cet outil moderne [qu’est l’échelle portant son nom]. À l’Afssaps, on considère, «au contraire, que c’est une préoccupation nouvelle qui va réclamer une concertation supranationale au niveau de l’agence européenne» ».
« Mais, à ce jour, les industriels n’ont pas été sommés de le faire », remarque le journal.
Les Echos relèvent également qu’aux Etats-Unis, « les laboratoires devront mesurer les pensées suicidaires lors des essais cliniques ».

« La dispute conjugale est bonne pour la santé »
Le Figaro, Le Parisien
C’est ce que note Le Figaro, qui aborde une étude américaine à paraître dans le Journal of Family Communication, menée par Ernest Harburg, de l’université du Michigan.
Le quotidien indique ainsi que « les familles qui ne parviennent pas à exprimer leur colère ont un taux de mortalité deux fois plus important que ceux où au moins un partenaire extériorise. Et, après 17 ans, les couples où aucun conjoint n’avait exprimé son courroux avaient environ 5 fois plus de risque d’être tous deux décédés que ceux adeptes de la dispute ».
Le journal précise que l’enquête, menée de 1971 à 1988, « a porté sur l’impact de la colère enfouie et du ressentiment sur la mortalité au sein des couples. Sur les 192 couples étudiés, 26 évitaient tout conflit ».
Le Figaro rappelle que « de précédentes études avaient montré que le fait de réprimer sa colère augmentait les maladies liées au stress comme les problèmes cardiaques ou ceux liés à la tension artérielle ».
Le Parisien note également que « se disputer avec son conjoint peut se révéler bénéfique pour la santé ».

28 01 08

« Les dommages invisibles des explosions sur le cerveau »
Le Figaro, Science
Le Figaro publie un article de la revue Science, qui se penche sur la découverte d’Ibolja Cernak, neurologue à l’hôpital militaire de Belgrade (Serbie), qui, « au cours de la guerre des Balkans de 1990, se trouva confrontée à une énigme : elle voyait des soldats atteints de troubles de la mémoire, de vertiges, de problèmes d’élocution, mais sans trace de blessure ».
Le journal explique que « lorsqu’elle fit réaliser des images par tomographie ou IRM [chez des soldats ayant « survécu à une forte explosion au cours d’un combat »], elle vit des signes d’altération. Dans certains cas, les ventricules du cerveau s’étaient agrandis ou il y avait la trace d’un léger saignement ».
Le Figaro aborde ainsi ce traumatisme appelé shellshock ou choc d’obus, que « docteurs et officiers considéraient [depuis la Première Guerre mondiale] comme un phénomène psychologique transitoire, qui touchait selon eux les soldats plus fragiles mentalement ».
Le quotidien indique que la neurologue « a mené en 1999 une étude auprès de 1 300 soldats blessés au bas du corps, mais pas à la tête. La moitié l’avait été lors d’une explosion, les autres par un projectile. Parmi les premiers, beaucoup se plaignaient d’insomnies, vertiges et pertes de mémoire ».
« Dans ce même groupe, 36 % des victimes avaient montré un électroencéphalogramme irrégulier dans les trois jours suivant le traumatisme, contre 12 % dans le second groupe. Un an plus tard, ils étaient encore 30 %, contre seulement 4 % dans l’autre groupe », poursuit Le Figaro.
Le journal relève que selon Ibolja Cernak, « les ondes de choc se propagent à travers les vaisseaux sanguins du thorax au cerveau et y laissent des traces neurologiques qui peuvent être longues à se manifester. Dans ce cas, les casques ne seraient pas très utiles ».
Le Figaro observe que « la question de savoir comment les déflagrations affectent le cerveau est peu à peu devenue prioritaire en médecine militaire ».
Le quotidien ajoute : « Que le simple fait d’être exposé à une déflagration puisse provoquer des dommages durables au cerveau a ouvert une boîte de Pandore, en particulier pour des vétérans plus anciens. Car cela implique que certains pourraient souffrir de déficits neurologiques non diagnostiqués ou confondus avec un syndrome de stress posttraumatique ».

29 01 08

« La psychiatrie publique oubliée »
Libération
Libération livre sur sa Une et 3 pages « le «J’accuse» de Sandrine Bonnaire ».
Le quotidien indique en effet qu’« à l’occasion de la sortie de son documentaire, «Elle s’appelle Sabine», l’actrice est retournée sur les lieux où a été internée sa sœur, dressant un constat alarmant de la psychiatrie publique ».
Sandrine Bonnaire déclare ainsi : « Sabine a été endormie, enfermée, droguée, et tout cela a servi à quoi ? Pendant ces années-là, on ne comprenait pas. On nous disait que c’était nécessaire, qu’il fallait l’interner. Et nous, avec mes sœurs, on voyait Sabine décliner ».
Libération en profite pour se pencher sur cette « psychiatrie publique oubliée », observant que « depuis près de 20 ans, elle tangue dans une indifférence des pouvoirs publics. On ferme des lits à tour de bras, passant de près 80 000 lits en 1989 à 40 000 ».
« Le nombre de patients suivis en psychiatrie a pourtant été multiplié dans la même période par deux », remarque le journal.
Le quotidien relève qu’« il y a bien eu un plan «santé mentale», lancé en 2005, par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé. Concocté à la hâte, juste après le double meurtre à l’hôpital psychiatrique de Pau, il est aujourd’hui englué dans une panne complète ».
Libération rappelle qu’« en décembre, le Comité national d’éthique a rendu un rapport sur les insuffisances de la prise en charge des autismes en France. Son président, le Pr Didier Sicard, est sorti de sa réserve, pour évoquer «la honte française» et assurer que «nous sommes à la limite de la maltraitance» ».
Le journal précise que « des secteurs de psychiatrie se démènent, souvent seuls. […] Des associations de malades mentaux font un travail remarquable. Il n’empêche, sur ce paquebot devenu ivre, l’industrie pharmaceutique reste seule à bénéficier de moyens. Elle impose sa loi, parfois avec raison : bien des molécules ont réussi à adoucir la vie des malades ».
« Mais est-ce si bon signe qu’en France, jamais la consommation de médicaments, comme les antipsychotiques, n’a été aussi prégnante ? », s’interroge Libération.

« Un «coaching» pour les diabétiques »
La Croix
La Croix fait savoir qu’« en mars, l’assurance-maladie va lancer dans 10 départements un service «d’accompagnement» téléphonique » pour diabétiques.
Le journal note qu’« appelé Sophia, ce dispositif aura pour objectif d’améliorer la qualité de vie de ces malades chroniques, en les aidant à suivre les recommandations de leur médecin ».
« Des infirmières, spécialement formées, seront chargées de répondre à toutes leurs questions ou demandes de conseil », continue le quotidien.
La Croix retient que « le but est d’aider les patients à gérer leur maladie et éviter certaines complications, potentiellement graves ».

30 01 08

« Quand le sport fait rajeunir de dix ans »
Le Figaro
Martine Perez note dans Le Figaro que selon une étude britannique parue dans les Archives of Internal Medicine, « le vieillissement biologique serait moins rapide chez les personnes actives, à patrimoine génétique équivalent ».
La journaliste explique que « l’objectif de ce travail était de comparer chez des vrais et des faux jumeaux ces marqueurs du vieillissement chromosomique que sont les télomères, et de voir s’il y avait une corrélation entre ces marqueurs et la pratique d’un exercice physique ».
Martine Perez relève que « les chercheurs du King’s College de Londres ont étudié 2 401 jumeaux (vrais ou faux), hommes ou femmes, âgés en moyenne de 48 ans, qui, dans un premier temps, ont répondu à un questionnaire sur leur niveau d’activité physique, leur statut socio-économique et leur tabagisme ».
« Ils ont également, à partir d’une prise de sang, extrait l’ADN des globules blancs de chacun d’entre eux pour examiner la longueur des télomères », poursuit la journaliste.
Martine Perez indique ainsi que « les personnes les moins actives physiquement ont des télomères plus courts que ceux faisant régulièrement de l’exercice. Et cela, y compris chez les couples de vrais jumeaux ».
Le Dr Lynn Cherkas précise que « les plus actifs ont des télomères d’une longueur comparable à des personnes sédentaires 10 ans plus jeunes ».
Martine Perez se demande « par quel mécanisme l’exercice physique agirait sur le vieillissement cellulaire ? Les explications ne sont pas encore très claires. Les auteurs évoquent le stress oxydatif ou encore le stress psychologique, qui influerait sur les télomères et le processus de vieillissement ».
La journaliste retient en tout cas que cela « devrait inciter les médecins à recommander systématiquement la pratique d’activité physique à leurs patients plutôt que de leur prescrire toujours plus de médicaments ».

31 01 08

« Des souvenirs oubliés peuvent renaître sous l’effet de stimulations électriques du cerveau »
Le Monde
Jean-Yves Nau indique dans Le Monde qu’« il est possible, en stimulant une région spécifique du cerveau, de réveiller certains souvenirs disparus et d’améliorer les capacités mnésiques ».
« Telle est la spectaculaire conclusion à laquelle sont parvenus les membres d’une équipe médicale canadienne dirigée par le Pr Andres M. Lozano, chef de la division de neurochirurgie au Toronto Western Hospital », note le journaliste.
Jean-Yves Nau explique que cette observation publiée sur le journal en ligne de l’Association américaine de neurologie « a été faite, par hasard, chez un homme âgé de 50 ans pesant 190 kg, chez lequel on expérimentait la technique de stimulation électrique intracérébrale profonde pour obtenir une modification du comportement alimentaire ».
Le journaliste relève ainsi que « les neurochirurgiens canadiens expliquent que durant la période où ils pratiquaient, au moyen d’électrodes intracérébrales, la stimulation d’une région très précise de l’hypothalamus, leur patient a subitement eu la perception d’une scène familière, vécue 30 ans auparavant ».
« Les auteurs rapportent, en outre, que la précision de cette impression de « déjà-vu » augmentait parallèlement à l’intensité de la stimulation », continue Jean-Yves Nau.
Le journaliste livre la réaction du Pr Alim-Louis Benabid (CHU de Grenoble), qui parle d’une publication « très importante et [qui] soulève de très intéressants problèmes », mais qui « se garde d’en déduire que l’on pourra traiter de la sorte les troubles de mémoire, à commencer par ceux dont souffrent les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ».

Revue de presse santé psy – décembre 2007

Revue de presse santé psy – Décembre 2007


Source Mediscoop

Hyperactivité : la progression du nombre d’enfants traités « va encore s’accélérer »
L’Express numéro 2942
L’Express note sur quelques lignes que « dans tous les pays occidentaux, les enfants et les adolescents sont de plus en plus nombreux à prendre des médicaments pour soigner le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention ».
Le magazine relève que « cette progression va encore s’accélérer, prédit un chercheur de l’université de Heidelberg (Allemagne) ».
L’hebdomadaire observe que « prenant en exemple la Grande-Bretagne et son propre pays, [le chercheur] table sur des dépenses multipliées au moins par 6 en l’espace de 10 ans ».
L’Express explique que « la projection repose sur l’augmentation du nombre d’individus diagnostiqués, une certaine banalisation de traitements actuellement controversés et l’arrivée de nouvelles molécules plus coûteuses ».
Le magazine note en effet que « les parents prêtent de plus en plus attention à cette pathologie, […] car elle se traduit par des difficultés scolaires ».

28 11 07

« Le gouvernement renonce à la culpabilité civile des malades mentaux »
Le Monde
C’est ce qu’indique Le Monde, notant que « le Conseil d’Etat a amené la chancellerie à revoir son projet de loi sur les criminels dangereux ».
Le journal explique notamment que selon ce nouveau texte, « le projet n’est plus relatif à la « culpabilité civile » – notion qui laissait perplexes les juristes – mais « à la constatation de l’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental » ».
Le Monde poursuit : « Le gouvernement maintient la suppression du terme de non-lieu pour irresponsabilité, que le Conseil d’Etat avait rétabli. Les juges d’instruction rendront des « ordonnances d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental ». La chambre de l’instruction, saisie par le juge, le parquet ou la partie civile, pourra déclarer qu' »il existe des charges suffisantes contre la personne d’avoir commis des faits qui lui sont reprochés », avant de prononcer l’irresponsabilité pénale ».
« Elle pourra aussi ordonner des mesures de sûreté, mais ne pourra statuer, comme cela était envisagé, sur la responsabilité civile et les dommages et intérêts », continue le quotidien. Le Monde observe que « le texte devrait donner lieu à une bataille d’amendements devant le Parlement ».

« Une grossesse interrompue peut avoir des répercussions sur le prochain enfant »
Le Monde
C’est ce que déclare Stéphane Clerget, psychiatre et pédopsychiatre, auteur de « Quel âge aurait-il aujourd’hui ? » (Fayard), interrogé par Le Monde.
Le quotidien indique ainsi que « les femmes qui perdent un enfant avant terme peuvent en concevoir une grande culpabilité et le vivre comme un échec personnel ».
Stéphane Clerget observe notamment : « Les médecins ont tendance à évacuer le sujet en expliquant à leurs patientes que « c’est la sélection naturelle », que « c’est mieux comme ça », qu' »il faut vite refaire » un bébé ».
« Aujourd’hui, dans une société où l’on maîtrise la procréation, les femmes qui subissent ces pertes peuvent en éprouver de la honte, le vivre comme un échec personnel ou en concevoir beaucoup de culpabilité en pensant qu’elles ont été trop actives, qu’elles n’ont pas pris toutes les précautions », poursuit le psychiatre.
Stéphane Clerget remarque qu’« un deuil non fait peut être inoculé à son enfant. Plus ils sont jeunes, plus les enfants sont réceptifs à la douleur de leur mère. Ils expriment alors de la tristesse, des troubles du sommeil, ou encore de l’irritabilité, de l’agitation, de l’hyperactivité… ».
Le psychiatre estime qu’« il faut légitimer la douleur morale liée à la perte du foetus. […] Dans le cas de fausses couches précoces, il faut aider la mère à se détacher de son enfant perdu en lui proposant systématiquement une consultation psychologique ».

30 11 07

« Après les grèves, la fatigue »
Le Parisien
Le Parisien observe en effet que « la grève des transports a épuisé les organismes humains. Rhumes à répétition, moral en berne, maux de dos, la facture se paye maintenant ».
Le journal cite le Dr Pierre Guinel, de l’association ACMS pour la santé au travail, qui indique que « cette fatigue ne se récupère pas très vite. Il va falloir autant de temps pour la voir s’envoler qu’elle en a mis pour s’installer ».
Le Parisien note ainsi que « depuis la fin de la grève, les généralistes voient défiler les patients ».
Le quotidien précise qu’« au-delà de la fatigue physique et immédiate, il y a celle qui est psychique. Et c’est celle-là, générée par le stress, qui se révèle la plus difficile à combattre ».
Le quotidien invite également ses lecteurs à faire « attention aux épidémies », notant que « la gastro-entérite vient de pointer son nez en dépassant cette semaine le seuil d’alerte épidémique ».
Le journal livre ses « conseils pour tenir jusqu’aux vacances de Noël », indiquant que le sommeil est « le premier des réparateurs ».
Le Parisien conseille aussi de « s’occuper un peu de soi », de « prendre l’air » et de « laisser tomber les vitamines », qui « peuvent entraîner des troubles du sommeil », indique le Dr Guinel.

6 12 07

« Jeux vidéo : attention à la dépendance »
Le Parisien
Le Parisien met ainsi en garde ses lecteurs, constatant sur sa Une qu’il y a « de plus en plus de joueurs en réseau ».
Le journal titre sur ces joueurs qui « se droguent aux jeux vidéo », observant que « sur les 500 000 joueurs en ligne, certains sont vraiment accros ».
Le quotidien explique sur une double page qu’« on estime qu’en France 10 000 personnes sont potentiellement en danger. Devenus accros, ces joueurs se déconnectent totalement de la vie réelle. […]. Certains cas, rares, peuvent se terminer en drame ».
Le Parisien poursuit : « Faut-il pour autant diaboliser les jeux vidéo ? Evidemment non. Les spécialistes s’accordent sur le fait que dans ce type de cas il y a toujours, au départ, un «terrain» un peu fragile de légère dépression ».
« Mais ils disent également que cet état peut être fortement aggravé par certains jeux dits «d’univers persistants», où le monde imaginaire est sans limite », continue le journal.
Le quotidien précise que « les plus touchés ne sont pas forcément ceux que l’on croit. On voit plus d’adultes jeunes, de 18 à 30 ans, que d’enfants ou de jeunes ados ».
Le Parisien livre le témoignage de la mère d’un jeune homme de 24 ans qui s’est suicidé en mars dernier, après s’être « enfermé dans le monde virtuel des jeux vidéo ».
Le journal note que « des consultations spécialisées s’ouvrent pour soigner ces accros », et publie un entretien avec le Dr Jean-Claude Matysiak, de l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne).
Le praticien déclare notamment que le suicide chez ces « joueurs à problèmes » est « assez rare », mais précise qu’« un état dépressif sévère peut entraîner un passage à l’acte. Et cette dépression peut être amplifiée par l’isolement dans le jeu, qui le coupe de son univers social ou de ses relations amoureuses ».

« La cantine nourrit aussi l’obésité »
Le Parisien
Le Parisien relaie le constat dressé par 6 associations, selon lequel « si l’obésité touche maintenant 1,5 million de jeunes et que le chiffre augmente de près de 6 % par an, c’est aussi parce que les repas pris à la cantine [scolaire] sont déséquilibrés ».
Le quotidien note que selon l’Afssa, « seuls 4 % des établissements font appel à un personnel de santé pour contrôler l’équilibre alimentaire des menus servis aux élèves, 80 % d’entre eux n’affichent aucune information nutritionnelle pour accompagner les élèves lors du choix du repas et 30 % font appel à une commission des menus ».
« Des chiffres adressés à Roselyne Bachelot dans une lettre ouverte qui réclame d’urgence une loi contre l’obésité », ajoute Le Parisien.
Le journal relève par ailleurs que « 95 % des restaurants scolaires privilégient le prix comme premier critère de sélection des aliments ».

7 12 07

« La situation des autistes jugée «humiliante» »
Libération, Le Figaro, Le Parisien, La Croix
Libération note que « le président du Comité consultatif national d’éthique, Didier Sicard, a rendu publique hier une série de recommandations «sur la situation en France des personnes, enfants et adultes, atteintes d’autisme» ».
Didier Sicard a ainsi déclaré que « la situation française est humiliante. Le pire étant la délocalisation en Belgique de malades, faute de places, et tout cela se fait avec la bénédiction de l’Assurance-maladie ».
Le quotidien constate que « Jean-Claude Ameisen, rapporteur de l’avis, a été, lui aussi, d’une extrême sévérité. Il a rappelé l’ampleur du désastre : «En 25 ans, la prévalence des syndromes autistes […] a été multipliée par 10. Il y a de 350 000 à 600 000 personnes touchées, et chaque année 5 000 à 8 000 nouveaux cas. Or, ce qui a été fait n’a pas changé significativement la donne» ».
Libération observe qu’« il y a de multiples raisons pour expliquer la sinistre exception française », notamment que le fait que « pendant plus de 20 ans, des conflits théoriques ont opposé ceux qui voyaient dans l’autisme un dérapage dans la relation entre la mère et son enfant, et ceux qui pointaient plutôt des facteurs génétiques ».
Le journal indique que « le CCNE propose «une révolution», prenant appui sur ce qui se passe en Belgique et en Suède ».
Didier Sicard a notamment remarqué que « les structures spécialisées ne peuvent accueillir qu’une petite majorité des 60 000 à 100 000 enfants atteints. Ce manque de place constitue une véritable maltraitance par défaut ».
La Croix relève également que le CCNE « dénonce la «maltraitance par défaut» des enfants autistes », tandis que Le Figaro parle de « carences dans la prise en charge ».
Le journal note lui aussi que le CCNE « dresse un réquisitoire contre la situation déplorable des 350 000 à 600 000 personnes atteintes de troubles autistiques en France ».

A la Une de www.sante.net aujourd’hui
Antipsychotiques et risque accru d’AVC dans les démences du sujet âgé
Gérard Megret (PARIS)
Expansion démographique avec son corollaire le vieillissement de la population oblige, de lourdes pathologies intriquées de type vasculaire, dégénératif et psychiatrique se multiplient, compliquant les prises en charge médicamenteuses. Un des risques majeurs devient l’accident iatrogène et le plus redouté dans cette population, l’accident vasculaire cérébral (AVC). Chez des malades âgés, déments et traités par anti-psychotiques de seconde génération (AIIG), y-a-t-il un risque accru d’AVC comme l’ont laissé sous-entendre quelques études antérieures ? Un travail nord-américain récent contribue à un éclaircissement du problème.

13 12 07

Alzheimer : quand le conjoint « ne sait plus quoi faire »
Libération
Libération se penche sur la situation d’un capitaine à la retraite de 80 ans, dont la femme est atteinte d’Alzheimer.
Le journal précise que cette dernière « est cardiaque, et porte depuis longtemps un pacemaker. […] Et, tous les dix ans, il faut changer la pile de l’appareil, autrement à tout moment celui-ci peut s’arrêter ».
Le quotidien observe : « C’est une femme fière. Souvent, elle a répété à son mari que si elle perdait la tête elle ne voulait plus vivre. Et voilà que la tête, elle la perd ».
Libération note que le mari « est épuisé, mais jusqu’à présent tous les deux ont réussi à donner le change. […] Aujourd’hui, le capitaine à la retraite ne sait plus quoi faire. Il est inquiet. Il le dit, bientôt il ne pourra plus assurer et faire semblant que la vie reste possible ».
Le journal indique que « la dernière fois que le capitaine est allé voir la gériatre, une idée lui est passée par la tête. Et s’il ne changeait pas la pile du pacemaker ? Cela fait dix ans maintenant ».
Le quotidien cite l’homme, qui déclare notamment : « Peut-être de ne pas lui remettre une pile, ce serait une façon de respecter la volonté de ma femme, celle de ne pas vivre de façon indigne ».
Libération constate que « la gériatre est perplexe. Que faire ? Aujourd’hui, la vieille dame ne manifeste aucune volonté d’en finir. Que faut-il respecter ? La volonté d’hier ou celle d’aujourd’hui ? », s’interroge le journal.

« Délinquants sexuels : l’hôpital pilote »
L’Express numéro 2945
L’Express publie un reportage réalisé à l’institut Philippe-Pinel, au Québec, « un centre spécialisé [qui] soigne des violeurs et des pédophiles en cours de détention ».
« Groupes de parole, recours à la réalité virtuelle… Les thérapeutes y testent des méthodes dont pourrait s’inspirer le futur dispositif français », observe l’hebdomadaire.
Le magazine remarque d’ailleurs que « les psychiatres français chargés de proposer un suivi pour ce type de délinquants comptent s’inspirer » de cet établissement psychiatrique sécuritaire, qui n’est « plus vraiment l’hôpital, ni vraiment la prison ».
L’Express explique notamment que « loin des partis pris idéologiques, les spécialistes de l’institut Pinel préfèrent combiner des méthodes moins radicales [que la castration chimique ou l’enfermement à vie] : la thérapie comportementale, la psychothérapie, les médicaments agissant sur la libido, les groupes de parole et même, comme à l’école, des… cours d’éducation sexuelle ».
Le magazine relève qu’avec un tel suivi, « le taux de récidive dans un délai de 5 ans s’établit à 12 %, contre 17 % en l’absence de soin ».
L’Express ajoute que « l’équipe doit batailler pour maintenir le financement de son programme. Le coût moyen d’un patient s’élève en effet à 120 000 euros par an, contre 55 000 euros pour le détenu d’un pénitencier fédéral ».

17 12 07

« De grandes inégalités régionales face à la maladie d’Alzheimer »
La Croix
La Croix rend compte d’une enquête de la Fondation Médéric-Alzhiemer.
Le journal rappelle que cette fondation « procède à un recensement annuel de tous les dispositifs de prise en charge et d’accompagnement destinés aux malades [d’Alzheimer] et à leurs aidants familiaux ».
Le quotidien observe que « l’enquête 2007 montre que les inégalités territoriales restent fortes en France, notamment pour les consultations-mémoire ou les accueils de jour ».
La Croix publie ainsi deux cartes de France illustrant ces derniers points, notant que « pour espérer avoir une place dans un accueil de jour, il vaut mieux, par exemple, vivre en Mayenne ou dans la Somme que dans le Lot-et-Garonne ou dans l’Ain ».
Le journal ajoute que « l’enquête permet de tordre le cou à cette idée, largement diffusée par certains responsables associatifs ou médicaux, que «rien n’est fait aujourd’hui pour la maladie d’Alzheimer» ».
Le quotidien indique en effet que « même si les besoins restent considérables, l’étude montre que des «avancées significatives» se sont produites depuis 2003 ».
« Cette année, on recense par exemple 353 consultations-mémoire labellisées contre 217 en 2003 », note La Croix.
Le journal ajoute que « le nombre de places d’accueil de jour a été multiplié par 3 », avec 5 297 places, « une avancée non négligeable même si les objectifs du plan gouvernemental Alzheimer sont loin d’être atteints ».
La Croix rappelle notamment que « ce plan prévoyait la création de 13 000 places supplémentaires d’accueil de jour et en hébergement temporaire pour fin 2007 ».

18 12 07

« Des idées suicidaires observées sous Champix ® »
Le Parisien, La Croix
Le Parisien note à son tour qu’« hier, l’ensemble des agences européennes de sécurité sanitaire, l’Emea, a mis en garde les professionnels de santé sur le risque d’idées suicidaires ou de tentatives de suicide pouvant survenir chez les personnes souhaitant arrêter de fumer avec Champix ® », un médicament que « les tabacologues prescrivent avec entrain » et qui « est souvent donné comme le médicament miracle ».
Le journal indique que « des cas de troubles de l’humeur et des idées suicidaires, voire exceptionnellement des tentatives de suicide, ont été analysés à plusieurs reprises en Europe, en juillet, octobre et novembre 2007 ».
Le Parisien précise toutefois que « la relation de causalité n’est pas établie entre la prise du médicament et ces symptômes qui peuvent apparaître également lors de tout sevrage tabagique sans médicament ».
« Toutefois, l’Emea a demandé au laboratoire Pfizer de modifier la notice du produit avant le 19 décembre 2007 », continue le quotidien.
La Croix se penche également sur ce « nouveau médicament anti-tabac à consommer avec modération ».
Le journal cite Yasmine Jeanpetit, responsable médicale Chez Pfizer France, qui indique qu’« on recense 5 millions de prescriptions [du produit] dans le monde. En France, le médicament est délivré à environ un quart des patients qui s’engagent dans une démarche de sevrage tabagique ».
Le quotidien note que la responsable « ajoute que ce problème d’idées suicidaires n’était pas apparu lors des essais cliniques conduits auprès de 4 000 patients. Ce n’est qu’une fois que le médicament a fait son entrée dans la «vraie vie» […] que certains effets indésirables ont été rapportés ».
La Croix cite en outre le Dr Anne Castot, de l’Afssaps, qui précise que « des signalements émanant de professionnels de santé ou de patients font état de symptômes dépressifs, d’idées suicidaires, voire exceptionnellement de passages à l’acte ».

20 12 07

« Alzheimer, la publicité qui dérange »
60 Millions de consommateurs décembre 2007
60 Millions de consommateurs remarque qu’« envoyée à des dizaines de milliers de personnes, une publicité pour un livre sur la maladie d’Alzheimer laisse entendre qu’il existe des moyens pour s’en prémunir ».
« Les scientifiques sont beaucoup plus réservés », observe le magazine.
60 Millions de consommateurs aborde le thème de cette publicité (« On nous cache tout, on nous dit rien »), expliquant que cette réclame vient d’une « société spécialisée dans la vente à distance ».
Le magazine cite la publicité en question, selon laquelle « à l’heure actuelle, nous ne savons pas exactement ce qui déclenche cette maladie, du moins « officiellement » ».
60 Millions de consommateurs poursuit : « La faute, on s’en doute, aux lobbies financiers, qui n’ont pas intérêt à voir nos habitudes de consommation changer, même si celles-ci présentent des risques pour notre santé. Les ondes électromagnétiques, par exemple, qui auraient des conséquences graves, parmi lesquelles la maladie d’Alzheimer. Bigre ».
Le magazine cite notamment Jacques Epelbaum, directeur de recherche au centre Inserm de l’hôpital Sainte-Anne en psychiatrie et neuroscience, et membre du conseil scientifique de l’association France Alzheimer.
Le spécialiste rappelle que « dans l’immense majorité des cas, on ignore pourquoi se déclenche la maladie. Je ne vois pas comment on pourrait envisager de la prévenir ».
60 Millions de consommateurs précise : « Certes, les scientifiques sont de plus en plus nombreux à soupçonner l’hypertension ou le diabète comme facteurs de risque. Et un consensus semble se dégager sur les vertus protectrices de l’activité physique ou intellectuelle et d’une alimentation équilibrée. Mais on ne sait pas grand-chose de plus ».
Le magazine retient que « liberté d’expression oblige, rien n’interdit à [l’auteur] de publier son livre. En revanche, la publicité peut être interdite dès lors que ses allégations ne sont pas prouvées ».

21 12 07

« Des chercheurs corrigent chez la souris une déficience mentale héréditaire »
Le Monde
Paul Benkimoun indique dans Le Monde qu’« une étude décrypte les mécanismes génétiques à l’origine du syndrome de l’X fragile, maladie qui peut prendre des formes autistiques ».
Le journaliste rend ainsi compte d’un article en ligne sur le site de la revue Neuron, signé par une équipe américano-indienne, expliquant qu’« en diminuant l’expression d’un gène fonctionnant de manière excessive chez des souris porteuses de l’anomalie génétique, Mark Bear (Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, Etats-Unis) et ses collègues ont obtenu des animaux chez lesquels les signes de la maladie étaient réduits ».
Paul Benkimoun rappelle que le syndrome de l’X fragile est la « cause la plus fréquente de retard mental héréditaire » et « touche un garçon sur 4 000 et une fille sur 7 000 ».
Le journaliste explique la teneur de ces travaux, et note que « ce travail expérimental conforte également les recherches sur un futur traitement ».

« Bientôt un centre de recherche sur l’addiction »
Le Parisien
Le Parisien annonce que « le CHU de Nantes, la Française des Jeux et le PMU ont signé hier une convention pour la création du premier centre français de référence sur l’addiction au jeu ».
Le journal indique que ce centre « doit voir le jour l’année prochaine », et retient que « cette nouvelle structure sera essentiellement dédiée à la recherche, à l’heure où la France ne dispose d’aucune étude médicale sur ce problème ».
Le Parisien précise que « le projet sera chapeauté par le Pr Jean-Luc Vénisse, chef du service d’addictologie au CHU de Nantes ».
Le quotidien ajoute que « la mission de ce centre sera [également] de former des médecins, personnels socio-éducatifs, psychologues ou infirmiers ».

Revue de presse octobre – novembre 2007

Revue de presse santé psy Source Mediscoop oct 2007


« Les gènes souffriraient de l’isolement social »
La Tribune
La Tribune note sur quelques lignes que « des études épidémiologiques avaient montré que les personnes seules vivaient moins longtemps, étaient plus exposées à des maladies telles que l’hypertension artérielle, les infections et les cancers ».
Le journal indique que « cette fois, des données issues de la génétique viennent renforcer ce constat, montrant que la solitude a un impact direct sur l’activité de certains gènes impliqués dans les processus immunitaires ».
Le quotidien relève ainsi qu’« un état inflammatoire chronique, qui est associé à la survenue de maladies aussi différentes que l’athérosclérose, l’arthrose ou la maladie d’Alzheimer, est plus fréquemment observé chez des personnes souffrant d’isolement chronique ».

Le décret sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics est « bien appliqué », mais « ses bénéfices sur la santé sont nuls »
Le Figaro, Le Monde
Le Figaro note qu’« alors que le décret instaurant l’interdiction totale de fumer doit bientôt s’appliquer dans les cafés, hôtels, restaurants et boîtes de nuit, l’Office français du tabagisme révèle les bénéfices enregistrés sur les lieux de travail déjà concernés ».
Le quotidien indique ainsi que « selon une étude menée en septembre par des médecins du travail, 25,5 % des salariés se disent encore exposés à la fumée de cigarette. Ils étaient deux fois plus nombreux dans ce cas en janvier dernier ».
Le journal cite le Pr Bertrand Dautzenberg, président de l’OFT, qui déclare que « la révolution a bien eu lieu. Le décret est globalement très bien respecté et accepté, même s’il faut encore dénouer quelques conflits ».
Le Figaro observe pourtant que « si le décret est bien appliqué, ses bénéfices sur la santé sont nuls ».
Le quotidien relève en effet qu’« en France, le nombre d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux chez les moins de 65 ans est resté stable, contrairement à l’Irlande, l’Italie ou l’Écosse qui avaient connu des baisses spectaculaires après le durcissement de leur réglementation ».
« Même stagnation des tentatives de sevrage […] et de la consommation de tabac », continue le journal.
Le Pr Dautzenberg constate ainsi que « le fait de bannir la cigarette de l’entreprise n’a pas incité les fumeurs à arrêter comme nous l’avions prévu ».
De son côté, Le Monde indique en bref que « selon une étude réalisée par une équipe du North Shore Medical Center de Salem (Massachusetts, Etats-Unis), le recours à l’hypnose et à l’auto-hypnose obtient de meilleurs résultats que les autres méthodes de sevrage tabagique ».
Le journal relève que les auteurs de l’étude, réalisée auprès de 67 personnes hospitalisées, « font état de 50 % de succès à 6 mois contre 25 et 15 % avec les autres techniques de sevrage ».

30 10 07

« La dépression ne se soigne pas avec du millepertuis »
La Croix
C’est ce que rappelle Pierre Bienvault dans La Croix.
Le journaliste note que « la plante, en vente libre dans les pharmacies, doit être utilisée avec précaution, uniquement pour les manifestations dépressives légères et transitoires ».
Pierre Bienvault explique que « dans un guide sur la dépression, qui vient d’être conçu à destination du grand public, le ministère de la Santé adresse une mise en garde ».
Ce guide indique ainsi : « Bien qu’il soit actuellement en vente libre en France, le millepertuis ne doit en aucun cas être pris à la légère, comme une sorte de «tisane antidépressive» ».
Le journaliste cite le Dr Philippe Nuss, psychiatre à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, qui remarque que « l’action de cette plante pharmacologique est réelle mais modeste dans le cerveau. […] C’est un peu comme si on donnait un antibiotique à une quantité très insuffisante ».
Le praticien ajoute : « Il faut en finir avec cette idée, très ancrée dans une partie de la population, que les produits à base de plantes ne peuvent pas être dangereux sous prétexte qu’ils sont issus de la nature ».
Pierre Bienvault rappelle en effet que « le millepertuis présente un inconvénient, celui d’interagir avec de très nombreux autres médicaments ».
Nathalie Deleau, chef d’unité de pharmacovigilance à l’Afssaps, précise notamment que « cette plante peut diminuer l’efficacité de certains médicaments utilisés dans l’épilepsie, le sida ou chez les personnes ayant reçu une greffe. Elle peut aussi réduire l’efficacité des médicaments contraceptifs ».

« La fin du tabac n’effraie plus les patrons de débits de boissons »
Le Parisien
Le Parisien remarque en effet que « les gérants des restaurants, cafés et discothèques sont étonnamment confiants à deux mois de l’entrée en vigueur de l’interdiction de la cigarette dans tous les lieux clos ».
Le journal note que ces patrons d’établissements « comptent bien s’offrir au passage une deuxième jeunesse… En ringardisant la cigarette, ils espèrent en effet attirer une clientèle différente, faite de non-fumeurs et de familles, et, au passage, voir leur chiffre d’affaires s’envoler ».
Le quotidien relève que cette « confiance toute nouvelle [est] confortée par les résultats positifs qui remontent des premières expériences déjà menées en France ou à l’étranger ».
Le Parisien indique ainsi que « trois patrons de pubs anglais et gallois sur quatre (73 %) ne voudraient pas qu’on fasse marche arrière », notant que l’interdiction totale de fumer dans les lieux publics en Grande-Bretagne « n’a pas eu les désastreux effets économiques annoncés, au contraire ».

6 11 07

« La vente de médicaments d’aide à l’arrêt du tabac ne cesse de croître »
La Croix
C’est ce que constate La Croix sur une page et demie. .
Le journal relève que « d’après les chiffres de l’Office français de prévention du tabagisme, la vente de médicaments d’aide à l’arrêt a presque doublé entre cet été et septembre. Les professionnels de la santé s’attendent à un nouveau pic en janvier, mais se disent «prêts» à le gérer ».
La Croix observe que « les «bonnes» habitudes seraient prises. Une enquête de l’OFT révèle que 43 % des fumeurs ont même interdiction de griller une cigarette à la maison ».
« Les tabacologues estiment que le processus est progressif, «en marche d’escalier», depuis le plan cancer lancé par Jacques Chirac en 2003 », continue le quotidien.
Le journal relève ainsi que « les consultations anti-tabac sont devenues beaucoup plus nombreuses. […] Quant à l’arsenal des médicaments, il n’a sans doute jamais été aussi complet, entre les gommes à mâcher, les bonbons à sucer, les patchs ou encore les inhalateurs

8 11 07

« La chancellerie projette de supprimer les non-lieux pour troubles psychiques »
Le Monde
Le Monde annonce en effet que « la justice ne pourra plus prononcer de non-lieu pour les malades mentaux criminels. […] Un avant-projet de loi prévoit une nouvelle procédure aboutissant à des « décisions de culpabilité civile » ».
Le journal note qu’« au nom des victimes, Nicolas Sarkozy avait demandé à la garde des sceaux, Rachida Dati, de faire en sorte qu’il devienne possible de les faire comparaître. La commande est exécutée ».
Le Monde cite le porte-parole de la chancellerie, Guillaume Didier, qui précise qu’« il ne s’agit pas de juger les fous », mais de « faire en sorte qu’existe une véritable audience pour évoquer les faits ».
Le quotidien livre la réaction d’Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la magistrature, qui déclare quant à elle que « la question de la réparation personnelle ne peut être réglée par la mise en scène de la justice ».
Le Monde note enfin que « les médecins, eux, dénoncent le fait que la pénalisation de la folie est déjà inscrite dans la réalité ».
Le journal rappelle en effet que « le nombre d’ordonnances de non-lieu prononcées par les juges d’instruction pour irresponsabilité est en chute libre : près de 450 en 1987, moins de 200 dix ans plus tard ».
« La conséquence est que les prisons abritent 21 % de détenus psychotiques », conclut le quotidien.

14 11 07

« Comment rendre fumeurs et médecins accros au Champix »
Libération
C’est ce qu’explique Libération sur une page.
Le journal note en effet que Pfizer « lance une vaste campagne pour son médicament de sevrage », précisant que « le nom du médicament n’apparaît pas – interdit par la loi pour un médicament sur ordonnance ».
Le quotidien observe que « le coût de l’énorme campagne de pub, […] qui s’étale depuis quelques jours sur des grandes affiches dans la rue, dans les journaux ou par le biais de spots à la télé », est « top secret ».
Libération remarque que le médicament « se révèle utile, mais on ne peut pas parler de produit miracle. Reste qu’il y a un marché en plein boum et une place en or à décrocher ».
Le journal explique que « les équipes commerciales de Pfizer vont mettre en place une stratégie à plusieurs étages. D’abord, ils jouent profil bas. En aucun cas ils affirment que le Champix va révolutionner la prise en charge des fumeurs qui veulent s’arrêter, mais qu’il va juste les aider ».
« Ensuite, ils vont diffuser massivement le message que «fumer est un problème médical». Et que donc le fumeur se doit d’aller voir un médecin », poursuit Libération.
Le quotidien retient en effet que « médicaliser les comportements est devenu un des axes centraux des grandes firmes pharmaceutiques dans leur politique commerciale. […] Le problème, c’est que le fumeur n’est pas franchement un malade, même si fumer provoque des maladies ».
Libération se penche en outre sur « quelques interrogations sanitaires ».
Le journal observe que « toutes les grandes études sur le Champix ont été faites sur des populations… saines, excluant les femmes enceintes, les malades mentaux, les cardiaques : des groupes qui, pourtant, ont le plus besoin de s’arrêter de fumer ».
Le quotidien relève par ailleurs que le produit « n’a jamais été comparé aux substituts nicotiniques » et rappelle que « les discussions sont en cours sur le prix du remboursement ».

20 11 07

« Pour les ados : plus de mal-être, moins de soins »
Libération, Le Parisien, La Croix
Libération indique que Dominique Versini, la défenseure des enfants, « remet aujourd’hui au président de la République, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant », un rapport sur les « adolescents en souffrance ».
Le journal explique que « pendant un an, son équipe a rencontré pédopsychiatres, enseignants et proviseurs, infirmières scolaires, magistrats de la jeunesse, services de l’aide sociale à l’enfance. […] Le résultat est un «plaidoyer pour une véritable prise en charge» qui pointe les manques et les besoins ».
Libération observe ainsi que « près de 15 % des 11-18 ans sont dans une situation de grande souffrance. Soit 900 000 ados. Chaque année, 40 000 essaient de se tuer ».
« Aux signes classiques de souffrance psychique (les addictions, les troubles du sommeil) se greffent l’absentéisme, la montée de la violence sur soi (scarification) ou sur les autres », poursuit le quotidien.
Le journal constate que « l’adolescent demeure pourtant «le grand oublié des politiques publiques» ».
Libération note que « Dominique Versini s’est penchée sur le dispositif psychiatrique et médico-social, complètement saturé. Il faut attendre de 3 mois à 1 an avant d’obtenir un rendez-vous dans un centre ».
Le quotidien précise en effet qu’« en 2005, 800 postes de psychiatres et 15 000 postes d’infirmiers étaient vacants. Or en 15 ans, la demande de soins a augmenté de 70 %. Dans le même temps, le nombre de lits d’hospitalisation à temps plein en pédopsychiatrie est passé de 5 380 à 1 860 ».
Le Parisien se penche également sur ce « constat préoccupant » de la défenseure des enfants.
Le journal retient ainsi que dans son rapport, Dominique Versini « fait des recommandations pour améliorer la prévention, la détection et la prise en charge des crises d’angoisse, comportements alarmants et tentatives de suicide (40 000 par an, 600 décès) des ados qui battent de l’aile en France ».
Le quotidien remarque notamment que « le nombre d’ados polydépendants a doublé en 10 ans, passant de 17 à 34 %. «Le tabac baisse un peu, mais le cannabis est totalement banalisé et l’alcool augmente», déplore la défenseure ».
Le Parisien note par ailleurs qu’« un ado qui va mal ne sait pas vraiment où s’adresser ». (Rapport consultable sur le site de La Croix)