Psychologue Marseille 7ème - Vanessa Hartmann Escojido -Infopsycho

Revue de presse santé psy – juin 2010

03 06 10

« Le cerveau, un redoutable défi pour la médecine »
Les Echos
Catherine Ducruet remarque dans Les Echos que
« le cerveau n’est pas un organe comme les autres. La mise au point de nouveaux traitements doit donc se différencier de celle des médicaments classiques en s’appuyant sur les neurosciences ».
La journaliste rappelle notamment que les maladies neurologiques « touchent en France une part croissante de la population (500.000 personnes souffrent d’épilepsie, 450.000 à 800.000 de maladie d’Alzheimer, 100.000 de maladie de Parkinson…). Mieux les comprendre pour mieux les soigner et trouver de nouveaux traitements est donc une nécessité ».
Catherine Ducruet relève que « les neurosciences présentent des spécificités qui jouent sur les processus d’innovation. Discipline relativement jeune, surtout en France, elles doivent, pour déboucher sur des innovations, produire d’abord des connaissances ».
« Le hiatus est énorme entre l’appréhension que les chercheurs fondamentalistes ont de la maladie et l’expérience qu’en ont les cliniciens, qui sont au contact des malades. D’où l’importance de rapprocher médecins et chercheurs »,
continue la journaliste, qui ajoute que « la jeunesse relative des neurosciences, et la complexité de leur objet, rendent aussi particulièrement inadaptée la démarche actuelle de développement des médicaments, séquentielle et stéréotypée ».

« Les effets à long terme de la pénibilité » du travail
L’Humanité
L’Humanité, qui consacre deux pages aux
« salariés usés » et à leur retraite, note en effet : « Pénibilité physique, travail de nuit et posté, exposition aux toxiques réduisent l’espérance de vie sans incapacité et augmentent le risque de maladies cardio-vasculaires et de cancers ».
Le journal observe sur sa Une qu’« un ouvrier a 2 fois plus de risque de mourir avant 65 ans qu’un cadre », et revient sur le rapport du Pr Gérard Lasfargues, du CHU de Tours, sur « les départs en retraite et les travaux pénibles ». L’auteur « a étudié [en 2005] une série d’expositions professionnelles, «dont les effets potentiels à long terme sur la santé, incapacitants et potentiellement graves, sont établis avec un niveau de preuve élevé» ».
L’Humanité aborde notamment le travail de nuit ou posté : « Au-delà d’un impact sur la santé à court terme connu (troubles du sommeil, nutritionnels, etc.), les effets à long terme, bien que «plus difficiles à prouver», sont pourtant «indéniables» : le rapport pointe une augmentation des risques coronarien et cardio-vasculaire ».
Le quotidien retient que « pour l’auteur, le cumul de facteurs de pénibilité physique pendant un certain nombre d’années pourrait être pris en compte, à un niveau interprofessionnel, pour fixer des critères de départ anticipé ».

04 06 10

« Le cancer, une tumeur familiale »
Le Monde
Le Monde publie un reportage à l’Institut de cancérologie Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne), notant que le cancer est une
« tumeur familiale ».
Le journal observe ainsi qu’« en France, 1 700 enfants de moins de 15 ans sont atteints du cancer chaque année. Des associations aident leurs parents à surmonter l’annonce de la maladie et à réorganiser la vie des proches ».
Le Monde relève notamment que « la priorité reste que les parents soient auprès de leur enfant. Le maintien des liens familiaux, affectifs est essentiel. […] Dans la plupart des cas, les familles demandent une aide psychologique ».
Le quotidien en profite pour noter que « de nombreux patients et leurs parents dénoncent le manque de psychologie de certains médecins, et parfois la brutalité de leurs propos ».

« Les Françaises vivent bien leur maternité »
La Croix
C’est ce que remarque La Croix, selon une enquête de l’Union nationale des associations familiales. Le journal indique que
« pour la plupart, les 952 jeunes mamans interrogées disent avoir été «globalement satisfaites, voire très satisfaites de leur prise en charge» ».
La Croix précise qu’« elles sont très majoritaires à avoir trouvé le suivi médical «de qualité» (90% des sondées) et «suffisant» (85%). Quatre femmes sur cinq pensent aussi avoir bénéficié d’«une bonne qualité d’écoute» (80%), même si seules 29% d’entre elles se sont vu proposer un entretien individuel au quatrième mois de grossesse – proposition qui devrait être systématique ».
Le quotidien aborde toutefois les « critiques », relevant que « la question de l’allaitement revient avec insistance ».
L’étude note ainsi : « Mauvaise information sur ce qu’implique l’allaitement (…). Culpabilisation de la femme qui refuse d’allaiter, mais également culpabilisation quand elle le désire, ceci dépendant fortement de l’opinion personnelle du professionnel que la mère a en face d’elle ».
« Autre reproche : un «excès de médicalisation». Du coup, un tiers des femmes ne peuvent choisir leur position au moment de l’accouchement »,
poursuit La Croix.
Gilles Gaebel, cofondateur du Collectif interassociatif autour de la naissance, ajoute que
« nombre d’épisiotomies et de césariennes sont pratiquées de façon injustifiée ».

07 06 10

« «Bitures express» : le cerveau des adolescents trinque »
Le Figaro
Sandrine Cabut se penche dans Le Figaro sur le «
binge drinking », ou « biture express », un « mode d’alcoolisation qui concerne désormais près d’un adolescent sur deux en France ».
La journaliste note que « les publications scientifiques se multiplient dans ce domaine, et elles vont toutes dans le même sens. Même entrecoupée de périodes d’abstinence, la succession de «bitures express» (définies comme l’absorption d’au moins 5 verres d’alcool à une même occasion) abîme le cerveau, encore en plein développement, des adolescents ».
Sandrine Cabut relaie la « dernière étude en date », parue dans les Pnas, qui « décrit précisément des lésions au niveau de l’hippocampe ».
« En disséquant le cerveau de jeunes macaques, soumis pendant 11 mois à un régime de binge drinking suivi d’une abstinence de 2 mois, Michel Taffe (université de Californie La Jolla, Etats-Unis), a carrément mis en évidence un déficit de la formation et du développement des neurones dans cette zone cruciale pour la mémoire »,
explique la journaliste.
Sandrine Cabut ajoute que
« selon des études chez des rats, le cortex frontal, qui intervient notamment dans le contrôle de l’impulsivité, serait aussi particulièrement vulnérable pendant l’adolescence. Reste à le confirmer chez l’homme. C’est ce que prévoit de faire une étude européenne, coordonnée par Mickaël Naassila (Inserm, Amiens), dont l’équipe de recherche est la seule en France à travailler sur l’alcoolodépendance et l’alcoolisation précoce ».

08 06 10

« Les addictions au féminin en progression »
L’Humanité
L’Humanité indique que
« des experts alertent sur la dépendance croissante des femmes à l’égard du tabac ou des drogues ».
Le journal rend ainsi compte des rencontres organisées vendredi à Toulouse par le Réseau des établissements de santé pour la prévention des addictions, relevant que « la consommation de tabac augmente chez les femmes. A court terme, elle devrait dépasser celle des hommes, qui tend à diminuer. […] Surtout, les femmes sont les premières utilisatrices de produits psychotropes, d’anxiolytiques ».
Le quotidien indique que « psychiatres et médecins ont étudié ces pratiques qui n’empruntent pas les mêmes modalités que chez les hommes. Celles qui sont diplômées ont plus recours à l’alcool que celles qui ne le sont pas ».
« Le plus souvent, cette pratique s’effectue non pas dans un contexte festif, convivial, mais de façon solitaire, discrète, afin de calmer une anxiété. Une exception toutefois : il n’est plus rare que des adolescentes s’adonnent en bande à la boisson »,
continue L’Humanité.
Le journal ajoute qu’
« à quantité égale, la substance consommée a plus de conséquences pour une femme ».

10 06 10

Autisme : « Découverte de nouveaux gènes »
Le Parisien
Le Parisien indique en bref qu’
« un consortium international de scientifiques a découvert des mutations génétiques et de nouveaux gènes impliqués dans l’autisme », selon un travail paru dans Nature.
Le journal note que selon ces chercheurs,
« qui ont analysé le génome de 1 000 personnes atteintes de troubles liés à l’autisme et de 1 300 qui en sont indemnes, certaines de ces mutations sont héritées, mais d’autres sont considérées comme nouvelles car elles apparaissent chez les enfants atteints et sont absentes chez leurs parents ».
Le Parisien précise que « ces petites erreurs génétiques surviennent probablement lors de la formation de l’embryon ».

11 06 10

« Sur la piste d’un remède pour effacer les mauvais souvenirs »
Le Figaro
Le Figaro s’intéresse à la
« découverte par une équipe internationale de la capacité d’une protéine à effacer un souvenir stressant », relatée dans Science.
Le journal explique que
« des chercheurs de l’Université de Porto Rico ont appris aux rats à associer un bip sonore avec l’arrivée d’une décharge électrique, créant un réflexe de stress. Ils ont ensuite injecté du BDNF (brain-derived neutrophic factor), essentiel pour la mémorisation et l’apprentissage, dans une partie du cerveau du rat intervenant dans la formation de la mémoire émotionnelle, le cortex infralimbique préfrontal ».
« Confronté au même bip que précédemment, le rat n’a pas manifesté d’anxiété, preuve que le souvenir stressant «appris» avait été remplacé par un autre »,
note Le Figaro.
Le quotidien précise que
« le BDNF est naturellement produit par l’homme ». Gregory Quirk, coauteur de l’étude, estime qu’« il suffirait de stimuler sa production par le cerveau humain pour aider les personnes traumatisées à oublier leurs mauvais souvenirs ».
Le Figaro observe ainsi que le chercheur « recommande le développement de médicaments ayant une action ciblée, des recherches seraient menées en ce sens à l’université Emory d’Atlanta (Etats-Unis) ».
Le journal livre la réaction de François Ducrocq, psychiatre au CHRU de Lille, pour qui cette découverte « est «passionnante» en raison de la rapidité de son action par rapport aux traitements utilisés jusqu’à présent ».
« Le médecin reste toutefois «prudent» face à la perspective de voir développer un jour une «pilule miracle» »,
continue le journal. Ce spécialiste des traumatismes psychiques note que « ceci n’est qu’un modèle réalisé sur des animaux. […] Cette découverte pose également un problème éthique. Car si l’on est capable d’intervenir aussi rapidement, on pourrait être tenté d’administrer ce traitement à titre préventif, par exemple à des soldats entre deux interventions sur le terrain ».
Le praticien ajoute que « le traitement médicamenteux ne doit jamais se substituer à la prise en charge psychologique, sous la forme d’un entretien juste après l’événement »

12 06 10

« Un ver de terre nous montre comment protéger notre mémoire »
Le Figaro
Le Figaro note en effet qu’
« aussi incroyable que cela puisse paraître, un travail sur Caenorhabditis elegans publié dans PLoS Biology révèle que certaines modifications, comme la restriction calorique ou l’inhibition du récepteur à l’insuline, peuvent rendre la mémoire plus performante ».
Le journal explique que « l’équipe de Coleen Murphy (Princeton, États-Unis) s’est intéressée aux techniques permettant d’améliorer la «mémoire» de ce ver. En couplant une odeur à la présence de nourriture, elle a pu voir que ce ver savait se souvenir de l’odeur pendant moins de 24 heures ».
« Puis Coleen Murphy s’est rendu compte que la restriction calorique chez ce ver, mais seulement en fin de vie, prolonge ses capacités mnésiques au-delà de 24 heures. De même, l’inhibition des récepteurs à l’insuline améliore les capacités d’apprentissage du ver âgé »,
continue le quotidien.
Le Figaro livre notamment la réaction du biologiste Jean-Louis Bessereau (Inserm unité 1024, Paris), qui déclare que
« ces travaux sont très intéressants. On sait que, à l’échelle des neurones, les mêmes mécanismes sont en jeu pour les vers, les rongeurs, les mammifères. La recherche sur le ver C. elegans nous permet de tester facilement des hypothèses qui si elles tiennent la route peuvent ensuite être confirmées chez le rat, le primate puis l’homme ».
De son côté, Hugo Aguilaniu (biologiste, École normale supérieure, Lyon) remarque qu’« aujourd’hui, les autorités politiques ne nous demandent plus d’augmenter l’espérance de vie mais la durée de vie en bonne santé, […] à réduire la période léthargique, de dépendance, de perte de mémoire de la fin de vie ».

18 06 10

« Ces «executive women» malades de l’alcool »
Le Point, numéro 1970
Le Point note en effet sur une page qu’
« un psychiatre révèle le mal-être de beaucoup de femmes actives ».
Le magazine constate que « depuis 15 ans, Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre addictologue à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, mesure avec effarement le mal-être grandissant de ces wonder women [enseignantes, publicitaires, cadres dirigeantes…] qui, pour tenir leur rang, se sont mises à boire ».
La praticienne « consacre un livre à cet alcoolisme tabou qui ne cesse d’augmenter et qui serait, selon elle, le symptôme d’un vaste burn out féminin », note Le Point. (« Les femmes face à l’alcool », Ed. Odile Jacob).
Dans un entretien, Fatma Bouvet de la Maisonneuve indique que
« l’alcoolisme masculin augmente au bas de l’échelle, chez les hommes les moins instruits, ceux qui ont le moins de responsabilités. Mais pour les femmes, c’est l’inverse : plus elles ont de diplômes, plus leur poste est important et plus elles ont de risques de tomber malades de l’alcool ».
La psychiatre explique que « le monde du travail ne s’est pas adapté à l’identité féminine. Pour y faire leurs preuves, elles sont obligées de gommer leur féminité, d’entrer de force dans un moule masculin, c’est un conflit identitaire insupportable, alors elles trouvent le premier anxiolytique qu’elles ont à portée de main : l’alcool. […] La santé mentale des femmes est en train de se dégrader. Il est temps de trouver des solutions ».

21 06 10

« Chocolat, élixir du cœur et de l’esprit »
Le Figaro
Sandrine Cabut relève en effet dans Le Figaro :
« Effet euphorisant, relaxant, stimulant de la mémoire… Les aficionados de la fève de cacao sont convaincus de ses propriétés médicinales ».
La journaliste observe que « depuis une dizaine d’années, les chercheurs s’attellent à les démontrer. Et les preuves commencent à s’accumuler, en particulier dans le domaine cardio-vasculaire ».
Sandrine Cabut indique ainsi que « selon une étude allemande conduite pendant 8 ans auprès de 20.000 personnes et récemment publiée dans l’European Heart Journal, la consommation quotidienne d’une quantité modérée de chocolat (7,4 g/jour) réduit de 48% le risque d’accident vasculaire cérébral, et de 27% celui d’infarctus du myocarde ».
« L’effet serait encore plus net avec une consommation de 10 voire 20 g/jour »,
ajoute la journaliste.
Sandrine Cabut remarque que
« si plus de 800 composés entrent dans la composition du chocolat, ses bénéfices s’expliquent avant tout par quelques dizaines d’entre eux, appartenant à la grande famille des polyphénols ».
« Il s’agit d’un ensemble complexe de molécules (au moins 500), dont les scientifiques ne cessent de découvrir les bienfaits en prévention des maladies cardiaques, mais aussi des pathologies neurodégénératives, des cancers… »,
continue la journaliste.
Le Pr André Vacheron, cardiologue et membre de l’Académie de médecine, explique qu’
« au niveau vasculaire, les polyphénols agissent par plusieurs mécanismes. Ils ont un effet antioxydant sur le LDL cholestérol, ce qui prévient la formation des plaques d’athérome. Ils entraînent aussi une vasodilatation des artères, une inhibition de l’agrégation des plaquettes… ».
Sandrine Cabut souligne que « les effets sur le psychisme […] sont moins clairement établis que pour les vaisseaux », puis s’interroge : « Face à ces atouts, peut-on conseiller une consommation quotidienne, et à quelle dose ? ».
La journaliste rappelle qu’« il y a quelques mois, l’Académie de pharmacie avait jugé qu’il est prématuré de préconiser un régime enrichi en flavonoïdes. Et il ne faut pas oublier les autres composants du chocolat, glucides et lipides ».
« En moyenne, 100 g de chocolat apportent tout de même 500 calories. […] En France, la consommation moyenne reste raisonnable : 12 g/jour chez les adultes et 15 g/jour chez les enfants. Peut-être la dose idéale pour se faire du bien en étant sûr de ne pas se faire de mal »
, conclut Sandrine Cabut.

24 06 10

« Quand la mémoire flanche… Phénomène naturel ou pathologie ? »
Le Nouvel Observateur, numéro 2381
Le Nouvel Observateur consacre un dossier aux
« secrets de la mémoire ». Le magazine note en effet qu’« avec l’allongement de la durée de vie, la préservation des facultés cérébrales devient un enjeu majeur ».
L’hebdomadaire se demande entre autres « comment lutter contre la maladie d’Alzheimer » et note : « Grâce soit rendue aux familles de patients dont le lobbying a fini par payer. Les crédits sont arrivés, et on ne compte plus les champs de fouilles sur la mémoire et les psys, neuropsys, biologistes qui travaillent à en éclaircir les obscurs mécanismes ».
« Au chevet des patients, les chercheurs ont fait ces dernières années des bonds considérables. On peut désormais mesurer les atrophies cérébrales, les altérations fonctionnelles et leurs modifications au cours de l’évolution de la maladie »,
poursuit Le Nouvel Observateur
Le magazine relève en outre que
« l’existence de mécanismes compensatoires est apparue. […] Les chercheurs ont pu montrer qu’un système pouvait être totalement perturbé et un autre totalement fonctionnel ».

25 06 10

« Un excès de CO2 dans le corps pourrait expliquer les expériences de mort imminente »
Science et Vie, numéro 1113
Science et Vie relève en effet que selon un travail mené par Zalika Klemenc-Ketis, de l’université de Maribor (Slovénie
), « les patients qui viennent de vivre une expérience de mort imminente ont une quantité de dioxyde de carbone dans l’air expiré et dans le sang au-dessus de la normale ».
Le magazine note que la chercheuse a étudié « 52 patients ayant survécu à un arrêt cardiaque. Parmi ceux-ci, 21% ont connu une expérience de mort imminente ».
Zalika Klemenc-Ketis indique que « l’augmentation de la quantité de CO2 modifie l’équilibre acide-base du cerveau, ce qui peut entraîner des visions. Des études ont déjà montré que l’utilisation de CO2 comme agent psychothérapeutique peut provoquer des expériences similaires à celles d’une EMI ».

29 06 10

« Bordeaux soigne la prise en charge des victimes de violences »
La Croix
La Croix publie un reportage réalisé au Centre d’accueil en urgence de victimes d’agression du CHU de Bordeaux, qui
« offre en un même lieu une prise en charge pluridisciplinaire, en lien étroit avec la justice et la police ».
Le journal note que « l’équipe, composée de huit médecins légistes, cinq psychologues, deux assistantes sociales, un cadre de santé, quatre infirmières et deux puéricultrices, reçoit gratuitement les victimes sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre ».
« Elle prodigue les premiers soins, la première thérapie, redonne confiance à ces personnes fragilisées par le traumatisme et leur facilite les démarches »,
poursuit le quotidien.
La Croix cite le Pr Sophie Gromb, responsable du pôle médico-judiciaire du CHU de Bordeaux, qui a créé le Cauva en 1999 et qui rappelle qu’
« avant, les victimes étaient ballottées d’un service à l’autre pour faire reconnaître une agression par les autorités. C’était un véritable parcours du combattant ».
Le quotidien relève entre autres que « le Cauva fait aussi de la prévention. Il y a une prise en charge globale de la famille lors du premier entretien avec un psychologue et une assistance sociale. […] Autre particularité importante, le Cauva a autorité pour amorcer des procédures judiciaires ».

« Délinquance sexuelle : les limites de la médecine »
Le Figaro
Le Figaro note en effet qu’
« en matière de prévention de la récidive chez les délinquants sexuels, la médecine peut apporter quelques éléments, mais pas de solution miracle. C’est en substance la conclusion d’un rapport de l’Académie de médecine présenté hier à Paris ».
Le journal relève notamment que « les méthodes d’évaluation de la dangerosité d’un individu sont loin d’être fiables. Trois sont utilisées : l’évaluation clinique non structurée, qui fait appel à l’expérience personnelle du praticien ; l’évaluation structurée qui se fonde sur l’analyse de caractéristiques définies au préalable ; et enfin les méthodes dites actuarielles ».
« Fondées sur l’analyse statistique, ces dernières consistent à noter une personne sur un certain nombre de points, qui différencient les délinquants récidivistes des non récidivistes »,
indique Le Figaro.
Le Pr Edwin Milgrom, un des auteurs du rapport, relève que
« les méthodes les plus efficaces sont les actuarielles, qui sont peu utilisées en France, et les moins performantes sont les évaluations cliniques non structurées. Ces prédictions ont une certaine valeur, mais, même pour les meilleures, les résultats restent très imparfaits ».
Le quotidien continue : « Idem pour les traitements médicaux. Les thérapies hormonales et la psychothérapie abaissent le taux de récidive de seulement 25%, selon les méta-analyses. Seules les méthodes cognitives et comportementales ont été évaluées. Il n’y a quasiment aucune donnée concernant les psychothérapies dérivées de la théorie psychanalytique, les plus utilisées en France ».
Les auteurs écrivent : « Nous n’avons qu’une capacité imparfaite pour prédire la dangerosité des sujets et pour décider lesquels d’entre eux devraient se soumettre à un traitement ».
Le Figaro ajoute que les académiciens « s’interrogent aussi sur les risques de complications liées aux castrations chimiques », puis conclut que « le rapport préconise d’améliorer la pratique des expertises de dangerosité, «en enseignant et en diffusant les méthodes actuarielles». Il suggère aussi de définir une politique pas uniquement basée sur des moyens médicaux, et de développer la recherche »

Revue de presse santé psy – mai 2010

03 05 10

« Alzheimer : un grand défi pour la médecine »
Le Figaro
Le Figaro consacre une page à la maladie d’Alzheimer. Le Dr Nathalie Szapiro-Manoukian remarque que la maladie,
« première cause de dépendance et première cause de dépense santé des seniors, n’a rien à voir avec le vieillissement », ou encore note qu’« à l’exception de 0,3% des malades, qui présentent une forme précoce de la maladie en raison d’une mutation génétique, on ne sait toujours pas pourquoi la maladie d’Alzheimer se produit ».
« Mais on sait au moins que l’accumulation de protéines anormales dans le cerveau sous-tend cette maladie »,
poursuit la journaliste.
Nathalie Szapiro-Manoukian observe que
« la course aux nouveaux traitements est bien avancée », et revient sur le plan Alzheimer 2008-2010, notant que « toutes les énergies sont enfin mobilisées ».
Le Pr Bruno Dubois, directeur du futur Institut de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer (La Pitié-Salpêtrière, Paris), précise que « la collecte des informations se fait déjà. Et notre banque de données inclut des centaines de malades ».
Nathalie Szapiro-Manoukian se penche en outre sur « un nouveau vaccin à l’essai contre cette démence », dont « le principe vise à injecter un fragment de la protéine bêta-amyloïde ou plus précisément des acides aminés qui entrent dans sa composition ».
« Les cellules immunitaires du malade fabriquent alors des anticorps contre ces acides aminés puis ces anticorps se mettent à détruire les plaques amyloïdes et le tour est joué »,
poursuit la journaliste.
Nathalie Szapiro-Manoukian précise toutefois qu’il s’agit de la théorie,
« car en pratique, il ne faut pas que le système s’emballe et que les défenses immunitaires attaquent d’autres structures que les plaques amyloïdes anormales ».
La praticienne indique qu’« un vaccin thérapeutique est entré en phase de test dans 6 pays et, à terme, quelque 420 patients doivent être inclus. Une première phase d’essais a montré que ce vaccin était sûr et bien toléré à court terme. […] Rendez-vous en 2012 pour les premiers résultats ».


« Contre la douleur, l’hypnose s’impose peu à peu »
Le Parisien
Le Parisien observe sous sa nouvelle rubrique
« santé » que la pratique de l’hypnose « se développe progressivement [à l’hôpital], notamment pour traiter la douleur et le stress des enfants ». Le journal se penche sur « le travail effectué depuis une dizaine d’années par des médecins et psychologues, qui font peu à peu entrer l’hypnose dans les box d’urgence et les chambres d’hôpital ».
« A Robert-Debré (Paris), plus d’une centaine de soignants ont reçu une formation ces dernières années. C’est également le cas dans les hôpitaux de Lyon, et dans certains services pédiatriques de Montpellier, où de plus en plus de personnels se familiarisent avec les techniques de l’hypnoanalgésie »,
relève le quotidien.
Le Parisien explique que le but est de
« réduire la douleur du patient en focalisant son attention sur autre chose. Des techniques autrefois décriées mais aujourd’hui réputées très efficaces ».
Le journal précise que « l’utilisation de l’hypnose pour réduire la douleur de l’enfant est encore marginale à l’hôpital. Mais il faut dire que la prise en charge de la douleur de l’enfant ne date que des années 1980 ».
Le Parisien publie un entretien avec Fanny Nusbaum, psychologue clinicienne et chercheuse à l’université de Lyon, qui « vient de réaliser une étude sur les mécanismes de l’hypnose, qui démontre son efficacité contre la douleur ». La chercheuse explique : « Nous avons étudié 14 patients souffrant de douleurs lombalgiques chroniques. Pour chacun, nous avons suggéré un soulagement de leur douleur, d’abord en état d’éveil puis en état d’hypnose, en comparant l’activité cérébrale dans les deux états de conscience ».
« Il y avait une baisse plus importante de la douleur sous hypnose. En éveil, avec une suggestion analgésique, la douleur a baissé de 28% en moyenne. En hypnose, elle a baissé de 64% »,
poursuit Fanny Nusbaum.
La psychologue ajoute que cette étude
« valide un nouveau champ de soins pour ceux qui ne parviennent pas à être totalement soulagés par les médicaments, et cela dans tous les domaines : les douleurs lombalgiques, mais aussi migraineuses, articulaires, neuropathiques… ».


« Comment protéger les jeunes des addictions »
Le Figaro
Le Figaro explique dans son cahier
« santé » « comment protéger ses enfants » des addictions. Le journal relève que « le rôle des parents, un temps ignoré, se révèle fondamental pour prévenir et repérer les conduites à risque des jeunes ».
Le quotidien se penche sur le centre Abadie (Bordeaux), spécialisé dans la prise en charge des adolescents : « Il ne se passe plus une semaine sans que [son directeur, Xavier Pommereau,] accueille une jeune fille de moins de 15 ans en coma éthylique ».
Le Figaro ajoute que le psychiatre « s’inquiète aussi de recevoir de plus en plus de parents «effondrés» face aux comportements à risque, souvent spectaculaires, de leur enfants ».
Le journal explique que « beaucoup de professionnels en sont convaincus : les parents sont les premiers acteurs pour protéger les enfants dans ce domaine. La prévention devrait même commencer assez tôt, dès la petite enfance, estime le Pr Philippe Jeammet ».
Le pédopsychiatre déclare que « c’est un état d’esprit où l’on prend l’habitude de parler des choses de la vie, pour instaurer un climat de confiance qui donne aux enfants un rôle actif ».
« Les jeunes n’attendent pas des parents qu’ils soient leurs amis. Ils veulent des limites, sachant qu’une limite n’est pas une bordure, mais une bande de territoire où l’on peut faire des compromis »
, poursuit le Pr Jeammet.
Xavier Pommereau relève pour sa part qu’
« un ado qui va bien peut faire des écarts de conduite. C’est pour les 15% qui se mettent dans des états terribles qu’il faut s’inquiéter ».


« Expliquer les soins médicaux aux enfants et à leurs parents »
Libération
Libération fait savoir que l’association Sparadrap
« réunit dans un livre ses fiches à destination des enfants devant recevoir des soins »Dis-moi, docteur ! », éd. Albin Michel jeunesse).
Le journal explique qu’il s’agit de
« petits dessins façon BD […] ou façon manuel scolaire, ultrapédagos et à la hauteur d’un enfant de 4 à 9 ans qui se poserait des questions sur le monde médical ».
Le quotidien observe que « ce qui fait le plus peur aux enfants, d’après Malka Jakubowicz, chargée de la communication de l’association : «L’anesthésie et les piqûres». […] Lorsqu’on anticipe, on maîtrise mieux la situation : «Quand on a moins peur, on a moins mal» ».
Libération note ainsi que « le chapitre le plus lu [est] celui expliquant l’anesthésie. Les enfants le relisent plusieurs fois avant leur opération et les parents y trouvent de quoi rassurer le petit ».


04 05 10

« Enfants : les effets négatifs du «trop de télévision» »
Le Parisien
Le Parisien relate sur son site une étude de l’Université de Montréal (Canada), selon laquelle
« la télévision peut faire des ravages pendant des années ».
Le journal remarque que ce travail, publié dans les Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, « constitue une première. La recherche, étalée sur 8 ans, a touché 1.314 enfants, dont les parents avaient accepté d’indiquer le temps consacré à regarder la télévision par leur progéniture à 29 mois puis à 53 mois ».
« Par ailleurs, les enseignants ont évalué les performances scolaires et psychosociales, ainsi que la santé des sujets »,
ajoute Le Parisien.
Linda S. Pagani, qui a mené ce travail, note ainsi que
« chaque heure au delà de la moyenne (qui est de 8 heures par semaine au Québec) réduit de 7% l’engagement manifesté par l’enfant en classe ».
« C’est entre la naissance et l’âge de 5 ans qu’interviennent les débuts de réseautage dans le cerveau, très importants pour toutes sortes de processus intellectuels. [Or, regarder l’écran est une] activité intellectuelle passive »
, poursuit la chercheuse.
Le Parisien retient que selon cette étude,
« une consommation excessive de télévision chez les enfants entre l’âge de 2 et 4 ans permet de prédire une diminution de 6% de la réussite en maths (mais n’a aucun effet négatif sur la lecture), […] une diminution de 13% de l’activité physique le week-end et de 9% de l’activité physique générale, une augmentation de 9% de la consommation de boissons gazeuses sucrées et de 10% du grignotage et enfin une hausse de 5% de l’indice de masse corporelle à 10 ans ».


05 05 10

« Les psychiatres de ville pourront délivrer des soins sans consentement »
Libération
C’est ce que déclare Roselyne Bachelot dans Libération. Le journal publie un entretien avec la ministre de la Santé, qui
« présente aujourd’hui sa nouvelle loi sur la psychiatrie à l’hôpital ». Une loi « très controversée », note le quotidien.
Roselyne Bachelot indique qu’«
il y avait nécessité à moderniser notre dispositif. […] C’est une loi importante car elle remplace la notion d’hospitalisation par celle de soins, ouvrant la possibilité d’une prise en charge, soit en hospitalisation, soit en soins ambulatoires, selon l’avis médical ».
« Et de ce fait, elle donne un cadre aux soins ambulatoires sans consentement. Ce qui était souhaité par un grand nombre d’acteurs »,
observe la ministre.
Mme Bachelot déclare que
« ce projet traduit la recherche d’un bon équilibre et permet un renforcement global des droits des personnes. Le projet de loi prévoit l’information régulière des patients sur leurs droits et le recueil de leur avis sur les décisions les concernant ».
La ministre de la Santé ajoute qu’« on ne peut pas dire qu’il manque des psychiatres en France, on a le plus fort taux de toute l’Europe. Mais voilà, ils exercent surtout en ville. Je veux donc ouvrir la palette des possibles. Les psychiatres de ville pourront délivrer des soins sans consentement, sous la responsabilité du médecin de l’hôpital qui suit le patient ».


06 05 10

« 21% des parents ne parlent jamais des dangers liés à la drogue à leurs enfants »
Le Parisien, La Croix
Le Parisien fait savoir que selon un sondage BVA,
« 21% des parents ne parlent jamais à leurs enfants des dangers liés à la consommation de drogue, [et] 22% ne leur rappellent jamais que c’est interdit ».
« Or, la plupart des pères et mères se sentent désemparés face à cette situation. Selon les chiffres de ce sondage, «un tiers des parents ne se sentent pas soutenus par des professionnels» »,
observe le journal.
Le Parisien indique qu’
« au-delà de la prévention, la famille est la clé de voûte des soins. Son implication améliore de 30% l’efficacité du traitement de l’addiction au cannabis, selon une étude européenne ».
Dans le cadre d’un colloque sur
« le rôle de la parentalité dans la prévention des addictions chez les ados », organisé aujourd’hui et demain à Paris par la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, le quotidien interroge Etienne Apaire, président de la Mildt.
Le responsable relève que
« les spécialistes ont longtemps considéré les parents comme l’une des causes du problème lorsqu’ils avaient un ado à traiter. Du coup, laissées de côté et peu informées, les familles se sentent souvent mal à l’aise pour aborder ce sujet avec leur progéniture ».
Etienne Apaire remarque que « les traitements sont mieux suivis si les parents s’en mêlent. Ils ne doivent pas être en permanence derrière leurs enfants, mais a contrario ne rien dire, c’est criminel ».
« Ce n’est jamais trop tard. Les parents ne doivent pas désespérer. Mais s’ils avalent des pilules le soir pour s’endormir et le matin pour se réveiller, leur discours risque de ne pas être efficace. Il faut qu’ils s’interrogent sur leurs comportements »
, poursuit le président de la Mildt.
La Croix relève également le
« rôle clé des parents pour aider les ados à risques ». Le journal publie le témoignage de parents « dont les enfants ont vaincu leur dépendance à la drogue ou à l’alcool ».


07 05 10

« Mères porteuses : le comité d’éthique dit non »
Le Figaro, La Croix
Le Figaro relève en effet qu’
« hier, le Comité consultatif national d’éthique a rendu public un rapport sur la gestation pour autrui ». Le document indique que « pour la grande majorité des membres du CCNE, l’ensemble des arguments favorables au maintien de la législation en vigueur l’emportent sur ceux qui sont favorables à la légalisation de ce procédé de procréation médicalement assistée ».
Le Figaro souligne toutefois que « 7 de ses membres veulent que la loi [de bioéthique, à l’occasion de sa révision en 2011,] prévoie des dérogations ».
« Ils souhaiteraient l’accompagner d’une étude prospective pour évaluer les conséquences »,
ajoute le journal.
Le quotidien explique que
« pour le CCNE, 6 arguments d’ordre éthique s’opposent » à la légalisation de la gestation pour autrui. L’organisme estime ainsi qu’« une loi n’empêchera pas les risques qu’elle vise à prévenir », relevant que « ni les accidents médicaux ni les inconvénients d’ordre physiologique ne pourraient être totalement évités ».
Le Comité d’éthique remarque par ailleurs que la gestation pour autrui « ne peut être éthiquement acceptable du seul fait qu’elle s’inscrirait dans un cadre médical » et qu’elle « pourrait porter atteinte au principe de dignité de la personne humaine ou à l’image symbolique des femmes ».
Le Figaro cite un des « dissidents », le Pr Claude Sureau, qui déclare pour sa part : « Nous sommes troublés par la souffrance d’un certain nombre de couples. […] C’est la même situation qu’il y a 35 ans avec l’insémination artificielle avec donneur de sperme. A l’époque, on avait dit qu’il fallait réfléchir, «expérimenter» et voir ce qui en résulte ».
La Croix relève aussi que le CCNE est « défavorable à la gestation pour autrui ».
Le quotidien retient « parmi les «objections éthiques» soulevées : «les incertitudes quant à l’avenir de l’enfant» issu d’une GPA, qui pourrait «souffrir d’une dissociation entre filiation maternelle et gestation»».


« Les nouvelles drogues se multiplient en Europe »
Le Monde
Le Monde consacre un article aux
« nouvelles drogues », dont la méphédrone, « drogue de synthèse aux effets proches de ceux de l’ecstasy et des amphétamines, dont les risques pour la santé sont encore mal connus ».
Le journal relève qu’« après plusieurs décès suspects survenus chez des jeunes gens (pour la plupart consommateurs d’autres drogues), le gouvernement britannique vient de franchir le pas en l’interdisant. […] Le Royaume-Uni est le huitième pays européen à prendre une telle mesure ».
Le quotidien note que « la méphédrone n’est pas la seule drogue de synthèse d’apparition récente à inquiéter les autorités sanitaires. Dans leur rapport annuel sur les nouvelles drogues circulant sur le marché, publié le 23 avril, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies et Europol soulignent que celles-ci ont atteint, en 2009, un « chiffre record » »
Le Monde indique ainsi que « 24 nouvelles substances psychoactives ont été officiellement notifiées pour la première fois aux deux agences, soit presque le double des substances notifiées en 2008. Toutes étaient des composés de synthèse ».
Le journal ajoute que selon ce rapport, « le commerce électronique constitue « un défi croissant pour les activités de surveillance, de réaction et de contrôle face à la consommation de nouvelles substances psychoactives » ».


10 05 10

« Les victimes d’inceste souffrent de multiples pathologies »
La Croix
La Croix relate les résultats d’un sondage Ipsos sur
« les conséquences médicales et psychologiques de l’inceste, réalisé pour l’Association internationale des victimes de l’inceste ». Le journal retient que « les victimes d’inceste souffrent de multiples pathologies, bien plus que le reste de la population française. À commencer par la dépression ».
« 98% des victimes d’incestes se sentent ou se sont senties «régulièrement très déprimées», contre 56% dans le reste de la population »,
note ainsi La Croix.
Le quotidien ajoute que
« le rapport aux autres est également «profondément perturbé», analyse le Dr Louis Jehel, psychiatre à l’hôpital Tenon à Paris. 93% des victimes d’inceste affirment «avoir régulièrement peur des autres ou peur de leur dire non», contre 29% des Français ; et 92% ont répondu «se sentir régulièrement irritable ou avoir des explosions de colère», contre 53% ».
« La souffrance n’est pas seulement psychique : 85% des victimes souffrent de douleurs chroniques (mal de dos, migraine), contre 56% de la population »,
poursuit La Croix, qui ajoute que « certaines victimes tombent dans l’addiction : 30% boivent plus de 3 verres d’alcool par jour (contre 17% dans le reste de la population française) et 27% consomment au moins une fois par semaine de la drogue (contre 9%) ; 86% d’entre elles affirment même avoir ou avoir eu des idées ou pulsions suicidaires et 53% ont déjà tenté de se suicider, à une ou plusieurs reprises ».
Le journal souligne que « le sondage révèle également que les victimes attendent en moyenne 16 années avant de révéler leur agression, 22% attendant même plus de 25 ans. […] Une souffrance d’autant plus difficile à confesser que les médecins manqueraient de formation. Et c’est justement cela que l’AIVI entend améliorer en publiant ce sondage. […] Dénonçant de lourdes lacunes dans le secteur de la santé en France, le Dr Jehel préconise la création d’au moins un centre spécialisé par département ».


« Un gène qui endort et protège de l’alcoolisme »
Le Figaro
Le Figaro fait savoir que la différence entre ceux qui
« tombent de sommeil après seulement un verre de vin » et ceux qui « peuvent enchaîner les cocktails jusqu’au bout de la nuit sans ressentir la moindre somnolence », « tient peut-être à un gène ».
« Un gène qui protègerait en fait les individus, dont on dit souvent qu’ils ne «tiennent pas» l’alcool, d’une dépendance à ce produit »,
note le journal.
Le quotidien relate ainsi les travaux, publiés dans
Clinical & Experimental Research, de Denis McCarthy et de son équipe de l’université du Missouri (Etats-Unis), qui « a scruté le comportement de 91 jeunes Afro-Américains dans les heures suivant l’ingestion d’une quantité modérée d’alcool ».
Le Figaro observe que « ceux qui avaient le plus tendance à somnoler après avoir bu étaient plus souvent porteurs d’un gène appelé ADH1B*3. Or, d’autres chercheurs ont établi que ce variant du gène de l’alcool déshydrogénase est associé à une faible dépendance à l’alcool ».
Le quotient ajoute que « ce gène présente une autre particularité : il n’est retrouvé quasiment que dans les populations avec des origines africaines ».
Le journal relève que « pour Denis McCarthy, l’effet sédatif de l’alcool observé chez les porteurs du gène pourrait être l’une des explications de leur moindre alcoolodépendance, «les gens étant moins tentés de boire en grande quantité si cela les fatigue que si cela les stimule ou les désinhibe» ».
Le quotidien précise que « pour autant, les chercheurs sont loin d’avoir percé tous les secrets de nos comportements vis-à-vis de l’alcool ».


« Cannabis : parler plutôt que traquer »
Le Monde
Le Monde revient sur ce
« test qui évalue la quantité de cannabis dans les urines [et qui] suscite une controverse ». Le journal rappelle en effet qu’« il s’adresse surtout aux parents qui soupçonnent leurs enfants d’usage de drogue. La plupart des psychiatres et psychologues y sont hostiles, craignant que son utilisation n’aboutisse qu’à stigmatiser le comportement des adolescents ».
Martine Laronche relève ainsi que « pour la plupart des psychiatres, ce procédé est jugé contre-productif. […] Pour les spécialistes, un jeune dépendant au cannabis est avant tout un jeune qui va mal et ce mal-être s’accompagne de signes visibles : troubles des conduites, agressivité, fléchissement scolaire, repli sur soi… ».
La journaliste cite notamment Marc Valleur, psychiatre à l’hôpital Marmottan, à Paris, qui note qu’« en faisant ce test, on dramatise la consommation de cannabis, qui en soi ne dit rien de l’état du jeune. La plupart des gamins fument au moins une fois de manière récréative. Que fait-on en cas de test positif ? De tels procédés induisent un climat de suspicion, de paranoïa ».
Martine Laronche remarque en outre que « pour Philippe Jeammet, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’université Paris-René-Descartes, le test peut avoir un intérêt dans le cadre d’un suivi thérapeutique qui impliquerait les parents ».


17 05 10

« De plus en plus de patients veulent devenir ami avec leur médecin sur Facebook »
Le Figaro
Le Figaro s’interroge :
« Peut-on devenir ami avec son médecin sur Facebook ? De plus en plus de patients tentent de le faire. […] A première vue anecdotiques, ces phénomènes soulèvent des questions parmi les instances médicales ».
Le quotidien remarque ainsi que « l’explosion des réseaux sociaux risque de modifier la relation des médecins avec leurs patients ».
Le Figaro relève qu’« en un an, le Dr Marc Lévêque, chef de clinique en neurochirurgie fonctionnelle au CHU de Marseille, dit avoir été sollicité environ 7 fois par des patients – le plus souvent des jeunes femmes – qui voulaient devenir amis avec lui sur Facebook. Il n’a jamais donné suite ».
Le Dr Ghassan Moubarak, chef de clinique en cardiologie à l’hôpital Lariboisière (Paris), explique ainsi qu’« en consultation, il arrive qu’on donne des informations personnelles à un malade, mais c’est contrôlé. Sur Facebook, le contrôle est forcément beaucoup plus compliqué ».
Le journal constate que « pourtant, deux enquêtes conduites par ce cardiologue concluent que les jeunes médecins et les étudiants en médecine ne sont pas forcément conscients des dangers de cette communication. La première, à paraître dans La Revue du praticien, a concerné des carabins parisiens (entre la 2e et la 6e année). Parmi les 636 qui ont répondu, 87% ont un profil Facebook. La plupart sont assez transparents sur leurs informations personnelles (identité, études…), même si celles-ci ne sont pas forcément accessibles à tous. 55% refuseraient automatiquement d’accepter un patient comme ami, mais 44% verraient au cas par cas ».
Le quotidien ajoute que « l’autre enquête, auprès de 400 internes et chefs de clinique de Rouen, montre que ces médecins plus âgés et plus expérimentés sont moins présents sur Facebook (73%). Ils sont aussi plus méfiants: 85% déclineraient systématiquement de telles propositions ».


18 05 10

Psychologie : « L’effet Mozart est une légende ».
La Croix
La Croix observe en effet que selon des chercheurs de l’université de Vienne (Autriche),
« écouter la musique de Mozart ne rend pas plus intelligent, contrairement à une pensée répandue depuis une étude californienne publiée en 1993 ».
Le journal rappelle que « les chercheurs californiens avaient montré qu’un groupe de 36 adolescents avait obtenu de meilleurs résultats à des tests de raisonnement après avoir écouté la Sonate pour deux pianos en ré majeur que ceux qui avaient écouté autre chose ou étaient simplement restés dans une salle silencieuse ».
Le quotidien explique que « les psychologues autrichiens ont compilé quelque 3 000 cas issus de 40 études dans divers pays. Seul effet observé : «Ceux qui ont écouté de la musique (Mozart, Bach ou le groupe de rock Pearl Jam) ont de meilleurs résultats, mais on sait déjà qu’une personne est plus performante s’il y a un stimulus», a expliqué Jakob Pietschnig, qui a dirigé l’étude ».


19 05 10

« Eléonore, trisomique, ne veut pas du dépistage de sa maladie »
Le Parisien
C’est ce que titre Le Parisien, qui consacre un article à Eléonore Laloux, jeune trisomique de 24 ans, qui
« sera reçue demain au ministère de la Santé. Avec un collectif créé par ses parents, elle refuse un projet d’amendement aux lois de bioéthique ».
Le journal explique que ce texte « propose le dépistage automatique de la maladie génétique lorsque certaines conditions sont réunies. […] Le dépistage ne concernera que les femmes ayant recours à la fécondation in vitro, et dont l’embryon présente déjà un risque de maladie grave, comme la myopathie ou la mucoviscidose ».
Jean Leonetti, rapporteur de la mission parlementaire sur la révision des lois de bioéthique, précise que cela concernera « uniquement les femmes présentant des facteurs de risque spécifiques, comme l’âge. Si la trisomie est détectée, la mère pourra décider de ne pas transférer l’embryon dans son utérus. […] Il ne s’agit pas d’aboutir à l’enfant parfait, mais d’éviter des souffrances inutiles ».
Le Parisien cite le père de la jeune femme, qui déclare : « Nous ne sommes pas contre l’avortement. Nous disons simplement qu’il est possible d’élever un enfant trisomique avec beaucoup de bonheur ».


20 05 10

« Des actions ciblées peuvent réduire le risque de suicide »
Le Figaro
Le Figaro rend compte d’une expérience menée aux États-Unis qui
« a fait chuter le taux de suicide chez des personnes souffrant de troubles mentaux », et relatée dans le Jama.
Le journal note que lors de ce programme, entamé dans le Henry Ford Health System, qui regroupe 6 hôpitaux de l’État du Michigan, le taux de suicide
« est passé de 89 suicides pour 100 000 (patients suivis pour troubles mentaux) à 22 pour 100 000 la quatrième année du programme pour atteindre désormais zéro pour 100 000 (à titre de comparaison, le taux dans la population générale américaine est de 10 pour 100 000) ».
Le Figaro explique que la « démarche a d’abord consisté à classer les 200 000 patients suivis pour troubles mentaux dans ces 6 hôpitaux en 3 groupes en fonction du risque de suicide, chaque niveau correspondant à des interventions spécifiques ».
« Les malades avaient par ailleurs un rendez-vous dédié uniquement à la délivrance de médicaments, un accès plus rapide aux soins et donc aux médecins. Une écoute renforcée avait été mise en place de visu avec un suivi par e-mails. Les mesures comprenaient également l’information et l’éducation de la famille du malade, une formation des personnels médicaux leur permettant de mieux évaluer les comportements à risques au téléphone. Enfin, le programme poussait les patients à se séparer de leurs armes à feu
», poursuit le journal.
Le neuropsychiatre Edward Coffey déclare :
« Je crois que nous avons là un modèle qui pourrait servir de base aux recommandations des systèmes de santé. Il pourrait améliorer l’état des patients souffrant de dépression ou d’autres désordres mentaux qui augmentent le risque de suicide ».
De son côté, le Pr Michel Reynaud, psychiatre et chef du département de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital universitaire Paul-Brousse (Paris XI), estime ces résultats « très intéressants. Ce protocole est transposable en France ».


21 05 10

« La psychiatrie derrière des barreaux neufs »
Libération, L’Humanité
Libération note sur une double page qu’à Lyon,
« le premier hôpital réservé aux détenus souffrant de troubles mentaux, prévu pour accueillir 60 malades dans des conditions de haute sécurité, est inauguré aujourd’hui » par Michèle Alliot-Marie et Roselyne Bachelot, ministres de la Justice et de la Santé.
Le journal observe que cette unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA), construite dans le parc du Vinatier, complexe hospitalier psychiatrique,
« est baptisée «unité Simone Veil», en hommage au rôle joué par l’ancienne ministre des Affaires sociales et de la Santé dans l’amélioration des soins carcéraux. Mais l’académicienne a reçu cette semaine une lettre ouverte de médecins, d’infirmiers et de syndicalistes inquiets de cette ouverture ».
Le quotidien indique que « des psychiatres s’inquiètent de la qualité de soins possibles dans un tel établissement », ainsi que de « la «qualité de la relation» entre malades et soignants dans cet univers ».
Pierre Lamothe, psychiatre et responsable du pôle «santé mentale des détenus et psychiatrie légale» dont dépend l’UHSA, déclare que « la réalité de l’UHSA pèsera sur les soignants» mais constituera «une bouffée d’oxygène pour les malades» ».
Libération relève que « le public devrait être essentiellement constitué de psychotiques, de détenus en état de dépression majeure ou souffrant de graves troubles de la personnalité. […] Certains malades seront soignés avec leur consentement, d’autres hospitalisés d’office ».
Le journal ajoute qu’
« officiellement, il s’agit d’une «structure médicale avec une sécurité périphérique». Mais lorsqu’on s’en approche, cela ressemble furieusement à une prison. Des murs de 6 mètres de haut renforcés de barbelés, de douves. Un poste de garde aux vitres blindées ».
L’Humanité estime de son côté que « la prison entre à l’hôpital ».
Le journal retient que certains professionnels « qualifient de «bond en arrière» l’ouverture » de cette structure, et rappelle qu’« en 20 ans, plus de 40 000 places en hôpital psychiatrique général ont été fermées ».


27 05 10
« La pratique des psychothérapies sera mieux réglementée »
La Croix
Pierre Bienvault se penche dans La Croix sur
« la publication, samedi 22 mai au Journal Officiel, d’un décret réglementant l’usage du titre de psychothérapeute. Un texte attendu de longue date et qui a suscité un débat très vif dans le monde de la psychiatrie et de la psychanalyse ».
Le journaliste explique notamment qu’« à l’avenir, toute personne souhaitant utiliser le titre de psychothérapeute devra être inscrite sur un registre départemental qui pourra être consulté par les patients. Pour s’y inscrire, elle devra avoir suivi une formation en psychopathologie clinique d’au minimum 400 heures, délivrée dans un établissement public ou privé agréé par les pouvoirs publics ».
« Elle devra également suivre un stage pratique d’une durée minimale de 5 mois. Seront dispensés de cette formation les médecins psychiatres, qui pourront donc automatiquement s’inscrire sur le registre »,
poursuit Pierre Bienvault.
Le journaliste aborde
« le cas des médecins non-psychiatres. Lors du débat, un certain nombre d’observateurs s’étaient inquiétés du fait qu’au nom de l’omnivalence du diplôme de médecine, n’importe quel praticien, par exemple un généraliste ou un dermatologue, puisse se lancer dans la pratique de la psychothérapie. Les médecins non-psychiatres devront donc suivre 200 heures de formation et 2 mois de stage pour s’inscrire sur le registre ».
Le Dr François Kammerer, vice-président de l’Association française de psychiatre et du Syndicat des psychiatres français, estime que « c’est notoirement insuffisant. Ce décret va entraîner une déqualification de la psychothérapie et même d’une partie de la psychiatrie ».


Revue de presse santé psy – avril 2010

01 04 10


« Nous allons financer 23 projets expérimentaux pour l’autisme »
La Croix
A la veille de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité détaille en exclusivité pour « La Croix » les prochaines étapes de la politique gouvernementale.
Alors que prend fin « le deuxième plan autisme (2008_2010), Nadine Morano explique que ce dernier qui « prévoyait la création de 4 100 places d’ici à 2012 » a déjà abouti à la création de « plus de la moitié » des places. Concernant « l’évaluation de la méthode controversée du « packing », qui consiste à envelopper les enfants dans des linges froids pour leur faire sentir les limites de leurs corps » le secrétaire d’Etat répond que « Face à l’inquiétude de certaines associations et familles, nous n’avons décidé de mettre en place, avec Roselyne Bachelot, un protocole de recherche clinique sur cette thérapie en particulier. Nous aurons les résultats fin 2011 ». Sur la question du « diagnostic d’autisme aujourd’hui encore posé trop tardivement » dénoncé par les associations, Mme Morano répond que « Le gouvernement a abondé de (,6 millions d’euros les crédits destinés aux éuipes spécialisées dans ce diagnostic (..) Depuis quelques jours, nous disposons d’un « état des connaissances » sur l’autisme que vient de publier le Haute Autorité de santé. Cela va nous permettre de mettre en place une formation appropriée pour tous les professionnels ».


« Bâilleurs de fond »
Liberation.fr
Libération.fr indique qu’ « En cette fin mars est publié le premier ouvrage scientifique jamais consacré au bâillement depuis, euh… la thèse de doctorat de médecine rédigée par un certain René Trautmann en 1901. Puis, les 24 et 25 juin, se tiendra à Paris la première conférence internationale sur le bâillement, à l’hôpital de la Salpêtrière ».
L’article précise que « La première conférence internationale sur le bâillement accueillera à Paris des chercheurs venus des Etats-Unis, du Mexique, d’Inde, d’Israël et de toute l’Europe. Au programme, de vraies avancées sur le chemin de la connaissance et de la lumière, telles que « le bâillement et la clairance de l’adénosine et de la prostaglandine D2 du liquide cérébro-spinal », par Olivier Walusinski, ou encore « la peur induite par la punition modifie le schéma quotidien du bâillement chez les rats», par Jorge Garcia-Torres. On verra aussi que certains hémiplégiques retrouvent momentanément l’usage d’un bras paralysé lorsqu’ils bâillent. Et s’il y avait des choses à fouiller par là ? »
lire la suite sur :
http://www.liberation.fr/vous/0101627587-olivier-walusinski-baillementologue-bailleurs-de-fond


02 04 10

« Les aidants familiaux des malades d’Alzheimer ont besoin de soutien »
Le Figaro
Martine Perez rappelle dans son article que « Le plan Alzheimer 2008-2012 lancé par Nicolas Sarkozy demandait à ce que l’on accorde une attention particulière et une aide aux « aidants » familiaux ». La journaliste remarque que « c’est dans ce contexte que la Haute Autorité de Santé vient dans un rapport de recommander un suivi régulier et personnalisé des proches de parents atteints d’Alzheimer, comportant en tout cas une consultation annuelle ». Martine Perez souligne que ces recommandations « sont destinées essentiellement aux généralistes qui ne doivent pas ignorer ceux qui se chargent d’un malade d’Alzheimer (..) La consultation médicale annuelle doit être l’occasion pour le médecin traitant d’être particulièrement vigilant concernant l’état psychique de l’aidant, son état nutritionnel et son niveau d’autonomie physique et psychique ». La journaliste poursuit, « Que peut proposer le médecin généraliste à l’aidant qui appelle à l’aide ? « différentes interventions sont possibles, répondent les experts, comme la participation à des groupes de soutien avec d’autres aidants, un support téléphonique ou par Internet, des cours de formation sur la maladie, une psychothérapie individuelle ou familiale… » et cite l’exemple de la Suède où des mesures concrètes sont mises en place comme « des séjours de repos dans des hôtels offerts aux aidants pour leur permettre de souffler un peu tandis que des aides à domicile prennent le relais pendant 48heures ».


06 04 10

« Les fous poussés à se soigner contre leur gré ? »
Libération, La Croix, Le Figaro
C’est ce que se demande Eric Favereau, qui constate dans Libération qu’« après la mise en examen de l’homme qui en a jeté un autre contre un RER, le débat rejaillit sur l’obligation de soins psychiatriques ». Le journaliste revient sur les « propos terribles » de la mère du schizophrène : « J’avais tiré le signal d’alarme. Je sentais que mon fils pouvait commettre l’irréparable à chaque instant ».
Eric Favereau observe qu’« à l’évidence, la prise en charge de ce jeune malade était loin d’être parfaite. Et la coordination des soins, manifestement, déficiente ».
Le journaliste note que « par le hasard du calendrier, un projet de loi [sur les hôpitaux psychiatriques] est sur la table. […] Ce texte entend développer les «soins obligatoires», y compris quand le patient n’est pas hospitalisé ».
Eric Favereau relève toutefois que « cette question des soins forcés divise tout le milieu de la psychiatrie », indiquant qu’« il n’est plus question des trois types d’hospitalisation aujourd’hui en vigueur en psychiatrie. […] Le texte parle désormais de soins avec ou sans consentement, «à la demande d’un tiers» ou du «préfet» ».
Le journaliste souligne que « le monde de la psychiatrie souffre de multiples maux, et en particulier d’un manque de moyens chroniques. […] Quelle que soit la loi future, qui sera là pour l’appliquer ? ».
La Croix aborde aussi ce « drame, [qui] reste exceptionnel », et note que « le ministère de la Santé devrait présenter une réforme permettant la délivrance de soins contraignants en dehors de l’hôpital ».
Le journal remarque que « les psychiatres sont divisés ». Le Dr Hervé Bokobza, psychiatre libéral à Montpellier, remarque qu’« avec ce texte, nous ne serons plus en position de soignants mais d’experts, chargés de remettre tous les mois un papier à leur directeur pour signaler que tel patient est ou non venu en consultation. On veut nous transformer en agents d’un contrôle social organisé ».
De son côté, le Dr Jean-Claude Pénochet, président de l’Intersyndicale des psychiatres publics, déclare : « Ces soins ambulatoires sans consentement sont un grand progrès à condition qu’ils soient mis en œuvre sous la responsabilité de l’équipe soignante ».
Le Figaro relève pour sa part que dans cette affaire du « pousseur du RER, policiers et médecins [sont] mis en cause ».
Le journal explique que « l’avocate du jeune [schizophrène] accuse la police et les services médicaux de ne pas l’avoir pris en charge. Une accusation réfutée par le ministère de la Santé, qui ouvre une enquête ».



« Le premier hôpital-prison s’apprête à ouvrir »
La Croix
Marie Boëton note dans La Croix que « le Conseil d’État doit donner aujourd’hui son feu vert définitif à l’ouverture de la première unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) ».
« Une structure qui n’est pas sans créer la polémique », observe la journaliste.
Marie Boëton rappelle que « ces nouvelles structures auront pour vocation d’accueillir les personnes détenues atteintes de troubles psychiatriques trop lourds pour être maintenues dans un établissement pénitentiaire ordinaire ».
La journaliste précise que « c’est au sein de l’hôpital psychiatrique du Vinatier à Bron, dans la banlieue de Lyon (Rhône), que la première UHSA doit ouvrir. De l’extérieur, elle s’apparente à une prison avec son mur d’enceinte, sa douve et ses surveillants pénitentiaires. Seul, toutefois, le personnel soignant est autorisé à y pénétrer ».
« Soixante détenus doivent, dans un premier temps, y être accueillis. Ils seront répartis dans trois services distincts : une unité de soins intensifs, destinée à accueillir les prisonniers souffrant d’une crise aiguë, un lieu de vie collective et un département consacré aux soins individualisés », poursuit Marie Boëton.
La journaliste relève que « l’ouverture d’un tel établissement ne recueille pas l’assentiment de tous. Selon l’Observatoire international des prisons, la création d’unités de ce genre risque de légitimer l’incarcération de malades mentaux ».
Le médecin-chef du service médico-psychiatrique régional de Lyon, Pierre Lamothe, remarque que « les détenus seront accueillis comme l’est le reste de la population. Nous leur proposerons un vrai projet de soin »
« Il faut, certes, questionner les défaillances de la psychiatrie de ville et s’interroger sur la tendance actuelle qui veut qu’on envoie en prison des personnes avant tout malades. Mais cela ne doit pas nous empêcher, à nous médecins, de réfléchir à une prise en charge médicale digne et efficace pour les détenus », ajoute le praticien.
Marie Boëton note cependant que « d’ici à 2012, 10 UHSA sont appelées à voir le jour. Au total, les «hôpitaux-prison» devraient accueillir plus de 600 détenus. C’est-à-dire une part infime des 15 000 qui présentent des troubles psychiques ».


« Le pouvoir des yeux contre les traumatismes »
Le Figaro
Le Figaro note en effet : « Basée sur les mouvements oculaires, cette thérapie baptisée «EMDR» (Eye Movement Desensitization and Retroprocessing) attire de plus en plus de psys et de patients. Révolutionnaire ? ».
Le journal observe que la technique « a été utilisée partout dans le monde, pour des vétérans du Vietnam ou des réfugiés des camps palestiniens. Et aujourd’hui, pour tous ceux qui souffrent de crises d’anxiété, d’images obsédantes ou de sursauts émotionnels inappropriés à leur présent ».
Le Figaro publie un entretien avec le Dr Antoine Bioy (université de Bourgogne, CHU Bicêtre), qui rappelle que l’EMDR « repose sur des techniques que nous utilisons depuis longtemps dans le champ de l’hypnose : plongée du patient dans un état de relaxation, revécu du traumatisme du point de vue affectif… ».
Le spécialiste remarque toutefois que « depuis 3 ou 4 ans, on voit surgir la tentation d’utiliser l’EMDR pour une profusion d’indications. Par exemple, je travaille dans une unité de prise en charge des douleurs et des soins palliatifs, et j’observe que certains soignants veulent l’appliquer dans le traitement de la douleur. Or toutes les douleurs ne sont pas d’origine traumatique. Pour certaines, les antalgiques suffiront… »


07 04 10

« Le suicide d’un anesthésiste bouleverse le monde hospitalier »
La Croix, Le Parisien
La Croix revient sur le suicide d’Eric Delous, jeune anesthésiste du CHU de Montpellier, la semaine dernière, et dont les obsèques ont eu lieu hier. « Il semble qu’il n’ait pas supporté le poids d’une erreur médicale à la suite de laquelle un nourrisson de 5 mois est resté paralysé des membres inférieurs », note le journal.
Le quotidien observe que « ce suicide provoque une vive émotion dans le monde hospitalier. Plusieurs syndicats ont exprimé leur compassion pour les deux familles touchées par ce drame. Certains ont aussi dénoncé le problème de la «souffrance au travail» et du «burn-out» ».
La Croix ajoute que « dans un communiqué, la Confédération des praticiens des hôpitaux exprime sa «colère» contre la direction du CHU «qui s’est crue autorisée à décider d’une mise à pied renouvelée de notre jeune collègue, le stigmatisant maladroitement dans la faute en le mettant à l’écart de son exercice professionnel et de ses patients» ».
Le journal cite le Pr Xavier Capdevila, chef du département d’anesthésie-réanimation de l’établissement, qui déclare quant à lui : « Contrairement à ce qu’on a dit ici ou là, notre collègue n’a pas été laissé seul face à sa détresse. […] Il lui a été proposé un soutien psychologique, qu’il a refusé. Mais il a été très entouré, nous avons toujours maintenu le dialogue avec lui ».
La Croix observe que le médecin, « sans vouloir «créer de polémique», déplore une «certaine inertie administrative» dans la gestion de l’affaire ».
Le Parisien relève de son côté que « des milliers de personnes », dont la ministre de la Santé, ont assisté aux obsèques de l’anesthésiste.

« Stress au travail : le «name and shame» enterré »
Les Echos
Les Echos relève que « la liste des entreprises ayant conclu un accord sur le stress à la demande du ministère du Travail publiée sur le site gouvernemental www.travailler-mieux.gouv.fr n’a pas été actualisée depuis le 10 mars. Promesse est pourtant toujours faite à l’écran de la compléter toutes les semaines ».
Le journal remarque que « cette mise en sommeil a tout d’un enterrement ».
Le quotidien observe que « la stratégie anglo-saxonne du «name and shame» (littéralement «nommer et blâmer») utilisée par Xavier Darcos pour inciter les entreprises à prendre des mesures contre le stress, n’a pas survécu à son départ de la rue de Grenelle ».
Les Echos rappelle que la mesure « était, il est vrai, déjà mal en point », puis note que « dans l’entourage d’Eric Woerth, on reconnaît que le nouveau ministre du Travail «ne souhaite pas poursuivre la mise en ligne» ».
« Cela dit, pour l’heure, rien n’est officiel. Difficile de tourner la page sans risquer de se faire accuser de négliger un des grands sujets sociaux du moment, sauf à prendre dans le même temps d’autres initiatives », estime le journal.
Les Echos ajoute que « le ministre «fera prochainement connaître ses intentions», en précisant qu’il «compte évidemment garder un angle d’action sur les risques psychosociaux, notamment dans le cadre du second plan santé au travail» ».


« La mode du jeûne inquiète les antisectes »
Le Parisien
Le Parisien observe que « le concept du jeûne thérapeutique progresse en France ». Le journal note toutefois que « dans son rapport annuel, la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) s’inquiète de cette vogue du jeûne qu’elle juge propice aux dérives sectaires ».
Le quotidien relève que « la Mission dénonce le discours jusqu’au-boutiste de certains, comme «l’initiateur de l’opération Croisade pour la santé» qui «depuis 2 ans organise pendant l’été une marche de 2 semaines sur plusieurs centaines de kilomètres»… sans manger ».
Le Parisien rappelle à ses lecteurs que « ne pas manger est loin d’être anodin ». Le nutritionniste Jean-Michel Cohen précise ainsi qu’« au bout de 72 heures de jeûne, vous faites entrer votre organisme en état de déficit immunitaire. Après 3 jours, les muscles nobles, les reins, le coeur souffrent ».
Le journal note que « la grande crainte de la Miviludes est surtout que les militants du jeûne ne dérapent en affirmant que la privation de nourriture peut soigner ».


14 04 10

« L’hôpital doit être plus humain »
La Croix
C’est ce que titre La Croix sur sa Une. Le journal observe sur une double page que « plusieurs rapports récents dénoncent la maltraitance «ordinaire» dans les hôpitaux ».
« Devant des usagers qui n’hésitent plus à se faire entendre, la priorité des établissements est de promouvoir les démarches de bientraitance », continue le quotidien.
Pierre Bienvault revient sur le bilan 2009 du pôle santé et sécurité des soins du médiateur de la République, qui « a reçu 4 800 requêtes d’usagers. Parmi celles-ci, les services du médiateur ont identifié une situation de «maltraitance ordinaire» dans un cas sur deux : privations de visites, infantilisation, reproches, absence de prise en compte de la douleur, toilettes imposées, gifles, vols d’argent ou d’objets, non-respect du consentement… ».
Le journaliste précise qu’« il ne faudrait toutefois pas trop noircir la réalité. Toutes les enquêtes d’opinion le prouvent : les Français restent très satisfaits de leurs hôpitaux ».
Pierre Bienvault rappelle en outre que « pour faire évoluer les pratiques, la HAS a décidé de renforcer, dans la procédure de certification des hôpitaux, les mesures visant à mieux prendre en compte les réclamations des usagers ».
« L’autre priorité est d’inciter les établissements à promouvoir en interne le concept désormais très en vogue de «bientraitance» », poursuit le journaliste.
Claire Compagnon, responsable du cabinet de conseil qui a rédigé un rapport sur le sujet pour la HAS, précise que « la bientraitance, c’est rappeler que soigner, c’est aussi faire une toilette dans des conditions décentes ou frapper à la porte de la chambre et entrer en disant bonjour ».


« Un test pour savoir si son enfant fume du cannabis »
Le Parisien
Le Parisien remarque en effet sur une page : « Déjà en vente sur Internet et très bientôt en pharmacie, Narcocheck va séduire les parents curieux de savoir si leur ado fume du cannabis ».
« Signe de l’inquiétude croissante des parents face à l’usage de joints qui grimpe en France, la mise en vente du premier test capable de jauger le dosage de cannabis dans les urines est déjà un succès, comme aux Etats-Unis ou les pays anglo-saxons et nordiques », observe le journal.
Le quotidien explique qu’« aussi simple et pas plus gros qu’un test de grossesse, il suffit de plonger l’outil dans les urines pour savoir quel est le niveau de consommation ».
Le Parisien note toutefois que « la plupart des psys et des toxicologues sont hostiles ». Ainsi, Elisabeth Rossé, psychologue à l’hôpital Marmottan (Paris), déclare que « recourir à ce test peut rassurer les parents mais il n’est envisageable que si les deux parties sont d’accord ».
Et Dan Velea, addictologue et psychiatre, remarque pour sa part qu’« à côté des gens ouverts à la discussion, on aura forcément des parents qui vont obliger leur enfant à s’y soumettre. C’est humiliant, violent, on pénètre dans l’intimité de l’autre ».


15 04 10

Construction de la « première maison d’accompagnement et de soins palliatifs pour enfants »
La Croix
La Croix note que « c’est aujourd’hui que commence, près de Toulouse, la construction de l’Oasis, la première maison en France d’accompagnement et de soins palliatifs pour enfants ».
Le journal relève que « Christophe Carpentier, infirmier anesthésiste, s’est battu pour faire sortir le projet de terre ». Le quotidien revient sur le parcours de ce professionnel, « devenu spécialiste d’une discipline encore peu développée en France, tant elle charrie de résistances et de tabous ».
La Croix remarque en effet qu’« à l’heure actuelle, la plupart des enfants atteints de maladies incurables meurent à l’hôpital, dans des structures non dédiées, sans véritable accompagnement de leur détresse morale et de celle de leurs proches ».
Le quotidien précise que cette « structure pilote, […] un lieu entre l’hôpital et le domicile, pour offrir aux enfants malades une fin de vie sereine et éviter les deuils pathologiques des parents, […] pourra accueillir 5 enfants de 1 à 18 ans, dans 4 chambres et 1 petit appartement ».


19 04 10

« Les jeux vidéo n’empêchent pas de dormir »
Le Figaro
Le Figaro remarque  que selon une étude parue dans le Journal of Clinical Sleep Medicine, « contrairement aux idées reçues, jouer à des jeux vidéo le soir (avec une heure limite) n’empêcherait pas toujours les jeunes de s’endormir rapidement ».
Le journal explique ainsi qu’« après 50 minutes [d’un jeu violent], il aura fallu seulement 7 minutes et demie en moyenne au groupe d’adolescents témoins (uniquement des garçons entre 14 et 18 ans) pour trouver le sommeil ».
« Les chercheurs ont observé le comportement des jeunes après leur avoir montré le documentaire sur les manchots, «La Marche de l’empereur». Après diffusion du film, les garçons mettaient 3 minutes à s’endormir », poursuit le quotidien.
Le Figaro indique que les chercheurs, supervisés par le Dr Michael Gradisar (Université d’Adélaïde, Australie), « pensent que s’ils avaient fait jouer les adolescents à un jeu du style Guitar Hero, les résultats auraient sans doute été un peu différents. En cause, une augmentation de la température corporelle due à l’activité. Avec ce jeu, ils estiment que le sommeil aurait sans doute été plus difficile à atteindre ».
Le journal ajoute que « selon eux, si l’échantillon étudié avait été plus jeune, les adolescents auraient mis plus de temps à s’endormir ».


« Bientôt des photos chocs sur les paquets de tabac »
Les Echos
Les Echos relève en effet que « des photos chocs vont bientôt apparaître sur les paquets de cigarettes. Objectif, décourager les fumeurs réfractaires à toutes les campagnes lancées par le gouvernement depuis plusieurs années pour réduire le nombre de cancers du poumon ».
Le quotidien indique que « Roselyne Bachelot vient de signer l’arrêté imposant ces photos. […] Toutes les marques devront avoir modifié leurs emballages d’ici à un an ».
« Un délai qui mécontente toutes les parties », observe toutefois Les Echos.
Le journal note que « les industriels protestent parce qu’il est «irréalisable». Ils font valoir qu’il n’y a dans le monde que 5 fabricants de cylindres nécessaires à l’impression des paquets. […] De son côté, Gérard Dubois, spécialiste de la santé publique, juge le délai «exorbitant» ».
Les Echos fait savoir que « 14 images très explicites illustreront 14 slogans sanitaires au dos des paquets de cigarettes », tels que « les fumeurs meurent prématurément », ou « fumer peut entraîner une mort lente et douloureuse ».


21 04 10

« Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte »
Le Monde
Le Monde revient sur « l’instauration d’une obligation de suivi en dehors de l’hôpital [qui] divise les usagers et les psychiatres », selon « l’avant-projet de loi « relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques » ».
Le journal s’interroge : « Est-il possible d’obliger une personne atteinte de troubles psychiques à se soigner, en dehors de l’enceinte de l’hôpital ? De nombreuses inquiétudes s’expriment et le débat fait rage ».
Le quotidien note que « les familles de malades mentaux demandaient cette extension de la prise en charge sous contrainte. Parce que tout le monde n’a pas besoin d’être hospitalisé, mais aussi parce que hors structure psychiatrique, le suivi des malades a besoin d’être amélioré ».
Le Monde ajoute que « les psychiatres, de leur côté, sont loin d’être tous favorables à la future loi. Les avis divergent sur l’impact de l’élargissement du soin contraint. Selon le ministère de la Santé, il n’y aura pas d’augmentation du nombre de prises en charge sans consentement: elles ne devraient être proposées que quand l’état du malade le permettra ».
Le journal indique notamment que « le Dr Hervé Bokobza redoute une perte de confiance entre les psychiatres et certains patients, comme les SDF. « Le psychiatre sera mis dans une position d’expert en ordre public, et non plus de soignant », juge-t-il ».
Le Monde relève en outre que « beaucoup de craintes émergent sur l’impact de la réforme sur le travail des psychiatres. Angelo Poli, président du Syndicat des psychiatres d’exercice public, est favorable aux soins sous contrainte hors hôpital, mais il estime – et il n’est pas le seul – qu’il y aura un problème de manque de moyens pour suivre les malades ».


22 04 10

Le « syndrome d’accent étranger »
Le Figaro
Le Figaro se penche sur le sort de Sarah Colwill, une jeune femme britannique qui a décidé d’apprendre le chinois et qui « s’est mise à parler subitement avec un parfait accent mandarin, sans jamais avoir mis les pieds en Chine ».
Le journal observe que « la mésaventure, qui a d’abord amusé l’intéressée, prend désormais pour elle des allures de cauchemar ».
Le Figaro note ainsi : « Sachant que son entourage, qui ne reconnaît plus sa voix au téléphone, lui raccroche régulièrement au nez, on comprend son manque d’enthousiasme pour le mandarin ».
Le quotidien explique que « les médecins ont diagnostiqué un «syndrome d’accent étranger», dont souffrent moins de 20 personnes dans le monde, et qui serait provoqué par une lésion cérébrale consécutive à 10 ans de migraine chronique. Et ils ne sont guère optimistes quant à l’évolution de ses symptômes ».


« Des mutations [génétiques] sont à l’origine de bégaiements »
Science et Vie numéro 1111, La Recherche numéro 440
C’est ce que relève Science et Vie, « selon l’analyses des gènes de 123 Pakistanais bègues, dont 46 avaient des liens familiaux ».
Le magazine explique que « ces mutations situées sur le chromosome 12 entraîneraient la modification du lysosome, un organite cellulaire important pour la régulation du métabolisme ».
Science et Vie ajoute que « l’étude de bègues occidentaux a montré que la plupart d’entre eux sont porteurs des mêmes mutations que les Pakistanais. 9% présentent aussi des mutations sur deux autres gènes, également impliqués dans la régulation du métabolisme ».
« Reste aux chercheurs de l’Institut national américain des troubles de la communication à comprendre le lien entre ces anomalies métaboliques et le trouble de l’élocution », conclut le mensuel.
La Recherche aborde aussi ce travail paru dans les NEJM (C. Kang et al.).
Le magazine note que « cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements », rappelant que « 60 millions de personnes souffriraient de bégaiement persistant dans le monde ».




27 04 10

« Soigner l’AVC… en chantant »
Sciences et Avenir, numéro 758
Sciences et Avenir s’intéresse à une « voie de soin [de l’AVC], la MIT, ou thérapie d’intonation mélodique, mise en œuvre par Gottfried Schlaug, neurologue à l’université Harvard, à Boston (Etats-Unis) ».
Le magazine observe que « lorsque l’attaque touche l’hémisphère gauche du cerveau, siège du centre de la parole, les victimes perdent leurs capacités d’élocution. Pourtant, certains de ces aphasiques sont capables de chanter ».
Sciences et Avenir indique ainsi que « lors d’une conférence à San Diego, [le chercheur] a présenté des cas de recouvrement de la parole… chantée ! Des patients incapables d’énoncer des mots intelligibles sont parvenus, après des séances d’entraînement, à chanter «happy birthday» ou à exprimer un besoin, tel que «j’ai soif» ».
Le mensuel explique que « les effets de la thérapie ont été étudiés grâce à l’imagerie cérébrale (IRM fonctionnelle). Gottfried Schlaug et son équipe ont montré que la musique stimule des zones du cerveau différentes de celles de la parole ».
Sciences et Avenir note que « s’il s’agit d’un discours énoncé, c’est l’hémisphère gauche qui est sollicité ; s’il s’agit d’une communication chantée, c’est l’hémisphère droit – et parfois les deux ».
Le magazine indique qu’« un essai clinique avec 30 patients aphasiques est en cours ».


Revue de presse santé psy – Mars 2010

Revue de presse santé psy

Source Mediscoop


01 03 10

« Petit QI, gros risque cardiaque »
Le Parisien 
Le Parisien fait savoir qu’« une très sérieuse étude menée par des chercheurs de Glasgow et d’Edimbourg, financée par le Medical Research Council britannique, émet l’hypothèse qu’un faible quotient intellectuel exposerait à un risque accru de problèmes cardiaques ».
Le journal explique que « l’enquête, publiée dans l’European Journal of Cardiovascular Prevention and Rehabilitation, s’est basée sur une cohorte de 1 145 hommes et femmes écossais, qui avaient 56 ans en 1987, lorsque l’enquête a commencé, et ont été suivis pendant 20 ans ».
Le Parisien note que « dans cet intervalle de deux décennies, 396 d’entre eux sont morts, dont 158 de maladies cardiovasculaires ».
Le quotidien indique que « les chercheurs évoquent «plusieurs mécanismes plausibles». Notamment l’application de l’intelligence, ou de son déficit, dans le cadre de l’hygiène de vie (s’abstenir de fumer, restreindre son alimentation […]) ».
« Ils pensent aussi qu’un faible [QI] peut dénoter «un niveau record d’atteintes environnementales (maladie, mauvaise nutrition…) accumulées au cours de la vie» »,
poursuit le journal, qui constate ainsi que concernant « les facteurs de risques de maladies cardiovasculaires, le modeste QI arrive juste après la cigarette, mais avant la tension artérielle ou le manque d’exercice physique ».
Le Parisien relève que le principal auteur de l’étude, le Dr David Batty, « indique qu’au vu de ces résultats, des efforts pourraient être faits. Il pense à la possibilité d’augmenter le QI des personnes socialement défavorisées par des programmes d’apprentissage et d’entraînement intellectuel plus poussés dès l’enfance ».

04 03 10

« Avortement, ce qu’en pensent les femmes »
La Croix 
C’est ce que titre La Croix sur sa Une. Le journal relate un sondage Ifop-Alliance des droits pour la vie, réalisé « auprès d’un échantillon représentatif de 1.006 femmes majeures », et selon lequel « une écrasante majorité des femmes se disent attachées à l’IVG, mais la plupart considèrent que cette pratique est loin d’être anodine ».
Le quotidien relève ainsi que « 85% des Françaises sont favorables à l’interruption volontaire de grossesse », mais note que « 61% des sondées jugent trop élevé le nombre d’IVG ».
« De même, 83% d’entre elles se disent «plutôt» (45%) ou «tout à fait» (38%) convaincues que «l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes»,
poursuit La Croix.
Le journal retient que « 60% des personnes qui ont répondu à l’enquête considèrent que la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’IVG ».

« Maladie d’Alzheimer : un médicament en phase 3 déçoit »
Les Echos 
Les Echos note en bref que « Pfizer a annoncé hier que des essais cliniques en phase 3 avaient montré le manque d’efficacité d’un nouveau médicament contre la maladie d’Alzheimer, baptisé Dimebon (latrepirdine) ».
Le journal explique que « 2 études ont révélé que [le médicament] était bien toléré. Mais dans une étude portant sur son efficacité, […] il n’a pas «atteint les objectifs d’efficacité» par rapport à des placebos, apportant seulement des améliorations marginales ».
Les Echos précise que « 4 autres études de phase 3 sont en cours ».

08 03 10

« Le plan antistress de France Télécom »
Le Parisien 
Le Parisien relate le « projet de prévention du stress remis aujourd’hui à France Télécom, [qui] comporte 107 propositions ». Le journal note en effet que « la comptabilité macabre continue chez France Télécom – déjà 7 suicides depuis janvier et 44 au total depuis 2008 ».
Le quotidien indique que le rapport du cabinet Technologia est une « «note d’étape intermédiaire», rédigée «à marche forcée» compte tenu de la gravité de la situation, avant le plan final de prévention qui sera remis en mai ».
Le Parisien explique qu’« il s’agit dans les grandes lignes de simplifier l’organisation du groupe, de donner plus d’autonomie aux manageurs locaux et de «réinventer» le rôle des «ressources humaines» totalement disqualifiées aujourd’hui ».
Le journal relève entre autres que « le rapport préconise la création d’«un réseau de médiateurs». Sortes de casques bleus, composés pour 30% d’intervenants extérieurs, ils relèveraient d’une «entité autonome» et seraient chargés d’écouter les salariés en difficulté et de jouer un «réel rôle d’arbitrage» ».
Le Parisien se penche également sur les médecins du travail, qui « se sont plaints d’avoir été ignorés lorsqu’ils signalaient des salariés en détresse. Leur rôle serait renforcé et le secret médical garanti ».
Le document précise que « cela suppose une remise en question éthique du management et des RH ».

« Faire la sieste dope l’intellect et prévient de l’infarctus »
Libération 
Libération aborde les travaux de Matthew Walker, professeur de psychologie à l’université de Berkeley (Etats-Unis), et de son « labo du sommeil », présentés lors du récent congrès de l’association pour l’avancement de la science à San Diego.
Le spécialiste a en effet déclaré que « le sommeil a des effets réparateurs après une période prolongée d’éveil mais accroît également les capacités neurocognitives comparativement à ce qu’elles étaient avant de faire la sieste ».
« Le sommeil est nécessaire pour vider la mémoire à court terme du cerveau et faire de la place à de nouvelles informations »,
a ajouté le psychologue.
Libération explique que « des électro-encéphalogrammes qui mesurent l’activité électrique du cerveau indiquent que ce rafraîchissement de la capacité de mémoire se produit durant une phase spécifique de repos léger qui se situe entre la phase de sommeil profond et celle marquée par de rapides mouvements des yeux. La sieste, quoi ».
Le journal revient en outre sur l’étude de Dimitrios Trichopoulos, parue en en 2007 dans les Archives of Internal Medicine, et qui « a suivi durant 6 ans en Grèce une cohorte de 26 681 sujets ».
« Le risque de faire un infarctus est diminué de 37% pour ceux qui pratiquent quotidiennement la sieste »,
retient Libération.

« Pourquoi le placebo peut guérir »
Le Figaro 
Le Figaro se penche sur un récent article du Lancet qui « balaie les idées reçues et apporte un nouvel éclairage sur l’effet ou plutôt les effets placebo ».
Le journal indique qu’« en reprenant les travaux scientifiques, nombreux depuis 10 ans, sur ce sujet, Fabrizio Benedetti (université de Turin, Italie) et ses collègues concluent qu’en pratique courante il n’est pas forcément nécessaire de donner un produit placebo pour obtenir un effet placebo : sur le plan psychologie, les principié mécanismes en jeu sont l’attente des malades et le conditionnement ».
« Qu’il s’agisse de douleurs, ou encore d’addiction, l’action d’un placebo est d’autant plus marquée que l’espérance du malade – éventuellement induite par la suggestion du médecin – est importante »,
continue Le Figaro.
Le quotidien ajoute que « les placebos ont d’incontestables propriétés neurobiologiques. Ainsi, dans le domaine de la douleur, des études en IRM ont confirmé qu’ils induisent les mêmes modifications cérébrales que des médicaments morphiniques. Des réactions objectives à ces substances ont aussi été observées au niveau du cerveau des parkinsoniens et des dépressifs ».
« Reste à savoir comment exploiter ces nouvelles conceptions au quotidien. Un praticien peut-il prescrire sciemment une substance inactive ? »,
s’interroge le journal.

10 03 10

« Avec l’âge, on dort mieux »
Le Parisien 
Le Parisien s’intéresse aux résultats d’une enquête de l’Institut national du sommeil et de la vigilance, qui « révèle que les seniors dorment plutôt bien ».
Le journal explique qu’« en moyenne, les plus de 50 ans dorment 7 h 13 par nuit la semaine, 7 h 30 le week-end (même si un tiers dorment moins de 6 heures). Presque un sans-faute car le temps de sommeil idéal est de 7 h 30 par nuit ».
« A l’inverse, plus d’un tiers des 18-55 ans souffrent d’un déficit chronique de sommeil d’environ 1 h 15 par 24 heures »,
ajoute le quotidien.
Le Pr Joël Paquereau, responsable du centre du sommeil du CHU de Poitiers, note que « lorsqu’ils cessent de travailler, les seniors retrouvent les conditions physiologiques du sommeil. Ils n’ont plus le stress du travail et peuvent s’adonner au repos en début d’après-midi ».
Le Parisien précise toutefois que « dormir trop est aussi néfaste que ne pas dormir… ». Le Pr Damien Léger, responsable du centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu, indique ainsi que « les seniors qui déclarent dormir 9 heures et plus par 24 heures sont ceux qui ont le plus de problèmes de mémoire. 11% ont des troubles de la mémoire et 10% sont des insomniaques ».
Le spécialiste relève par ailleurs que « de 7 à 8% de la population prennent des somnifères, et de 10 à 12% des seniors. Il y a 20 ans, de 10 à 12% de la population en prenaient et 15% des seniors ».

11 03 10

« Le grand bazar de la procréation »
Le Point numéro 1956, Le Nouvel Observateur numéro 2366 
Le Point constate dans un dossier que « le big bang de la procréation a commencé. Dons d’ovocytes, mères porteuses, tests de paternité… ».
Le magazine parle de « révolution » et livre son enquête sur ces « mères, pères et enfants du 3ème type », « les 1 001 façons de fabriquer un bébé », « ces femmes qui prêtent leur ventre »…
L’hebdomadaire fait ainsi le point sur les progrès de la science dans ce domaine, et se penche sur les « défis vertigineux que doit affronter l’homme du troisième millénaire ».
Le Point livre plusieurs témoignages de parents, les propos de spécialistes, tout en notant que « la virulence avec laquelle la première génération d’enfants nés grâce à un don de sperme vient aujourd’hui demander des comptes au corps médical devrait nous enjoindre à la prudence ».
De son côté, Le Nouvel Observateur s’interroge : « Les familles survivront-elles aux tests ADN ? ». Le magazine s’intéresse aux tests de paternité, notant qu’« un père peut en cacher un autre ».

16 03 10

« Du magnésium pour éviter le déclin de la mémoire »
Le Figaro 
Pierre Kaldy note dans Le Figaro qu’« une équipe internationale de chercheurs incluant le Prix Nobel Susumu Tonegawa a trouvé une nouvelle piste intéressante, du moins chez l’animal, [pour] enrayer le déclin de la mémoire avec l’âge : le magnésium ».
Le journaliste rappelle que « le rôle central de cet élément pour stabiliser nos connexions nerveuses est connu depuis longtemps ».
Pierre Kaldy explique que « des chercheurs du MIT américain ont cherché un produit qui pouvait faciliter l’absorption du magnésium par l’organisme et son passage dans le cerveau. Ils annoncent dans Neuron que, allié à l’acide L-thréonique, le magnésium peut atteindre des concentrations supérieures de 10% à la normale dans le cerveau ».
Le journaliste indique que testé chez le rat, « après un mois de régime supplémenté en thréonate de magnésium, le déclin des mémoires à court terme, à long terme et de l’espace n’apparaissait plus chez les animaux âgés ».
Pierre Kaldy précise qu’une étude du cerveau de ces animaux a permis de constater que « les connexions nerveuses étaient nettement plus nombreuses dans l’hippocampe ». 
Le journaliste ajoute que l’inventeur du MgT, le Pr Guosong Liu, « annonce des résultats à venir concernant aussi la maladie d’Alzheimer et la longévité ».
« Même si ces résultats et l’absence d’effets indésirables sur le long terme du MgT restent à confirmer chez l’homme, ils indiquent une voie prometteuse pour la recherche pharmaceutique »,
continue Pierre Kaldy.

17 03 10

« Les Français en panne de sommeil »
Le Monde 
A l’occasion de la 10e Journée du sommeil, vendredi prochain, Le Monde remarque qu’« en 50 ans, le temps de sommeil moyen a diminué de 1h30 pour s’établir à 6h58 en semaine et 7h50 le week-end », selon un sondage BVA pour l’Institut national du sommeil et de la vigilance,
« La moitié des Français se plaignent de mal dormir et environ 4 millions d’adultes souffrent d’insomnie sévère »,ajoute le journal.
Le quotidien note que la « principale explication [est que] les Français sont de plus en plus stressés par le quotidien, et certains passent leurs soirées devant les écrans (télévision, Internet) ».
Le Monde cite le Pr Damien Léger, président du conseil scientifique de l’INSV, qui écrit dans livre Le Sommeil dans tous ses états (Plon) : « Le manque de sommeil chronique n’est pas sans conséquences sur la santé : fatigue, prise de poids, dépression, risques d’accident. La réduction du temps de sommeil aggrave le risque d’obésité et de diabète ».
Le journal ajoute que « le manque de sommeil aggrave aussi le risque d’hypertension, l’irritabilité, les troubles de concentration… ».
Le quotidien livre ses « règles d’or pour bien dormir », conseillant d’« éviter les dîners trop copieux, l’alcool, les excitants », d’« adopter un rituel pour se préparer à dormir : lecture, tisane, bain chaud, relaxation… », ou encore de« faire la sieste, même sur le lieu de travail, mais sans dépasser 15 à 20 minutes, car une sieste trop longue a une incidence sur le sommeil nocturne ».
Le Monde relève en outre que « près de 10% des adultes prendraient régulièrement des hypnotiques. Or les somnifères ne traitent pas la maladie elle-même. S’ils facilitent l’endormissement, ils altèrent les cycles de sommeil et ont souvent des répercussions néfastes dans la journée ».
Le journal aborde les thérapies comportementales et cognitives, qui « ont montré leur efficacité dans le traitement des troubles du sommeil. Mais elles ne sont pas remboursées, et peu de thérapeutes les pratiquent ». Le quotidien ajoute qu’« il existe surtout des consultations spécialisées. Mais la prise en charge du sommeil est encore rare en France ».

23 03 10

« Les victimes d’une attaque cérébrale récupèrent mieux en jouant à la Wii »
La Tribune 
La Tribune relate une étude du centre de recherche du St. Michael’s Hospital de Toronto (Canada), sur « 20 personnes ayant subi un AVC environ 2 mois auparavant ».
Les chercheurs indiquent qu’« il s’agit de la première étude clinique aléatoire montrant que la réalité virtuelle utilisant la technologie ludique de la Wii est sans danger, exploitable et potentiellement efficace pour améliorer les fonctions motrices après une attaque cérébrale ».
Le quotidien explique que certains patients « ont été assignés à jouer à deux jeux sur la console dans lesquels le joueur simule des gestes comme couper une pomme de terre, éplucher un oignon ou râper du fromage. L’autre groupe devait jouer aux cartes ou avec des blocs de bois ».
La Tribune note que « les deux groupes ont joué 8 heures pendant 2 semaines, et «une amélioration significative des fonctions motrices» a été constatée chez les joueurs de Wii »

24 03 10

« L’autisme, maladie encore mal repérée par les médecins »
Le Figaro 
Le Figaro note en effet qu’« alors qu’un enfant sur 156 en France est atteint d’autisme ou de syndromes apparentés, selon les derniers chiffres de l’Inserm, un sondage OpinionWay révèle que le corps médical pense qu’il y en aurait seulement 1 sur 15 000 ».
Le journal précise que « l’étude s’est fondée sur un panel de 100 pédiatres et 100 médecins généralistes », puis observe que « ce décalage entre la réalité des chiffres et la perception qu’ont les médecins de la prévalence de cette maladie est interpellant ».
Le Figaro s’interroge : « Comment dépister cette affection, si le corps professionnel lui-même a sous-évalue ? ». Le quotidien souligne que « pour les associations, cette méconnaissance empêche souvent une prise en charge précoce. […] Aujourd’hui, l’autisme est diagnostiqué en moyenne à l’âge de 6 ans. Or il pourrait l’être dès 18 mois ».
Le journal cite notamment le Dr Baudoin Forgeot d’Arc, psychiatre et chef de clinique à l’hôpital Debré (Paris), qui note que « beaucoup de professionnels de l’enfance ont tendance à mettre [les symptômes] sur le compte des parents et du rapport psychologique et affectif qu’ils entretiennent avec leur enfant ou leur conjoint ».
Le Figaro relève qu’« à la décharge du corps médical, cet expert souligne que «les diagnostics sont parfois très difficiles à poser compte tenu de la nature complexe de ces troubles et de leur évolution» ».
Le praticien ajoute que « si les non-spécialistes méconnaissent la prévalence de la maladie, c’est aussi parce que ses chiffres n’ont cessé d’évoluer en 20 ans, passant de 1 cas sur 20 000 à près d’un cas sur 100 ».
Le journal conclut que « l’espoir des familles et des associations continue de résider dans le plan autisme 2008-2010 lancé par Roselyne Bachelot et Valérie Létard ».

« Opérer le cerveau avec l’aide du malade éveillé »
Le Figaro 
Sandrine Cabut relate dans Le Figaro une opération réalisée par le Pr Hugues Duffau (CHU de Montpellier), sur un patient atteint d’un gliome de bas grade, « une tumeur cérébrale non maligne mais très mal placée : elle infiltre le lobe temporal gauche, une zone considérée comme cruciale pour le langage ».
« Sans intervention, cette tumeur risque à terme de dégénérer en cancer. Mais son ablation peut induire des troubles du langage… »,
note la journaliste.
Sandrine Cabut relève que « les premiers neurochirurgiens consultés avaient refusé d’opérer Gaël. Pour le Pr Duffau, le défi consiste à enlever le plus possible de tissu malade tout en préservant la qualité de vie de son patient ».
La journaliste explique qu’« il s’agit d’une opération de «chirurgie éveillée», une technique innovante de neurochirurgie dont le Pr Duffau est l’un des spécialistes mondiaux. […] Le principe est de s’appuyer sur une cartographie à la fois anatomique et fonctionnelle du cerveau en temps réel, avec des tests (calcul mental, langage…) effectués pendant l’opération ».
Sandrine Cabut note qu’« après 5 heures d’opération, un morceau de cerveau de la taille d’une orange a été enlevé, mais à son réveil, Gaël ne souffrira pas de troubles de la parole ». La journaliste observe ainsi que « depuis une quinzaine d’années, le Pr Duffau a opéré 350 malades, dont beaucoup avaient été récusés par ses confrères, avec un taux de séquelles permanentes très faible (moins de 1%) ».
Le neurochirurgien déclare que « contrairement à ce que l’on apprend dans les livres, il est possible d’exciser des volumes massifs dans des aires cérébrales considérées comme éloquentes, sans créer aucun déficit. […] Quand on réopère, on voit des modifications de la cartographie cérébrale, ce qui est la preuve absolue de la plasticité » du cerveau.
La journaliste ajoute que « selon le Pr Duffau, il reste encore beaucoup à faire pour finir de décrypter le fonctionnement du cerveau in vivo. […] Un programme est initié avec l’équipe de François Bonnetblanc, du CHU de Dijon, afin de définir les tests les plus pertinents pour évaluer la motricité pendant l’intervention ».
« À terme, le Pr Duffau aimerait même développer des tests pour préserver les fonctions émotionnelles et comportementales »,
poursuit Sandrine Cabut.

« Face au cancer d’un enfant, la douleur des familles »
La Croix 
La Croix revient sur « les premiers états généraux des enfants et adolescents atteints de cancers, conclus samedi à paris ». Ces derniers, rythmés sur « onze réunions » ponctués de témoignages autours du « parcours de la maladie », « ont permis de mesurer les progrès qui restent à accomplir dans la prise en charge ». C’est le cas par exemple dans «l’annonce de la maladie », « un moment clé » où « à entendre certains parents, il reste encore du chemin à faire… « On nous a balancé ça, sans comprendre vraiment de quoi il s’agissait avec un discours du médecin, puis un joli cours de bio et ensuite au revoir », dit un parent ». Témoignage également de cette mère « A qui le médecin annonce qu’il ne va pas « lui faire un cours de médecine » ». La Croix revient ensuite sur « un autre temps difficile, celui du double avis. La loi du 4 mars 2002 oblige les établissements à remettre leur dossier médical aux parents souhaitant consulter un autre médecin. Or selon beaucoup de parents, la démarche reste difficile, souvent vécue comme un manque de confiance par l’équipe soignante » note le quotidien. La Croix parle ensuite de « beaucoup de témoignages aussi sur le manque de coordination entre les centres de référence et les hôpitaux de proximité ». Le quotidien souligne enfin que « Ces états généraux ont enfin permis de mettre en évidence « l’immense besoin d’accompagnement » des familles face à la fin de vie ». Pour conclure La Croix précise que « Au terme de ces états généraux, les familles, les associations et les professionnels ont tous formulé des propositions pour améliorer la prise en charge. Avec l’espoir d’être entendus dans la mise en œuvre du plan cancer 2 qui vient d’être lancé ».

30 03 10

« Avoir le sourire aux lèvres éloigne les pompes funèbres »
Libération 
Libération note que selon « Une enquête, publiée récemment dans la revue Psychological Science (..) Sourire jusqu’aux oreilles allongerait l’espérance de vie » ! C’est en tout cas ce « qu’affirment, des chercheurs américains, qui ont étudié 230 photographies de joueurs professionnels de base- ball prises en 1952 ». Classés en « trois catégories », « aucun sourire, grand sourire, sourire partiel », les portraits révèlent que ceux qui ont « émis un simple rictus devant l’objectif ont vécu 75 ans. Quant aux grincheux, ils ont passé l’arme à gauche à 72,9 ans » précise Libération.
Le quotidien conclut « Les émotions sont un lien direct avec la santé mentale, la forme physique et la longévité », précisent les scientifiques. Tiens donc ».

« Suicide au travail : le cri d’alarme d’une psy »
Le Parisien 
« Au moins une personne par jour se suicide à cause de son travail, c’est le diagnostic que porte la psychologue Marie Pezé . Si rien n’est fait, elle prédit une augmentation du fléau » titre Le Parisien. Le quotidien indique que, Docteur en psychologie, psychanalyste et expert judiciaire, Marie Pezé « a fondé en 1977 la première consultation « souffrance et travail » en France, à l’hôpital Max Fourestier de Nanterre (Hauts de Seine) » et qu’elle « pousse un cri d’alarme sur le risque imminent de suicide de nombreux salariés ». Interrogée par Le Parisien, elle précise qu’aujourd’hui il y a « de plus en plus » de salariés qui « atterrissent » dans son bureau « en crise psychique aigue (..) Ces cas extrêmes qui me sont envoyés par les médecins du travail, sont devenus courants. Ils aboutissent à deux ou trois hospitalisations psychiatriques par semaine ». Marie Pezé souligne que l’« on voit des gens très abîmés, qui ont l’impression de faire du sale boulot, notamment dans les hôpitaux où beaucoup évoquent une augmentation des erreurs médicales. Beaucoup de médecins libéraux sont très mal aussi. Ils subissent beaucoup de contraintes, notamment dans le contrôle de leurs actes ». Le Parisien précise qu’avec « 52 suicides d’enseignants en 2008-2009, cette profession est l’une des plus touchées par ce fléau ». Le quotidien indique également que « Le ministre Luc Chatel a annoncé qu’il souhaite désormais que « chaque enseignant dispose d’un bilan de santé l’année de ses 50 ans » et que « 80 médecins du travail soient recrutés ». La psychologue rappelle qu’il existe « 30 consultations « souffrance et travail » et une cinquantaine des services hospitaliers spécialisés » et qu’il ne faut pas « hésiter à aller voir le médecin du travail » dont elle rappelle qu’il est « soumis au serment d’Hippocrate, au secret professionnel » et que par conséquent « les gens ne doivent pas avoir peur qu’il parle ». Marie Pezé précise également que le médecin du travail « ne peut pas prescrire, mail il oriente le salarié vers les bonnes personnes ».

Revue de presse février 2010

Revue de presse santé psy février 2010

Source Mediscoop


01 02 2010

« Les entreprises se mobilisent contre le stress au travail »
La Tribune

La Tribune observe que « le 1er février, les entreprises de plus de 1 000 salariés devront avoir engagé «significativement» des discussions sur le stress. Faute de quoi, le ministre du Travail, Xavier Darcos, écornera leur image auprès de l’opinion publique ».
Le journal relève que selon le ministre, « les risques psychosociaux sont «extrêmement présents dans l’actualité et ont été saisis par l’opinion publique. C’est devenu un débat de société» ».
La Tribune précise : « Pas de sanctions dans un premier temps, mais la publication du nom des entreprises fautives sur le site Internet des Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi ».
Le quotidien constate que « selon la Direction générale du travail, plus de 700 entreprises sur les 1 500 concernées ont pris des mesures. […] Un bilan national sera établi autour de la mi-février. Les entreprises seront alors classées selon 3 couleurs : vert pour celles ayant conclu un accord, orange lorsqu’un accord est seulement en cours de négociation et rouge pour les entreprises récalcitrantes ».
La Tribune ajoute que « la Direction générale du travail fera d’ici la mi-février une analyse qualitative des dossiers avant de s’engager dans un travail de fond sur ce sujet pour le futur plan Santé au travail ».


« Les vertus controversées de la musique de Mozart sur les prématurés »
Le Monde

Le Monde remarque dans un court article que la musique de Mozart « favoriserait la croissance des prématurés ».
Le journal relate des travaux parus en décembre dernier dans Pediatrics, expliquant que des chercheurs de l’université de Tel-Aviv (Israël) « ont choisi 20 bébés nés avant terme (entre 30 et 37 semaines de grossesse), mais bien portants. Ils ont mesuré, deux jours de suite, pendant 30 minutes, leur consommation d’oxygène et leur production de dioxyde de carbone ».
Le quotidien précise que « le premier jour, ils leur passaient un CD : Baby Mozart, qui contient notamment La Flûte enchantée. […] Le deuxième jour, ils ne leur faisaient rien écouter ».
Le Monde relève que « les chercheurs ont constaté qu’avec Mozart la dépense énergétique des prématurés diminuait au bout de dix minutes de 10% à 13% ».
Le Pr Dror Mandel écrit ainsi : « Nous pensons que Mozart pourrait accélérer la croissance des prématurés, dans la mesure où une moindre dépense énergétique conduit à un gain de poids. Mais nous ne l’avons pas vérifié. Une telle expérience demande plus de temps ». 
Le chercheur précise que « cette plus faible dépense énergétique semble due au fait que la musique en général déstresse et calme les prématurés. [L’effet Mozart pourrait être lié à la] répétition de la ligne mélodique, plus fréquente que chez d’autres compositeurs ». 
Le Monde livre toutefois la réaction du Pr Charlotte Casper, chef du service de néonatalogie à l’hôpital des enfants de Toulouse, qui note que « le prématuré n’est pas capable de discerner les sons : pour qu’il entende Mozart, il faudrait le jouer très fort, au moins deux fois au-dessus du bruit ambiant. Or on essaie de protéger son cerveau en plein développement des bruits trop élevés ».
Le journal relève que la praticienne « préfère s’en tenir à la méthode, qui a porté ses fruits, du « peau à peau », permettant au bébé de percevoir le bruit du coeur et la voix de sa mère ».


02 02 2010

Cancer : « Face à la maladie, trouver les mots justes »
Le Monde

Le Monde consacre un court article aux « trois tomes de L’Alphabet des mots du cancer, réalisé par le laboratoire Merck Serono et piloté par Jean Pruvost, lexicologue et professeur de linguistique à l’université de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) ».
Le journal note que « ces livres, disponibles gratuitement dans les associations et hôpitaux spécialisés, visent « à rapprocher médecins et patients grâce à un vocabulaire commun et partagé » », selon le Dr Monique Morali, à la tête du département oncologie de Merck Serono.
Le Monde explique que ces ouvrages proposent de « changer le regard sur la maladie. Le dialogue entre médecins et patients est parfois difficile, les spécialistes pensant maladie et thérapie, tandis que les patients évoluent dans un registre plus émotionnel ».
« Le but de ces ouvrages : trouver les mots justes ; et que le médecin ne considère pas le patient comme un malade, mais comme une personne »,
poursuit le quotidien.


« Le syndrome post-traumatique guette les humanitaires de retour d’Haïti »
La Croix

La Croix note en effet dans un reportage : « Sur l’aéroport de Saint-Domingue, Tatiana Moreno n’est pas tranquille. Responsable des volontaires du secrétariat d’État de gestion des risques naturels, en Équateur, elle s’inquiète pour la santé mentale des sauveteurs sur le point de revenir au pays après 10 jours éprouvants dans les ruines de Port-au-Prince ».
Le journal explique que « de retour de mission, les conséquences d’un choc traumatique peuvent provoquer des troubles du comportement, dépression, insomnies, abus d’alcool ou de médicaments, consommation de drogue, ainsi que «des problèmes de santé allant jusqu’au suicide» », selon le médecin équatorien Alex Camacho.
La Croix observe que les autorités équatoriennes « sont aux petits soins pour les sauveteurs qui attendent d’embarquer ». Le journal relève ainsi : « Alors que, sur le terrain, la quantité de travail est telle que les traumatismes restent souvent enfouis, les choses changent au retour, d’autant que les expériences sont difficiles à décrire et à partager ».
« Loin des caméras, pendant les prochaines semaines, les psychologues vont donc inciter les membres de l’équipe à trouver les mots pour exprimer l’horreur »,
indique le quotidien.


03 02 2010

« Il n’existe pas de lien entre vaccin et autisme »
La Croix

C’est ce que note La Croix. Le journal indique en effet que le Lancet « s’est formellement rétracté hier sur une étude anglaise datant de 1998 qui établissait un lien entre le vaccin ROR et l’autisme ».
Le journal relève que « cette démonstration reposait sur une cascade d’hypothèses qui n’a pas été vérifiée ».


« Un test génétique dans la salive pour les futurs parents »
Le Figaro

Sandrine Cabut note dans Le Figaro qu’une société américaine, Counsyl, commercialise un « test salivaire des futurs parents [qui] permettrait de détecter […] des variants génétiques correspondant à plus de 100 maladies héréditaires dont la mucoviscidose, la drépanocytose ou encore la maladie de Tay-Sachs ».
La journaliste explique que « moyennant 349 dollars, ou même gratuitement dans le cadre de certaines assurances de santé, la firme se propose d’analyser l’ADN salivaire des deux futurs parents dans le but de prédire le risque de certaines maladies génétiques dans leur descendance ».
« Déjà pratiqué dans une centaine de maternités américaines, le test peut aussi être commandé sur Internet »,
relève la journaliste.
Sandrine Cabut cite un article de Technology Review, qui notait récemment qu’« environ 35 à 40% des personnes qui ont passé le test étaient porteuses d’au moins une anomalie génétique. Et les deux parents étaient concernés dans 0,6 à 0,8% ».
La journaliste relève qu’« avec ce nouvel outil, de nombreux spécialistes américains voient carrément un moyen de «prévenir», voire de faire disparaître de nombreuses maladies mortelles, avec au passage de substantielles économies de santé. Quant au mythe de l’enfant parfait, il n’est pas clairement exprimé mais il ne semble pas bien loin ».
Le Pr François Thépot, de l’Agence de biomédecine, observe pour sa part que « c’est une démarche commerciale mais sans intérêt médical. Nous sommes tous porteurs de traits récessifs qui ne s’expriment pas, je ne vois pas à quoi peut servir cette prétendue prévention ».
Sandrine Cabut parle de « business lucratif de la médecine prédictive », et constate que « ces tests semblent avoir déjà beaucoup de succès aux Etats-Unis ».


« Un réseau pour guérir de l’anorexie et de la boulimie »
Le Monde

Le Monde note que « face à l’anorexie ou à la boulimie, les parents ne savent pas à qui s’adresser. Pour répondre à leur attente, un réseau sur les troubles du comportement alimentaire a été lancé au niveau de l’Ile-de-France ».
Le président du réseau, le Pr Jean-Claude Melchior, nutritionniste à l’hôpital Raymond-Poincaré, à Garches (Hauts-de-Seine), précise : « Nous voulons coordonner les structures de soin des patients souffrant de TCA ».
Le Monde indique que selon cette structure, « les TCA frappent davantage la gent féminine : on compte 8 à 9 filles malades pour un garçon. En Ile-de-France, on dénombre 180 000 cas d’anorexie mentale chez les femmes et 19 000 cas chez les hommes. Les formes intermédiaires affectent 600 000 personnes ».
Le Pr Jean-Claude Melchior relève notamment que « la moitié des patients souffrant de TCA n’accèdent jamais à des soins ».
« Surtout les personnes atteintes de boulimie, puisque c’est le plus souvent une maladie non visible »,
remarque Le Monde.


04 02 2010

« La mort subite du nourrisson est liée à la sérotonine »
La Croix

La Croix fait savoir que selon une étude parue dans le Jama, « le syndrome de la mort subite du nourrisson serait dû à une production insuffisante de sérotonine, une molécule clé pour réguler le système nerveux central ».
Le journal explique que des chercheurs américains du NIH (Institut national de la santé) « ont autopsié des nourrissons décédés, dont 35 de mort subite. Le cerveau de ces derniers sécrétait en trop faible quantité ce neurotransmetteur ».
« Ce niveau insuffisant diminuerait la capacité des nouveau-nés à réagir normalement en cas de diminution de l’oxygène ou de taux élevés de dioxyde de carbone accumulés en dormant sur le ventre »,
note le quotidien.
La Croix livre la réaction de Yehezkel Ben Ari, neurobiologiste à l’Inserm, qui remarque que « c’est une étude intéressante, […] mais qui nécessite d’être poursuivie pour pouvoir affirmer une parfaite relation de cause à effet ».
« En attendant, elle confirme l’intérêt de coucher les nouveau-nés sur le dos »,
retient le journal.


« Un patient en état végétatif a pu communiquer par la pensée »
Le Parisien

C’est ce que relève Le Parisien en bref. Le journal explique que selon le New England Journal of Medicine, « l’homme de 29 ans était capable de répondre à des questions simples, en modulant ses pensées, décryptées par une technique de scanner récente ».
Le quotidien précise que « l’étude portait sur 23 patients diagnostiqués comme en état végétatif, dont 4 présentaient des «signes de conscience» ».


08 02 2010

« Autisme : la piste génétique »
Le Figaro

Le Figaro inaugure son nouveau supplément « Le Figaro santé » en se penchant notamment sur la « piste génétique » en matière d’autisme.
Le journal observe en effet que « l’approche de cette maladie aux formes multiples s’est radicalement transformée en 10 ans ».
Le quotidien note que « l’origine de l’autisme reste un mystère. Chez 10 à 20% des enfants, l’autisme est dit «syndromique», car associé à une maladie génétique ou métabolique favorisante. Mais dans 80% des cas, il n’y a pas de cause connue ».
Le Figaro relève que « depuis 2003, des études ont identifié, chez l’animal ou dans des familles comptant plusieurs malades, des mutations sur des gènes impliqués dans les communications entre cellules nerveuses. Il ne fait plus guère de doute que l’autisme a au moins une composante génétique ».
Le journal poursuit : « Les progrès de l’imagerie cérébrale suggèrent qu’une région particulière du cerveau est associée à l’autisme. Ce glissement d’une conception psychanalytique à une vision plus neurobiologique de l’autisme ne se fait pas toujours sans frictions entre professionnels, mais conduit peu à peu à une collaboration renforcée des psychiatres, des généticiens et des neurologues ».
Le Figaro en profite pour constater que la France est « toujours en retard pour la prise en charge des patients », mais note que, toujours dans l’Hexagone, « des médicaments prometteurs [sont] en cours d’essai.


« Les salariés arrivent de plus en plus épuisés au travail »
Le Parisien

Le Parisien consacre un dossier « au stress du trajet domicile-travail », notant que « le transport est devenu la première cause de stress », conséquence des « grèves, embouteillages, du bruit et de l’agressivité ».
Le journal relaie ainsi les « résultats accablants » d’une étude du cabinet Technologia, qui « recommande aux entreprises d’intégrer les transports dans la catégorie «stress au travail» et conseille aux pouvoirs publics d’aménager, enfin, leurs territoires ».
Le Parisien publie un entretien avec Jean-Claude Delgènes, directeur général du cabinet, « spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux ».
Le responsable remarque : « Lors de nos dernières missions, il nous est apparu que la dégradation des conditions de transport, en Ile-de-France notamment, est devenue un enjeu de santé pour les salariés. […] Si [les sociétés] se soucient de la santé physique (travail à la chaîne) ou psychique (harcèlement), elles n’intègrent pas le fait que des trajets longs et chaotiques pèsent sur leur travail ».
Jean-Claude Delgènes estime que « chaque société doit intégrer ce sujet dans sa politique de prévention des risques », et indique que « les pouvoirs publics doivent réagir d’urgence. […] Pour en finir avec l’anarchie actuelle, les élus régionaux doivent organiser de vastes états généraux de la mobilité »


09 02 2010

« Des faux comas révélés par l’imagerie du cerveau »
Le Figaro

Yves Miserey revient dans Le Figaro sur cette étude réalisée sur 54 personnes dans le coma, publiée récemment dans le New England Journal of Medicine, qui « a permis de découvrir des signes de conscience chez 5 d’entre elles ».
Le journaliste explique qu’« en demandant à ces patients en état végétatif de s’imaginer en train de jouer au tennis ou de se promener dans leur maison, deux équipes de chercheurs de l’université de Cambridge (Angleterre) et de l’université de Liège (Belgique) ont découvert que les mêmes zones cérébrales étaient activées chez des personnes ne souffrant d’aucune déficience neurologique ».
« Plus troublant encore, le seul des 5 patients à avoir été soumis à un autre test de communication l’a passé avec succès. Quand les chercheurs lui ont demandé de répondre à plusieurs questions le concernant, […] il a toujours apporté des réponses justes », alors que « ce patient était considéré comme végétatif depuis 5 ans »,
poursuit Yves Miserey.
Le journaliste note que « les 5 personnes ayant réagi positivement aux tests ont subi un grave traumatisme crânien à la suite d’un accident. On n’en trouve aucune dont le cerveau avait été privé d’oxygène ».
L’un des chercheurs, Steven Laureys (université de Liège), précise toutefois qu’« il faut être très prudent et ne pas donner de faux espoirs. Tous ces travaux vont prendre encore beaucoup de temps ».
Yves Miserey aborde en effet plusieurs « bémols », indiquant que « l’IRM fonctionnelle n’est pas un outil de communication pour patient en état végétatif ».
Le journaliste souligne en outre que ces résultats « ne signifient pas que tous les patients en état végétatif ont les mêmes capacités que celles enregistrées par les chercheurs. L’état de conscience auquel ils peuvent avoir accès n’a sans doute rien à voir avec celles d’un individu «normal» ».
Yves Miserey retient que « ces découvertes vont avoir assurément des répercussions cliniques et éthiques », puis fait savoir que « Steven Laureys devrait bientôt publier une autre étude utilisant l’IRM et montrant que ce qu’on appelle la communication facilitée – une personne tient les mains d’un patient en état végétatif et interprète ses messages – n’est pas toujours réellement fondée ».

« La chirurgie esthétique, usine à frustration »
Le Monde

Pascale Santi note dans Le Monde que « de plus en plus de Français sont tentés par la chirurgie esthétique et les pratiques qui rendent «beau sans bistouri» ».
« Environ 300 000 actes de chirurgie esthétique ont été réalisés en 2009. Cette branche de la médecine progresse, et avec elle le nombre de patients insatisfaits »,
observe la journaliste.
Pascale Santi relève en effet que « selon l’Association pour l’information médicale en esthétique, le taux d’insatisfaction atteindrait 25 à 30%. Près de 5% des interventions se solderaient par un ratage ».
La journaliste indique que l’association « pointe trois sortes de «ratages» : les personnes psychologiquement faibles, qui n’auraient jamais dû être opérées mais dont les résultats de l’opération sont bons ; les interventions qui nécessitent de petites retouches ; et les «vrais ratages», qui trouvent parfois leur issue devant les tribunaux ».
Pascale Santi cite la psychiatre Françoise Millet-Bartoli, qui précise que « l’insatisfaction peut venir d’une attente beaucoup trop grande ou révéler un malaise psychologique ».
De son côté, Jean-Luc Roffé, président d’honneur du Syndicat national de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, déclare qu’« il n’y a pas plus de 10% d’insatisfaits, dont 4 à 5% de complications. […] Tout est affaire de dialogue entre le praticien et le patient ».
Nicolas Gombault, directeur de la société d’assurance le Sou médical, relève pour sa part que « le nombre de dossiers liés à la chirurgie esthétique est en recul. En revanche, les affaires concernant les actes de médecine esthétique se multiplient ».
Pascale Santi remarque que « le désordre qui prévaut dans le secteur de la chirurgie esthétique n’est sans doute pas étranger à ces «ratés» si douloureux à affronter. Depuis des années, les pouvoirs publics tentent de mettre de l’ordre dans cette profession. […] Un décret devrait, dans les prochaines semaines, fixer les conditions techniques de réalisation de ces actes et de formation ».


10 02 2010

« Prendre ses repas en famille réduit l’obésité de l’enfant »
Le Figaro

C’est ce que constate Martine Perez dans Le Figaro. La journaliste rend compte des travaux parus dans Pediatrics de deux médecins américains, Robert Whitaker et Sarah Anderson, qui « ont examiné des données concernant 8 550 enfants ».
Martine Perez indique que « l’enquête, qui porte sur des petits en âge préscolaire (moins de 6 ans), révèle que les enfants qui prennent régulièrement leur dîner en famille ou qui ont une durée de sommeil adaptée à leur âge (au moins 10 heures et demie par nuit), ou encore qui ne regardent la télévision que pendant une durée limitée (moins de 2 heures par jour), soufrent moins d’obésité que les autres ».
La journaliste précise que « lorsque ces 3 critères sont réunis, le risque d’obésité est inférieur à 40% par rapport aux petits ne répondant à aucun de ces 3 critères ». Martine Perez ajoute que « parmi les enfants dont le mode de vie respecte les 3 critères édictés, seuls 14,3% souffrent d’obésité, alors que 24,5% n’en respectant aucun le sont ».
La journaliste remarque notamment que « le fait de prendre des repas en famille augmente la consommation de fruits et légumes et offre une alimentation plus diversifiée ».
Martine Perez conclut que « ces données méritent d’être diffusées pour aider les parents à limiter l’épidémie d’obésité qui nous menace ».


11 02 2010

« Pourquoi y a-t-il autant de bébés prématurés ? »
Le Parisien

C’est ce que se demande Le Parisien, qui note que « plus de 8% des nouveau-nés voient le jour plus tôt que prévu », alors qu’ils n’étaient que 5,4% en 1995.
Le journal indique que « l’association SOS Préma organise aujourd’hui à Paris un colloque parlementaire pour tenter d’expliquer » ce phénomène. Sa présidente, Charlotte Bouvard, remarque ainsi : « Depuis une quinzaine d’années, le nombre de prématurés a considérablement augmenté. Les progrès de la médecine permettent aujourd’hui de faire naître et de sauver des bébés à partir de 24 semaines ».
Le Parisien note que « les fécondations in vitro, favorisant les grossesses multiples, expliquent en partie cette hausse. […] De même, plus on fait un bébé tard, ce qui concerne de plus en plus de femmes, plus les risques de donner naissance en avance sont grands ».
Le quotidien ajoute que « le mode de vie des futures mamans peut être à l’origine d’un accouchement prématuré. La consommation de tabac, d’alcool, mais aussi le stress et la fatigue liés au travail favorisent les naissances en avance ».


12 02 2010
« Selon une étude, le bégaiement pourrait être génétique »
Libération

Libération indique sur son site Internet que « des mutations génétiques joueraient un rôle dans le bégaiement, selon des travaux d’une équipe de généticiens américains », publiés par le New England Journal of Medicine.
Le Dr James Battey, directeur de l’Institut national américain de la surdité et des autres troubles de la communication (NIDCD), à l’origine de ces travaux, remarque que « cette avancée pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements ».
Le journal explique que Dennis Drayna, un généticien du NIDCD, et son équipe, ont « identifié des mutations dans un gène appelé GNPTAB affectant les membres bègues de familles pakistanaises [qui] comptaient un grand nombre de bègues ».
« Ils ont analysé les gènes de 123 Pakistanais bègues dont 46 issus du premier groupe de familles étudié et 77 sans lien familial avec elles ainsi que 96 autres sujets, également pakistanais, mais ne bégayant pas »,
poursuit Libération.
Le quotidien note que « les auteurs de cette étude estiment qu’environ 9% des bègues ont des mutations dans un des trois gènes […] identifiés dans le bégaiement et d’autres troubles métaboliques rares portant sur le recyclage cellulaire ».
Le journal ajoute que ces chercheurs « mènent actuellement une étude épidémiologique mondiale pour déterminer le pourcentage de personnes porteuses de l’une de ces mutations ».


15 02 2010

« L’hormone de l’attachement maternel peut aider les autistes »
Le Parisien

Le Parisien indique que dans la revue PNAS, « des chercheurs du CNRS montrent que l’administration intranasale d’ocytocine, l’hormone naturelle qui déclenche l’accouchement et favorise la lactation, améliore significativement les capacités des personnes autistes à interagir avec les autres individus ».
Le journal explique que ces chercheurs du Centre de neuroscience cognitive « ont administré à 13 patients autistes de l’ocytocine, puis ils ont observé le comportement social des patients pendant des jeux de balle et des tests visuels de reconnaissance de visages exprimant plusieurs sentiments ».
Le Parisien note que « la différence d’aptitude était significative selon que ces patients étaient sous ocytocine ou sous placebo ».
Le quotidien précise que « les 13 personnes incluses dans cette étude souffrent d’autisme de haut niveau ou du syndrome d’Asperger, deux formes dans lesquelles les sujets ont des aptitudes intellectuelles et linguistiques normales ».


« Le transsexualisme n’est plus une maladie mentale »
La Croix, L’Humanité, Le Monde

La Croix relève en effet que « par un décret publié au Journal officiel, le ministère de la Santé a supprimé «les troubles précoces de l’identité de genre» d’un article du code de la Sécurité sociale relatif aux «affections psychiatriques de longue durée» ».
Le quotidien remarque qu’« avec cet arrêté, «la France est le premier pays au monde à ne plus considérer le transsexualisme comme pathologie mentale», s’est félicité le Comité français de lutte contre l’homophobie et la transphobie ».
L’Humanité observe également que « les trans ne sont plus des malades ». Le journal rappelle que « Roselyne Bachelot avait annoncé [en mai dernier] sa volonté de ne plus considérer les transsexuels comme des malades psychiatriques ».
Le quotidien souligne par ailleurs que « l’association Outrans a rappelé que ce changement n’empêche pas pour autant le transsexualisme de rester psychiatrisé. En effet, les trans restent notamment soumis à un suivi psychiatrique ».


« L’accompagnement de la fin de vie se met en place »
La Croix

La Croix rappelle que « le Parlement devrait adopter définitivement aujourd’hui la proposition de loi visant à créer une «allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie» ».
« Elle vise à compenser la perte de revenus d’une personne qui arrête provisoirement de travailler pour rester auprès d’un proche en phase avancée ou terminale d’une affection incurable »,
poursuit le quotidien.
Le journal précise que « l’allocation, d’un montant de 49 € par jour, sera versée pour une durée maximale de 21 jours. Sont concernés «les ascendants, descendants, frères, sœurs ou personnes partageant le domicile» du malade, ainsi que la «personne de confiance», celle désignée par le patient pour le représenter au cas où il ne pourrait plus exprimer sa volonté ».
La Croix rappelle en outre qu’en matière de traitement de la douleur, « dorénavant, les médecins pourront administrer des sédatifs aux personnes en état végétatif, au cerveau gravement lésé, aux grands prématurés, etc., dont le traitement ou la réanimation, devenus inutiles, ont été interrompus ».
« Un Observatoire de la fin de vie doit également être créé cette semaine par décret »,
ajoute le quotidien, qui note enfin qu’« il a été décidé de créer une spécialité de soins palliatifs. Dans 5 ans, cinq premiers PU-PH (praticiens hospitaliers et universitaires) devraient ainsi être titulaires d’un diplôme spécialisé en «soins palliatifs et douleur». À terme, une quinzaine de spécialistes seront formés ».


Dépenser sans compter : la faute à un dysfonctionnement de l’amygdale ?
Le Figaro

Le Figaro observe sous sa rubrique « histoire du jour » que « peu de gens échappent à une forme plus ou moins aiguë de «radinerie». [Mais] quelques personnes sont particulièrement dispendieuses, pouvant vraiment jeter leur argent par la fenêtre ».
Le journal indique que « des chercheurs californiens ont découvert que des patients souffrant de lésions sur [leur amygdale cérébrale] n’ont aucune inhibition quand il s’agit de parier. L’amygdale jouerait un rôle fondamental dans la peur de perdre de l’argent », poursuit le quotidien, qui relaie ainsi une étude parue dans les PNAS.
Le Figaro explique que « ces chercheurs ont travaillé avec deux patientes ayant des lésions de l’amygdale et les ont soumises à une série de questions de type «paris» monétaires. Leurs réponses ont été comparées à celles d’individus non malades ».
Le quotidien relève que « ces derniers jouent uniquement quand le montant du gain potentiel dépasse celui de la perte potentielle. Les malades, elles, acceptent de jouer beaucoup plus souvent. […] Des deux patientes, la plus prudente est celle dont l’amygdale était la moins atteinte ».


17 02 2010

« Conditions de travail : quand le salaire prime sur la santé »
Santé & Travail numéro 69

Santé & Travail observe dans un dossier que « depuis longtemps, les acteurs de prévention défendent l’idée qu’il vaut mieux supprimer les nuisances professionnelles plutôt que de les monnayer. […] Ont-ils été entendus ? ».
Le magazine remarque qu’« il semble que les salariés aient perdu sur les deux tableaux. Les conditions de travail ne se sont pas vraiment améliorées ces dernières années. Si l’industrie lourde et les nuisances qui l’accompagnent se sont éclipsées, les pénibilités se sont déplacées, via l’intensification du travail ».
Santé & Travail ajoute qu’« il existe encore des primes de risque, versées en compensation de nuisances. Et ces primes demeurent un obstacle à la réduction des nuisances, l’entreprise et le salarié ayant trouvé un compromis financier conditionné par leur persistance. Elles représentent également à terme un véritable piège pour le salarié, qui devra choisir entre son niveau de salaire et sa santé si celle-ci se dégrade ».
Le magazine estime qu’« il devient urgent de sortir de ce non-choix entre santé et rémunération. […] Il faudrait aussi garantir un vrai salaire à ceux qui travaillent. Car si la santé n’a pas de prix, le travail, lui, en a un ».


La santé au travail, « un problème de management »
Libération, Le Figaro économie, Le Parisien, La Croix, Le Monde, L’Humanité, La Tribune, Les Echos

Libération rend compte du rapport « Bien-être et efficacité au travail », remis hier au Premier ministre.
Le journal se penche sur « l’une des propositions les plus audacieuses » de ce texte, à savoir « inclure «le facteur humain et la santé au travail» de leurs subordonnés […] comme critère de calcul de la part variable de la rémunération des managers ».
L’un des auteurs du rapport, Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider Electric, a ainsi déclaré que « le problème de santé n’est pas un problème de la médecine du travail, c’est un problème de management ».
Libération note que « l’accueil du rapport par les organisations patronales a été jugé «consternant» par Christian Larose [du Conseil économique et social, autre coauteur du rapport], qui regrette que les chefs d’entreprise ravalent la question de la santé au travail à une affaire de «mode» ».
La Croix aborde aussi ce rapport sur le stress au travail, qui « propose d’impliquer les dirigeants ».
Le journal retient que « les propositions les plus originales sont sans doute celles qui insistent sur la responsabilité des dirigeants, qu’il s’agisse des managers de proximité, de la direction générale ou du conseil d’administration ».
« Par ailleurs, […] les rapporteurs demandent que les sociétés de plus de 50 salariés aient à prévoir «un bilan et un plan d’action annuels» sur les risques psychosociaux »,
ajoute le quotidien.
La Croix de conclure : « Quant aux suites du rapport, Christian Larose assure que lui et ses deux collègues «assureront le service après-vente» pour qu’il ne reste pas lettre morte ».
Les Echos note également que « la responsabilité des entreprises [est] pointée du doigt »
« Sévère avec les partenaires sociaux en général, et les organisations patronales en particulier «qui devraient notamment investir davantage ces questions», le rapport met en exergue les initiatives du secteur agricole pour souligner qu’on peut aussi travailler à la prévention des risques psychosociaux dans les PME », relève le journal.
Le Figaro économie retient pour sa part que le rapport « suggère de faire une étude d’impact social avant toute restructuration ». (Rapport à télécharger sur le site de La Croix)

19 02 2010

« Psychiatrie : une réforme pour améliorer l’accès aux soins »
Le Figaro

Le Figaro note que « le projet de loi sur la réforme de la psychiatrie devrait être présenté dans les semaines qui viennent au Conseil des ministres ».
« Ce texte vise à améliorer l’accès aux soins des personnes souffrant de maladie psychique. Il devrait également limiter le risque que certains drames se reproduisent »,
souligne le quotidien.
Le journal indique que le document « prévoit de modifier la loi de 1990 sur l’hospitalisation sans consentement et d’encadrer le suivi thérapeutique des malades hors les murs ».
Le Figaro précise que « l’idée centrale consiste à ne plus se polariser sur la phase d’hospitalisation, devenue marginale, mais d’envisager la prise en charge dans la durée, en instituant une procédure de «soins ambulatoires sans consentement» ».
Le quotidien explique ainsi que « le placement d’une personne dans un service d’accueil psychiatrique d’urgence ne pourra excéder 72 heures. Au terme de cette «période d’examen», l’équipe soignante dressera un bilan sanitaire à partir duquel il sera décidé d’orienter le patient dans une unité de soins ou de le «libérer», si son état le justifie ».
Le journal ajoute qu’« en l’absence de consentement du malade, une obligation de soins sera notifiée à la demande du préfet ou d’un tiers, comme c’est le cas actuellement ». En ambulatoire, « le patient sera tenu de suivre son traitement et d’en rendre compte à son équipe soignante, dans le cadre, par exemple, d’une consultation en hôpital de jour », continue Le Figaro.
Le ministère de la Santé précise qu’« en cas de non-respect de la prescription, ce sera le retour à la “case hôpital” ».
Le quotidien relève que « le concours [des proches des patients] pourrait s’avérer précieux pour s’assurer de la bonne exécution du traitement. […] Plus de 1.000 postes de psychiatres hospitaliers sont non pourvus, faute de candidat », rappelle en outre Le Figaro.


Stress au travail : un « premier bilan »
Libération, Le Parisien, L’Humanité, La Tribune, Les Echos

Les Echos rappelle que « le ministre du Travail, Xavier Darcos, avait demandé aux grandes entreprises d’ouvrir le dossier du stress avant le 1er février. Sur les 1.459 recensées par le gouvernement, seules 293 ont conclu un accord ou un plan d’action et 514 autres sont en cours », observe le journal.
Le quotidien constate que « la menace d’un opprobre médiatique n’a manifestement pas assez effrayé les entreprises de plus de 1.000 salariés ».
Les Echos explique que selon ce palmarès publié sur le site www.travailler-mieux.gouv.fr« seuls 293 des 1.459 employeurs concernés ont été au bout de la démarche et sont «listés en vert». 514 autres sont classés orange, pour avoir engagé la négociation d’un accord ou des «discussions avec les représentants du personnel sur le projet de diagnostic et/ou de plan d’action». 652 employeurs, soit 44,7%, ont reçu un carton rouge ».
« S’inspirant de la méthode «name and shame», le ministre du Travail juge les résultats «encourageants» en espérant que le mouvement va s’accélérer »,
poursuit le quotidien.
Le journal note qu’« on peut s’interroger sur la valeur à attribuer au palmarès. […] La deuxième édition sera riche d’enseignements sur son impact sur le comportement des entreprises, mais il restera à démontrer que les dispositions prises relèvent d’autre chose que d’un simple affichage ».
Le Parisien s’intéresse aussi à ce « premier bilan », et retient que « pour «forcer» les entreprises à se saisir de la question, le gouvernement applique la méthode anglo-saxonne du bonnet d’âne et des satisfecit ».
Libération aborde également le sujet, notant entre autres que « la liste rouge recèle nombre d’entreprises publiques ». 
Et La Tribune retient que « la prévention du stress s’invite peu à peu dans les entreprises. La méthode du «name and shame» commence à porter ses fruits ».


Un rapport de la Haute autorité de santé « pointe le flou médical et juridique qui entoure le transsexualisme »
Libération

C’est ce qu’annonce Libération, qui consacre sa Une et trois pages au sujet.
Le journal observe que « jamais en France un rapport officiel n’avait été rédigé sur cette question. Saisie par le ministère de la Santé et les associations », la HAS livre un « diagnostic sévère mais précieux : situation «confuse», «inégalitaire», avec de vrais «risques d’arbitraire», le tout «manquant d’un cadre juridique minimum» ».
Libération relève notamment que « seule une petite poignée d’équipes médicales et chirurgicales prend en charge les transsexuels en France ». La HAS constate que « les protocoles de soins sont incertains, variables. Pour les associations, les procédures sont trop lourdes et les conditions de prises en charge ne sont pas claires ».
Le quotidien indique que la HAS « propose un parcours de soins mieux balisé. Avec la création formalisée d’équipes de référence multidisciplinaires. Sur la question hautement polémique du diagnostic, la HAS propose le diagnostic différentiel », l’organisme précisant que « le psychiatre est indispensable pour essayer d’éviter autant que faire se peut des transformations irréversibles injustifiées ».


« Viagra féminin, le sexe malade de la médecine »
Libération

Libération publie un long texte de Jacques Waynberg, psychothérapeute et directeur de l’Institut de sexologie, qui écrit : « Succès mondial mais ambigu, le Viagra pourrait prochainement trouver son équivalent féminin : sous le nom provisoire de Sildénafil ou Flibansérine, une molécule nouvelle est annoncée, qui devrait, aux dires de ses promoteurs, venir au secours de la libido féminine déficiente ».
Le médecin observe que « de telles promesses de traitement ne vont pas laisser les femmes indifférentes mais ne faut-il pas en nuancer les présages et les mettre en garde contre les risques de banalisation de leur identité érotique ? ».
« La psychiatrisation des désordres générés par une «hypoactivité du désir sexuel» est en marche. S’il ne vient encore à l’idée de personne de considérer la frigidité comme une maladie mentale, c’est sans nul doute parce que c’est encore trop tôt, que les médicaments font défaut »,
poursuit Jacques Waynberg.


22 02 2010

« Les hommes se sentent en meilleure santé que les femmes »
La Croix 
La Croix observe que « les statisticiens qui se penchent sur l’état de santé des populations s’intéressent de plus en plus au ressenti des personnes enquêtées ». Le journal aborde ainsi une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques sur « la manière dont les hommes et les femmes appréhendent la question ».
Le quotidien indique que « les Français se considèrent largement en bonne ou très bonne santé. Ceci est un point important car, expliquant les auteurs, «la santé perçue est bon indicateur de la mortalité et de la consommation de soins» ».
La Croix note cependant que « les deux sexes n’ont pas la même représentation de leur état : 73% des hommes se considèrent en bonne santé, contre seulement 67% des femmes ».
Le journal ajoute que « celles-ci sont nettement plus attentives que leurs homologues masculins à leur santé : entre 25 et 34 ans, deux femmes sur trois ont déjà fait doser leur cholestérol ; 91% d’entre elles ont consulté un généraliste au cours de l’année précédente (84% des hommes), 71% ont vu un spécialiste (47% des hommes) ».


« Le gouvernement recule sur le dossier du stress au travail »
La Croix, L’Humanité, La Tribune 
La Croix constate que « le ministère du Travail a fait machine arrière, vendredi, en retirant de son site Internet les listes des entreprises mal notées en matière de prévention du stress au travail, après que plusieurs sociétés ainsi que des syndicats ont critiqué le classement ».
Le journal relève que « les listes ont été visibles seulement 24 heures […] mais 1,2 million de pages ont été vues en une demi-journée ».
La Tribune parle de « reculade du gouvernement », notant que « le Medef était monté au créneau pour critiquer une méthode «plus que contestable» ».
L’Humanité revient pour sa part sur les transports, « un facteur aggravant de stress au travail ».
Le quotidien observe que « la dégradation des conditions de transport en Ile-de-France pèse fortement sur le quotidien des salariés générant des difficultés pleinement liées au travail ».


« Muets, ils peuvent pourtant chanter »
Le Parisien 
Le Parisien fait savoir que « grâce à la musique », des patients victimes d’une attaque cérébrale, qui « ne pouvaient plus prononcer un mot », « ont pu recouvrer l’usage de la parole ».
Le journal indique que « Gottfried Schlaug, professeur de neurologie à la faculté de médecine de Harvard (Etats-Unis), a découvert que des personnes devenues muettes après une attaque dans l’hémisphère gauche du cerveau, siège de la parole, peuvent prononcer clairement des mots… s’ils les chantent ».
Le quotidien indique que le spécialiste « a présenté une vidéo qui a fait sensation lors de la conférence annuelle de l’Association américaine pour la promotion de la science, à San Diego ».
Le Parisien explique que « des images du cerveau des personnes atteintes de lésions sur l’hémisphère gauche montrent «des modifications fonctionnelles et structurelles» sur l’hémisphère droit après une thérapie par la musique appelée «Music Intonation Therapy» ».
Le journal précise que « le fonctionnement de ce mécanisme reste à éclaircir. Ce qui est sûr, c’est que la musique stimule des zones du cerveau qui normalement n’interagissent pas quand une personne parle ».


23 02 10


« La campagne antitabac qui choque »
Le Parisien
C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une. Le journal observe en effet que « la nouvelle campagne de Droits des non-fumeurs joue la provocation en comparant le tabagisme passif à un acte sexuel contraint ».
« Une publicité qui crée déjà la polémique auprès de nombreuses associations », note le quotidien.
Le Parisien indique que « l’étrange campagne s’étalera dans la presse et dans des milliers de lieux publics jusqu’au 31 mai. Le but avoué des publicitaires ? «Choquer». Mission accomplie : les clichés suscitent un déluge de réactions hostiles ».
Le journal relève que « même certains vétérans du combat anticlope n’applaudissent pas ». Bertrand Dautzenberg, président de l’Office français de prévention du tabagisme, remarque ainsi : « Ça va choquer les adultes sans faire peur aux ados ».
Le quotidien cite Gérard Audureau, le président de Droits des non-fumeurs, qui déclare quant à lui que « le message c’est : Le tabac est une soumission. Or dans l’imaginaire collectif, la fellation est le symbole parfait de la soumission. […] La cigarette ne fait plus peur aux jeunes. Utiliser le sexe, c’est une manière d’attirer leur attention. Et s’il faut choquer, choquons ! ».
Le Parisien en profite pour noter que « la consommation de tabac en France repart à la hausse. En 2009, 54,9 milliards de cigarettes ont été grillées, soit une augmentation de 2,6% par rapport à 2008 ».


Revue de presse – Janvier 2010

Revue de presse – Janvier 2010


Source Mediscoop

01 01 10
« Un lien entre des nuits courtes et les penchants suicidaires des ados »
L’Humanité
L’Humanité indique que « des chercheurs de la Columbia, à New York (Etats-Unis), ont pu établir un lien entre des nuits courtes et les penchants suicidaires des ados ».
Le journal explique que selon ces travaux parus dans Sleep, « les informations recueillies auprès de 15 659 collégiens et lycéens montrent que le risque de dépression chez ceux qui vont se coucher habituellement après minuit est supérieur de 24% à celui des enfants envoyés au lit avant 22 heures. Et leur penchant pour les «idées suicidaires» supérieur de 20% ».
Le Dr Gangwich, qui a mené cette étude, observe qu’« on pense communément que les adolescents ont moins besoin de dormir que les préadolescents, (…) alors que des études montrent que les adolescents pourraient bien avoir en fait besoin de davantage de sommeil ».
L’Humanité note que « d’après les chercheurs, un manque de sommeil pourrait affecter la capacité du cerveau à répondre à des stimuli négatifs et à lutter contre le stress quotidien. Il pourrait aussi handicaper le jugement ou encore la concentration ».

06 01 10
« Stress et empathie : nous ne sommes pas égaux »
Pour la Science, numéro 387
Pour la Science note qu’« une variation du gène codant le récepteur de l’ocytocine – la «molécule du bonheur» – module notre aptitude à éprouver de l’empathie et notre réactivité face au stress ».
Le mensuel rappelle que « ce gène existe sous deux formes – les allèles – notées A et G – qui ne diffèrent que par un maillon de la chaîne de nucléotides, une adénine A ou une guanine G. Un individu, qui hérite d’un allèle de chacun de ses parents, peut présenter l’une ou l’autre des trois combinaisons possibles : AA, AG ou GG ». Le magazine précisant que « la présence de l’allèle A augmenterait les risques d’autisme ».
Pour la Science aborde les études de psychologues américains, menées par Sarina Rodrigues, de l’Institut de recherche sociale et de la personnalité et Laura Saslow, du Département de psychologie de l’Université de Californie, et parues sur le site des Pnas.
Le magazine explique que « les chercheurs ont décidé de répartir les 200 sujets testés en deux groupes : d’une part les individus AA ou AG, d’autre part les sujets GG. L’empathie a été évaluée par le test dit de la «lecture dans les yeux» ».
Pour la Science retient que « tous sexes confondus, les sujets GG devinent mieux les sentiments que les individus AA et AG ».
Le mensuel ajoute qu’« exposés à une situation stressante, les sujets GG se révèlent plus calmes et contrôlent mieux leur rythme cardiaque ».
Le magazine souligne cependant qu’outre les facteurs génétiques, « les facteurs sociaux et environnementaux sont aussi essentiels à la construction de l’empathie et de la confiance, ainsi qu’à la communication ».

07 01 10
« Les antidépresseurs utiles seulement pour les dépressions sévères »
Le Figaro
Le Figaro observe que « les antidépresseurs sont probablement inutiles chez la grande majorité des patients à qui ils sont prescrits ».
Le quotidien aborde ainsi une étude parue dans le Jama : « Jay Fournier (université de Pennsylvanie) et ses collègues ont repris 6 essais thérapeutiques comparant les effets d’un antidépresseur à ceux d’un placebo. Au total, leur analyse a inclus plus de 700 malades, atteints d’une forme plus ou moins grave de dépression ».
Le Figaro indique que ces patients « étaient traités soit par imipramine, soit par la paroxétine », puis note que « pour les patients avec une dépression très sévère, l’efficacité des antidépresseurs est bien supérieure à celle du placebo. En revanche, les bénéfices de ces molécules apparaissent minimes, voire inexistants, chez les personnes avec une dépression d’intensité légère ou modérée ».
Les auteurs de l’étude écrivent que « les prescripteurs, les décideurs et les consommateurs ne sont peut-être pas conscients du fait que l’efficacité de ces médicaments a été en grande partie établie sur la base d’études incluant exclusivement des patients avec des formes sévères de dépression. Ce fait important n’apparaît pas dans les messages de promotion de ces médicaments auprès des médecins et du public ».
Le Figaro livre la réaction de psychiatres français. Le Pr Chantal Henry (hôpital Chenevier, Créteil), note que « dans les dépressions sévères, ces médicaments sauvent des vies, il ne faut pas les stigmatiser ».
De son côté, le Pr Jean-Pierre Olié (hôpital Sainte-Anne, Paris), remarque que « nos outils cliniques de diagnostic de la dépression sont fragiles, et il peut y avoir une réelle difficulté à discriminer des symptômes dépressifs d’une dépression d’intensité légère ».
« Dans le doute, selon lui, il est préférable de ne pas prescrire d’antidépresseur d’emblée lors d’une première consultation », relève le journal.
Le quotidien rappelle qu’« en France, les prescriptions se sont stabilisées ces dernières années, après plusieurs décennies d’envolée ».

08 01 10
« Les téléphones portables bénéfiques contre Alzheimer ? »
Le Figaro
Sandrine Cabut note dans Le Figaro que selon des travaux sur des souris, parus dans le Journal of Alzheimer’s Disease, « une exposition prolongée aux ondes électromagnétiques émises par les téléphones mobiles pourrait prévenir la maladie d’Alzheimer, et même faire régresser ses lésions ».
Sandrine Cabut explique que Gary Arendash, et son équipe du Centre de recherche sur la maladie d’Alzheimer de Floride (Etats-Unis), ont « mené des expériences chez 96 souris, dont beaucoup étaient génétiquement modifiées pour déclarer une maladie d’Alzheimer. Deux heures par jour pendant 7 à 9 mois, ces animaux ont été soumis […] à une antenne émettant des ondes électromagnétiques de haute fréquence ».
La journaliste remarque que « les souris génétiquement prédisposées à l’Alzheimer mais exposées précocement et longtemps ont été protégées de la maladie. Leurs performances aux tests de mémoire se sont révélées comparables à celles d’animaux sains ».
« Plus étonnant encore, les souris déjà malades ont aussi retrouvé leur mémoire. Et dans leur cerveau, les plaques amyloïdes ont régressé », poursuit Sandrine Cabut, qui ajoute que pour les souris non génétiquement modifiées, « leur mémoire a aussi été boostée par l’exposition prolongée aux ondes ».
La journaliste relève que selon Gary Arendash, « les effets protecteurs des ondes sur la mémoire pourraient en partie s’expliquer par une augmentation du débit sanguin dans le cerveau. Pendant les périodes d’exposition au portable, les chercheurs ont relevé une légère élévation de la température cérébrale chez les cobayes ».
Sandrine Cabut précise que « ce phénomène, qui aurait peut-être un rôle dans la régression des plaques amyloïdes, a été noté uniquement chez les souris malades ».
La journaliste relève néanmoins que ces résultats « paraissent spectaculaires, mais ils sont très préliminaires et restent à confirmer ».
Le Pr Philippe Amouyel (Inserm) remarque notamment que « les effectifs de souris sont assez faibles et sont divisés en plusieurs sous-groupes soumis à de nombreux tests. Du coup, certains résultats observés pourraient être le fait du hasard ».

« L’INRS estime à au moins 2 ou 3 milliards d’euros le coût social du stress »
Les Echos, La Tribune, Le Parisien
Les Echos fait savoir que selon une étude de l’Institut national de recherche et de sécurité et Arts et Métiers ParisTech, « le stress au travail aurait coûté, en France, de 1,9 milliard à 3 milliards d’euros en 2007, en incluant les «dépenses de soins, celles liées à l’absentéisme, aux cessations d’activité et aux décès prématurés» ».
Le journal précise que selon l’INRS, « la source principale de coût du stress est l’absentéisme et les cessations d’activité qu’il entraîne, très loin devant les soins de santé qu’il occasionne ».
Le quotidien souligne en outre que « «ces résultats ne sont qu’une évaluation minimale d’une réalité bien supérieure», car certains types de stress ou de pathologies n’ont pas été inclus dans l’analyse ».
Le Parisien aborde brièvement cette étude, et note aussi qu’elle « ne prend en compte que les situations «de travail tendues», celles-ci ne représentant qu’un tiers des situations ».

13 01 10
« Se coucher tard favoriserait la dépression chez les ados »
Le Figaro
Dans Le Figaro, Jean-Luc Nothias note à son tour que selon une étude américaine, parue dans Sleep, « se coucher tard favoriserait la dépression chez les ados ».
Jean-Luc Nothias relève que « menée à la Columbia University de New York, l’étude a porté sur 15 659 adolescents, entre 1994 et 1996. Près de 54% des parents indiquaient que leurs enfants allaient se coucher à 22 heures en semaine, 21% à 23 heures et 25% à minuit ou au-delà. Pour leur part, 70% des adolescents déclaraient aller au lit à l’heure voulue par leurs parents ».
Le journaliste note que « le temps moyen de sommeil calculé était de 7 heures et 53 minutes. Un peu loin des 9 heures recommandées couramment ».
Jean-Luc Nothias indique que « les chercheurs ont constaté que le risque de subir un état dépressif était de 24% supérieur chez les enfants se couchant après minuit. Le surcroît de risque était de 20% pour les pensées suicidaires ».
Le journaliste précise qu’« un autre facteur intervient également : la perception de la durée du sommeil et la «satisfaction» apportée. Les adolescents disant ne dormir que 5 heures ou moins étaient à 70% plus exposés aux états dépressifs que les autres et à 48% pour ce qui est des pensées suicidaires ».
James Gangwisch, auteur principal de l’étude, écrit : « C’est pourquoi nous pensons que la qualité du sommeil pourrait être une mesure, parmi d’autres, de prévention de la dépression chez l’adolescent ».

21 01 10
« Consulter un psychologue par téléphone »
L’Express, numéro 3055
L’Express remarque sur une page : « Consulter un psychologue par téléphone ? De plus en plus de Français sont séduits par ce type de thérapie, importé des Etats-Unis ».
Estelle Saget note en effet que « ce mode de consultation, simple et immédiat, séduit des femmes et des hommes de tous horizons, déballant leurs problèmes de couple autant que leurs difficultés avec leurs adolescents ».
La journaliste observe que « certains psychologues crient à la thérapie fast-food. Mais les représentants de la profession, eux, ne s’y montrent pas hostiles ».
Christian Ballouard, vice-président de la Fédération française des psychologues et de psychologie, note ainsi que « les thérapeutes installés craignent, à tort, de voir leurs cabinets désertés. En revanche, le concept séduit la jeune génération ».

25 01 10
Stress : « La prise en charge doit être autant médicale que sociale »
Le Monde
Le Monde publie un entretien avec le neuropsychiatre Michel Le Moal, qui a récemment a tenu, à l’Institut de France, une conférence sur « le stress dans le cadre du cycle « Les défis du XXIe siècle » organisé par l’Académie des sciences ».
Le professeur de neurosciences à l’université Bordeaux-II rappelle que « le stress, c’est la vie, le moteur de nos pensées et actions. […] Mais si les stresseurs (les événements qui agressent) perdurent ou sont trop violents, ils peuvent occasionner des menaces ingérables, des douleurs subjectives, voire des humiliations ».
Michel Le Moal explique ainsi que « les systèmes biologiques sont en état d’activation élevée et permanente. Certains individus trouveront les ressources pour évaluer et faire face, d’autres vont entrer dans un stress chronique avec des transformations biologiques durables ».
Le spécialiste précise que « tous les systèmes biologiques sont touchés : nerveux, cardio-vasculaire, gastro-intestinal, musculo-squelettique, immunologique, respiratoire, dermatologique… ».
Le neuropsychiatre indique que « dans nos sociétés occidentales, les agressions sont moins de nature physique que psychique. Elles touchent plus à la subjectivité des individus. […] Les Américains parlent de « pathologies sociales chroniques », lesquelles pèsent de plus en plus sur les systèmes de santé ».
Michel Le Moal conclut que « les pathologies sociales chroniques obligent à la convergence des sciences biologiques, sociales et médicales. Un nouveau paradigme émerge ».

26 01 10
« Alzheimer : l’espoir donné par des recherches françaises »
Le Figaro, Le Parisien
Le Figaro indique qu’« une protéine naturellement présente dans le cerveau, appelée FKBP52, pourrait peut-être permettre de lutter contre la maladie d’Alzheimer, selon des travaux préliminaires publiés dans les comptes rendus de l’Académie américaine des sciences par l’équipe du Pr Étienne-Émile Baulieu ».
Le quotidien explique que ces chercheurs « démontrent, sur des cellules, que le FKBP52 peut bloquer les développements délétères de la protéine tau (qui s’accroche aux microtubules cérébraux). Pour le Pr Baulieu, c’est un nouvel espoir pour tenter de freiner ou de corriger les anomalies des protéines tau ».
« Il envisage maintenant de tester cette approche sur des modèles animaux de la maladie d’Alzheimer, grâce à des collaborations avec des équipes britanniques et australiennes », poursuit Le Figaro, qui note que « le Pr Baulieu en appelle à des financements privés ».
Le Figaro livre la réaction du Pr Philippe Amouyel (Inserm) : « Ces travaux, très fondamentaux, ne constituent pas une démonstration d’un effet de cette protéine sur la maladie d’Alzheimer ».
Le journal note que « le Pr Jean-Marc Orgogozo (neurologue, Bordeaux), estime toutefois «qu’a priori, c’est une voie qui mérite d’être explorée» ».
Le Parisien relève également que le Pr Baulieu est « sur la piste d’un traitement contre Alzheimer ».
Le journal remarque que si le chercheur « parle aujourd’hui, alors que son article va être publié et que les essais in vivo n’ont pas commencé, c’est parce qu’il a besoin d’argent ».
Étienne-Émile Baulieu déclare ainsi que « dans 2 ou 3 ans, si on obtient les 5 millions d’euros nécessaires, on saura si ça marche ! ».

27 01 10
« Les omégas 3 sont vraiment une arme antidépression »
Le Parisien
Le Parisien indique en effet que « deux chercheurs de l’Inra viennent de révéler que [les omégas 3] aideraient notre cerveau à lutter contre la dépression et les troubles de l’humeur ».
Le journal relève notamment qu’« une étude, parue dans Life Science en 2003, s’est penchée sur plus de 10 000 femmes enceintes. Celles qui ont développé une dépression post-partum avaient un niveau moins élevé de DHA dans les lipides du plasma prélevé le jour de la naissance ».
Le Parisien note qu’« en prévention des troubles dépressifs, Pierre Astorg [co-auteur de l’étude] conseille à chacun de «manger du poisson gras deux ou trois fois par semaine, et de ne pas hésiter à consommer des compléments alimentaires riches en omégas 3, à raison de 1 à 2 g par jour ».
Concernant un « risque de surdose », le chercheur précise que « le seul souci pourrait être un trouble de la coagulation, mais il faudrait dépasser les 5 à 10 g par jour, ce qui est énorme ».

28 01 10
« La semaine de 4 jours nuit à la santé des enfants »
Le Parisien
C’est ce que note Le Parisien, qui indique que « l’Académie de médecine relance le débat sur le bien-fondé de la semaine de 4 jours à l’école ».
Le journal explique que « l’Académie vient d’adopter un rapport assassin sur le rythme scolaire des petits Français : 864 heures de classe en 36 semaines, 144 jours, 4 jours par semaine, ce n’est pas bon pour les enfants ».
Le Parisien relève que « 8 h 30, c’est trop tôt. L’enfant arrive à l’école fatigué «quelle que soit la durée de son sommeil» ». Les médecins « insistent sur la nécessité de se coucher à heure régulière en évitant les variations et les emplois du temps de «ministre» après l’école », poursuit le journal.
« Sport, musique, devoirs… si les enfants, «en dehors de toute maladie», se traînent en classe, c’est qu’ils en font trop, au risque de somnoler en plein jour, développer des troubles de l’attention, voire de l’anxiété ou de l’hyperactivité », continue le quotidien.
Le Parisien ajoute que « la semaine de 4 jours, c’est ce qui se fait de pire, selon tous les scientifiques. Les enfants sont fatigués le lundi et le mardi. Le mieux pour eux, c’est étaler la classe sur 4 jours et demi ou 5 jours ».

29 01 10

« Alzheimer : de nouvelles pistes et encore peu de médicaments »
Les Echos
Alain Perez remarque dans Les Echos que « près de 70 nouvelles molécules sont en développement pour soigner une des maladies les plus craintes par les Français : Alzheimer ». Le journaliste observe ainsi que « le nouveau concept annoncé par Etienne-Emile Baulieu cette semaine s’ajoute à la liste des pistes prometteuses ».
Alain Perez revient sur les travaux du Pr Baulieu : « En théorie, cette approche «anti-tau» pourrait trouver des applications dans de nombreuses pathologies. […] En attendant, le portefeuille des médicaments contre la MA reste limité à 4 traitements dont l’efficacité est considérée comme «modérée» par les spécialistes ».
Le journaliste ajoute que « dans les 2 ans qui viennent, l’arsenal thérapeutique devrait s’enrichir de 2 ou 3 nouveautés. Pour de nombreux experts, des traitements réellement efficaces devraient être disponibles dans moins de 10 ans ».

Revue de presse – Décembre 2009

Revue de presse – Décembre 2009



Source Mediscoop

01 12 09
« Mieux qu’un antalgique, la photo de l’être aimé »
Libération
Libération relève que « des chercheurs de l’université de Los Angeles (Etats-Unis) ont montré […] que la douleur physique pouvait être réduite chez un cobaye… par la simple contemplation d’une photo de son (sa) petit(e) ami(e) ».
Le journal cite ainsi cette étude parue dans Psychological Science, et menée par Sarah Master, qui explique que « regarder des photos de l’être aimé peut activer des représentations mentales associées au sentiment d’être aimé et soutenu, ce qui peut suffire à atténuer l’expérience de la douleur ».
Les chercheurs ajoutent qu’« apporter des photos de son partenaire lors de procédures douloureuses peut être particulièrement utile si celui-ci ne peut être présent ».

« Ne pas abuser des médicaments chez les malades d’Alzheimer »
La Croix
La Croix aborde le « cri d‘alarme que lancent, depuis plusieurs années, bon nombre de médecins spécialisés dans la prise en charge des personnes âgées : aujourd’hui, beaucoup trop de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer se voient prescrire des neuroleptiques de manière tout à fait injustifiée ».
Le quotidien observe que « la Haute Autorité de santé vient de lancer un avertissement sur la nécessité de limiter la prescription de ces médicaments dans la maladie d’Alzheimer ».
La Croix relève en effet que « selon la HAS, environ 16% des patients atteints de la maladie d’Alzheimer prennent des neuroleptiques alors que le pourcentage de personnes traitées, dans la population générale, est de 2,9% ».
« Ces abus de neuroleptiques peuvent entraîner des effets indésirables graves : des troubles de la marche mais surtout un risque accru d’accidents vasculaires cérébraux », précise le journal.
Armelle Desplanques-Leperre, chef du service projets-pilotes à la HAS, déclare ainsi : « Notre objectif est de faire changer les comportements mais sans stigmatiser les médecins qui prescrivent ces médicaments. […] Il est essentiel de réduire ces prescriptions qui sont dangereuses et surtout d’aucune utilité pour gérer les troubles du comportement chez les malades ».
La Croix ajoute que « selon le Dr Jean-Marie Vetel, président du Syndicat national de gérontologie clinique, cette surprescription est souvent liée à un manque de formation du personnel dans les établissements qui accueillent des personnes souffrant de la maladie. […] Pour lui, la priorité est de mieux former les professionnels »

02 12 09
« Quand la mémoire vient en dormant »
Le Figaro
Sandrine Cabut note dans Le Figaro que selon des travaux de Ken Paller et de son équipe de l’université Northwestern (Illinois, Etats-Unis), parus dans Science, « une stimulation auditive permet pendant une sieste de renforcer des souvenirs ».
La journaliste explique que « les chercheurs ont appris à 12 jeunes gens à mémoriser l’emplacement précis de 50 images sur un écran d’ordinateur. Chacune était projetée en même temps qu’un son caractéristique (chat et miaulement par exemple). Ensuite, les volontaires ont été invités à faire une sieste, pendant laquelle les bruits correspondant à 25 des objets leur ont été rejoués ».
Sandrine Cabut indique qu’« au réveil, ils ont mieux replacé sur l’écran les images correspondant à ces sons que les 25 autres. La même expérience, sans sieste, n’a pas amélioré les performances ».
La journaliste s’interroge : « Peut-on mettre ces connaissances à profit pour envisager une sorte de coaching nocturne ? Cela paraît possible, en tout cas dans un cadre expérimental. […] Une chose est sûre, optimiser ses nuits permet d’améliorer ses performances intellectuelles », retient Sandrine Cabut.

« Ces malades mentaux qui embarrassent la justice »
Le Figaro
C’est ce que titre Le Figaro, qui note qu’aujourd’hui, « la chambre de l’instruction de Paris va examiner le cas d’un jeune homme tué par un voisin aux tendances schizophrènes ».
Le journal revient sur cette affaire : « 20 novembre 2003. Adel Amastaibou vient de tuer, dans des circonstances indicibles, Sébastien Sélam, qui était aussi son voisin. […] Face aux policiers, le meurtrier exulte : «J’ai tué un Juif, c’est Allah qui le voulait ! Je vais aller au paradis !» Une telle attitude signe soit un antisémitisme forcené, soit la folie pure, soit les deux – ce qui pose alors la question du dosage entre les pathologies ».
Le Figaro note que « le juge en charge de l’instruction commet trois experts, qui tranchent en concluant unanimement à l’irresponsabilité pénale du criminel. […] La mère de la victime obtient un complément d’information, en l’espèce la désignation de trois autres psychiatres. Lesquels emboîtent le pas de leurs confrères ».
« La partie civile trouvera cependant un praticien qui acceptera de rédiger une expertise d’Adel Amastaibou sur dossier, sans le rencontrer. Pour ce psychiatre, on peut envisager non pas l’abolition du discernement au moment des faits, mais une simple altération, ce qui le rendrait donc accessible à la sanction pénale… », continue le quotidien.
Le journal s’interroge : « L’audience d’aujourd’hui permettra-t-elle d’apaiser les esprits ? Rien n’est moins sûr ».
Le Figaro en profite pour rappeler que « depuis la loi du 25 février 2008, […] l’ancien «non-lieu psychiatrique» ne met plus nécessairement fin à une procédure en donnant l’impression qu’il ne s’est finalement rien passé ».
« On parle désormais d’«irresponsabilité pénale», ce qui permet un débat public sur l’imputabilité des faits à leur auteur présumé ; si celui-ci est réellement fou, il n’est pas condamné mais interné d’office ; dans le cas contraire, il est renvoyé en correctionnelle ou aux assises, mais les juridictions de jugement peuvent encore le déclarer irresponsable au terme du procès », explique le quotidien.

07 12 09

« Un anti-IVG pour diriger un établissement psychiatrique »
Libération
C’est ce que remarque Libération, qui aborde « l’annonce, la semaine dernière par Roselyne Bachelot, de la nomination de Xavier Dousseau à la direction de l’Etablissement public de santé mentale de la Marne », à Reims.
Le journal rappelle que « militant anti-IVG forcené, Dousseau avait pris la tête d’un commando anti-avortement en 1995, alors qu’il était directeur adjoint de l’hôpital de Valenciennes. Il s’était enchaîné à une table d’opération de son établissement avec 10 autres manifestants afin d’empêcher les interruptions de grossesse. […] Condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis, Xavier Dousseau était parti en mission en Afrique, avant de réapparaître comme directeur-adjoint de l’hôpital psychiatrique de Saint-Dizier ».
Libération note que « tout le milieu de la psychiatrie locale est monté au créneau pour dénoncer cette «nomination ahurissante» ».

09 12 09
« Un médicament pour stimuler la libido féminine »
Le Figaro
Le Figaro indique en effet que « les femmes auront bientôt la flibanserine pour stimuler leur libido. Testée chez plusieurs milliers de femmes souffrant de troubles du désir, cette molécule a amélioré de façon significative leur vie sexuelle, selon des études présentées au 12e congrès de la Société européenne de médecine sexuelle à Lyon ».
Le journal explique que « pendant 24 semaines, les volontaires ont reçu un traitement par 100 mg de flibanserine le soir au coucher ou un placebo. Pour évaluer ses effets dans un domaine aussi complexe que la sexualité féminine, les investigateurs ont eu recours à un carnet de suivi électronique ».
« Les principales intéressées ont mesuré quotidiennement leur désir, les «événements sexuels satisfaisants» et le degré de souffrance associée aux troubles sexuels. Après plusieurs semaines, ces paramètres étaient statistiquement améliorés chez les femmes traitées par la flibanserine », note le quotidien.
Le Figaro ajoute que « certains annoncent une commercialisation vers 2011. Une échéance que ne confirme pas le laboratoire Boehringer Ingelheim, qui se veut très prudent dans l’attente de résultats complémentaires ».
Le journal observe toutefois que « la notion de dysfonctions sexuelles féminines ne fait pas l’unanimité. Pour les plus sceptiques, c’est une construction des firmes pharmaceutiques pour vendre de nouveaux médicaments. […] Ce sont des pathologies réelles, fréquentes mais méconnues, affirment au contraire des spécialistes de la sexualité ».
10 12 09

« Antidépresseurs, les mensonges des labos »
Le Point, numéro 1943
C’est ce que titre Le Point sur sa première de couverture.
Le magazine explique dans une enquête « comment les laboratoires pharmaceutiques nous ont fait croire à leur «pilules du bonheur». Des médicaments à l’efficacité incertaine et qui ne sont pas sans risques ».
Le Point rappelle que « la France est un des pays les plus gourmands [d’antidépresseurs] au monde », et note que « les 4 antidépresseurs les plus consommés au monde […] ne seraient pas plus efficaces qu’un placebo ».
« C’est ce qu’ont récemment révélé deux chercheurs. En fouillant dans les dossiers d’autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis, ils sont tombés sur des études jamais rendues publiques qui montraient l’absence d’efficacité du médicament, excepté pour les malades atteints des dépressions les plus sévères », indique l’hebdomadaire.
Le Point cite notamment le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, qui remarque que « les antidépresseurs ont été détournés de leur usage initial, les dépressions sévères. Ils sont devenus des remèdes pour soigner le mal-être ou l’anxiété sociale ».
De son côté, Bruno Toussaint, rédacteur en chef de la revue Prescrire, observe que « les firmes ont réussi à convaincre de nombreux médecins que la tristesse ou l’anxiété faisaient partie des symptômes de la dépression et qu’il fallait les soigner avec des médicaments ».
Le Point livre en outre les propos de Jean-Pierre Olié, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, qui rappelle pour sa part que « l’antidépresseur est le meilleur moyen dont on dispose si l’on veut sortir le patient de sa dépression ».
Le magazine explique enfin « comment se soigner autrement », notant qu’« il n’y a pas que les médicaments… ».

11 12 09
« Une piste pour retarder l’Alzheimer »
Le Figaro
Martine Perez fait savoir dans Le Figaro qu’« une équipe composée de chercheurs américains, français et israéliens a annoncé la création de souris capables non seulement de rester jeunes plus longtemps, mais aussi de développer les signes de la maladie d’Alzheimer que très tardivement ».
La journaliste précise que « c’est en inhibant partiellement un gène, celui des récepteurs à l’IGF1 (Insuline like growth factor), que les scientifiques sont parvenus à ce résultat », mené par Martin Holzenberger (Inserm U 948) et paru dans la revue Cell.
Martine Perez constate que « d’ores et déjà, des firmes pharmaceutiques travaillent à la mise au point de médicaments capables de bloquer l’action de ce gène et de permettre peut-être à l’homme de vivre plus longtemps sans dégénérescence neurologique ».
La journaliste cite notamment Martin Holzenberger, qui note ainsi qu’« aujourd’hui, il y a suffisamment de preuves pour dire que les facteurs de croissance Insulin-like sont une piste très sérieuse dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer ».
De son côté, le Pr Françoise Forette, de l’hôpital Broca à Paris, remarque que « si l’on parvient à retarder de 5 ans le début de la maladie d’Alzheimer, on divisera par 2 le nombre de malades ».
Le Figaro revient par ailleurs sur « l’annonce la semaine dernière de la mise sur le marché d’un test sanguin pour dépister la maladie d’Alzheimer ».
Le journal relève que l’information « a provoqué un mouvement de défiance chez les experts ». Le quotidien indique en avoir contacté plusieurs, pour qui « le principe de ce test et sa fiabilité restent pour le moins mystérieux ».
Le Figaro retient que « le diagnostic de cette maladie ne peut être posé qu’après des investigations approfondies ».

14 12 09
« Drogue : bientôt des salles «de shoot» en France ? »
Le Parisien
C’est ce que se demande Le Parisien, qui indique que « pour la première fois, des salles où les toxicomanes sont accompagnés lors de leurs injections pourraient voir le jour à Paris ».
Le journal note sur une page que « le député PS en charge de la santé, Jean-Marie Le Guen, proposera ce soir au Conseil de Paris une délibération en faveur d’une étude destinée à soutenir l’ouverture de ces salles à Paris mais aussi à Lyon, Marseille ou Lille ».
Jean-Marie Le Guen déclare ainsi : « On ne peut plus accepter qu’il existe à Paris des endroits connus où se retrouvent les consommateurs de crack ou d’héroïne ».
« Il faut des lieux à l’abri des regards où ils apprennent à gérer leur shoot car ces populations sont toujours victimes du sida et de l’hépatite C. C’est une question de santé publique », poursuit l’élu.
Le Parisien explique que « les toxicomanes pourront apporter leur drogue et se verront distribuer du matériel propre, seringue, pipe à crack ou paille à cocaïne et recevront une éducation au risque lié à l’infection ».
Jean-Marie Le Guen ajoute que « Roselyne Bachelot a fait part de son intérêt pour ce type d’initiatives, mais c’est au ministère de l’Intérieur que les choses peuvent freiner ».
Le quotidien rappelle que « 80 salles de shoot existent déjà en Europe. […] Selon l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, dans un rapport remis en 2005, l’effet des salles de shoot sur les maladies infectieuses n’est pas démontré, mais elles «peuvent aider les groupes les plus marginalisés à bénéficier de soins de santé primaires, à accéder aux services sociaux et à diminuer les risques de santé, notamment les overdoses» ».

15 12 09

« Diagnostiquer Alzheimer, pour quoi faire ? »
Libération
Eric Favereau note dans Libération qu’il y a quelques jours, « les médias se sont longuement félicités de la mise au point d’une nouvelle méthode de diagnostic de la maladie d’Alzheimer, à partir d’un simple test sanguin ».
« Mais est-ce une bonne nouvelle ? », se demande le journaliste.
Eric Favereau rappelle que « jusqu’à présent, le diagnostic est difficile. Et long. […] Il ne peut être posé qu’après des investigations approfondies. […] Le test pourrait donc raccourcir le délai ».
Le journaliste relève toutefois que « les traitements marchent mal. Ils ont plus une fonction d’encadrement de la prise en charge du patient que de traitement en soi ».
Eric Favereau s’interroge : « Surtout, quelle est la valeur d’une situation où un médecin va dire à un patient : «Vous serez malade dans 15, 20, ou 30 ans, de la maladie d’Alzheimer» ? ».
Le journaliste note que « la prise en charge d’Alzheimer mérite mieux que ces annonces. On sait l’importance des aidants. […] Une étude vient de montrer que «près de 40% des aidants décèdent avant leur malade», selon l’association France Alzheimer ».
« De quoi dessiner d’autres priorités », estime Eric Favereau.

« Le tiers des SDF souffrent de troubles psychiatriques »
La Croix, Libération
La Croix indique en effet que selon une enquête du Samu social de Paris, « près du tiers (31,5%) des personnes sans domicile fixe souffre d’au moins un trouble psychiatrique sévère, 21% présentent des troubles de la personnalité et du comportement et 15,8% des troubles non sévères de l’humeur ».
Le journal remarque que « la schizophrénie touche à elle seule 8,4% des gens de la rue. Les moins de 25 ans sont particulièrement exposés, 4 jeunes sur 10 présentant un trouble psychiatrique sévère ».
La Croix précise que « comparés à une enquête de 1996, ces résultats montrent qu’il n’y a pas eu d’explosion du phénomène des souffrances psychiatriques ».
Anne Laporte, directrice de l’observatoire du Samu social, indique ainsi que « la sensibilisation de la psychiatrie au travail social a porté ses fruits ».
Le quotidien relève néanmoins qu’« il reste encore beaucoup à faire pour améliorer la prise en charge des gens de la rue en souffrance psychiatrique. L’enquête révèle ainsi que le quart des personnes atteintes de troubles psychotiques n’ont jamais eu recours aux soins ».
Libération publie pour sa part un entretien avec Anne Laporte, qui remarque notamment que « la fréquence des troubles psychiatriques [chez les personnes sans logement] est 10 fois plus importante que pour la population générale, celle des troubles dépressifs 4 fois plus importante ».

17 12 09
« Le mariage serait bon pour la santé »
Libération
Libération relève qu’« à en croire une enquête menée par des chercheurs de l’université néo-zélandaise d’Otago (sondant 34 500 personnes de 15 pays), le mariage serait bon pour la santé, diminuant les risques de dépression et d’anxiété, et en conséquence d’abus d’alcool ou de médicaments ».
Le journal cite la psychologue Kate Scott, qui indique que le mariage serait aussi « bénéfique aux hommes qu’aux femmes, alors qu’on pensait jusqu’à maintenant que l’union était plus bénéfique dans ce domaine aux hommes ».
Libération ajoute qu’« a contrario, être séparé, divorcé ou veuf accentue les risques de problèmes mentaux ».

23 12 09
Une molécule « ciblant la consommation excessive d’alcool »
Le Parisien
Le Parisien fait savoir qu’« une molécule ciblant la consommation excessive d’alcool est actuellement à l’étude ».
Le journal précise que « ce travail vise «les patients qui n’ont pas encore développé une alcoolo-dépendance sévère» », puis indique que « les volontaires intéressés pour participer à l’expérience peuvent contacter le numéro vert : 0805 88 99 99 ».

Revue de presse – Novembre 2009

Revue de presse – Novembre 2009


Source Mediscoop

03 11 2009
« Proposition de loi sur l’euthanasie »
Le Parisien
Le Parisien indique brièvement qu’« une proposition de loi sur l’euthanasie sera présentée le 19 novembre à l’Assemblée nationale par des élus socialistes ».
Le journal note que « les députés demandent que «l’on accède à la demande des personnes dont les souffrances sont telles qu’elles souhaitent une aide active de la part du personnel soignant pour mettre fin à leur vie» ».

09 11 2009
« La retraite, c’est bon pour la santé »
Le Parisien
C’est ce que titre Le Parisien, qui note que « quand on ne travaille plus, on rajeunit ».
Le journal explique que « c’est le résultat optimiste d’une étude de l’Inserm », publiée dans le Lancet.
Le Parisien note que « 2 chercheurs [Marcel Goldberg et Marie Zins] ont suivi 14 000 personnes 7 ans avant et 7 ans après le départ à la retraite. Ils leur ont demandé d’évaluer chaque année leur état de santé sur une échelle de 1 (très bon) à 8 (très mauvais) ».
« Résultat : ils rajeunissent de 8 à 10 ans dès qu’ils cessent de travailler », indique le quotidien.
Le Parisien précise ainsi que « pendant les années précédant la retraite, la proportion de personnes déclarant un mauvais état de santé ne cesse d’augmenter pour atteindre 20%. Cette tendance s’inverse à l’arrêt du travail pour descendre à 14% un an après ».
« Puis ils retrouvent en moyenne l’état de santé qu’ils déclaraient 8 à 10 ans plus tôt », poursuit le journal.
Le Parisien ajoute que ce « rajeunissement [est] constaté chez les hommes comme chez les femmes, toutes catégories socioprofessionnelles confondues. Mais plus les conditions étaient dures, plus la santé s’améliore ensuite. Le sommeil aussi ».

« La gentillesse fait vivre plus longtemps »
Le Journal du Dimanche
Le Journal du Dimanche indique en effet que « plusieurs études ont démontré que les bonnes actions stimulaient la production de sérotonine, un des principaux neurotransmetteurs du système nerveux central, qui influence l’humeur et intervient dans l’inhibition, l’agressivité et le rapport à la souffrance ».
« Elles entraîneraient aussi une diminution du cortisol, une des hormones du stress et seraient un puissant antidépresseur », poursuit le journal.
Le Journal du Dimanche relève que « le cancérologue suédois Stefan Einhorn, auteur du best-seller «L’Art d’être bon. Oser la gentillesse» (Belfond), a notamment révélé que les personnes altruistes possédaient de meilleures défenses immunitaires et vivaient en moyenne plus longtemps ».
Le bihebdomadaire remarque toutefois que « la gentillesse continue d’être associée à la vulnérabilité. […] Souvent assimilée à de la faiblesse, elle est perçue comme «un déficit, une infirmité ou une anomalie», constate le psychiatre Christophe André ».

17 11 2009
« Faire vivre au risque de faire souffrir »
Libération
Libération constate sur une page que « l’hôpital d’Orange a été condamné pour acharnement thérapeutique après avoir réanimé un nouveau-né resté handicapé », selon un jugement du tribunal administratif de Nîmes.
Le journal note que « depuis, c’est la stupeur dans le monde des professionnels de la néonatalogie », et relève que « dans une lettre rendue publique, la Société française de néonatalogie se demande si les réanimateurs vont pouvoir continuer à exercer ».
Le quotidien remarque ainsi que « pour [ces spécialistes], il n’y a aucun doute. On réanime d’abord, et on voit ensuite. […] Ce n’est qu’après la phase active de la réanimation que se pose la question de la survie de l’enfant ».
La Société française de néonatalogie écrit que « dans l’extrême urgence, lorsque la survie d’un nouveau-né est compromise à une échéance de quelques minutes, il est du devoir de tout médecin de porter assistance à ce nouveau-né. Pour autant, il est médicalement impossible de reconnaître à ce moment un quelconque signe indiquant avec suffisamment de précision le pronostic du malade ».

« La contrainte en psychiatrie, un moindre mal ? »
La Croix
C’est ce que se demande La Croix, qui aborde le sujet dans son cahier « sciences et éthique », alors que « la Cité des sciences de la Villette organise [aujourd’hui] les Rencontres vidéo en santé mentale ».
Christine Legrand observe ainsi que « l’hospitalisation sous contrainte, que l’on impose à certains malades psychiques, […] reste une expérience traumatisante pour tous, à commencer par les malades eux-mêmes. Si certains reconnaissent a posteriori qu’on leur a rendu service, d’autres en gardent un sentiment de persécution et une perte de confiance douloureuse ».
La journaliste note que « pour obliger certains patients à se soigner sur une plus longue durée, sans pour autant les hospitaliser, l’Union nationale des amis et familles de malades psychiques préconise, avec l’appui de psychiatres, une réforme de la législation qui permette d’imposer des soins en ambulatoire sans consentement ».
« Une mesure qui n’est pas à l’abri d’une récupération sécuritaire, craignent certains médecins, et qui soulève de nombreuses questions éthiques : doit-on et peut-on soigner un malade psychique contre son gré, voire par la force ? Dans quels cas et dans quel but ? Qui cherche-t-on avant tout à protéger : le patient, l’entourage, la société ? Et de quels types de soins parle-t-on ? », remarque La Croix.

18 11 2009
« Un vaccin pour délivrer les accros du tabac »
Le Figaro
Le Figaro note qu’« un vaccin antitabac injectable pour éviter les rechutes chez les fumeurs qui tentent d’arrêter est dans le «pipeline» de l’industrie depuis maintenant près de 10 ans, et c’est la dernière ligne droite pour une des trois firmes qui se positionnent sur ce marché ».
Le journal remarque en effet que « GlaxoSmithKline a annoncé lundi avoir conclu un accord de licence mondiale exclusive pour le NicVAX, un candidat vaccin contre la dépendance à la nicotine ».
Le Figaro indique qu’« après des années d’essais encourageants chez l’animal, puis dans un premier temps plus décevants chez l’homme, GSK a démarré les essais de phase 3 censés déterminer son efficacité réelle sur les fumeurs ».
« Dans quelques mois, on saura s’il peut être autorisé à la vente », poursuit le quotidien.
Le journal relève néanmoins que « plusieurs difficultés restent à surmonter : 70% des vaccinés font un syndrome grippal aigu. Les anticorps ont une demi-vie courte, il faudra donc des injections à répétition en cas de rechutes ».
« Enfin, un problème éthique concerne les adolescents que l’on voudrait vacciner pour éviter qu’ils ne commencent à fumer. Habituellement, on vaccine pour éviter une maladie, pas un comportement », remarque Le Figaro.

« Un rapport veut sensibiliser à la santé mentale des Français »
La Croix
La Croix s’intéresse au rapport du Centre d’analyse stratégique, « remis hier à la secrétaire d’Etat en charge de l’Economie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet ».
Le journal explique qu’« intitulé «La santé mentale, l’affaire de tous», le document prône une approche plus large des troubles dépressifs et plaide pour l’intervention de tous les acteurs sociaux dans leur prise en charge ».
La Croix note que « les troubles mentaux les plus graves sont en baisse ou se stabilisent. […] Cependant, les symptômes d’anxiété ou de dépression plus légers ont eux été multipliés par 3 en 20 ans ».
« Il s’agit d’un état de stress qui ne se traduit pas forcément par l’apparition d’une maladie, mais perturbe la vie, l’état psychique et l’estime de soi des individus », poursuit le quotidien.
Le journal relève que « le rapport met en évidence un «rajeunissement de la dépression». Les jeunes, avec un pic à 15-18 ans, et les actifs, entre 30 et 39 ans, sont les plus sujets à l’anxiété, pathologique ou non. A l’opposé, […] la souffrance psychologique des plus âgés est reportée du troisième au quatrième âge ».
La Croix ajoute que « les femmes sont les plus touchées : elles sont deux fois plus nombreuses à déclarer prendre des médicaments psychotropes que les hommes ».
Le quotidien indique que « les experts demandent [entre autres] que la prise en charge des troubles mentaux ne soit pas uniquement sanitaire mais aussi sociale. […] Ils veulent limiter la consommation d’antidépresseurs, expliquant que plus de la moitié des personnes qui en prennent ne présentent pas de troubles correspondants ».

19 11 2009
« La légalisation de l’euthanasie débattue aujourd’hui »
Le Parisien, Les Echos, Le Monde
Le Parisien note que « pour la première fois, une proposition de loi légalisant l’euthanasie sera débattue aujourd’hui à l’Assemblée nationale », selon un texte porté par le groupe socialiste.
Le quotidien rappelle que « la loi Léonetti autorise le «laisser mourir», en soulageant la douleur et en arrêtant les traitements, mais pas le «faire mourir» ».
Manuel Valls, rapporteur du texte, déclare que « tout le monde sait que, parfois, cela revient au même et que certains traitements pour soulager la douleur accélèrent le décès. Il est temps de mettre un terme à cette hypocrisie et d’autoriser, dans un cadre strictement réglementé, l’euthanasie ».
Le Parisien indique que « la proposition de loi dispose que seuls les plus de 18 ans, atteints d’une maladie incurable avec une souffrance physique ou psychique qui ne peut être soulagée, pourront demander une assistance médicalisée pour mourir ».
Le journal remarque cependant que « ce texte a peu de chance d’être adopté par les députés UMP, qui devraient rester sur la ligne de leur collègue Jean Léonetti, contre l’euthanasie ».
Le Monde note également que « le PS veut relancer le débat sur l’euthanasie en légalisant l' »aide active à mourir » ».
Le quotidien relève que « depuis la mort de Chantal Sébire, cette femme atteinte d’une tumeur incurable au visage qui avait demandé en 2008 le droit de se voir prescrire une substance létale, le débat a rebondi ».

24 11 2009
Nora Berra : « En 2010, 4 000 aidants familiaux pourront être formés sur la maladie d’Alzheimer »
La Croix
La Croix publie un entretien avec Nora Berra, secrétaire d’Etat chargée des aînés, qui « signe une convention pour la mise en place de formations à destination des proches de malades d’Alzheimer ».
« Elle insiste sur la nécessité pour ces aidants de prendre soin d’eux-mêmes », observe le journal.
Nora Berra déclare qu’« en 2010, 4 000 aidants familiaux pourront être formés sur la maladie d’Alzheimer. […] La formation, d’une durée de 14 heures, sera animée par un psychologue et un aidant spécialement formé ».
« Elle permettra à l’aidant de mieux comprendre la maladie, ses manifestations, son évolution. […] La formation visera à aider le proche à repérer le moment où il doit se protéger en cherchant de l’aide à l’extérieur », poursuit la secrétaire d’Etat.
Nora Berra observe qu’avec 860 000 malades d’Alzheimer estimés en France, « nous sommes dans un ratio évidemment encore très faible. Mais nous nous inscrivons dans un dynamique qui va monter en puissance ».
La secrétaire d’Etat relève en outre que « certains [aidants] s’investissent tellement qu’ils oublient de penser à eux. Ils courent alors le risque de s’épuiser et de mettre en danger leur santé. Ils ne doivent pas être les deuxièmes victimes de la maladie ».

« Le diagnostic prénatal au risque de l’eugénisme »
La Croix, Libération
C’est ce que titre La Croix, qui indique que « la semaine dernière, le Comité consultatif national d’éthique rendait un avis sur «les questions éthiques liées aux diagnostics anténatals», s’interrogeant sur «les risques de dérive eugéniste» ».
Marianne Gomez livre l’avis de « praticiens concernés » : « Stéphane Viville, chef du laboratoire de biologie de la reproduction au CHU de Strasbourg, avoue être «dérangé» par «le côté systématique» de la recherche d’anomalies ».
Le praticien aborde la « pression sociétale », déclarant que « les couples qui décident de donner naissance à un enfant trisomique ne sont certes pas stigmatisés, mais on les regarde bizarrement, on leur demande : “Vous ne l’aviez pas su en cours de grossesse ?” »
Perrine Malzac, généticienne à l’hôpital de la Timone à Marseille, remarque que « le discours ambiant, médical, familial, fait qu’en pratique, les couples ont peu de marge de manœuvre ! ».
« Pour autant, ces deux médecins ne remettent pas en cause les pratiques actuelles », observe Marianne Gomez.
La journaliste rappelle que « la visée du diagnostic prénatal n’est pas d’éliminer une catégorie de personnes, mais de répondre, sur le mode compassionnel, à une souffrance, celle des couples et/ou de l’enfant à venir ».
Marianne Gomez note enfin que « les pratiques diagnostiques, globalement acceptées par le corps social, ne sont dans l’ensemble pas perçues comme attentatoires à la dignité des personnes handicapées. Même les médecins critiques n’envisagent pas leur remise en cause ».
Eric Favereau estime quant à lui dans Libération que « la France brouille les dépistages » en matière de trisomie 21. Le journaliste revient sur « plusieurs informations très contrastées sur ce handicap chromosomique [qui] soulignent l’ambivalence des autorités sanitaires ».
« Jusqu’à présent, pour les femmes de plus de 38 ans, l’amniocentèse était systématique et remboursée par la Sécurité sociale. Désormais, elle ne le sera plus. Sauf si les examens précédents [test sérique et échographie à la 12ème semaine] ont pointé un risque », relève Eric Favereau
Le journaliste revient aussi sur la recommandation du CCNE « de lever l’interdiction de procéder à la détection d’un trisomie 21 dans le cadre du diagnostic pré-implantatoire ».
« Cette recommandation peut paraître légitime. Pour autant, elle ne fait pas l’unanimité. Certains membres du Comité ont fait part de leur crainte d’«un risque de dérives eugéniques» », observe Eric Favereau.

« On l’a cru dans le coma pendant 23 ans ! »
Le Parisien
Le Parisien note sur quelques lignes qu’« un Belge de 46 ans, considéré pendant 23 ans par les médecins de l’hôpital où il était soigné comme plongé dans un état de coma éveillé, s’est finalement révélé complètement paralysé ».
Le journal observe en effet que « des examens médicaux pratiqués à l’université de Liège ont révélé que son cerveau était intact. Grâce à un ordinateur spécialement adapté et sur lequel il arrive aujourd’hui à taper des mots, le patient a raconté son calvaire ».
Rom Houben indique ainsi : « J’ai crié mais on ne m’entendait pas. Je n’oublierai jamais le jour où ils m’ont découvert, c’est ma seconde naissance ».

25 11 2009
« Contrôler l’obésité grâce au cerveau »
La Croix
Marianne Gomez remarque dans La Croix qu’« une équipe rennaise a réussi à faire maigrir des cochons grâce à un procédé ingénieux modifiant les informations reçues par le cerveau ».
La journaliste explique que « le Dr Arnaud Biraben, neurologue au CHU de Rennes, a eu l’idée de s’attaquer à l’obésité en envoyant au cerveau des messages erronés sur l’état de satiété. […] Le travail, mené en association avec une équipe de recherche de l’Inra, a consisté à stimuler les nerfs vagues à l’aide d’impulsions électriques pour «indiquer au cerveau que l’estomac est plein, alors qu’il ne l’est pas» ».
Marianne Gomez indique que « les chercheurs vont maintenant passer aux essais sur l’homme. Un fabricant a été trouvé pour la réalisation de boîtiers implantables de 4 cm de diamètre sur moins de 1 cm ».
« Ceux-ci seront placés sous la peau à l’issue d’une petite intervention chirurgicale et reliés aux nerfs par des électrodes. La fréquence et la durée des impulsions délivrées seront réglées de l’extérieur par un médecin », ajoute la journaliste.
Marianne Gomez relève que « si les bons résultats se confirment, ce traitement pourrait constituer une alternative avantageuse aux techniques chirurgicales actuelles, qui présentent des effets secondaires non négligeables ».
Le Dr Biraben remarque ainsi que « la stimulation vagale n’a pas montré d’effet nocif. Mieux : nous avons observé sur les épileptiques, sur qui cette technique est déjà utilisée, qu’elle a des effets positifs sur l’humeur des patients traités ».

26 11 2009
« Les députés rejettent une proposition de loi sur l’euthanasie »
La Croix
La Croix note brièvement que la proposition du député Manuel Valls qui « voulait instaurer «une assistance médicale pour mourir dans la dignité» a été rejetée par 326 voix contre 202 » à l’Assemblée.
Le journal rappelle les propos du député Jean Leonetti, qui avait déclaré lors de la présentation de cette proposition :« L’euthanasie n’est pas un acte médical. Le droit à la mort n’est pas un acte médical ».

30 11 2009
« France Télécom – La révolte des médecins du travail »
Le Parisien, Libération, Les Echos
C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une, en gros caractères.
Le journal relève en effet qu’« alors que le nombre de suicides fait polémique en interne, une dizaine de médecins du travail [de France Télécom] ont démissionné. Motif : les pressions de la direction pour, entre autres, lever le secret médical ».
Le quotidien explique qu’« un courrier électronique, adressé en septembre à tous les médecins du travail [par le « médecin coordonnateur national »], […] leur demande de «passer en revue l’ensemble des personnes qui devraient faire l’objet d’une attention redoublée» ».
Le Parisien cite l’un d’entre eux, qui « dénonce les pressions répétées de son employeur » et remarque : « Si en fin de visite médicale, je déclare un salarié inapte pour un poste relation clients par exemple, je suis sûr de recevoir un coup de fil de la DRH le lendemain ».
Le journal note que « plus d’une dizaine de médecins du travail sur 70 environ ont démissionné. Dans l’Ouest, un inspecteur du travail s’apprête même à faire un signalement au procureur de Vannes : le médecin qui avait pointé «l’apparition de troubles psychosociaux» a été écarté par la direction du comité de suivi qui devait entériner un plan d’action ».
Le quotidien livre les propos de Catherine Morel, médecin du travail démissionnaire de France Télécom, qui dénonce « l’indifférence de la hiérarchie, voire la suspicion vis-à-vis des médecins ».
Et Bernard Salengro, président du Syndicat général des médecins du travail, note, à propos du message de France Télécom, que si les praticiens « cèdent à ce genre de demande, les salariés vont perdre confiance dans leur médecin du travail et ils ne sauront plus à qui s’adresser pour parler de leurs difficultés ».
Le responsable ajoute que « malheureusement, ce n’est pas pire qu’ailleurs. Je connais des histoires atroces dans des laboratoires pharmaceutiques ou des administrations ».
Libération observe de son côté qu’« il n’y a pas que les salariés qui souffrent à France Télécom. Les médecins du travail, eux aussi, en ont marre de ne pas voir leur travail reconnu et d’assister, impuissants, à la série de suicides ayant cours au sein de l’opérateur ».
Le journal cite une praticienne qui vient de démissionner, et qui indique : « Je n’ai pu faire que le constat d’une adaptation forcée de l’homme au travail. […] Les demandes de reclassement ou d’aménagement de postes de travail que j’ai pu faire sont souvent restées sans réponse ».

Revue de presse – Octobre 2009

Revue de presse – Octobre 2009


Source Mediscoop

02 10 09

« Les bonbons pourraient rendre violent »
Le Parisien

Le Parisien fait savoir que selon une étude parue dans le British Journal of Psychiatry, « trop de bonbons dans l’enfance favorise la violence à l’âge adulte ».
Le journal indique que « l’analyse portant sur plus de 17 415 Britanniques montre que parmi les adultes violents, 69% avaient mangé des sucreries et des chocolats presque tous les jours lorsqu’ils étaient petits, contre 42% pour les autres ».
Le responsable de l’étude, Simon Moore, explique que « donner aux enfants des sucreries et des chocolats régulièrement pourrait les empêcher d’apprendre à patienter et les pousser à un comportement impulsif, étroitement associé à la délinquance ».

05 10 09

« La prise en charge de l’autisme reste un problème majeur »
Le Figaro

Marc Mennessier observe dans Le Figaro que « le dépistage de l’autisme] a beaucoup progressé depuis 10 ans », mais note que sa « prise en charge reste un problème majeur ».
Le journaliste relate la tenue du colloque « Autisme : de la recherche aux pratiques », organisé par la Fondation de France vendredi dernier à Paris, et cite notamment le Pr Bruno Falissard, psychiatre (Faculté de médecine Paris-Sud/Inserm), qui a déclaré : « Les prises en charge ont été améliorées, mais elles n’ont pas radicalement changé la vie des malades. Il reste beaucoup à faire y compris pour évaluer ce que nous faisons aujourd’hui ».
Marc Mennessier revient sur les « acquis irréversibles », observant que « l’amélioration du diagnostic précoce, et donc de la prise en charge de l’enfant dès son plus jeune âge, […] est sans aucun doute le progrès le plus notable ».
« Le point le plus délicat, et le plus conflictuel, consiste ensuite à trouver la, ou plutôt les méthodes thérapeutiques les mieux adaptées aux besoins du malade dans les différentes étapes de sa vie, le tout en y associant ses proches »,observe le journaliste.
Marc Mennessier ajoute que « si les compétences existent, elles sont le plus souvent disséminées dans des structures et des institutions variées qui ne travaillent d’ordinaire pas ensemble ».
Le Pr Charles Aussilloux, pédopsychiatre au CHU de Montpellier, propose quant à lui de « faire converger ces compétences sur un lieu bien identifié, à l’échelle d’un département par exemple ».

06 10 09

« Essai clinique prometteur sur un vaccin anticocaïne »
Le Parisien, La Croix, Libération

Le Parisien note en bref que « des scientifiques américains ont annoncé avoir mené un essai clinique prometteur sur un vaccin anticocaïne. Le vaccin réduirait la prise de drogue en augmentant le niveau des anticorps contre la cocaïne, ce qui rend le produit inactif », explique le journal.
Le quotidien précise que « l’essai a porté sur 115 personnes dépendantes à cette drogue, dont 58 ont été vaccinées et 57 traitées avec un placebo ».
Le Parisien relève que « 38% des personnes vaccinées ont produit assez d’anticorps pour ne plus ressentir les effets de la drogue ».
La Croix consacre pour sa part quelques lignes au « lancement d’une campagne sur les dangers des drogues ».
Le journal indique que celle-ci, réalisée par l’Inpes, a pour but d’« interpeller le grand public, et particulièrement les jeunes ».

07 10 09

« L’explosion des jeux sur Internet a multiplié les consultations en addictologie »
L’Humanité, Libération, La Croix, Le Parisien, Le Monde, La Tribune, Les Echos

C’est ce que constate L’Humanité, qui note sur une double page que « l’Assemblée étudie aujourd’hui la fin du monopole de la Française des jeux et du PMU sur Internet ».
Le journal parle de « libéralisation très idéologique, aux répercussions mal calculées », et estime que « l’ouverture des jeux d’argent en ligne donnerait un coup de fouet, y compris financier, à la lutte contre les addictions ».
« Les 600 000 Français accros pathologiques aux paris sportifs, y compris des mineurs, apprécieront sûrement de voir fleurir de nouveaux sites de paris », remarque le quotidien.
L’Humanité rend compte de la visite du ministre du Budget, Eric Woerth, hier à l’hôpital Marmottan à Paris, « référence en la matière ».
« Une manière de faire savoir que le gouvernement est vigilant sur le volet «santé» du dossier », observe le journal.
Libération consacre pour sa part 3 pages au sujet, notant que « l’addiction entre à la maison ».
Le journal livre le témoignage d’accros aux jeux, et interroge Marc Valleur, psychiatre et médecin-chef au centre médical de Marmottan.
Le spécialiste remarque qu’« on peut affirmer que l’Internet aggrave les addictions traditionnelles. […] En migrant sur l’Internet, le jeu d’argent constitue un très fort facteur d’addictivité supplémentaire ».
Le Dr Valleur précise toutefois : « Attention à ne pas faire d’amalgames en glosant sur le «cyberdépendance», concept à la mode mais trop flou pour que l’on puisse en donner un sens précis ».
Le psychiatre rappelle en outre que « pendant longtemps l’Etat, financé de manière non négligeable par les recettes du jeu, s’est complètement moqué du problème de l’addiction. Il a fallu attendre 2006 pour voir la création du Cojer, le comité du jeu responsable ».
De son côté, La Croix publie un entretien avec le Pr Jean Adès, responsable d’une consultation spécialisée sur le jeu pathologique à l’hôpital Louis-Mourier de Colombes, dans les Hauts-de-Seine.
Le praticien remarque que « les jeux sont un moyen d’échapper à des réalités difficiles », et estime que « la démarche adoptée [par le projet de loi], qui consiste à autoriser en encadrant, est la bonne, car la prohibition n’est jamais efficace avec les addictions ».

Des « dénis de grossesse ordinaires »
Libération

Libération revient sur les dénis de grossesse, « un phénomène pas si rare ».
Le journal note qu’« ils concerneraient une femme enceinte sur 500 », et indique que l’Association française pour la reconnaissance du déni de grossesse « organise vendredi une journée nationale pour sensibiliser le milieu médical et le grand public ».
« Il y a urgence à informer car ce déni est lui-même… nié », observe le quotidien.
Libération relève en effet que « la formation des sages-femmes n’aborde jamais ce cas de figure ; et dans le registre des maladies psychiatriques, il n’existe pas non plus ».
« Quant à la société, elle est tellement sidérée face à ce phénomène que les préjugés l’emportent », poursuit le journal.

08 10 09

« Travail – Le poids des maux »
L’Express, numéro 3040

L’Express constate en effet sur 4 pages : « Suicides, dépression, violences, la détresse des salriés est sans précédent ».
Le magazine relève que « le phénomène, amplifié par la crise, n’est pas français. Mais il fait des ravages dans un pays où le métier et l’entreprise restent des valeurs phares ».
L’hebdomadaire remarque que « les arrêts de travail explosent par la seule faute du stress », et note que « selon le ministère du Travail, 1 salarié sur 2 trime dans l’urgence, 1 sur 3 reçoit des consignes contradictoires et/ou se plaint d’un climat de tensions ».
L’Express interroge notamment Bénédicte Haubold, fondatrice du cabinet Artélie Conseil et psychologue clinicienne, qui prévient : « Comptez 6 mois d’attente pour obtenir un rendez-vous à la consultation «souffrance et travail» de l’hôpital de Garches ».
Le magazine précise que « la France n’est pas la seule à souffrir : 29% des salariés européens déclarent connaître des problèmes de santé liés au stress », mais indique que « les entreprises commencent à prendre le mesure du problème et explorent des pistes ».
L’hebdomadaire relève entre autres que « chez EDF, 50 médecins du travail ont lancé un réseau de veille médicale des risques psychosociaux ».

09 10 09

« Stress et suicides : l’Etat somme les entreprises de réagir »
Les Echos, La Tribune

Les Echos note en effet que « le ministre du Travail, Xavier Darcos, présente ce matin un plan d’urgence sur les risques psychosociaux. Il va sommer les 2.500 entreprises de plus de 1.000 salariés de conclure des accords avec leurs syndicats avant le 1er février ».
« A terme, des sanctions financières pourraient être instaurées si les grandes entreprises ne jouaient pas le jeu »,poursuit le journal.
Les Echos remarque que « le délai est court mais témoigne de l’urgence de la situation ».
Le quotidien relève notamment qu’« un rapport dévoilé hier par l’Agence de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail pointe que les pathologies psychosociales (dépression, anxiété, etc.) sont arrivées au premier rang des maladies professionnelles pour lesquelles des personnes ont consulté en 2007 ».
« Une «tendance lourde», qui, de l’avis unanime des experts, ne cesse de s’accentuer », observe le journal.
Les Echos ajoute que « la CNAM vient de finaliser un état des lieux des suicides pour lesquels elle a reçu, de janvier 2008 à juin 2009, une demande de reconnaissance comme accidents du travail. Selon cette étude, la CNAM a reçu 72 demandes, dont 39 ont été rejetées, 5 sont en cours d’examen et 28 ont donné lieu à une reconnaissance ».
La Tribune constate également que « Darcos déclare l’état d’urgence sur la santé au travail » et « veut des négociations dans les grandes entreprises ».
Le journal en profite pour relever que « 15% des arrêts de travail seraient dus à des problèmes psychosociaux », selon le Bureau international du travail.

« Autisme, schizophrénie et retard mental ont une base commune »
La Croix

C’est ce que note La Croix, selon des chercheurs de la faculté de médecine de Rouen qui « ont comparé les désordres génétiques sur 750 patients répartis en 3 groupes souffrant respectivement d’autisme, de schizophrénie et de retard mental ».
Le journal cite Audrey Guilmatre, de l’équipe de neuro-génétique dirigée par Dominique Campion, qui indique : « Nous avons trouvé les mêmes types d’altération sur les mêmes gènes impliqués dans ces maladies au sein des 3 groupes ».
La Croix relève que « l’équipe a établi par ailleurs que les gènes altérés sont ceux qui jouent un rôle dans les connexions entre les neurones ».
Audrey Guilmatre remarque que cette découverte « permet de cibler le mécanisme de transmission entre les neurones, d’améliorer le diagnostic et à plus long terme de trouver des molécules capables de soigner ».

12 10 09

« Les Français sont douillets »
Le Parisien

Le Parisien note que « les Européens ne sont pas égaux face à la douleur ».
A l’occasion de la Journée mondiale contre la douleur, le journal relaie une enquête réalisée auprès de 1 000 personnes dans 8 pays d’Europe, et retient que « face aux petits bobos du quotidien, les Français sont plutôt des chochottes, comme leurs voisins latins et anglais ».
Le Parisien se penche notamment sur les « rhumes, les grippes et généralement les crèves, qui enquiquinent 97% des Anglais et des Espagnols, autant d’Italiens et 93% des Français ».
Le quotidien relève que « seuls 22% des Polonais disent souffrir de migraines (contre 69% des Italiens), 33% avouent avoir mal aux dents (contre 68% des Anglais, 64% des Français et 63% des Belges). […] Mais les Polonais n’hésitent pas à avaler des cachets en cas de lombalgies (78%) ».
Le Parisien note en outre que « 89% des Espagnoles et 79% des Italiennes se plaignent de [leurs règles]. Paradoxalement, elles ne sont que 66% et 60% à prendre des médicaments pour se soulager. Les Polonaises se plaignent beaucoup moins (35%) mais prennent des antalgiques chaque mois (88%) ».
Le journal observe également que « 62% des Allemands préfèrent avoir mal, essentiellement par peur des effets indésirables des médicaments et seuls 21% jugent les antalgiques efficaces et sûrs ».
Le quotidien remarque enfin que « la plupart des Européens ne prennent pas les bonnes doses de médicaments »,précisant que « les Belges sont les plus indisciplinés ».

13 10 09

« Les greffes de neurones déçoivent à long terme »
Sciences et Avenir, numéro 752

Sciences et Avenir indique en effet qu’« une étude menée notamment par Francesca Cicchetti (centre de recherche du centre hospitalier universitaire de Québec, Canada) remet en question les bienfaits de la transplantation directe de cellules foetales neuronales dans le cerveau des malades » de la chorée de Huntington.
Le magazine explique que la chercheuse « a observé chez trois patients décédés que les cellules greffées dix ans plus tôt avaient subi une dégénérescence similaire à celle de leurs propres cellules nerveuses ».
Francesca Cicchetti note qu’« au cours des premières années qui suivent la transplantation, les patients ressentent un bénéfice, mais les effets s’atténuent rapidement ».
La spécialiste ajoute : « La transplantation est utilisée en dernier recours. Or, la maladie rend les chirurgies difficiles. Une greffe opérée dès les premiers signes, jumelée à des thérapies ciblant le système immunitaire par exemple, pourrait améliorer le sort des patients ».

16 10 09

« Les sectes infiltrent la médecine »
Le Parisien

C’est ce qu’indique Le Parisien, qui note sur près de 2 pages que « des charlatans misent sur la détresse de malades pour leur proposer des traitements, parfois dangereux ».
Le journal rappelle que « la Direction générale de la santé a créé, en février dernier, un groupe d’appui technique chargé de séparer l’ivraie du bon grain parmi les méthodes alternatives à la médecine classique », puis note qu’« hier, l’Unadfi, la principale association nationale de lutte contre les sectes, a alerté les pouvoirs publics en tenant un colloque sur ces liaisons dangereuses ».
Le Parisien cite Marcel-Francis Kahn, professeur émérite de rhumatologie à l’hôpital Bichat, qui a déclaré lors de ce colloque que « les sectes et les médecines non orthodoxes vivent des insuffisances, des impossibilités et des imperfections de la médecine actuelle. C’est vrai qu’on a, par exemple, un manque criant de psychiatres ».
Le quotidien se penche notamment sur ces « généralistes dragués par la Scientologie », citant l’une d’entre eux : « Quand on est médecin et qu’on réfléchit à la prise en compte de l’humain, on est une cible de choix ».

18 10 09

« Stress au travail : les salariés accusent »
Le Parisien, L’Humanité

C’est ce que titre Le Parisien, qui constate que « de plus en plus de salariés se déclarent victimes de stress », et livre le témoignage de plusieurs d’entre eux.
Le journal note en effet que « les dégâts du stress au travail ébranlent le monde de l’entreprise où certaines techniques de management sont remises en cause notamment par les salariés qui se disent constamment sous pression ».
Le quotidien rend compte de la visite hier de Xavier Darcos, ministre du Travail, dans un établissement de la société Alstom, « confrontée à des drames humains il y a une dizaine d’années », et qui a décidé de « changer les pratiques pour prendre en compte le stress ».
Le Parisien explique notamment qu’« en juillet dernier, un accord consacré à l’équilibre entre le travail et la vie privée a été conclu avec 5 syndicats. Concrètement, un salarié a le droit de demander un temps partiel pendant un mois «pour gérer ses difficultés» ».
Le journal ajoute qu’« à partir de fin septembre, les salariés du site [du Creusot, en Saône-et-Loire] devront remplir un questionnaire touchant à la charge de travail, l’autonomie, l’ambiance… Il s’agit de lister les facteurs de stress, avec pour objectif d’établir des plans d’action en coordination avec les médecins du travail ».
Le quotidien indique par ailleurs que « le gouvernement prépare un deuxième plan santé-travail qui comprendra un volet consacré au stress ».
L’Humanité constate pour sa part qu’au sein de France Télécom, « la négociation sur le stress commence ».
Le quotidien revient sur l’accord national sur le stress au travail, de novembre 2008, qui « analyse les causes possibles de cette souffrance au travail, mais reste peu contraignant ».

« L’hypnose contre l’angoisse des enfants hospitalisés »
La Croix

La Croix consacre une page à l’« initiative innovante » du CHU de Rennes, où « les actes médicaux deviennent moins pénibles grâce à l’hypno-analgésie pratiquée par les soignants » auprès de jeunes patients. Une initiative récompensée par le prix S’unir pour agir de la Fondation de France, indique le journal.
Le quotidien relève notamment que « la plupart des enfants hospitalisés [dans le service d’hématologie] bénéficient de l’hypno-analgésie », et rappelle que « la Fondation de France remet un premier prix au CHU en 2002, grâce auquel 15 personnes des services d’hématologie pédiatrique et des urgences de l’hôpital sont formées ».
« Une première expérience très positive, mais dont l’ampleur paraît encore insuffisante aux yeux des soignants », note La Croix.

« N’oublions pas les familles des malades d’Alzheimer »
Le Parisien

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer, Le Parisien revient sur le dernier plan Alzheimer, lancé il y a un an et demi.
Le journal observe que « la maladie continue de faire des ravages, mais les choses bougent malgré tout. […] Si la maladie n’est pas vaincue, l’isolement des malades et des familles n’est plus aussi criant ».
Le Parisien note ainsi que « la Fondation Médéric Alzheimer met aujourd’hui en ligne le premier guide recensant tous les dispositifs en France (http://www.fondation-mederic-alzheimer.org) et la ville de Nantes ouvre sa première Maison des aidants, pour les proches épuisés ».
Le quotidien livre un entretien avec Nora Berra, secrétaire d’Etat aux Aînés, qui indique notamment que « 60 départements ont déjà présenté des projets pour 320 «unités [d’hébergement] renforcées» et 220 «pôles d’activités et de soins» ».
La secrétaire d’Etat ajoute : « Il y a à ce jour 7 500 places environ dédiées à Alzheimer [en accueil de jour en établissement], mais il s’agit souvent d’une à deux places par ci par là. C’est trop peu pour mobiliser une équipe complète. A l’avenir, je veux éviter le saupoudrage et privilégier les projets de 8-10 places au moins ».
Nora Berra indique en outre vouloir « proposer 2 jours de formation gratuite pour tous les aidants familiaux qui le souhaiteront », ou encore « expérimenter des structures spécifiques qui regroupent tout : l’accueil, le dépistage, l’hébergement, toute la palette des soins… ».

23 10 09

Le déni de grossesse, « un problème de santé publique »
Le Parisien

Le Parisien consacre une page au déni de grossesse, notant : « Alors que des médecins lancent un appel pour que ce mal soit reconnu, Alexandra raconte comment elle a accouché 4 jours après avoir appris qu’elle était enceinte ».
La jeune maman déclare entre autres : « Personne ne comprend un déni de grossesse. Tout le monde juge. C’est pour ça que je témoigne. Pour qu’on arrête de traiter de folles ».
Le Dr Félix Navarro, médecin de santé publique et président de l’Association française pour la reconnaissance du déni de grossesse, déclare quant à lui que « c’est une maladie avant d’être un fait divers », et indique qu’« une femme sur 500 au moins découvre sa grossesse après 5 mois de gestation ».
« Le traitement que réserve la société au déni de grossesse est ignoble. […] Il faut former les professionnels, qui ont encore trop d’idées reçues, informer le public. […] C’est aussi un problème de santé publique : une mère non surveillée peut faire de l’hypertension, du diabète… Les décès, fausses couches et pathologies fœtales sont plus nombreux dans ces grossesses », poursuit le praticien.

« Comment se libérer de l’alcool »
La Croix, Le Parisien

C’est ce qu’explique La Croix sur une double page.
Le journal note ainsi : « Alors que sort aujourd’hui le film «Le Dernier pour la route», les médecins soulignent que la clé du succès du combat contre l’alcoolisme est souvent une prise en charge étalée dans le temps ».
Le quotidien interroge notamment le Pr Jean Adès, responsable du pôle psychiatrie et addiction à l’hôpital Louis-Mourier de Colombes, « heureux de constater qu’avec la sortie de [ce] film, les médias s’intéressent subitement à la prise en charge des personnes alcoolo-dépendantes ».
Le spécialiste déclare en effet que « même s’il y a eu des progrès ces dernières années, il y a toujours autour de ce sujet beaucoup de honte, de culpabilité. Dans notre société, l’alcool est un produit hédonique, convivial, totalement inscrit dans le tissu social. Et les alcooliques dérangent car ils viennent casser cette belle image ».
De son côté, le Dr Alain Sarda, médecin-chef du centre de cure et de post-cure Gilbert-Raby à Meulan (Yvelines), rappelle que « le premier travail, fondamental, porte sur la motivation de la personne. On ne peut rien faire sans le patient lui-même ».
La Croix ajoute que « la prise en charge se fait en ambulatoire », ou encore note qu’« après le sevrage physique, qui dure en général une semaine, il faut ensuite s’attaquer à la dépendance psychologique, en essayant d’en comprendre les mécanismes ».
Le journal livre des témoignages de bénévoles, dont Christiane, 73 ans, bénévole à la Croix bleue, qui déclare : « Médecin, j’ai quand même été piégée ».
Le Parisien consacre aussi près d’une page à ce « film choc sur l’alcoolisme ».
Le quotidien publie la réaction de deux « témoins », dont Philippe, 39 ans, qui remarque : « J’aurais aimé le voir en cure ».

« Déni de grossesse : personne n’est à l’abri »
Le Figaro

Le Figaro aborde dans un article le déni de grossesse, notant que « selon les spécialistes, plusieurs milliers de femmes sont concernées chaque année en France. Dans 95% des cas, l’enfant s’en sort bien ».
Le journal indique que ces spécialistes « organisent une journée scientifique sur ce thème le 10 octobre à Montpellier ».
Le quotidien rappelle que « sur le papier, la définition est claire : c’est le fait pour une femme d’être enceinte sans avoir conscience de l’être. […] En pratique, les tableaux cliniques sont très variés et trompeurs. Dans les formes de déni total, la grossesse n’est reconnue qu’au moment de l’accouchement. C’est le cas dans une grossesse sur 2 500, selon les rares études disponibles ».
Le Dr Félix Navarro, président de l’Association française pour la reconnaissance du déni de grossesse, explique ainsi que« les symptômes habituels de grossesse sont absents ou diminués. La prise de poids peut être négligeable, on voit même des amaigrissements. De plus, [ces femmes] sont en forme, et dans la plupart des cas, des règles persistent ».
Le Figaro s’interroge : « Que se passe-t-il quand la vérité éclate au grand jour ? ».
Le journal observe que « selon les spécialistes, les conséquences peuvent être gravissimes dans les cas de déni total où la femme n’est pas arrivée à temps à la maternité, et qu’elle réalise qu’elle était enceinte en accouchant chez elle ou dans sa voiture. C’est dans ces situations extrêmes, qui concerneraient environ 80 femmes par an en France, que les risques d’infanticide ou d’abandon sont les plus élevés ».
« Mais dans les autres cas, même si l’enfant est sauvé, la souffrance est indéniable », poursuit le quotidien.

28 10 09

« Les Français veulent vieillir chez eux »
Le Figaro

Martine Perez rend compte dans Le Figaro de la « première convention sur l’analyse de la santé et le management »,qui a eu lieu ce week-end à Chamonix.
La journaliste observe que « le troisième baromètre Pan Européen sur la santé, une vaste enquête portant sur 2 400 personnes dans 6 pays du Vieux Continent (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Suède et Pologne), a révélé combien les attentes sont grandes » en matière de prise en charge des personnes âgées dépendantes.
Martine Perez explique que « selon ce sondage, réalisé par l’Institut CSA, nos concitoyens plébiscitent le maintien et les aides à domicile plutôt que les maisons de retraite et portent un jugement sévère sur la prise en charge des personnes âgées et dépendantes ».
La journaliste relève ainsi que « 49% [des personnes interrogées] la considèrent moyenne, voire mauvaise (17%), et très insuffisamment dotée (72%) ».
Martine Perez ajoute que les Français « réclament, à 80%, que les moyens destinés aux personnes âgées et dépendantes soient investis en priorité sur le maintien à domicile. Seuls 16% estiment que les maisons de retraite doivent passer avant tout ».
La journaliste constate en outre que les Français « estiment manquer d’informations. C’est notamment le cas pour ce qui est des aides financières de l’État aux familles (49%), des organismes qui proposent des offres de maintien à domicile (38%) ou encore des nouvelles technologies de télésurveillance et de robotique qui facilitent la vie à la maison (35%) ».
Martine Perez indique enfin que, concernant « la prise en charge financière », « les Français deviennent assez raisonnables. Seulement 24% d’entre eux estiment que l’État doit tout payer (en 2007, ils étaient 33%) alors que 63% pensent que ce financement doit être mixte, avec une contribution personnelle qui pourrait prendre la forme d’une assurance complémentaire obligatoire ».

« Pourquoi les IVG ne baissent pas en France »
Le Journal du Dimanche

Le Journal du Dimanche fait un « triste constat », à l’occasion de la troisième Journée mondiale de la contraception, hier.
Le journal note qu’« alors que la France est l’un des pays où l’utilisation de la contraception est la plus répandue, le recours à l’avortement reste stable depuis 15 ans. Quelque 200.000 interruptions volontaires de grossesse sont ainsi pratiquées chaque année. On estime que près de 40% des femmes y auront recours dans leur vie ».
Le bihebdomadaire constate en outre que « chez les jeunes femmes de 15 à 19 ans, le taux d’IVG a tendance à augmenter ».
Le Journal du Dimanche s’interroge : « Comment faire progresser l’efficacité de la contraception chez les jeunes ? ».
Le journal indique que « les infirmières scolaires réclament l’autorisation de délivrer le nouveau contraceptif d’urgence, EllaOne, efficace jusqu’à 5 jours après un rapport à risque », ou encore note qu’« il faut améliorer la formation insuffisante des médecins, généralistes en tête, dans un contexte de pénurie de gynécologues, et leur apprendre à mieux écouter les patientes ».
Le Journal du Dimanche note que « 12 000 mineures avortent chaque année » en France, ou encore rappelle que « selon une étude de l’Institut national d’études démographiques, 28% des femmes n’utilisaient aucune méthode de contraception avant leur grossesse non désirée ».
Le bihebdomadaire publie un entretien avec le généraliste et écrivain Martin Winckler, qui estime qu’« en France, les médecins n’écoutent pas assez leurs patientes. Beaucoup continuent à imposer leurs décisions à celles qu’ils sont censés soigner et accompagner ».
« C’est un échec de la médecine. Il y a une incompétence foncière en matière de contraception dans le corps médical. La formation universitaire est, chez nous, indigente et archaïque », continue le praticien.
Martin Winckler ajoute que « le nombre important d’IVG témoigne aussi de l’échec personnel des médecins. Les praticiens ont des préjugés insensés vis-à-vis des femmes : trop bêtes pour prendre leur pilule à l’heure, chochottes qui ne supportent pas la pilule. La vanité médicale est un fléau bien français : au Québec, où je viens de m’installer, on ne prend pas ainsi le patient de haut ».

« Alerte au cannabis de synthèse »
Libération

C’est ce qu’indique Libération, qui constate que « depuis 5 ans, du THC de synthèse est disponible sur Internet, mettant en alerte les autorités sanitaires ».
Le journal explique que ces « substituts au chanvre connus sous le nom de spice, proposés en toute légalité sur Internet depuis au moins 5 ans, se sont révélés contenir des substances plus puissantes que le THC, le principe actif du cannabis ».
Libération rappelle que « depuis la fin février, le spice est illégal en France, 3 des cannabinoïdes qu’il contient le plus fréquemment étant désormais inscrits sur la liste des stupéfiants ».
Le quotidien observe que « même si quelques cas de surdose auraient été observés en Allemagne, ces cannabinoïdes, consommé en quantité «raisonnable», devraient a priori ne poser ni plus ni moins de problèmes que le THC. Cependant diverses analyses ont montré que les teneurs en produits actifs pouvaient varier de 1 à 10 suivant les sachets, ce qui peut réserver de très mauvaises surprises ».
Le journal cite un rapport européen, qui indiquait cet été que « comme certains composés peuvent être actifs à très faibles doses, la possibilité de surdoses accidentelles avec un risque de complications psychiatriques sévères ne peut être exclue ».
Libération ajoute que « nulle étude clinique ou toxicologique n’est disponible pour l’instant ».

29 10 09
« Alzheimer, une maladie contagieuse ? »
Science et Vie, numéro 1104

Science et Vie relève dans un dossier que « la maladie d’Alzheimer touche près d’un million de personnes en France. Il est non seulement impossible de l’enrayer, mais les raisons de sa propagation dans le cerveau restent un mystère ».
Le magazine note toutefois que « pour la première fois, les chercheurs évoquent un mécanisme de contamination des cellules du cerveau proche de celui du prion de la vache folle ».
Science et Vie relate ainsi les travaux de l’équipe de Markus Tolnay et Florence Clavaguera, de l’université de Bâle (Suisse), et de chercheurs de Cambridge (Grande-Bretagne), parus en juin dernier.
Le mensuel explique qu’« il leur a suffi d’injecter un petit fragment de cerveau de souris atteinte d’Alzheimer dans celui d’une congénère saine pour que les filaments de protéines caractéristiques de la maladie s’y disséminent d’eux-mêmes… comme l’aurait fait un virus ou une bactérie ! ».
Science et Vie précise que « ce sont les protéines tau qui joueraient ce rôle » de propagation, des protéines « caractéristiques d’une vingtaine d’autres démences ».
Le magazine rappelle que « les scientifiques avaient déjà des indices suggérant la «transmission» des plaques séniles. […] Mais l’expérience de Markus Tolnay change la donne : cette fois, ce sont des protéines situées à l’intérieur des cellules qui parviennent à franchir les barrières cellulaires pour envahir de nouveaux territoires ».
Le mensuel parle de « nouvelle piste pour la recherche d’un traitement ».
Ronald Melki, du CNRS, note ainsi que « lorsqu’ils se propagent, ces agents protéiques se retrouvent à un moment nus dans le cerveau : on devrait pouvoir les neutraliser avec des anticorps ».

30 10 09

« Une nouvelle attaque contre les victimes du travail »
L’Humanité

L’Humanité s’intéresse à un « article de la loi «Hôpital, patients, santé, territoires», passé inaperçu, qui pourrait avoir de graves conséquences pour les victimes du travail ».
Le journal observe en effet que « désormais, les employeurs pourront avoir accès au dossier médical de leurs salariés en incapacité après un accident du travail ou une maladie professionnelle, sans risquer de violer le secret médical ».
Le quotidien précise que « cette disposition, révélée par la revue Santé et Travail, n’est pas encore entrée en vigueur : le décret qui doit la décliner n’est pas encore paru ».
L’Humanité explique que cet article « concerne les salariés atteints d’une incapacité permanente après un accident du travail ou une maladie professionnelle. Si leur employeur décide que leur taux d’incapacité est trop élevé et saisit un tribunal pour le faire baisser, le médecin-conseil de la Sécurité sociale devra communiquer «l’entier rapport médical ayant contribué à la fixation» de ce taux à un médecin mandaté par la Sécu ».
Le journal parle de « coup tordu » qui « part pourtant d’une bonne intention », notant que ces dernières années, « des entreprises ont développé une stratégie pour réduire la facture des risques professionnels. Non pas en investissant dans la prévention des risques, mais en tirant sur des ficelles juridiques. […] Le nouvel article met fin à ces manœuvres ».
L’Humanité estime que « les indemnisations finiront pas baisser », et cite François Desriaux, rédacteur en chef deSanté et Travail, qui remarque que cette mesure « pourrait aussi dissuader les victimes de déclarer leur maladie professionnelle, par crainte des conséquences sur leur emploi ».

Revue de presse – Septembre 2009

Revue de presse – Septembre 2009


Source Mediscoop

03 09 09

« Est-on obèse par mimétisme ? »
Sciences et Avenir, numéro 751
Sciences et Avenir note en bref qu’« une étude britannique de l’université de Plymouth remet au goût du jour la part comportementale de la survenue de l’obésité chez un individu ».
Le magazine indique que selon cette étude, « l’obésité se transmettrait de mère en fille et de père en fils. Mais pas de mère en fils ou de père en fille ».
« Autrement dit, la part de mimétisme et d’identification au parent du même sexe serait aussi importante que la prédisposition génétique dans le comportement alimentaire », poursuit le mensuel.
« Sept millions d’Américains « accros » aux médicaments »
Le Monde
Le Monde consacre une nouvelle page à « la mort de Michael Jackson par surdose médicamenteuse, [qui] met en évidence l’existence d’un réseau de médecins d’autant plus prêts à répondre à tous les caprices des stars qu’ils sont grassement rémunérés ».
Le journal relève ainsi que « le récit des dernières heures du « roi de la pop », […] raconté par son médecin personnel le Dr Conrad Murray, se lit comme une longue et fatale ordonnance ».
Le quotidien explique que le jour de son décès, « épuisé après ses répétitions en vue de sa prochaine tournée, le chanteur ne trouvait pas le sommeil ».
« Le Dr Murray […] lui a donné un comprimé de 10 mg de Valium, à 1 h 30 du matin. A 2 heures, le médecin a administré 1 mg d’un autre anxiolytique, le lorazepam, en perfusion intraveineuse. Puis à 3 heures, 2 mg d’un sédatif puissant, le midazolam, toujours par intraveineuse. A 5 heures, à nouveau 2 mg de lorazepam, et à 7 h 30, encore 2 mg de midazolam », relate Le Monde.
Le journal poursuit : « Le chanteur, ne parvenant pas à s’endormir, aurait supplié son médecin de lui donner son « lait » – c’est ainsi qu’il surnommait le propofol. […] A 10 h 40, le docteur finit par céder. Il administre, toujours grâce au système de perfusion qui se trouvait en permanence dans la chambre, 25 mg de propofol, qu’il a dilués avec de la lidocaïne. A 10 h 50, il quitte la chambre pour se rendre aux toilettes et à son retour, quelques minutes plus tard, il constate que son patient ne respire plus ».
Le journal note que la disparition de la star « relance le débat sur la responsabilité du corps médical et de l’industrie pharmaceutique dans la consommation abusive de médicaments sur ordonnance, en augmentation très nette aux Etats-Unis, et qui, selon la Drug Enforcement Administration, affecterait près de 7 millions d’Américains, une population beaucoup plus nombreuse que celle des consommateurs de drogues illégales ».
« En 2005, selon les dernières statistiques disponibles, 33 000 décès sont dus à une surdose médicamenteuse »,conclut Le Monde.

07 09 09

« Alzheimer : de nouveaux gènes en cause »
Le Figaro
Le Figaro fait savoir que « Nature Genetics a publié hier les résultats très prometteurs de 2 équipes, l’une française, l’autre anglaise, qui, en découvrant 3 nouveaux gènes impliqués dans la forme commune de [la maladie d’Alzheimer], permettent de mieux comprendre ses mécanismes tout en ouvrant de nouvelles pistes thérapeutiques ».
Le journal relève en effet que « ce sont les premiers facteurs de susceptibilité génétique à être identifiés depuis la découverte en 1993 du gène de l’apolipoprotéine E, dont certaines formes multiplient par 4 le risque d’avoir la maladie ».
Le quotidien explique que « le premier gène découvert, localisé sur le chromosome 8, est celui d’une protéine, la clusterine. Le fait d’être doté d’une certaine forme de ce gène exercerait un effet protecteur contre la maladie et réduirait le risque d’en souffrir de 15% ».
Le Pr Philippe Amouyel, directeur d’une unité de recherche à l’Institut Pasteur de Lille, qui a coordonné les travaux français, souligne que « cette protéine interviendrait dans la constitution des plaques de protéines béta-amyloïdes, un des événements biologiques majeurs caractéristiques d’Alzheimer ».
Le Figaro ajoute que « le deuxième gène concerne le récepteur d’une autre protéine impliquée dans les phénomènes inflammatoires et qui augmenterait le risque de 15%. Cette découverte confirme l’impact des mécanismes inflammatoires dans cette maladie – les malades souffrant d’arthrite qui prennent des anti-inflammatoires souffriraient moins souvent d’Alzheimer que les autres – et renforce l’idée de tester les anti-inflammatoires dans cette affection ».
« Le troisième gène découvert par des Anglais, picalm, interviendrait dans la transmission de l’influx nerveux et réduirait le risque de 15 % », poursuit le journal.
Le quotidien précise en conclusion qu’« il n’est pas question d’utiliser ces résultats dans le cadre d’un dépistage génétique d’Alzheimer ou d’en faire un outil diagnostic. L’impact de ces gènes est loin d’être le seul déterminant ».
« Quand «Dr House» influence les malades »
Le Figaro
Le Figaro observe sur une page que « le médecin détective de la série télé fait des miracles. Difficile pour les patients d’accepter que les vrais praticiens ne réalisent pas les mêmes prouesses thérapeutiques ! ».
Jean-Michel Bader note ainsi qu’« il est très difficile parfois pour le public de comprendre, donc d’admettre, les limites que les contraintes de la réalité imposent à la médecine moderne. [Les séries médicales] incitent [les téléspectateurs] à croire que ces prouesses imaginaires sont possibles et qu’ils sont en droit de demander à leur médecin d’en bénéficier à leur tour ».
Le journaliste ajoute que « les scénarios de Dr House, écrits sous le contrôle d’une armada de médecins, s’inspirent souvent de cas exceptionnels décrits dans les grandes revues médicales. Avec la fâcheuse tendance, malgré une certaine cohérence scientifique, à présenter des cas médicaux rarissimes comme s’ils étaient fréquents ».
Jean-Michel Bader livre notamment les propos du Dr Allan Hamilton, consultant de la série Grey’s Anatomy, qui « craint que les désirs des producteurs n’aient de graves conséquences sur la réalité médicale. […] Le praticien s’inquiète des effets que peuvent avoir les traitements expérimentaux qui sont montrés aux téléspectateurs ».
Le Dr Marc Giroud, du Samu de France, observe quant à lui que « si la télé influence les spectateurs, c’est Google qui a le plus d’impact. Les patients explorent sur Internet leurs symptômes, leurs maladies. […] Ils ont une exigence de précision plus grande de notre part. A nous de faire correspondre notre raisonnement, nos explications avec cette nouvelle connaissance ».

10 09 09

« Dépression : une seule solution, la méditation ! »
Le Point, numéro 1930
Le Point consacre 3 pages à une découverte de Jon Kabat-Zinn, professeur en biologie moléculaire au MIT et bouddhiste, devenue « 30 ans plus tard […] une thérapie : le MBSR, «mindfulness-based stress reduction», ou la réduction du stress fondée sur la pleine conscience ».
Le magazine relève que « 200 hôpitaux américains la pratiquent », indique que « l’apprentissage de cette méditation en pleine conscience dure 8 semaines », puis note que la méthode « assure avoir des effets concrets sur nos corps malades et nos esprits épuisés par les ruminations et les ronchonneuments ».
« Sa pratique régulière réduirait le stress, l’anxiété et […] elle permettrait aux dépressifs de ne pas rechuter », continue Le Point.
L’hebdomadaire rappelle en effet que « si la dépression, mal endémique de nos sociétés, se guérit à coups de médicaments en quelques semaines, elle a pour funeste particularité de revenir frapper là où elle a déjà fait son nid ».
Le magazine cite notamment le psychiatre Christophe André, qui explique que « des études de neuro-anatomie indiquent que la méditation transforme durablement la manière dont notre cerveau traite les émotions désagréables. Elle développe les émotions positives, nous habitue à une acceptation bienveillante du monde ».
Le spécialiste « rappelle que les effets bénéfiques n’interviennent que si la pratique est assidue », observe Le Point.
L’hebdomadaire cite toutefois l’agence américaine pour la recherche sanitaire (AHRQ), qui remarque que « pour les effets cliniques, les faits scientifiques probants sont absents ».

15 09 09

« Pourquoi on souffre au travail »
La Croix, Le Figaro économie, Le Parisien, L’Humanité, La Tribune, Les Echos
La Croix constate en effet sur sa Une que « la série de suicides chez France Télécom attire l’attention sur le stress psychologique que subissent des salariés ».
Le journal consacre une double page à cette « réalité qui s’impose », et relève que « même si le phénomène est mal mesuré […], tous les experts sont d’accord ».
Marie Pezé, responsable de la consultation « Souffrance et travail » à l’hôpital de Nanterre (Hauts-de-Seine), déclare ainsi : « Les suicides reliés à des causes professionnelles […] ont toujours existé. Mais jamais, jamais, dans ces proportions ».
Michel Niezborola, médecin du travail à Toulouse, note que « le profil type du salarié en souffrance, c’est quelqu’un de très investi dans son travail, parfois au détriment de sa vie personnelle et qui, face à un échec, se sent personnellement remis en cause ».
Le praticien continue : « En France, le travail s’est beaucoup intensifié. On part tôt à la retraite, on a beaucoup de congés mais, en conséquence, quand on est au travail, les rythmes sont parfois insoutenables ».
La Croix se penche sur la « dictature de la montre [qui] se double désormais d’une «contrainte client» », ou encore note que « les collectifs de travail, très efficaces auparavant pour soutenir un salarié en difficulté, se sont délités ».
Le journal indique que « l’augmentation du nombre de suicides sur le lieu de travail a incité les employeurs à développer la prévention ».
Le quotidien remarque enfin qu’en matière de « stress au travail », « la Grèce est le pays [d’Europe] le plus touché avec 55% de travailleurs concernés, contre 10% au Royaume-Uni. La France s’en sort bien avec 18% ».
De son côté, Le Parisien consacre une page à la « série noire » au sein de France Télécom, où « une tentative de suicide est venue hier s’ajouter à la série des 23 suicides répertoriés depuis 18 mois ».
Le quotidien indique que « le PDG doit rencontrer aujourd’hui le ministre du Travail », puis livre un entretien avec Bernard Salengro, président du Syndicat des médecins du travail CGC.
Le responsable observe que « ce sont les nouvelles méthodes de management […] ajoutées aux nouveaux outils informatiques qui produisent du stress ».
« Pour un médecin du travail, France Télécom, c’est la place qu’il faut éviter. La direction ne tient pas compte de vos recommandations. On va vous mettre des bâtons dans les roues », poursuit le praticien.
Les Echos relève pour sa part que le ministre du Travail, Xavier Darcos, « met la pression sur les dirigeants » et « veut sensibiliser [ces derniers] aux risques psychosociaux ».
Et L’Humanité, qui titre sur sa Une « J’accuse… », publie une « lettre ouverte au PDG » de France Télécom, dans laquelle un salarié « met en cause les logiques financières qui ont balayé les relations humaines dans l’entreprise ».

« Je suis sourd. Aux urgences, quand j’ai signé, on m’a pris pour un fou »
Libération
« C’est peut-être par politesse, ou pour ne pas déranger. A la question «Avez-vous compris», les sourds ont pris l’habitude depuis leur enfance de dire «oui». Certes… mais comment font-ils quand lors d’une consultation avec un médecin, ils ne comprennent pas et n’osent pas le dire ? », note Libération.
Le journal interroge Jean Dragon, médecin pour les soins aux sourds au CHU de Marseille, auteur du livre, « Les silencieux, chroniques de vingt ans de médecine avec les sourds », dans lequel il raconte « combien lors d’une relation médicale de soins avec des personnes sourdes, les malentendus peuvent s’accumuler ».
Comme ce fut le cas par exemple de ce « sourd amené aux urgences pour une appendicite » accompagné de son oncle et qui témoigne : « On a roulé le brancard dans une pièce remplie de machines médicales, j’ai cru que c’était le bloc opératoire, je voulais les avertir avant l’opération que j’étais allergique, ils ne comprenaient pas, quelqu’un est entré, la porte s’est ouverte. J’ai aperçu mon oncle et je me suis mis à signer. Mais j’ai senti quelqu’un m’attraper par derrière, ils me prenaient pour un fou… Une infirmière a dit à mon oncle qu’elle était désolée ».

16 09 09

La maladie en entreprise, « un sujet douloureux »
Courrier International, numéro 984
Courrier International publie des extraits d’un article du Globe and Mail de Toronto (Canada), qui note que « nombre de salariés préfèrent rester discrets [sur leur maladie], de crainte d’être stigmatisés ou de se voir privés de promotions ».
Le quotidien canadien cite notamment Stewart Wong, porte-parole de la Société canadienne de la sclérose en plaques, qui remarque que « les gens ont peur de ne pas être compris, d’être victimes de discrimination. Ils peuvent avoir l’impression qu’ils seront jugés et qu’ils ne pourront plus progresser aussi rapidement dans leur carrière ».
Gerry Smith, vice-président de la branche santé organisationnelle de Shepell-fgi, « un groupe qui aide les entreprises à améliorer la santé et la productivité de leurs salariés », observe pour sa part que « de nombreuses personnes ne veulent pas révéler qu’elles sont malades, mais elles devraient le faire pour la simple raison que cela leur assurerait une certaine protection sur le lieu de travail ».
The Globe and Mail rappelle en effet que « conformément à la loi canadienne sur les droits de la personne, les employeurs ont le devoir de s’adapter aux handicaps de leur personnel ».
« Le cannabis inhibe la dépendance à la morphine »
Science et Vie, numéro 1104
Science et Vie fait savoir que « sous certaines conditions, la dépendance aux opiacées pourrait être inhibée par l’injection de THC, le principe actif majoritaire du cannabis ».
Le mensuel aborde ainsi, sur quelques lignes, « l’observation réalisée par Valérie Daugé, de l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris), sur des rats séparés de leur mère à la naissance qui ont développé une dépendance à la morphine ».
Le magazine précise que « la prise de cannabis facilite le passage vers les drogues dures chez les rats non stressés par une séparation postnatale ».

18 09 09
« Stress au travail : les salariés accusent »
Le Parisien, L’Humanité
C’est ce que titre Le Parisien, qui constate que « de plus en plus de salariés se déclarent victimes de stress », et livre le témoignage de plusieurs d’entre eux.
Le journal note en effet que « les dégâts du stress au travail ébranlent le monde de l’entreprise où certaines techniques de management sont remises en cause notamment par les salariés qui se disent constamment sous pression ».
Le quotidien rend compte de la visite hier de Xavier Darcos, ministre du Travail, dans un établissement de la société Alstom, « confrontée à des drames humains il y a une dizaine d’années », et qui a décidé de « changer les pratiques pour prendre en compte le stress ».
Le Parisien explique notamment qu’« en juillet dernier, un accord consacré à l’équilibre entre le travail et la vie privée a été conclu avec 5 syndicats. Concrètement, un salarié a le droit de demander un temps partiel pendant un mois «pour gérer ses difficultés» ».
Le journal ajoute qu’« à partir de fin septembre, les salariés du site [du Creusot, en Saône-et-Loire] devront remplir un questionnaire touchant à la charge de travail, l’autonomie, l’ambiance… Il s’agit de lister les facteurs de stress, avec pour objectif d’établir des plans d’action en coordination avec les médecins du travail ».
Le quotidien indique par ailleurs que « le gouvernement prépare un deuxième plan santé-travail qui comprendra un volet consacré au stress ».
L’Humanité constate pour sa part qu’au sein de France Télécom, « la négociation sur le stress commence ».
Le quotidien revient sur l’accord national sur le stress au travail, de novembre 2008, qui « analyse les causes possibles de cette souffrance au travail, mais reste peu contraignant ».
« L’hypnose contre l’angoisse des enfants hospitalisés »
La Croix
La Croix consacre une page à l’« initiative innovante » du CHU de Rennes, où « les actes médicaux deviennent moins pénibles grâce à l’hypno-analgésie pratiquée par les soignants » auprès de jeunes patients. Une initiative récompensée par le prix S’unir pour agir de la Fondation de France, indique le journal.
Le quotidien relève notamment que « la plupart des enfants hospitalisés [dans le service d’hématologie] bénéficient de l’hypno-analgésie », et rappelle que « la Fondation de France remet un premier prix au CHU en 2002, grâce auquel 15 personnes des services d’hématologie pédiatrique et des urgences de l’hôpital sont formées ».
« Une première expérience très positive, mais dont l’ampleur paraît encore insuffisante aux yeux des soignants », note La Croix.

21 09 09

« N’oublions pas les familles des malades d’Alzheimer »
Le Parisien
A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer, Le Parisien revient sur le dernier plan Alzheimer, lancé il y a un an et demi.
Le journal observe que « la maladie continue de faire des ravages, mais les choses bougent malgré tout. […] Si la maladie n’est pas vaincue, l’isolement des malades et des familles n’est plus aussi criant ».
Le Parisien note ainsi que « la Fondation Médéric Alzheimer met aujourd’hui en ligne le premier guide recensant tous les dispositifs en France (http://www.fondation-mederic-alzheimer.org) et la ville de Nantes ouvre sa première Maison des aidants, pour les proches épuisés ».
Le quotidien livre un entretien avec Nora Berra, secrétaire d’Etat aux Aînés, qui indique notamment que « 60 départements ont déjà présenté des projets pour 320 «unités [d’hébergement] renforcées» et 220 «pôles d’activités et de soins» ».
La secrétaire d’Etat ajoute : « Il y a à ce jour 7 500 places environ dédiées à Alzheimer [en accueil de jour en établissement], mais il s’agit souvent d’une à deux places par ci par là. C’est trop peu pour mobiliser une équipe complète. A l’avenir, je veux éviter le saupoudrage et privilégier les projets de 8-10 places au moins ».
Nora Berra indique en outre vouloir « proposer 2 jours de formation gratuite pour tous les aidants familiaux qui le souhaiteront », ou encore « expérimenter des structures spécifiques qui regroupent tout : l’accueil, le dépistage, l’hébergement, toute la palette des soins… ».

23 09 09

« Comment se libérer de l’alcool »
La Croix, Le Parisien
C’est ce qu’explique La Croix sur une double page.
Le journal note ainsi : « Alors que sort aujourd’hui le film «Le Dernier pour la route», les médecins soulignent que la clé du succès du combat contre l’alcoolisme est souvent une prise en charge étalée dans le temps ».
Le quotidien interroge notamment le Pr Jean Adès, responsable du pôle psychiatrie et addiction à l’hôpital Louis-Mourier de Colombes, « heureux de constater qu’avec la sortie de [ce] film, les médias s’intéressent subitement à la prise en charge des personnes alcoolo-dépendantes ».
Le spécialiste déclare en effet que « même s’il y a eu des progrès ces dernières années, il y a toujours autour de ce sujet beaucoup de honte, de culpabilité. Dans notre société, l’alcool est un produit hédonique, convivial, totalement inscrit dans le tissu social. Et les alcooliques dérangent car ils viennent casser cette belle image ».
De son côté, le Dr Alain Sarda, médecin-chef du centre de cure et de post-cure Gilbert-Raby à Meulan (Yvelines), rappelle que « le premier travail, fondamental, porte sur la motivation de la personne. On ne peut rien faire sans le patient lui-même ».
La Croix ajoute que « la prise en charge se fait en ambulatoire », ou encore note qu’« après le sevrage physique, qui dure en général une semaine, il faut ensuite s’attaquer à la dépendance psychologique, en essayant d’en comprendre les mécanismes ».
Le journal livre des témoignages de bénévoles, dont Christiane, 73 ans, bénévole à la Croix bleue, qui déclare : « Médecin, j’ai quand même été piégée ».
Le Parisien consacre aussi près d’une page à ce « film choc sur l’alcoolisme ».
Le quotidien publie la réaction de deux « témoins », dont Philippe, 39 ans, qui remarque : « J’aurais aimé le voir en cure ».
Le déni de grossesse, « un problème de santé publique »
Le Parisien
Le Parisien consacre une page au déni de grossesse, notant : « Alors que des médecins lancent un appel pour que ce mal soit reconnu, Alexandra raconte comment elle a accouché 4 jours après avoir appris qu’elle était enceinte ».
La jeune maman déclare entre autres : « Personne ne comprend un déni de grossesse. Tout le monde juge. C’est pour ça que je témoigne. Pour qu’on arrête de traiter de folles ».
Le Dr Félix Navarro, médecin de santé publique et président de l’Association française pour la reconnaissance du déni de grossesse, déclare quant à lui que « c’est une maladie avant d’être un fait divers », et indique qu’« une femme sur 500 au moins découvre sa grossesse après 5 mois de gestation ».
« Le traitement que réserve la société au déni de grossesse est ignoble. […] Il faut former les professionnels, qui ont encore trop d’idées reçues, informer le public. […] C’est aussi un problème de santé publique : une mère non surveillée peut faire de l’hypertension, du diabète… Les décès, fausses couches et pathologies fœtales sont plus nombreux dans ces grossesses », poursuit le praticien.
« Une veuve devant la justice pour récupérer les gamètes de son mari »
La Croix, Libération, L’Humanité
La Croix constate qu’« une plaignante assigne aujourd’hui un Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme devant le tribunal de grande instance de Rennes ».
« Elle réclame la restitution des gamètes de son mari en vue d’une insémination post-mortem », note le journal.
Le quotidien rappelle que « les lois de bioéthique de 2004 réservent l’aide médicale à la procréation aux couples formés de deux individus en vie. […] De son côté, Fabienne Justel argumente que c’est dans l’espoir d’enfanter un jour qu’elle et son époux – atteint d’un cancer – avaient eu recours à une banque de sperme »
La Croix note que « c’est en Espagne, où la loi est plus permissive, que [la plaignante] compte bénéficier d’une [insémination artificielle] ».
Libération consacre 2 pages à cette affaire, notant lui aussi que « l’insémination post mortem étant interdite par la loi de bioéthique, le tribunal de Rennes examine la requête » de cette femme de 39 ans, mère de 3 enfants.

24 09 09

« Déni de grossesse : personne n’est à l’abri »
Le Figaro
Le Figaro aborde dans un article le déni de grossesse, notant que « selon les spécialistes, plusieurs milliers de femmes sont concernées chaque année en France. Dans 95% des cas, l’enfant s’en sort bien ».
Le journal indique que ces spécialistes « organisent une journée scientifique sur ce thème le 10 octobre à Montpellier ».
Le quotidien rappelle que « sur le papier, la définition est claire : c’est le fait pour une femme d’être enceinte sans avoir conscience de l’être. […] En pratique, les tableaux cliniques sont très variés et trompeurs. Dans les formes de déni total, la grossesse n’est reconnue qu’au moment de l’accouchement. C’est le cas dans une grossesse sur 2 500, selon les rares études disponibles ».
Le Dr Félix Navarro, président de l’Association française pour la reconnaissance du déni de grossesse, explique ainsi que« les symptômes habituels de grossesse sont absents ou diminués. La prise de poids peut être négligeable, on voit même des amaigrissements. De plus, [ces femmes] sont en forme, et dans la plupart des cas, des règles persistent ».
Le Figaro s’interroge : « Que se passe-t-il quand la vérité éclate au grand jour ? ».
Le journal observe que « selon les spécialistes, les conséquences peuvent être gravissimes dans les cas de déni total où la femme n’est pas arrivée à temps à la maternité, et qu’elle réalise qu’elle était enceinte en accouchant chez elle ou dans sa voiture. C’est dans ces situations extrêmes, qui concerneraient environ 80 femmes par an en France, que les risques d’infanticide ou d’abandon sont les plus élevés ».
« Mais dans les autres cas, même si l’enfant est sauvé, la souffrance est indéniable », poursuit le quotidien.
« La molécule qui freine le Parkinson »
Le Figaro
Jean-Michel Bader indique dans Le Figaro qu’« un nouveau médicament dont les essais cliniques sont en cours chez l’homme aurait un effet direct sur la maladie de Parkinson et pas seulement sur ses symptômes », selon une étude menée par Olivier Rascol (CHU de Toulouse) et Warren Olanow (Mount Sinai Hospital, New York), parue dans le NEJM.
Le journaliste explique qu’il s’agit de la rasagiline, et indique que « cet essai en double aveugle a été réalisé sur près de 1 200 malades avec un suivi de 18 mois ».
Après avoir « scindé la cohorte en plusieurs groupes, […] les chercheurs ont suivi l’évolution des patients afin de mesurer par des tests l’aggravation de la maladie. Résultat : les malades prenant la dose la plus faible le plut tôt [1 mg par jour] avaient au bout de 18 mois un score légèrement meilleur que les malades ayant reçu cette dose seulement au bout de 9 mois », remarque Jean-Michel Bader.
Le journaliste relève que « depuis quelques années, en neurologie un courant de pensée estime que les traitements précoces (et pas seulement avec la rasagiline) pourraient mettre en œuvre des mécanismes de compensation de la maladie qui ne s’épuiseraient pas au cours du temps ».
Jean-Michel Bader conclut néanmoins que « les auteurs eux-mêmes reconnaissent qu’avec la plus forte dose de rasagiline (2 mg), ils n’observent pas cet avantage du traitement précoce… ».

28 09 09

« Pourquoi les IVG ne baissent pas en France »
Le Journal du Dimanche
Le Journal du Dimanche fait un « triste constat », à l’occasion de la troisième Journée mondiale de la contraception, hier.
Le journal note qu’« alors que la France est l’un des pays où l’utilisation de la contraception est la plus répandue, le recours à l’avortement reste stable depuis 15 ans. Quelque 200.000 interruptions volontaires de grossesse sont ainsi pratiquées chaque année. On estime que près de 40% des femmes y auront recours dans leur vie ».
Le bihebdomadaire constate en outre que « chez les jeunes femmes de 15 à 19 ans, le taux d’IVG a tendance à augmenter ».
Le Journal du Dimanche s’interroge : « Comment faire progresser l’efficacité de la contraception chez les jeunes ? ».
Le journal indique que « les infirmières scolaires réclament l’autorisation de délivrer le nouveau contraceptif d’urgence, EllaOne, efficace jusqu’à 5 jours après un rapport à risque », ou encore note qu’« il faut améliorer la formation insuffisante des médecins, généralistes en tête, dans un contexte de pénurie de gynécologues, et leur apprendre à mieux écouter les patientes ».
Le Journal du Dimanche note que « 12 000 mineures avortent chaque année » en France, ou encore rappelle que « selon une étude de l’Institut national d’études démographiques, 28% des femmes n’utilisaient aucune méthode de contraception avant leur grossesse non désirée ».
Le bihebdomadaire publie un entretien avec le généraliste et écrivain Martin Winckler, qui estime qu’« en France, les médecins n’écoutent pas assez leurs patientes. Beaucoup continuent à imposer leurs décisions à celles qu’ils sont censés soigner et accompagner ».
« C’est un échec de la médecine. Il y a une incompétence foncière en matière de contraception dans le corps médical. La formation universitaire est, chez nous, indigente et archaïque », continue le praticien.
Martin Winckler ajoute que « le nombre important d’IVG témoigne aussi de l’échec personnel des médecins. Les praticiens ont des préjugés insensés vis-à-vis des femmes : trop bêtes pour prendre leur pilule à l’heure, chochottes qui ne supportent pas la pilule. La vanité médicale est un fléau bien français : au Québec, où je viens de m’installer, on ne prend pas ainsi le patient de haut ».
« Alerte au cannabis de synthèse »
Libération
C’est ce qu’indique Libération, qui constate que « depuis 5 ans, du THC de synthèse est disponible sur Internet, mettant en alerte les autorités sanitaires ».
Le journal explique que ces « substituts au chanvre connus sous le nom de spice, proposés en toute légalité sur Internet depuis au moins 5 ans, se sont révélés contenir des substances plus puissantes que le THC, le principe actif du cannabis ».
Libération rappelle que « depuis la fin février, le spice est illégal en France, 3 des cannabinoïdes qu’il contient le plus fréquemment étant désormais inscrits sur la liste des stupéfiants ».
Le quotidien observe que « même si quelques cas de surdose auraient été observés en Allemagne, ces cannabinoïdes, consommé en quantité «raisonnable», devraient a priori ne poser ni plus ni moins de problèmes que le THC. Cependant diverses analyses ont montré que les teneurs en produits actifs pouvaient varier de 1 à 10 suivant les sachets, ce qui peut réserver de très mauvaises surprises ».
Le journal cite un rapport européen, qui indiquait cet été que « comme certains composés peuvent être actifs à très faibles doses, la possibilité de surdoses accidentelles avec un risque de complications psychiatriques sévères ne peut être exclue ».
Libération ajoute que « nulle étude clinique ou toxicologique n’est disponible pour l’instant ».
29 09 09

« Alzheimer, une maladie contagieuse ? »
Science et Vie, numéro 1104
Science et Vie relève dans un dossier que « la maladie d’Alzheimer touche près d’un million de personnes en France. Il est non seulement impossible de l’enrayer, mais les raisons de sa propagation dans le cerveau restent un mystère ».
Le magazine note toutefois que « pour la première fois, les chercheurs évoquent un mécanisme de contamination des cellules du cerveau proche de celui du prion de la vache folle ».
Science et Vie relate ainsi les travaux de l’équipe de Markus Tolnay et Florence Clavaguera, de l’université de Bâle (Suisse), et de chercheurs de Cambridge (Grande-Bretagne), parus en juin dernier.
Le mensuel explique qu’« il leur a suffi d’injecter un petit fragment de cerveau de souris atteinte d’Alzheimer dans celui d’une congénère saine pour que les filaments de protéines caractéristiques de la maladie s’y disséminent d’eux-mêmes… comme l’aurait fait un virus ou une bactérie ! ».
Science et Vie précise que « ce sont les protéines tau qui joueraient ce rôle » de propagation, des protéines « caractéristiques d’une vingtaine d’autres démences ».
Le magazine rappelle que « les scientifiques avaient déjà des indices suggérant la «transmission» des plaques séniles. […] Mais l’expérience de Markus Tolnay change la donne : cette fois, ce sont des protéines situées à l’intérieur des cellules qui parviennent à franchir les barrières cellulaires pour envahir de nouveaux territoires ».
Le mensuel parle de « nouvelle piste pour la recherche d’un traitement ».
Ronald Melki, du CNRS, note ainsi que « lorsqu’ils se propagent, ces agents protéiques se retrouvent à un moment nus dans le cerveau : on devrait pouvoir les neutraliser avec des anticorps ».

30 09 09

Radiologie : « L’angoisse de l’examen »
Libération
Libération note qu’« en 20 ans, l’imagerie médicale a connu une mutation technologique radicale : le radiologue peut aujourd’hui visualiser toutes sortes de pathologies sur des images de très haute qualité… et les annoncer au patient ».
Le journal indique que « l’enquête menée par une radiologue dans un centre de dépistage du cancer montre que l’examen lui-même déclenche un stress souvent inutile, notamment à cause du manque d’explications sur son déroulement et les risques encourus, ou de la gêne liée à la nudité ».
Le quotidien observe que « l’annonce des résultats reste encore le moment le plus délicat », et estime que « pour éviter de délivrer un diagnostic de cancer entre deux portes, ou de se réfugier dans un jargon incompréhensible, les médecins doivent se former à l’écoute des patients ».
« Entre les médecins qui parlent trop peu et ceux qui parlent trop, les patients sont rarement écoutés », poursuit Libération.
Le journal fait savoir que l’auteur de cette enquête, Liliane Ollivier, présidente de la Société internationale d’imagerie en cancérologie, et médecin à l’Institut Curie à Paris, « livrera le contenu de son enquête devant ses confrères mi-octobre, à l’occasion des 100 ans de la Société française de radiologie. Avec l’intention de secouer sa profession ».